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18.juin.201818.6.2018 // Les Crises

Netanyahou à Paris : l’information très sélective du service public par Pauline Perrenot

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Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 08-06-2018

Partielle ou marginale, parfois tout simplement inexistante, la couverture de la venue à Paris de Benjamin Netanyahou le 5 juin fut surtout étrangement sélective dans les journaux télévisés de France 2 et de France 3, comme dans les bulletins d’information de France Inter [1]le jour même. Quand elle ne fut pas, dans certains cas, biaisée par des partis-pris flagrants.

Alors que des massacres de Palestiniens ont été perpétrés par l’armée israélienne depuis fin mars [2] – on dénombre désormais plus de 120 morts – Benjamin Netanyahou était reçu par Emmanuel Macron à Paris mardi 5 juin. Cette rencontre a suscité de nombreuses critiques, dont l’indignation de trois syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT et CFDT Journalistes).

Les raisons de cette venue ? Faire valoir son point de vue diplomatique sur l’Iran (dans le cadre d’une « tournée » européenne et après une visite à Berlin), mais également lancer officiellement la saison culturelle France-Israël 2018 – un partenariat institutionnel – en inaugurant aux côtés du président français une exposition au Grand Palais dédiée aux innovations technologiques et scientifiques israéliennes [3].

Des appels à manifester dans toutes les grandes villes de France ont été lancés par plusieurs associations palestiniennes ou de solidarité avec la Palestine, réclamant l’annulation de la venue de Netanyahou et de la saison croisée France-Israël. Des rassemblements se sont effectivement tenus, comme en témoigne la couverture de plusieurs médias nationaux, régionaux ou locaux : on peut se référer, entre autres exemples, à L’Humanité pour la protestation de Paris, LyonMag pour celle de Lyon, et Ouest France, pour celles de Vannes et Quimper.

France Inter : la différence

Sur ces trois informations, seule la première, c’est-à-dire la tenue de discussions sur l’Iran, a été traitée dans les bulletins d’information de France Inter tout au long de la journée du 5 juin. Sur les quatorze journaux ou flash info diffusés [4], les auditeurs de la chaîne de service public n’auront eu connaissance ni de la « saison culturelle » inaugurée au Grand Palais, ni des appels à manifester, pas plus que des rassemblements de contestation et des conditions dans lesquels ils se sont tenus. Une information pour le moins incomplète, si ce n’est biaisée, qui choisit de taire les aspects les plus polémiques de cette séquence diplomatique : d’une part, le lancement en grande pompe d’un évènement culturel franco-israélien quelques jours après les terribles massacres de Gaza [5], et d’autre part, les protestations de militants – dont certains proches ou s’inspirant du mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) – que suscite désormais systématiquement tout partenariat institutionnel avec l’État israélien.

Oubli volontaire ? Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué, puisque sur ces mêmes quatorze journaux, la venue de Netanyahou a été traitée pas moins de dix fois par la rédaction de France Inter. Ce n’est pas non plus faute de sources disponibles, puisque l’AFP et l’agence Reuters, ont mentionné l’inauguration de l’exposition du Grand Palais dans le cadre de la « saison croisée », comme les appels à manifester [6].

L’omission journalistique, qui est aussi un parti pris, s’aggrave encore lorsque l’on écoute le journal de 8h du lendemain, le 6 juin. Dans cette édition en effet, deux minutes sur seize reviennent sur la visite de Netanyahou à Paris, introduite en ces termes par Nicolas Demorand : « Un peu de culture et beaucoup de diplomatie au menu de la visite de Benjamin Netanyahou en France. » Marc Fauvelle, à qui il donne la réplique, enchaîne sur un sujet réussissant l’exploit de passer à nouveau sous silence les manifestations organisées la veille partout en France [7], centrant plutôt le sujet sur les actions BDS en versant dans l’amalgame le plus crasse : assimiler, à la faveur d’une construction pour le moins douteuse, la critique d’Israël à de l’antisémitisme.

Marc Fauvelle : Hier soir le Premier ministre israélien et Emmanuel Macron ont donné le coup d’envoi de la saison croisée France-Israël, manifestation culturelle censée marquer l’entente entre les deux pays. Mais d’entente hier soir il n’y eut pas vraiment : les deux hommes ont constaté leur désaccord sur la question du nucléaire iranien. Et alors que Benyamin Netanyahou est à Paris, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme s’inquiète d’une campagne de boycott menée en ce moment en France. Boycott des produits israéliens comme les dattes par exemple, retirées des rayons de certains supermarchés par des activistes, qui filment la scène et la diffusent ensuite sur Internet.

Pour prolonger et illustrer cette présentation factuellement confuse, partielle et partiale, France Inter choisit de se référer et de donner la parole aux représentants de deux institutions connues pour leur alignement sur la droite et l’extrême droite israéliennes, et pour leurs attaques outrancières contre les mouvements de solidarité avec les Palestiniens : le Président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, Sammy Ghozlan, qui affirmait en 2011 que « l’incitation à la solidarité palestinienne conduit à la haine d’Israël et pousse à l’acte anti-juif » [8], et le président du conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, qui en appelle aux pouvoirs publics pour que soient réprimés les activistes du mouvement BDS (« Ils doivent être arrêtés, sanctionnés et le mouvement interdit. ») [9]. Et ce ne sont pas les quelques secondes d’interview d’Imen Habib, animatrice de la campagne BDS France, préalablement disqualifiée par le cadrage du sujet choisi par la rédaction de France Inter, qui permettront aux auditeurs de saisir ce qui se jouait autour de la venue à Paris du Premier ministre israélien [10].

Et dans les JT du service public ?

Si les auditeurs de France Inter, épris de service public, ont également regardé les JT de France 2 ou France 3 sur la tranche 12h-13h le mardi 5 juin [11], ils n’en auront pas appris davantage : les deux rédactions n’ont pas même mentionné la venue de Netanyahou à Paris. Leur conception de la hiérarchie de l’information leur a plutôt commandé des sujets sur les inondations, qui ont occupé un tiers du temps total du journal dans le cas de France 2 et un cinquième pour France 3 [12].

Les livraisons nocturnes n’ont pas été plus brillantes : entre le 20h de France 2, le 19/20 de France 3 et le « Grand Soir 3 » de la même chaîne, aucune édition n’a ne serait-ce que mentionné l’inauguration de l’exposition, la « saison culturelle » ou encore les rassemblements de protestation. Et si le 19/20 de France 3 ne dit mot de la rencontre entre Benjamin Netanyahou et Emmanuel Macron, les deux autres journaux observés lui consacrent tout de même du temps d’antenne ; mais une nouvelle fois sous le seul prisme de la question iranienne, amputant ainsi une grande partie de l’information, au mépris du droit du public à être informé.

***
D’ordinaire suivistes de la communication et de l’agenda gouvernementaux, les médias dominants ont une nouvelle fois calqué leur discours sur celui de l’État, ayant préféré mettre en avant le rendez-vous diplomatique sur la question iranienne plutôt que la « saison France-Israël » (et ses partenariats culturels notamment) et les manifestations qu’elle a suscitées [13]. Un suivisme que l’on peut supposer accru sur les questions relatives à Israël et à la Palestine, jugées d’ordinaire « épineuses » par les grands médias et qui pâtissent de biais systématiques conduisant à mal-informer [14].

Pour autant, et que l’on fasse l’hypothèse d’une auto-censure ou d’un suivisme assumé, les mouvements de protestation ont reçu un écho médiatique qui, quoique timoré et partiel, les ont rendus visibles. Ce constat rend d’autant plus problématique le silence de France Inter (et des JT du service public) sur le même sujet. Une radio qui, non contente d’avoir totalement invisibilisé des dizaines de manifestations en France – et leurs mots d’ordre – le 5 juin, a réussi le lendemain à disqualifier les mouvements politiques de solidarité avec la Palestine au gré d’amalgames fumeux.
Pauline Perrenot

Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 08-06-2018

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Commentaire recommandé

patrickv // 18.06.2018 à 06h48

le 4e pouvoir est “en marche”, c’est clair !
Macron et ses “amis” possèdent la Presse, et il ne se gênent pas pour l’utiliser.
Il a été élu par cette Presse, et il l’utilisera pendant 5 ans pour désinformer les Français !
nous sommes bien en DICTATURE !

26 réactions et commentaires

  • patrickv // 18.06.2018 à 06h48

    le 4e pouvoir est “en marche”, c’est clair !
    Macron et ses “amis” possèdent la Presse, et il ne se gênent pas pour l’utiliser.
    Il a été élu par cette Presse, et il l’utilisera pendant 5 ans pour désinformer les Français !
    nous sommes bien en DICTATURE !

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    • jojo // 18.06.2018 à 11h23

      heuresement il ne reste plus que 4 ans avant de jeter le maqueron dans la poubelle de l’histoire comme l’ont été ses deux prédécesseurs tout aussi netanayouistes que lui!!!

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      • patrickv // 18.06.2018 à 12h32

        oui, mais dans 4 ans, ça recommencera !
        le plus gros problème, et là, c’est un sacré défit, c’est: comment se débarrasser de cette “mafia” politique ?
        on avait Sarko, on s’en est débarrassé !
        donc, on a eu Hollande, et on s’en est débarrassé !
        pour avoir Macron, enfin !
        à chaque fois, ça a été PIRE !
        alors, quand on a fait ce constat, ON FAIT QUOI ?

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        • Tikarol // 18.06.2018 à 16h24

          On se met en quête de gaule Patrick !

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          • Bouddha Vert // 19.06.2018 à 00h42

            Vu que c’est à peu près identique partout, il vaudrait peut être se demander pourquoi?
            Y doit y avoir quelque chose qui coince! Non?
            C’est la croissance, y en a plus, et sans elle, ou sa promesse, vous n’êtes pas élu!

            Régime de croissance qui s’effondre de manière structurelle ou conjoncturelle?
            Entendons nous la communauté scientifique qui nous informe des déplétions du renouvelable avec le “jour du dépassement de la Terre”
            Ne parlons pas de celles des nons renouvelables qui a démarré le premier jour de leur exploitation!
            Du coup, entendons nous les autres propositions politiques qui proposent une alternative pas trop disruptive avec le genre humain.

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    • chokk // 18.06.2018 à 14h26

      Les raisons d’une presse suiviste du pouvoir ne sont pas aussi simple que le simple actionnariat, même si c’est évidemment un levier en dernier recours.
      Les raisons sont sociales (homogénéités des journalistes, pression des pairs…) et surtout économiques : aujourd’hui un journaliste n’a ni le temps ni les moyens d’écrire de beaux articles à partir de rien en allant enquêter, et ça tombe bien ! Il y a des services de communications (chez les lobbys, industrielles ou institutions publiques) qui vont passer des jolies mémos tout fait avec les éléments de langages mis en gras. Pratique pour que le journaliste écrive son papier.
      Et comme la plupart n’assume pas d’être devenu de simple gratte-papier, ils sont dans le déni et s’agacent dès qu’on remet en cause le fonctionnement des médias.

      Edit : lire absolument “La Fabrique du consentement” de Chomsky sur le sujet.

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  • Aladin0248 // 18.06.2018 à 07h24

    Les plus anciens peuvent encore se souvenir d’une époque où les grands médias et les politiques des grands partis exprimaient des opinions moins déséquilibrées sur la situation politique du proche orient. Encore que les partis-pris franchement pro-palestiniens ont toujours été minoritaires en France. Mais maintenant, ils se lâchent tous ! Aucun complexe ! On peut déployer tranquillou le tapis rouge devant un criminel contre l’humanité avéré. Les palestiniens sont devenus le cailloux dans la godasse. Qu’on nous en débarrasse donc prestement que diable et tout le monde se portera mieux !

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  • Weilan // 18.06.2018 à 08h34

    Le défilé de nos grands amis pacifistes et démocrates (eux au moins ne sont pas affublés de l’infamant terme “régime”) continue: MBS, Netanyahou, Parouby…

    Les Palestiniens ne sont pas les seuls “cailloux dans la godasse” comme le dit si bien Aladin0248. Les Yéménites et les Russes en sont aussi.

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    • patrickv // 18.06.2018 à 08h45

      normal !
      Macron les a “convoqué” pour leur dire d’être sages, sinon ils auront à faire à la “foudre de Jupiter” !
      nul doute que, avertis, ils vont trembler devant la puissance de la France !
      brrrr ! ça fait froid dans le dos !

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      • RGT // 18.06.2018 à 19h03

        Et Macron ne tient pas à s’attirer les foudres de son ancien patron, exilé fiscal… devinez où ???

        Il faut bien protéger ses arrières, au cas où, à la fin de son mandat son remplaçant décide de lui supprimer son “RSA”.

        Il pourra toujours aller pantoufler chez son ancien employeur au titre de “services rendus”.

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  • TC // 18.06.2018 à 08h49

    Israël-Palestine, c’est le sujet qui démontre à lui tout seul, qu’il y a un traitement différent de l’information par les médias ou carrément, comme ici, un non-traitement. On évite les sujets qui fâchent, c’est aussi simple que ça !

    Au lieu de s’attaquer aux fausses nouvelles pour lesquelles une loi existe déjà, l’exécutif devrait plutôt rendre ses lettres de noblesses à la liberté de la presse. Rappelle-nous, Macron, à quelle place se situe notre pays dans le classement mondial ?

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    • patrickv // 18.06.2018 à 12h40

      vrai !
      mais pourquoi attaquerait-il la Presse, qui “appartient” à ses amis ?
      la future loi sur les “fake-news” ne fera QUE renforcer les pouvoirs de cette Presse, qui appartient à 7 milliardaires (et à qui l’état donne de “juteuses” subventions !). mais, de toute façon, ces milliardaires sont prêts à perdre une fortune, juste pour garder ce 4e pouvoir !
      quant à la “place de notre pays dans le classement mondial”, il s’en moque totalement !
      ne rêvez pas !

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      • Paul // 18.06.2018 à 15h04

        Quant un coucou grandit dans un nid d’aigles, son futur termine par un tas de plumes …

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  • caliban // 18.06.2018 à 09h19

    Pour un journaliste de la presse mainstream, une faute professionnelle consiste à ne pas savoir se censurer à temps.

    On notera au passage qu’il s’agit du Service public, ce qui relativise les explications tendant à voir dans la concentration des medias dans la main de quelques milliardaires la seule explication du délitement de la profession.

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    • RGT // 18.06.2018 à 19h12

      Le “sévice public” est sous la coupe des politicards “z’élus”…

      Qui sont élus grâce à qui ???

      Ces politicards ne vont pas se tirer une balle dans le pied.
      Ils savent que s’il leur prend l’idée de déplaire à ceux qui ont favorisé leur carrière ils vont en baver jusqu’à la fin de leur mandat.

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  • BOURDEAUX // 18.06.2018 à 10h22

    On a pu constater la semaine dernière qu’effectivement, la presse française sert la soupe à l’Elysée, sans retenue, dans un documentaire diffusé sur la 2 ou la 3, j’ai oublié, à la gloire du couple présidentiel. Le sujet était l’histoire de la première dame. J’ai vraiment trouvé scandaleux que le service publique de la télévision paraisse à ce point composé d’une farandole de surmenés de la courbette.

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  • LA ROQUE // 18.06.2018 à 14h47

    Des dizaines de morts imputés au gouvernement Syrien (sans preuves irréfutables) lors du bombardement de la Douma.Les médias hurlent.
    Résultat: La France bombarde la Syrie.
    Des dizaines de morts Palestiniens tués sous l’œil des cameras.
    Résultat: La France sort le tapis rouge pour recevoir Netanyahou et les médias applaudissent la visite diplomatique.
    No Comment.

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    • patrickv // 18.06.2018 à 15h30

      exact !
      “no comment” !
      c’est LA preuve !
      et “il” veut faire une loi sur les “fake-news” ?

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    • Tepavac // 19.06.2018 à 00h10

      Oui en recevant Parouby….
      Et justement j’ai une question.
      Que penses Netanyahou des drôles de paroissiens qui gigotent en Ukraine

      https://youtu.be/-zKMBqU73mg

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  • Pollix // 18.06.2018 à 18h10

    Quelqu’un a t il vu une couverture du salon Eurosatory quelque part ?…
    http://europalestine.com/spip.php?article14396

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    • RGT // 18.06.2018 à 19h35

      À quoi croyez-vous que servent les “expéditions militaires victorieuses” selon vous ?

      Chaque victime chez les “pourris d’en face” est la meilleure publicité qui puisse être faite pour du matériel destiné, rappelons le, à tuer ou à infliger des blessures très handicapantes.

      Que cette société se serve des “résultats” des “expériences” de tirs sur des lapins désarmés est tout à fait dans la lignée des “preuves d’efficacité” du matériel qui est jugé “satisfaisant” par les “grands pacificateurs” des états-majors.

      Ils ne vont pas tirer sur les manifestants avec des paint-balls et des munitions aux couleurs chatoyantes qui transformeraient la manif en Gay Pride.
      Les militaires n’apprécierait pas du tout.

      Chaque fois que la France s’engage dans un conflit, l’industrie de l’armement nationale est certaine d’engranger des commandes juteuses.

      Les clients attendent un retour d’information sur le bain de sang et plus il y a de victimes plus les commandes s’envolent…

      Ce qui est scandaleux, c’est que ces expéditions PUBLICITAIRES sont payées par le con-tribuable mais que les profits seront bien sûr réservés aux entreprises qui fabriquent ce matériel.

      Et il en va de même pour tout pays qui fabrique de l’armement.
      Suite à l’intervention russe en Syrie, j’ai la certitude que l’industrie militaire de ce pays a des carnets de commandes saturés et qu’elle n’arrive pas à satisfaire à la demande.

      Ne vous en faites pas, c’est partout pareil : Le fric, le cul et la guerre sont bien les seuls moteurs réels de l’économie.
      Le pacifisme, l’empathie, la solidarité, les “droits de l’homme” (à fermer sa gueule) ne sont que le cache-sexe de ce système nauséabond.

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    • Myrkur349 // 23.06.2018 à 17h03

      Merci pour l’info. Si je me souviens bien, De Gaulle avait mis son veto sur les exportations d’armes françaises lors de la guerre des 6 jours mais c’était une époque où le commerce n’avait pas entièrement pris le dessus sur la politique étrangère de ce pays.

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  • Casimir Ioulianov // 18.06.2018 à 18h12

    Quand il n’y aura plus que de la propagande et de la publicité à lire, quand chaque doute exprimé sera tel une épée de Damoclès, quand le silence ou un procès bâillon sera la norme ; que restera t’il des droits de l’homme et de la liberté d’expression ?
    On a beau se moquer des chinois , il n’y a pas de quoi pavoiser ici bas. L’humain fait société car il communique et réduire la liberté des humains à communiquer c’est réduire la liberté des humains à faire société.
    Sic transit gloria mundi.

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    • DOZIER // 18.06.2018 à 23h29

      “réduire la liberté des humains à communiquer c’est réduire la liberté des humains à faire société.”
      Nous pourrons faire “salon”, courir en vain la montre, passer le temps aux jeux, pourvu qu’il y ait du pain.
      En oubliant l’époque où le destin de chacun faisait la course du monde sans même voir sa fin.

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  • Tinette // 19.06.2018 à 13h55

    patrickv : Personnellement, après avoir écouté France Inter de nombreuses années, je boycotte cette radio depuis les dernières élections car la propagande était vraiment devenue insupportable. Il en va de même pour les émissions dites “politiques” avec “des spécialistes” sur la 5, la 2 etc … et pour les infos télévisées, je garde uniquement ARTE.
    Ce n’est pas grand chose, mais c’est ma petite façon à moi de montrer que je ne suis pas dupe.
    Je n’écoute plus, ni ne consulte que les médias indépendants.

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  • Myrkur349 // 23.06.2018 à 17h25

    A la base, si la radio France Inter est devenue numéro 1 en audience, c’est que la publicité y est faible because redevance audiovisuelle. De toute façon, les vraies émissions poil à gratter ont disparu comme arrêt sur image à la tv et rue des entrepreneurs/et pourtant elle tourne sur FI. En fait cette radio a intégré le corpus ORTF dans son schéma mental. Avec la fameuse conférence de rédaction pour torcher les sujets journalier à la mode du jour gouvernemental, mais bien sûr de manière sibylline ou en mode rhétorique sophiste pour ceux/celles possédant un cerveau. Toutes les directives arrivant par télétransmission (sfax) ou smiley idoine. En fait, c’est la Pravda française du moment mais n’oubliez pas que la roche tarpéienne sera toujours proche du capitole ainsi que de la boîte à cons new age et intersidérale.

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