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7.juin.20187.6.2018 // Les Crises

Fake news : La grande peur… Par Richard Labévière

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FAKE NEWS : LA GRANDE PEUR…

En juin 2017, après la rupture diplomatique de l’Arabie saoudite, d’autres pays du Golfe et de l’Egypte avec le Qatar – au motif d’une proclamation pro-iranienne de ce dernier -, l’émirat proteste, expliquant que c’est un faux fabriqué par un… pirate informatique ! Procédé dont les services américains ne tardent pas à attribuer la paternité au… Kremlin, accusé aussi d’avoir aussi tordu la dernière élection présidentielle américaine au profit de Donald Trump ! Une conclusion s’impose aussitôt : les Russes peuvent déstabiliser les élections partout dans le monde et quand ils le veulent. Il faut donc absolument contrôler Internet ; les « réseaux numériques » vont tuer la démocratie !

Essentiellement propagées par la Russie – selon les belles âmes occidentales – les Fake News expliqueraient alors le Brexit, l’élection de Trump et la disparition des éléphants. Par conséquent, l’Allemagne et la France préparent une loi pour contrer ces maudits Fake News, la Commission européenne y travaillerait aussi. Dans son dernier livre – autant nécessaire que salutaire – notre médiologue préféré François-Bernard Huyghe remet les pendules à l’heure ! Son principal constat : il ne faudrait pas que la grande peur, dont il décrit scientifiquement les mécanismes, ne justifie une réinstallation de guillotines propices à neutraliser toutes espèces de contestation, de critique et d’opposition.

Grand est le risque de voir se reproduire les pires atteintes aux libertés civiles et politiques, les Patriot Act et autres lois d’exception justifiées par la chasse aux Ben Laden du moment. Au nom de la lutte contre le terrorisme, la corruption et la prolifération des armes de destruction massive, on a bien compris, désormais comment les Etats-Unis imposent au monde entier leurs normes juridiques (en toute unilatéralité et extraterritorialité) afin d’avantager leurs entreprises et fonds de pension. America First, c’est d’abord « par ici la monnaie », mais toujours au nom de la morale et des droits de l’homme pour le bien de la planète. Mais dans toutes ces affaires consubstantielles à la mondialisation, de quoi parle-t-on au juste ?

François-Bernard Huyghe : « nous avons tendance à traduire par fausse nouvelle, récit d’événements qui ne se sont pas déroulés (ou le déni de faits qui sont avérés). Initialement, Fake News désigne plutôt un contenant : des pages ou des sites qui se présentent comme d’authentiques outils d’information et qui ne le sont pas. Il y a d’ailleurs une ambivalence dans l’expression de Fake News. Elle peut vouloir dire que l’on donne pour des nouvelles – contenus, événements dignes d’être rapportés – des faits non avérés, inventés, faux. Mais elle peut aussi signifier que l’on présente comme « nouvelles » (au sens de : destinées à informer le public suivant un régime de vérification) des discours militants ou des démonstrations idéologiques qui ne visent qu’à persuader de valeurs et de visions du monde ». Un peu plus loin notre médiologue ajoute : « on peut presque définir le Fake comme une rumeur assistée par ordinateur ».

A ce stade, on peut oser trois remarques : 1) le combat de l’erreur et de la vérité est le plus vieux métier du monde, aussi vieux que le meurtre d’Abel par Caïn, en tout cas bien antérieur aux conversations de Socrate dans l’Académie ; 2) cette confrontation a constitué le fil rouge de toute l’histoire de la raison occidentale et il n’est qu’à relire La Formation de l’esprit scientifique de Gaston Bachelard ou Le Normal et le pathologique de Georges Canguilhem pour comprendre qu’on peut difficilement légiférer en la matière ; 3) enfin, les évolutions du médium n’arrangent pas l’affaire et la révolution numérique qui généralise des « progrès disruptifs », c’est-à-dire imposés sans concertation aucune, annonce une République qui sera encore plus tyrannique que celle de Platon !

Mais le plus grave est ailleurs… dans notre monde où la majorité des grands médias (traditionnels et numériques, ceux qu’on appelle « les réseaux sociaux ») sont maintenant dans les mains de grands patrons. Ces derniers exercent un pouvoir absolu sur les industries de l’information et du divertissement qui touchent et forment nos cerveaux. Sans sombrer dans le délire ou la paranoïa du complot, force est de reconnaître que ces décideurs ne lésinent pas sur les moyens pour transformer les citoyens en consommateurs dociles, conformes, moins autonomes et satisfaits du monde tel qu’il est ! Comme le répète souvent le linguiste Noam Chomsky, « derrière la production de nouvelles, de spectacles et de publicités, le projet d’anesthésier toute forme de critique ou de révolte est bien à la manœuvre… C’est une question d’argent et de reproduction des marges de profit ».

La conséquence organique de ces différentes évolutions nous ramène à l’efficience de l’idéologie – des idées au logis -, celles des passions immédiates et dominantes qui mettent l’huile nécessaire au bon fonctionnement des rouages sociaux. Et ces « idées » ne tombent pas du ciel par une corde à foin, mais sont les strictes représentations des rapports économiques, sociaux et culturels nécessaires au maintien et à la reproduction de l’ordre ; un ordre au bénéfice de quelques élus et bénéficiaires n’hésitant pas à utiliser les moyens les plus violents pour rester aux affaires, leurs affaires !

La description de ce terrible dispositif est parfaitement effectuée dans L’Idéologie allemande de Karl Marx et Friedrich Engels : les idées de la classe dominante sont les idées dominantes. La puissance matérielle dominante est donc aussi la puissance spirituelle dominante. Les pensées dominantes ne sont rien d’autre que l’expression en idées des conditions matérielles dominantes.

Dans cette perspective, il est bien clair qu’on peut difficilement légiférer afin de différencier les analyses produites par l’idéologie dominante de celles qui le seraient par les sciences ou tout au moins par une quelconque quête opiniâtre de la vérité. Dans l’absolu, chaque diseur de bonne aventure cherchera à neutraliser ses concurrents pour faire triompher sa seule parole, donc ses intérêts. C’est toute l’histoire du Sophiste de Platon : bien parler pour séduire la jeunesse et conforter son influence sur celle-ci !

Depuis toujours, c’est aussi le rôle de la presse – notre grand sophiste : vérifier et hiérarchiser les faits afin de proposer une lecture du monde, afin de favoriser l’émission d’un jugement ! Et en la matière, on est très loin des sciences exactes. Il n’est qu’à voir l’évolution d’un journal – qui fut de référence – comme Le Monde. Après avoir été démantelé par le triumvirat Colombani-Minc-Plenel dans les années 1980, ce titre moribond – qui survit comme une « marque » -, donne de plus en plus dans la communication, le trafic d’influences, sinon la propagande pure et simple. Non content de s’être transformé en courroie de transmission de l’idéologie dominante, Le Monde d’aujourd’hui prétend – en plus – faire la police !

Ainsi, les Décodeurs du Monde prétendent-ils enquêter sur les « usines à fausses informations ». Les plus grands fabricants de Fake News de la presse parisienne, les chiots de garde de l’idéologie dominante osent ainsi s’auto-proclamer gardiens, contrôleurs et aiguilleurs des « bonnes informations ». On croit rêver ! Cette toute puissance de l’idéologie n’est pas une nouveauté, mais elle aspire désormais à occuper toute la place, à marginaliser, sinon à criminaliser tous celles et ceux qui n’accepteraient pas cette règle du jeu.

Plus lucidement, force est de constater que le 1984 de George Orwell n’est qu’un conte enfantin au regard des montages actuelles de l’idéologie dominante. Dans tous les cas de figures – et pour tenter d’y voir plus clair – on lira avec la plus grande attention l’indispensable manuel de résistance de François-Bernard Huyghe : Fake News – La grande peur. C’est court, clair, nerveux et incisif. Après une telle lecture, on se sent mieux, comme si on venait de tirer la queue du monstre…

Richard Labévière

1 François-Bernard Huyghe : Fake News – La grande peur. VA-Editions, janvier 2018.
2 Hervé Juvin : La guerre du droit pénal américain aura-t-elle lieu ? Cap sur le nouveau système de corruption mondialisé. Editions de l’Observatoire EUROGROUP-CONSULTING, mai 2016.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

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bluetonga // 07.06.2018 à 07h16

La terminologie “fake news” a été adoptée dans la foulée de l’échec de Clinton face à Trump aux dernières élections américaines : ce sont les fake news qui ont fait chuter la candidate logique et légitime (c’est à dire, plébiscitée, programmée et adoubée par l’establishment). Le peuple a mal choisi parce que manipulé par les forces démoniaques du Kremlin via les réseaux sociaux (“la rumeur assistée par ordinateur”).

Le danger des fake news, c’est donc principalement celui du peuple qui vote mal et qu’il faut aider à bien voter (par exemple, dans le sens des marchés, comme cela vient encore d’arriver en Italie). Ce pauvre peuple bourrin qui ne comprend rien à rien.

Bref adhérer au concept des fake news, c’est poser le postulat fort que le peuple est trop bête pour se prendre en main et gouverner. Un déni fondamental de démocratie en somme. N’est-ce pas messieurs les législateurs et messieurs les décodeurs? Assumez maintenant.

39 réactions et commentaires

  • Fabrice // 07.06.2018 à 06h52

    Fake news mais qu’elles fake news? Celles autorisées par les autorités ? Une information invalidée par les autorités devient elle une fake news ? Avec la loi des affaires des révélations deviennent elles des fake news car tombant sous son influence ?

    Fake news sonne de plus en plus comme une propagande aveugle qui étouffe les faits sous une chappe de faux certifiés ou pas, afin que plus personne ne puisse se faire son propre avis sans avoir recours à experts autorisés.

    Le plus navrant c’est le sentiment d’impuissance qui accompagne ce brouillard de l’information car tout du jour au lendemain peut se révéler faux, on voit le résultat dans la destruction de certains pays et le chaos qui s’en suit.

    La seule certitude qui reste c’est le doute qui en découle même sur nos convictions les plus profondes de crainte de provoquer d’abominables actions aux conséquences fatales, quand on voit certaines révolutions on s’aperçoit qu’elles preuvent être le fruit de manipulations, on a institutionnalisé notre impuissance personnelle et collective.

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    • Christian Gedeon // 07.06.2018 à 19h09

      Puisque c’est M.Labeviere a écrit,je lui suggère de réécrire sur un sujet tres oublieet qui ne va pas,hélas ,dans le sens de ses analyses passées,à savoir la Syrie et l’incroyable chambardement qui est en train de se produire la bas…beaucoup sur les crises avaient crié trop tôt à la victoire du gouvernément syrien,et à celle de l’Iran en Syrie. Dont M. Labeviere. Ben non en fait. Ça ne va pas du tout se passer comme ça,n’est ce pas?Je le dis depuis près d’un an,le paradigme a changé. Les Russes laissent passer les raids israéliens contre les pasdarans et le Hezbollah,et ne disent près que rien sur Gaza. Ils ont manifestement accepte,pour le moment ,l’accord us/Turquie sur le Rojava et Manbij a ete évacuée par les combattants kurdes…un accord est en vue entre Us/ Russie/ Israeliens/ Arabies diverses/ et meme Iran,par la bande,pour refroidir le front syrien,et je pèse mes mots,permettre à Israel de casser la menace qui pèse sur son front nord…vous croyez que je deconne? On se retrouve pas dans quelques mois,mais dans quelques semaines. A regarder de très près,l’opposition devenue sanglante entre les milices chiites iraniennes en Irak et Sadr,dont les quartiers viennent de faire l’objet de plusieurs à attentats qui n’ont rien à voir avec l’EI e t tout avéc les sujets de l’Iran en Irak…

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      • WASTERLAIN // 08.06.2018 à 22h05

        Hors sujet, mais bon !
        Bien malin qui peut prédire l’issue de cette guerre, comme de toutes les guerres d’ailleurs, dont on sait quand on les commence, mais jamais quand ni comment on les finit ! Je pense que vous partez du postulat de l’abandon de l’aide de la Russie, rien n’est moins sûr, et que sans celle-ci, l’État syrien est dans l’incapacité de reconquérir la totalité de son territoire. Peut-être, mais peut-être pas ! C’est oublier un peu vite que 7 ans de guerre est un ‘’exercice militaire’’ qui a formé une armée, certes en majorité de conscrits, mais aguerrie et qui, avec l’aide du Hezbollah et des iraniens, peut maintenant lutter avec succès contre l’intervention limitée des USA et très certainement contre une intervention massive d’Israël, nous l’avons vu en 2006 au Liban où le Hezbollah seul a tenu en échec Tsahal. Quelques semaines dites-vous ! D’accord avec vous, nous verrons comment se développera la situation sur le terrain lors de l’offensive de Deraa qui ne devrait pas tarder. Mais…
        Mais… nous verrons aussi comment se passera la reconquête du gouvernorat d’Idlib où les rebelles modérés s’étripent sous le regard passif des turcs.
        Nous verrons également comment évoluera la situation entre Manbij et l’Euphrate où les kurdes sont actuellement en difficulté et pas si d’accord entre eux qu’on ne nous le rapporte.
        A voir aussi comment tournera la contestation arabe contre les kurdes, là aussi pas toujours d’accords entre eux, dans le triangle Kobané, Assaké, Racca, abukamal (en gros le territoire syrien sur la rive gauche de l’Euphrate), où l’armée syrienne peut compter sur l’aide de l’armée irakienne sur sa frontière.
        Enfin, LE test pour moi sera le comportement de l’armée US basée à Al Tanf. Les USA avaient décidé que l’armée syrienne ne reconquerrait pas Deir ez-Zor et quelques bombardements bien ciblés semblaient montrer leur détermination ; l’État syrien est pourtant maître d’Abou Kamal…
        Non, décidément non, à moins de savoir lire dans le marc de café, bien malin qui pourra dire quelles seront les positions des uns et des autres sur le terrain dans quelques mois !

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    • Ananymous // 07.06.2018 à 19h58

      Patrick Le Lay disait vendre du temps de cerveau disponible en parlant de TF1.
      Internet est 1000 fois plus puissant que la TV.
      C est bien sûr un enjeux primordial.
      Qui contrôle internet contrôle le monde.
      Vous croyez tout de même pas que nos zelites et nos lobbies allaient laisser libre place au débat contradictoire ?????

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  • Alfred // 07.06.2018 à 07h02

    En lisant la définition de “Fake news” donnée par Mr Huyghe et rapportee par Mr Labeviere il m’est venu une nouvelle traduction : “publireportage” qui désigne finalement aussi bien une page d’information sur un produit commercial que sur un ministre, un homme politique ou une opération de destruction d’un pays.

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  • bluetonga // 07.06.2018 à 07h16

    La terminologie “fake news” a été adoptée dans la foulée de l’échec de Clinton face à Trump aux dernières élections américaines : ce sont les fake news qui ont fait chuter la candidate logique et légitime (c’est à dire, plébiscitée, programmée et adoubée par l’establishment). Le peuple a mal choisi parce que manipulé par les forces démoniaques du Kremlin via les réseaux sociaux (“la rumeur assistée par ordinateur”).

    Le danger des fake news, c’est donc principalement celui du peuple qui vote mal et qu’il faut aider à bien voter (par exemple, dans le sens des marchés, comme cela vient encore d’arriver en Italie). Ce pauvre peuple bourrin qui ne comprend rien à rien.

    Bref adhérer au concept des fake news, c’est poser le postulat fort que le peuple est trop bête pour se prendre en main et gouverner. Un déni fondamental de démocratie en somme. N’est-ce pas messieurs les législateurs et messieurs les décodeurs? Assumez maintenant.

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    • patrickv // 07.06.2018 à 08h16

      Colin Powell, et sa fiole, en 2003, aurait-il été classé comme une “fake news”, si une loi avait existé ?
      Jérome Cahuzac aurait-il été jugé, s’il y avait eu une loi sur les “fake news” ?
      des exemples, il y en a des milliers !
      et, comme vous le dites : “qui détient LA vérité” ?
      mais, avec sa majorité à l’AN, Macron fera passer une telle loi !
      les Français auront ce qu’ils méritent, puisque ce sont eux qui les ont élu !

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    • Fritz // 07.06.2018 à 10h04

      Un discours gravissime du ministre Le Drian :
      https://dk.ambafrance.org/Les-democraties-face-aux-manipulations-de-l-information

      Pour lire un tel texte jusqu’au bout, il faut avoir le cœur bien accroché.

      Quant à l’anglicisme “Fake news”, il faut le rejeter, car il exprime un concept tordu dès le départ : une “Fake news” (ou son décalque “Fausse nouvelle / information”, c’est le peuple qui cherche à s’informer par lui-même, c’est le LIBRE EXAMEN.

      Bref, tout ce qui empêche les élites occidentales de prospérer en détruisant notre planète.

      Rejetons leurs notions tordues, et disons : bobard, mensonge, intox, désinformation, manipulation, etc.

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      • René Fabri // 07.06.2018 à 12h08

        Merci Fritz pour le lien vers ce discours sidérant de Le Drian. Il contient 18 fois le mot “campagne”. Pour lui, tout ce qui est un peu contestataire, vient de campagnes, et pratiquement jamais de citoyens indépendants. C’est le binarisme primaire, similaire à celui de George W. Bush et son “with us or against us”. Il appelle à la délation en se basant sur l’auteur d’une information plutôt que sur le contenu de l’information. Enfin, il révèle que l’AFP refuse systématiquement de publier certaines informations, et il s’en félicite. Malheureusement, Le Drian agit dans l’ombre, et bénéficie encore d’une bonne image auprès de beaucoup de personnes qui le connaissent mal.

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        • lvzor // 07.06.2018 à 12h50

          Le Drian est assez vil pour que micron l’aie choisi comme ministre, tout le monde peut le voir, que dire de plus?

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      • PaleFace // 08.06.2018 à 14h09

        À vomir.
        Aucun doute, le fils Ledriant mérite son poste, considérant le niveau de servilité de son père.
        La politique d’aujourd’hui ne consiste plus qu’à travailler le message de manière à faire croire que l’on oeuvre pour le bien commun là où l’on fait justement l’inverse.
        Merci Fritz.

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    • Alfred // 07.06.2018 à 12h38

      Hélas j’ai bien peur qu’ils ne craindront pas d’assumer lorsque cela les arrangera alors nous seront bien dans la m…: “La démocratie ne fonctionne pas alors passons nous en”. On sent que ça vient petit à petit.
      Je préférais leur hypocrisie qui au moins les “tenait” et les limitait.. La confrontation bien frontale ne sera pas forcément à notre avantage car lorsqu’ils s’y sesoudront ils seront prêts. Pas nous.

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  • ZX // 07.06.2018 à 08h01

    Les idées dominantes sont celles de la classe dominante mais aussi le pouvoir dominant.

    Ces idées sont en fait une idéologie, elles s’agrège autour d’idées dont on ne peut remettre en cause la validité (“No alternative”). En outre elle ne comporte pas de mesures, ou auto régulation. Au contraire, sa caractéristique est le Toujours plus, et seulement au profit d’une minorité et donc au détriment des biens communs. Tous les moyens sont bons pour imposer cette fin, la fin néolibérale qui signe la fin de la démocratie.

    Autrement dit toutes les conditions sont réunies pour l’installation d’un nouveau totalitarisme (une classe dominante, une idéologie, un pouvoir, une volonté), y compris technologiques (notamment les capacités de surveillance). Un totalitarisme qui ne dit pas son nom, se dissimulant sous le verni de la démocratie. Une idéologie contraire au peuple mais dans laquelle on le baigne, on le lave, on le frotte encore et encore, pour en faire une nouvelle norme universelle.

    Bienvenue en Fake Démocratie !

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  • Aladin0248 // 07.06.2018 à 08h03

    “Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes, autrement dit la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle”. K.Marx et F. Engels. L’idéologie allemande. Éditions Sociales. 1965, p.52-55. Là dessus, Marx ne s’est pas trompé. Cette citation s’applique pleinement à notre situation contemporaine. Il n’y a rien à y ajouter, juste à en tirer les conséquences.

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  • RGT // 07.06.2018 à 08h29

    Le jour où les “fausses nouvelles” (loi de 1994 sur le respect de la langue française) seront TOUTES estampillées d’une petite gomette rouge clignotante il ne sera plus possible à ceux qui détiennent les manettes du pouvoir de diffuser leur propagande mortifère en toute discrétion.

    Certes, le gouvernement russe pratique aussi cette stratégie, mais de manière infiniment moins influente en occident que les “élites” locales qui ne voient pas d’un bon œil cette timide intrusion dans leur “chasse gardée”.

    Il suffit de constater les influences relatives de ces interventions : D’un côté, 95% de la population est inondée de “Bonne Nouvelles” locales et seulement 5% prête attention aux “sirènes sataniques” des “pourris d’en face”.

    A mon humble avis, tout ce battage me(r)diatique est surtout justifié par le désir de “resserrer les rangs” de la plèbe autour des détenteurs actuels du pouvoir qui ne supportent aucune opposition.

    Tous les gouvernements mentent, et les preuves ne manquent hélas pas…
    Le plus gros problème survient quand il n’y a plus aucune voix alternative qui est en mesure de mettre à jour ces mensonges.

    C’est vieux comme la “socialisation” de l’humanité…
    Socialisation qui a amené quelques personnes à détenir des pouvoirs totalement démesurés sans aucune possibilité pour les dominés de pouvoir connaître la réalité des diverses fables qui leurs sont répétées à longueur de millénaires.

    Ces “élites” sont toutes regroupées pour défendre leur statut car en cas de remise en cause de leurs “Saintes Paroles” ils ne sont plus rien.
    C’est juste une question de survie, au sens biologique du terme.

    Il faut donc protéger le roi pour qu’il ne soit pas nu.

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  • Weilan // 07.06.2018 à 08h47

    “Des pages ou des sites qui se présentent comme d’authentiques outils d’informations…”
    Le Wapo, le NYT, le Monde, Libération, France Cul, Arte, BFM, etc…………. ?
    Sans oublier (à tout seigneur tout honneur) notre BHL national !

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  • Betula // 07.06.2018 à 09h24

    Est-il besoin d’une législation “anti” Fake-News quand la servilité vis à vis des dominants et l’aplatissement des esprits censés être représentatifs du savoir et de l’intelligence les font s’abaisser à anticiper les ordres du “Prince”?
    Un exemple? :
    “l’article « Médias » a mystérieusement disparu du Dictionnaire de la guerre et de la paix, paru aux PUF en octobre 2017, sous la triple direction des professeurs Benoît Durieux, Frédéric Ramel et Jean-Baptiste Jeangène. L’auteur de l’article, Michel Mathien n’est pas un perdreau de l’année : professeur honoraire à l’Université de Strasbourg en sciences de l’information et de la communication (Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme) ; il est l’initiateur de la Chaire UNESCO « Pratiques journalistiques et médiatiques. Entre mondialisation et diversité culturelle » (2007-2014). [voici la] Lettre des PUF lui annonçant la censure de son article :

    Cher Monsieur,

    Nous procédons aux derniers ajustements du Dictionnaire de la guerre et de la paix à paraître en octobre prochain et relisons un certain nombre de notices un peu sensibles en raison de leur thématique, en particulier dans la perspective de la promotion de l’ouvrage. Nous en sommes navrés, mais la direction éditoriale des Puf estime que l’entrée « Médias » qui vous a été confiée ne sert pas l’ouvrage et nous avons donc pris à regret la décision de l’écarter. Nous en avons informé les codirecteurs…..” http://prochetmoyen-orient.ch/

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  • Bordron Georges // 07.06.2018 à 10h10

    La Presse dominante prétendant lutter contre les fausses informations (fakes news), ne manifeste rien d’autre que le combat coûte que coûte pour se conserver le monopole de la propagande, de la manipulation et si nécessaire, du mensonge.
    Ce qui est choquant c’est la facilité avec laquelle elle trouve chez les intellectuels, les philosophes, les écrivains, les scientifiques, les religieux et les politiques évidemment, des spadassins pour exécuter leurs basses œuvres.
    La masse humaine est une source inépuisable de spadassins de toutes sortes, même pas très chers.

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  • Zevengeur // 07.06.2018 à 10h44

    Cette situation démontre bien qu’il n’est nul besoin de prêcher une révolution car le pouvoir des urnes est bien réel pour terrifier l’oligarchie.
    C’est pourquoi l’araignée Macron tisse patiemment sa toile pour museler la toile !

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    • Patrick // 07.06.2018 à 12h57

      le pouvoir des urnes ? bof !
      Il suffit d’avoir LePen au second tour et le peuple va voter pour son bourreau comme un mouton qu’on emmène à l’abattoir.

      80% du peuple est tout à fait adapté au servage et ne justifie de rien d’autre.

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  • Ardéchoix // 07.06.2018 à 12h00

    Ma cabale au Canada, et pendant ce temps.
    Benjamin Griveaux, cette loi sur les Fake news représente «un meilleur moyen d’exercer la démocratie.»
    Pour ces gens là, donner la voie au peuple oui !! donner la voix, mais vous êtes fous !!

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  • Micmac // 07.06.2018 à 12h01

    On est entré dans l’aire du post journalisme, comme l’écrit Lordon.

    Je ne crois pas que la plupart des journalistes soient mal intentionnés (même si certains des plus connus le sont et participent clairement à des réseaux d’influence). Ils voient simplement les choses d’une façon assez bizarre : comme la plupart n’enquête plus sur rien, ils ne font que “vérifier les sources”. Et ils y a dans leur esprit deux types de sources : les bonnes sources, les gouvernements occidentaux et leurs alliés, qui disent toujours la vérité, et les autres, qui mentent tout le temps.

    C’est simple et ça ne coûte pas cher.

    Mais ça s’explique en partie, d’une certaine façon. Si vous regarder autour de vous, la plupart des gens voient les choses de la même façon. Ils vivent dans un monde simple. Si vous leur dites que le monde est plus compliqué que cela, qu’il arrive que les gouvernement démocratiques mentent parfois et que les “régimes” disent parfois la vérité, vous voilà qualifié de “complotiste”.

    Après je n’ai pas vraiment d’explication complète à ce phénomène. Bien sûr, il sert l’oligarchie et les néocons, tout ce que vous voulez, mais pourquoi la plupart des gens, même intelligents, a laissé son esprit critique au vestiaire est un mystère pour moi… Peut-être la peur de voir qu’ils vivent dans un monde pas si tranquille que ça, un monde dans lequel des changements importants sont nécessaires. Ça fout la frousse le chargement quand on a une petite vie tranquille. L’auteur a bien raison de parler de peur.

    La bourgeoisie a peur de la vérité, et donc même simplement de la chercher, ça peut être une partie de l’explication.

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    • Patrick // 07.06.2018 à 12h58

      c’est pour cela que nous n’avons plus vraiment des journalistes , ils pourraient être remplacés par un site web de l’AFP ou un fax de l’ Ambassade des USA.

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  • METZGER // 07.06.2018 à 12h17

    Pourriez-vous éclairer ma lanterne ? Je vaudrais savoir si on peut classer dans les fausses nouvelles les promesses électorales non tenues du président colgate, la langue de bois de ses ministres, les cachoteries des enquêtes du vol MH 17 dont on a juste les conclusions, l’utilisation de photoshop par les magazines féminins, le climato-scepticisme, et …. Dieu ?
    Par exemple….

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  • METZGER // 07.06.2018 à 12h29

    Et puis le décodex va-t-il citer ses sources et donner ses analyses ou faudra-t-il le signaler comme :”complotiste fake news main stream” ?
    Euh…

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  • Evariste // 07.06.2018 à 12h36

    Ce qui me frappe c’est que les “fake news” sont inhérentes à la société néolibérale. Les publicités qui inondent les medias et saturent notre environnement sont, presque par définition, des “fake news”. L’exagération n’y a pas de limites et la surenchère est la règle (il faut se démarquer de la concurrence).
    Il faut présenter son “produit” sous l’angle le plus attractif possible.
    Interdire la diffusion de ce genre de “fake news” serait une oeuvre de salubrité publique…

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    • Alfred // 07.06.2018 à 12h46

      C’est vrai que cette loi promet d’avoir un caractère hautement humouristique si elle n’est pas vidée de son contenu. Entre la publicité omniprésente et plurimensongère et les promesses creuses etes bobards qui constituent le gros du discours politique, économique et médiatique il y a de quoi faire travailler les tribunaux pour des siècles.
      Elle sera forcément très restrictive et en dessous des annonces.

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    • Patrick // 07.06.2018 à 13h02

      Les publicités on sait que ce sont des publicités.
      Les “publireportages ” aussi c’est marqué dessus.

      Par contre quand notre chère Ministre de la Culture nous dit que les français sont réactionnaires et que le rôle du service public est de les faire penser correctement , ça devient un véritable aveu de propagande … anti-libérale et parfaitement constructiviste.

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  • Patrick // 07.06.2018 à 12h44

    Tiens à propos de Fake News … Poutine a glisser une drôle d’information lors d’une interview ( à propos des trolls et des fake news justement )

    Soros préparerait une attaque sur l’€
    Il n’y a plus qu’à attendre pour savoir si c’est une Fake News ou pas

    https://francais.rt.com/international/51305-usines-trolls-russes-poutine-renvoie-washington-liens-hypothetiques-soros

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  • Seraphim // 07.06.2018 à 13h05

    Les fake news ne sont que la réthorique habillant le retour de la main de l’exécutif sur le “4ème pouvoir”. Ce qui est drôle c’est que cela se passe quand le dit 4ème pouvoir avait achevé lui-même sa propre mise sous tutelle et sa servilité. Un bon train de retard pour l’exécutif. Mais tous les pouvoirs exécutifs sont lents à se transformer, plein de l’inertie de…leur pouvoir justement. Des vieux schémas, qui persistent. La russophobie a -au moins- 200 ans, disons juste après Diderot; c’est pas une ‘fake’ visite de Macron à St Pétersbourg qui va réorienter quoique ce soit, avec ou sans RT, élections, propagande. Comme l’irrépressible et coloniale envie de s’immiscer au Proche Orient. Les politiques des états persistent, durement, longtemps. Ils veulent contrôler la presse par habitude, et pas pour faire du nouveau, mais pour continuer ce qu’ils ont toujours fait.

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    • Larousse // 07.06.2018 à 21h30

      Bien d’accord, avec vous, il faut ajouter que le président Macron a une “petite vengeance” à réaliser contre RT France ou Sputniknews mais cette vengeance n’est elle-même qu’une manipulation assumée par l’équipe de Macron pendant la campagne pour jouer “à la victime”. Cela est pitoyable mais aussi dangereux. Personnellement, j’assumerai tout le mal à dire sur cet homme. J’assumerai aussi le fait de dire que, selon moi, sa politique aboutira à un recul très fort de la place de l’économie française et donc à une paralysie. C’est un avis, pas une “fausse nouvelle” et si j’ai raison à moyen terme, mon avis sera l’annonce anticipée, une prévision juste.

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  • Louis Robert // 07.06.2018 à 17h28

    Il faut un grand aplomb pour écrire sérieusement et sans broncher: « … force est de constater que le 1984 de George Orwell n’est qu’un conte enfantin au regard des montages actuelles de l’idéologie dominante. » Il n’y a rien d’enfantin à montrer « l’abîme s’ouvrir sous ses pieds à la pensée que des mensonges devenaient des vérités. »

    Aujourd’hui, le Pouvoir impérial a tout simplement perdu le contrôle de l’information et surtout des consciences. À l’instar d’un Zbigniew Brzeziński, il ne cesse donc de déplorer l’élévation du niveau d’éducation et d’esprit critique des peuples, ainsi que la démocratie qu’on le voit partout rejeter comme « populisme » primaire et vulgaire.

    Il est donc faux de prétendre que « grand est le risque de voir se reproduire les pires atteintes aux libertés civiles et politiques». C’est déjà fait et cela se sait. Le malaise épidémique tient au fait que l’ordre mondial d’hier se meurt, alors que celui de demain n’est pas encore né.

    « LE VIEUX MONDE SE MEURT, LE NOUVEAU EST LENT À APPARAÎTRE, ET C’EST DANS CE CLAIR-OBSCUR QUE SURGISSENT LES MONSTRES. » (Gramsci)

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  • Idomar // 07.06.2018 à 17h38

    Ca c’est rigolo.
    Not’bon président est lui même roi de la fake new à moins que ce ne soit du mensonge et même plus, du mensonge pathologique.
    Un jour il dit : https://www.youtube.com/watch?v=rwy1LB9Mq2o
    Un autre il dit : https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/video-macron-face-aux-journalistes-en-vendee-je-ne-suis-pas-socialiste_1596793.html
    Bon je pense que les deux sont des fake news !
    Pour ceux qui ont besoin d’aide : https://fr.wikihow.com/rep%C3%A9rer-un-menteur-pathologique

    En conclusion il manque dans la nouvelle loi en préparation la notion d’unité de temps. Mensonge un jour mensonge toujours ou quand le mensonge devient vérité : ” Une vérité est un mensonge qui a longtemps servi. ” disait Édouard Herriot .

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  • caliban // 07.06.2018 à 18h06

    “transformer les citoyens en consommateurs dociles,”

    Il suffit de tomber sur un JT pour constater à quel point ce processus est constant. Il est impossible qu’il ne produise pas des effets sur les cerveaux connectés quotidiennement à la “messe du 20h”.

    Les rubriques “Conso”, la vie des riches, les micro-trottoirs de braves gens interrogés sur leur “pouvoir d’achat” … constituent probablement les 3/4 d’un JT. Et pas sûr que le quart restant soit très instructif non plus pour le citoyen.

    Bref 100% d’abrutissement.

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  • Christian Gedeon // 07.06.2018 à 18h53

    Fake News donc…bah,quelle importance? Aucune,en fait. Parce que la vraie fake News est l’illusion devenue virale que parce que nous nous connectons,nous avons droit à “la vérité “. C’est hallucinant de naïveté. Il y a encore des gens qui croient dur comme fer que Katyn a ete un massacre nazi…que les indiens étaient les méchants et les tuniques bleues les gentils,que quelque centaines de blancs ont réussi tous seuls à déporter des millions d’esclaves noirs, que l’UE c’est formidable,que Sheila est un testicule féminisant, et que le rêve américain existe….cette discussion sans fin sur les fake News ne sert à rien.

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  • Moussars // 07.06.2018 à 23h47

    “… c’est poser le postulat fort que le peuple est trop bête pour se prendre en main et gouverner. ”
    C’est mot pour mot la “pensée” de Barnays (voir l’abject “Propaganda” et autres ouvrages du même auteur) et la raison de la Commission Creel il y a cent ans dans le pays de la Liberté. Mon cul ouai !

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  • Roubachoff // 08.06.2018 à 01h59

    Résumons tout cela de manière plaisante, sans rien retirer à la pertinence des divers commentaires.
    Depuis que la liberté d’expression est devenue un fétiche universel, on ne s’est jamais autant préoccupé de censure. Omniprésente sur tous les sites – à l’exception notable de celui-ci, me semble-t-il – la dame à la paire de ciseaux sévit partout ailleurs dans la société et les têtes pensantes s’en rengorgent (voir par exemple la “modération” de Marianne ou Mediapart et le très étrange M. Plenel.) Aujourd’hui, bâillonner les contradicteurs sous des prétextes farfelus tient du sport national. Et pour justifier le crime, quoi de plus simple que de tout permettre aux ignobles bouffons de la bande à Charlie Hebdo ?
    Entendons-nous bien, je ne demande l’interdiction ou le bannissement de personne. Mais quand de faux révoltés pareils servent de cache-sexe à une joyeuse censure organisée, il est grand temps de s’inquiéter.

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  • RGT // 08.06.2018 à 20h34

    Je vous conseille vivement de regarder jusqu’au bout cette intervention de Jean-Luc Mélechon à l’Assemblée Nationale concernant le débat sur les “Fèques niouze”…
    Ajoutée aujourd’hui (8 juin 2018).

    Chapeau bas monsieur Mélechon, j’avoue que nous serions bien mieux informés et conscients si TOUS les intervenants étaient capables de tenir des discours aussi réfléchis et précis.

    https://www.youtube.com/watch?v=tY9rtRKo4J4

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