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1.mars.20181.3.2018 // Les Crises

[Invité] L’Italie sous la menace de l’ingouvernabilité, par Giulia Vignolo

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On ne peut comprendre la phase politique qui se joue actuellement en Italie, si l’on n’analyse pas finement le système électoral qui régit le scrutin à venir et qui génère une palette politique entrelacée et difficilement lisible.

Le système électoral

Dite Rosatellum – du nom de son premier promoteur – la loi électorale actuellement en vigueur en Italie a introduit un système électoral mixte, assez complexe, rendant l’analyse des différents scénarios possibles périlleuse.

Cette loi, hybridant un scrutin majoritaire et proportionnel, fixe des seuils de barrage à 3% pour toute coalition/liste indépendante et à 1% pour toute formation politique faisant partie d’une coalition.

La partie proportionnelle représente 61% des sièges, tandis que la partie majoritaire en représente 37%.

Les candidats des collèges à vocation proportionnelle sont insérés dans des listes courtes et bloquées et sont élus, si leur liste et/ou leur coalition dépasse le seuil de barrage, proportionnellement aux voix obtenues. Les sièges sont d’ailleurs attribués en fonction de la majorité des voix par liste, proportionnellement au nombre des sièges à pourvoir dans chaque collège.

Les candidats des collèges majoritaires sont sélectionnés de la façon suivante : un par parti ou coalition, dans des collèges dits « uninominaux » . Un seul candidat par collège uninominal sera enfin élu, sur la base des résultats découlant d’un seul tour de vote (Uninominale secco), car il n’y a pas de second tour.

À l’évidence la Rosatellum encourage la naissance d’un nombre élevé de nouveaux partis politiques qui, si d’un côté se font porteurs de toute nuance politique, parviendront difficilement à se mettre d’accord sur une équipe de gouvernement, et à fortiori sur le nom d’un Premier ministre.

Ce système électoral encourage de fait des coalitions, nécessaires, peut-être même contre « nature », pour pouvoir se donner un espoir de gouverner et, dans certains cas, même de dépasser le seuil des barrages.

La loi électorale explique très naturellement la multiplication de formations qui participent à ces élections du 4 mars prochain.

Les formations en jeu

Le panorama politique italien, à quelques jours du vote, est totalement balkanisé et ce qui peut unir les partis en course, au sein même d’une coalition, apparaît moins puissant que ce qui peut les diviser.

Sur la droite de l’échiquier, par exemple, quel accord sur l’Europe peut trouver le libéral Silvio Berlusconi avec l’eurosceptique populiste Matteo Salvini ? Pourtant, ils concourent dans la même coalition.

Malgré ces divergences qui existent déjà et poseront évidemment des problèmes majeurs lors de la formation du gouvernement et le choix du Premier ministre, chaque parti lutte pied à pied, pour gagner un ou deux pour cent de plus, si précieux dans les négociations à venir.

La concurrence est si féroce que les candidats rivalisent de promesses électorales folles. Les économistes italiens les ont chiffrées, cette semaine, à 1000 milliards d’euros. Il s’agit d’une surenchère sans précédent dans une campagne électorale.

La droite se partage entre les libéraux de Berlusconi, alliés à deux partis de l’extrême droite (La lega, dirigée par Matteo Salvini et Fratelli d’Italia, avec Giorgia Meloni) et à un du centre (Noi per l’Italia), et des nombreux partis, plus ou moins petits, plutôt penchant vers l’extrême droite nationaliste et raciste, extrêmes jusqu’à revendiquer, dans certains cas, l’héritage du parti fasciste dissout.

Jamais l’ombre de Mussolini n’aura autant plané sur une campagne, générant un climat détestable et des violences physiques, inconnues jusqu’à présent dans un scrutin national. Un militant d’extrême gauche a été poignardé à Perugia, alors qu’un militant d’extrême droite a été roué de coups à Palerme.

Sans oublier cet élu de la Lega qui a arrosé au fusil automatique des immigrés africains avant de monter sur le monument aux morts de sa ville et de faire le salut fasciste. Depuis les terribles années de plomb, jamais l’Italie n’avait connu une campagne si venimeuse.

Quant à la gauche, après cinq ans de gouvernement avec le centre droit, morcelée jusqu’à la plus petite unité, elle se présente aux élections sous les formes les plus variées.

Le centre gauche, accusé par un grand nombre de ses anciens électeurs de pencher de plus en plus vers la droite, est représenté par le Parti Démocrate (PD), le parti de l’ancien Premier ministre Matteo Renzi, qui concourt dans une coalition avec Civica Popolare (dont la leader, Mme Lorenzin, Ministre actuelle de la Santé, a été élue aux deux élections précédentes avec le parti de Berlusconi), + Europa (le nouveau parti de Emma Bonino, ayant un programme très à gauche sur les droits civils et très libéral sur le plan économique) et Insieme (soutenu par l’ancien Premier Ministre Romano Prodi).

Un peu plus à gauche, on trouve Liberi e Uguali, la coalition née le 3 décembre dernier, rassemblant les partis mineurs Possibile, Sinistra Italiana et Articolo 1 MDP, formés en grande partie par des anciens députés PD ayant pris les distances de ceci au moment de la montée de Renzi, unis par le leadeur Pietro Grasso, Président du Sénat au cours de la dernière législature.

Encore plus à gauche, Potere al Popolo, nouveau parti issu d’une expérience sociale et associative, mis en place par un groupe de jeunes militants de certaines associations et centres sociaux napolitains a l’ambition de devenir l’équivalent italien de la France Insoumise de Jean Luc Mélenchon, qui est d’ailleurs venu les soutenir à Naples. Ce petit parti s’est lancé tout seul dans les tout derniers mois de campagne et trouve un réel écho auprès de la jeunesse.

La constellation des partis de gauche est aussi composée par des partis mineurs : Partito Comunista, Sinistra Rivoluzionaria et d’autres réalités locales présentes dans certaines circonscriptions où les représentants de ces petits partis ont pu rassembler assez de signatures pour pouvoir candidater.

Pour finir, le Movimento 5 Stelle (Mouvement 5 étoiles), parti qui ne veut pas d’ailleurs qu’on l’appelle ainsi, est le mouvement créé par Beppe Grillo en 2007. Se présentant comme ni de droite ni de gauche, il montre néanmoins des nuances plutôt de droite sur le plan de l’accueil à l’immigration et sur certains droits civils. Cette formation réunit de plus en plus de consensus entre les électeurs en colère de toute provenance idéologique, déçus par la politique et par les politiques des partis traditionnels.

Les hypothèses possibles

La publication de sondages électoraux étant interdite en Italie à compter du 15e jour qui précédant les élections, on ne peut se baser que sur le dernier sondage, datant du 17 février dernier, pour anticiper les scénarios possibles à l’issue du vote du 4 mars.

Une précision d’importance : en Italie les Sondages ont des marges d’erreur comprises entre 1 et 3%, dans une situation comme celle d’aujourd’hui, les possibilités d’erreur sont extrêmement élevées, si l’on considère le nombre de partis participants à l’échéance électorale, le nombre de pluricandidatures (consenties par l’actuelle loi électorale) et le nombre de voix très limité sur lequel va se jouer l’élection.

Le Mouvement 5 Etoiles est sans doute la première force politique indépendante, remportant à lui seul entre 28 et 30% dans les derniers sondages, avec des valeurs assez stables depuis plusieurs mois.

Ce mouvement fait de son indépendance et du refus de toute coalition son cheval de bataille, ce qui ne lui permettrait pas de s’allier avec qui que ce soit au lendemain des élections afin de trouver la majorité nécessaire au parlement pour obtenir le vote de confiance.

Si la parole donnée aux électeurs de ne s’allier avec personne est respectée, les 5 Etoiles (les grillini, comme on les appelle en Italie) n’auront donc aucune possibilité d’entrer au gouvernement.

En revanche, s’ils ne tiennent pas leur promesse, seule une alliance avec la Lega (ex Ligue du Nord) est envisageable. D’ailleurs, plusieurs sources non officielles font écho d’un rapprochement entre les deux partis (évident notamment sur les questions d’immigration et sur l’attitude anti establishment et anti-européenne – voire anti monnaie unique).

Cela dit, bafouer sa promesse électorale serait un arrêt de mort pour les 5 étoiles, car ils perdraient, sur cette « trahison » leurs soutiens de gauche ayant trouvé abri dans le mouvement.

Mais cette « trahison » permettrait au Mouvement du comédien Beppe Grillo de gouverner avec une majorité solide pendant au moins une législature.

L’autre hypothèse, la plus vraisemblable pour les sondeurs, serait que la coalition de droite/centre droit recueille 35/37 % des voix, ce qui permettrait, avec le soutien de quelques frondeurs notamment des 5 étoiles, de former un gouvernement. Sur le papier, l’hypothèse est crédible. Dans les faits, cela reste compliqué.

Pourquoi ? Parce que la coalition de droite a, comme celle de gauche, beaucoup de mal à rester unie, y compris jusqu’au 4 mars. Aucun accord n’a été trouvé à l’heure actuelle sur le candidat au poste de Premier ministre.

D’un côté, Matteo Salvini de La Lega s’autoproclame d’ores et déjà le seul candidat possible. De l’autre côté, Silvio Berlusconi (qui ne peut pas être investi en raison de sa condamnation judiciaire) pousse la candidature au poste de Premier ministre de M. Tajani, l’actuel président du Parlement européen.

Si l’on imagine à l’intérieur de la coalition, un score égal des deux forces aux alentours de 15 à 17% , la situation semble inextricable entre les deux leaders et vis-à-vis de leur électorat.

Du côté du centre gauche, Renzi et le Parti Démocrate sont sur le toboggan. Dans le meilleur des cas, ils pourront atteindre 27/28% grâce à leurs alliés. On est bien loin d’une majorité qui leur permettrait de gouverner et seul un gouvernement avec Berlusconi qui arriverait tout seul à 20% serait possible (il est en effet assez improbable que les alliés de Berlusconi se prêtent à une coalition avec le PD, à moins de perdre la moitié de leur électorat et d’en faire perdre autant au PD à l’avantage des 5 étoiles pour les prochaines élections).

Liberi e Uguali n’a pas réussi l’envol espéré et plafonne à 6%. Un score qui ne peut pas réellement faire la différence et ne peut pas faire une grande différence, ni dans une hypothèse d’alliance avec la coalition de centre gauche ni, comme l’envisageait au début de la campagne leur leader Pietro Grasso, dans l’hypothèse d’une alliance sur certains points avec les 5 étoiles.

Il en va de même pour les autres partis, qui se situent entre 3 et 4%.

Le talon d’Achille de l’Italie, cette ingouvernabilité quasiment chronique et annoncée, laisse présager des lendemains qui déchantent. On se demande bien comment les parlementaires pourront s’entendre sur un gouvernement et sur le nom d’un Premier ministre.

Dans ce paysage chaotique, les populismes s’affirment haut et fort, populismes de droite, de gauche et du centre. Populismes violents dans la joute verbale et dans les remèdes proposés aux Italiens.

Et à ce jeu, avec son charisme indéniable et dans un vide sidéral d’idéaux et de réponses crédibles aux besoins des citoyens, Silvio Berlusconi, bien qu’âgé de 81 ans, retrouve encore une fois un espace à remplir, avec quelques promesses et quelques réparties, et se présente aux Italiens comme le seul et unique sauveur possible d’un Pays englouti dans une tempête politique aux issues imprévisibles.

Giulia Vignolo, pour le site www.les-crises.fr, 28/02/2018

Giulia Vignolo est avocate au Barreau de Rome ; spécialisée en Droit International, elle exerce depuis 2010 entre la France et l’Italie.

 

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Commentaire recommandé

Fritz // 01.03.2018 à 09h08

En 2013, après les dernières élections générales qui avaient vu le succès du mouvement 5 étoiles (M5S) et la déconfiture du candidat de l’UE, Mario Monti, le président italien Napolitano avait été reconduit dans ses fonctions, ce qui était une manœuvre inhabituelle voire anticonstitutionnelle.

En 2018, que nous prépare-t-on ? J’ai bien saisi les avertissements sous-jacents à l’analyse de Giulia Vignolo : le populisme, voilà l’ennemi, halte au fascisme, restons bien sagement dans l’UE qui nous protège. Mais qui peut partager ce discours en Italie ?

Et si l’instabilité italienne était une vertu ? Au moins, leur système électoral ne trahit pas le choix des électeurs. Ce n’est pas en Italie qu’on verrait un truc branquignole, fabriqué à la hâte pour soutenir un jeune banquier, rafler la majorité des sièges à l’Assemblée, pour imposer la loi de la minorité au nom de la “gouvernabilité”.

44 réactions et commentaires

  • BA // 01.03.2018 à 06h58

    Chiffres Eurostat publiés le 25 janvier 2018 :

    Coupe d’Europe de la dette publique (la France est septième, mais elle peut faire mieux !) :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 313,524 milliards d’euros, soit 177,4 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2283,869 milliards d’euros, soit 134,1 % du PIB.

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    • Eric83 // 01.03.2018 à 09h23

      2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2283,869 milliards d’euros, soit 134,1 % du PIB.

      + dette Target 2 supérieure à 450 milliards d’euros, non comptabilisée dans la dette “publique”.

      L’Italie est surendettée pour ne pas dire en faillite et la remontée des taux – pour le refinancement de la dette -, qui suivra tôt ou tard celle des US, rendront la dette insoutenable.

      Question, le futur gouvernement de l’Italie aura-t-il d’autre choix que de sortir le pays de l’UE et de l’Euro ?

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      • Eric83 // 01.03.2018 à 11h25

        Bon allez, juste avant les élections en Italie et un vote décisif en Allemagne sur le projet de coalition CDU/CSU/SPD, il faut annoncer une bonne nouvelle pour rassurer les électeurs eurosceptiques : le chômage en zone euro au plus bas depuis 9 ans !

        Des faillites, des plans de licenciements massifs – appelés aussi départs volontaires – sont annoncés depuis 2017 et début 2018 dans nombre de secteurs d’activité et le chômage serait au plus bas depuis 9 ans ???

        https://www.romandie.com/news/Zone-euro-taux-de-chomage-au-plus-bas-depuis-9-ans-en-janvier-a-8-6/894822.rom

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    • TZYACK // 01.03.2018 à 16h31

      Quand l’endettement d’un Etat devient équivalent à son PIB, il faut que le taux de croissance de son PIB « inflaté » soit alors supérieur au taux moyen des intérêts de sa dette (Taux effectif), s’il veut honorer, au moins, le service de sa dette et ne pas finir ruiné

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  • jeanpatrick // 01.03.2018 à 07h20

    A qui profite toute cette confusion? Je me demande. Je vis en Italie du sud depuis 30 ans et j’ai la nette impression que certains mécanismes de rupture se représentent encore une fois. Violences verbales, violences physiques, incompréhensions, alliances douteuses…..mais le budget militaire italien augmente et les budgets de l’Education et les budgets de la Santé Publique diminuent! Je refais la question du début: à qui profite cette confusion???

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    • Brigitte // 01.03.2018 à 08h57

      Cette confusion va profiter à L’UE. Idée fédératrice simple à agiter pour créer des alliances, bien rodée politiquement, et qui va servir de lubrifiant électoral.

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      • jeanpatrick // 01.03.2018 à 09h46

        Je ne crois pas que seule l’UE profitera de cette situation, l’histoire italienne prouve les incursions américaines, israéliennes dans sa vie politique, les exécutions de magistrats, politiciens en sont les preuves. Et n’oublions la mafia et son importance dans la vie politique italienne!

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        • Fritz // 01.03.2018 à 10h01

          Un homme avait su tenir tête aux deux pays que vous évoquez : Bettino Craxi. Certes, il n’était pas blanc comme neige. Mais l’opération “Mains propres” eut pour effet son exclusion, puis sa fuite en Tunisie, alors qu’il aurait pu donner une orientation différente à l’Italie, peu après les révélations contraintes de Giulio Andreotti sur les réseaux Gladio. Je fabule peut-être. Qu’en pensez-vous ?

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          • jeanpatrick // 01.03.2018 à 15h28

            Bettino Craxi a payé pour les corrompus du système de l’époque. Il en faisait parti, évidemment. Mais il s’est retrouvé seul, les autres sont restés silencieux. Par mon travail de réalisateur vidéo, j’ai eu la possibilité d’aller aux obsèques de Craxi en Tunisie, et la possibilité de filmer une interview de son fils. Lorsque je suis entré dans leur maison de famille, je suis resté surpris de tous les tableaux qui représentaient la personne Craxi, j’avais l’impression de voir Mussolini en socialiste! Un hommage à lui-meme très égocentrique. Mais n’oublions pas que “Mains Propres” a été critiqué par toute la classe politique qui s’est sentie menacer. Des politiciens, impliqués, sont restés en place ou sont retournés après quelques années. Le magistrat Di Pietro, qui faisait son travail, a été dénigré par une bonne part du monde politique. A vouloir tout remuer la corruption, la mafia, les pots-de-vin pour faire “Mains Propres” ce n’est pas facile car ce système corrompu depuis tant d’années a mis ses racines….profondes!

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            • Fritz // 01.03.2018 à 15h47

              Merci pour votre réponse étayée. Dès 1981, je connaissais ce rapprochement entre Bettino et Benito. Mais que pensez-vous des allégations de la famille Craxi sur une manipulation de “Mains propres” par les Américains ?

              “Craxi, secondo quanto dichiarato dai figli, nutriva inoltre la convinzione che i giudici di Mani Pulite fossero stati manipolati da parte di ex comunisti e spinti anche da settori del governo degli Stati Uniti, che volevano un “cambio di regime politico” dopo la crisi di Sigonella, poiché, anche se non antiamericano, Craxi era considerato troppo “indipendente”, e approfittarono del finanziamento illecito ai partiti.[…] Craxi ipotizzò anche un intervento della CIA, volto a guidare l’azione del pool di Milano.”
              (Wikipédia)

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          • Colantonio // 02.03.2018 à 17h47

            Exact pour Craxi et faux pour Andreotti.

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    • LBSSO // 01.03.2018 à 09h05

      Dépenses militaire/santé
      http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=3&codeStat=SH.XPD.TOTL.ZS&codePays=ITA&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=12&codeStat2=MS.MIL.XPND.GD.ZS&codePays2=ITA&optionsDetPeriodes=avecNomP&forceAxe=on

      Dépenses santé privé/public
      http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=3&codeStat=SH.XPD.PRIV.ZS&codePays=ITA&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=3&codeStat2=SH.XPD.PUBL.ZS&codePays2=ITA&optionsDetPeriodes=avecNomP
      Dépenses éducation/militaire
      http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=4&codeStat=SE.XPD.TOTL.GD.ZS&codePays=ITA&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=12&codeStat2=MS.MIL.XPND.GD.ZS&codePays2=ITA&optionsDetPeriodes=avecNomP&langue=fr
      @jeanpatrick, je vous livre ces chiffres (source : Banque Mondiale) et graphiques macroéconomiques qui ne traduisent pas dans leur totalité votre appréciation concernant les dépenses italiennes militaires, d’éducation ou de santé. J’ai plusieurs idées précises quant à l’origine de cette différence mais aimerais, si vous en avez le temps, connaître votre avis (ou celui-ci bien-sûr d’autres commentateurs).Je trouve toujours très intéressant de croiser le vécu des personnes et les statistiques …

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      • jeanpatrick // 01.03.2018 à 09h42

        Exemples très concrets: à l’école maternelle de mes enfants, nous, parents, devions aider la classe dans l’achat de la carte hygiénique, les mouchoirs ou feuille pour dessiner. Un père ébéniste a construit des tables de travail pour nos enfants gratuitement! Ok! Les hôpitaux? Manque de personnel qualifié, attente interminable pour des rendez-vous, même important! Personnes qui sont mortes dans les couloirs de secours d’urgence!

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        • Le Rouméliote // 01.03.2018 à 11h39

          Exactement comme en Grèce ! Il faut apporter ou payer les pansements, médicaments, seringues, etc. nécessaires au traitement à l’hôpital !

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        • LBSSO // 01.03.2018 à 12h12

          Merci pour votre témoignage.Quelques hypothèses d’explications concernant ces écarts en chiffres macro et vécu:
          -dépenses militaires : il s’agit d’un retournement de tendance à la hausse récent qui n’apparaît pas encore complètement dans les statistiques.
          -santé, éducation.Les chiffres que je vous ai livrés sont en % du PIB.Or la richesse par habitant a fortement chuté en Italie.Le PIB/hab n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2007.Donc, il faudrait analyser les données en % PIB mais aussi par hab.
          -ensuite ,la répartition des dépenses est-elle équitable ?
          -enfin , il y a toujours concernant l’argent publique ,l’hypothèse des pertes en ligne.

          Lire les données en les analysant par habitant est également très instructif pour la France…

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        • calal // 01.03.2018 à 13h10

          perso je connais un ingenieur de mon age,marie et pere de famille qui est mort dans les couloirs aux urgences pres de chez moi,apres un “tri” douteux alors qu’il se plaignait de douleur dans la poitrine.

          Permettez moi de vous dire que ca remet bien en question beaucoup de vos priorites,valeurs et de vos certitudes…

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  • gracques // 01.03.2018 à 07h30

    Et ? Cette réflexion supposerait tu elle un lien entre instabilité politique , colère populaire et dette publique ?

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    • cording // 01.03.2018 à 10h00

      Pas seulement de la dette publique mais aussi la conséquence économique désastreuse de l’euro. Une monnaie trop forte pour l’économie italienne comme pour toute l’Europe du sud France comprise comme le démontre le FMI. Du coup les Italiens qui étaient très europhiles sont devenus eurosceptiques voire europhobe mais comme chez nous aucun politicien n’ose franchir le cap de s’opposer ouvertement et demander une sortie de l’euro comme Jacques Spir le préconise depuis longtemps.

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      • Guillaume // 02.03.2018 à 16h22

        Dommage pour Jacques Sapir, il dit souhaiter sortir de l’Euro mais deconsidère le seul parti politique qui le propose systematiquement depuis plusieurs années.
        À noter qu’il n’existe pas de mécanisme de sortie de l’Euro autre que de sortir de l’UE.

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  • Toff de Aix // 01.03.2018 à 08h27

    Nous assistons à une confluence inédite de faits politiques, historiques et économiques.
    D’emblée l’Italie n’est que l’un des premiers symptômes, avec la Grèce, de ce qui nous attend en Europe.

    La faillite de la social démocratie est patente, et l’espace à gauche (la vraie, pas celle vendue aux puissances de l’argent et de la finance) est laissé béant. Les gens se débattent avec leurs difficultés économiques, sur fond de crise du chômage, de la dette, migratoire, du climat… Pas étonnant que la bête immonde refasse surface, quand on est sourd à ce point à la douleur des peuples, et qu’on ne propose aucune solution, que peut on espérer à part le retour d’un bouc émissaire ?

    Tout est prêt pour la grande conflagration, seule la forme est incertaine : élection d’un parti fasciste, guerre, effondrement des institutions… Allez savoir.

    L’ important c’est pas la chute, mais l’atterrissage, comme disait l’autre.

      +13

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  • Fritz // 01.03.2018 à 09h08

    En 2013, après les dernières élections générales qui avaient vu le succès du mouvement 5 étoiles (M5S) et la déconfiture du candidat de l’UE, Mario Monti, le président italien Napolitano avait été reconduit dans ses fonctions, ce qui était une manœuvre inhabituelle voire anticonstitutionnelle.

    En 2018, que nous prépare-t-on ? J’ai bien saisi les avertissements sous-jacents à l’analyse de Giulia Vignolo : le populisme, voilà l’ennemi, halte au fascisme, restons bien sagement dans l’UE qui nous protège. Mais qui peut partager ce discours en Italie ?

    Et si l’instabilité italienne était une vertu ? Au moins, leur système électoral ne trahit pas le choix des électeurs. Ce n’est pas en Italie qu’on verrait un truc branquignole, fabriqué à la hâte pour soutenir un jeune banquier, rafler la majorité des sièges à l’Assemblée, pour imposer la loi de la minorité au nom de la “gouvernabilité”.

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    • jeanpatrick // 01.03.2018 à 09h34

      “Et si l’instabilité italienne était une vertu ? Au moins, leur système électoral ne trahit pas le choix des électeurs”. Excusez-moi de vous décevoir mais cette instabilité dure depuis trop longtemps, les premiers ministres qui se sont succédés ont été élus pas par le peuple mais par les députés et sénateurs! Les gens, ici, se plaignent de voter pour des personnes qui passent, après quelques mois, dans un autre parti même d’opposition ou de majorité. Et puis je ne parlerai pas d’instabilité mais de confusion totale! Et la contamination mafieuse vous l’oubliez? Mafia-Etat? Le rapport entre les deux est trop étroit! Ne vous faites pas trop d’illusions lorsque vous dites: “Ce n’est pas en Italie qu’on verrait un truc branquignole, fabriqué à la hâte pour soutenir un jeune banquier, rafler la majorité des sièges à l’Assemblée, pour imposer la loi de la minorité au nom de la “gouvernabilité”, ici aussi on ne rigole pas!

        +9

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      • Fritz // 01.03.2018 à 09h48

        Je ne donnerai pas de leçons à quelqu’un qui vit en Italie. Mais je vis en France, et je connais assez bien les tares de notre Ve République dégénérée, qui est à la fois autoritaire (face aux citoyens) et servile (devant l’UE).

        Vos propos sur la confusion politique italienne, et sa contamination mafieuse, me font penser au film de Francesco Rosi, “Cadaveri eccellenti” (Cadavres exquis), malgré son ancienneté (tourné en 1975, sorti en 1976). Le ministre de la Sûreté (Fernando Rey) y livre cette confidence à l’inspecteur Rogas (Lino Ventura) : “mon parti, qui malgouverne ce pays depuis tant d’années, devra le malgouverner avec l’aide du Parti communiste…”

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        • jeanpatrick // 01.03.2018 à 15h41

          Ce n’est pas une question de donner des leçons mais d’essayer de communiquer sur ce que nous vivons chacun. Etant un réalisateur vidéo avec une formation cinématographique, je suis content de votre exemple de Rosi car, malgré son ancienneté comme vous dites, il est toujours actuel. Car il n’y pas de différence entre les partis de gauche et les partis de droite car la CIA et autres services secrets ne voulaient pas que le communisme puisse passer en Italie, souvenez-vous de l’affaire Moro, tout le monde l’a laissé mourir sans rien faire. Et maintenant tout est remis en discussion sur les brigades rouges et leur vrai rôle dans le kidnapping de Moro…..services secrets italiens, mafia et mafia romaine…..comme je le disais confusion, confusion, confusion! J’ai travaillé comme caméraman sur un documentaire sur l’attentat de Brescia de 1974, et bien j’en ai appris des belles. Un détail, ils avaient nettoyé tout le sang parterre avant de faire toutes les analyses scientifiques!

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    • Loredana // 01.03.2018 à 18h57

      vous avez raison, le mythe de la” gouvernabilité” de la France en pratique ne sert qu’à réduire le choix démocratique entre un mal et un moindre mal. Les italiens globalement préfèrent s’exprimer librement quitte à sacrifier un peu de”gouvernabilité”.

      la description de cet article relève de la vision d’une certaine gauche caviar toujours prête à agiter le spectre du “populisme”, en oubliant que peuple est la traduction de démos, fondement de la souveraineté populaire, qui revient au peuple, qui est moins bête qu’on le crois: les italiens sont des veaux, comme les français, voire plus, conditionnés par la télé, mais ils savent faire leur comptes, le trop est trop, l’italien a déjà trop payé, et a choisir entre un pseudo-Macron(très mal vu en Italie) et un pseudo-Mussolini, le choix est vite fait: Mussolini avait fondé l’industrie italienne, là où les autres se proposent de la couler.

      le mouvement 5 étoile s’embourgeoise avec Di Maio, cela lui fera gagner des voix au centre gauche; mais en perdre dans le vote sanction, qui passe à droite pas si extrême: no euro, no clandestins, oui préparation à l’italexit, oui aux étrangers intégrés

      tous le reste est propagande de régime de type orwellian

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  • christian gedeon // 01.03.2018 à 10h05

    L’Italie? Ou les Italies? Telle est la question. Ce peuple formidable est d’une plasticité incroyable,a une faculté d’adaptation hors du commun.ben le système électoral est à son image,en fait.Un système rigide ne fonctionnerait pas.Je travaille au coup le coup avec des entreprises du nord de l’Italie. Leur principe? Rien n’est impossible et rien n’est figé,et si vous demandez quelque chose qui n’est pas en catalogue,ils le font ou le font faire à leurs amis ,ou aux amis de leurs amis.Le tissu des petites industries et le savoir faire est proprement génial.Vous aurez compris l’admiration que j’ai pour eux. Reste à régler le terrible problème des combinazioni et de l’emprise mafieuse qui est réelle,mais qui pour tout dire génère aussi une partie du PIB “gris ” de la péninsule. Mais faisons nous mieux dans nos banlieues et cités? Différemment,mais pas mieux. Oh ,dernière chose,les Italiens sont profondément patriotes et aiment leur drapeau. Ils peuvent être lucides et très critique sur leur système,mais gare à celui qui manque de respect au pays.

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  • Louis Robert // 01.03.2018 à 11h45

    Derrière le décor qui vacille, la désintégration généralisée se poursuit, qui est tue… comme tout le reste qui compte, d’ailleurs. Imposture globale, “fake all”.

    Leonard Cohen:

    “We asked for signs
    the signs were sent:

    Yeah the widowhood
    of every government —
    signs for all to see.

    I can’t run no more
    with that lawless crowd
    while the killers in high places
    say their prayers out loud.
    But they’ve summoned, they’ve summoned up
    a thundercloud…”

    (“Anthem”)

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    • Fritz // 01.03.2018 à 11h49

      Beau poème, mais vu le sujet, j’aurais préféré un poème italien.

      Quant au péril fasciste évoqué par @Toff de Aix, je n’y crois pas. Il me semble que la bête immonde est déjà là, à Bruxelles comme à Berlin, à Paris comme à Washington.

      J’ai peut-être tort. Après tout, la mise sous tutelle anglo-américaine de l’Italie remonte à l’armistice de Cassibile (1943). La république fasciste de Salo, elle-même sous tutelle allemande, avait beau jeu de dénoncer cette aliénation de la souveraineté italienne.

      On connaît le rôle des terroristes néo-fascistes de 1969 à 1980, manipulés par l’État profond italien. On a même tendance à leur imputer le terrorisme des Brigades rouges, ce qui est absurde : les brigadistes qui ont enlevé et tué Aldo Moro l’ont démenti.

        +9

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      • Louis Robert // 03.03.2018 à 10h55

        “LASCIATE OGNI SPERANZA, VOI CH’ENTRATE”

        (Dante, Inferno, Canto III)

        http://www.poetidispettosi.it/biblioteca/dante/commedia/inferno/03.htm

        ***

        ‘PER ME SI VA NELLA CITTÀ DOLENTE,
        PER ME SI VA NELL’ETTERNO DOLORE,
        PER ME SI VA TRA LA PERDUTA GENTE.

        GIUSTIZIA MOSSE IL MIO ALTO FATTORE;
        FECEMI LA DIVINA POTESTATE,
        LA SOMMA SAPIENZA E ‘L PRIMO AMORE.

        DINAZI A ME NON FUOR COSE CREATE
        SE NON ETTERNE, E IO ETTERNO DURO.
        LASCIATE OGNI SPERANZA, VOI CH’ENTRATE.

          +2

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        • Fritz // 03.03.2018 à 21h33

          Grazie, è un poema molto bello.

            +1

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  • Jean // 01.03.2018 à 15h07

    La colère sociale est au point d’ébullition. C’est pour cela que tous les partis se concentrent sur l’agitation contre les réfugiés et les migrants dans leur campagne. Cette agitation anti-immigrée vise à diviser la classe ouvrière, et à diriger la colère des exploités et des opprimés contre la partie la plus vulnérable de la population. En même temps, cela encourage et renforce les tendances fascistes, qui lèvent la tête avec de plus en plus d’assurance.

    Source : https://www.wsws.org/fr/articles/2018/03/01/ital-m01.html

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    • christian gedeon // 02.03.2018 à 16h50

      Que le problème soit exploité,certes,personne ne peut sérieusement le nier. mais en Italie il atteint des proportions dantesques dans certaines villes,et çà aussi,il faut être aveugle pour le nier.Et en le niant, en se lançant dans le communautarisme et le culpabilisme acharné,on fait monter,monter,monter,les droites extrêmes,mais pas que,qu’on se le dise.

        +2

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      • Jean // 02.03.2018 à 19h48

        Oui il y a un problème et celui-ci ne se résoudra pas ni en accueillant les réfugier pour ajouter la misère à la misère, ni en en s’en prenant à ceux qui sont victimes comme nous tous de la politique de spoliation organisée par les 1%. Ce n’est que lorsque toutes les victimes de la mondialisation prendront conscience de leur véritable ennemi que la situation pourra s’améliorer. En attendant ceux à qui profite le crime doivent bien se marrer.

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  • Patrique // 01.03.2018 à 15h29

    Encore une élection pour rien.
    il y a un an l’espoir renaissait quand Berlusconi proposait de réintroduire la lire, seul moyen de sauver l’industrie italienne.
    malheureusement, il s’agissait d’une vaine promesse puisque presque personne n’a mis au centre du débat l’euro coupable de la faillite italienne.
    Pourtant Bonino avec son “plus d’Europe” à 2,5% montre que ce n’est pas ce que veulent les italiens.
    Alors il reste un homme, Alberto Bagnai, économiste de gauche qui a décidé de brûler ses vaisseaux après qu’aucun parti de gauche n’ait voulu faire campagne sur l’euro, et a décidé de se présenter avec l’étiquette de la Ligue pour se faire entendre et préparer l’élection d’après.

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  • Chris // 01.03.2018 à 15h35

    Cet article l’annonce en filigrane.
    Je pense que nous aurons une ré-édition italienne de Tsipresse, Rajoyeux, Jupeter Pan et Sauereie, alors que Mayflower aborde l’oeil du cyclone/cyclope.
    Sur l’air de “Jamais le dimanche” : «et à la fin, ils allèrent tous à la plage»
    https://www.youtube.com/watch?v=izEvSrjDIvQ
    Un film prémonitoire à revoir.

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    • Le Rouméliote // 01.03.2018 à 18h34

      “J’ai beau chercher, je ne trouverai jamais un port qui me rendra folle, autant que Le Pirée…” chante la grande Mélina… Et aujourd’hui, il est rempli de SDF qui couchent dans des cartons dans les entrées des magasins abandonnés…
      https://www.youtube.com/watch?v=GqnrdU568Yk lien vers la chanson de Markos Vamvakaris, To Portofoli (1940) :
      “Comme tout le monde le sait aujourd’hui, c’est le morlingue qui fait la force de l’homme…”

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  • Roiwik // 01.03.2018 à 17h38

    La situation économique et financière de l’ Italie est catastrophique comme sont celle de l’Espagne , de la Grèce, du Portugal ,de la France pour la simple raison que ce sont des pays qui ont subi une désindustrialisation massive notamment dans l’industrie textile , de la chaussure, du meubles , de la construction navale etc….. pour aboutir à une société de service, de loisirs de vacances, sans oublier le déclin de l’agriculture ,de la pêche etc , tous ceci avec un euro = DM qui a fait exposer les prix à la consommation et à l’exportation .L’euro n’a finalement profité qu’a l’Allemagne pour développer sa puissance industrielle et politique. En conclusion l’union européenne est in fiasco !

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    • Chris // 02.03.2018 à 00h24

      L’état des économies du Sud reflète le rêve pangermaniste de l’Allemagne où les pays non germanophones étaient envisagés comme lieux de loisirs, et villégiature.
      Les Français sont les pires benêts que je connaisse (pour rester polie).

        +7

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      • Gaby // 02.03.2018 à 15h01

        Les français sont universalistes et n’arrivent pas à comprendre que les allemands ne le sont pas du tout.

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    • Guillaume // 02.03.2018 à 16h42

      J’ai l’impression de lire très souvent le même constat : l’UE n’a pas tenu les promesses faites depuis des décennies.
      Pourtant aux dernières élections j’ai constaté que ces commentaires ne représentent qu’un peu moins de 1%.

      Soit mes compatriotes sont optimistes au delà du raisonnable et espèrent que les mêmes causes produiront les effets contraires, soit leur peur de l’inconnu prévaut sur leur raison et préfèrent donc des personnes qui annoncent qu’ils vont tout changer sans rien changer…

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  • Maurice // 01.03.2018 à 22h35

    à Roiwik. NON, l’UE n’est pas un fiasco, mais bien, au contraire, une réussite totale pour ceux qui l’ont voulue, organisée et mise en œuvre depuis des décennies,
    CONTRE tous les intérêt des diverses population et de tous les états qui s’y sont ralliés de force ou, si vous préférez, “à l’insu de leur plein gré”, comme pour les Français qui ont voté “NON” à cette prétendue “constitution” et dont le minable Sarkozy s’est empressé de révoquer ce vote populaire en remettant la France à l’intérieur, plus que jamais !
    HONTE éTERNELLE à tous ces politiciens véreux et corrompus au delà de l’immaginable ! !

      +12

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    • Canal de Provence // 05.03.2018 à 14h36

      En effet, c’est souvent comme cela, le bonheur des uns fait le malheur des autres ; la théorie du ruissellement a du plomb dans l’aile ; on a cru durant les 30 glorieuses à l’ascenseur social, et on assiste depuis leur fin, pour la majorité, à un nivellement par le bas.

        +0

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  • Kleio // 02.03.2018 à 14h21

    L’épithète “antisistema” fait florès de l’autre côté des Alpes. Jupiter Renzi a échoué sur le mode de la “rupture”, et Mattarella aura du mal à imposer un quatrième gouvernement de technocrates après Monti, Letta et Gentiloni. Pourtant, on sent le même vertige devant l’inconnu (la peur du vide) en Italie qu’en France: ni la Lega ni les grillini ne veulent vraiment sortir du cadre, et le Potere Al Popolo ! discute du “fiscal compact” mais refuse l’Italexit (de toute façon, le PAP ! n’a ni les moyens de renverser la table, ni de bousculer le tabouret). On se dit que ça va rompre quelque part en Europe, et on découvre des armées de Tsipras.

      +6

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