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6.juin.20186.6.2018 // Les Crises

Italie : l’union par la souveraineté

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Source : Monnaie Prix, 03-06-2018

L’Italie s’est donc finalement dotée du gouvernement de coalition qu’on prétendait lui interdire. Ce gouvernement s’est finalement formé avec Paolo Savona, l’économiste anti-euro qui fut refusé par le Président Mattarella au poste de Ministre des Finances, qui a été nommé aux affaires européennes. Aux finances, c’est finalement Giovanni Tria, un économiste à l’origine assez libéral mais devenu euro-critique et favorable à une relance des investissements publics par le financement de la création monétaire, qui a été nommé. Tria, c’est vraiment le plus important, est tout à fait conscient du dysfonctionnement de l’euro, il a compris que l’euro désindustrialisait les pays qui l’ont adoptés au bénéfice de l’Allemagne, parce que ces pays ne peuvent plus ajuster leur compétitivité par le taux de change, comme il le faisaient avant le traité de Maastricht.

Or l’Italie et la France, pour ne parler que de ces deux pays, ont un fonctionnement social très différent de l’Allemagne, et ont notamment une organisation plus favorable aux salariés. Cela ne les a pas empêché, jusque dans les années 90, de se développer aussi bien et même plus rapidement que l’Allemagne au plan industriel, parce que leur productivité était meilleure, et que, grâce à une monnaie un peu plus faible, leurs produits étaient plus compétitifs à l’étranger. Il faut souligner que le niveau d’une monnaie, son taux de change donc, n’a pas une cause unique. Il y a des avantages et des inconvénients à avoir une monnaie plus ou moins forte. Dans le cas de la France et de l’Italie, cela produisait un peu plus d’inflation qu’en Allemagne, avec des conditions sociales plus favorables aux salariés, et une meilleure compétitivité prix des produits. Fondamentalement, le niveau du taux de change était plus favorable à l’investissement et au développement industriel et moins favorable aux épargnants. Inversement, l’Allemagne menait et mène encore une politique moins favorable aux salariés, ce qui lui permet d’avoir moins d’inflation tout en restant compétitif au niveau des prix. C’est une politique plus favorable aux possesseurs de capital, et qui permet l’investissement seulement dans la mesure où elle gagne des parts de marché sur ses voisins. Avec l’euro qui empêche la régulation entre les pays par le taux de change, l’Allemagne l’emporte systématiquement sur ses voisins et défait donc l’équilibre économique et social européen qui prévalait jusque dans les années 90.

Cela Tria l’a compris, aussi ne sera-t-il pas surpris que l’Allemagne défende bec et ongle l’euro, quitte à utiliser la BCE pour cela. On peut donc penser que Tria saurait répondre à une telle attaque, comme elle a eu lieu en Grèce en 2015, qui consiste, rappelons-le, à couper l’alimentation en euro d’un pays. Il est d’ailleurs possible que l’administration italienne ait déjà commencé à s’organiser pour répondre à une telle attaque en se préparant faire circuler les bons du trésor, c’est-à-dire la dette italienne, comme une monnaie nouvelle. C’est la philosophie des mini-BOTS, dont on a parlé en Italie pendant la campagne. Si cette méthode était mise en oeuvre de façon massive, elle permettrait de faire circuler une monnaie parallèle à l’euro à partir du Trésor public italien, qui se transformerait alors en banque, comme il l’a souvent été dans l’histoire des différents pays du monde. De plus dans ce cas, les investissements publics pourraient être naturellement financés à taux zéro, cela permettrait donc de déconnecter la dette italienne nouvellement émise des marchés financiers. Mais cette question ne se posera qu’au moment où les Italiens décideront de mettre en place une politique d’investissement contra-cyclique, ce qui est dans leur accord de gouvernement. Alors la crise de l’euro commencera, car ils devront défendre leur souveraineté face à l’Allemagne. Ce sera l’heure de vérité.

Pour l’heure, c’est plutôt sur la politique migratoire que Matteo Salvini, le nouveau Ministre de l’Intérieur, ouvre un premier front en désirant remettre en cause l’accord de Dublin sur la politique migratoire de l’UE. Il affirme que pour sauver les vies en Méditerranée, il faut empêcher les départs de bateaux depuis le Maghreb, et augmenter le nombre de rapatriements d’illégaux, sauf pour les migrants venant de pays en guerre. Il veut réduire les fonds d’aide européens dédiés à l’accueil des migrants, et s’attaque aux ONG qu’il accuse d’être complices des passeurs. Sur ce dossier, il risque dores et déjà d’y avoir une première confrontation avec l’Allemagne, mais un compromis sera certainement trouvé, contrairement au problème de l’euro.

Mais de façon intéressante, il faut noter l’excellent accueil qui est réservé à Salvini, l’ancien sécessionniste du Nord de l’Italie, en Sicile, en plein coeur de ce Mezzogiorno qu’il voulait « larguer » dans sa jeunesse, et qui a voté massivement pour le M5S. A Catane, Salvini a été accueilli par des foules compactes qui ont applaudi avec enthousiasme à ses discours. Cela n’est pas un fait anodin. A un moment où les régionalismes semblent plus puissants que jamais en Europe, que ce soit en Ecosse, en Catalogne ou en Corse, on constate que les deux Italie (pour ne pas parler de la troisième Italie entre Gênes et Rome) sont plus unies que jamais elles ne l’ont été depuis la fin de la guerre civile, depuis « la victoire mutilée » lors de la Première guerre Mondiale ou le Risorgimento et l’unification au 19ème siècle par Garibaldi et Cavour. Elle sont unies derrière ce gouvernement de coalition, à contre-courant de ce qui se passe en Europe, parceque ce gouvernement défend la souveraineté de l’Italie toute entière, face aux forces qui la remettent en question. Voilà une autre leçon, et pas la moindre, que nous adresse l’actualité en Italie : c’est la lutte pour la souveraineté et la justice sociale qui peuvent seules venir à bout des divisions politiques et culturelles du peuple.

Source : Monnaie Prix, 03-06-2018

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Commentaire recommandé

Alfred // 06.06.2018 à 23h39

On applaudit à la re-réunification du l’Italie. Et on a envie d’y croire. (Une fois de plus?) Mais depuis 2008 il n’y a plus aucune raison de croire en aucune rationalité ni règle. Seule s’applique la loi du plus fort. Et il semble que le château de carte bruxellois qui sert de cache nez à d’autres intérêts innavoues reste plus fort que tout ce qui rampe sur ce continent. Quand on voit l’immense richesse de certains et le prix dérisoire auquel se vendent les hommes politiques (pour ceux dont on a eu les prix) il n’y a pas lieu d’espérer grand chose.
Quel est le train de vie personnel des membres de cette équipe ? Combien de temps le garderont ils?
(Alors not président a t il bien acheté sa Volkswagen cabriolet avant qu’elle ne soit sortie? A t il bien payé les travaux de la maison du Touquet? Ou son ses millions? Pas de réponses. À multiplier par 10000 gugusses dans toute l’Europe).

22 réactions et commentaires

  • Alfred // 06.06.2018 à 23h39

    On applaudit à la re-réunification du l’Italie. Et on a envie d’y croire. (Une fois de plus?) Mais depuis 2008 il n’y a plus aucune raison de croire en aucune rationalité ni règle. Seule s’applique la loi du plus fort. Et il semble que le château de carte bruxellois qui sert de cache nez à d’autres intérêts innavoues reste plus fort que tout ce qui rampe sur ce continent. Quand on voit l’immense richesse de certains et le prix dérisoire auquel se vendent les hommes politiques (pour ceux dont on a eu les prix) il n’y a pas lieu d’espérer grand chose.
    Quel est le train de vie personnel des membres de cette équipe ? Combien de temps le garderont ils?
    (Alors not président a t il bien acheté sa Volkswagen cabriolet avant qu’elle ne soit sortie? A t il bien payé les travaux de la maison du Touquet? Ou son ses millions? Pas de réponses. À multiplier par 10000 gugusses dans toute l’Europe).

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  • Fritz // 07.06.2018 à 00h35

    Matteo Salvini « affirme que pour sauver les vies en Méditerranée, il faut empêcher les départs de bateaux depuis le Maghreb […] Il veut réduire les fonds d’aide européens dédiés à l’accueil des migrants, et s’attaque aux ONG qu’il accuse d’être complices des passeurs ».
    C’est du simple bon sens… Aller chercher les migrants sur les côtes d’Afrique du Nord, c’est aggraver le problème migratoire. Il me semble que l’Australie et sa marine ont une tout autre politique envers les migrants clandestins venus d’Indonésie.

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    • TINA2009 // 09.06.2018 à 20h04

      On peut aussi, et PREMIEREMENT AJOUTER CECI :
      – Pas de visa —> DEMI – TOUR et RETOUR AU BERCAIL
      – Pas de passeport —> DEMI -TOUR et RETOUR AU BERCAIL !
      Ensuite :
      – Toutes les associations de SOROS et Cie , en position HORS D’ETAT DE NUIRE . Comment ? on confisque tout le matériel , sans aucune exception , et dont une partie est reversé gracieusement à la Marine Italienne …. Et bientôt , la même chose pour les marines Espagnoles, Grecques, Françaises.

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  • caliban // 07.06.2018 à 02h39

    Difficile de croire à la réussite d’une coalition aussi hétéroclite. C’est le talon d’Achille que les eurolâtres ne vont pas manquer de pilonner.

    Cette coalition a deux armes importantes pour contrecarrer l’ordolibéralisme des traités :
    • sa dette colossale
    • sa position géographique qui en fait un point de passage de l’immigration africaine

    Mais ces armes sont à double-tranchant :
    • le gouvernement italien va tenter d’éviter le chaos
    • les eurolâtres vont tenter, non pas de l’empêcher, mais de le circonscrire à l’Italie, voire de le couver en guise de punition

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    • TINA2009 // 09.06.2018 à 20h08

      Vous oubliez :
      – Un savoir faire important dans de nombreux domaines industriels.
      – Une productivité supérieure à celle de la françe, dès qu’elle sera recouvrée ( pour objectif, retour à la productivité de la 2 ème moitié des années 1990…) .

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  • Kiwixar // 07.06.2018 à 05h33

    “Tria saurait répondre à une telle attaque, comme elle a eu lieu en Grèce en 2015, qui consiste, rappelons-le, à couper l’alimentation en euro d’un pays”

    Une attaque? Pourtant, “L’UE, c’est la paix.” La paix des bottes allemandes écrasées sur les visages des peuples, la paix des coups de trique sur le cul des “fainéants”. L’histoire européenne béguaie, avec (décidemment) toujours les mêmes travers qui ressurgissent du même endroit.

    Ode à la joie : “Tous les hommes deviennent frères, là où plane ton aile si douce.”
    Apparemment, les ailes de la joie ne planent pas partout, donc certains sont plus frères que d’autres.

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    • sim // 07.06.2018 à 11h28

      J’avais « tous les hommes sont des frères / pour subir tes douces lois » qui ne manque pas non plus de cynisme, à base de « sainte joie » et de « pouvoir divin mystère » « qui pour nous descend des cieux ». Comme quoi, depuis le début, tout est annoncé dans « l’Empire radieux ».

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    • Eric83 // 07.06.2018 à 14h37

      Bonjour Kiwixar
      La paix des bottes allemandes écrasées sur les visages des peuples, la paix des coups de trique sur le cul des “fainéants”.

      Vous faites peut-être notamment allusion à la sortie médiatique du commissaire européen Oettinger Gunther sur le fait que les marchés allaient apprendre à voter aux Italiens.

      Cette sortie méprisante était-elle une manière de se faire mousser auprès des puissants avant d’aller au…Bilderberg qui a lieu à partir d’aujourd’hui et ironie de l’histoire…à Turin en Italie ?

      Concernant cet événement, la présence de certains français est pour le moins surprenante…ou non, par exemple JM Blanquer, Ministre de l’Education Nationale ou B. Cazeneuve, maintenant associé dans un grand cabinet d’avocats ou encore B. Emié, directeur de la DGSE.
      http://www.bilderbergmeetings.org/participants2018.html
      https://yetiblog.org/les-neuf-francais-du-groupe-bilderberg/

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  • cgrotex // 07.06.2018 à 07h02

    Personnellement , ce que j’aimerai savoir , c’est comment se gouvernement compte t’il taxer les revenus du capital? Compte t’il les baissez ou compte t’il les augmentez ?

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    • Ben // 07.06.2018 à 10h27

      Le projet de “flat tax” donne déjà une indication de ce que sera la politique de ce gouvernement en matière de finances.

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      • cgrotex // 07.06.2018 à 13h21

        Pour être Souverain , il faut l’être dans tous les domaines, et si se nouveau gouvernement laisse trop de pouvoir aux marchés financiers, ils devront vite capitulé…
        Mais il y a aussi le problème militaire , et l’Italie compte une centaine de base militaire Américaine sur son territoire national!!!
        Bref le nouveau gouvernement Italien prend le pouvoir dans un pays occupé par les marchés financiers et par les États-Unis !
        Je leurs souhaite bien du courage…

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  • Emmanuel // 07.06.2018 à 07h15

    Peut être une solution : demander à l’Alllemagne de sortir de l’euro. Au lieu de subir le diktat de l’euro-mark, on verrait alors le vrai intérêt pour l’Allemagne au détriment des pays voisins, et à imposer sa politique aux autres. Très intéressant ce qu’il se passe en Italie. Il n’empêche que face à l’énorme difficulté et la complexité de la situation, la suite des évènements pourrait accoucher du meilleur comme du pire….et ce qui se passe là-bas ne manquera pas d’avoir des conséquences très importantes en France….

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  • Christian Gedeon // 07.06.2018 à 07h38

    Le mot important dans tout ça,c’est souveraineté. C’est que cette alliance vouée aux gémonies par l’essentiel du clochemerle bien pensant ait en ligne de mire le rétablissement de ce qui devrait être une évidence pour tous,l’indépendance du pays,et l’intérêt national. Tant il est vrai qu’on ne peut pas aimer le reste du monde et compatir à ses difficultés si on ne commence pas par s’aimer et se respecter soi meme. Forza Italia.

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  • Ricard’eau // 07.06.2018 à 08h47

    Il faut pas espérer grand chose de l’Italie… Ça se soldera a peu près comme en Grèce…

    Les mouvements anti euro et anti union européenne ne son pas encore assez murs ni réfléchis pour contrecarrer leur adversaire… Ni les peuples assez avisés…

    Par contre je pense que ce qui va se passer en Italie les prochains 2 ans ça va être très instructif a d’autres pays / aux peuples et aux partis politiques

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    • christiangedeon // 07.06.2018 à 09h55

      On se suicide tout de suite ou on attend un peu? L’Italie est la troisième économie d’Europe et une nation éminemment plastique. Et l’Italie dispose d’une arme presque fatale,son économie bis,si j’ose dire,et de résèrves de liquidités diverses et variées dont la Grèce ne disposait pas. De surcroît,ce nouveau gouvernement dispose d’une base électorale très large et qui recouvre un éventail très divers de la population. Sachant de surcroît que les ,”berlusconiens ” ne sont pas opposés ,par principe à ce gouvernement. Si avec tout çà,vous faites partir les italiens déjà battus ! En même temps,comme disait l’Autre,tout dépend de ce que vous attendez de ce gouvernement…si c’est le grand soir ou le petit matin,il faudra repasser.

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      • Chris // 07.06.2018 à 13h39

        Le fait est qu’on s’est déjà fait Syrizer !
        J’espère que l’Italie saura fabriquer les bonnes armes pour contrer les pouvoirs de l’argent.

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        • Christian Gedeon // 07.06.2018 à 18h37

          Ce sont les grecs qui se sont fait syrizer, avec une grande passivité,d’ailleurs. Et il n’existe pas,en Italie,même si l’état italien a des faiblesses,l’incroyable bordel fiscal qu’il y a en Grèce avant “la crise” et l’incroyable bordel fiscal qui persiste aujourd’hui,alors que la Grèce a vendu ses bijoux de famille,mais ne taxe toujours pas ses armateurs,par exemple. Savez vous qu’en Grèce il suffit de laisser dépasser un ou deux fers à béton du toit,y compris des immeuble si en étages pour ne pas payer de taxe foncière? Que le paiement de la tva est comment dire,aléatoire? Que la notion de permis de construire reste tres floue? Que des troupeaux nombreux de vaches et autres bêtes à cornes existe,mais Dieu seul sait où ? D’où la soumission de Syriza. En vérité,la Grèce se portait mieux avant que les socialistes en général Pasok et Syriza compris ne se mêlent de pouvoir. Avant la démocratie était comment dire,à éclipses et l’économie allait plutôt bien…aujourd’hui,la démocratie est un lointain souvenir et la Grèce occupée financièrement,mais pas que. L’économie,elle,est un lointain souvenir,la Grèce n’appartenant plus aux Grecs,mais au IV éme Reich…et aux …chinois.

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  • Emmanuel Florac // 07.06.2018 à 11h23

    On se souvient que Varoufakis avait mis en place tout un plan pour émettre une monnaie parallèle basée sur les bons du Trésor, mais que Tsipras a simplement refusé net ce qu’il considéra à l’époque comme un _Casus Belli_ avec l’Eurozone…

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    • Christian Gedeon // 07.06.2018 à 12h51

      La Grèce n’avait pas les moyens de faire cette seconde monnaie…qui,à mon sens est une bêtise,de toute façon. La souveraineté monétaire est entière,ou n’est pas! Une monnaie “alternative” ( l’alternative est à la mode) est une monnaie de seconde zone,pour citoyens de seconde zone…pour pays de seconde zone. Son effet est de reconnaître, à supposer qu’elle soit mise en place,la superiorite(sic) de l’euro,monnaie des seigneurs ,une espèce de herrengeld pour herrenvolk en quelque sorte. Ce serait reconnaître la doctrine Juncker.

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      • Barbe // 07.06.2018 à 20h37

        Je ne pensais pas qu’un jour je serais d’accord avec vous Monsieur Gédéon
        et pourtant ce jour est arrivé…

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      • Jérôme // 07.06.2018 à 20h53

        Il en est effet de la souveraineté des pays comme de l’independance des individus. Par définition il faut en assumer les conséquences et le prix.

        La Fontaine m’avait fort bien résumé avec le chien et le loup. Si on veut être libre, il faut accepter de ne dépendre que de soi. Or en France et quasiment partout ailleurs, beaucoup de gens préfèrent troquer une part de leur liberté en échange d’un certain confort. Je ne leur jette pas la pierre. Moi-même ne suis pas sûr de la catégorie dans laquelle me mettre. Il y a beaucoup de gens indépendants libr s mais incapables de s’assumer et qui finissent dans un naufrage.

        Il y a plusieurs exemples de cela en ce qui concerne les pays.

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  • Jean // 08.06.2018 à 07h06

    Ce qui se passe en Italie cet la meme chose qui cet passée avec le Brexit, la classe moyenne a etait detruite par l’Europe, maintenant que la meme Europe commence a toucher a une classe un peu plus aisée, cette classe donne des consignes a plusieurs pions, faisant part de l’etat, pour preserver leur richesses, cet tout, je n’y voit rien de different.
    Vue le moment economique, avec la FED qui remonte les tot et que la remontée des tot est demandée par l’Allemagne directement a la BCE, dans le futur a venir on peut bien prevoir un probleme avec la remontée des tot d’interet sur la dette Italienne, qui obligera le pays a sortir de l’Euro, au moin que…. l’Allemagne ne commence a distibuer son excedent au pays du sud, donc comme on dit chez mois, one est arrivée a la fin, “O si fa l’Europa o si muore”, soit on la fait cette Europe, soit on meur.

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