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27.mai.201827.5.2018 // Les Crises

Les travailleurs européens trahis, par Andrew Spannaus

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Source : Andrew Spannaus, Consortium News, 12-04-2018

Contrairement aux États-Unis, les syndicats de travailleurs en Europe sont puissants et influents ; pourtant ils n’ont pas pu, ou pas voulu, empêcher les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes, rapporte Andrew Spannaus.

Milan, Italie

Des employés du rail font grève à travers toute la France, interrompant la circulation de près de 80% des trains à grande vitesse. Dans un pays européen majeur dépendant du rail pour une part importante de son transport, l’on s’attend à ce que les manifestations causent du désordre, tandis que les syndicats bandent les muscles pour montrer à tous qu’ils sont encore une force dont il faut tenir compte.

Le 10 avril, les employés des aéroports allemands se sont aussi mis en grève, provoquant l’annulation de plus de 800 vols par la compagnie nationale Lufthansa. Dans ce cas le conflit porte sur une hausse des salaires pour quelque 2,3 millions d’employés du secteur public, qui ont vu leur revenu stagner malgré la croissance économique globale du pays.

De tels actes de protestation ne sont pas rares en Europe, et de fait sont acceptés comme courants dans de nombreux pays. L’adhésion aux syndicats varie beaucoup à travers le continent, de moins de 10% en France – malgré l’efficacité des grèves – jusqu’à presque 70% dans les pays scandinaves comme la Suède ou le Danemark. Cependant, et bien que les chiffres des adhésions soient modestes, les syndicats ont souvent un rôle central dans les négociations collectives, et ils ont à cœur de montrer qu’ils sont toujours aussi pertinents dans un monde qui a grandement changé suite à la dérégulation et à la mondialisation au cours des 35 dernières années.

L’influence des syndicats en Europe est toutefois déclinante, ce qui n’est pas vraiment une surprise. L’un des principes centraux des politiques économiques adoptées par l’Union européenne est la « flexibilité » du marché du travail, qui participe de la philosophie néolibérale qui voit toute sorte de restriction ou règle concernant le travail et le capital comme asphyxiant la rentabilité et la libre entreprise.

Faciliter les licenciements

UE : trahir les travailleurs

Depuis les années 1990 en particulier, il y a eu un effort concerté, dirigé vers le bas, pour affaiblir la protection des travailleurs, clamant qu’il s’agissait de la seule manière d’attirer le capital et de libérer une nouvelle vague de croissance économique. L’UE insiste lourdement sur la nécessité des « réformes structurelles » qui vont permettre de « lever les contraintes à la création d’emplois et à la participation au marché du travail ». Cela revient en général à faciliter les licenciements, ce qui en théorie permettrait aux entreprises d’embaucher de nouveaux employés quand elles en auraient besoin sans craindre un fardeau économique permanent dans le futur.

Les lois du travail sont en effet strictes dans de nombreux pays européens. Pourtant il n’est un secret pour personne que, pour des travailleurs traversant une crise économique, de telles réformes sont à sens unique et abaissent le niveau de vie, précisément au mauvais moment.

Les offensives législatives vers une plus grande flexibilité du marché du travail en Europe se sont souvent accompagnées d’un dénigrement public vis-à-vis des syndicats et de toute sorte de régulation des services publics.

Défendre les emplois est perçu comme égoïste. Par exemple, quand des travailleurs âgés cherchent à éviter de se retrouver au chômage dans leur cinquantaine ou soixantaine, ou quand ils obtiennent des aides d’État de différentes sortes qui permettent d’amortir les chocs sociaux, un débat s’ensuit inévitablement dans lequel ils sont accusés de voler leur travail aux jeunes. Dans un contexte de ressources soi-disant limitées, l’establishment, et les médias qui les servent, poussent les générations à la confrontation.

L’un des principaux reproches faits aux syndicats est de ne penser qu’à eux, et pas aux besoins de la société dans son ensemble. Cependant, les travailleurs constituent la majorité de la société. Il n’est clairement pas dans leur intérêt d’accepter ce que leur demande l’establishment néolibéral, à savoir qu’ils acceptent la « nouvelle réalité » et embrassent la mondialisation.

Au cours des dernières décennies les syndicats en Europe ont généralement échoué à œuvrer au bien commun. Non qu’ils n’aient pas défendu les droits des travailleurs face aux changements du marché du travail, mais ils se sont plutôt concentrés sur des objectifs étriqués, tout en ne parvenant pas à contrecarrer les politiques économiques de l’Union européenne elle-même, qui priment sur la prise de décision politique.

La question fondamentale aujourd’hui en UE est celle des effets socio-économiques des politiques monétaristes et mesures d’austérité émanant de Bruxelles et Francfort. Ces politiques ont provoqué une réaction violente à l’encontre des institutions gouvernementales, qui s’est répandue et s’exprime sous la forme d’une ascension de partis politiques soi-disant populistes et anti-système.

Les syndicats européens : il est loin, l’âge d’or de l’action militante

Les syndicats : une partie du problème

Il est légitime de se demander où étaient les syndicats majeurs quand la Troïka – l’alliance formelle entre la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international – imposait une politique d’austérité massive à des pays tels que la Grèce, l’Espagne et l’Italie ?

Que faisaient-ils pour arrêter la construction de l’UE sur des principes néolibéraux, qui a amené un taux de chômage élevé et des conditions de travail instables, tout en garantissant des renflouements pratiquement illimités pour le secteur financier ? Il est bien loin, le temps de l’âge d’or de l’action militante industrielle et des grèves générales du début du XXème siècle !

Il y a bien eu nombre de manifestations et de grèves au fil du temps, mais un pas en arrière permet de constater que l’affrontement ne s’est pas fait au plus haut niveau. La cause en est que de nombreux syndicats ont été sur le fond récupérés par l’establishment au cours des 25 dernières années. Les syndicats ont, plutôt que d’y faire face, participé à la constitution de politiques économiques qui sont diamétralement opposées aux intérêts de la plupart des travailleurs.

L’UE a formellement adopté le dogme néolibéral selon lequel toute intervention économique est négative, et la seule voie vers la croissance est celle de la « flexibilité » et de l’attraction de l’investissement financier. Il y a bien sûr des exceptions, mais l’idéologie est claire, et fait office de matraque dès qu’un État-membre tente de réagir à une crise avec des armes telles que l’investissement public ou une meilleure régulation. Celles-ci ont été désignées contraires au principe supérieur de la « concurrence ».

La trahison de Maastricht

Il avait été promis aux travailleurs européens une protection de leurs intérêts à l’approche de l’intégration au marché européen. Par exemple, Jacques Delors, alors président de la Commission des Communautés européennes, en photo ci-dessus en train de s’adresser au Congrès des syndicats britanniques à Bournemouth en 1988, promit qu’un marché européen intégré développerait « les régions reculées de la communauté », « restructurerait les régions industrielles en déclin », « lutterait contre le chômage de longue durée », « fournirait du travail aux jeunes » et protégerait le filet de la sécurité sociale.

« Il serait inacceptable que l’Europe devienne la source d’une régression sociale, alors que nous essayons de redécouvrir ensemble le chemin vers la prospérité et l’emploi », disait M. Delors. Et les syndicats y ont cru. « La seule partie de cartes en ville a lieu dans une ville nommée Bruxelles », disait Ron Todd, alors secrétaire général du Syndicat des travailleurs du transport et des travailleurs généraux.

Mais le Traité de Maastricht en 1992 a balayé ces promesses, se durcissant progressivement avec les années alors que s’élargissait le périmètre de la législation de l’UE, qui allait finalement de pair avec les sévères coupes budgétaires et les hausses d’imposition demandées durant la crise de l’Euro qui a affecté de nombreux pays à compter de 2009-2010.

En raison du manque de « confiance des marchés » dans la dette souveraine de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie et d’autres, la Troïka a demandé des coupes dans les salaires, les pensions, les services de santé et de nombreux autres services publics. Ces choix exprimaient un respect envers les marchés financiers, ce qui a finalement fait empirer les choses. Ils ont eu un effet amortisseur sur l’activité économique et donc aggravé plus encore la crise fiscale.

Il en a résulté, même après la relance, un chômage de longue durée, une explosion du pourcentage d’emplois précaires et à durée limitée, de faibles salaires, soit l’opposé exactement de ce que M. Delors avait promis.

Or, parce que cela était dans leur intérêt, et non dans celui des travailleurs, les officiels de la Troïka continuent d’imposer la même formule. Il y a quelques jours seulement, par exemple, David Lipton du Fonds monétaire international a déclaré aux Espagnols que, grâce à la « modération salariale » et à la « flexibilité », l’emploi se redressait en Espagne.

Mais compte tenu des problèmes pérennes « on a encore besoin d’une plus grande flexibilité des marchés du travail pour alimenter le moteur de la croissance », a-t-il demandé. Traduit sans langue de bois, le message est celui-ci : travailler pour moins d’argent, avec moins de garanties, est votre seul espoir d’obtenir un emploi, tout court.

Un discours de plus en plus audible

Le 6 avril, je me suis rendu à une réunion d’un syndicat à Milan pour entendre un discours de Giorgio Cremaschi, ancien directeur du syndicat des ouvriers métallurgistes FIOM (Fédération syndicale internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie), affilié à l’une des plus grosses organisations du travail en Italie, le CGIL (Confédération générale italienne du travail).

Cremaschi a prononcé un discours vibrant à l’adresse des membres locaux du syndicat indépendant USB (Syndicat unitaire des travailleurs) au sujet des politiques désastreuses imposées par l’UE, qui ont donné la priorité aux règles budgétaires sur le bien-être humain. C’est arrivé à un point – note Cremaschi – tel que les acquis sociaux de base entérinés dans la Constitution italienne passent désormais au second plan, bien après le dernier ajout aux lois constitutionnelles du pays, à savoir l’obligation d’un budget équilibré.

Le problème évoqué à la réunion de l’USB est que les plus gros syndicats italiens ont invariablement refusé de s’opposer aux politiques néolibérales de l’UE. Ils ne se sont opposés à aucun des traités européens adoptés au cours des 25 dernières années, qui ont progressivement retiré les pouvoirs de décision des mains des gouvernements nationaux pour les remettre entre les mains d’une bureaucratie supranationale qui pourvoit aux besoin d’un système dominé par la finance spéculative.

Néanmoins, les remarques les plus acerbes de Cremaschi n’étaient pas destinées aux institutions de Bruxelles ou aux banquiers de Wall Street ; il a accusé d’avoir laisser imposer ce qu’il appelle un « fascisme » aux familles des travailleurs, carrément la classe politique en Italie et les grands syndicats eux-mêmes.

Cremaschi a critiqué les leaders centristes pour avoir accepté le récit selon lequel la mondialisation, malgré ses effets négatifs sur les travailleurs, est un processus objectif et inévitable. La vérité est, selon lui, qu’une série de décisions ont été prises pour imposer l’idéologie de l’économie libérale, ceci au bénéfice de quelques-uns, tout en appauvrissant la plupart des autres. Sa conclusion est qu’un réel changement ne peut intervenir qu’en s’opposant à l’instrument utilisé pour forcer l’acceptation de ces politiques, l’Union européenne.

Cremaschi et l’USB abordent ces questions d’un point de vue de gauche, mais ces arguments de base sont aussi largement utilisés par les groupes de droite qui ont fait surface lors des élections de l’année passée à travers toute l’Europe. Les politiques économiques de l’UE représentent l’ennemi commun pour ces syndicats et partis politiques anti-système, et à leur avis, les syndicats dominants sont tout aussi coupables que la Troïka quant aux difficultés économiques rencontrées par les classes moyennes et populaires européennes.

Andrew Spannaus est journaliste et analyste stratégique, installé à Milan, Italie. Malgré une année passée à tenter de l’exclure en raison de son indépendance, il a été élu président de l’Association des correspondants étrangers de Milan en mars 2018. Il a publé les ouvrages « Perché vince Trump » (Pourquoi Trump l’emporte, juin 2016) et « La Rivolta degli elettori » (La Révolte des électeurs, juillet 2017).

Source : Andrew Spannaus, Consortium News, 12-04-2018

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Aladin0248 // 27.05.2018 à 07h27

Bien sûr que le rôle des syndicats européens actuels est de faire passer la pilule -ou plutôt le traitement de choc néolibéral- auprès des travailleurs. Les dirigeants syndicaux appartiennent de plus en plus au vivier politique de leurs “adversaires” apparents, mais c’est un théâtre de guignols. La CGT a résisté un moment puis elle a fini comme les autres à rejoindre la CES (Confédération Européenne des Syndicats). Il y a longtemps qu’il n’y a plus de contre pouvoir syndical et ce ne sont pas les grèves sectorielles de ce qui subsiste de services publics de moins en moins public qui vont changer les choses. Il n’y a aucune solution à l’intérieur de l’UE. Il n’y a aucune solution sans souveraineté économique et politique. Tout le reste n’est que gesticulation. C’est pathétique !

29 réactions et commentaires

  • Christian Gedeon // 27.05.2018 à 05h52

    Mdr…ça fait bien longtemps que les syndicats européens sont divisés entre céux du nord et céux du sud…céux du nord font dans la dialogue a l’allemande avéc de ci de’ la une action bîen sentie quand le trésor de guerre de l’entreprise visée le permet. Efficace mais pas très excitant. Céux du sud se sont tirés tous seuls une balle dans le pied au sortir des années quarante en confondant intérêts des travailleurs avec faucille et marteau,avéc comme résultat la disparition presque totale des industries dites lourdes au profit de l’inflation fonctionnariste, pour le plus grand bonheur du patronat…la “marée humaine” (très basse) d’hier signe l’échec des “mouvements populaires auto proclamés “. L’´UE(mais arrêtez donc d’appeler ce machin l’Europe,jarnidieu) y est pour beaucoup mais certes pas pour tout.

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  • Aladin0248 // 27.05.2018 à 07h27

    Bien sûr que le rôle des syndicats européens actuels est de faire passer la pilule -ou plutôt le traitement de choc néolibéral- auprès des travailleurs. Les dirigeants syndicaux appartiennent de plus en plus au vivier politique de leurs “adversaires” apparents, mais c’est un théâtre de guignols. La CGT a résisté un moment puis elle a fini comme les autres à rejoindre la CES (Confédération Européenne des Syndicats). Il y a longtemps qu’il n’y a plus de contre pouvoir syndical et ce ne sont pas les grèves sectorielles de ce qui subsiste de services publics de moins en moins public qui vont changer les choses. Il n’y a aucune solution à l’intérieur de l’UE. Il n’y a aucune solution sans souveraineté économique et politique. Tout le reste n’est que gesticulation. C’est pathétique !

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    • Toff de Aix // 27.05.2018 à 14h41

      La confédération à certes rejoint la CES, mais de nombreuses fédérations l’ont désavouée en refusant de le faire. Le rapport de force existe aussi et surtout à l’intérieur du syndicat, c’est une des caractéristiques majeures de la cgt, souvent passée sous silence mais qui a son importance..

      Après, je suis d’accord avec vous pour dire que le ver est dans le fruit, et que la cgt dans son ensemble pâtit de cette trahison des dirigeants successifs à sa tête. Thibault, Martinez… Tous les mêmes, des vendus au capital et aux subventions généreusement distribuées par l’elysée, ceci expliquant sans doute la mollesse ahurissante avec laquelle le début de mouvement social a été soutenu par Martinez… C’est à dire de la même façon que les autres, depuis les dernières grandes mobilisations de 2010… Le néant, avec une manif tous les quinze jours par ci par là… Pauvres cheminots ! La trahison continue, elle ira jusqu’à son terme je le crains.

      Mais je voudrais aussi nuancer le propos : ils trahissent parce qu’ils peuvent le faire, tout le monde les laisse faire… Si les salariés sortaient de leur léthargie, et se réappropriaient le syndicalisme (en adhérant, en militant, en s’investissant voire pourquoi pas en créant leur propre syndicat) ils pourraient se défendre efficacement contre les attaques incessantes dont ils sont les victimes. Ils pourraient se réapproprier l’outil syndical, qui devrait être à eux et pas à des dirigeants corrompus et vendus au plus offrant. Un peu comme avec la démocratie, en fait. L’outil ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

      Mais ils préfèrent baisser la tête,et ne rien faire. Ils ne récoltent au final que ce qu’ils sèment.

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      • Touriste // 27.05.2018 à 19h44

        Bonjour,
        Effectivement les salariés sont en majorité des pleutres (j’en fait partie), à l’instar des fonctionnaires, des professions libérales et des petits commerçants. Les deux dernières catégories ne se voient guère dans la rue et pourtant ils morflent déjà ou morfleront vraiment dans un proche avenir.
        Lorsqu’une manif n’est pas désavouée par une bande de “casseurs” (qui ne dérangent JAMAIS une réunion du MEDEF mais c’est un pur hasard) qui est prêt à devenir “martyr pour la cause” en se prenant un tir de flashball dans la truffe ? Une grenade de désencerclement dans les pattes ? Un tir tendu de lacrymogène ?
        Parce qu’il ne faut se raconter de petites bleuettes à base de “manifestation familiale” (les poussettes devant et les parents derrière) : les vraies manifs qui font peur à Jupi 1er et sponsors ce ne sont pas celles-là. cf. les doigts d’honneur verbaux du bébé-éprouvette d’Attali-Minc et de ses ministres Edouard et Bruno (anciens écrivaillons de genre pseudo-érotique : décidément ça les démange encore)
        Pour les manifs qui inquiètent et si les “casseurs” ne suffisent pas, et bien y a qu’à tirer dans le tas : ça blesse, ça mutile mais ça tue rarement. Ca coûte pas cher, les commanditaires de part et d’autre ne risquent rien, les journ… les quoi déjà ? vont emballer ça dans un sermon mi-fustigeant mi-larmoyant, et, dans les cas “sérieux”, l’amnistie c’est tellement commode et pratique (exemple : juin 1966)
        Nous sommes considérés comme du bétail. Avec raison. Jusqu’à ce qu’il nous pousse des couÿes… et des crocs.
        Et là, il faudra assumer les unes… et les autres. Et c’est bien moins simple qu’il n’y parait devant un clavier et un écran d’ordinateur.

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        • Toff de Aix // 28.05.2018 à 07h39

          Si déjà vous veniez aux manifs “familiales” comme vous dites, et que les 30 millions de salariés français faisaient de même, je pense que nous n’en serions pas là. Mais il est toujours plus facile de se trouver des excuses 😉

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          • Le Rouméliote // 28.05.2018 à 11h09

            Si… Si… Si… Avec des “si” on mettrait Paris en bouteille ! On peut toujours rêver aux grandes mobilisations d’autrefois dont mai 68 fut le chant du cygne, mais la classe ouvrière a été désarticulée méthodiquement, atomisée par le “progrès” technique sciemment orienté par les banquiers à la recherche de profits maximaux en se fondant sur de miraculeux et hypothétiques gains de productivité grâce au tout numérique appliqué à tout et n’importe quoi. On peut rêver, mais “on ne fait pas de politique en dehors des réalités” disait le Général. On est bien obligé d’attendre l’effondrement du système européiste pour qu’un soulèvement global des classes exploitées se produise (peut-être…).

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  • BA // 27.05.2018 à 07h54

    A propos des cinq syndicats jaunes :

    A propos des cinq syndicats financés par l’Union Européenne :

    Quels sont les cinq syndicats français membres de la Confédération Européenne des Syndicats ?

    Réponse :

    CFDT – Confédération française démocratique du travail, CFTC – Confédération française des travailleurs chrétiens, CGT – Confédération générale du travail, CGT-FO – Confédération générale du travail – Force ouvrière, UNSA – Union nationale des syndicats autonomes

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_europ%C3%A9enne_des_syndicats

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  • Rond // 27.05.2018 à 08h04

    Qu’il est doux pour l’égo de s’asseoir à la même table que le “patron”…
    Ne généralisons surtout pas, mais c’est mon vécu.
    L’une des trahisons qui m’a le plus marqué, pas la première ni la dernière, c’est le passage aux 35 heures. Il fallait les voir les petits coqs se pavaner lorsqu’ils allaient “durement” négocier ce qui était déjà dans les textes. Peu de temps après, ils ont été promus. Et je n’ai jamais autant travaillé depuis.
    Le syndicalisme est un pouvoir. Il n’est pas étonnant qu’un autre pouvoir tente de le corrompre. Il n’est pas étonnant non plus que ce qui est devenu inefficace périclite.

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  • calal // 27.05.2018 à 08h10

    C’est une illustration du pouvoir de la finance: ils peuvent tout acheter avec l’argent qu’ils creent.

    La financiarisation de l’economie c’est le developpement du pouvoir de ceux qui creent l’argent et le credit. Qu’est ce qu’on fait avec l’argent? on achete des trucs quand on en a un peu et on achete des GENS quand on en a beaucoup. Les syndicalistes ont ete achetes…

      +25

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  • florian lebaroudeur // 27.05.2018 à 08h46

    Certes les travailleurs européens on été trahie lors du traité de Maastricht, c’est un fait. Mais ce qui me choque dans cet article, c’est de constater à quel point les analystes contemporains de tout poil ne comprennent rien aux évolutions actuelles, ils essayent tant bien que mal de décortiquer la dégradation du travail et de l’emploi sans chercher à en comprendre les causes fondamentales
    Si on regarde l’évolution des pays de l’Europe de l’ouest depuis 50 ans, nous sommes bel et bien sur une trajectoire déclinante à tous les niveaux, déclin de l’apport en ressource énergétique, déclin démographique, déclin de la pensée et de la réflexion, déclin de l’innovation et de la créativité. La génération dirigeante des baby-boomers élevé au biberon de l’abondance et du progrès illimité et qui a commencé à prendre les reines de la société occidentale dans les années 1980-1990 a utilisé tous les moyens à sa disposition pour masquer ce déclin et entretenir l’illusion d’une course continu vers le progrès et la prospérité, cela à l’aide de plusieurs méthodes bien connu aujourd’hui, dette, crédit, impression monétaire, immigration, développement personnel, management, rente, rachats-acquisitions, et j’en passe…
    Or aujourd’hui, nous sommes arriver au bout de cet logique, et ses outils utilisés jusqu’à l’extrême ne suffisent plus à masquer la réalité. La génération né dans les années 1980-1990 appelés “Millennials” sont les premiers a en faire la triste expérience, eux qui ont été élevés avec les concepts de l’avenir radieux du projet européen, de la fin de l’histoire, de l’opportunité créatrice de la high-tech, sont et vont rapidement déchantés avec l’entrée dans l’age de la maturité. L’effondrement soudain de la natalité depuis 2015 dans les pays d’Europe l’ouest et aux Etats-unis en témoigne. La désillusion issue de la montée en puissance des événements économiques, géopolitiques et sociétales contradictoires risque d’avoir des effets désagréables, voir catastrophiques pour une société qui n’a aucunement été préparé à affronter les dommages collatéraux entretenu par leurs aînés.

      +17

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    • Touriste // 27.05.2018 à 20h35

      Touriste,
      Bonjour,
      Pas d’accord :
      – déclin de l’apport en ressource énergétique : faux, si le prix augmente régulièrement depuis 1973, la consommation n’a fait qu’augmenter en parallèle (comment expliquez-vous les délocalisations de la fabrication et l’essor du transport des marchandises ?). Le pic pétrolier n’est pas encore atteint (tout le monde n’est pas d’accord là-dessus), et il reste encore le charbon (source d’énergie la plus utilisée de nos jours)
      – déclin démographique : oui et alors ??? En France lorsque le taux de fécondité était de 2,2 ça n’empêchait pas le chômage d’augmenter.
      – déclin de la pensée et de la réflexion : il est vrai que des “philosophes” de la trempe de BHL (ou BHV ? Je les confonds) on s’en passerait volontier. Ainsi que des contemporains à écharpe rouge (non, pas Aristide Bruant). Aujourd’hui,de la vraie réflexion argumentée faut chercher un peu mais ça se trouve encore.
      – déclin de l’innovation et de la créativité : bon, c’est vrai qu’il y a beaucoup de brevets sur les coins arrondis et sur la façon de cliquer sur un bouton de mulot. Mais il existe des brevets récents (et sérieux) comme, par exemple, transformer le rayonnement Gamma en piézo-électricité. Un petit truc qui pourrait être utile quand on a des déchets radioactifs.

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      • sim // 30.05.2018 à 19h04

        Grosse confusion de votre part sur la « transformation du rayonnement gamma en piézoélectricité ». Cette dernière caractérise la capacité d’un matériau à produire une tension électrique sous l’effet d’une déformation (ou l’inverse). De fait, on ne peut donc pas convertir un rayonnement en piézoélectricité, cela n’a pas de sens. En outre, cet effet produit des tensions relativement faibles, et n’a aucune application dans la production d’énergie. On s’en sert notamment pour réaliser des capteurs.

        Après, il est effectivement possible de modifier les caractéristiques piézoélectriques d’un matériau sous l’effet d’une irradiation gamma, mais les références que j’ai pu trouver dans la littérature pointent surtout vers leur dégradation ; les rayons gamma ayant tendance à désordonner la structure cristalline qui est à l’origine de la piézoélectricité.

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  • BA // 27.05.2018 à 09h14

    Je lis dans l’article : “Giorgio Cremaschi, ancien directeur du syndicat des ouvriers métallurgistes FIOM (Fédération syndicale internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie), affilié à l’une des plus grosses organisations du travail en Italie, le CGIL (Confédération générale italienne du travail)”

    Fin de citation.

    Le problème est le suivant : au début de sa carrière, Giorgio Cremaschi faisait partie d’une des plus grosses organisations du travail, le CGIL. Or le CGIL est un des trois syndicats jaunes en Italie.

    Le CGIL est un des trois syndicats italiens financés par l’Union Européenne.

    Le CGIL, le CISL, le UIL sont les trois syndicats italiens membres de la Confédération Européenne des Syndicats, et ils reçoivent à ce titre des centaines de milliers d’euros de subventions de l’Union Européenne.

    “Qui paye l’orchestre choisit la musique.”

    “Un bon chien ne mord pas la main qui le nourrit.”

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_europ%C3%A9enne_des_syndicats

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  • Un_passant // 27.05.2018 à 10h53

    Mais les syndicalistes ne comprennent pas l’origine réelle du problème, ils accusent la flexibilité quand le problème, c’est le dumping monétaire et la vie à crédit dans lesquels l’occident s’est auto-piégé.
    Quand un syndicat défend l’endettement publique, est-il en accord avec sa critique du capitalisme alors que c’est se shooter au crédit en plus de se vendre aux banques (les intérêts, il faut bien les verser, c’est donc autant d’argent des impôts qui va dans les poches des créanciers plutôt que contribuer au bien commun)?
    Quand un syndicat défend une société de loisir, qu’est-ce sinon manifester une incompréhension fondamentale? On ne peut vendre que ce que l’on produit. On ne gagne rien en s’endettant sans fin pour acheter à crédit pour revendre derrière. C’est un cercle vicieux, une course à l’échalote de l’endettement. La planche à billet, c’est le plus sûr moyen de ruiner un pays. On a quand même eu plusieurs exemples en Europe de rois “faux-monnayeurs”.
    La réglementation du travail, ça n’est pas la réglementation bancaire. La suisse fonctionne bien, très bien même, avec plus d’ETI que la France rapporté à la population et un degré d’industrialisation un peu supérieur. Et même leur agriculteurs, les petites exploitations, ont moins de difficultés qu’en France. Mais la Suisse a encore sa souveraineté monétaire (tout comme la Suède qui serait affreusement libérale, selon le prisme syndical français) et un code du travail beaucoup beaucoup plus simple.
    Je vais faire hurler, mais le plus sur moyen de redresser un pays, c’est un système à la Suisse avec des départs à la retraite tardifs et progressifs et un mix retraite par répartition/fond de pension, tout en développant l’actionnariat salarié. Car plus les gens travaillent longtemps, moins il y a besoin de monopoliser d’argent pour la retraite, c’est autant de trappes à épargne, genre fonds de pensions, en moins.
    Personne n’a compris, dans les années 60/70, que le système crédit, plus retraite jeune, financés par des fonds de pensions, c’était mettre en concurrence le salarié et futur pensionné tout en constituant une monstrueuse trappe à épargne et un appel à l’endettement public.
    Marx? Le système des retraite, le marketing et le commerce international étaient inexistants comparé à maintenant. Son analyse n’est plus fiable (l’a-t-elle jamais été?).

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    • –gilles– // 27.05.2018 à 13h02

      “Quand un syndicat défend l’endettement public, est-il en accord avec sa critique du capitalisme alors que c’est se shooter au crédit en plus de se vendre aux banques.”

      Nous ( l’ensemble des citoyens français) ne devrions pas êrte obligés d’emprunter aux banques comme nous y obligent les traités UE, emprunter à la Banque Centrale à taux 0 est plus avantageux.

      L’endettement qu’il soit public ou privé est valable uniquement que si il crée des richesses.

      Le problème selon moi est plutôt que la plupart des syndicats et des partis politiques sont endettés et qu’ils finissent par obéir à leurs créanciers plutôt que se préoccuper du bien commun ou même simplement des intérêts de leurs adhérents.

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      • Un_passant // 27.05.2018 à 13h47

        Je comprends bien.
        Le problème c’est que toute dette doit être remboursée d’une manière ou d’une autre et la souveraineté sur la banque centrale (même si j’y suis favorable, de même que pour la monnaie) si le gouvernement n’est pas vertueux, ça ne change pas grand chose, puisque dans tous les cas, ça a la fâcheuse tendance à provoquer de la mauvaise inflation. Le crédit est une mauvaise habitude, ça ne devrait être utilisé qu’avec une extrême parcimonie, sauf que c’est usé jusqu’à la corde pour des mesures clientélistes.
        Le crédit donne la mauvaise impression que la monnaie n’est pas corrélée à la valeur ajoutée créée. Or il ne suffit pas d’imprimer de la monnaie. Ça fait partie du B.A.ba mais trop de personnes, y compris au niveau politique, donnent l’impression du contraire (suffit de taxer, suffit de ceci, suffit de cela, sauf que la valeur il va bien falloir la créer et ça, in fine, même dans notre système malade du financiarisme, ça se fait par un travail tangible très éloigné de la société des loisirs -sachant qu’un loisir qui rapporterait n’est alors plus un loisir, mais un travail plaisant-).
        On pense à tort que tout travail se vaut, alors on s’imagine que créer des emplois administratifs publics, ça crée de la valeur, mais toute entreprise le démontre : l’administration n’est pas un investissement mais une charge. L’observation de Parkinson se confirme dramatiquement dans les multinationales et nos pays développés.

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        • Picton // 27.05.2018 à 18h35

          Toute dette doit-être remboursée d’une manière ou d’une autre ?
          Parlez en aux allemands à qui on a effacé la dette de la seconde guerre mondiale et qui n’ont jamais payé ce qu’ils doivent aux grecs !

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          • patrick // 29.05.2018 à 08h50

            Tous les pays font un défaut de paiement à un moment ou à un autre.
            La France avait évité quelques faillites en dévaluant fortement sa monnaie ou en imprimant des francs à la tonne mais le résultat est à peu près le même.
            Le premier problème n’est pas de savoir si l’état emprunte sur les marchés ou à sa banque centrale , le premier problème est le déficit. Quand il n’y a pas de déficit il n’est pas nécessaire d’emprunter.

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  • Krystyna Hawrot // 27.05.2018 à 13h34

    Bon article, mais comme souvent il omet de dire que l’alpha et l’omega de l’Union Européenne est le travail détaché de millions de travailleurs de l’Est vers l’Ouest et que c’était meme la raison de l’inclusion des 10 pays de l’Est dans l’UE en 2004 et 2007. Les travailleurs de l’Est ne savent même plus ce qu’est un syndicat. Et quand par hasard quelqu’un s’avise de créer un syndicat ne serait ce que un syndicat jaune genre Solidarnosc dans des entreprises comme Kraft Food, Whirpool, Danone, LVMH, Carrefour, il est immédiatement viré et black listé de toutes les entreprises du secteur. Quand on pense que 1989 devait apporter la prospérité et le bonheur! Mais Delors le savait qu’il pipeautait royalement les travailleurs européens…

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  • lon // 27.05.2018 à 14h26

    Bien entendu la chute de l’URSS a joué un rôle central , en tant que seule alternative au capitalisme occidental . Les syndicats occidentaux ( y compris ceux des US , à l’origine bien plus puissants que les européens malgré ce que prétend l’auteur ) ont profité de la mansuétude intéressée des pouvoirs publics car fallait garder les travailleurs heureux dans le giron capitaliste adapté à la sauce sociale-démocrate , et ne pas fournir de troupes aux communistes .
    Après 1990 , les syndicats n’ont fait que subir le mouvement imposé par le haut , et ont appris durement que si on ne veut pas faire de politique la politique s’invitera par la porte de derrière .

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    • Un_passant // 27.05.2018 à 15h00

      Les syndicats américains, c’est une question complexe qui est, pour une partie, comme en Italie, très liée à l’histoire des mafias italiennes (qui avaient la haute main sur les syndicats américains, ça n’est d’ailleurs pas pour rien que lorsque l’on se référait à la mafia américaine, on en parlait en disant “le syndicat”. Quand on parle de la révolution cubaine, on oublie souvent le rôle malsain joué par la mafia italo-américaine, avec la bénédiction des USA et de la CIA. La première cause de la révolution cubaine, ce sont les mafias chargées de contrôler les casinos et de fournir les vacanciers en chair fraîche couleur locale. La population cubaine n’a pas vraiment apprécié.).
      La perte d’influence des syndicats américains est liée à ces questions ainsi qu’à la dépendance des syndicats américains à l’industrie automobile américaine et aux docks. La crise pétrolière leur a fait un mal terrible au travers des faillites des groupes automobiles et la mutation de la population pauvre (latino et non plus immigrés italiens) a impacté la puissance de la mafia sur les docks. L’informatique et la hifi japonaise ont en quelque sorte donné le coup de grâce aux syndicats américains.

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  • fox 23 // 27.05.2018 à 14h30

    Les syndicats français, en dehors de la CGT encore majoritaire, c’est l’entente avec le patronat permettant de survivre sans troupes au sol ou presque (FO est une création de la CIA sous couvert des syndicats US pour nuire aux grèves institutionnelles de la CGT en 1947)..
    Pour cette dernière, c’est plus complexe, partis d’une présence écrasante sur le terrain – plus d’1,4 millions d’adhérents durant la grève de 1968, elle survit actuellement sous couvert de subventions aussi variées que dommageables. Alors entre un siège montreuillois si pourri que les magouilles ne sont pas réservées à l’autre camp et cette baisse des sympathisants et autres encartés, seules ces subventions peuvent équilibrer les comptes, laissant peu de place pour tenir tête.
    Quand en plus, on a perpétué en son sein certaines choses actuellement innommables – l’article 1 des statuts fait toujours référence à la disparition de la CGT lorsque le socialisme (on ne parle pas de l’enterré de Jarnac – socialisme à géométrie variable mais surtout à droite) sera implanté en France.
    Au vu du “succès” de la formule dans le pays créateur, tombé depuis bientôt 30 ans, il aurait pu être bon de réviser les classiques, mais les dirigeants restent droits dans leurs bottes.
    Seul avantage, ne pas succomber sous les coups de butoir du MEDEF avec les autres syndicats vendus et non représentatifs, quoiqu’en disent les textes refondateurs de la Libération.

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  • bernadette // 27.05.2018 à 15h25

    Je partage pleinement le billet de l’auteur.. Les organisations syndicales défilent avec leurs petits drapeaux mais ne représentent que des désagréments aux uagers. Les syndicats européens sont capables de bloquer leur outil de travail, c’est tout. Un papy me disait que ces grandes grèves vont déboucher sur une guerre comme en 1939 cette grève qui s’eternise et qui n’apporte rien de concret au peuple devrait s’arrêter
    L’usager n’a pas le droit de demander aux organisations syndicales d’arrêter le conflit. L’usager doit endurer et s’il n’est pas content, ils changent de moyen de transport. Les politiques s’en foutent royalement.

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  • BA // 27.05.2018 à 15h49

    CES : Confedération Européenne des Syndicats : la Commission Européenne dépense des millions d’euros pour financer ses syndicats pro UE !

    Chacun se souvient de la CES (confédération européenne des syndicats / ETUC) refusant de prendre position contre la Loi Travail (lire ici) et au contraire soutenant l’euro destruction du Code du Travail, se tenant au coté du MEDEF et de la CFDT contre les travailleurs faisant grève et manifestant par million pour le retrait de la Loi Travail. 

    Une surprise ? pas vraiment. Parce que la CES est partie intégrante des institutions de l’Union Européenne des Patrons. Une Confédération largement subventionnée par la Commission Européenne, à la condition expresse que la Confédération défende la « construction européenne ». C’est-à-dire les diktats de la Commission Européenne.

    Par exemple, la CES, loin de combattre le 3e memorandum d’austérité imposé à la Grèce, l’a soutenu faisant même campagne pour le oui au referendum, au coté de la Troika.

    https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/ces-confederation-europeenne-de-188220

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  • ALIN JAVIER // 27.05.2018 à 16h20

    On reproche aux organisations syndicales de ne pas avoir “pu ou voulu” lutter contre les politiques d’austérité .Le reproche est rapide car il consiste à faire porter la responsabilité aux syndicats de ce que les politiques et à travers eux les citoyens n’ont pas “voulu” ou “pu” faire . Les causes en sont multiples , parmi lesquelles les politiques monétaires, institutionnelles et sociales mises en place par l’UE et les gouvernements européens. Il est indispensable de tenir compte des leviers dont disposent les organisations syndicales et particulièrement en France où la syndicalisation est combattue.Les syndicats ont de ce fait peu de pouvoir sur les politiques menées et se recentrent sur les questions contractuelles locales et nationales du salariat. Tout récemment , à l’occasion de “la vague du 26 mai” il était reproché à la CGT dans les médias de s’intéresser à “la politique”, les acteurs politiques de droite prenant le relais. La CGT semble à cette occasion franchir un cap en décidant d’activer les leviers syndicaux et politiques de façon plus volontariste et concerté selon Philippe Martinez Secrétaire Général de l’organisation syndicale..

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    • bernadette // 27.05.2018 à 16h54

      Le problème est que les secrétaires généraux des syndicaux décident seuls tout en haut de leur perchoir. Cette façon de dicter les volontés syndicales est anti democratique.

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  • Didier Lagasse de Locht Didier // 28.05.2018 à 01h17

    LES MARCHÉS DÉCIDENT

    Les politiques obéissent et trahissent et les travailleurs subissent…

    https://youtu.be/Dmj49ruPrvc

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    • patrick // 29.05.2018 à 08h58

      moi je serais plus nuancé :

      – les politiques soignent leur carrière donc ils veulent être réélus
      – Pour être réélus il faut promettre des choses au peuple , “Du pain et des jeux ” !! ça marche depuis 2000 ans , il n’y a pas de raison d’arrêter.
      – Un politicien qui dirait la vérité ne serait pas réélu.
      – Donc on vote pour celui qui promet de raser gratis et qui ira chercher le pognon sur les marchés financiers ou à travers des magouilles comptables comme les partenariats public-privé ou les fameux emprunts toxiques.

      Le peuple a élu des corrompus et des menteurs , qu’il paie !!

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  • Lo // 02.06.2018 à 23h58

    Bonsoir,

    L’idée du revenu universel est détournée au profit d’une uberisation du travailleur, voici comment:
    https://youtu.be/XJG1_IEgfks

    Bon courage à vous.

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