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5.juin.20185.6.2018 // Les Crises

“L’origine nazie du nom de l’Iran” : analyse de la réponse de BHL (2/3)

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Aujourd’hui, suite du démontage d’une énorme Fake News de BHL, visant à manipuler l’opinion publique et à attiser les tensions contre l’Iran. (1er billet ici)

Le billet est un peu long, mais nous vous en recommandons la lecture, afin que vous jugiez en détail des méthodes de BHL.

Partie I.

  1. 07/04/18 : BHL chez Ruquier
  2. Extrait du livre de BHL Les cinq rois
  3. Un premier Factchecking par CheckNews de Libération
  4. Éléments d’explication

Partie II.

  1. La Réponse de BHL à CheckNews
  2. Factchecking de la réponse de BHL par O. Berruyer

Partie III.

  1. L’avis des iranologues sur BHL
  2. BHL : Bon Aryen ou Mauvais à tout ?
  3. À vous de jouer !
  4. Épilogue

V. La Réponse de BHL à CheckNews

Le service CheckNews a en effet précisé peu de temps après la publication de son article :

“Après publication de cet article, Bernard-Henri Lévy nous a contactés pour défendre les propos qu’il a tenus sur France 2. Il nous a envoyé un droit de réponse, citant un certain nombre d’auteurs qui lui donneraient raison. Aucune de ces citations ne dit pourtant clairement que l’Iran a changé de nom «sur ordre de l’Allemagne nazie». CheckNews mettra à jour cette réponse si les auteurs cités donnent raison au philosophe. En attendant, le voici :

«Ainsi donc vos « chercheurs » consultés vous ont « fait part de leur surprise, voire de leurs ricanements, en découvrant l’histoire » que j’ai racontée chez Laurent Ruquier et qui reprenait celle, citée dans L’Empire et les cinq Rois, du changement de nom, en mars 1935, de la Perse en Iran ?

Je ne veux pas, ici, polémiquer.

Mais à vos lecteurs qu’aurait [sic.] ébranlés ces « ricanements » je recommanderai, entre beaucoup d’autres, les historiens suivants.

[1] Charles Bloch qui, dans Le Troisième Reich et le monde, Imprimerie nationale, 1986, pp 255 et 256, écrit : « Le shah Riza Khan et ses collaborateurs se souvinrent que les Persans étaient des Aryens et par conséquent changèrent la dénomination officielle de leur pays en Iran sur proposition de la légation à Berlin ».

[2] Frédéric Sallée qui, dans Sur les Chemins de terre brune, Fayard, 2017, p. 389, écrit aussi : « Suite à ses visites en Turquie et en Allemagne, le 21 mars 1935, le Shah Reza Pahlavi décréta la transformation sémantique de la nation. La Perse devint l’Iran. »

[3] Antoine Fleury qui, dans La Pénétration allemande au Moyen-Orient, 1919-1939, Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales, 1977, p 267, parle de la « volonté d’appartenance » du Shah à « un groupe de nations considérées comme supérieures » et évoque cette question, qui obsède les Iraniens de l’époque : « leurs titres de naissance ne placent-ils pas les Persans sur un pied, sinon d’égalité, du moins de fraternité aux côtés des Germains ? »

[4] Barry Rubin et Wolfgang G. Schwanitz, Nazis, Islamists and the making of the modern Middle East, Yale University Press, 2014, Page 114 : « the German-Persian relations were so successful that the shah’s decision, in 1935, to change the country’s name from Persia to Iran (derived from the word Aryan) is often attributed to a suggestion from Iran’s ambassador to Berlin”.

[5] Kenneth M. Pollack, “The Persian Puzzle, Random House, 2004: quand le Shah prend sa décision et signe le décret royal qui va lancer son coup d’état sémantique, “he clearly was affected by Hitler’s methods”.

[6] Ou encore le témoignage de EhshanYarshater Kevorkian, professeur d’études iraniennes à Columbia University et, surtout, concepteur et directeur de la monumentale Encyclopedia Iranica qui consacre un article entier à cette histoire de renomination..

[7] Ou celui de Wipert von Blucher, représentant de l’Allemagne à Téhéran dans ces années qui, à la page 324 de son livre, Zeitenwende in Iran. Erlebnisseund Beobachtungen (en français, quelque chose comme « Changement d’époque, Expériences et observations »), dit la même chose.

[8] Ou, enfin, les Mémoires du dernier Shah, propre fils de celui qui signa le décret. Que dit-il, en 1979, au soir de sa vie, des motivations de son regretté papa ? Il dit (c’est aux pages 61 et 62 de l’édition française du livre) que son Shah de père a « délibérément encouragé les relations entre la Perse et l’Allemagne ». Et il ajoute (je cite toujours) que les nationaux socialistes poussèrent à la roue en mettant lourdement l’accent sur « les origines communes de nos deux peuples ».

[9] La presse de l’époque, d’ailleurs, ne s’y trompe pas.

[10] C’est l’article de « Je suis Partout » que je cite dans mon livre et dont je tiens le fac-simile à votre disposition.

[11] Ou c’est le New York Times qui, dès le 1er janvier 1935, soit trois mois avant le décret, annonce ce pacte des Aryens ;

[12] ou qui, le 26 juin 1935, dans un nouvel article intitulé « New Names of places : change of Santo Domingo to Trujillo recalls others », écrit, une fois de plus, que c’est bien :« sur la suggestion de la légation perse à Berlin » que « le gouvernement de Téhéran, lors du Nouvel An perse, substitua le nom d’Iran à Perse en tant que nom officiel du pays » et ajoute : « dans cette décision, l’influence du regain d’intérêt nazi pour les races appelées aryennes, ancrées dans l’ancienne Perse, est visible. »

Merci de porter ces précisions à l’attention de vos lecteurs.

Car il n’y a, au fond, pas tellement de quoi ricaner.»

Cordialement. BHL

VI. Factchecking de la réponse de BHL par O. Berruyer

Comme il s’agit de BHL, on ne peut évidemment avoir aucune confiance dans ses propos, étant donné le nombre d’erreurs qu’il a déjà commises et qui ont été dénoncées par les plus grands (nous y reviendrons).

Nous avons ici la chance, pour une fois, de disposer de nombreuses explications de sa part, qui vont nous permettre d’étudier plus en détail sa façon de travailler. Contrôlons donc ses affirmations et sources :

[1] Charles Bloch qui, dans Le Troisième Reich et le monde, Imprimerie nationale, 1986, pp 255 et 256, écrit : « Le shah Riza Khan et ses collaborateurs se souvinrent que les Persans étaient des Aryens et par conséquent changèrent la dénomination officielle de leur pays en Iran sur proposition de la légation à Berlin ».

Peut-être bien, comme on l’a vu, mais ceci ne corrobore en rien les affirmations principales de BHL “nom nazi” ou “sur ordre de l’Allemagne” ou “l’Allemagne nazie propose aux Persans “le deal du siècle”, on va faire une chouette aventure commune, on va dominer le monde !“. Nous reviendrons ci-après sur le fond de cette histoire d’ambassade iranienne en Allemagne.

Après, il est toujours important de vérifier ce que dit BHL. Nous avons donc récupéré le livre. La citation est bien juste, mais elle figure entièrement page 255, la page 256 ne parle pas de ceci :

La référence étant fausse, il semble que BHL n’ait pas acheté le livre et se soit contenté de le citer à partir d’une autre source. C’est dommage, car s’il avait lu la page 256, il y aurait vu ceci, qui contredisait son propos général :

[2] Frédéric Sallée qui, dans Sur les Chemins de terre brune, Fayard, 2017, p. 389, écrit aussi : « Suite à ses visites en Turquie et en Allemagne, le 21 mars 1935, le Shah Reza Pahlavi décréta la transformation sémantique de la nation. La Perse devint l’Iran. »

Là encore, on voit mal le lien avec les affirmations de BHL. Ici on apprend simplement que le Shah aurait, peut-être été influencé, lors de sa visite en Allemagne. (notez bien le “ses visites” dans la citation de BHL) L’image est forte, on imagine forcément mentalement le Shah avec Hitler.

Seul petit problème : Reza Pahlavi n’a fait qu’une visite hors de son pays, en Turquie, et n’a jamais mis les pieds en Allemagne…

(sources diverses, citées à gauche)

En fait, c’est la femme du Shah qui s’est rendue à Berlin – comme cela figure clairement dans le livre de Frédéric Sallée que cite BHL :

Sauf que BHL a transformé “ces visites” en “ses visites”… Reconnaissons qu’on a affaire à du TRÈS GRAND ART !

Il est très difficile de ne pas voir dans l’attitude de BHL une sorte de manipulation qui semble incompatible avec la qualification d’intellectuel qu’il se donne volontiers.

Frédéric Sallée a d’ailleurs réagi pour Checknews de Libération, et il taille un beau costard à l’homme en chemise blanche :

Bernard-Henri Lévy «fait une grosse erreur, car il n’y a pas de rapprochement idéologique. La femme du Shah s’est rendue en Allemagne, mais de la même manière qu’elle se rend dans la Turquie kémaliste. Il s’agit d’une recherche de contact avec des pays modernes qui se relèvent. Il n’y a aucun pacte, ni deal. Pour l’Iran, l’Allemagne incarne un pays qui se relève. Comme elle, la Perse veut se relever et se détacher des puissances britanniques ou russes. Ce relèvement est celui de la modernité. Il n’y a aucun lien entre l’aryanité des Nazis et celle des Iraniens. Si les Iraniens se rapprochent des nazis, c’est par pur opportunisme réformateur et non pas par idéologie». Il estime donc qu’il est faux d’associer le changement de nom de l’Iran à un pacte, un ordre ou une alliance idéologique avec l’Allemagne nazie.

[3] Antoine Fleury qui, dans La Pénétration allemande au Moyen-Orient, 1919-1939, Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales, 1977, p 267, parle de la « volonté d’appartenance » du Shah à « un groupe de nations considérées comme supérieures » et évoque cette question, qui obsède les Iraniens de l’époque : « leurs titres de naissance ne placent-ils pas les Persans sur un pied, sinon d’égalité, du moins de fraternité aux côtés des Germains ? »

Voici ce que dit Fleury dans son livre – et on voit comme BHL déforme les choses (comme la soi-disant “obsession des Iraniens”) :

On voit aussi que la source de Fleury pour l’origine de l’ambassade d’Iran en Allemagne est Blucher – dont nous allons parler juste après, puisque BHL le cite aussi comme source (pratique cette multiplication de la même source…)

Cela n’a d’ailleurs pas plu à Antoine Fleury, qui a réagi à la réponse de BHL, toujours sur Libération :

Le commentaire de BHL traduit une ignorance aussi bien du contexte géopolitique et idéologique de l’époque, sans parler de la situation politique de l’Iran et de l’attitude notamment de l’élite iranienne par rapport aux puissances étrangères.

Il est faux de dire que c’est sur ordre de l’Allemagne que la Perse décide de changer de nom. Il ne faut pas oublier que les Iraniens rejettent profondément la mainmise étrangère sur leur pays, notamment suite au partage anglo-russe de 1907. Reza Chah qui gouverne la Perse depuis 1921 ( rejet de la dynastie Kadjar, compromise avec les Puissances étrangères), cherche à engager la Perse dans une voie propre, le plus libre possible des Puissances étrangères, la Perse est le seul membre de la région à être membre de la SdN, dès 1920. Le Général Reza Khan s’inspire de l’exemple d’Atatürk: il pense instaurer d’abord une République avant de se décider pour la restauration de l’Empire, créant la nouvelle dynastie des Pahlevis. Il veut moderniser la Perse et la rendre moins tributaire de l’Angleterre qui s’est affirmée encore plus avec l’effondrement de l’Empire russe.

Sa diplomatie consiste à se trouver des appuis et des moyens parmi toutes les puissances de façon à échapper à la mainmise d’une seule. C’est là où l’Allemagne nouvelle des années 20 pourra reprendre un rôle, surtout dans le domaine économique et industriel, qui va considérablement se renforcer dans le contexte de la crise des années 30. […]

Enfin la citation de quelques extraits de mon ouvrage par BHL ne rend pas compte des perspectives de l’époque. Il n’a jamais été question chez les Iraniens, y compris chez ceux qui ont été fascinés par les succès de l’Allemagne de Hitler, de se soumettre à un quelconque diktat allemand!

Si la politique de l’Iran recherchait à établir des liens économiques et techniques avec l’Allemagne, c’est justement pour échapper à la mainmise hégémonique de l’Angleterre et de l’Union soviétique qui tenta de reprendre sa position dominante de l’ancien Empire tsariste dans le Nord de l’Iran!”

[4] Barry Rubin et Wolfgang G. Schwanitz, Nazis, Islamists and the making of the modern Middle East, Yale University Press, 2014, Page 114 : « the German-Persian relations were so successful that the shah’s decision, in 1935, to change the country’s name from Persia to Iran (derived from the word Aryan) is often attributed to a suggestion from Iran’s ambassador to Berlin”.

Là encore, on revient sur un détail qui n’appuie en rien les affirmations de BHL… On note en plus ici que le “often attributed to a suggestion” montre bien qu’il n’y a apparemment aucune preuve solide de ce qui a réellement décidé le Shah à l’époque…

[5] Kenneth M. Pollack, “The Persian Puzzle, Random House, 2004: quand le Shah prend sa décision et signe le décret royal qui va lancer son coup d’état sémantique, “he clearly was affected by Hitler’s methods“.

Le Shah a “clairement été affecté par les méthodes d’Hitler” : cette phrase ne veut pas dire grand-chose… Voilà l’extrait du livre :

Aucune note, aucune source, cela semble être une simple opinion de l’auteur ou un ouï-dire.

On note en revanche qu’il indique bien que, pour l’ambassade iranienne en Allemagne, c’est une rumeur non sourcée (“stories told”…) Et il insiste sur le fait que l’Allemagne était pour l’Iran ce qu’avaient été les États-Unis, un pays puissant pour contrebalancer l’influence anglo-russe sur l’Iran. Deux éléments importants occultés par BHL…

Ceci étant, le grand journaliste Amir Taheri dénonce ici, les nombreuses “erreurs factuelles” de cette source de BHL, Kenneth Pollack, son hypothèse insensée de l’influence allemande sur le changement de nom du pays – et déplore le fait que Kenneth Pollack ne soit “jamais allé en Iran, et ne parle pas persan, ce qui ne doit en effet pas aider l’auteur à réaliser des découvertes historiques majeures sur ce pays…

[6] Ou encore le témoignage de EhshanYarshater Kevorkian, professeur d’études iraniennes à Columbia University et, surtout, concepteur et directeur de la monumentale Encyclopedia Iranica qui consacre un article entier à cette histoire de renomination…

Ehshan Yarshater est en effet un immense spécialiste de l’Iran – il a été nommé en 1961 pour enseigner les études iraniennes à l’Université de Columbia, premier professeur à temps plein de persan dans une université américaine depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous ne pouvons étudier en détail son article – BHL ne donnant aucune référence…

Mais le plus simple a été de lui demander directement ce qu’il pensait de l’analyse de BHL.

Malgré ses 98 ans, il a accepté de nous répondre :

« M. Bernard Henri-Levy donne une image complètement erronée des changements sémantiques du pays. Il soutient que l’ancien nom du pays a toujours été “la Perse” non seulement en Occident, mais aussi en Iran, et que les Allemands ont provoqué ce coup d’État sémantique à cause de leurs propres croyances fascistes, mais plus important encore, il omet de dire – ou il ne sait pas – que le nom pérenne du pays a toujours été l’Iran, et le seul changement que les Iraniens ont entrepris au milieu des années 1930 a été de changer le nom de leur pays utilisé en Occident, à savoir Perse, par le nom de leur pays qui a toujours été appelé par les autochtones Iran.

Ainsi, les deux phrases suivantes :

“la Perse décide de changer de nom et de s’appeler l’Iran sur ordre de l’Allemagne”
et
“l’Allemagne nazie propose aux Persans “le deal du siècle”. L’Allemagne nazie dit aux Persans : « On va faire, vous les Aryens de l’Est, nous on fera les Aryens de l’Ouest, on va faire une chouette aventure commune, on va dominer le monde ! » Et les Iraniens acceptent le deal, et on a cette espèce de “coup d‘État sémantique” incroyable !”

sont totalement fausses. » [Ehshan Yarshater, 10/05/2018]

Il aurait toutefois suffi à BHL de lire ladite Encyclopaedia Iranica pour y voir plus clair :

Mais plutôt que de s’intéresser à un changement de nom, BHL aurait pu s’intéresser directement à l’article sur les relations germano-iraniennes, il est très clair :

S’il y a eu un développement de quelques relations économiques, Hitler n’avait pas de plan particulier pour l’Iran, car il s’intéressait peu au Moyen-Orient. De plus :

Reza Shah a néanmoins essayé de démontrer expressément sa position “équidistante” de toutes les puissances étrangères et a donc ostensiblement persécuté les cercles prétendument Nationaux-socialistes à Téhéran. En outre, un certain nombre d’intellectuels persécutés qui avaient fui l’Allemagne ont trouvé refuge (temporairement) en Perse.

Bref, le meilleur allié des nazis, pour BHL…

 

Ah, dernier point à propos de BHL ; quand il nomme sa source “EhshanYarshater Kevorkian” :

il ne semble pas connaitre cette immense sommité qu’est Ehshan Yarshater, et qui TRAVAILLE à l’université de Columbia de New York où il est titulaire depuis 1961 de la chaire Hagop Kevorkian d’Iranian Studies (du nom d’un archéologue américain dont la fondation l’a financée, mort en 1962) :

Sacré BHL – c’est un peu comme s’il appelait Jacques Rancière “Jacquerancière Sorbonne”…

[7] Ou celui de Wipert von Blucher, représentant de l’Allemagne à Téhéran dans ces années qui, à la page 324 de son livre, Zeitenwende in Iran. Erlebnisseund Beobachtungen (en français, quelque chose comme « Changement d’époque, Expériences et observations »), dit la même chose.

Aucune citation – pourquoi se donner du mal… Toutefois, si ça dit “la même chose”, ça ne dit probablement pas grand-chose comme on l’a vu…

Mais ne reculant devant aucun sacrifice, nous avons acheté le livre, et traduit le passage :

“Quelque temps après le Congrès, le gouvernement persan a informé les légations étrangères résidant à Téhéran qu’il souhaitait qu’à l’avenir le nom “Perse”, dans les langues étrangères, soit remplacé par “Iran” et qu’on s’y réfère de manière générale sur des bases historiques, ethnographiques et géographiques.

Après interrogation sur la raison de ce changement, on m’a répondu que le nom “Perse” était dérivé de Fars, le nom de la province du sud et ne se réfère donc qu’à une partie du pays. Le pays entier se nommerait l’Iran. Je n’ai pas manqué de répondre que les Français appelaient les Allemands “allemands” et que cela signifiait des Alamans, qui n’étaient eux aussi qu’une tribu allemande parmi tant d’autres.

Plus tard j’ai appris que la suggestion était venue de la légation persane à Berlin, et que la considération avait été décisive au sein du gouvernement persan qu’à une époque, où les nations étrangères se vantaient de leur descendance aryenne, la Perse ferait bien d’exprimer également en son nom que c’est la patrie de la race aryenne.

Le gouvernement persan a, avec cette conception, passé sous silence les dernières recherches scientifiques. Celles-ci considéraient les Aryens non comme la population indigène de Perse mais comme une race ayant immigré du nord.

La conception historique du gouvernement persan était d’autant plus flagrante que les excavations des dernières années en Perse par des savants comme Herzfeld, Schmidt, Arne et Hirschmann avaient livré d’importantes contributions à la culture de l’époque pré-aryenne.

Jusqu’à présent, c’était la petite ville Kerman, en Perse orientale, célèbre pour ses tapis, qui revendiquait fièrement que les Germains étaient ses descendants, parce que selon la tradition locale Kerman et Germain seraient le même mot. Fallait-il s’attendre désormais à ce que Kerman perde ce privilège et que la population de tout le pays regarde les Allemands de haut, avec des sentiments paternels ?

On voit bien que Wipert von Blucher indique que ses interlocuteurs lui ont bien signifié que le changement visait à corriger une erreur, et qu’il y avait des motifs “historiques, ethnographiques et géographiques”.

C’est lui qui indique, sans la moindre source que la décision aurait été suggérée par la légation persane à Berlin, et que la considération aurait été décisive. On voit d’ailleurs une pointe d’inquiétude à la fin du passage.

Ainsi, sérieusement, une des sources de BHL est donc l’ambassadeur d’Hitler à Téhéran dont il faudrait accepter, sans la moindre preuve, les affirmations sur des sujets en lien avec les races aryennes ?

Le site spécialisé iranian.com dénonce d’ailleurs cette théorie fumeuse (en 2008, propagée outre-Atlantique par un clone de BHL), ouï-dire non appuyé par des sources solides, et rappelle que Blücher était un ennemi personnel de Reza Shah et le calomniait souvent :

Cependant, il est toutefois fort probable que l’ambassade iranienne à Berlin ait émis un avis positif à l’idée de changement de nom… En est-elle à l’origine, son avis a-t-il réellement eu une influence sur le Shah ? – nous n’avons à ce jour pas trouvé de source fiable pour corroborer cette rumeur.

[8] Ou, enfin, les Mémoires du dernier Shah, propre fils de celui qui signa le décret. Que dit-il, en 1979, au soir de sa vie, des motivations de son regretté papa ? Il dit (c’est aux pages 61 et 62 de l’édition française du livre) que son Shah de père a « délibérément encouragé les relations entre la Perse et l’Allemagne ». Et il ajoute (je cite toujours) que les nationaux socialistes poussèrent à la roue en mettant lourdement l’accent sur « les origines communes de nos deux peuples ».”

BHL ne prend pas la peine de citer le titre du livre. Le catalogue de la BNF nous l’indique bien :

Réponse à l’histoire, en 1979 (au soir de sa vie, en effet, il meurt l’année suivante) livre que nous avons également acheté. Et bien voilà les pages 61 et 62 :

Et on ne trouve pas la citation… Peut-être BHL parle-t-il de la version de poche de 1981 ? Non plus :

Après lecture entière du livre, le passage cité par BHL n’y figure pas !

Mais en revanche, on tombe sur cette note de bas de page, page 268 du livre d’Antoine Fleury, La Pénétration allemande au Moyen-Orient, 1919-1939, cité précédemment par BHL dans le point n°3 :

Et là, on se met à comprendre qu’il semble bien que BHL n’ait pas lu les fameuses mémoires du Shah, mais qu’il se soit contenté de la note de bas de page d’Antoine Fleury ! D’où la mention des pages 61-62 ; mais comme Fleury n’a pas indiqué le titre – vu qu’il n’y avait qu’un livre de Mémoires du Shah à son époque, celles de 1961 :

BHL a donc probablement réalisé une rapide recherche sur Google, qui a ressorti la référence des Mémoires les plus connues du Shah, celles de 1979… Et rajouté le “au soir de sa vie” pour faire larmoyer. C’est la multiplication des sources par BHL : d’un seul livre, il crée 2 sources pour appuyer ses propos.

Et voilà comment il a cité une année fausse, 1979, à partir d’une note d’un livre écrit en… 1977 ! Sacré Bernard-Henri, va.

Ceci étant, on notera à quel point BHL a déformé la note, cachant les informations importantes données par Antoine Fleury : relations avec l’Allemagne en raison des qualités de produits, absence d’impérialisme, mauvaise appréciation de la réalité du régime dans les années 1930…

Ceci étant, il est dommage que BHL n’ait pas lu les Mémoires de 1979, on apprend des choses intéressantes sur “les motivations de son regretté papa” :

[9] La presse de l’époque, d’ailleurs, ne s’y trompe pas.

Ah ?

Eh bien, regardons la presse d’époque alors…

Bref, on sent à quel point la presse est scandalisée, et que le mot “aryen” apparaît toutes les 3 lignes… “Elle ne s’y est pas trompée.”

On voit aussi que, déjà, la presse aimait recopier les dépêches d’Havas (devenue ensuite l’AFP).

[10] C’est l’article de « Je suis Partout » que je cite dans mon livre et dont je tiens le fac-similé à votre disposition.

BHL tient donc beaucoup à son Je Suis partout. Dont il a dit, rappelons-le : “Il faut lire, en France, la presse d’extrême droite de l’époque et, par exemple, dans l’édition de Je suis partout du 6 juillet, le reportage enthousiaste, tonitruant, triomphant, signé du fasciste belge Pierre Daye, intitulé « La Perse qui devient l’Iran » et consacré, pour une grande part, à ce changement de nom.”

Il l’a même tweeté l’article :

Mais c’est hélas en format très peu lisible. Il tient donc le fac-similé “à notre disposition”, mais nous l’avons récupéré par nous-mêmes. Le voici en grand format lisible :

On peut le lire agrandi ici en pdf.

On note qu’il s’agit d’un article relatant un voyage touristique de l’auteur en Iran, et qu’il n’a qu’une phrase factuelle traitant du changement de nom. Et rien qui va dans le sens des affirmations de BHL – il est clair que cet auteur (futur sinistre collabo) ignore totalement tout éventuel lien avec les Aryens de ce changement de nom.

Mais peut-être que BHL ne lit-il que le titre des articles ?

[11] Ou c’est le New York Times qui, dès le 1er janvier 1935, soit trois mois avant le décret, annonce ce pacte des Aryens ;

Voyons ceci :

“[… Les gouvernements étrangers] ont été informés que le nom Iran décrit plus convenablement le royaume actuel que le mot Perse, qui était dérivé de l’ancienne province de Pers, à partir de laquelle le pays s’est développé. Le 22 mars sera le jour de l’an parce qu’il a toujours été sous la coutume persane. L’Iran est l’ancien nom autochtone de toute la région que la Perse occupe maintenant, et dont Pers n’est qu’une partie. C’est aussi l’origine du terme aryen.”

Donc BHL a vu dans ceci un “pacte des Aryens” avec l’Allemagne nazie

[12] ou qui, le 26 juin 1935, dans un nouvel article intitulé « New Names of places : change of Santo Domingo to Trujillo recalls others », écrit, une fois de plus, que c’est bien :« sur la suggestion de la légation perse à Berlin » que « le gouvernement de Téhéran, lors du Nouvel An perse, substitua le nom d’Iran à Perse en tant que nom officiel du pays » et ajoute : « dans cette décision, l’influence du regain d’intérêt nazi pour les races appelées aryennes, ancrées dans l’ancienne Perse, est visible. »

Dans cet article, le journaliste Oliver McKee Jr. écrit que « sur la suggestion de la légation perse à Berlin […] le gouvernement de Téhéran, lors du Nouvel An perse, substitua le nom d’Iran à Perse en tant que nom officiel du pays » et ajoute : « Dans cette décision, il [le gouvernement Persan] fut influencé par l’intérêt des Nazis pour la résurgence des soi-disant races Aryennes, puisé au berceau de la Perse antique»

Mais, d’une part, on est très loin des affirmations principales de BHL (“nom nazi”, etc). Le journaliste ajoute d’ailleurs que le changement du nom du pays en Occident s’accompagne du changement du nom de nombreuses villes, pour leur redonner leurs appellations pré-islamiques, comme Rezaiyeh, Babol et Zabol – dont on voit mal le lien avec les nazis. Cela montre de nouveau simplement la volonté de modernisation du Shah.

Et, d’autre part, ceci n’est qu’un avis non sourcé d’un journaliste du New York Times, non-spécialiste vu qu’il est en fait simplement… son envoyé spécial à Washington !

Quitte à citer le New York Times, BHL aurait pu citer l’analyse du 13 octobre 1935, qui rappelle que “Les Perses dans leur propre langue ont toujours utilisé le mot Iran pour désigner leur pays” :

On constate qu’un lien n’a été fait avec les élucubrations de BHL sur les nazis…

Voici d’ailleurs l’article publié en 1944 lors de la mort en exil de l’ancien Shah :

Aucune mention des hypothèses de BHL, mais une mention du fait que “le principal but de la politique du Shah était l’indépendance de l’Iran”.

En 1979, le New York Times, toujours, rappelait encore ce fait : “Nous avons toujours appelé notre pays Iran. Perse n’est pas le terme correct, c’est plus un fantasme du monde occidental”

On notera cependant en guise de conclusion que, si l’Iran avait décidé de s’allier avec l’Allemagne nazie (ce qu’il n’a jamais fait), et de changer son nom en Occident pour glorifier la grandeur d’on ne sait quelle race aryenne supérieure, il aurait été bien plus logique pour lui de prendre le nom d’Arianie plutôt que celui d’Iran, auquel aucun occidental n’associe les Aryens…

(source)

Finalement, BHL avait raison : “il n’y a, au fond, pas tellement de quoi ricaner.”

Il faut en effet d’abord rire franchement, puis ensuite s’indigner que de telles personnes aient table ouverte dans les médias depuis 40 ans, et y diffusent erreurs, manipulations, mensonges, propagande – et voire même incitation à la guerre…

Pour conclure, vous lirez demain dans ce dernier billet l’avis des plus grands iranologues mondiaux sur les déclarations de BHL – et pourrez agir !

Commentaire recommandé

Kami74 // 05.06.2018 à 09h15

“Faire du bruit, occuper l’espace, placer son nombril au centre du monde”

Si seulement il ne s’agissait que de bruit, que des rodomontades d’un bellâtre qui tente de faire l’intellectuel !

Mais je crains que ce soit plus que cela : cette tentative de diabolisation grossière de l’Iran par un porte-flingue de l’Empire pourrait annoncer un passage à une attitude plus belliqueuse des États-Unis et de leurs caniches. Les guerres d’agression contre l’Irak, la Libye puis la Syrie ont commencé elles aussi par la préparation psychologique de la population des pays agresseurs.

Après tout, la plupart des Français n’ont aucune raison d’être hostiles et agressifs envers l’Iran. Au contraire, beaucoup éprouvent probablement du respect pour ce pays à l’histoire millénaire, relativement paisible (à la différence de certains de ses voisins) et victime d’agressions répétées (coup d’État de 1953, attaque par l’Irak, embargo occidental, assassinats de ses scientifiques, etc). Il faut donc inculquer au bon peuple méfiance et haine envers l’Iran afin qu’il ne proteste pas trop lorsque nous lancerons l’assaut.

91 réactions et commentaires

  • Rond // 05.06.2018 à 06h44

    Passionnant, vraiment. Et après ?
    L’intention du maître en démocratie, BHL premier, est-elle d’outre-surdimensionner une origine nazie à ce nom “Iran”, inférant une sympathie de ce pays pour l’Allemagne nazie, inférant que l’Iran d’aujourd’hui est un ennemi à détruire par quelque façon que ce soit ?
    En ce temps là, beaucoup de pays ont dialogué avec cette Allemagne sans pour autant approuver, ni réprouver d’ailleurs. Et ça fait 75 ans, bon sang !
    Faire du bruit, occuper l’espace, placer son nombril au centre du monde, par n’importe quel moyen. Voilà ce qui occupe les électrons médiatiques. Ce n’est que vent et vagues.

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    • Kami74 // 05.06.2018 à 09h15

      “Faire du bruit, occuper l’espace, placer son nombril au centre du monde”

      Si seulement il ne s’agissait que de bruit, que des rodomontades d’un bellâtre qui tente de faire l’intellectuel !

      Mais je crains que ce soit plus que cela : cette tentative de diabolisation grossière de l’Iran par un porte-flingue de l’Empire pourrait annoncer un passage à une attitude plus belliqueuse des États-Unis et de leurs caniches. Les guerres d’agression contre l’Irak, la Libye puis la Syrie ont commencé elles aussi par la préparation psychologique de la population des pays agresseurs.

      Après tout, la plupart des Français n’ont aucune raison d’être hostiles et agressifs envers l’Iran. Au contraire, beaucoup éprouvent probablement du respect pour ce pays à l’histoire millénaire, relativement paisible (à la différence de certains de ses voisins) et victime d’agressions répétées (coup d’État de 1953, attaque par l’Irak, embargo occidental, assassinats de ses scientifiques, etc). Il faut donc inculquer au bon peuple méfiance et haine envers l’Iran afin qu’il ne proteste pas trop lorsque nous lancerons l’assaut.

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      • RGT // 05.06.2018 à 19h21

        Au début des années 80 je ne savais pas trop quoi penser des iraniens, je n’avais même jamais pensé que je puisse un jour en rencontrer.

        Puis un ami de fac m’a présenté des étudiants iraniens et ça a été un vrai choc : Ils étaient TOUS (garçons et filles) formidables, très ouverts, chaleureux, accueillants…

        Et quand leurs parents parvenaient à “s’échapper des griffes des ayatollahs 😉 ” et venaient leur rendre visite c’était la fête…

        Je n’ai rencontré que des personnes admirables et j’en garde un excellent souvenir. Particulièrement de Reza (s’il lit ce blog : Bonjour)

        Tout ce qu’ils souhaitaient, c’est qu’on les laisse vivre tranquilles sans venir s’occuper de leurs affaires.

        En retour ils foutaient une paix royale aux autres car ce n’était pas “leurs oignons”, tout en étant disposés à se mettre en quatre si on leur demandait de l’aide.

        Finalement, ils étaient comme les étudiants russes, mais en beaucoup moins “expansifs”…

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  • Linder // 05.06.2018 à 06h47

    Pierre-Vidal Naquet, il y a bientôt 40 ans, avait déjà montré quel cuistre et quel imposteur est ce personnage :
    http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49

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    • Charles Michael // 05.06.2018 à 08h45

      Linder,

      Le cas BHL a malheureusement évolué vers l’interventionisme humanitaire maniaque mais sélectif.
      et là l’élégant et séduisant Narcisse devient autre.
      Qui est-il donc ?
      la réponse est simple:
      Un nationaliste belliqueux teinté d’une bonne dose de racisme anti-musulman.

      et tous ses fatras historico-créationistes ne peuvent plus dissimuler ses obsessions.

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  • Fritz // 05.06.2018 à 07h01

    Merci. Ruquier a laissé parler le menteur en chef, vous avez pris la peine de vérifier, et vous avez démasqué le menteur. Les Achéménides qui parlaient déjà des “Aryens” étaient-ils nazis ?
    Après “Ehshan Yarshater Kevorkian”, parlera-t-on un jour de “Bernard-Henri Lévy-Flore” ou de “Bernard-Henri Lévy-Botul” ?
    L’ennui, c’est que malgré les multiples dénonciations du bouffon depuis quarante ans (Cornélius Castoriadis, Pierre Vidal-Naquet, Léon Poliakov), malgré ses biographes critiques (Jade Lindgaard et Xavier de La Porte, Philippe Cohen, Nicolas Beau, Richard Labévière…), ce monsieur est toujours présenté comme un “philosophe”, invité sur les plateaux, et confidents des princes de l’Élysée.

    La France est un pays ravagé par l’esprit courtisan, et c’est pourquoi elle continue à mettre au pinacle un tel imposteur. BHL se ridiculise, et la France qui l’admire se ridiculise aussi.

    Comme disait Marx : « Sur un terrain plat, de simples buttes font l’effet de collines ; ainsi peut-on mesurer l’aplatissement de la bourgeoisie actuelle d’après le calibre de ses esprits forts. »

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    • Fritz // 05.06.2018 à 07h30

      Correction : le nom de l’iranologue malmené par BHL est Ehsan Yarshater. Et BHL se veut le confident des princes de l’Élysée.

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      • Nicolas // 05.06.2018 à 07h33

        Lisez l’article. Olivier a fait la correction et a contacté cet universitaire.

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    • Incognitototo // 05.06.2018 à 16h23

      Y a qu’à voir les tirages de ses bouquins ou ses flops au cinéma ou au théâtre, pour se rendre compte que c’est pas “la France” qui l’écoute.
      Par contre, l’intelligentsia, oui ; et c’est bien ça le plus dramatique… Si des gens censés réfléchir se laissent charmer par ce personnage, c’est que l’intelligence, l’honnêteté, la probité, et autres termes moraux devenus gros mots, sont tombés bien bas.
      Sûrement un des effets collatéraux de la baisse de QI généralisée semble-t-il provoqué par toutes les saloperies alimentaires et intellectuelles que nous ingurgitons…

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    • Fritz // 06.06.2018 à 06h59

      2e correction : le nazi primordial n’est pas un Achéménide, mais le fondateur de la dynastie sassanide, Ardachir Ier (règne : 224-241).
      C’est lui qui s’est intitulé « roi des rois de l’Iran », d’après l’inscription en moyen-perse et en parthe citée par l’Encyclopaedia Iranica.

      Pour ma punition, j’irai regarder « Le Jour et la Nuit ».

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  • Nicolas // 05.06.2018 à 07h28

    Enquête brillantissime ! Si la Raison et les faits avaient la moindre importance dans les grands médias français, Botule serait à compter d’aujourd’hui exclu de tous les plateaux, et tous les journalistes devraient fuir à sa vue poor ne pas salir sa propre réputation au contact de ce menteur et psychopathe poussant sans cesse à la guerre.

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  • Emmanuel // 05.06.2018 à 07h33

    Je n’ai pas lu le livre, je n’ai pas vu l’émission, et je ne m’intéresse pas à ce monsieur. Toutefois, a lire votre analyse, on a l’impression d’un travail à l’envers de celui d’un chercheur . Pour moi il serait intéressant d’essayer de comprendre cette obsession des “races”, ou d’une assignation ethnico-religieuse. Une contradiction mystérieuse quand on sait les multiples catastrophes auxquelles une telle conception a pu mener, alors que le vrai combat devrait être sur le terrain politique, et qu’en focalisant l’attention sur un terrain “éthnique”, il semble utiliser les même outils que l’extrême droite qu’il prétend combattre….mystere…

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    • Toff de Aix // 05.06.2018 à 08h10

      Il n’y a pas de mystère là dedans : BHL n’est pas au niveau dans le débat d’idées, il ne l’a jamais été.

      Son argument massue est donc un vulgaire point Godwin perpétuel, visant à décrédibiliser et diaboliser ses détracteurs sans même entrer dans le débat. Accuser ses opposant de nazisme, de sympathies aryennes et autres imbecilités lui permet de croire qu’il se soustraira à une analyse plus approfondie. Et je ne suis pas loin de croire qu’à l’heure actuelle, au vu de l’état des médias et du débat d’idées en France, cette stratégie ne fonctionne pas dans une certaine mesure…

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    • John B // 05.06.2018 à 09h26

      [quote] […]et qu’en focalisant l’attention sur un terrain “éthnique”, il semble utiliser les même outils que l’extrême droite qu’il prétend combattre….mystere…[/quote]

      Rien d’étonnant vu qu’il est on ne peut plus proche de l’extrême droite israélienne.

      C’est un bouffon menteur et manipulateur, il prétend combattre l’extrême droite mais même le FN fait pâle figure par rapport à cette extrême droite israélienne dont il se fait le défenseur. Le FN a beaucoup de tords, mais c’est pas des fanatiques religieux qui se réjouissent du massacre de civils innocents. (A notre époque en tout cas)

      Rien de mystérieux dans ses contradictions pour ceux qui connaissent un peu le personnage.

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    • R.C. // 05.06.2018 à 10h05

      @ Emmanuel
      Pas très compliqué, pourtant. BHL ne philosophe en rien du tout, il se contente de polémiquer (avec de surcroît une mauvaise foi d’une effronterie peu commune). Il joue avec des “éléments de langage” utilisés comme stimuli.

      Se plaçant sur le terrain des races, BHL vise ainsi à obtenir des réactions primaires et viscérales de son auditoire, là où tout raisonnement est occulté (si l’auditoire commence à réfléchir et à raisonner, c’est foutu pour les manips béachéliennes…).

      Il n’a jamais procédé différemment, toujours sur le registre émotionnel, ceci nappé d’un épais coulis de citations pseudo-intellectuelles et de références absconses pour conforter les arguments d’autorité de quelqu’un qui n’est, en réalité, qu’un imposteur (cf. Botul…), un clown sinistre (cf. Libye…).

      Oligarque lui-même, il a l’oreille des oligarchies. C’est ce qui lui a assuré sa longévité médiatique et d’intrigant occulte.

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  • Haricophile // 05.06.2018 à 07h35

    Je trouve ce billet passionnant dans le contexte actuel Iran vs empire de l’OTAN. Au delà des déblatérations du riquiqui BHL qui ne mérite certainement pas autant d’attention, il remet en perspective des images très très faussées que l’on nous diffuse concernant les relations respective entre “l’occident et l’orient”, et ça c’est précieux. Merci !

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  • astap66 // 05.06.2018 à 07h35

    Edifiant…et inquiétant sur la qualité du débat d’idées en France.

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  • Toff de Aix // 05.06.2018 à 07h43

    BHL est un imposteur… Qui se fait qualifier de philosophe, même par ses détracteurs ! C’est dire l’état du journalisme, des médias et de l’industrie de l’information en France. C’est dire le degré d’imprégnation idéologique qui anime ce petit microcosme autocentré, où se trouve l’essentiel de ceux qui se croient supérieurs au reste de la populace. De toutes façon, dans cette multitude grouillante qui attend sans broncher, le bec grand ouvert, l’info mensonge tombera et sera digérée. Qui prendrait la peine, parmi tous ces incultes, d’aller vérifier, et surtout, d’aller contre le sens du vent ?

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    • Galvan // 06.06.2018 à 00h05

      Mais qui prend encore la peine d’écouter ce bouffon suffisant bouffi d’orgueil ? Ignorez-le simplement, ses films sont nuls, ses livres sont nuls, sa réflexion est nulle. En clair c’est un nul qui se prend pour un génie. Un digne représentant de cette soit disant élite à 2 balles dont la nullité devrait tous nous donner une idée de l’infini. Un vrai privilégié qui s’abrite derrière un paravent de dogmes aussi inutiles que dangereux.

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      • Catalina // 06.06.2018 à 06h23

        Un vrai parvenu serait plus juste !
        Et comme le souligne un commentateur, ce parvenu reçu dans les ‘hautes sphères’ nous ridiculise mais ridiculise aussi ” sa cour”. Etre admirateur de ce parvenu revient à dire qu’on est aussi abruti que cet olibrius.
        ;O)

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  • blam // 05.06.2018 à 07h56

    Tout le monde est au courant ici, mais rappelons que ce “machin” est président du conseil de surveillance d’Arte depuis 1993.
    Arte, vous savez, la chaine de service dit public, dirigée plus ou moins directement par des élites politiques et hautes-fonctionnariales, censée être la crème de l’intelligence et la culture.
    Moi je vous le dis, le pays est pourri à la moelle. Et le dire et donc dépasser le cas BHL devrait être un devoir.

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  • DUGUESCLIN // 05.06.2018 à 07h57

    BHL est fatigant avec ses questions ethniques. Peut-on condamner un pays pour sa supposée appartenance ethnique? Si vous êtes supposé aryen vous êtes soupçonnable et pire encore, si vous le revendiquez, vous êtes pré-condamné.
    Si nous condamnons le racisme qui classifie arbitrairement des groupes selon leur ethnie réelle ou supposée nous ne pouvons que condamner l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme. Le soupçon jeté sur des pays du fait de leur supposée appartenance ethnique ne peut être qu’un racisme condamnable.
    BHL, champion de la lutte contre le racisme, veut que l’Iran soit condamné, voire détruit (comme la Libye), utilisant parmi d’autres soupçons, sa supposée origine aryenne qu’elle aurait, soit disant, revendiquée. Cet argument de BHL est incontestablement raciste, bien qu’il soit noyé dans les autres arguments fallacieux qu’il utilise. Le fait d’avoir des origines supposées sémites ou aryennes, en aucun cas, n’autorise le racisme ni pour les uns ni pour les autres.

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  • Mr K. // 05.06.2018 à 08h02

    Quel travail formidable, bravo!
    A diffuser massivement, il faut démasquer nationalement ce fauteur de guerre faussement estampillé à gauche.
    En fait soutien du gouvernement d’extrême droite raciste de Benyamin Netanyahou.

    Précision importante et rappel sur les méthodes de travail très douteuses de BHL – “l’Affaire Botul” – :

    BHL et Botul ne sont pas la même personne, comme vu dans certains commentaires.

    “Jean-Baptiste Botul est un philosophe fictif créé en 1995 par Frédéric Pagès et ses amis de l’Association des amis de Jean-Baptiste Botul. Originellement, l’œuvre de Botul constitue un canular littéraire.”
    (Wikipedia, en service minimum concernant BHL sur ce sujet)

    Bernard Henri Levy s’était couvert de ridicule en France et à l’étranger en citant très sérieusement le philosophe inexistant Botul dans un de ses livres.
    “BHL en flagrant délire : l’affaire Botul”, article par … Aude Lancelin du 08 février 2010 – Férocement drôle.

    https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20100208.BIB4886/bhl-en-flagrant-delire-l-affaire-botul.html

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    • Sam // 09.06.2018 à 07h09

      “BHL et Botul ne sont pas la même personne, comme vu dans certains commentaires.”

      En êtes vous si sur ?
      BHL aussi est un philosophe fictif dont l’oeuvre constitue un canular littéraire…

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  • Canal // 05.06.2018 à 08h09

    Une nouvelle fois, remarquable travail d’investigation dont Les Crises est devenu une référence. Qu’Olivier en soit gratifié.

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  • pucciarelli // 05.06.2018 à 08h15

    Les sottises de BHL posent moins le problème de ce fauteur de guerre impénitent que celui de son “imperium” médiatique à Paris et de son influence dans les sphères du pouvoir en dépit de son évident amateurisme. Préparant à nouveau les esprits à un éventuel conflit des Occidentaux, cette fois contre l’Iran, on voit bien quels intérêts il sert une fois de plus. BHL philosophe? Certes non. BHL agent des forces obscures qui ont mis le feu dans tant de pays autour en l’Europe et ailleurs, probablement. Ainsi donc, milliardaire et ne courant pas après l’argent, il est un cas extraordinaire: agit-il pour ses convictions “propres” si l’on peut dire? Au nom de quoi fait-il tout cela? Son influence à Paris méritera une étude approfondie. Qui, bien menée, sera à coup sûr décapante. L'”exception française”, existe, BHL en est la métonymie. Hélas.

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  • Zoroastre // 05.06.2018 à 08h16

    Merci infiniment Monsieur Berruyer pour cet immense travail de debunckage !

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  • Gribouille // 05.06.2018 à 08h26

    Pendant que BHL participe à l’oeuvre de diabolisation de l’iran, Netanyahu rend visite à Macron à Paris pour finir le travail. Surprenant qu’un chef d’Etat, dont l’armée vient de réprimer une manifestation pacifique dans le sang, puisse aller et venir sans qu’aucun média ne s’en offusque.

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    • Marie Colin // 06.06.2018 à 23h46

      aucun media certes…
      mais où sont les procureurs et juges français qui ne s’emparent pas des crimes de cet état – ne serait-ce qu’au nom de notre compatriote Salah Hamouri remis en détention sans inculpation par les mêmes qui trouvent tout à fait normal que les Gazaouis ne reçoivent que 2 heures d’électricité par jour…
      sans compter bien sûr les innombrables crimes de ces colons hyper racistes à l’encontre des habitants autochtones de Palestine !

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  • Thierry Theller // 05.06.2018 à 08h43

    Ça ressemble à quoi, un agité qui, en authentique pousse au crime de masse, et responsable assumé de milliers de morts (Libye, Ukraine, etc.), déclare : « Les dictateurs ne sont forts que de nos faiblesses » ???
    Peu importe d’ailleurs ! En tout cas, il nous administre là, la preuve que lui sait de quoi il parle et surtout, qu’il sait ce qu’il veut : un gigantesque marché planétaire de sang et de mort !

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  • Catherine // 05.06.2018 à 08h44

    Ben voilà BHL, quand vous voulez savoir quelque chose ou le vérifier, vous n’avez qu’à demander à “les crises”.
    1 – le travail de recherche sera mieux fait que par vous.
    2 – vous comprendrez enfin que votre ego vous trompe. Les gens brillants, honnêtes, intéressants (et humbles) ne sont pas forcément sur les plateaux de TV.

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  • nulnestpropheteensonpays // 05.06.2018 à 08h45

    des mecs comme bhl ne peuvent exister que parce que la corporation des journalistes est gangrenée par des lèches bottes , des incompétents , des mecs qui veulent faire carrière , ce qui est normal dans une presse aux ordres des puissants . D’ailleurs bhl est a l’image ou l’inverse , de certains de nos hommes politiques , bêtes , crasse , incompétent . Leurs seules compétences , c’est une certaines forme de narcissisme , de psychopathie , et autres bêtises
    Bravo pour votre travail M Berruyer, enfin quelqu’un qui ne nous laisse pas pour des béats

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    • Linder // 05.06.2018 à 10h13

      Pourquoi BHL est-il si influent : la vraie raison c’est François Pinault, l’une des plus grandes fortunes française et un des hommes les plus influents (il a soutenu l’élection de VGE, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron …). François Pinault a racheté l’entreprise familiale dont a hérité BHL. Les liens sont forts et se poursuivent puisque depuis des décennies, BHL peut écrire chaque semaine dans LE POINT, propriété de Pinault via le groupe Koering.

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      • Alfred // 05.06.2018 à 10h48

        Le modérateur a du changer depuis hier. J’ai été modéré pour avoir fait une allusion à ce lien. BHL n’est pas un philosophe; ce n’est pas un écrivain. C’est un agent d’influence d’extrême droite (d’une extrême droite). C’est aussi et surtout un grand bourgeois et plus que son communautarisme qui fait tant fantasmer c’est don immense mépris de classe qu’il faut souligner. Ce mépris il le partage avec nos autres oligarques. Ce qui rend bhl intéressant c’est que la combinaison de son égo démesuré avec son rôle d’agent d’influence omniprésent nous fait exploser au visage ce mépris. BHL est un révélateur grossier de vérités qui autrement sont dissimulées. Il faut un mépris sidéral des populations pour oser professer des bobards pareils devant des millions de gens. Et un sentiment d’immunité sans pareil chez les humbles mais courant chez “l’élite”. Avec lui c’est très visible (cela n’en demande pas moins un certain travail pour que la critique soit inattaquable et merci à l’équipe des crises pour cela). Mais il n’est pas le seul: Tout notre gratin est boursouflé de mépris à notre égard. c’est le sens de ces mensonges que nous subissons matin, midi et soir. De Rugy sabotant son assemblée (voir Ruffin) à Macron sabotant son pays en passant pas les mercenaires sabotant leurs entreprises. Ducheptel. C’est ce que nous sommes pour ces gens là.

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        • Sandrine // 05.06.2018 à 19h30

          Merci pour votre commentaire éclairant.
          Finalement les mensonges de BHL ont un équivalent : ceux ces pseudos-scientifiques théoriciens du racisme à la fin du XIXe siècle ( les Vacher de Lapouge et autres Chamberlain). Eux aussi utilisaient leurs titres universitaires et leur entregent pour développer une idéologie, fondée sur du vent d’un point de vue scientifique, mais parfaitement à même d’inculquer la servitude volontaire aux masses dominées. A l’epoque, le racisme faisait pièce aux mouvements socialistes et permettait de légitimer le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste. Aujourd’hui, c’est un peu pareil même si le « contenu » a changé : on rappelle chaque fois qu’on le peut l’équation « le nazisme =le mal » qui est généralement bien comprise par le peuple et suscite chez lui beaucoup d’angoisse ; c’est bon pour légitimer le pouvoir en Amérique et donc celui des élites occidentales ses vassales.
          Mais j’ai tout de même l’impression que l’equation magique pert peu à peu de son efficace… Tant va la cruche à l’eau qu’elle se casse.

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          • Fritz // 05.06.2018 à 21h52

            Vacher de Lapouge était socialiste :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Vacher_de_Lapouge
            Les rapports entre socialisme et racisme sont complexes.

            Quant à BHL, il serait raciste si on acceptait le parallèle entre antisémitisme et antiaryanisme esquissé par @Duguesclin, mais il n’est pas socialiste.

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            • Alfred // 05.06.2018 à 22h30

              Pas socialiste? Il me semblait pourtant vaguement qu’il avait soutenu Ségolène Royal il y a longtemps.
              (Je blague un peu mais vous aussi)

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            • Fritz // 05.06.2018 à 22h32

              Ségolène Royal, socialiste ?
              Elle voulait collectiviser les moyens de production ?
              Votre humour est corrosif, Alfred.

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            • Sandrine // 05.06.2018 à 23h14

              BHL était dans la mouvance maoïste dans les années 70 puis s’est retrouvé dans l’orbite Mitterand apres 81. Parcours neocons typique.
              Vacher de Lapouge, était lui aussi « d’origine socialiste », mais il a rapidement bifurqué pour devenir conseiller de mouvements racistes tels que le nazisme. Le nazisme se prétendait d’ailleurs leur aussi « socialiste »
              Faut-il y voir une « concordance des temps » avec le Parti socialiste français ? Je n’irais pas jusque là, même si, l’anti-racisme qui est devenu le cœur de sa doctrine, par bien des aspects,ressemble au racisme (le côté pseudo-scientifique, les injustices qu’il crée au sein de la société et surtout les potentialités de violence et de guerre qu’il renferme en lui)

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            • Alfred // 06.06.2018 à 11h07

              Bonjourur Sandrine
              Je partage entièrement votre point de vue. Il est bon de rappeler cependant que le nazisme etait un mouvement opportuniste dont le succès a plus à voir avec son alliance avec le grand patronat qu’avec ses premises politiques qu’il n’a respectes que pour la partie raciste. Il a rapidement réglé son compte à son aile “gauche” d’une part et d’autre part c’était très loin d’être le seul parti “national” (pour faire simple) à l’époque. Le nazisme a été utilisé pour détourner la colère de la populace allemande des très grands bourgeois vers des boucs émissaires (juifs, vrais socialistes ou communistes et ennemis extérieurs).
              En effet nous assistons à l’époque contemporaine à des phénomènes analogues de détournement de colère et de désignations d’ennemis à abattre. Et en effet on ne peut que constater avec une triste ironie qui active la dynamique totalitaire aujourd’hui et qui sème la violence.

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  • Lysbeth Levy // 05.06.2018 à 08h45

    Brillante démonstration que les “plus grands” (pour rire !) sont capables de fake-news, et a savoir si la loi va “pénaliser” ce cher BHL qui en a des milliers à son compteur. Voir sur son site “la Règle du Jeu” ou ils les enfilent comme des perles. Le pire est qu’il suit l’agenda promu par les néocons et Israel, l’attaque de l’Iran faisant parti du plan, il convient de “l’hitlériser” afin de détruire ce pays comme l’Irak la Libye (bien que la Syrie se soit raté) ” Witch Path To Persia” le plan contre l’Iran de Brooking Institution : https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2016/06/06_iran_strategy.pdf
    .http://landdestroyer.blogspot.com/2017/10/americas-predictable-betrayal-of-iran.html BHL ‘est un agent pro-israelien, proche des faucons, il est ridicule souvent mais il suit exactement l’agenda prévu par ces “collègues faucons” et américains. Prêt a tout y compris mentir effrontément, rappel il n’a pas vu de néonazis en Ukraine, alors qu’il en voit partout là ou il n’y en pas…Précieuses ridicules.

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  • Bob Dinard // 05.06.2018 à 08h57

    Bravo pour cette enquête implacable.

    Le plus attristant est que BHL a toujours été un imposteur et son omniprésence médiatique révèle l’extrême toxicité du quatrième pouvoir.

    Qui plus est, entendre BHL scander sa diarrhée va-t-en guerre chez Ruquier sous le regard de moix et angot, tous deux serfs décérébrés de BHL, en dit long sur la consanguinité et l’impunité qui règne dans le monde des chroniqueurs/editocrates.

    Ayez bien en tête que BHL ne vend rien, ses livres et films sont des bides absolus. ( Moins de 3000 !!! Spectateurs pour le serment de toubrouk”)
    Il doit ses nombreux passages médiatique à son rôle de bateleur de la foire aux guerres.

    Regardez le documentaire Propaganda, la fabrication du consentement.

    La conclusion revient à Vidal-Naquet

    Bernard-Henri Lévy cite (p. 278, note 49) la « déposition d’Himmler » au procès de Nuremberg. Ce dut être une déposition fantomatique, car Himmler s’est suicidé après son arrestation, par les troupes anglaises, le 23 mai 1945 ;
    II me semble que ce petit relevé suffit et qu’il est de nature à intéresser vos lecteurs. Le véritable problème n’est donc pas de « critiquer » le livre de Bernard-Henri Lévy, car il est en deçà de toute critique ; il est de se demander : 1) Comment un normalien, agrégé de philosophie selon ce que nous apprend la couverture du livre, peut-il se mépriser lui-même et mépriser ses lecteurs au point de leur infliger une pareille « science » et se comporter, pour utiliser son propre vocabulaire (pp. 78-79), comme un « bateleur analphabète » ? 2) Comment il peut se faire que, sans exercer le moindre contrôle, un éditeur, des journaux, des chaînes de télévision lancent un pareil produit, comme on lance une savonnette, sans prendre les garanties de qualité que l’on exige précisément d’une savonnette ? Est-ce cela la « Barbarie à visage humain » ?

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    • Sandrine // 05.06.2018 à 09h36

      Vous avez raison, là est la véritable question. Folie? Vénalité?
      Et les journalistes qui relayent ses interventions : sont-ils à ce point aveugles pour ne pas voir le discrédit qui rejaillit sur eux?
      Peut-être le 3ème article de cette série abordera ce point.
      Merci en tout cas pour ce fabuleux décryptage.

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      • Alfred // 05.06.2018 à 11h46

        Pour comprendre enfin le mystère il faut se dire qu’aucun discrédit “de quallité” ne rejaillit sur eux (ni les baveux ni le charlatan) car entre eux ils se donnent du crédit. Mais pas celui que vous attendez; ils se donnent le crédit des dessalés, des initiés. Ils se reconnaissent entre imposteurs, connaissent les mensonges et reconnaissent ceux qui y participent. Le crédit que vous (nous) leur accordez (accordons) n’a aucune espèce d’importance. Pourquoi en aurait il puisque nous sommes impotents? Qu’est ce que la change ce que nous pensons? Rien. Seul compte l’avis de ceux qui tiennent le manche. Faites vous à l’idée. C’est le premier pas pour que cela change. Personne “qui compte” n’a cure des mensonges de bhl. La seule solution est de changer “qui compte” et qui est important. (et ça se fera peut être dans la violence ou peut être pas mais une chose est sure: ça ne se fera pas en obéissant aux injonctions des puissants comme les français l’on fait à la présidentielle).

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  • Georges Clounaud // 05.06.2018 à 09h01

    Extrait d’un article du Monde posté ce matin consacré aux dernières tribulations de Sieur Botul à Londres…

    “L’anglophilie militante de BHL fait mouche d’autant plus qu’elle contredit les clichés locaux sur les Français, et que le philosophe se mouille, lui et sa chemise blanche ouverte. Il pousse la conviction jusqu’à plonger tout habillé dans une baignoire pleine, par désespoir sans doute, avant une ultime envolée lyrique pour l’élection au suffrage universel d’un président de l’Europe et le remplacement des ponts sans âme figurant sur les coupures d’euros, par les visages d’Edmund Husserl, Anne Frank et Zinédine Zidane.”

    https://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2018/06/05/a-londres-bernard-henri-levy-seul-sur-scene-pour-stopper-le-brexit_5309623_4872498.html

    Que rajouter à ces serviles et hallucinatoires lignes ?
    Étonnant non ? comme disait un des plus talentueux pourfendeurs de l’escroc BHL, Pierre Desproges.

    Soyons honnête, l’auteur de l’article, désireux sans doute de conserver une once de crédibilité, se reprend quelque peu à la fin de son article mais tout de même, il fallait oser…

    Il est cependant jubilatoire d’assister ainsi à la pitoyable et ridicule décadence d’une certaine “élite” définitivement hors-sol…

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    • gotoul // 05.06.2018 à 11h31

      On y apprend que Monsieur B.H. Levy est aussi membre du conseil de surveillance du Monde.

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  • Velut Umbra // 05.06.2018 à 09h20

    [pinaillage] Jacques Rancière n’est pas enseignant à la Sorbonne mais à Paris 8 (Vincennes).

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  • Fritz // 05.06.2018 à 09h20

    Pourquoi BHL a-t-il résisté aux multiples dénonciations de son imposture ? Parce qu’il utilise la télé, il s’adresse à des hommes de télé comme le sieur Ruquier. BHL est le philosophe du show-biz, et c’est pourquoi les réfutations de ses mensonges et impostures ne l’atteignent pas. Jusqu’au jour où…

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    • moshedayan // 05.06.2018 à 14h20

      BHL devrait être l’objet d’un “scanner sémantique”, j’émets l’hypothèse alors que plusieurs de ses propos laissent entendre que, selon lui, le peuple juif est bien un peuple plus remarquable, “élu” (mauvaise interprétation d’ailleurs du sens de ce mot dans la Bible)… plus que les autres. Par là, une hiérarchie… et sur l’Iran son propos nourrit facilement la plaisanterie facile du “bon à rien”. L’origine aryenne, sémite ou papoue d’une langue, d’une histoire d’un peuple ne présage pas d’une “tare politique génétique”. L’Iran pays des Aryens eh alors ! Va-t-on faire de la Russie, pays des Scythes et Sarmates, l’origine de son régime actuel ?

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  • T’jores // 05.06.2018 à 09h21

    Confusionnisme ? (si tant est que l’on sache définir ce mot en Français ?)
    On dit bien ” histoire” à propos d’une reconstruction sémantique, qu’il ne faut pas confondre avec “l’Histoire” ?!?!

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    • R.C. // 05.06.2018 à 10h13

      Après avoir cité Botul, BHL pourrait citer Confuzius…!

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  • PBertier // 05.06.2018 à 09h55

    BHL aurait aussi pu écouter le replay de l’émission de Franck Ferrand sur Europe 1 “21 mars 1935 la Perse devient l’Iran”
    1http://www.europe1.fr/emissions/aujourd-hui-dans-l-histoire/21-mars-1935-la-perse-devient-liran-3008027….
    émission dont la suppression vient d’ailleurs d’être supprimée par la nouvelle direction… chasse à la rigueur historique et au temps long, place à BHL et aux #FakeNews, voilà la tendance….

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  • THMOS // 05.06.2018 à 10h02

    De cette période il faut plutôt s’intéresser au sort terrible des Perses ou Iraniens dont le pays envahi par les Soviets et les Anglais fut exploité pour acheminer des armes et des ressources en URSS, épuisant les rares infrastructures dont le chemin de fer, affamant une population “neutre”, étrangère au chaos des occidentaux, pauvre et soumise jusqu’à provoquer des famines. Après guerre aucune réparation, aucun égard pour ces Iraniens sinon les investissements anglo saxons pour piller le pétrole… Aujourd’hui Total et PSA sont virés de chez ces vilains aryens néo nazi ( qui nous ont quand même débarrassé de Daesh ) par Trump et Macron ” qui préfère la diplomatie au commerce ” (!!!)

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  • Thomas Savary // 05.06.2018 à 10h17

    Devinette posée par Pierre Jourde et Éric Naulleau dans « le Jourde et Naulleau. Entreprise de nuisance littéraire » : « Quelle est la différence entre Bernard-Henri Lévy et un cinéaste ? Réponse : c’est le jour et la nuit. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jour_et_la_Nuit

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  • René Fabri // 05.06.2018 à 10h40

    Magnifique travail de vérification des sources. La publication de ces réfutations serait impossible avec les médias traditionnels. Un journal ne pourrait pas consacrer une surface aussi importante à une contre-argumentation de cette qualité. Cela montre bien qu’internet est supérieur aux journaux papiers. BHL vient de l’ancien monde et ne s’attendait certainement pas à une réponse aussi magistrale. Encore bravo !

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    • Le Minotaure // 05.06.2018 à 12h36

      Il a déjà eu des réponses magistrales sur format papier à d’autres de ses affabulations (voir l’article de Pierre Vidal Naquet). Je pense que cet individu se soucie assez peu des réponses à ses délires, sauf quand elles s’exprimen dans des médias où il a de l’influence. Son talent est dans son entregent, pas dans l’écriture ou l’argumentation.

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  • Ardéchoix // 05.06.2018 à 10h41

    Avec bhl on est dans la philosophie de l’obscure, est seul ce grand penseur donne le bon chemin à suivre. Ne pas regarder le soleil qui éblouit, mais bien rester dans la lumière des écrans plasma et de la voix envoûtante de nos amis journalistes qui vous montrent ce monde dans sa réalité. C’est l’allégorie de la crotte .

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    • Monique // 06.06.2018 à 11h45

      Quand bhl montre la lune, les imbéciles regardent la lune; le sage décortique son doigt…

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  • Sandrine // 05.06.2018 à 10h51

    Totalement d’acord.Peu importe d’aileurs que le gouvernement iranien des années 30 ait eu ou non des sympathies pour l’Allemagne nazie [Modéré]
    Ce qui est grave ici, c’est la tentative éhontée de falsification des sources relayée par des médias ayant pignon sur rue!
    Je me demande d’ailleurs si BHL n’a pas accepté de se sacrifier (de toute manière il est cuit sur la scène intellectuelle) pour aider à faire passer une loi sur les Fake News. C’est tellement grossier cette manipulation…

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  • kasper // 05.06.2018 à 10h55

    s’il faut en appeller aux rois mages et a l’enfant Jesus pour tenter maladroitement de repecher BHL, c’est que son cas est vraiment desespere…

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  • Polchen // 05.06.2018 à 11h04

    Point [12] (Article du New York Times du 26 janvier 1935)

    L’article écrit : ”In its decision, it was influenced by the Nazi revival of interest in the so-called Aryan races, cradled in ancient Persia”

    [Modéré, merci]

    BHL se saisit de cette phrase pour affirmer que ce sont les Nazis qui ont ”infuencé” les Persans dans une démarche qui sous-entend leur adhésion à la soupe idéologique nazie sur les races aryennes. Mais cette lecture est doublement inexacte, et on ne peut penser que BHL n’ait pas fait exprès ce faux sens (on connait l’homme):
    – d’une part, la phrase (et le premier paragraphe) est un commentaire journalistique typiquement généraliste et plutôt vague, et dénué de pouvoir d’affirmation historique (caractère journalistique classique),
    – d’autre part la citation dans le deuxième paragraphe du contenu du Mémorandum du Ministère des Affaires Etrangères apporte une précision qui contredit totalement les allégations de BHL, et là on est dans l’exactitude historique. L’intention avérée des Iraniens était bien de faire appel à la mémoire d’un passé glorieux en abandonnant un nom (Persia) que les ”colonialistes” occidentaux avaient terni; l’article relève même que le mémorandum cite particulièrement la France et son usage du mot Perse comme associé à la faiblesse du pays au XIXème siècle!: on est loin de l’injonction de Berlin!

    BHL est dans ses (basses) oeuvres, et on peut hélas être certain qu’on l’aura sur le dos dans de nombreux médias avec sa nouvelle lubie idéologico-complotiste: de quoi s’agit-il? De désigner l’Iran comme l’ennemi du monde, le pays que l’on devrait guérir du nazisme ressuscité, par la guerre s’il le fallait. Car, on l’aura compris, l’Iran menace…Israël! Et voilà, la boucle est bouclée, c’est la future Lybie-bis…du moins dans l’esprit de ce malade.

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  • Rémi BRARD // 05.06.2018 à 11h27

    Il y a quelque chose que je ne comprends pas:
    à partir du moment où l’on parle de “suggestion de la légation perse à Berlin”, en quoi cette suggestion serait-elle celle de l’Allemagne,!!!!
    Enfin: le fond idéologique de BHL n’est-il pas purement et simplement chargé de cet orientalisme centenaire, ne pouvant ( ne voulant) entendre qu’un Peuple se nomme autrement que tel qu’il l’a toujours désigné?
    Au fond: BHL intègre parfaitement l’Allemagne au camp occidental ( le sien) ne pouvant expliquer la volonté de changement de nom que sur une injonction qui en provient!!!
    Non mais! des fois qu’il serait indépendant! impensable non ?

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  • raaplan // 05.06.2018 à 11h30

    Billet fouillé. Mais on sait. Tout le monde sait. Depuis 40 ans. Et ça ne change rien à rien.

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    • Fritz // 05.06.2018 à 16h00

      C’est là qu’une autre citation de Marx vient à l’esprit : « Jusqu’ici les philosophes ont interprété différemment le monde, il s’agit maintenant de le transformer ».

      Appliqué au cas BHL : puisque les réfutations et démonstrations prodiguées depuis quarante ans n’ont servi à rien, pour éliminer ce danger public, faut-il donc une révolution ? Je suis d’accord avec @Alfred là-dessus.

      Et comme je ne suis pas sanguinaire, je propose de constituer des régiments d’entarteurs pour couvrir BHL de crème et de ridicule. Gloup ! Gloup !

      https://www.youtube.com/watch?v=iKd70C-Cx9M
      https://www.youtube.com/watch?v=jUv37rhhNo4

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      Alerter
  • Louis // 05.06.2018 à 11h54

    BHL n’a aucune formation de chercheur ou d’historien, ni aucune déontologie.

    C’est une personne qui part d’une idée précise et va tordre au maximum l’Histoire pour qu’elle colle à son idée. En bref l’inverse absolu de ce qu’un historien se doit de faire, c’est à dire une enquête (“historie” en grec ancien) visant à rétablir les faits.

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  • Chris // 05.06.2018 à 12h00

    Une consolation cependant, comme bien d’autres personnages illusionnistes, BHL disparaitra dans la fosse septique de l’Histoire.

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    • Sam // 05.06.2018 à 13h04

      La fosse septique ? Pendant qu’on empile les vivants dans le bétons, les morts indignes ont droit à de beaux mausolées en marbre.

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  • Suzanne // 05.06.2018 à 12h07

    Oh, magnifique, brillant, exceptionnel, mille mercis, Olivier !!
    Même si ce n’est qu’une goutte d’eau pour contrer ce personnage, les gouttes d’eau se rencontrent et forment des océans.
    J’ajoute seulement pour tous ceux qui emploient le mot d’erreur ou d’ignorance pour notre hum philosophe, ils ont tort, ce ne sont pas des erreurs, c’est voulu, décidé, en vue de propagande. Il se dit, bon, certains pourront trouver la faille, mais combien de millions me croiront, parce que c’est à la télé? Le coupable le plus important après lui, c’est Ruquier, qui doit bien savoir tout ça, qui doit bien savoir que c’est faux, et que c’est juste pour préparer les esprits à une guerre contre l’Iran, en train de se décider.
    En regardant toutes les émissions sur youtube, je constate quand même que, dans certains cas, l’expression des “journalistes” change légèrement. Certains semblent embêtés (je ne parle pas de Ruquier, qui a l’air fort content). C’est peut-être une idée. Mais combien d’entre eux ne sont, au fond, pas d’accord avec tout ça, et se livrent à ces fraudes contraints et forcés, et culpabilisent d’être complices? Je me demande…

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  • monique // 05.06.2018 à 12h25

    merci à olivier pour cet énorme travail,toujours aussi précis…un grand merci

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  • sissa // 05.06.2018 à 12h28

    Il y a bien plus grave comme “fake news”(pourquoi ne pas dire “nouvelle bidon” au fait?) . Il y a une qui dure depuis plus de 40 ans selon laquelle le dénommé Bernard-Henri Lévy serait philosophe et qu’il ferait partie des intellectuels majeurs de notre temps.
    Malgré toutes les tentatives courageuses de tordre le cou à ce canard, il continue de courir…

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  • Simplyleft // 05.06.2018 à 12h40

    Quel boulot pharaonique … et quelle fessée mémorable pour BHL ! Bravo. Et merci.

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  • Fsald // 05.06.2018 à 14h56

    Excellent travail.
    Dans la longue liste des fakenews behellienne vous auriez pu aussi explorer celle ci, quand BHL écrit:
    « Le monde entier c’est dénazifié, l’Allemagne a fait un travail sur elle-même, un travail de mémoire extraordinaire, la France dans les années 80 avec (André) Harris et (Alain) Sedouy, avec le travail de Simone Veil et beaucoup d’autres, s’est dénazifiée, le Japon s’est dénazifié…
    Le seul endroit où la dénazification ne s’est pas opérée, c’est le monde chiite, la Perse, et puis le monde sunnite avec les Frères musulmans – le grand-père de Tariq Ramadan, c’était un nazi, pas un nazi par image… »
    Certainement vous connaissez le travail de l’historien français À.Wahl et en particulier son livre: La seconde histoire du nazisme, dans l’Allemagne fédérale depuis 1945, Armand Colin, collection « Les enjeux de l’histoire », 2006. dont voici le lien d’une recension de M.Clastres
    http://www.histoire-politique.fr/documents/comptesRendus/pdf/Clastres-Wahl.pdf
    La denazification version BHL une autre fakenew.

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  • step // 05.06.2018 à 15h22

    Mais, c’est du complotisme ! vite un signalement au deconnex !

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  • bRuno // 05.06.2018 à 15h51

    Félicitations pour votre travail !
    Il est en effet assez stupéfiant de voir un tel personnage ridicule mais dangereux se réjouir des guerres (dans l’interet de qui ?) au Proche et Moyen-Orient ,en Libye… Combien de morts dans tous ces conflits? Ils sont peu nombreux à se réjouir de ces horreurs mais lui,est ,avec quelques autres, toujours en première ligne. Visiblement il n’a rien retenu des horreurs du siècle dernier….
    Il souhaite clairement une guerre contre l’Iran :encore une fois, pour le plus grand bénéfice de qui ???
    Son pouvoir dans les médias est incompréhensible compte tenu de sa bétise et de son insignifiance.
    ça en dit surtout beaucoup sur les médias qui l’emploient et ceux qui lui laissent libre parole (compte-tenu de toutes ses casseroles…)

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  • Koui // 05.06.2018 à 15h53

    BHL est un personnage de roman d’une richesse extraordinaire: dandy richissime et influent, voyageur infatigable, cinéaste, romancier, diplomate, philosophe, patron de presse, toxicomane egocentrique, amis de toutes les célébrités juives qui ont défrayé la chronique, époux d’une vieille belle refaite jusqu’à la monstruosité. Il fait tout avec un amateurisme pitoyable et récolte tout de même les lauriers d’une critique dithyrambique. Beaucoup le haïssent, à cause des crimes et des destructions innombrables causées par ses interventions, mais aussi et surtout, par jalousie devant le spectacle du triomphe répété de sa médiocrité brouillonne et vaniteuse.

    Mais moi, il me plait car c’est un magnifique usurpateur. Sa vie est une fiction improbable qui révèle la vanité d’une époque ou le talent n’est plus du tout un critère de réussite. Ce “grand cadavre à la renverse” de la culture française classique inspirera bien des œuvres d’art, s’il se trouve encore des artistes. Ne le jugez pas trop sévèrement car la responsabilité de cet affabulateur est à partager entre lui et tout ceux qui ont contribué à son ascension, validé ses raisonnements spécieux, glorifié ses œuvres bâclées, ou qui ont évité lâchement de dire que le roi était nu. Lui au moins à le panache de l’usurpateur irresponsable, à défaut du talent.

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    • Fritz // 05.06.2018 à 20h53

      Merci pour cet éclairage qui m’a fait réfléchir. Le scandale, c’est moins BHL que ceux qui le révèrent. Entre BHL et les Maurice Szafran et autres Ruquier, je préfère encore BHL qui nous a au moins offert un chef-d’œuvre du Nanar, “Le Jour et la Nuit”. Lui mérite d’être entarté, pas ses tristes thuriféraires. BHL n’est que le porte-drapeau flamboyant, presque humain par moments, de notre décadence intellectuelle.

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    • Alfred // 05.06.2018 à 22h20

      Votre point de vue est intéressant mais j’ai bien peur 1- que ce soit vous qui ayez du panache que vous plaquez sur notre magouilleur de référence qui n’en mérite pas tant 2- que votre mansuétude vous perde. (Je vous soupçonne même d’être atteint du syndrome de Stockholm). À vrai dire votre description de l’escroc vindicatif repeint en personnage de roman me fait exactement le même effet que la découverte des amoureuses de Richard Manson.
      Ce type n’est pas un looser magnifique. Il porte la responsabilité pleine et entière du vrai sang qu’il a sur les mains. Il est de ceux qui vous contempleraient du haut de la fosse quand vous seriez au fond dans le tas. On ne dit pas des executeurs qu’ils ont du panache. Fussent ils en col blanc. Le fauteur de guerre en usurpateur irresponsable ? Mesurez vous bien ce que cela vous place dans la droite ligne de ceux que vous denonciez juste avant? Ceux qui ont “contribué, validé, glorifié”? Bientôt responsable mais pas coupable l’Immaculé baratineur? Pas d’accord. Pas de pardon. Avec le pouvoir bien réel, de l’argent, des réseaux, des médias vient la responsabilité.

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  • Incognitototo // 05.06.2018 à 16h25

    Merci Olivier, je ne sais comment tu arrives à prendre le temps de faire de tels dossiers, mais tu fais vraiment œuvre de salubrité publique. Il faut bien évidemment envoyer ce dossier à Ruquier et ses commentateurs… On verra bien s’ils en font quelque chose.

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  • SuperLombric // 05.06.2018 à 17h01

    Bonjour,
    Je tenais à saluer la qualité du travail, un fact checking objectif; qui parle de lui même. Ce qui fait depuis très longtemps la qualité de ce blog qui reste une vraie bouffée d’oxygène intellectuelle !
    Merci beaucoup.

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  • Jean Pierre Collignon // 05.06.2018 à 18h11

    BHL l’art d’inverser les fais.

    Hitler qui était un artiste peintre dans sa jeunesse et s’inspirait de l’histoire, n’a rien fait d’autre que de reprendre les thèmes mythique, les aryens, la croix gammée symbole des Grecs et des Hindous et les symboles de Rome pour toute les démonstrations nazis. Hitler, dont il a été écris qu’il ce droguais, prenais ces décisions en état d’excitation ou de manque.
    Le III ème Reich qui devais durer 2000 ans c’est arrêter net en janvier 1943 à Stalingrad, tout le reste de la guerre a consisté pour l’élite Nazi à essayer d’éviter à tout prix la capitulation ou il perdait tout.
    Un système politique ayant diabolisé une communauté minoritaire (les juifs), ayant été instrumentalisé politiquement par les Nazi et transformer en esclave et exterminé en camps de concentration et servant à masquer l’échec du Nazisme, la lâcheté absolue.

    BHL est sois un propagandiste politique et déforme l’histoire, c’est son droit, ou il est philosophe et historien et il doit être rigoureux et neutre.

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  • BOURDEAUX // 05.06.2018 à 18h40

    Ressortir ce fait divers sémantique de 1935 pour accuser aujourd’hui l’Iran contemporain de complicité avec le nazisme est un anachronisme stupide et un amalgame grossier dont les intellectuels sont coutumiers (certains plus que d’autres…). C’est à peu près aussi honnête que d’accuser l”état major US de complicité dans les attentats du 11/9, au motif qu’il a armé les talibans contre l’URSS dans les années 80.

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    Alerter
  • lefredle // 05.06.2018 à 20h34

    Lancer une pétition?
    J’ai ri au début de l’article 1/3. Et j’applaudis le VRAI travail d’investigation mené par le site. Bravo!

    Se tourner vers quelle autorité prônant une forme d’intégrité intellectuelle pour réduire au silence cette sombre et dangereuse personne?
    Ses cuistreries ne comptent plus et pourtant il est là…un tour sur son site a fini de me dégouter…

    Et les “speakerines” qui lui donnent audience et déroulent le tapis rouge en acquiesçant…Les Ardisson & autre Ruquier ne méritent pas mieux…

    Que faire donc?

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    Alerter
  • Riboul // 05.06.2018 à 20h42

    Quel bel exemple du “réussiteur” milliardaire macroniais qui n’existe que grâce à son argent hérité. Se paonnant dans la société des courtisans médiatiques avec une influence certaine sur les décérébrés qui nous gouvernent.

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    Alerter
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