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19.juin.201819.6.2018 // Les Crises

[GEAB] Le développement indien : une bombe sociale, politique et géopolitique

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Source : GEAB

Dans la perspective de la très probable réélection de Narendra Modi l’an prochain, il est temps d’établir un bilan du premier mandat du premier ministre indien, un bilan pour le moins mitigé tant sur le plan économique que politique. L’échec partiel du plan de démonétisation, les faillites en série de PME, la perspective d’un exode rural de près de 600 millions de personnes au cours des deux prochaines décennies, la constitution d’entreprises oligarchiques, la claire dérive autoritaire du mode de gouvernance, les violences inter-religieuses croissantes et l’augmentation des inégalités posent un tableau pour le moins inquiétant de l’avenir de ce très grand pays qui aspire à surpasser la Chine à l’horizon de vingt ans. Pour ce faire, l’Inde devra compter à la fois sur les investissements étrangers (IDE qui pourraient être menacés par les perspectives de troubles dans le pays) tout en maintenant un certain protectionnisme. L’Inde de Modi est remplie de paradoxes et le développement fulgurant redistribuant une croissance à travers le monde ne va pas de soi : il est menacé à bien des niveaux de la société indienne. Cela dit, ce début de route fastidieux vers la modernité est à replacer dans une stratégie qui s’étend certainement sur au moins vingt ans.

En 1961, Deng Xiaoping lançait en Chine une stratégie de « croissance à tout prix » sur la base de sa célèbre formule : « Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris. » En 2014, Narendra Modi a fait adopter la même approche à son pays. Mais la route sera longue et le chat indien pourrait prendre des couleurs vraiment inquiétantes…

Crise agricole et exode rural : un défi majeur pour la société indienne

La crise du secteur agricole. Un secteur qui connaît une grave crise à laquelle la démonétisation n’a pas su répondre est l’agriculture. Plus de la moitié de la population indienne vit en région rurale et l’agriculture, bien qu’elle ne représente plus la principale source de revenu, y tient une place centrale[1].

Le plan de démonétisation a tout de même eu un effet positif en transférant les subventions directement sur un compte en banque, que nombre d’agriculteurs ont dû créer pour la première fois. Auparavant, ces subventions étaient versées en liquide aux autorités locales qui prélevaient de fait leurs « commissions » avant de les remettre à leur destinataire. Aujourd’hui, ce type de subventions arrive directement et en intégralité à destination.

Ceci étant, le secteur agricole fait face à un énorme défi de modernisation et ses difficultés sont immenses. À commencer par l’incertitude qui accompagne, depuis plusieurs décennies déjà, mais de manière croissante, une mousson autrefois réglée comme du papier à musique, désormais devenue totalement imprévisible. Les régions qui connaissent le moins de précipitations manquent cruellement d’un système d’irrigation efficace. Celles qui y sont trop exposées manquent d’outils pour y faire face. Pour pallier ce problème, le gouvernement a encouragé un grand projet d’assurance des récoltes, mais celui-ci a fait l’objet de vives critiques de la part de deux organisations, le syndicat Comptroller and Auditor General et le Centre pour la science et l’environnement. Les deux organisations accusent le plan d’avoir eu un effet très limité sur le secteur agricole et d’avoir bénéficié essentiellement au secteur des assurances. Ce dernier enregistre en effet une croissance des primes brutes de 32 %, dont près de la moitié proviendrait du plan d’assurances des récoltes[2].

Ensuite, le secteur de l’agriculture ne parvient pas à fournir de l’emploi pour toutes les populations locales. Et le problème du chômage n’a pas du tout été traité par le plan de démonétisation, ce qui a participé à la colère des agriculteurs qui ont manifesté de manière assez virulente ces derniers mois dans différents endroits du pays[3].

Ces difficultés rencontrées ont une conséquence directe qui est d’accélérer un exode rural massif (le taux d’urbanisation du pays est déjà passé de 27,81 % en 2001 à 31,16 % en 2011, et la tendance se poursuit aujourd’hui[4]).

Figure 1 – Population des grandes villes indiennes avec le nombre d’habitants résidant dans des bidonvilles, 2011. Source : Makanaka

Un exode rural massif en perspective. Avec une part de la population rurale de 66 % en 2016[5], l’Inde a un potentiel de près de 600 millions de personnes tentées par cet exode rural au cours des deux prochaines décennies ! Cela entraîne évidemment d’incroyables défis en matière d’urbanisation, d’intégration de ces populations dans les centres urbains et sur le marché du travail. Dans la perspective d’un développement économique de l’Inde sur vingt ans, évoquée au début de cet article, il s’agit là peut-être du principal défi à relever. Pour l’heure, les migrants internes au pays ont beaucoup de mal à s’intégrer dans les villes. Ils se retrouvent très souvent dans les bidonvilles, sont employés à des salaires très bas dans des usines, la plomberie, la coupe de diamant, le BTP, et subissent des conditions terribles allant du non-paiement des salaires aux abus physiques en passant par les accidents de travail parfois mortels[6]. Ils ne trouvent pas de places dans les représentations syndicales et ne sont pas considérés par les politiques, car ils ne représentent pas une force électorale, beaucoup n’effectuant pas les formalités administratives pour pouvoir continuer à voter après avoir changé d’État. Les migrants de l’intérieur de l’Inde sont quasiment tous des « sans-papiers » de fait.

Cela dit, ils constituent le rêve de tout entrepreneur : une main-d’œuvre extrêmement bon marché qui va constituer un facteur central du développement de l’Inde dans les vingt prochaines années.

Vers d’immenses tensions sociales. Mais les très grandes inégalités qui se creusent à cette étape du processus semblent surtout faire l’objet d’une gestion par la violence, et notamment par ces milices du RSS[7] liées au BJP de Modi[8]. Un exode rural d’une telle ampleur crée une situation socialement explosive : des situations terribles attendent les migrants de l’intérieur et l’accueil qui leur sera réservé est capable d’empirer et de faire définitivement déborder une situation déjà largement instable entre communautés religieuses et classes sociales. Contrairement à l’image d’Épinal de pacifisme véhiculée par ce pays grâce à Gandhi, il faut bien avoir à l’esprit que la violence est extrêmement présente dans la société indienne : violence économique due à l’emploi d’une catégorie de la population dans des conditions et pour des salaires inférieurs au reste de la population ; violence politique exercée par le gouvernement pour réprimer les manifestations ; violence culturelle entre les castes, les religions, les ethnies, à commencer par celle exercée de manière croissante par une frange hindoue extrémiste ou « saffroniste »[9]. Il n’est pas exagéré de parler de situation explosive, susceptible de dégénérer en des affrontements totalement hors de contrôle de l’autorité politique.

Cet article contient également les chapitres suivants :

– Le bilan mitigé du plan de démonétisation de 2016
– Hindouisation et constitution d’une oligarchie
– Aggravation des inégalités et des tensions communautaires

———————————————

[1] Source : niti.gov, 11/2017
[2] Source : The Wire, 25/07/2017
[3] Source : NDTV, 12/04/2018
[4] Source : World Economic Forum, 01/11/2017
[5] Source : Banque mondiale, données 2016
[6] Source : World Economic Forum, 01/11/2017
[7] Le RSS se dit influencé par les extrêmes-droites européennes. Source : Wikipedia
[8] Source : HindustanTimes, 03/03/2018 ; ou Quora, 25/10/2016
[9] Du « safran » utilisé pour teindre les robes des sannyasis indiens. Source : Wikipedia

Source : GEAB

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Commentaire recommandé

Kiwixar // 19.06.2018 à 09h02

L’exode rural et la croissance des villes n’existe qu’à l’ère de l’énergie (pétrole) quasi-gratuite, pour faire fonctionner les pompes à fluides (eau, égouts), fournir l’électricité, et les emplois pousse-boutons. C’est déjà trop tard : ces 600 millions d’Indiens n’iront pas en ville.

Au contraire, ils verront dans les prochaines décennies les citadins venir chez eux pour prêter leurs bras contre de la nourriture (12h de boulot pour 1L de lait pendant la 2e GM).

Ce n’est pas en étendant des courbes selon les dernières tendances qu’on fait des projections d’avenir. Il vaut mieux étudier les modélisations Club de Rome/Meadows.

19 réactions et commentaires

  • Emmanuel // 19.06.2018 à 07h47

    Merci pour cet article sur l’inde, pour un rééquilibrage d’une vision du monde, à propos d’un pays-continent, plus peuplé que la Chine…..On voudrait en savoir plus : croissance économique, démographique; position géopolitique (on reparle volontiers des BRICS) , cadre culturel, et système social et de caste….l’Inde fait partie des pièces de ce grand puzzle mondial, tendant à remettre en cause la vision occidentalo-centree, patronee (de moins en moins) par les Etats-Unis….

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  • Kiwixar // 19.06.2018 à 09h02

    L’exode rural et la croissance des villes n’existe qu’à l’ère de l’énergie (pétrole) quasi-gratuite, pour faire fonctionner les pompes à fluides (eau, égouts), fournir l’électricité, et les emplois pousse-boutons. C’est déjà trop tard : ces 600 millions d’Indiens n’iront pas en ville.

    Au contraire, ils verront dans les prochaines décennies les citadins venir chez eux pour prêter leurs bras contre de la nourriture (12h de boulot pour 1L de lait pendant la 2e GM).

    Ce n’est pas en étendant des courbes selon les dernières tendances qu’on fait des projections d’avenir. Il vaut mieux étudier les modélisations Club de Rome/Meadows.

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    • Chris // 19.06.2018 à 13h31

      Un article centré sur la vision économique occidentale, laquelle certes, interfère, mondialisation oblige, mais reflète mal la dynamique de la société indienne.
      La meilleure preuve est l’échec d’une démonétisation qui fut conseillée par le FMI (Fange Mondialiste des Investisseurs affameurs).
      Le plus gros défi de l’Inde est la croissance de la population qui annule les avantages de la croissance. La Chine de Mao avait très bien perçu le danger et prit le risque culturel, sociétal et économique d’une décroissance avec la politique de l’enfant unique de 1979 à 2015.
      J’ai connu Chandigarth, Meerut, (Dehli par nécessité administrative), Johdpur et Kota et les campagnes environnantes durant la décennie 70. J’y suis retournée en 2007 : le choc. J’ai eu l’impression que la population, déjà conséquente, avait triplé ! En discutant avec quelques commerçants, ceux-ci ont confirmé que la situation avait terriblement changé… et pas en bien.
      L’Inde est un (grand) pays à part. Inutile de vouloir marier carpes et lapins.
      Certes, il y a des fortunes à faire… pour quelques-uns, mais à quel prix !?
      C’est bien toute la tragédie quand un système rend l’homme et son humanité obsolètes !
      Si j’ai un voeu à exprimer : j’espère que l’énergie pétrole-gaz vienne rapidement à manquer afin que cette civilisation (la nôtre aussi !), survive aux désastres annoncés.

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      • Laolao // 19.06.2018 à 23h39

        Effectivement, c’est tout simplement surpeuplé vu les resources présentes. Je ne suis pas sûr que l’exode rural évoqué change vraiment grand-chose à la situation.

        Article un peu léger, et je ne vois toujours pas ce que Deng Xiao Ping, surtout en 1961, vient faire là-dedans.

        ” La Chine de Mao avait très bien perçu le danger et prit le risque culturel, sociétal et économique d’une décroissance avec la politique de l’enfant unique de 1979 à 2015.”
        C’est la Chine de Deng Xiao Ping (+Jiang Ze Min – Hu Jin Tao – Xi Jin Ping) aux dates que vous évoquez, Mao étant mort en 1976.

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        • Chris // 20.06.2018 à 14h56

          C’était déjà dans les tuyaux avant la mort de Mao, probablement après lecture du rapport Meadows “Halte à la croissance” publié en 1972, qui dans ce pays viscéralement confucianiste, eut un grand retentissement.
          J’imagine que la transition Mao/DX Ping retarda quelque peu le projet.

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  • Toff de Aix // 19.06.2018 à 09h19

    Malgré quelques biais de confirmation, l’article est intéressant à plus d’un titre, notamment sur l’aspect insoluble des problématiques auxquelles doit faire face ce pays hors normes. Mais il faut aller plus loin, et ne pas se focaliser sur les seuls aspects économique ou démographique, comme le fait le GEAB.

    La croissance économique au même niveau que les pays industrialisés pour un pays de plus d’un milliard de personnes, c’est juste une hérésie environnementale, une aberration qui ne peut tout simplement pas se réaliser.

    Les ressources nécessaires n’existent tout simplement plus. Pourquoi dans ce cas parler de ‘stratégie de long terme’?

    Dans certaines régions en Inde, l’eau potable n’existe pas et des dizaines de milliers de personnes en meurent chaque année. La pollution est si avancée que certaines rivières sont classées parmi les plus dangereuses du monde : la Yamuna par exemple, dont dépendent 6 millions de personnes pour l’eau potable, est la plus polluée au monde. Et ça n’est qu’un des multiples exemples de ces problématiques. La pollution de l’air, de l’eau et des sols dans certaines régions, est plus que préoccupante, sinon dramatique. L’espérance de vie est de quelques dizaines d’années dans de larges portions de ce pays-continent, et je ne vous raconte pas les taux de cancers et de maladies cardio respiratoires.. Le cas de Bangalore est par exemple très illustratif

    https://www.google.com/amp/s/www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/bangalore-la-silicon-valley-de-l-inde-croule-sous-les-dechets_110064.ampM

    Voilà ce que la croissance a tout prix amène à l’homme.

    Cette situation ne peut plus durer, et quand l’effondrement surviendra, il faut juste souhaiter que ces populations soient plus résilientes que nos sociétés occidentales. Ce qui peut paradoxalement en sauver certains, c’est l’aspect traditionnel de la société indienne qui en cas de coup dur peut protéger certaines communautés efficacement.

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    • caliban // 19.06.2018 à 11h54

      @Toff de Aix

      Sans compter la fonte des glaciers Himalayens qui d’après les dernières études est plus rapide que celle prévue par les différents scénarios du réchauffement climatique.

      Conséquence : inondations, puis sécheresses et tarissement … du Gange ! Et là ce n’est pas quelques 600 millions de personnes qui vont devoir se déplacer.

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      • Toff de Aix // 19.06.2018 à 12h41

        Oui effectivement, c’est un des nombreux problèmes préoccupants auxquels ils doivent faire face. Si seulement c’était le seul !

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  • jules vallés // 19.06.2018 à 11h39

    ” la perspective d’un exode rural de près de 600 millions de personnes au cours des deux prochaines décennies,”
    Sophisme, sophisme, comment tirer des conclusions à partir de supputations! L’avenir ne serait que la projection plus ou moins linéaire de l’évolution passée, pas d’effets de seuil, d’évolutions chaotiques ou d’imprévus!
    Je pense plutôt qu’après 2 siècles d’exode rural, au vu des perspectives énergétiques en particulier, et des autres ressources en général, nous tendrons vers un exode citadin….

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  • ZX // 19.06.2018 à 12h51

    En Inde comme ailleurs “l’absence d’ alternative” c’est foncer dans le mur. Il est donc urgent de freiner ou de braquer le volant car le mur, lui, ne bougera pas – malgré toutes les imprécations.
    Contre cet aveuglement la société civile voit émerger des luttes comme celle des paysans sans terre :
    http://www.ektaparishad.com
    Avec des marches pacifiques mobilisant des centaines de milliers d’indiens.

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  • weilan // 19.06.2018 à 13h39

    L’un des grands problèmes auquel doit se confronter l’Inde est le manque criant d’infrastructures modernes. L’Inde a pris un tel retard comparé à son grand voisin chinois que l’espoir de les égaler dans 20 ans relève de l’utopie. Quant à les surpasser, ha ha ha.

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    • Myrkur349 // 19.06.2018 à 16h45

      L’Inde est si multiple qu’il est quasiment impossible même pour un spécialiste de tout connaître. Dans le livre de Marc Boulet “Dans la peau d’un intouchable” il dit lui-même que les citoyens de l’Inde ne savent pas eux-mêmes de combien d’ethnies est composé leur pays.
      https://www.babelio.com/livres/Boulet-Dans-la-peau-dun-intouchable/28386

      Les tensions endogènes sont comme le dit l’auteur importantes et se répercuteront de manière exogène dans le futur avec une expansion démographie imposante au possible comme pour le Pakistan et le Bangladesh.
      Mère Teresa est une sainte sans aucun doute mais sa vie ressembla fort à remplir le
      tonneau des Danaïdes. D’ailleurs je crois qu’elle eut quelques regrets sur son sacerdoce au crépuscule de sa vie.

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    • ceusette // 20.06.2018 à 16h45

      Concernant les infrastructures, l’Inde a certes du retard, mais c’est rattrapable (l’Inde est quand même moins vaste). Sur le plan scientifique et technique, l’Inde est tout à fait au niveau de la Chine, voire potentiellement supérieure (notamment l’informatique). Quoiqu’il est difficile de comparer les deux pays tant les modèles de développement sont différents. En outre, il y a encore beaucoup de pauvreté en Chine aussi. Les deux pays se trouvent confrontés au problème de l’exode rural, qui en raison de son rythme et de son ampleur (est-ce que Shanghai peut raisonnablement abriter 100 millions d’habitants?). La force et la faiblesse de ces deux pays réside dans la masse de leur population, car on se situe à une échelle difficilement concevable pour nous et donc des problèmes aussi difficilement imaginables.

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  • Christian Gedeon // 19.06.2018 à 19h34

    Un autre monde,d’autres règles, un univers en soi. Que nous persistons à regarder avéc des yeux (aveugles) d’occidentaux Modi est un “fasciste”, les castes quelle honte, ce sont des pollueurs,etc….) du haut de nos villes bien propres(quoique de moins en moins) avéc une population homogène ( quoique de moins en moins) et une vision “democratique” quoique de moins en moins. Ce que les occidentaux ont de mieux à faire,c’est de s’occuper de leurs fesses propres( quoique de moins en moins en moins)

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  • Leïla // 19.06.2018 à 21h40

    L’hindouisme n’est jamais mentionné ???
    Les castes, les intouchables…pourtant cela saute aux yeux.
    Tous ces gamins et personnes âgées faméliques !!! L’Inde est fascinante mais la société est totalement inégalitaire…à l’image des anciens colons. La malnutrition se mesure aussi au périmètre brachial…effrayant de maigreur.
    Fait rare, il y a qques mois, Pushkar haut lieu du tourisme prétendument ” spirituel ” mais regroupe tout ce que le tourisme peut générer. Alcool, drogues, prostitution …a explosé. Les intouchables se sont rebellés.
    Au 15e sièle il me semble, l’hindouisme a été contesté d’ou le sikhisme beaucoup plus tolérant.
    Il ne viendrait l’idée à aucun hindous de contester l’ordre établi…en apparence mais il est clair que cela finira par exploser.

      +3

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  • Mohamed // 19.06.2018 à 21h50

    Et, aussi, de ne pas s’occuper des fesses des autres qui ne sont point Indiens! Mais, hélas, ces autres, ces Arabes, possèdent plus de la moitié des réserves d’hydrocarbures prouvées dans le monde et qui font que Assad est “un dictateur qui n’a plus le droit de rester sur terre”, dixit le président actuel du Conseil Constitutionnel de la République de France, El Guedafi si sanguinaire, sans parler de ce Saddam si méchant et qu’il fallait assassiner et détruire leurs pays, ce qui fut fait, à la différence de ces gentils et démocrates roitelets du Golfe Persique et ces souverains de cette merveilleuse Arabie qui vient d’octroyer aux femmes le droit de conduire une voiture (à condition d’avoir un tuteur assis à côté d’elle), mesure comprise et saluée par l’Occident blanc Chrétien comme le summum des libertés, sans aucun regard pour les têtes tranchées chaque semaine sur les places publiques de ce paradis.

      +1

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    • V_Parlier // 21.06.2018 à 14h16

      D’accord en gros, sauf que l’Occident n’est aujourd’hui ni spécialement blanc ni chrétien. Il faut rendre à César ce qui est à César…

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  • Laolao // 19.06.2018 à 23h17

    “En 1961, Deng Xiaoping lançait en Chine une stratégie de « croissance à tout prix » sur la base de sa célèbre formule : « Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris. »”

    En 1961, Deng Xiao Ping faisait ce que Mao lui disait de faire.

    C’est en 1978 que Deng Xiao Ping prenait le pouvoir et lançait sa stratégie d’ouverture de l’économie, même si la citation du chat et de la souris est vraisemblablement effectivement de 1962 (en public), ou avant. Elle a été reprise par la suite au moment de la prise de pouvoir De Deng Xiao Ping pour illustrer sa vision.

    Je ne vois pas bien ce que vient faire la comparaison ici de toute façon, même en ayant les dates dans le bon ordre. Je sais que les chinois et les indiens sont à l’est, mais finalement, ils n’ont pas grand-chose en commun…

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  • Urgon // 25.06.2018 à 13h13

    Il reste encore et toujours le problème des castes. tant qu’il ne sera pas aboli (donc jamais) il restera des indiens pauvres, hyper exploités et sans droits ou presque.

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