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30.avril.201830.4.2018 // Les Crises

Massacre à Gaza : contorsions cyniques dans les médias français, par Acrimed

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Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 10-04-2018

La « Marche du retour » qui a rassemblé 30 000 Gazaouis à son premier jour, le vendredi 30 mars, a été réprimée dans le sang par l’armée israélienne : ses soldats ont assassiné 22 Palestiniens tandis que les blessés par balles se comptent par milliers. Ce massacre a fait l’objet d’un traitement médiatique qui, quoiqu’abondant, et parfois pertinent, n’en souffre pas moins des travers malheureusement « classiques » dès lors que les médias s’intéressent à la question palestinienne en général, et à la violence de l’État d’Israël en particulier. Si nous ne prétendons pas à l’exhaustivité, nous revenons ici sur un certain nombre de biais qui s’inscrivent dans une double continuité : celle d’une information internationale de plus en plus bâclée par les médias dominants d’une part [1] et celle, plus spécifique, de la couverture médiatique du conflit opposant les Palestiniens à Israël [2].

Depuis que nous avons écrit ces lignes, la manifestation du vendredi 6 avril a été réprimée dans le sang : les soldats israéliens ont tué dix Palestiniens et blessé par balles des centaines d’entre eux. Force est de constater que les biais médiatiques identifiés dans cet article sont toujours de mise.

Le 2 avril sur France Inter, soit trois jours après la répression et le meurtre des manifestants gazaouis, Bernard Guetta déclamait son éditorial géopolitique depuis Paris, confortablement assis dans un studio de la Maison ronde. « L’aveuglement de Monsieur Netanyahou » titrait-il, avant de commencer ainsi : « On peut en dire tout, le reste et son contraire de cette bataille de Gaza dont le bilan s’est élevé, vendredi soir, à seize morts et quelques 1400 blessés, tous Palestiniens ».

L’entrée en matière laisse d’abord dubitatif quant au fait de pouvoir dire « tout et son contraire » sur les événements d’une part, et de parler d’autre part d’une « bataille de Gaza » quand – et le géopolitologue médiatique le précise lui-même – des « tireurs d’élite » israéliens, couchés sur le haut d’une colline surplombante qui les séparait des manifestants de plus d’une centaine de mètres, ont abattu de sang-froid des Palestiniens désarmés. Ces ambiguïtés laissent toutefois place à un « constat pas contestable » : celui d’une « manifestation très majoritairement pacifique » et d’une « disproportion de la riposte [israélienne] d’autant plus choquante qu’aucun manifestant n’était en passe de franchir la frontière entre la Bande de Gaza et Israël ».

Là était le « tout ». Mais comme l’avait annoncé Bernard Guetta, « son contraire » est venu ensuite :

Mais il est également vrai qu’il s’agissait-là de la première journée d’un mouvement conçu pour durer six semaines et que les autorités israéliennes n’avaient ainsi pas de bonne solution [3]. (Sic) Si elles se contentaient delacrymogènes et de balles en caoutchouc, elles risquaient qu’il y ait beaucoup plus de gens qui s’approchent de la frontière et essayent même de la franchir, il n’y aurait alors pas eu seize morts, mais un bain de sang d’une tout autre ampleur qui pouvait embraser la Palestine et placer Israël dans une position diplomatique encore bien plus difficile que celle qu’il affronte aujourd’hui.

Une sorte d’action humanitaire avec comme premier objectif de sauver des vies en somme ? Et de poursuivre :

Le gouvernement israélien a, en un mot, tenté de tuer dans l’œuf un mouvement de levée en masse des Palestiniens qui, visiblement, l’inquiète. On verra dans les prochains jours s’il y est parvenu ; tout pronostic serait hasardeux, mais la certitude est que le bras de fer de vendredi dit toute l’impasse où en sont Israéliens et Palestiniens.

Cet éditorial a au moins un mérite : nous éclairer sur le cynisme et le caractère hors-sol du « journalisme géopolitique ». Car sous prétexte de « prendre de la hauteur » en nous révélant les stratégies des uns et des autres en bon porte-voix d’une géopolitique désincarnée, Bernard Guetta néglige toute réalité de terrain et méprise les vies humaines, ramenées à des variables négligeables dans le « grand jeu » que le « grand » journaliste prétend éclairer. Alignant son commentaire sur la communication de l’armée israélienne, le géopolitologue reprend à son compte l’idée que le meurtre de dix-sept manifestants [4] (dont il faut comprendre qu’il ne s’agissait donc pas d’un « bain de sang ») aurait évité un « bain de sang ». Mais il affirme aussitôt que l’objectif de la fusillade était de « tuer dans l’œuf un mouvement de levée en masse des Palestiniens »… Comprenne qui pourra : fusillade humanitaire ou opération d’intimidation politique sanglante [5] ?

Cette chronique est également révélatrice de l’arrière-plan qui sous-tend les différents comptes rendus ou prises de position journalistiques : l’acceptation et la légitimation de l’ordre colonial tel qu’il est établi depuis des années par Israël – sans que cet ordre ne soit systématiquement rappelé. En s’abstenant de rappeler les raisons (légitimes) qui poussent les Palestiniens à se mobiliser, Bernard Guetta entérine ainsi la colonisation et l’occupation, tout comme il légitime la violence dont elle use systématiquement pour se maintenir en place. On comprend qu’un tel cadrage conduise à déduire que « les Israéliens n’avaient pas de bonne solution ».

Marianne, d’analyses biaisées en partis-pris cyniques

À lire « l’analyse » du correspondant à Jérusalem de Marianne, le cynisme de certains « spécialistes » de l’information internationale est une déformation professionnelle. Quatre jours après les événements, Julien Lacorie publie en effet une « analyse » [6] intitulée « Gaza : la poigne de fer israélienne contre la surenchère permanente du Hamas ». Où l’on peut lire dès le chapô :

Les acteurs du drame de Gaza du vendredi 30 mars se préparent d’ores et déjà à rejouer la scène. Il s’agit pour chaque camp d’aller au bout d’une stratégie sanglante.

En plus de négliger l’élan populaire ayant poussé des dizaines de milliers de Palestiniens à manifester et de réduire les événements à une pure et simple « stratégie » du Hamas – qualifiée de « surenchère » qui plus est – le journaliste met sur le même plan les « acteurs » de la « Marche du retour », non armés et dont certains furent assassinés, avec « l’autre camp ». Sous la plume du journaliste, les victimes et leurs bourreaux sont ainsi présentés comme les co-responsables d’une « stratégie sanglante ». Or, force est de constater que le bilan a été plus sanglant d’un côté que de l’autre…

Le titre de l’article et son introduction condensent peut-être à eux seuls un biais récurrent du traitement de la question palestinienne par les grands médias : « l’obsession de la symétrie » au nom d’une « prétendue neutralité ». Dans un article que nous publiions en 2012, déjà, nous l’expliquions en ces termes :

Le premier de ces biais est celui de l’injonction permanente à un traitement « équilibré » du conflit […] Or la situation ne s’y prête pas, pour la bonne et simple raison que l’État d’Israël et les Palestiniens ne sont pas dans une situation équivalente. S’il existe bien un « conflit » opposant deux « parties », nul ne doit oublier que ses acteurs sont, d’une part, un État indépendant et souverain, reconnu internationalement, doté d’institutions stables, d’une armée moderne et suréquipée et, de l’autre, un peuple vivant sous occupation et/ou en exil, sans souveraineté et sans institutions réellement stables et autonomes. Adopter une démarche qui se veut équilibrée conduit donc nécessairement à occulter certains aspects de la réalité, tout simplement parce qu’ils n’ont pas d’équivalent dans l’autre « camp ». […] Il s’agit de montrer que la souffrance des uns ne va pas sans la souffrance des autres, et que les moments de tension ou d’apaisement sont liés à des décisions ponctuelles prises par l’un ou l’autre des deux « camps », ou par les deux conjointement.

À ce travers, qui irrigue le reste de l’article, s’ajoute comme précédemment un biais « géopolitique » : un prisme qui conduit Julien Lacorie à regarder les événements uniquement « par le haut », loin de toute enquête de terrain à laquelle pourrait pourtant prétendre un journaliste sur place, même basé à Jérusalem… Ces biais dépolitisent la question palestinienne et se doublent d’un ton particulièrement complaisant et cynique du journaliste :

Israéliens et Palestiniens prennent un malin et cruel plaisir à confirmer les pires scénarios (sic). Ils l’ont une nouvelle fois prouvé vendredi 30 marslorsque des dizaines de milliers de manifestants chauffés à blanc par les islamistes du Hamas ont marché vers la frontière entre la bande de Gaza et Israël. La centaine de tireurs d’élite israéliens qui les attendaient de pied ferme bien décidés à ne pas les laisser s’infiltrer, ont fait un « carton » (re-sic). Bilan : 18 morts et des centaines de blessés par balles. Plus grave encore ; les acteurs du drame se préparent d’ores et déjà à des remakes sanglants.

On ne sait si des aspirations cinématographiques animent secrètement le journaliste, mais il aime vraisemblablement mettre la réalité en scène pour en faire des fables édifiantes. Au vu des événements, et malgré les guillemets, les mots et le ton dont use le correspondant de Marianne sont pour le moins inappropriés quand ils ne conduisent pas à la désinformation pure et simple : à moins d’assumer une servilité sans borne à l’égard de la propagande israélienne, nous sommes en effet plus que curieux de connaître quelles bases sourcées permettent au journaliste d’évoquer une menace de masse en sous-entendant que les « dizaines de milliers de manifestants » avaient pour but de « s’infiltrer » en territoire israélien [7]. Mais les informations de terrain ne semblent pas intéresser le journaliste-géopolitologue de Marianne. Après nous avoir expliqué combien les événements étaient un « succès » pour le Hamas car « Israël s’est de nouveau retrouvé en position d’accusé dans le monde, à la seule exception de Donald Trump », le journaliste conclut en citant une mesure à même de « désenclaver la bande de Gaza » selon lui :

Seul Israël Katz, le ministre des Transports et chargé des services de renseignements, a osé présenter une initiative un tant soit peu originale en proposant de créer une île artificielle à 5 km des côtes de Gaza qui pourrait abriter un port, un aéroport, des centrales électriques et de dessalement de l’eau de mer, le tout sous contrôle de sécurité israélien.

« Original » en effet…

Les assassinats ? Une « réplique » !

L’acceptation de fait de la colonisation et la banalisation des violences ont également conduit de nombreux médias à présenter les tirs israéliens comme des « répliques » – soit une quasi légitime défense, d’autant plus « naturelle », pour certains, que l’armée israélienne « avait prévenu », rendant le massacre « inéluctable ». Plus ou moins marqué selon les articles de presse ou reportages, ce bruit médiatique n’en reste pas moins omniprésent.

Au 20h de France 2, le soir du 30 mars, l’« obsession de la symétrie », au mépris non seulement des rapports de forces, mais des faits eux-mêmes est poussée à l’extrême dès le titre du sujet : « Israël-Gaza : affrontements meurtriers ».

La présentation du correspondant à Jérusalem est à l’avenant :

Un bilan lourd qui pourrait même s’alourdir encore un peu plus dans les heures qui viennent puisque l’armée israélienne vient d’annoncer avoir bombardé trois cibles à Gaza en réponse à une incursion d’hommes armés sur son territoire. Auparavant, plus de trente mille Palestiniens s’étaient massés le long de la frontière avec l’État hébreu pour dénoncer la politique israélienne. L’armée israélienne au cours de cette semaine avait tout fait pour dissuader les Palestiniens de se rendre à cette manifestation […] L’armée avait notamment bombardé euh… déployé, lâché des tracts sur l’enclave palestinienne et également annoncé le déploiement de tireurs d’élite pour faire face à ces manifestants mais les affrontements ont tout de même éclaté en début d’après-midi.

À nouveau, le message – toujours selon le même schéma de cause à effet – est le suivant : les Palestiniens se sont entêtés et n’ont pas écouté les recommandations qui leur ont pourtant été faites. Ça ne pouvait donc se passer que de la sorte. Autrement dit : n’ayant pas respecté les interdictions israéliennes de se rassembler sur leur propre territoire, les manifestants palestiniens tués ou blessés par balles sont responsables (coupables ?) de leur sort… Remarquable respect du droit à manifester et du droit à l’autodétermination des peuples.

Parce qu’elles endossent plus ou moins consciemment les « règles » israéliennes, de telles présentations n’ont en réalité rien de « neutres » ou d’« équilibrées » malgré leur prétention. Elles le sont d’autant moins quand elles s’accompagnent d’éléments de contexte qui, sous couvert d’éclairer la situation, sont interprétés par les journalistes comme autant de motifs venant disqualifier toute mobilisation du côté des Palestiniens, quand ils n’amènent pas à se dire que ces derniers « l’auraient quand même un peu cherché »… Ainsi de deux questions de Raphaël Kahane, relevées lors d’un débat que le journaliste animait sur France 24 le 3 avril :

– Connaissant là encore le dispositif qui avait été déployé par Israël, est-ce que cela n’aurait pas dû dissuader les mouvements, y compris de la société civile gazaouie, d’envoyer ou de laisser disons, d’encourager des dizaines de milliers de personnes notamment beaucoup de femmes et d’enfants de se rendre sur ce qui allait devenir une ligne de front ?

– Cette manifestation qui doit se poursuivre jusqu’au 15 mai c’est-à-dire le jour de la Nakba […] C’est aussi le moment, la mi-mai, où doit avoir lieu le début du transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël à Jérusalem : est-ce que là on n’a pas une symbolique qui est particulièrement risquée en terme de dates ? On a pris un risque en choisissant de manifester à ces dates-là ?

On notera que ce journaliste du service public audiovisuel français ratifie, normalise et finalement légitime les menaces sanglantes des autorités israéliennes, qui auraient dû « dissuader » les Palestiniens de se mobiliser, mais ne demande jamais ce qui pourrait « dissuader » l’armée israélienne de tirer sur des manifestants pacifiques, et encore moins si le respect du droit international, y compris la levée du blocus de Gaza, ne pourraient pas contribuer à « dissuader » les Palestiniens de manifester.

De « tensions » en « affrontements »

Autre tare récurrente dès qu’il s’agit du conflit opposant les Palestiniens à Israël : présenter ce qui relève de massacre comme des « affrontements » voire de simples « tensions » contribue à invisibiliser les rapports de force en minimisant les violences d’une part et en considérant, de l’autre, que les deux « camps » seraient à égalité. Ce vocabulaire culmine dans l’invisibilisation même de l’intervention meurtrière des militaires israéliens : « les affrontement ont causé la mort d’au moins douze personnes », « affrontements et face-à-face meurtriers » ou encore « la manifestation a fait 16 morts ».

Particulièrement ravageuses en titraille – mais pas seulement – de telles formulations témoignent au moins autant d’un réflexe journalistique résultant d’un travail « à la va-vite » et d’une profonde méconnaissance du sujet que du peu de considération que vouent les journalistes à un territoire situé loin de l’hexagone… En d’autres termes, au moment de déplorer des morts – cérémonie que les médias savent jouer en grande pompe et des heures d’antenne durant – tous ne se valent pas.

Florilège :

France 2

Franceinfo

20Minutes

Europe 1

Le Télégramme

France 24

RTL

La Dépêche

Europe 1 (2 avril)

Le « syndrome de Tom et Jerry »

Tom et Jerry, célèbres personnages de dessins animés, sont en conflit permanent. Ils se courent après, se donnent des coups, construisent des pièges, se tirent parfois dessus et, quand ils semblent se réconcilier, sont en réalité en train d’élaborer de nouveaux subterfuges pour faire souffrir l’adversaire. Le spectateur rit de bon cœur, mais il reste dans l’ignorance : il ne sait pas pourquoi ces deux-là se détestent, on ne lui a jamais expliqué pourquoi Tom et Jerry ne peuvent pas parvenir à une trêve durable, voire une paix définitive. La comparaison a ses limites, mais il n’est sans doute pas exagéré de considérer que les grands médias, notamment audiovisuels, nous offrent souvent, lorsqu’il s’agit du Proche-Orient, une information digne de Tom et Jerry : « le cycle de la violence a repris » ; « la trêve a été brisée » ; « la tension monte d’un cran » ; « les deux parties haussent le ton » ; etc.

Ce syndrome, nous le diagnostiquions déjà dans la plupart des grands médias en 2012. Nous ajoutions alors que sont toujours privilégiés « les événements spectaculaires et les causalités immédiates […] au détriment de l’exposé et de l’analyse des causes profondes et des tendances sur la longue durée. Le pseudo-équilibre et la course à l’événement vont peut-être offrir au public les moyens de s’émouvoir, mais absolument pas de comprendre. »

Vendredi dernier, on peut dire que les grands médias français ont redécouvert Gaza et le conflit. Un massacre : voilà ce qu’il faut aux grandes rédactions pour daigner traiter l’actualité de la région [10]. Hormis une minorité de correspondants documentant régulièrement la vie sur place, on peut dire que les territoires palestiniens, au même titre que bien d’autres régions du monde, sont enfermés dans les oubliettes des rédactions. Et quand un événement semble digne d’attirer l’attention médiatique, il subit les travers d’une couverture bâclée, symptomatique d’une information internationale aux abois.

Et comme la situation sur place ne bénéficie d’aucun suivi régulier, comment s’étonner que, dès lors que survient un « événement », la plupart des médias en soient réduits à le traiter sous forme de brève, à « bâtonner » des dépêches AFP et, ne disposant d’aucune source du côté palestinien (et encore moins dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas), à reprendre sans précaution les « éléments de langage » proposés par la puissante propagande israélienne.

À cet égard, la dépêche AFP datée du 3 avril est symptomatique. On y apprend « [qu’]un Palestinien a été tué mardi [3 avril, NDLR] par des tirs de soldats israéliens à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, où 17 autres ont été tués depuis vendredi ». Près d’un tiers de cette dépêche se résume à citer l’armée israélienne parlant d’« émeutes », prévenant les manifestants qu’ils « mettaient leur vie en danger », justifiant ses tirs du vendredi parce que « des suspects endommageaient la barrière de sécurité ». Le ministère de la Santé à Gaza n’est cité que lorsqu’il s’agit de comptabiliser les morts palestiniens. En d’autres termes, le peu de « fond » peut être laissé à l’armée israélienne et la « forme », aux Palestiniens. Du contexte, on n’apprendra en quatre mots ce que réclame la « Marche du retour », en trois que l’ambassade états-unienne va bientôt se déplacer à Jérusalem et en deux que la vie à Gaza est dure :

La désespérance dans la bande de Gaza, éprouvée par les guerres, la réclusion, la pauvreté et les pénuries, ajoute à la volatilité ambiante.

Il n’en fallait visiblement guère plus à L’Express, au Parisien, au Figaro et à Capital entre autres pour publier une brève sans rien y ajouter, à quelques nuances près.

Des brèves qui en disent peu aux lecteurs, et long sur la précipitation des rédactions à courir derrière l’information sans chercher à l’étayer et à l’étoffer davantage. Samedi 31 mars, au lendemain du massacre, les lecteurs du Parisien auront par exemple appris brièvement que la veille, à Gaza, « un face-à-face tendu […] a dégénéré en affrontement ». L’information (ou ce qu’il en reste) étant reléguée en page 6, dans une petite colonne où la brève qui suivait s’intitulait « Qui s’est fait passer pour Brigitte Macron ? ».

Dans un court reportage se voulant « récapitualtif » intitulé « 16 Palestiniens tués : ce qu’il s’est passé lors d’affrontements à Gaza », BFM-TV s’illustre quant à elle par sa capacité à délivrer des informations de qualité. Le téléspectateur chanceux a eu droit, en effet, à une mise en perspective replaçant l’événement dans des tendances de longue durée :

Pour rappel, Israël et le Hamas se sont livrés trois guerres dans l’enclave palestinienne depuis 2008, et observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu.

En résumé donc : deux lignes, « pour rappel », qui permettent au téléspectateur d’avoir un regard fort éclairé sur la situation… Deux lignes d’une platitude sans nom, qui ne disent rien, ou plutôt tout de la mal-information sur la situation dans les territoires palestiniens.

Mais le temps pressait : Macron revenait sans doute d’un énième et coquet voyage au Taj Mahal ou faisait une déclaration depuis le Touquet : pour cela oui, BFM peut passer l’antenne en « édition spéciale » ou donner « la priorité au direct »…

Pauline Perrenot

***

Post-scriptum : à propos des victimes palestiniennes du vendredi 6 avril et du journaliste Yasser Mourtaja.

Depuis que nous avons écrit ces lignes, et comme nous le rappelions en introduction à cet article, la manifestation du vendredi 6 avril a été réprimée dans le sang : les soldats israéliens ont assassiné dix Palestiniens et blessé par balles des centaines d’entre eux. Le samedi 7 avril, les médias français ont en particulier relayé, suite à une dépêche AFP, la mort de Yasser Mourtaja, journaliste tué par les soldats israéliens pendant qu’il couvrait la manifestation. Il travaillait pour l’agence Ain Media de Gaza. Nous noterons que dans un premier temps, cette dépêche a été relayée par de nombreux médias à l’instar d’Europe 1 sans plus de commentaire quant à l’assassinat d’un confrère dans l’exercice de son travail.

Si condamnation il y a eu, elle a été faite uniquement « par procuration » chez un bon nombre de médias français, par le relai du communiqué de Reporters sans frontières qui rapportait de nombreux autres journalistes blessés au cours des manifestations, appelait à une enquête indépendante et condamnait « les auteurs de ce crime contre la liberté de la presse ».

Nous reproduisons d’ailleurs ci-dessous un communiqué intersyndical paru le 9 avril (SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes) :

 

Gaza : un journaliste palestinien tué de sang-froid, la liberté de la presse visée au cœur

Notre confrère palestinien Yasser Mourtaja figure parmi les neuf Palestiniens tués vendredi à Gaza par les tirs à balle réelle de l’armée israélienne lors de la manifestation près de la barrière de sécurité. Yasser Mourtaja, un photographe âgé de 30 ans travaillant pour une société de production gazaouie, Ain Média, portait pourtant, au vu et au su de tous, un gilet « press ». Il a été atteint de plein fouet à l’abdomen. Il est décédé de ses blessures après avoir été hospitalisé.

Bien que l’armée israélienne soutienne dans un communiqué « ne pas viser intentionnellement les journalistes », la question reste posée : s’agit-il d’un tir délibéré visant les journalistes pour faire barrage à l’information de terrain ? Pour y répondre, les syndicats de journalistes français réclament l’ouverture d’une enquête indépendante sur les circonstances de la mort de notre confrère Yasser.

Ces neuf morts vendredi font suite aux tirs de la semaine dernière qui avaient fait 19 tués civils palestiniens et des centaines de blessés. Un des bilans les plus meurtriers dans l’enclave depuis la guerre de 2014.

Les syndicats français de journalistes SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, membres de la Fédération internationale des journalistes (600 000 adhérents dans le monde), affirment leur solidarité avec leurs confrères palestiniens et leur syndicat. Ils leur adressent leurs condoléances émues après ce nouvel acte de répression des forces israéliennes.

Devant cette incessante vague de répression contre nos confrères, ils adressent aujourd’hui une lettre ouverte de protestation à l’ambassadrice d’Israël en France Mme Aliza Bin-Noun.

Madame l’ambassadrice,

Nous nous adressons à vous pour dénoncer un crime de sang-froid perpétré contre notre confrère palestinien Yasser Mourtaja tué par les tirs des snippers de votre armée alors qu’il portait un dossard PRESS bien visible. Ce jeune photographe couvrait la manifestation pacifique de vendredi à Gaza où 8 autres civils ont été tués.

Avec la Fédération internationale, nous dénonçons une fois encore les violences perpétrées par les autorités israéliennes contre les civils et journalistes palestiniens.

Nous vous demandons de transmettre à votre gouvernement nos protestations et qu’une enquête soit menée sur les circonstances de la mort de Yasser.

Nous exigeons que cesse l’impunité pour les auteurs de ces tirs meurtriers contre des journalistes et les victimes civiles.

Veuillez agréer, Madame l’Ambassadrice, nos salutations syndicales

Paris, le 9 avril 2018

SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes

Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 10-04-2018

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Fabrice // 30.04.2018 à 07h07

“La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force” est désormais le maître mot Orwell et n’aura jamais été autant d’actualité, si Ghandi avait agis maintenant il aurait été accusé de déstabiliser l’économie mondiale de textile avec son boycott, bref criminalisé et son action vidé de sa symbolique.

Comment sans devenir pro palestinien (on leur demande pas) la presse en est venu à justifier des crimes d’un état ? tout ce qu’ils obtiendront c’est une décridibilisation de leur contenu.

Je suis parfois en train de me dire que c’est un cauchemar dont on finira par se réveiller, avec ce genre de comportement ils réduisent à néant tout mouvement pacifique et incitent à la violence qui se traduira aussi chez nous en une haine de plus en plus importante par leur complicité à ce qui ne devrait pas être toléré.

77 réactions et commentaires

  • François Lacoste // 30.04.2018 à 06h52

    http://www.france-palestine.org/Comment-Israel-justifie-le-traitement-militaire-des-manifestants-a-Gaza
    Gavroche, toujours lui, a encore frappé…décidément il ne vieillira jamais le gamin!
    Après ça, n’est-ce pas Monsieur Bernard Guetta, allez donc faire comprendre que de son fait Israël est en danger de disparaître.

     43

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    • Christian Gedeon // 02.05.2018 à 11h48

      Je mets ça la,parceque c’est extrêmement important…le Maroc vient de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran. Cette décision du royaume chérifien est de très haute importance,et un bouleversement de la donne,compte tenu de la proximité avec les alaouites de Syrie. Ça conforte le point de vue que je défends depuis un moment sur un spectaculaire renversement des alliances. Il n’y aura pas un empire sassanide bis,ét les jours de la présence iranienne en Syrie sont comptés .

       0

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  • Fabrice // 30.04.2018 à 07h07

    “La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force” est désormais le maître mot Orwell et n’aura jamais été autant d’actualité, si Ghandi avait agis maintenant il aurait été accusé de déstabiliser l’économie mondiale de textile avec son boycott, bref criminalisé et son action vidé de sa symbolique.

    Comment sans devenir pro palestinien (on leur demande pas) la presse en est venu à justifier des crimes d’un état ? tout ce qu’ils obtiendront c’est une décridibilisation de leur contenu.

    Je suis parfois en train de me dire que c’est un cauchemar dont on finira par se réveiller, avec ce genre de comportement ils réduisent à néant tout mouvement pacifique et incitent à la violence qui se traduira aussi chez nous en une haine de plus en plus importante par leur complicité à ce qui ne devrait pas être toléré.

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    • Fabrice // 30.04.2018 à 08h08

      Il faudra, je pense, demander aux journalistes quelle distincton ils font entre le sniper de Maidan et ceux qui sevirent à Gaza ce sera instructif.

      Une reponse à la manière des inconnus ” un bon sniper il tire et un mauvais ? Il tire” est à attendre je le crains.

       32

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      • Brian64 // 30.04.2018 à 09h26

        C’est carrément du “lâché de galinettes cendrées” à ce niveau.

         12

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    • Bomber X // 30.04.2018 à 09h09

      J’ai vu un “échange” ubuesque sur Arte entre un responsable associatif et une “correspondante” du Daily Telegraph (désolé si je n’ai pu retenir leurs noms) à propos de l’anti sémitisme en France. Le responsable expliquait que le comportement du gouvernement Israélien, en appuyant notamment sur le massacre perpétré dernièrement, contribuaient fortement au développement de l’antisémitisme parmi la jeunesse des banlieues dont étaient victimes les juifs de France. Et là, coup de tonnerre d’indignation, la “correspondante” monte sur ses grands chevaux, coupe la parole du type, le mouche, dit qu’il n’y a aucun lien entre la situation en Israël et les juifs de France, que ces jeunes anti sémites sont des cons qui n’ont rien compris (là je suis d’accord) et l’accuse de justifier l’anti sémitisme français (ce qu’il, évidement, ne faisait pas, bien au contraire) etc. l’art et la manière de nier la réalité et la parole des gens. J’ai zappé après cette diatribe, non pas à cause des propos de cette idiote mais parce qu’aucun des nombreux intervenants autour de la table n’a pris la peine de défendre l’associatif face à tant de mauvaise foi. Dommage car avant ça, le débat, bien que légèrement orienté, était plutôt bien argumenté, notamment en ce qui concerne la structure de l’antisémitisme en France.

       26

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      • Bomber X // 30.04.2018 à 18h36

        J’ai retrouvé la source, il s’agit d’Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph et de Manuel Cervera-Marzal qui n’est pas du tout un associatif mais Sociologue à l’EHESS et une journaliste prend sa défense (comme quoi la mémoire). Pour vous faire votre propre idée c’est par ici (l’échange démarre à partir de 6:37) :
        https://www.arte.tv/fr/videos/075223-173-A/28-minutes/

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      • Chris // 30.04.2018 à 18h38

        Les (jeunes) Français ne sont pas à les seuls à conspuer Israël. Les jeunes Juifs américains aussi !
        http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i55217-isra%C3%ABl_rejet%C3%A9_par_les_jeunes_juifs_am%C3%A9ricains
        « Israël perd rapidement son emprise sur les jeunes Juifs américains, qui le voient de plus en plus comme antithétique à leurs valeurs libérales », a confié Hoffman interviewé par le journal Haaretz. une étude montre qu’entre les années 2010 et 2016 le soutien à Israël a chuté de 32 % parmi les étudiants juifs aux États-Unis.
        7 avril 2018 – YouTube interdit à 28 pays de regarder une vidéo exposant la violence d’Israël contre les manifestants. (The Canary)
        https://www.legrandsoir.info/youtube-interdit-a-28-pays-de-regarder-une-video-exposant-la-violence-d-israel-contre-les-manifestants-the-canary.html
        https://maoistroad.blogspot.ch/2018/04/le-massacre-de-gaza.html
        Les balles utilisées vendredi par les snipers israéliens sont de celles qui explosent à l’intérieur du corps et y font des dégâts particulièrement atroces. Or le Croissant Rouge a recensé 1416 blessés !
        L’armée israélienne a également utilisé des drones qui pulvérisent des gaz lacrymogènes au-dessus des manifestants. Une étude publiée par l’Université de Californie montre que ces gaz, fabriqués aux Etats-Unis (la marque du fabricant, Combined Systems, de Jameston en Pennsylvanie, apparaît sur les déchets laissés par les soldats) et utilisés par Israël, peuvent être mortels.
        J’avoue avoir un dégoût total de cet état voyou qui rejoint les USA dans mon Panthéon des infréquentables, à éviter par tous les moyens.

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        • chb // 01.05.2018 à 10h29

          ParsToday pouvant être considéré comme peu « objectif » vis-à-vis des USA et d’Israël, je propose de consulter, parmi les américains opposés à la politique massacrante contre Gaza, cette pétition à leurs sénateurs :
          https://secure.everyaction.com/hq79Lxd62kuQiIWfAcfVKA2
          L’organisation JVP, Jewish Voice for Peace, y demande aux sénateurs de condamner le massacre à Gaza et d’exiger une enquête indépendante, comme l’a fait Bernie Sanders. Leur argumentaire et les nouvelles (en anglais) sur 3w.jvp.org/gaza .

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      • Emmanuel // 30.04.2018 à 19h22

        Pour ceux que ça intéresserait : la définition de sémite :”Le mot est forgé à partir du personnage biblique Sem (en hébreu שֵׁם,šem, en arabe سام « nom, renommée, prospérité »), un des fils de Noé et ancêtre d’Abraham. Créé dans le champ de la philologie pour désigner une famille de langues, le terme sémite a été utilisé à partir du xixe siècle pour imaginer les locuteurs de ces langues comme participants d’une race humaine particulière ; cette conception est aujourd’hui abandonnée par la communauté scientifique.
        Les témoignages archéologiques montrent que des locuteurs de langues sémitiques étaient dispersés en Mésopotamie avant l’établissement d’une culture urbaine dans la région ; il existe une hypothèse que plusieurs vagues de nomades parlant des langues sémitiques ont traversé dès les temps préhistoriques les déserts arides de l’Est pour rejoindre le Croissant fertile”. Alors quoi : les personnes d’origine arabes seraient anti-sémites ? humm…

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        • Bomber X // 30.04.2018 à 20h39

          L’antisémitisme désigne spécifiquement une hostilité envers les juifs pas envers l’ensemble des peuples sémites. Alors certes, ce n’est pas étymologiquement correct mais en même temps le terme a été inventé par un politique arriviste, ce qui est loin d’être un gage de rigueur linguistique.

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        • Marie Colin // 01.05.2018 à 23h58

          merci de rappeler la notion purement “européenne” d’ “antisémitisme” qui est non seulement discutable en soi, mais surtout revient à discriminer parmi nos compatriotes ceux qui sont de religion ou culture judaiste de tous les autres…
          cette notion est ignorée ailleurs, notamment en Amérique latine, pourtant dirigée par les descendants de colons européens.
          et elle est tellement sur-utilisée pour “justifier” l’injustifiable en Palestine qu’elle ne peut être que prise avec moult pincettes.

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    • Brian64 // 30.04.2018 à 09h23

      “si Ghandi avait agis maintenant il aurait été accusé de déstabiliser l’économie mondiale de textile avec son boycott, bref criminalisé et son action vidé de sa symbolique.”

      Mais c’est exactement ce qui s’est passé il me semble. Je pense pas que la puissance coloniale anglaise ait jamais admis que ce que Ghandi disait avait un sens. Faut croire que certains à l’époque ne lisaient pas la Pravda car malgré tout c’est le message de Ghandi qui est resté.

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      • Fabrice // 30.04.2018 à 09h30

        Je crois que c’est plus au niveau des journaux coloniaux britannique pour les autres pays occidentaux, il trouva un relai qui permis de renforcer sa position avec le résultat que l’on connaît (avec d’autres vecteurs) mais actuellement ce relai n’existerait pas où serait inversé à la sauce dénoncé par Orwell sur l’ensemble des médias internationaux.

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    • Pastounak // 30.04.2018 à 13h40

      Malheureusement, les instruments de la société du spectacle, médias mainstreams, plateformes d’hébergements vidéo, réseaux sociaux et autres outils de démesure de l’ego et du divertissement, fonctionnent hélas magnifiquement bien comme soma (parfois couplés aux substances illicites). Tout cela dans un contexte de crises, ne peut que mécaniquement pousser à lâcheté de l’individu moyen, afin de se préserver des angoisses. Entre le jeune adulte qui profite de nouvelles expériences avec lesquelles il souhaite prolonger une certaine insouciance, avant de rentrer définitivement dans le monde du travail et l’adulte accomplit réglé par son rythme de travail et l’évanouissement que lui offre la télé le temps d’une soirée, j’ai peu d’espoir sur le courage de certains, de dépasser les enseignes lumineuses de libertés convenues relayées par le système.
      Merci à les-crises, Olivier Berruyer et aux volontaires de continuer à “pousser”, il n’est pas ridicule de croire que cela puisse aboutir à quelque chose.

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    • ahlesvieux // 01.05.2018 à 21h14

      Depuis 3 mois (ou plus?) une pétition sur Change.org demande à Nettanayou (orthographe non garantie!) de “libérer Ahmed Thafi” (pareil, très approximatif, mais je vais à l’essentiel, merci …), jeune fille de Gaza interpellée dans la cour de sa maison pour avoir “osé” gifler un soldat Israélien entré de force à la poursuite de son frère (Ahmed) de 14 ans (je ne sais plus l’âge exact).
      Cette pétition cumule à moins de 40000 signataires, depuis 3 mois (ou plus), alors qu’elle est “quotidiennement alimentée, et “mise à jour”, par des échos et témoignages “impressionnants”, y compris 2 (au moins) décisions arbitraires de détention préventive, renouvelables tous les 45 jours (? scuze me …) selon la “Loi” Israélienne …
      Et quoi? “TOUT LE MONDE S’EN FOUT”!!!!!
      Même pas 40000 personnes interpellées, comme on dit maintenant …
      … pour les “chiens écrasés” on va jusqu’à 100000, en 8 jours, mais là? une jeune fille de Gaza et âgée de 16 ans ….
      “Qu’allait-elle faire dans cette galère?…” … “ça lui apprendra” ….
      AU SECOURS! Allez sur Change.org, renseignez-vous, et …. SIGNEZ! …

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  • Aladin0248 // 30.04.2018 à 07h22

    On vérifie une fois de plus tout de suite pour qui roulent les journalistes des MSM. Mais sont ils dupes de leur propagande ? Si oui, c’est réellement grave. Si non, eh bien nous sommes effectivement devant les summums du cynisme. Le sujet est extrêmement emblématique du fait de la nature des protagonistes. Sûr que ça ne va pas arranger les intérêts locaux de la communauté qui applaudit chaque fois devant les actes criminels d’un État qu’elle soutient sans esprit critique. Ensuite, il ne faudra pas pleurnicher quand le vent tournera.

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  • Emmanuel // 30.04.2018 à 07h30

    Israël file du mauvais coton. Il serait temps que les citoyens de bonne volonté se réveillent. Pour les curieux de l’histoire, allez voir la conférence de presse du Général de Gaule en 1967 devant les journalistes (sur Youtube). ça n’a malheureusement pas vieilli d’une ride…(en plus des autres sujets traités, et de la façon dont ils sont traités). Quant au projet du grand Israël, encore une aberration éthnico-religieuse qui va coûter encore et encore des vies humaines (pourquoi pas dans ce cas ne pas recréer la grande Perse, la Rome Antique, ou l’empire Incas ? Du délire collectif et de la manipulation politique).

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  • yack2 // 30.04.2018 à 07h40

    Ici se concentre l’ensemble de ce que l’on peut reprocher à nos élites et à son bras armé :la presse.
    Quand on parle de haine de la presse et de montée de l’antisémitisme en boucle……et que les protagonistes hurlent au sacrilège…..Comment dire?…Des pompiers pyromanes ?

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  • Alfred // 30.04.2018 à 07h48

    Le simple fait de publier cet article fait planer un soupçon d’inquiétude. Quelles seront les réactions plus ou moins excessives des un et des autres? Que de travail en perspective pour la modération. Pour rentrer vraiment dans une zone d’inconfort il ne reste plus qu’à (se) demander pourquoi. Cinq fois “pourquoi ?”

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    • patatufle.. // 01.05.2018 à 06h44

      Pourquoi? Parce que BHL et consort l’ordonnent. Voilà pourquoi. La modération a du travail. Modérer des propos de peur que le couperet de la bien-pensance ne tombe, sous prétexte d’anti-sémitisme, complotisme et toutes ces foutaises en isme. Doit-on édulcorer notre vision du monde sous prétexte ”qu’un je sais tout” habitué aux rdv médiatiques viennent passer au tamis le tout-venant informatif et ne promouvoir que le sable fin des plages de Tel Aviv. La caillasse restée entre les mailles finira sur le casque du soldat quelque soit le lieu de la manoeuvre. Marre d’entendre ces discours du ”c’est bien plus compliqué”, ”vous ne comprenez pas”… On n’ose comprendre parce que l’on a peur de l’inconfort, vous avez raison M Alfred, ce confort matériel que l’on nous reprendrait si l’on parjure. A Gaza il ne reste que des ruines, c’est plus facile. Mais ces ”jeunes idiots” vont quand même les lancer contre des chars.

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  • TC // 30.04.2018 à 07h50

    Article qui rétablit la vérité du rapport de force complètement déséquilibré entre un peuple qui vit oppressé et un Etat surarmé qui n’a toujours pas compris que ce n’est pas en annexant toujours plus de territoire qu’il obtiendra la paix. Je pense que les journaleux français sont les pires au monde mais il parait qu’on a regagné 6 places dans le classement de la liberté de la presse dans le monde !

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  • douarn // 30.04.2018 à 08h34

    Bonjour
    Au titre des tensions géopolitiques à venir, je crains que les gisements de gaz naturel situés dans les limites des frontières maritimes en face de la bande de Gaza n’attisent les appétits des voisins dans un avenir proche…
    https://www.lesclesdumoyenorient.com/Le-gaz-en-Mediterranee-orientale-une-nouvelle-donne-pour-Israel

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  • Bruno // 30.04.2018 à 08h48

    Vous l’affirmez sans cesse sur ce blogue admirable : “il n’existe pas d’opposition démocratique en Syrie”.

    Je pose la question en toute innocence : “existe-t-il un opposition qui ne souhaite pas la disparition d’Israël (et aussi de tous les juifs sur Terre par la même occasion) à Gaza ?”. Le Hamas ? Le Hezbollah ? Je pose la question.

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    • caliban // 30.04.2018 à 09h31

      Question opposition :
      • Cela s’appelle l’OLP, qui dispose d’une “Charte” : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_nationale_palestinienne
      • Cela s’appelle aussi l’ONU, qui condamne régulièrement la colonisation organisée par l’extrême-droite israélienne

      Cependant, le gouvernement Israélien n’ayant aucun respect pour ses propres engagements internationaux, cette opposition légale n’a aucune existence. Tout est fait pour promouvoir la violence et un processus de guerre.

      Le meilleurs promoteurs du Hamas là-bas et de l’antisémitisme partout ailleurs est l’extrême-droite israélienne. C’est sa raison de vivre, son moyen de se perpétuer d’élections en élections.

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      • Bruno // 03.05.2018 à 23h22

        Pourtant, quoi qu’en pense la censure de ce blogue, la direction de l’OLP (Mahmud Abbas) est vicéralement antisémite.
        Cf. Page Wikipedia sur ce personnage.

        Comment expliquer ce paradoxe ?

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    • Brian64 // 30.04.2018 à 09h40

      Et les israéliens qui parlent de “double shot” en montrant des cibles sur le ventre de femmes voilées enceintes, que veulent ils ? Pour pas que ça dégénère et que les palestiniens se fassent complètement éradiquer je crois que c’est le plus fort qui devrait s’incliner. Arrêter avec les soldats israéliens qui disent “ils m’ont forcé à tuer leur gamin”.

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      • jp // 30.04.2018 à 14h59

        tirer sur les femmes enceintes, c’est mettre en application la politique du “tuer dans l’œuf”
        le gouvernement israélien a, en un mot, tenté de tuer dans l’œuf un mouvement de levée en masse des Palestiniens

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    • emmanueL // 30.04.2018 à 09h44

      L’Allemagne occupe la France, lutte-t-on démocratiquement ?!
      Israël occupe les territoires palestiniens et les annexe peu à peu (but ultime la terre sans ses occupants à mon avis). Des accords ont été signés avec le Fatah, non respectés par Israël. Etc.
      Les groupes armés (pro)palestiniens ne sont pas innocents, mais les situations syrienne et israélo-palestinienne ne sont pas identiques.

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    • Odjo // 01.05.2018 à 04h31

      Une presse en générale au service d’Israël facilite la tâche de répression palestinienne .C’est tellement visible qu’il faut un sacré culot de d’ishonnete pour encore l’ignorer

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  • christian gedeon // 30.04.2018 à 09h12

    Oula,oulala. Donc,les choses sont simples pour Acrimed.Ben laissez moi vous dire qu’elles sont bien plus complexes que çà. Israël est en l’occurrence dans la merde,quel que soit le cas de figure. Si on veut bien descendre des hauteurs éthérées des grands principes,ne pas jouer à vouloir régler la question palestinienne en trois lignes,et se concentrer sur ce qui se passe à frontière avec Gaza,je le redis Israël est dans la merde.Hypothèse un,Israël ne “tire “pas.Laisse beaucoup plus de manifestants aller physiquement à touche touche à la frontière. A moins d’un miracle( que la région a cessé de produire depuis quelque temps déjà),c’est probablement le risque devoir les choses dégénérer en un véritable affrontement à grande échelle,avec les conséquences que çà implique…et Israël est dans la merde.Hypothèse deux,les rounds de manifestations à relative distance de la frontière continuent,avec x morts et blessés à chaque fois…et Israël est dans la merde.Quel que soit le cas de figure,Israël est dans la merde,en fait.Je rappelle quand même que la revendication qui porte ces manifestations est la restitution des terres palestiniennes,en Israël,et le droit au retour des tous les réfugiés,chose qui impliquerait automatiquement la disparition de l’état d’Israël. Et donc,je le redis,Israël est dans la merde,quoi qu’il fasse.Et la “communauté internationale” (sic! )fait le meunier qui dort.

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    • emmanueL // 30.04.2018 à 09h45

      Israël serait dans la merde mais ce sont les palestiniens qui en meurent. How bizzare…

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      • Pinouille // 30.04.2018 à 11h55

        Des israéliens meurent aussi: http://www.slate.fr/story/89937/nombre-morts-conflit-israelo-palestinien
        S’il faut prendre fait et cause pour le peuple qui dénombre le plus de victimes dans ce conflit, alors prenons fait et cause pour les palestiniens. Mais je ne suis pas certain que ce soit le seul paramètre à prendre en compte.

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      • Christian Gedeon // 30.04.2018 à 12h50

        Emmanuel ( quel beau nom) c’est vrai des palestiniens meurent… Mais Emmanuel des palestiniens meurent aussi tues par d’autres palestiniens ,surtout à Gaza,et vous ne pouvez pas l’ignorer. Des Israeliens meurent aussi,moins,mais ils meurent. Je n’ai pas,pour des raisons personnelles,une affection démesuree pour les palestiniens ,ni pour les israeliens et encore moins pour les syriens,qui ont tous trois commis sur le sol du Liban des crimes impardonnables. Et je me souviens,de rien en fait. L’agression contre le Liban n’a rien suscite a l’epoque,ou presque,sinon des prises de position pro palestiniennes en masse de la gauche…10 000 kilomètres carrés,trois millions de Libanais,200 000 morts,une émigration forcée, des structures étatiques détruites,et rien…allo,Acrimed? Le sang libanais serait il impur? Alors Emmanuel,s’il doit y avoir indignations,qu’elles soient les mêmes,pour tout le monde.

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        • caliban // 30.04.2018 à 14h26

          Vieil argument éculé consistant encore et encore à diluer les responsabilités.

          Vous affirmez que “Israël est dans la m…”

          Mais quelle vue étriquée ! Ce n’est pas seulement ce pays confetti de quelques millions d’habitants qui est en cause. C’est l’ensemble des relations internationales que ce cancer ronge depuis des décennies. Aucun bombardement, aucun attentat n’a été en mesure de le guérir. Bien au contraire.

          Pour arriver à une paix, il faut négocier. Pour négocier il faut des règles. Tant que les plus forts useront de leur supériorité (USA, Etats-Unis, Royaume-Uni, France, …), tant qu’ils feront prévaloir la loi du plus fort (et pour les plus extrémistes celle du Talion), aucune chance de paix.

          Les Israéliens étant protégés par le gouvernement des Etats-Unis, il est impossible d’intervenir militairement (je pense aux Casques bleus). Il est même interdit ici de promouvoir la campagne BDS pour appliquer un boycott citoyen. Il semble même à lire les titres de presse que le tire au lapin soit devenu licite …

          Tout le monde est dans la m… mais le responsable c’est l’extrême-droite israélienne qui prend l’Ancien Testament pour un cadastre.

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          • Christian Gedeon // 30.04.2018 à 15h29

            Pays confetti,donc. Les israeliens apprécieront…et d’autres petits. Pays aussi,tiens le Liban,comme ça au hasard. Diluer les responsabilités? Sérieusement ? Parceque pour, vous Arabes et Palestiniens n’ont aucune responsabilité dans la situation actuelle,meme la plus petite? Vous êtes partisan,ce qui est votre droit. Pour ce qui me concerne,j’ai connu la guerre de trop près pour jouer aussi légèrement avéc la vie des gens. Votre discours convenu et reproductible est lassant.

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          • caliban // 30.04.2018 à 18h00

            @Christian Gedeon

            Veuillez éviter d’interpréter mes propos.
            • pays confetti : regardez une carte et un tableau démographique
            • diluer les responsabilités : cela consiste à comparer des atrocités pour faire un concours victimaire … point Godwin à l’horizon

            Lisez si cela vous chante mais ne déformez pas.

            Merci 🙂

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            • Christian Gedeon // 02.05.2018 à 10h36

              Cher Caliban,sur les Crises vous l’emportez sur moi avéc un score impressionnant. Dont acte. J’ai toutefois la faiblesse narcissique de penser que je connais bien le MO,ét quitte à me faire encore réprimander, de vous dire que ce qui se passe à la frontière entre Gaza et Israel s’inscrit dans un plan qui arrange bien le Hamas,en perte de légitimité à Gaza,ét aussi Netanyahou,qui joue les sauveurs de la patrie en danger,pour maintenir sa coalition hétéroclite. Les choses sont rarement ce qu’elles paraissent être,la bas,dis. Ne jamais oublier qu la Hamas des débuts a suscité par Israel pour mettre en difficulté le Fatah. Les jeux orientaux sont quelquefois incompréhensibles pour nos esprits cartésiens (sic!). Bien à vous.

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            • Chaib draa // 04.05.2018 à 14h36

              Et re-comble vous pensez (avec certitude ) qu’encore c’est le Hamas qui va envoyer pour cinq bonnes semaines des gens (enfants pour l’a majorité ) se faire abattre comme des lapins ?

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            • caliban // 02.05.2018 à 15h14

              @Christian Gedeon

              Je ne vois pas de quel score vous parlez. Pour résumer mon point de vue si cela ne vous lasse pas définitivement.

              Les Israéliens ont la force avec eux mais ne parviennent pas à la transformer en Droit.
              Les Palestiniens ont le Droit avec eux mais ne parviennent pas à en faire une force.

              La paix pourra se faire lorsque les deux camps parviendront à surmonter leurs difficultés propres.

              Et il me paraît évident que c’est dans ce cadre qu’il faut
              • soutenir toutes les initiatives pacifiques aidant les Palestiniens (BDS en tête)
              • condamner systématiquement l’extrême-droite israélienne qui ne jure que par le rapport de force

              Ce à quoi vous allez encore répondre “c’est toujours plus compliqué” comme si vos interlocuteurs ne le savaient pas et étaient des imbéciles / partisans n’ayant rien vu ni rien compris 🙂

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        • Marc // 30.04.2018 à 21h06

          Il faudrait vous ancrer un peu dans le present… ce que fait subir israel aux palestiniens, moi j’appelle ça de la torture à grande échelle… “La bande de Gaza, “invivable” pour un million d’enfants, estime une ONG…” “Gaza ressemble à une expérience inédite en laboratoire, dont la finalité semble être de mesurer la résilience de 2 millions de cobayes vivant sous une cloche hermétique.”…

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          • Le Minotaure // 01.05.2018 à 02h54

            Il n’y a pas seulement “plus de Palestiniens qui meurent”. On est simplement dans des échelles tellement différentes que la comparaison est obscène.

            Non les “Arabes et les Palestiniens” n’ont pas de responsabilité, pas plus que les Juifs israeliens d’ailleurs. Par contre les dirigeants des pays arabes environnant partagent avec Israel la responsabilité du sort des Palestiniens. Les Saouds antisémites sont, paradoxalement, les meilleurs alliés d’Israel dans la région.

            Et entre la préservation de l’Etat d’Israel et la droit fondamental du retour aux terres des Palestiniens, pour moi l’alternative est toute tranchée.

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    • caliban // 30.04.2018 à 09h46

      Vous avez raison, pauvres snipers … les lapins étant tous morts de myxomatose, il ne leur reste plus que des civils désarmés.

      Votre commentaire est désespérant.

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      • marc // 30.04.2018 à 10h12

        il faut dire tout de même que les palestiniens sont un peu manipulés… par le hamas, qui applique une charia implacable dans la bande de gaza : mains des voleurs coupés, homosexuels exécutés… rien que cette histoire de déplacement de l’ambassade us à jerusalem : c’est symbolique, et se battre contre goliath pour un symbole, c’est pas très malin je trouve

        on dit aussi que israel a favorisé la mise en place de ces islamistes radicaux…

        cependant, les méthodes de répression d’israel sont affligeantes, tout comme la sourde oreille favorisante des médias, merci acrimed de le montrer avec force

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        • Le Minotaure // 01.05.2018 à 03h02

          Des sources sur les mains de voleurd coupées par le Hamas ? Je n’en trouve aucune après une rapide recherche.

          Sur les exécutions d’Homosexuels je n’en trouve qu’une occurrence, celle d’un commandant du Hamas, l’accusation étant manifestement un pretexte pour des réglements de compte internes à l’organisation.

          Je n’ai aucun doute sur le caractère antidémocratique, violent et homophobe du Hamas, mais je ne vois pas l’intérêt de dépeindre la situation à Gaza de manière plus sombre qu’elle ne l’est déjà.

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    • Fritz // 30.04.2018 à 10h39

      Israël ne sera plus dans la m…. le jour où on exercera une pression forte pour le ramener dans le chemin du droit. Son impunité et son arrogance ont isolé Israël, en effaçant la sympathie des autres peuples à son égard. Ce que je déplore amèrement.
      En attendant, ce sont les Palestiniens qui trinquent.

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    • Alfred // 01.05.2018 à 09h39

      Mon pauvre Christian il est vrai que l’Orient est compliqué mais il s’est aussi vrai qu’on a souvent du mal à distinguer les choses lorsqu’on a trop le nez dessus ou que l’on est emmotionnelent concerné…
      Bibi vient de se voir accorder le droit de faire la guerre à l’improviste. Vous croyez que c’est directement pour l’Iran? Ben non c’est encore les Libanais qui vont prendre. Vous pourrez toujours blâmer les Iraniens si ça vous chante (pour faire compliqué ?).

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  • yack2 // 30.04.2018 à 09h16

    Aie…..Terrain miné que celui-ci….Le rayon paralysant de l’antisémitisme va rapidement intervenir…..De mon point de vue c’est une évidence qu’il est interdit de pointer….Par contre le fait qu’ils soient juifs m’indiffère royalement, qu’ils soient tous pro israel non!
    La confiscation du débat par ces derniers est le problème, le jour ou UJIPF, Michèle Siboni, Shlomo Sand etc auront droit de citer ce dernier disparaîtra….Et on parlera enfin des vrais problèmes du moyen orient.
    Petit aparté sur le manifeste des 300 qui demande la modification du coran et son actualisation….pour défendre un mouvement politique qui justifie la colonisation au prétexte de leur présence …..Il y a 3000 ans…..????? Cherchez l’erreur?

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    • joebardoc // 30.04.2018 à 10h40

      Je suis assez d’accord avec vos propos. Le sujet que je souhaitais aborder est celui de la double allégeance d’une façon générale, des conflits d’intérêt au sens large et du pluralisme dans nos médias. Combien de journalistes ouvertement pro palestiniens dans nos grands médias, combien de musulmans impliqués dans la vie communautaire de ces mêmes médias et quelle représentativité et légitimité que celle de ceux que l’on voit tout le temps et sur tous les plateaux…?

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  • Maxhno // 30.04.2018 à 09h32

    Entre les lancements de missiles fantomes, le sort des migrants Africains, les sous-marins nucléaires qui croisent au large de l’Europe et les snipers enrôlés pour éliminer la contestation, ce pays collectionne les lignes rouges.

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  • Fritz // 30.04.2018 à 09h45

    @joebardoc : Vous avez le droit de dire votre « truc politiquement incorrect », mais je pense que c’est une fausse route.
    Les personnes que vous désignez, et qui nous enfument, sont effectivement d’origine juive ; mais c’est aussi le cas de Noam Chomsky, de Norman Finkelstein, et du professeur Stephen F. Cohen. Trois personnes averties qui dénoncent la propagande mensongère, qu’elle soit pro-israélienne ou antirusse.

    En quoi ces trois personnes seraient-elles « moins juives » que Patrick Cohen , Claude Askolovitch, Jean-Pierre Elkabbach, Ruth Elkrief ?

    Ce qui est sûr, c’est le manque de journalistes d’origine musulmane invités à dire ou commenter l’actualité du Moyen-Orient. C’est aussi la pression qui pèse sur les Musulmans dans les médias : contrairement aux athées, par exemple, ils sont sommés de se démarquer de l’islamisme, et poussés à donner des gages (de démocratie, de féminisme et de laïcité).

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    • joebardoc // 30.04.2018 à 10h58

      Vous n’avez pas tort, mais si on compare le nombre de passages télé de Noam Chomsky versus BHL, ou de Bernard Kouchner versus Rony Brauman et on pourrait en citer plein d’autres, force est de reconnaitre que cela n’est pas très équilibré. La dernière émission de télé que je regardais avec entrain était celle de Frédéric Taddei, qui avait le mérite, outre de donner la parole à plein de gens de sensibilité différente, de présenter dès le début de l’émission le parcours des différents invités afin que l’on sache clairement pour qui “ils roulent”, ce qui n’est actuellement fait nulle part ailleurs à ma connaissance. On demande à chaque attentat et de façon très insistante à nos compatriotes musulmans de se désolidariser de ces actes violents, mais on ne demande jamais à nos compatriotes juifs de prendre leurs distances vis à vis de la politique du gouvernement israélien et du non respect récurent du droit international par ce dernier. Je ne suis ni juif, ni musulman, mais je me dis que bien d’autres que moi et probablement moins modérés ont pu avoir cette réflexion et que si on cherchait à créer des tensions entre les communautés, on ne s’y prendrait pas différemment. Merci de votre écoute attentive./ …Toutes mes excuses pour les modérateurs d’insister sur ce sujet glissant

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  • Fritz // 30.04.2018 à 10h21

    « “Bravo à nos soldats” : Bachar al-Assad loue l’armée après la manifestation qui a fait 16 morts à Deraa »
    « Assad loue les soldats syriens après les heurts meurtriers dans la Ghouta »
    « Violences à Alep : pourquoi la situation s’est envenimée entre al-Qaïda et la Syrie »

    Ces exercices faciles de transposition soulignent l’asymétrie de l’information, soulignée à juste titre par Acrimed. C’est cette asymétrie que nous devons dénoncer, quelle que soit notre position sur le conflit israélo-palestinien. Imaginons une chronique de Bernard Gâté sur France Intox (personnage et radio imaginaires, toute ressemblance, etc.) :

    « (…) les autorités syriennes n’avaient ainsi pas de bonne solution. Si elles se contentaient de lacrymogènes et de balles en caoutchouc, elles risquaient qu’il y ait beaucoup plus de gens qui s’approchent des casernes et essayent même des attaquer, il n’y aurait alors pas eu seize morts, mais un bain de sang d’une tout autre ampleur qui pouvait embraser la Ghouta et placer la Syrie dans une position diplomatique encore bien plus difficile que celle qu’elle affronte aujourd’hui. »

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  • Owen // 30.04.2018 à 10h23

    Ce que vous dites est une évidence.

    Un ancien candidat aux élections présidentielles, barré par les médias, avait déclaré à Patrick Cohen (de mémoire): “La différence entre vous et moi, c’est que je dis pour quoi je me bats et pas vous”. C’est celui qui dit pour quoi il se bat (l’indépendance du pays), ne peut pas être nommé, même ici.
    L’interview de Daniel Kroll chez Bourdin a montré comment le CRIF a tué une deuxième fois sa mère et imposant à la communauté nationale ses desiderata, contre lui et son souhait malheureux de s’y intégrer.

    Sinon, Tarik Ramadan fait la même chose, mais en revendiquant la prééminence d’une autre communauté.

    Le problème n’est pas l’entre soi (idéologique, culturel, du fait de son origine…), qui est naturel, et j’ai le mien, mais l’incapacité de la communauté nationale de dire que la cohésion a ses nécessités et de les imposer comme règles premières.

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  • pantocrator // 30.04.2018 à 10h37

    les anciennes victimes sont devenues des bourreaux !

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  • Kiwixar // 30.04.2018 à 10h41

    A mon avis, concernant Israël, on a tort de se focaliser sur l’aspect religieux ou communautaire “juif”. Pour moi ce pays est une création coloniale occidentale pour avoir un point de contrôle au Moyen-Orient. Une sorte d’ “anti-moyen-orient” comme Taïwan a été créée en anti-Chine, le Pakistan en anti-Inde, l’Ukraine de Maïdan en anti-Russie (et le Donbass conservé en anti-Ukraine par la Russie).

    Israël est confronté à une menace existencielle bien plus sérieuse que des manifestants aux frontières : la fin de la supériorité aérienne en raison des systèmes russes en Syrie, la supériorité terrestre de l’armée syrienne désormais aguerrie, la navy US obsolète (au fond le 1er jour), les changements internes fluctuants de l’Arabie Saoudite, l’allié US qui ne peut pas combattre sans supériorité aérienne.

    Et l’inconnue russe : 1/3 des Israëliens sont d’origine russe. La Russie n’aurait-elle pas intérêt à récupérer ces populations en assombrissant les perspectives d’avenir d’Israël?

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    • Emmanuel // 30.04.2018 à 19h39

      J’ai du mal à admettre l’idée qu’un pays qui possède la bombe H puisse redouter d’être anéanti par des voisins qui n’ont même pas la bombe A, en dépit de systèmes défensifs relativement efficaces chez certains d’entre eux. Il suffirait qu’un seul missile israélien porteur d’une bombe H franchisse les défenses ennemies pour raser plus ou moins une capitale. Ça calme les ardeurs du camp d’en face, non ?

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      • Le Minotaure // 01.05.2018 à 03h07

        “La supériorité terrestre de l’armée syrienne”. Heu bon ok pourbles matériels russes, antiaériens et autres, mais je pense que l’armée syrienne est dans un état lamentable. C’est un pays en ruine qui a maintenu son existence d’extrême justesse, qui reste aujourd’hui amputé de territoires importants. Au moins 500 000 morts (sans doute beaucoup plus) et 8 millions de réfugiés sur 22 millions d’habitants avant guerre. Des infrastructures détruites. La Syrie n’est une menace pour Israel que comme tremplin potentiel de la Russie et de l’Iran.

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  • anatole27 // 30.04.2018 à 10h50

    Il faudra un jour inventer l’equivalent du CV anonyme pour les nouvelles internationales
    on aura ainsi pour les nouvelles recentes :

    100 diplomates xxx expulsé pour 2 morts yyy qui ne sont pas morts et qu’on ne peut pas voir
    3 pays xxx bombardent le pays yyy mais refusent de montrer les preuves
    1 pays xxx tuent des manifestants yyy qui n’avaient pas franchi la frontière du pays xxx
    les enfants du pays yyyy tués par les bombes lancés par le pays xxxx et vendus par les pays uuu fff et ggg

    Propositions choc :

    1) on vire les journalistes du bloc ooo (#economie d’echelle)
    2) on les remplace par un systeme d’IA financé par FFF developpé par UUU debuggé par RRR
    3) on modifie le systeme de veto à l’ONU
    a) limitation a 3 vetos par an
    b) si tu veux faire un Veto tu payes une somme en lingot d’or (#societeLiberale)
    c) tout citoyen très riche a le droit de financer un ou des Veto (mais bien sur il faut payer)
    d) on a le droit de bombarder des civils mais il faut que ca crée des emplois ailleurs (#societeSociallyResponsible)

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  • Louis Robert // 30.04.2018 à 11h26

    De tels massacres demeurent injustifiables, impardonnables, “ne pourront jamais être expiés” ni “oubliée”. (Harold Pinter, “Discours Nobel”)

    https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2005/pinter-lecture-f.html

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  • Mr K. // 30.04.2018 à 13h50

    Dans un ouvrage qui s’intitule “Crépuscule de l’Histoire”, Shlomo Sand, professeur honoraire d’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv, s’interroge sur le métier d’historien et la place de l’histoire dans nos sociétés. Dont l’instrumentalisation politique de l’histoire dans les systèmes éducatifs des nations.

    Entretien du vendredi 22 janvier 2016 avec le journal “L’Humanité”, extraits :

    “Pour construire des nations, il faut plusieurs paramètres : une langue commune, un ennemi commun, mais aussi il faut une mémoire collective. C’est-à-dire ne pas penser que nous sommes un collectif seulement aujourd’hui, mais que cela a toujours existé.”

    Et : ” Chaque élève en Israël, à partir de 7 ans jusqu’à 18 ans (il y a une matière au bac), apprend la Bible comme on apprend un livre d’Histoire. Pour créer un attachement à la terre mythique d’autrefois. Personne ne peut s’en libérer. Heureusement que j’ai été viré de l’école lorsque j’avais 16 ans. Peut-être que cela a contribué au fait que je puisse penser, parler.”

    https://www.humanite.fr/shlomo-sand-quand-je-lis-finkielkraut-ou-zemmour-leur-lecture-de-lhistoire-je-suis-effraye-596563

    Ceci explique peut-être pourquoi certains snipers israéliens tuent des palestiniens en rigolant.

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  • Arcousan09 // 30.04.2018 à 15h40

    Comme dans une famille les enfants ont tendance à repliquer le comportement des parents. Père violent = enfant violent
    Un certain Hitler a massacré les juifs …. les descendants de ces victimes ont été à bonne école et repliquent en massacrant à leur tour les plus faibles …
    Et “ON” ose nous présenter Israël comme un modèle de démocratie et de paix …
    Quand Bachar bombarde les hôpitaux ou les écoles: c’est un boucher sanguinaire
    Quand Tsahal massacre les enfants palestiniens sur une plage, bombarde hôpitaux et écoles: c’est pour sa sécurité … Tsahal qui meurt de trouille devant une gamine de 16 ans qui a giflé un soldat
    No comment …
    [modéré]

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  • CHAÏB-DRAA // 30.04.2018 à 20h16

    questions posées à des médecins de l’hôpital de Gaza, quant aux blessures des manifestants ” la majorité des manifestants ont été visés aux genoux ; la plupart ne se remettront jamais à marcher ” – les “héros” que félicitent Netanyahou et son accolyte Liberman, visent l’endroit le plus sensible de la mobilité. Et tous les médias sus-cités se demanderont encore pourquoi les Palestiniens continuent-ils à résister.

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    • Fritz // 01.05.2018 à 08h37

      Voilà comment mettre un peuple à genoux.

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      • CHAÏB-DRAA // 01.05.2018 à 13h17

        les colonisations ne tiennent que par la force, et celle-là aussi brutale soit-elle finira par céder face à la résistance. Celle d’Israël semble l’une des plus récentes mais dernières colonisations qui finira par “mettre les genoux à terre” quel que soit le temps…

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  • julien // 01.05.2018 à 08h51

    on peut dire ce que l’on veut, dés qu’il s’agit D’Israël, les journalistes affichent tous un parti pris en faveur de l’état hébreux et on sait pourquoi. Il faut appeler un chat un chat et cela s’appelle de la soumission à leur rédaction dont les actionnaires ne sont pas là pour faire dans l’émotion, ni dans l’humanisme et encore moins dans la vérité. Je vous invite également à lire les commentaires sous les articles de presse en rapport avec les faits, une armée de troll vient tenter de manipuler l’opinion afin de reprendre en chœur les propos très limites tenus par les journalistes, voir tenir des propos belliciste parfois raciste “déguisé” d’une rare violence, sans aucune modération (tiens tiens…). C’est toujours la même rengaine à chaque article ou Israël est cité. C’est un fait et cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

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  • P’tetbenkwui // 01.05.2018 à 19h19

    Cette histoire est mal partie.

    “Durant la guerre, les Juifs de Palestine et leurs dirigeants, en tout premier lieu David Ben Gourion, ont-ils vraiment fait tout leur possible pour sauver les Juifs d’Europe ? Cette interrogation est sans conteste la plus « douloureuse », la plus « poignante » [9][9] Ilan Greilsammer, La Nouvelle histoire…, op. cit.,…, la plus iconoclaste aussi puisqu’elle revient à se demander si les Juifs de la Palestine mandataire et leurs dirigeants, les futurs fondateurs de l’État si ardents à se poser en sauveurs du peuple juif, n’auraient pas une part de responsabilité dans l’étendue du désastre qui frappa le judaïsme européen entre 1941 et 1945.” (Fin de citation).

    https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-de-la-shoah-2002-1-page-161.htm

    La suite est une cascade d’interventions pas vraiment estimables. Mais dans ce séisme humanitaire démentiel, pas plus l’honorabilité que humanité n’ont été explorées parce que les dés étaient pipés au départ.
    Peu importe la responsabilité des trop nombreux intervenants dans ce naufrage, c’est le peuple palestinien qui est supplicié depuis des dizaines d’années dans l’indifférence générale de la communauté internationale. La bonne conscience est “assumée” . C’est fou comme ce mot est galvaudé .

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  • Frangip123Tours // 03.05.2018 à 10h45

    Il convient sur ce dossier de prendre de la hauteur: en 1948, prenant en compte le génocide que le régime nazi avait infligé au peuple juif (= Shoah), la communauté internationale a choisi de donner aux Juifs une parcelle de quelques kilomètres carrés sur la terre de leurs ancêtres … Bonne ou mauvaise décision ? Les avis sont partagés…
    Depuis lors – 70 ans ! – les Arabes qui entourent Israël tentent de déloger le peuple juif et ce dernier riposte (et comme les soldats d’Israël sont mieux entraînés et mieux équipés que ceux du camp d’en face, c’est ce dernier qui morfle).
    Sans prendre parti, une chose est claire: si les gouvernants des pays arabes environnants cessaient de soutenir – pour de strictes raisons de politique INTERIEURE dans leurs PROPRES PAYS – les minorités palestiniennes qui depuis 70 ans souhaitent “refaire le match”, la bataille cesserait immédiatement.
    P.S. je ne suis ni juif, ni israélien !

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    • P’tetbenkwui // 03.05.2018 à 12h35

      A prendre trop de hauteur vous pourriez vous éloigner …
      Peu importe les raisons articulées pour tenter de convertir une explication en variante satisfaisante, une chose est incontestable : c’est la Palestine qui a été démembrée.

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  • Chaib draa // 04.05.2018 à 14h45

    Bizarre, vous souhaiteriez que le colonisé se croise les bras et laisse prendre ses biens en accuiessant ?

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