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28.juillet.202028.7.2020 // Les Crises

SAGEGATE (1/3) : Comment le gouvernement britannique a ignoré la Science au profit de l’Économie et du mythe de l’immunité collective

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Source : Byline Times, Nafeez Ahmed
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Après une enquête approfondie de cinq mois concernant des documents du SAGE (le Comité Scientifique du gouvernement britannique), Nafeez Ahmed arrive à des conclusions pour le moins étonnantes.

Le Royaume-Uni présente maintenant des résultats qui sont parmi les pires au monde. Avec près de 70 000 décès de surmortalité dus au coronavirus, le taux de mortalité du pays pour la COVID-19 est le pire de tous les pays du G7.

Simultanément, son économie est susceptible de subir les pires dommages de tous les pays développés, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pour le savoir, j’ai examiné les documents récemment publiés par le Government’s Scientific Advisory Group on Emergencies (SAGE) [Groupe consultatif scientifique sur les urgences, NdT] pour voir si le processus de prise de décision qui a conduit le pays dans cette situation désastreuse pouvait être expliqué.

Ce que j’ai trouvé, ce sont en fait des échecs majeurs – qui ont été largement ignorés par la presse grand public.

Les procès-verbaux des réunions du SAGE mettent en lumière trois défaillances majeures dans le processus décisionnel du gouvernement et celles-ci doivent impérativement être corrigées.

La première est l’obsession idéologique qui consiste à protéger l’économie au prix de vies humaines – enracinée dans une hypothèse inébranlable selon laquelle protéger la santé publique signifie automatiquement mettre l’économie en danger. Il existe une préoccupation implicite et constante selon laquelle la santé publique et la prospérité économique fonctionnent à contre courant, dans une sorte de jeu à résultat nul.

La deuxième, c’est le refus catégorique d’envisager sérieusement de mettre fin au Coronavirus, ce qui semble correspondre à l’hypothèse selon laquelle le fait de le laisser circuler dans la population faciliterait l' »immunité collective », bien que cette idée ne repose sur aucune preuve scientifique. Pendant des mois, le gouvernement a semblé prêt à accepter qu’au moins 500 000 personnes puissent être sacrifiées en conséquence de cette stratégie, mais n’était pas disposé à reconsidérer son approche. Le stratège en chef du Premier ministre, Dominic Cummings, était présent lors des réunions du SAGE.

La troisième est à trouver dans l’insistance à se précipiter pour lever les restrictions de confinement prématurément et au hasard, contre l’avis rationnel des scientifiques – une décision qui semble avoir été prise avec l’avis du Ministère des Finances. Deux semaines seulement après la mise en place des restrictions, le gouvernement a commencé à faire pression sur le SAGE pour qu’il identifie les moyens de les lever. Bien que le SAGE ait averti à plusieurs reprises que la levée des restrictions trop tôt sans un programme intensif de tests et de traçage entraînerait une recrudescence de l’épidémie et de nouveaux décès, le gouvernement a tout de même poursuivi sans en tenir compte.

Pas un seul grand média n’a fait d’enquête en détail concernant les documents du SAGE, de sorte que le tableau général de la crise du coronavirus au Royaume-Uni reste peu connu.

Mais une analyse détaillée des documents du SAGE allant de février à juin jette un nouvel éclairage inquiétant sur la façon dont un cocktail fatal d’idéologie économique, de spéculations scientifiquement infondées sur l’immunité collective et un refus orgueilleux de considérer les stratégies les meilleures et les plus efficaces dans le monde entier ont conduit à des résultats catastrophiques.

Source : Byline Times, Nafeez Ahmed


SAGEGATE : PREMIÈRE PARTIE

Les conseillers du Trésor et de Downing Street sont intervenus pour retarder le confinement lié à la COVID-19

Source : Byline Times, Nafeez Ahmed

Nafeez Ahmed révèle comment la pression extérieure a pesé sur le SAGE pour qu’il donne la priorité aux « chaînes d’approvisionnement », à l' »économie au sens large », à la « main-d’œuvre » et aux  » affaires ».

Les documents publiés par le groupe consultatif scientifique sur les situations d’urgence (SAGE) du gouvernement britannique mettent en lumière la manière dont les préoccupations générales concernant l’économie ont fait dérailler les efforts de maîtrise du coronavirus, entraînant le scénario le pire au monde : des taux maximum de mortalité combinés à la pire performance économique.

L’un des thèmes les plus récurrents qui ressort des comptes-rendus des réunions du SAGE est la façon dont le gouvernement a constamment attendu de ses scientifiques qu’ils tiennent compte de l’impact économique des restrictions en matière de confinement, bien que le SAGE n’ait fait aucune modélisation économique.

Les compte rendus révèlent que la modélisation économique des conséquences potentielles des mesures de distanciation physique était menée par d’autres départements du gouvernement tels que le Trésor et le département actuarial [Le Government Actuary’s Department est un service du gouvernement du Royaume-Uni chargé de fournir des conseils actuariels aux clients du secteur public, NdT].

Cette preuve est évidente dans le contexte de la décision du gouvernement, dès le départ, de refuser de considérer l’objectif d’éradication du Coronavirus comme une option réaliste.

Éviter l’inévitable

Les compte-rendus du SAGE confirment que le gouvernement n’a à aucun moment envisagé de tenter d’empêcher le Coronavirus de devenir endémique au Royaume-Uni. Ils montrent également comment les mesures de distanciation physique ont été constamment et à plusieurs reprises opposées à des considérations économiques.

En fait, le 3 février, la principale préoccupation était de protéger les « chaînes d’approvisionnement » du Royaume-Uni plutôt que d’appliquer des restrictions précoces qui auraient pu contribuer à empêcher le virus d’entrer dans le pays.

Les rapports de l’époque du SAGE indiquaient que la prévention des « infections importées » aurait nécessité « des mesures draconiennes et coordonnées » à la frontière et que « l’arrêt des voyages aurait également d’autres impacts, notamment sur les chaînes d’approvisionnement ».

Presque toutes les mesures de distanciation physique qui ont été adoptées par la suite avaient alors été rejetées d’emblée.

Les rapports montrent que le SAGE avait considéré que la réduction des infections importées de plus de 95% ne retarderait le début de l’épidémie au Royaume-Uni que d’environ un mois, plutôt que d’en prévenir la propagation majeure. Mais cette hypothèse était fausse et en contradiction avec les avancées réalisées ailleurs.

Alors que le Royaume-Uni refusait de fermer ses frontières de crainte de rompre les « chaînes d’approvisionnement », d’autres pays tels que la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et Singapour faisaient le contraire et réussisaient à éradiquer le virus dans un délai plus court.

Le lendemain, les conseillers scientifiques du gouvernement ont semblé admettre que la propagation de la COVID-19 au Royaume-Uni serait inévitable et que l’objectif n’était pas d’empêcher cette propagation, mais simplement de la « retarder » afin d’améliorer « l’état de préparation du système de santé et sa capacité à traiter les cas ».

Comment « frapper plus fort, plus tôt » a aidé la Nouvelle-Zélande à vaincre le coronavirus
Brandon Clarke

Entre-temps, presque toutes les mesures de distanciation physique adoptées par la suite avaient été rejetées d’emblée. Les fermetures d’écoles, l’interdiction des rassemblements publics, l’arrêt des transports publics et d’autres mesures ont été décrites comme « probablement relativement inefficaces ».

Mais les documents du SAGE indiquent que ce rejet était moins d’ordre scientifique que né d’une contrainte du gouvernement à tenir compte de facteurs économiques.

Pas de modélisation de la distanciation physique

Les documents du SAGE publiés antérieurement concernant les fermetures d’écoles ont montré que le SAGE avait apporté de nombreuses preuves de leur efficacité en se basant sur des analyses préliminaires de la littérature scientifique existante.

Il a été reconnu qu’une action précoce pouvait potentiellement réduire une épidémie jusqu’à 60%. Mais, d’une manière ou d’une autre, ces données ont fini par être écartées des recommandations finales que le SAGE a fait au gouvernement.

Le rapport du SAGE laisse entendre que cela est dû à l’insistance permanente du gouvernement pour que les « conséquences économiques » de ces mesures d’éloignement physique soient prises en compte. Ce n’est que bien plus tard que le gouvernement a demandé au SAGE de procéder à une modélisation précise des mesures de distanciation physique.

Étant donné que le gouvernement s’est appuyé sur la modélisation pour définir sa stratégie, l’absence de modélisation détaillée des stratégies de distanciation physique trois mois après le début de la crise est accablante et montre que ces mesures préventives n’ont pas été sérieusement prises en considération.

Comme l’a fait remarquer le journaliste Stefan Simonowitz, « l’absence de modélisation épidémiologique pour le confinement jusqu’à la mi-mars » signifie que le gouvernement avait certifié qu’il n’envisagerait « aucune autre  » solution alternative « .

Le gouvernement avait anticipé plus plus d’un million de morts par la COVID-19, mais pendant trois semaines a refusé de prendre des mesures
Nafeez Ahmed

Entre-temps, plusieurs autres documents du SAGE antérieurs à mars faisaient explicitement référence à la manière dont les mesures de distanciation physique auraient des effets négatifs sur l’économie.

Le 11 février, les personne assistant aux réunions du SAGE ont clairement indiqué qu’elles s’attendaient à une « contamination généralisée » au Royaume-Uni et que le virus atteindrait un pic deux à trois mois plus tard.

Cependant, à cette époque, le gouvernement envisageait déjà de mettre fin au traçage des contacts. Le procès-verbal montre que Public Health England (PHE) travaillerait avec un sous-groupe du SAGE, l’équipe de modélisation des infections (SPI-M), pour « élaborer des critères permettant de déterminer quand la recherche des contacts n’est plus utile ».

Le même document montre que le SAGE conseillait au gouvernement de « prévoir les impacts sur le système de santé et aussi sur la main-d’œuvre britannique en général ». En d’autres termes, le gouvernement mettait en balance la santé publique et des préoccupations économiques plus larges.

Blâmer le confinement pour les décès

Deux jours plus tard, le compte-rendu du SAGE était encore plus explicite quant au le rôle qu’ont joué les considérations économiques dans la réticence du gouvernement à mettre en œuvre une distanciation sociale à un stade précoce.

Après une discussion sur les raisons pour lesquelles il n’était pas utile de tenter d’empêcher la transmission du virus à travers le Royaume-Uni, le document fait référence à l’option que représentait la fermeture des écoles pour retarder soit la première vague de l’épidémie, soit son pic. Il ajoutait ensuite : « Quel que soit le choix, cela aurait des répercussions sur les écoles, les autres services et l’économie en général ».

Le rapport demande ensuite que lors de la réunion suivante, le SAGE réexamine les effets des fermetures d’écoles, notamment en ce qui concerne les « conséquences sur la main-d’œuvre ». Il est à remarquer que Ben Warner, conseiller principal à Downing street de Dominic Cummings, le conseiller principal du Premier ministre, a assisté à cette réunion du SAGE.

Ces préoccupations ont été réitérées le 23 mars, le procès-verbal du SAGE ayant révélé que l’analyse des « conséquences économiques » des interventions sociales et comportementales allait devenir un programme de recherche gouvernemental distinct en soi. « Étant donné les liens évidents entre la pauvreté et la mauvaise santé à long terme, les impacts sur la santé associés aux conséquences économiques, des mesures doivent également être étudiés », a indiqué le compte rendu de SAGE.

Le gouvernement a tenu à trouver des preuves que le confinement lui-même serait une cause majeure de décès. Dans une section intitulée « Excess Deaths Planning »(étude sur la surmortalité), le rapport du SAGE indique : « Une analyse actuarialle est nécessaire pour estimer le nombre de décès causés indirectement, y compris ceux causés par les interventions sociales… En temps utile, une analyse des effets des mesures sur les autres causes de décès devrait être envisagée. »

Vers la fin du mois, cet objectif a été réaffirmé alors même que le SAGE était déjà sous pression pour étudier comment lever les restrictions qui venaient d’être mises en place.

Le 26 mars – trois jours après le début du confinement – le SAGE a été chargé de porter son attention sur les « futures phases de l’épidémie » au cours desquelles le gouvernement « publierait les mesures en cours en toute sécurité et donnerait des conseils sur les aspects à long terme ».

Le programme du gouvernement : une réponse malheureuse à la crise du coronavirus
Ian Sinclair et Rupert Read

Le document du SAGE du 31 mars confirme en outre que la modélisation économique alimentait bien les décisions du gouvernement et la planification des scénarios – et qu’elle continuera de le faire.

En ce qui concerne les futures priorités de recherche du SAGE, le rapport indique que « [le Trésor] a fait le point sur les travaux économiques envisagés ailleurs ». Le rapport note également que parmi les autres questions à étudier par le SAGE figure la question des « impacts à long terme des interventions sur la santé, y compris leurs effets socio-économiques ».

La tentative de modélisation des impacts économiques délétères des mesures de distanciation physique est constamment présent au cours des semaines suivantes.

Le 2 avril, alors même que le SAGE mettait le gouvernement en garde en termes très clairs contre « le danger qu’une levée précoce des mesures qui pourrait provoquer une seconde vague de croissance exponentielle de l’épidémie », le procès-verbal fait référence à un programme de modélisation économique du gouvernement qui était mené indépendamment du SAGE.

L’intégration de cette modélisation semble avoir été discutée lors de cette réunion. Le rapport fait état des résultats de cette discussion : « Le SAGE a convenu qu’il n’est pas conseillé de combiner l’analyse épidémiologique et économique ou l’analyse des effets secondaires sur la santé dans un seul modèle ».

Modélisation économique de Vote Leave [Vote Leave est une organisation de campagne fondée par Cummings qui a soutenu un vote «Leave» lors du référendum sur l’adhésion à l’Union européenne au Royaume-Uni en 2016, NdT]

Il faut reconnaître, et c’est tout à leur honneur, que les scientifiques du SAGE ont résisté à l’idée proposée lors de la réunion selon laquelle le gouvernement devrait prendre ses décisions de santé publique en utilisant un modèle unique qui combinerait les questions de santé publique et la modélisation économique.

Néanmoins, cette modélisation allait se poursuivre ailleurs, notamment avec le soutien du département de l’actuaire : « Un groupe dirigé par Ian Diamond et John Aston – et comprenant le NHS, le HO [Home Office], le département actuarial du gouvernement – étudie les impacts à long terme des interventions sur la santé globale dans le cadre de son travail sur la surmortalité. »

Un ancien membre de l’équipe scientifique de la campagne « Vote Leave », Ben Warner avait assisté à cette réunion et à d’autres où cette dimension économique était explicitement mentionnée. Lors de la dernière réunion, Warner avait été rejoint par une autre haute fonctionnaire du gouvernement, Vanessa MacDougall, du Trésor.

MacDougall est directrice de l’économie et conseillère économique en chef adjointe au Trésor. Elle conseille les ministres sur « les perspectives de l’économie britannique et la base factuelle pour l’élaboration de politiques macroéconomiques et microéconomiques visant à soutenir la croissance et la productivité du Royaume-Uni ».

DOMINIC CUMMINGS
Une super bonne idée à un milliard de dollars
David Henck

Moins d’une semaine plus tard, le SAGE a de nouveau été invité à « se pencher sur les impacts directs et indirects des mesures sur la santé, concernant tant les cas de COVID-19 que plus largement (par exemple, l’ajournement d’autres soins dans le cadre du NHS, et ses effets socio-économiques) ». Conformément aux compte rendus précédents, ce travail ne serait pas effectué par le SAGE, mais par un « sous-groupe formé de participants du SAGE ainsi que d’autres experts ».

À ce jour, le gouvernement n’a pas publié ces modèles économiques. Mais il semble difficile d’éviter d’arriver à la conclusion que ceux-ci ont joué un rôle clé dans sa stratégie COVID-19.

Le procès-verbal du SAGE confirme que le gouvernement n’a pas « suivi la science ». Jusqu’à la mi-mars, ni la distanciation sociale, ni les tests, ni le traçage n’ont été modélisés par le SAGE afin d’en connaître leurs implications sur la santé publique. Les données sur les capacités du service de santé ne sont parvenues aux oreilles du gouvernement qu’à cette époque. Pourquoi cette recherche scientifique a-t-elle été paralysée pendant des mois alors que le gouvernement regardait la COVID-19 balayer le pays ?

Source : Byline Times, Nafeez Ahmed
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Dypso // 28.07.2020 à 11h16

Oui j’ai tiqué aussi pour les 70k morts. Mais c’est peut-être parceque la surmortalité du au coronavirus, ce n’est pas la même chose que les morts dus au coronavirus. Le virus a du tuer d’autres personnes par le simple fait de son existence, avec les hôpitaux bouchés, et des gens qui n’ont pas pu se soigner ou pas voulu se soigner pour leurs autres maladies.

Ou alors, ils voulaient dire 70 décès pour 100 000 habitants ?

A propos de l’immunité collective, je pense aussi qu’ils voulaient dire que l’immunité des personnes contaminés étant même pas prouvé, avec des cas de recontaminations ici et là, ou une immunité qui resterait que 6 mois, ou 1 an etc. La lumière reste faire la dessus quoi.

51 réactions et commentaires

  • 78 ans // 28.07.2020 à 07h23

    Cruelle ironie, qui a toujours préféré la
    bour$€ à la vie, on le retrouve bientôt sans
    bour$€… et sans vie.

      +14

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  • pseudo // 28.07.2020 à 07h34

    mentalité de gestionnaire de bête. Combien j’en garde, combien j’en tue pour garder l’exploitation à niveau… Quoi qu’il en soit tout cela démontre bien que seul acte de rebellion qui vaille c’est la grève, ou le refus de travailler. Il n’y a que cela qu’ils comprennent.

      +18

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    • 78 ans // 28.07.2020 à 07h48

      Cruelle ironie, dans un monde devenu fou, il semble que quiconque, sans même une protection adéquate, acceptera littéralement de gaspiller sa vie, on le saluera en héros, on l’applaudira chaque soir aux balcons, et il s’en trouvera toujours un assez grand nombre, hélas, pour l’imiter…

        +7

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    • Alfred // 28.07.2020 à 08h18

       » Quoi qu’il en soit tout cela démontre bien que seul acte de rebellion qui vaille c’est la grève, ou le refus de travailler. Il n’y a que cela qu’ils comprennent. » C’est juste. C’est pour cela qu’en parallèle il est important de maintenir les portes de l’immigration ouvertes. Ainsi il y aura toujours quelqu’un pour travailler à votre place et « ils » n’auront aucun soucis avec personne. Il serait temps de le comprendre. Ou plutôt de s’en souvenir car c’était déjà connu du temps de la troisième internationale.

        +51

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  • Crapounet // 28.07.2020 à 08h27

    Et aujourd’hui, le gouvernement britanniques veut être très prudent sur le retour des touristes (quarantaine…)….Et tout le monde leur tombent dessus.

      +3

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    • Patrick // 28.07.2020 à 09h31

      il est simplement clair que personne n’a la bonne solution, et que l’on fera les comptes à la fin de la pandémie.

        +5

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  • catherine // 28.07.2020 à 09h20

    Ce n’est pas 70 000 morts de la Covid le 3 juillet puisque c’est aujourd’hui pas tout à a fait 46 000.

    Déjà cela ne me donne pas envie de poursuivre.

    Quant à l’immunité collective elle ne se révèle pas au moment d’un pic mais plus tard, quelque fois beaucoup plus tard…

      +24

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    • catherine // 28.07.2020 à 09h30

      Je conseille de consulter ce tableau pour constater les effets de « l’envolée » de cas dont on nous rabâche les oreilles en ce moment :

      https://www.coronavirus-statistiques.com/stats-globale/nombre-de-cas-coronavirus-par-region-par-departement/#tableau-synoptique-deces

        +7

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      • LowCost // 28.07.2020 à 15h44

        Votre vision est assez contestable, par définition un porteur sain est asymptomatique, donc n’est pas malade. Il sera par contre positif au test, et potentiellement contagieux.
        Si les mots ont un sens.

          +1

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        • MS // 28.07.2020 à 16h56

          Plus de 650 000 morts (au minimum compte tenu du fait que dans beaucoup d’endroits ils ne sont pas comptabilisés correctement) et plus de 16 millions de contaminations confirmées, si vous n’appelez pas ça une épidémie je ne sais pas ce que c’est !

          Il faudrait peut-être arrêter de regarder le monde par le petit bout de la lorgnette !

            +3

          Alerter
      • Havoc // 30.07.2020 à 21h49

        On dit « on nous rebat les oreilles ».

        Et il est évident qu’il est question ici de surmortalité et non pas du nombre de victimes de la Covid19, qui lui est toujours contestable (contrairement à la surmortalité qui est mesurable de façon sûre).

          +0

        Alerter
    • Patrick // 28.07.2020 à 09h37

      oui, mais il faut dire que le gouvernement anglais est mauvais , d’abord ils ont quitté la Sainte UE , donc ils faut les supprimer.
      L’important c’est aussi de comparer le nombre de morts par millions d’habitants , pas les cas de Covid dépisté.

        +10

      Alerter
    • Dypso // 28.07.2020 à 11h16

      Oui j’ai tiqué aussi pour les 70k morts. Mais c’est peut-être parceque la surmortalité du au coronavirus, ce n’est pas la même chose que les morts dus au coronavirus. Le virus a du tuer d’autres personnes par le simple fait de son existence, avec les hôpitaux bouchés, et des gens qui n’ont pas pu se soigner ou pas voulu se soigner pour leurs autres maladies.

      Ou alors, ils voulaient dire 70 décès pour 100 000 habitants ?

      A propos de l’immunité collective, je pense aussi qu’ils voulaient dire que l’immunité des personnes contaminés étant même pas prouvé, avec des cas de recontaminations ici et là, ou une immunité qui resterait que 6 mois, ou 1 an etc. La lumière reste faire la dessus quoi.

        +3

      Alerter
      • Hit // 28.07.2020 à 22h15

        Pire les italiens pensent que il existe des anticorps facilitateur s comme ds le MErs ou le Sars: les personnes recontaminees ont plus de risques d évoluer vers une forme grave.

          +2

        Alerter
      • jean-pierre.georges-pichot // 30.07.2020 à 10h11

        Dypso, ne cherchez pas. C’est juste un mensonge parmi tant d’autres ! Le principe étant : plus c’est gros et plus ça passe. A preuve : vous vous grattez la tête en vous demandant comment réconcilier leur baratin avec la réalité. Mais c’est peine perdue! Vous êtes devant une entreprise de politique politicienne. L’auteur s’en prend à Boris Johnson sous prétexte de catastrophisme insuffisant. Elle propage au passage la thèse du caractère décisif des politiques sanitaires de type policier dans l’évolution de l’épidémie. Or la variabilité des pertes entre pays est inférieure à leur variabilité d’un point à l’autre de chaque pays. Cela montre que le virus se rit des hygiénistes-policiers. Consulter : https://coronavirus.politologue.com/coronavirus-france.FR https://www.statista.com/statistics/1104709/coronavirus-deaths-worldwide-per-million-inhabitants/

          +6

        Alerter
        • Havoc // 30.07.2020 à 21h51

          La réalité, c’est le Royaume-Uni, pays à la plus forte surmortalité par habitants juste derrière la Belgique, et ça c’est incontestable.

            +1

          Alerter
          • jean-pierre.georges-pichot // 31.07.2020 à 11h33

            Ce que je tente d’expliquer, c’est que lorsqu’une épidémie a frappé non pas des pays mais des zones géographiques (techniquement, avons-nous appris sur ce site : par contamination aléatoire plutôt qu’en tache d’huile), les moyennes statistiques nationales perdent en signification. Je répète : Paris et l’Est de la France ont des chiffres pires que la Grande-Bretagne. Qu’en déduisez-vous ? Moi, j’en déduis en premier lieu que la densité de population britannique est le double de la nôtre. Après, on peut raffiner l’analyse… si l’on tient à analyser plutôt qu’à conclure à la hâte que Boris a tort.

              +2

            Alerter
  • jeean-pierre.georges-pichot // 28.07.2020 à 09h33

    Oui. Les tenants des mesures de police sanitaire telles qu’elles existent ou ont existé en Europe continuent à battre de leur grosse caisse, alors que leur cas est mauvais. Ce qui apparaît avec le recul, c’est que contrairement à ce que l’on veut faire dire aux statistiques, les effets de l’épidémie sont ou seront à un poil près les mêmes dans tous les pays de structure et de géographie comparables. Faute de traitement et de vaxxin, le virus passera toujours et occupera sa nouvelle niche écologique, qui est l’espèce humaine. L’immunité de groupe après un certain niveau de pertes déterminé par l’équation physiologique des populations est le seul horizon. La seule mesure de type policier qui semble aller efficacement contre cette fatalité est l’isolement total comme l’ont pratiqué certains pays par fermeture précoce des frontières : mais ce succès est forcément provisoire et les place en position d’assiégés. Tout dépend pour eux du devenir de l’épidémie dans le reste du monde. Ici, on défend toutes les autres mesures, et en particulier le confinement à domicile et l’arrêt de la production et des échanges, comme si l’on pouvait, en présence d’un gaz toxique, s’en tirer en arrêtant de respirer. On va jusqu’à balayer l’argument, que l’on aurait pu croire universellement admis, que ces mesures ont elles aussi un impact mortifère. C’est absurde.

      +0

    Alerter
  • Patrick // 28.07.2020 à 09h35

    De toute façon, le fait de tuer l’économie peut entraîner des conséquences encore plus graves à long terme que celles du virus.
    Nos sociétés n’admettent plus la mort , elles ne peuvent pas non plus s’arrêter de fonctionner, leur fonctionnement est trop lié à des chaînes d’approvisionnement complexes.
    Alors l’intello de base peut toujours dire que les humains doivent arrêter de travailler , pas de problème si ils arrêtent aussi de manger , de se chauffer , d’habiter ailleurs que dans des huttes ..

      +0

    Alerter
  • DooDzy // 28.07.2020 à 09h48

    Un grand merci aux traducteurs du site de permettre la lecture de cette remarquable enquête de Nafeez Ahmed ! Incroyable de constater à quel point l’idéologie a pris le pas dans cette affaire… hâte de lire la partie suivante !

      +14

    Alerter
    • jean-pierre.georges-pichot // 01.08.2020 à 08h38

      Pas tout à fait d’accord. Préserver l’économie, ce n’est pas de l’idéologie. Et pas même la décision, à mon avis la seule qui changeait quelque-chose, de fermer ou non les frontières précocément. Certains pays l’ont fait et s’en sont bien trouvés. Certains ne l’ont pas fait et en ont payé les conséquences : mais si c’est l’idéologie néo-libérale qui est en cause dans cette décision, c’est en tant qu’influence de long terme. La réalité, c’est que le maillage du système industriel mondial est désormais tel que pour beaucoup de pays il est aussi raisonnable de fermer les frontières en temps d’épidémie que de cesser de respirer quand on prend le métro. Je rappelle d’ailleurs que l’OMS déconseillait cette mesure, et que si la France l’avait appliquée elle n’aurait plus eu un médicament, puisque SANOFI, par exemple, est largement chinois. Les anti-confinement avaient donc quelques arguments. Et d’ailleurs, à des questions de chronologie près, l’Angleterre a eu en gros la même politique que la France. C’est pourquoi, dans le ton et l’intention de cette article, je dénonce une menée politicienne grossière. Le vrai crime impardonnable de Boris, c’est le Brexit.

        +2

      Alerter
  • xbrossard // 28.07.2020 à 11h20

    Tout ceux qui passe leur temps à dénigrer l’immunité collective oublie 3 choses:
    – L’immunité collective peut s’acquérir lentement, en protégeant les gens fragiles, en limitant fortement le nombre de morts.
    – Si on refuse cette immunité collective « naturelle » et que l’on parie sur l’immunité collective « vaccinale », cela veut dire une économie au ralenti pendant au moins un an (au minimal) pour un vaccin dont l’efficacité n’est toujours pas démontré (pour l’instant, on a juste validé que le vaccin n’a pas d’impact négatif), dont les effets secondaires (rappelez vous la grippe H1N1: https://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/09/10/21238-troubles-neurologiques-rares-lies-vaccin-anti-h1n1 ) pourraient être pire que la mortalité devenu très faible du virus actuel.
    – Enfin, si on ne développe pas d’immunité collective, cela veut dire qu’aucun vaccin ne marchera et que l’on sera condamné à vie à porter des masques…à moins qu’un jour l’Etat arrête cette mascarade et que les gens comprennent enfin que oui, il y a un risque à vivre…

      +48

    Alerter
    • lon // 28.07.2020 à 20h49

      Merci beaucoup pour votre contribution , quelquefois je commence à me sentir bien seul dans ce climat d’hystérie général .

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      • Incognitototo // 29.07.2020 à 03h33

        Hystérie ? Est-ce vraiment le terme adapté ? Sommes-nous vraiment dans une névrose dont si vous lisez les caractéristiques nous sommes très loin ou dans son sens extensif pour dire une « excitation exagérée » ? Certainement pas.

        En tout état de cause, quand je constate la nonchalance et l’inconscience avec laquelle une majorité de la population fait face au problème, je pense que le terme n’est vraiment pas adapté.

        Personnellement, je lis, vois et ressens beaucoup de dénis (y compris dans votre propos approuvant d’autres propos tout aussi discutables) et je pense en conséquence que nous n’en faisons pas assez.

        Comme quoi les perceptions et les constats peuvent varier selon les personnes.

        La Covid rappelle bougrement tous ces faux débats sur la sécurité routière. Par exemple, rappelez-vous ce qu’on n’a pas entendu quand en 73 puis 79 le port de la ceinture de sécurité a été rendu obligatoire (une vraie hystérie collective des opposants)… depuis, ça a pourtant sauvé des milliers de vies.

        Quand vous aurez quelques morts dans votre entourage proche à cause de la Covid, on verra si vous pensez toujours que tout ça était de « l’hystérie » et que « l’immunité collective » résoudra notre problème.

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        • lon // 29.07.2020 à 10h53

          La  » majorité de la population » a peut-être tort , on le saura dans 1 an ou 2 . Je ne sous-estime pas le Coronavirus 19, je pense que c’est une saloperie issue de manips en labo de virus animaux . Je suis pour le port du masque en espace clos , et je sais qu’il sert d’abord à ne pas répandre ses propres miasmes et donc à protéger les autres . Cela dit avec ce minimum de précautions il faut bien un jour re-commencer à vivre , avec tous les risques que cela comporte, et arrêter avec la parano fluctuante entretenue par les médias . Je vis au confluent de 4 pays , et cela donne à peu près ceci :
          – augmentation des cas au Luxembourg ( suite à campagne intensive de tests ) : les Länder allemands en profitent pour réclamer un test négatif de moins de 48h pour circuler chez eux , mais ne bloquent pas ( encore ) la frontière , Ceci jusqu’au 3 août . Ensuite se renseigner auprès des autorités compétentes …..
          – la Belgique prend peur et demande un test idem . Mais pas pour les frontaliers , qui ont sûrement dû développer une immunité naturelle …..
          – nouveaux cas à Anvers : on parle avec angoisse de reconfinement …
          – la réunion même en privé est passée au Luxembourg de 20 à 10 personnes maxi ( comment une réunion de 10 personnes est moins dangereuse que 20 , mystère…)
          – les tests : j’ai fait un sérologique négatif , mais on vient me dire que c’est le virologique nasal qui est le plus fiable . Et avec la supposée vitesse de propagation du virus , tout est à refaire …

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    • Hit // 28.07.2020 à 22h19

      Cf réponse ci dessus on ne sait si l’ immunité est protectrice ou facilitatrice. En médecine Faire preuve d humilité ne fait pas de mal .

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    • Incognitototo // 29.07.2020 à 15h44

      Oui, bon sang, mais c’est bien sûr… l’immunité collective est la solution. 🙁

      Et on fait quoi après des 10 à 15 % d’ex-malades qui auront des séquelles invalidantes parfois très graves (rénales, cardiaques, neurologiques, pulmonaires, psychologiques, iatrogènes … et pour tous, asthénie au quotidien) ? Réf. : https://www.doctissimo.fr/sante/epidemie/coronavirus-chinois/sequelles-coronavirus ; on crée un impôt spécial pour eux et une nouvelle branche de la sécu pour les aider ? Vous faites de « l’économie » à courte vue, une population malade est une catastrophe humaine et économique pour tous les pays.

      Une méta-analyse, concernant le SRAS et le MERS rapportée à la Covid, est d’ailleurs très alarmante, près de 40 % des « ex-malades » développent des problèmes de santé conséquences de leur maladie : https://www.vidal.fr/actualites/25119/covid_19_quelles_sequelles_a_long_terme_l_experience_du_sras_et_du_mers/

      Soyons sérieux, en l’absence d’un vaccin efficace, le meilleur moyen de faire face à cette saloperie est encore de ne pas l’attraper, point.

      Et pour revenir à l’économie, personnellement, je trouve que c’est une formidable opportunité pour tout changer, notamment pour retrouver notre indépendance productive pour nos besoins vitaux, casser la mondialisation et vivre plus frugalement… mais là, j’ai des doutes sur le fait que nos politiques aient vraiment la volonté de s’attaquer à ce problème vital.

        +5

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      • Pier // 31.07.2020 à 06h33

        Quel est le rapport entre l’efficacité de l’immunité collective et le fait que certains malades souffrent de séquelles à long terme ?

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        • Incognitototo // 02.08.2020 à 13h02

          1 – rien ne prouve actuellement qu’avoir eu la Covid immunise contre une recontamination. Pire, je cite le Dr Benjamin Davido, (infectiologue) :
          « …Et on ne peut pas croire que cela nourrirait une « immunité collective », parce que l’on a constaté qu’il n’y a pas d’immunité dans le temps chez les formes peu symptomatiques. Les pays qui ont misé sur cette stratégie, par exemple les États-Unis, voient beaucoup de jeunes développer des formes graves… » : https://www.marianne.net/societe/sequelles-du-covid-19-des-personnes-non-hospitalisees-racontent-que-leur-sante-n-est-pas

          2 – en imaginant qu’on laisse la très hypothétique immunité collective se développer, d’après ce que l’on constate aujourd’hui, outre les inévitables milliers de morts supplémentaires (qui sont déjà un drame en soi), on se retrouverait (dans l’hypothèse la plus basse) avec 10 à 15 % de la population souffrant de séquelles chroniques, parfois très invalidantes. Déjà qu’un pays est dans le rouge économiquement quand il a plus 5 % de chômeurs que dire de celui qui verrait 10 à 15 % (et plus si on y rajoute ceux qui seraient périodiquement malades) de sa population incapable de travailler ?

          Mais on pouvait déjà comprendre tout cela dans mon précédent post en lisant les liens proposés.

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    • Pseudo0945638 // 30.07.2020 à 22h59

      « L’immunité collective peut s’acquérir lentement, en protégeant les gens fragiles, en limitant fortement le nombre de morts. » Cette phrase ne veut strictement rien dire; elle est probablement énoncée pour vous auto-convaincre que les charlatans qui vous ont embobiné avaient quelque connaissance de la chose.
      Aucune immunité au Sars-cov2, ni à long terme, ni même à court terme n’a été démontrée jusqu’ici; tout au contraire, le nombre de cas multi-contaminé ne cesse de croitre. La durée de vie des anti-corps n’est même pas certaine au delà de quelques semaines. Vanter une hypothétique immunité collective ne révèle que les penchants mercantiles et égoïstes des grands et petits affairistes.

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      • Pier // 31.07.2020 à 06h35

        Pourriez-vous nous indiquer vos sources sur la multiplication de gens multi contaminés ? Je n’ai trouvé qu’un cas coréen et il s’est avéré que c’était une erreur due au manque de fiabilité des tests.

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  • Dypso // 28.07.2020 à 12h30

    Et il en a coûté a ceux qui n’écoutaient pas la science.
    Et puis la « science », c’est une affaires de scientifiques, humains, faillibles. C’est pas une religion, puisqu’il n’y a pas de dogmes. Et le mythe qui tendrait a faire croire que la science peut tout résoudre, tout savoir sans se tromper etc, c’est bel et bien un mythe, raconté par autre chose que les scientifiques.

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  • Dypso // 28.07.2020 à 12h41

    Exact ! Mais il ne faut pas non plus tomber dans le syndrome de Galilée, croire qu’on a raison parce qu’on est persécuté, ou qu’on est persécuté parce qu’on a raison.
    et encore faut’il avoir raison (et pour les bonnes raisons!^^)!

    De toute manière, des débats houleux entre scientifiques existent toujours, même dans des articles scientifiques mêmes.

    Comme vous le dites (ou il) si bien, il y a la science et les scientifiques. Et il faut aussi laisser le temps au temps.
    Mais quand des vies sont en jeux, les règles sont plus tout a fait les mêmes …

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    • catherine // 28.07.2020 à 13h57

      « Exact ! Mais il ne faut pas non plus tomber dans le syndrome de Galilée, croire qu’on a raison parce qu’on est persécuté, ou qu’on est persécuté parce qu’on a raison.
      et encore faut’il avoir raison (et pour les bonnes raisons!^^)! »

      Il va de soi que l’on peut être persécuté lorsque l’on a raison. J’en connais quelques exemples dans le monde médical.

      Cela dépend si le fait d’avoir raison débouche sur une menace à l’encontre d’intérêts qui peuvent être faramineux.

      A ce moment là tout est mis en oeuvre pour vous faire disparaître des radars. Les tentatives que l’on a observées à l’encontre de Raoult en sont un exemple mais il a une envergure et une visibilité qui le rend peu vulnérable, même s’il y aura dégâts.

      L’inconnu(e) qui fait une découverte capitale dans l’intérêt du bien commun mais qui dérange des intérêts puissants, celui-là est mis à mort. Ne pas le croire serait un peu naïf.

        +6

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  • Casimir Ioulianov // 28.07.2020 à 14h13

    On voit vite n’empêche les pays où l’on a sacrifié de vrais personnes pour du pognon virtuel. Par contraste la situation de pays censé être sous développés , censé être d’horribles dictatures n’en est que plus saisissante.
    Le Viet-Nam, horrible dictature communiste voisine de la Chine, premier foyer épidémique, s’en sort bien. Le Venezuela voisin du Brésil, autre gros foyer et sous sanctions américaines depuis quelques années s’en sort.
    L’Iran, sous régime de sanction aussi depuis un bout a eut du mal et beaucoup de cas, mais au final ont une morbidité cinq fois inférieure à la Grande-Bretagne.
    Ce virus est un révélateur de l’aspect hautement mortifère du stato-capitalisme. En parle-on en ces termes ? Surtout pas ! On préfère faire chouiner les gueux sur ceux qui rééduquent leurs million de mismouls en oubliant pas d’oublier que sur la même période on en a tué directement avec nos impôts à peu près dix fois plus au proche et moyen-orient …
    Tout va bien.

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  • Fernet Branca // 28.07.2020 à 14h13

    Pour l’instant je ne crois pas que la science ait trouvé un médicament venant à bout du rhume en 24h ou 48h.
    Les pharmaciens vous conseilleront Fervex ou Febrex.

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    • FredT. // 28.07.2020 à 14h23

      Perso je n’attends pas de la science qu’elle m’apporte un traitement , je vais me débrouiller seul et vous laisser vos fertruc frebidule ou fermachin . Pour information la fièvre est un moyen de lutte de l’organisme pour combattre les infections, la faire baisser est un non sens absolu .

        +1

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    • scc // 28.07.2020 à 14h42

      Les 45800 morts du Covid au Royaume Unis correspondent à des décès de personnes dont il a été confirmé par test l’atteinte par le virus. Le chiffre de 70000 morts est une projection qui se veut réaliste de toutes les personnes mortes du Covid, testées et non testées. Il se base sur les statistiques de mortalité des années précédentes notamment.
      Difficile de comparer entre pays. En Belgique, le chiffre considère non seulement les décès positifs au covid mais également les probables.

        +0

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  • Geronima // 28.07.2020 à 14h20

    Oui et sur ce point, je trouve le dernier postulat de l’auteur assez révélateur de cette absence totale de remise en cause concernant le confinement :

    « Bien que le SAGE ait averti à plusieurs reprises que la levée des restrictions trop tôt sans un programme intensif de tests et de traçage entraînerait une recrudescence de l’épidémie et de nouveaux décès, le gouvernement a tout de même poursuivi sans en tenir compte. »

    Y a-t-il un pays dans lequel la levée du confinement a été associée à une reprise épidémique 15 jours plus tard (temps max d’incubation avant apparition éventuelle de symptômes) ? Même un frémissement de la courbe ?

    Aucun pays… aucune courbe n’a fait ne serait-ce qu’un petit rebond 15 jours max après le déconfinement. Ce simple fait devrait au moins nous interroger sur la rationalité du discours de certains experts alarmistes, tel que cet auteur, qui fait l’erreur non pas avant le déconfinement (ce qui pourrait être pardonnable) mais après que tous les pays aient deconfiné (ce qui n’est plus acceptable).

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  • lon // 28.07.2020 à 20h59

    Bien bien bien le vaccin fait son petit bonhomme de chemin . Faut que je me renseigne sur les investissements ad hoc sur le NYSE , parce que les comptes épargnes bancaires….Sortais juste de chez un client, gel hydro à l’entrée, masque obligatoire, chaussons de plastique hospitaliers pour couvrir les chaussures , distance de 2 mètres le temps de la communication avec impossibilité de s’assoir surement de peur que mon derrière ne contamine la maison , c’est bon , avec une telle ambiance c’est du retour 300 % garanti sur les stocks pharma avant six mois . Allez , couvrez vous bien .

      +7

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  • Luzul // 28.07.2020 à 21h23

    Bilan officiel au 28/07/20 = 45 878, de quoi sont morts les près de 25000 restants? Ce virus est vraiment étrange…

      +3

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    • scc // 29.07.2020 à 12h49

      J’avais donné la réponse mais apparemment elle n’a pas plu à la modération.
      https://coronavirus.data.gov.uk/

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    • Incognitototo // 02.08.2020 à 20h58

      Ce sont les chiffres de la « surmortalité » due à la Covid (c’est à dire avec des causes annexes dont on ne connaît pas précisément l’origine, mais liées à cette crise), comme cela est clairement dit.

      La GB a le plus fort taux des pays d’Europe…

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  • Luzul // 28.07.2020 à 21h31

    Ce virus est vraiment étrange, tout comme ces multiples études avec leurs chiffres assénés comme des slogans. On nous menace d’une possible deuxième vague (la faute des jeunes!!!). En effet, plus on fait de test, plus on détecte de cas (non mortels), incroyable !!! Marre de cette hystérie de masse.

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  • jean-pierre.georges-pichot // 29.07.2020 à 10h07

    Ce n’est pas l’immunité collective qui est un mythe. Il y a deux mythes en circulation en ce moment, et ce qu’il semble raisonnable de nommer ‘la nouvelle école catastrophiste-millénariste anglaise’ les propage tous les deux dans l’intérêt, apparemment, de la cartellisation capitaliste des industries de la santé, et de la métamorphose autoritaire à base hygiéniste de la gouvernance mondiale. Ces deux mythes sont : primo, celui d’une épidémie qui dévasterait la quasi-totalité d’une population, deuxio : celui d’une unité de la science qui justifierait, pour paraphraser le règlement militaire, une obéissance ‘sans délai, murmure ou hésitation’ à ses prononcés. Votre Nafeez Ahmed est tout simplement un type inquiétant, producteur de textes dont on ne peut rien croire ni surtout conclure pour se guider dans la vie. A oublier très vite. A mépriser tout de suite.

      +8

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  • jean-pierre.georges-pichot // 29.07.2020 à 11h12

    Animée par un scientisme périmé qui postule la certitude définitive de certaines thèses épidémiologiques, l’école catastrophiste anglaise en fait des tonnes contre Boris Johnson. Elle propage la thèse du caractère décisif des politiques sanitaires dans l’évolution de l’épidémie. Or les compteurs sur la France : https://coronavirus.politologue.com/coronavirus-france.FR et sur le monde : https://www.statista.com/statistics/1104709/coronavirus-deaths-worldwide-per-million-inhabitants/ montrent que la variabilité dans les pays est supérieure à celle entre pays. En Europe, on va de 859 décès/million (Belgique) à 110 (Allemagne). Grande-Bretagne : 688. France : 449. Mais Paris a 1775 décès, ce qui met dans les chiffres britanniques, et les Pyrénées Atlantiques 27, ce qui met dans les chiffres allemands. Est-ce que cela ne relativise pas l’importance des politiques sanitaires, puisqu’elles furent uniformes et auraient dû, si elles avaient compté, avoir à peu près le même effet sur tout le territoire de chaque pays concerné ? Il semble bien que le virus ait fait comme bon lui semblait en fonction des réalités du terrain.

      +7

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    • Kasper // 29.07.2020 à 11h44

      Aucun sens 🤦
      Il est évident que même en appliquant les mêmes mesures de confinement vous aurez beaucoup plus de mal à empêcher les gens de se croiser dans une grande ville que dans un petit village. Ca s’appelle la densité de population, on aborde le concept en primaire (l’éducation nationale ne fait décidément plus son job…). Ca ne démontre absolument pas que le confinement est inefficace.

      Cela dit il faut admettre que ce confinement généralisé n’a été rendu nécessaire que par l’incompétence de nos gouvernants (et aussi un peu l’entêtement de certains français à ne pas respecter les consignes…). Dans les pays ou le gouvernement sert à quelque chose et ou la population est raisonnablement disciplinée, on a obtenu de très bons résultats sans confinement obligatoire, ou juste avec des confinement localisés.

        +4

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  • emmanueL // 29.07.2020 à 13h13

    Soit une gestion idéologique de la crise : exactement ce que je me suis dit dès le début sur ce qui a été fait (ou pas) en France par les Macron /Philippe et Compagnie.
    Typique du néolibéralisme et de l’extrême centre.

      +2

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  • jean-pierre.georges-pichot // 30.07.2020 à 09h45

    Kasper, un profond mépris du peuple français fonde vos positions sur le sujet. C’est malheureusement un travers banal, qui a toujours en France constitué l’assise des pouvoirs autoritaires, généralement par ailleurs dépravés et incompétents. C’est pour cela que d’autres, dans chaque circonstance historique du même genre, adoptent un slogan de fierté, qui s’est formulé récemment : « on a le droit d’être intelligent ». Eh oui : il était stupide de fermer les plages quand on laissait les frontières ouvertes, d’enfermer les malades avec les bien-portants, de conseiller aux malades de ne pas aller voir un médecin ni d’appeler au téléphone, etc… Cela ne se rattrape pas en terrorisant et en insultant les Français quand la messe est dite. Nos hygiénistes de plateaux-télé, que certains trouvent encore convaincants, rappellent les généraux d’après juin 40 qui paradaient autour de Pétain après s’être décorés jusqu’aux couilles pour leur performance, puisque c’était le populo qui avait failli, et qui allaient passer toute la guerre à réprimer la RESISTANCE.

      +5

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    • Kasper // 31.07.2020 à 03h17

      « Kasper, un profond mépris du peuple français fonde vos positions sur le sujet. »

      Non. Les Raoultiens et autres anti-masques ne sont pas le peuple français. Un peu d’humilité s’il vous plait.

      On est bien obligé de constater qu’il y a des pays ou les mesures sanitaires ont fonctionné. Avez vous l’arrogance de traiter ces peuples qui ont pourtant mieux réussi que nous a contenir l’épidémie de n’etre pas intelligents?

      Vous aussi avez me droit d’etre intelligent, faites en usage au lieu de fantasmer l’opinion des gens. Pour le reste (incompétence de Macron et co.) nous sommes d’accord, je ne dis pas autre chose, mais apparemment vous ne m’avez pas lu.

        +2

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      • jean-pierre.georges-pichot // 31.07.2020 à 11h00

        Certaines mesures de police sanitaire sont raisonnables et l’ont peut comprendre par quel mécanisme elles sont susceptibles d’agir. Cela serait à discuter en détail. Mais l’extension actuelle de contraintes vexatoires, alors que l’épidémie est éteinte depuis deux mois,confirme rétrospectivement que celles qui furent prises en France, et aussi l’absence d’autres mesures probablement plus utiles, font conclure à l’existence d’une politique pseudo-sanitaire, à prétexte sanitaire, qui n’est ni raisonnable ni bienveillante. Il ne suffit pas de critiquer le gouvernement de façon abstraite. Il faut analyser, circonscrire les points sur lesquels il y a abus, qui pousse à ces abus et pourquoi. C’est l’objet de toutes mes interventions sur ce site. Par ailleurs, je ne suis pas du tout opiniomane, et ne déduis nullement la justesse de mes vues de leur popularité ou impopularité. Je me fonde plutôt sur la réflexion à partir des informations accessibles, sur ce site et aussi par diverses lectures et expériences personnelles. La clé de voûte de mes positions est la distance que je prends par rapport à l’idéologie scientiste qui s’incarne dans les corps constitués d’experts étatiques-médiatiques, dont le rôle négatif dans le progrès du savoir et des libertés est historiquement démontré.

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