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19.mai.201819.5.2018 // Les Crises

Budget propre ou fin de la zone euro : l’ultimatum de la France à l’Allemagne, par Aline Robert

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Source : EURACTIV, Aline Robert, 15-05-2018

Le ministre de l’Economie française, Bruno Le Maire, avec son équivalent allemand, Olaf Scholz à Paris, le 16 mars 2018 LANGSDON

La zone euro ne survivra pas à l’absence de réforme, assure le ministre de l’Economie français, faisant monter la pression sur l’Allemagne à quelques semaines d’un Conseil européen crucial.

Une longue journée de travail attend les ministres de l’Economie français et alllemand, à Berlin, mercredi 16 mai. L’objet, la feuille de route pour la zone euro de demain qui doit être présentée fin juin lors du Conseil européen, est devenu une pomme de discorde entre la France et l’Allemagne. La France tente de jeter tout son poids politique dans la balance, et ce dans un langage de plus en plus cru.

« La zone euro ne résistera pas aux divergences économiques entre ses Etats-membres. Les différences fiscales sont devenues trop importantes pour une union monétaire » affirmait ainsi, le 14 mai Bruno Le Maire, lors d’une rencontre avec des journalistes à Bercy.

Pour la France, l’urgence de la réforme est dictée par la succession d’alertes électorales qui transfigure l’Europe politique en raison de la montée des forces centripètes. Le Brexit, les élections en Italie et la montée des extrêmes un peu partout devrait, selon l’équipe Macron, entraîner une réaction rapide pour donner des gages aux citoyens. Et ce avant les élections européennes de 2019, pour se prémunir d’une prochaine crise à laquelle l’euro pourrait ne pas résister.

« Maintenant ou jamais »

« C’est maintenant, ou jamais » résume le ministre français, en faisant référence à l’étroite fenêtre de tir qu’il reste : 5 semaines de discussion avant le Conseil européen des 28 et 29 juin. Il sera ensuite trop tard avant l’échéance électorale des européennes, en mai 2019.

Or, les discussions achoppent. « Réveillez-vous ! La France a changé », avait déjà prévenu Emmanuel Macron, le 10 mai à Aix-la-Chapelle, tout en insistant sur le fait qu’ « en Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres ».

Une analyse largement partagée par son ministre de l’Economie, qui reconnait que […]

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63 réactions et commentaires

  • Nerouiev // 19.05.2018 à 05h50

    Il faut toujours attendre l’évidence pour agir, en espérant malgré tout encore l’action. Pourtant leurs hauts salaires et leurs privilèges sont en principe en relation avec leur capacité à envisager le long terme. Ce qui prouve bien qu’ils ne tenaient pas eux-memes la barre mais empêchaient quiconque de s’en emparer.

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  • Guasilas // 19.05.2018 à 05h58

    Ou, en d’autres termes, le sérieux des Allemands dans la gestion de leur budget est la cause de l’irresponsabilité des politiciens et des fonctionnaires français dans la gestion du budget de la France. Si l’inénarrable Le Maire et le Macron croient vraiment ca, c’est effectivement la fin de la zone Euro, par le depart de l’Allemagne.
    Plus probablement, ils prennent leurs auditeurs pour des cons, et sont en train de preparer les français a une nouvelle dose de ” on serre la vis, mais ce n’est pas de notre faute, c’est la faute de la méchante Europe et des vilains Allemands. Si on nous laissait faire, on continuerait a être demagogues et clientélistes comme tous nos prédécesseurs, mais vraiment, ce n’est pas de notre faute, alors votez pour nous quand même”.

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    • larousse // 19.05.2018 à 12h44

      La question du “sérieux budgétaire” ?
      Savez-vous que quand l’on réduit une part des “dépenses publiques”, on réduit aussi des activités et investissements privés ? Ah oui, vous me répondrez : n’importe quoi, vous délirez !
      Eh bien, quand des communes se voient obligées de réduire l’entretien de leurs voies, bâtiments et autres dépenses… C’est autant de commandes qui ne sont plus passées à des entreprises privées de travaux publics, etc… Vous me direz : il faut réduire les fonctionnaires ! Donc, facile ! réduisez les militaires, les policiers, les enseignants surtout et les personnels de santé !
      La notion de “sérieux budgétaire”, à voir ! C’est la désindustrialisation dans nombre de pays européens qui est une cause importante des difficultés, pas la seule, j’en conviens mais quand même

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      • calal // 19.05.2018 à 13h02

        et si on paie moins d’interet sur la dette et moins d’impots a l’etat, avec les sous qu’il nous reste on peut s’acheter des trucs, faire plaisir aux enfants voir investir dans quelque chose. mais evidemment un euro depense par un fonctionnaire est un euro mieux utilise que s’il l’avait ete par une personne privee…mais mais les infirmieres…les pompiers…

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      • chouchounet // 19.05.2018 à 13h30

        @Larousse.
        Pardon?? Donc si on augmente les dépenses publiques on fait vivre le secteur privé?? Mais alors pourquoi tout ne va pas très, très bien en France?

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        • Alfred // 19.05.2018 à 14h17

          Vous voulez dire quelque chose ?

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        • larousse // 19.05.2018 à 15h52

          D’accord, rien n’est simple mais alors allons jusqu’au bout : privatisons plus de certains secteurs publics ! Par exemple, l’Education nationale entièrement privée ! Les Français paieront moins d’impôts c’est sûr, allons-y mais tous devront débourser entre 7000 euros et 11000 e (selon les régions -cf. http://www.education.gouv.fr/cid11/le-cout-d-une-scolarite.html) Et là je dis bien tous les Français (même les non – imposables). Soyez-en sûr, l’Education deviendra un marché juteux pour quelques “grandes firmes”! Interrogez un cadre de “Vinci” ou “Eurovia” vous verrez bien ce qu’il en dit quand un Conseil général ou une Commune réduit ses commandes ou alors on réduit le “public” et on met des “péages”. Oui pourquoi pas le tout libéralisme !! avant ma mort je sens que je vais bien rigoler de la tête de certains.

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          • Pascalcs // 20.05.2018 à 03h14

            Au final, c’est une question de retour sur investissement et de rendement des capitaux employés. Sont ils meilleurs lorsqu’investits par des pouvoirs publics ou des intérêts privés ? Quand bien même public et privé ne seraient pas mis en concurrence en France, le comparatif d’efficacité et de retour financier de la dépense publique entre les pays aux budgets relativement bien gérés et la France est souvent désastreux pour cette dernière. Responsabilité en revient souvent à l’ignorance pure et simple des principes financiers de bases de moult élus et leur préférence pour le paraître plutôt que le sain. En France on gère toujours en ayant une approche du “faire rêver” et de grande comm à tout va ordonnés par le sommet plutôt que le pragmatisme fade et consensuel qui règne dans les pays aux finances saines.

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        • l’illétré // 20.05.2018 à 09h53

          Tout ne vas pas bien, ou plutôt, ça irait beaucoup mieux si, sortant de la zone euro, et en n’appliquant pas les articles 32 et 63 du traité TFUE qui gère le fonctionnement de L’UE, (Europe actuelle depuis Maastricht), il serait possible d’empêcher la fuite des capitaux et les délocalisation; car contrairement aux dires du Président Macron, les ”premiers de cordée” n’investissent pas en France, mais sur les secteurs financiers spéculatifs mondiaux, contrairement aux patrons allemands qui réinvestissent dans leur pays. Heureusement qu’il existe en France, un secteur public qui lui réinvestit dans le pays.
          Pou mieux comprendre le fonctionnement machiavélique de l’UE, je vous suggère de vous rendre sur le site UPR.fr, et vous trouverez toutes les réponses à vos questions.
          Soyez assis, car vous allez apprendre des choses qu’on ne vous a jamais dit à la télé, et que l’Europe qu’on nous construit actuellement (UE) est très loin de l’idéal qui nous a été vendu, et le slogan trés éculé: “l’Europe c’est la paix” nous cache en réalité un guerre économique, qui socialement est certainement plus meurtrière par les millions de chômeurs qu’elle engendre et au bénéfice d’une toute petite minorité.
          Vous serez peut-être en désaccord politiquement, ( sortie de l’Europe et de l’€uro) mais vous pourrez mieux réfléchir en ayant entre les mains toutes les données du problème. upr.fr. Bonne lecture, bonne écoute et bonne journée.

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    • LS // 19.05.2018 à 20h34

      Désolé mais les choses n’ont rien a voir avec le “sérieux” du budget.
      Dans une zone monétaire unifiée, la différence de productivité se paye cash en spécialisation productive défavorable. L’Europe du sud aujourd’hui comme l’Italie du sud lors de la réunification de 1866, ont payés cher l’addition. C’est toute l’organisation de l’économie qu’il faut modifier et il faut, au moins, une génération d’homme pour cela. Quand cela marche…
      There Is no Alternative :
      si on reste dans l’organisation européenne actuelle, il est nécessaire de diminuer les salaires de 10%, puis de prier. La maîtrise des déficits publics est complètement secondaire.

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      • Guasilas // 20.05.2018 à 09h26

        Le budget n’a rien a voir avec les excédents commerciaux.
        Dans un cas, les entrepreneurs font ce qu’ils peuvent avec les circonstances qu’on leur donne.
        Dans l’autre, politiciens et fonctionnaires font ce qu’ils peuvent pour acheter leur reelection et garantir leurs pensions.
        Comme ca inclut dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas- malgre des taxes démentes- cela contribue aux deficits commerciaux puisque une partie de ce qui est achetée avec cet argent emprunté n’est pas produit en France.

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  • Kiwixar // 19.05.2018 à 06h03

    Le passager voyageant en 1ere classe avec un billet de 2eme classe, et s’adressant à un autre passager (avec un billet de 1ere, lui) :
    – Ça ne peut plus durer.
    – Nein.
    – Va falloir faire quelque chose.
    – Nein.
    – Sacrébleu, hein! Flûte, alors!
    – Nein.

    C’est un peu comme Macron qui a insisté auprès de Trump pour qu’il ne sorte pas de l’accord avec l’Iran :
    – You pas sortir.
    – F**k.
    – Bon but we, on reste.
    – French companies business in Iran : finito.
    Macron (accent Bourvil) : – Oh ben non alors!

    Eh ouais, le pays de Philippe Auguste, Jeanne d’Arc, Louis XIV, Napoléon, De Gaulle… on en est là : « Oh ben non alors… »

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  • DV // 19.05.2018 à 07h04

    centrifuge, pas centripète

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    • vert-de-taire // 19.05.2018 à 12h13

      Oui et non cela dépend du point de vue :
      celui de l’UE ou(exclusif) des pays.

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  • Alfred // 19.05.2018 à 07h52

    Au mieux jakadi est convaincu que la “gouvernance mondiale” passé par la fin contrôlée de l’Euro (ou bien encore il faut que l’Euro meure AVANT le dollar et ce doit être plus rapide que prévu). Et il s’agit de faire porter le chapeau à l’Allemagne. Et Macron fait.
    Plus probablement notre CEO fait de grands moulinets avec les bras. Agade ce que je sais faire.

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    • Kiwixar // 19.05.2018 à 08h03

      Je pense que ce sont les latins indisciplinés (Italie ou France) qui porteront le chapeau pendant que les pays protestants plisseront des narines d’un air entendu. Le deutsche mark (fort) permettra d’acheter des hydrocarbures (chers), et la cigale sera bien refroidie quand l’hiver sera venu.

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      • RGT // 19.05.2018 à 10h41

        Par contre, avec un Deutschemark fort il sera de plus en plus difficile d’exporter car la “concurrence déloyale” des pays du sud qui bénéficieront de monnaies faibles fera chuter la “compétitivité” des produits allemands qui seront beaucoup trop chers.

        Pourquoi, d’après-vous, le Yuan (pardon, le Reminbi) est-il artificiellement très dévalué ?
        Importations très chères mais exportation très compétitives (avec les importateurs à l’étranger qui se goinfrent en appliquant des marges à 2 ou 3 chiffres).

        L’€uro “faible” est un atout commercial dont l’Allemagne ne peut pas se passer…
        Un Deutschemark fort signera la mort de leur économie prolifique et les obligera à revenir sur leur dogme de monnaie forte s’ils ne souhaitent pas revenir à l’âge de pierre.

        La dévaluation compétitive marche bien, et tout le monde s’y met, même les USA qui l’ont compris depuis Nixon.
        Les seuls qui font la gueule sont les banques et rentiers qui voient leurs avoirs monétaires fondre comme neige au soleil.
        Tous les autres s’en foutent si les salaires sont indexés sur l’inflation.

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        • Kiwixar // 19.05.2018 à 13h27

          Quand les hydrocarbures seront (vraiment) chers, les pays du sud ne pourront plus vraiment faire tourner leur industrie pour faire concurrence à l’Allemagne. L’autre gros problème sera les prix alimentaires pour des populations paupérisées.

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          • Barbe // 19.05.2018 à 13h41

            La nourriture, parlons en
            les pays du nord, leur légumes et plantes, ça pousse, mais où ? dans des serres… et chauffées de préférence…
            Aucune raison que l’Italie, l’Espagne… souffrent de la faim, surtout avec les taux de natalité récents.
            D’ailleurs, les pays du sud, qui présentent le seul avenir digne de ce nom (le buen vivir comme le clame mr Ariès) alternatif au projet mortifère de l’empire contre les républiques, eh bien les pays du sud vont devoir puiser dans ce qui reste de leur culture authentique pour nous présenter la voie de sortie.

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            • Alfred // 19.05.2018 à 14h39

              Je suis 100% d’accord. Cela me fait penser à la Nouvelle Zélande que l’on nous présente comme le refuge futur de l’élite mondialiste occidentale (officialement en raison de sa position dans l’Empire sud): son agriculture est tellement “moderne” que je me demande bien qu’elle resilience elle peut avoir (à mes yeux proche de zéro).

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          • ledufakademy // 19.05.2018 à 17h43

            euh, en 2014 je faisais un plein diesel à 65 € , hier je l’ai fait à 88€ : tout est normal ?
            Le réveil va faire très mal, j’ai ma barraque en auvergne moi … lol.

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            • LS // 19.05.2018 à 20h37

              D’après l’EIA (Agence Internationale de l’énergie) la crise de sous-production est prévue pour 2020. Il n’y a plus beaucoup de temps à attendre pour voir.

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        • Guasilas // 19.05.2018 à 13h55

          Pour les Allemands, plus ou moins. De 1960 a 2000, le DM est passe de FRF 1.20 a 3.35, avec au passage le cout stratospherique de la reunification, qui continue aujourd’hui. Ca ne les a pas empêché d’exporter. C’est vrai que le taux du DM dans l’euro leur a donné un veritable avantage. Mais si l’euro redevenait le DM, ils comprennent un peu l’economie et acceptent de faire ce qu’il faut pour s’adapter.
          Si l’euro redevenait le franc, la premiere consequence serait une augmentation enorme des taux d’intérêts, avec toutes les consequences qui suivent. Je serais interesssé de voir la réaction d’Emmanuel Plick et de Bruno le Plock, dont la plan semble etre le même que celui de la délégation francaise au traité de Versailles: l’Allemagne pairea.

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        • Pascalcs // 20.05.2018 à 03h39

          Disons qu’il sera un peu moins facile et non “plus difficile” pour les allemands d’exporter. Aujourd’hui et sur bien des secteurs, leur industrie ne rencontre plus de concurrence. Tout du moins intra européenne, tant les pays cigales ont laissé pourrir leur industrie en rêvant de devenir des économies basées sur des start-up et des services. Un peu le Waterloo industriel qu’endure la France désormais, conséquence des décisions prises par une élite sur-gavée à la propagande économique crémeuse anglo-saxonne plutôt qu’à la fade potion rhénane. Un réajustement monétaire qui, même s’il est devenu archi souhaitable désormais, ne changera pas la donne de si tôt. Il faudra des milliards de réinvestissements en sites et formations avant de retrouver un semblant de retour à meilleure fortune en France. Et surtout le souffle long, ce dont ce pays, ankylosé par sa dépense publique hors normes et sa culture minimaliste du travail, manque énormément.

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        • Gglosmahnificos // 20.05.2018 à 09h06

          Mhhhhh….. Votre raisonnement est très intéressant mais:
          “Les seuls qui font la gueule sont les banques et rentiers qui voient leurs avoirs monétaires fondre comme neige au soleil.”
          La je crois pas… Je crois pas que la finance ( les banques, dont Rotchild qui nous on si magnifiquement refourguer Zupiter) soit à la ramassent, bien au contraire…. Enfin c’est mon impression ….
          Y a une couille quelques part…. Cherchons…
          Schématiquement la finance telle que pratiquée et dénoncée est un pillage immonde et immoral, le seul truc qui la sauve et la rend transparente c’est
          1) les moyens et l’intelligence qu’elle a de tenir les discours et raisonnements lénifiants qui nous la font gober…
          2) sa complexité ( apparente)
          A nous tous, les simples et les sans grade, avec des outils comme ce site on peut arriver à comprendre et à faire émerger ” queque chÔse”…
          Continuons….

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        • Mite54 // 21.05.2018 à 08h41

          Surtout si nos lignes de chemins de fer sont reprises par nos voisins de l’Est qui n’attendent, que dis-je ne rêvent que d’une seule chose : s’approprier notre réseau ferré pour faire leurs petites affaires d’une mer à l’autre sans encombre et sans nous décoiffer..

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  • TC // 19.05.2018 à 08h17

    Un article le plus europhile qui soit qui annonce que les pays latins ne rattrapperont jamais les pays du nord même en faisant tous les efforts du monde. Ca prouve bien que l’économie d’un pays ne repose pas sur une équation purement mathématique mais que derrière, il y a un peuple avec son histoire et sa culture, et ça, ça ne se réforme pas. Et s’il y a divergence et bien alors, il faut une monnaie pour une économie. L’euro mourra parce jamais les pays du nord ne voudront faire l’effort de payer pour les pays du sud.

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    • Kiwixar // 19.05.2018 à 08h53

      Et ils ont bien raison. Filer du pognon gratuitement comme ça, c’est le pire « service » à rendre à quelqu’un ou un pays. Apprendre à pêcher, pas filer du poisson, pas encourager le vice. A chacun de se retrousser les manches et se tirer les doigts du f*ndement.

      Les Français ont bien montré qu’ils se débrouillent bien mieux seuls par eux-mêmes comme des grands… Des lions menés par des ânes (dans le meilleur des cas) ou par des traîtres travaillant au profit d’une puissance étrangère (dans le pire des cas).

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    • Jeanne L // 19.05.2018 à 09h08

      ” Les pays latins”, en attendant l’Italie comme la Grèce (qui n’est pas latine mais du sud) comme la France se rallient à la politique dictée au nord ,malgré les velléités ,parfois même d’une majorité, de voter a contrario, une fois élus près quelques contorsions l’euro est conforté et l’allégeance est réaffirmée.

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    • RGT // 19.05.2018 à 10h23

      “les pays du nord ne voudront faire l’effort de payer pour les pays du sud”.

      Grosse erreur : Les pays du nord ne voudront pas cesser de bénéficier des avantages liés à la dévaluation engendrée par les pays du sud..

      Elle est bien là l’arnaque : L’€uro est une monnaie basée sur la moyenne des économies de la zone…
      Les pays du nord bénéficient d’une monnaie dévaluée grâce au pays du sud qui leur offre un avantage compétitif phénoménal à l’exportation.
      Pendant ce temps, les pays du sud sont handicapés par une monnaie qui est remontée par les économies des pays du nord qui plombe l’ensemble des acteurs économiques nationaux.

      Selon vous, qui a le plus intérêt à ce que ce système perdure ?

      En France, les régions les plus pauvres bénéficient de transferts de la part des régions les plus riches.
      C’est normal, on appelle ça la solidarité.
      Quelle serait la réaction des français si l’Île de France ou la région Rhône-Alpes décrétaient qu’elles ne veulent pas “subventionner les cigales” de Corse ou de Corrèze ?

      Les allemands veulent le beurre, l’argent du beurre, le cul de la crémière et le sourire du crémier…
      Et c’est normal, l’Allemagne est une grand fourmilière travailleuse entourée de cigales inconséquentes.

      Il faudrait aussi évoquer le fait que si les cigales crèvent de faim, c’est AUSSI parce que les fourmis ont pillé toutes les ressources disponibles pour les stocker dans leurs entrepôts.

      Un retour aux monnaies équilibrées dans des zones où s’effectuent des transferts signerait, après l’évaluation de chaque zone monétaire à sa juste valeur la fin des profits de certains opportunistes.

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      • vert-de-taire // 19.05.2018 à 12h21

        “Et c’est normal, l’Allemagne est une grand fourmilière travailleuse entourée de cigales inconséquentes.”

        L’Allemagne sous-traite énormément de travail à ses voisins à faible niveau de vie.

        Sous-traitance plus exportation …

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      • Patrice // 19.05.2018 à 12h28

        Ou encore: une union monétaire ne peut fonctionner sans transferts budgétaires, sinon les disparités et inégalités régionales s’accroissent. Cela est vrai, s’est toujours vérifié, qu’il s’agisse d’un Etat centralisé ou fédéral, USA France ou Allemagne.
        Le refus par l’Allemagne d’un bugdet européen traduit simplement la volonté de maintenir l’Europe sous sa domination économique, mais ce faisant elle scie la branche sur laquelle elle est assise: quand les autres états européens ne pourront plus absorber ses excédents de production, l’Allemagne plongera aussi…

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        • TC // 19.05.2018 à 13h33

          Les Allemands ne sont pas fous, ils savent tout cela. Et ils seront prêts à sacrifier l’euro plutôt que leurs excédents et de devoir faire une croix sur les créances des autres banques centrales. Quand le bateau coule…

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          • Furax // 19.05.2018 à 17h29

            Non. Pour la majorité d’entre eux ils ne l savent pas. Ils sont d’une rigidité dogmatique phénoménale. Et ils croient à des mythes mensongers.

            Le plus gros d’entre eux est le mythe selon lequel l’hyperinflation du début des années 20 a été la cause de l’arriv Des nazis au pouvoir alors que c’est le chômage de masse du début des années 1930 qui en est la cause.

            Ils croient que l’Allemagne est vertueuse alors que l’Allemagne a fait 3 fois défaut sur sa dette depuis un siècle.

            Ils croient que l’Allemagne a été saignée par les réparations de la 1ère guerre mondiale alors qu’elle en a très peu payée, moins en proportion du PIB que la France pour les réparations de la guerre de 1870-1871.

            Ils croient qu’ils sont innovants alors qu’ils vivent juste sur l’héritage du complexe militaro-industriel du Reich bismarckien.

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            Alerter
            • TC // 20.05.2018 à 09h12

              Mais ce ne sont pas les citoyens d’un pays qui le dirigent. Dont acte !

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            • . // 21.05.2018 à 12h17

              je complète votre liste des avantages acquis de l’Allemagne par ceux de la dernière guerre mondiale.
              Alors que les alliès bombardaient les usines françaises ayant collaboré,les usines allemandes en pleine collaboration avec le régime nazi n’ont pas été bombardées pour la plus part.
              D’importants capitaux américains étaient placés sur ces entreprises qui existent toujours ,quelques unes sous un autre nom.Ces entreprises ont de plus bénéficié de la main d’œuvre gratuites par les hommes et femmes des camps de concentration crées à proximité.La défaite de l’Allemagne n’a donné lieu pratiquement a aucune sanctions et remboursement de dommages alors que la France à remboursé tous les prêts réalisés pour la reconstruction.
              L’Allemagne a bénéficié de toutes les attentions des USA pour contrer l’URSS alors que la France a évité de justesse Grace à De Gaulle la colonisation par les USA,tout était prêt,nouvelle monnaie,organisation politique…
              Mais ,quelle est la raison majeure de cette impunité?

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        • Guasilas // 19.05.2018 à 13h58

          Pour les Allemands, plus ou moins. De 1960 a 2000, le DM est passe de FRF 1.20 a 3.35, avec au passage le cout stratospherique de la reunification, qui continue aujourd’hui. Ca ne les a pas empêché d’exporter. C’est vrai que le taux du DM dans l’euro leur a donné un veritable avantage. Mais si l’euro redevenait le DM, ils comprennent un peu l’economie et acceptent de faire ce qu’il faut pour s’adapter.
          Si l’euro redevenait le franc, la premiere consequence serait une augmentation enorme des taux d’intérêts, avec toutes les consequences qui suivent. Je serais interesssé de voir la réaction d’Emmanuel Plick et de Bruno le Plock, dont la plan semble etre le même que celui de la délégation francaise au traité de Versailles: l’Allemagne pairea.

            +1

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      • TC // 19.05.2018 à 13h39

        “Selon vous, qui a le plus intérêt à ce que ce système perdure ?”

        Oui, jusqu’au point de rupture. Les Allemands ont déjà un plan qui signera la fin de l’euro tout en passant inaperçu (voir l’excellente analyse de Vincent Brousseau à ce sujet).

          +5

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  • Thomas Savary // 19.05.2018 à 09h39

    Autre hypothèse, sait-on jamais : tout cela ne serait que du mauvais théâtre entre les deux États qui ont le plus à perdre d’une sortie d’un pays comme l’Italie de la zone euro, afin pour l’Allemagne et la France de prendre les devants en sortant les premiers de l’euro sous couvert d’une « dispute ». Parce que je suppose qu’au ministère de l’Économie et des Finances il y a tout de même suffisamment de gens compétents pour avoir compris depuis bien longtemps que l’euro est condamné.

      +4

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    • Furax // 19.05.2018 à 18h43

      Comprendre est une chose. Et ça fait une génération que des économistes de renom ont expliqué que l’euro était bancal.

      Mais avoir un plan de secours prêt à être mis en œuvre est tout autre chose et la réponse est non. Personne n’a de plan de secours, comme de nombreux exemples l’ont montré, le dernier exemple étant le Brexit.

        +1

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  • cording // 19.05.2018 à 09h46

    Toujours les mêmes illusions de l’oligarchie “française” surtout soucieuse de ne pas déplaire aux dirigeants allemands. A la fin l’on peut se demander si cela ne confine pas à de la trahison des intérêts nationaux ou plus exactement selon les articles 411 et suivants du Code pénal : atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.
    De toutes les façons le prochain gouvernement italien va mettre un sérieux coup de canif dans les dogmes européens.

      +4

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    • Chris // 19.05.2018 à 13h29

      “De toutes les façons le prochain gouvernement italien va mettre un sérieux coup de canif dans les dogmes européens”
      Pas si sûr. Nous avons déjà vu Tsipras à l’action.
      Facile pour la BCE de couper le robinet Euro…

        +2

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      • ledufakademy // 19.05.2018 à 17h35

        je pense que vu la fine équipe majoritaire en Italie, là ca va secouer fort.
        Peut etre me trompe-je …

          +3

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  • Perret // 19.05.2018 à 10h07

    Examinez la plus vieille monnaie unique du monde, le franc CFA. Vous verrez que si l’on ne regarde que celui d’Afrique de l’Ouest, on constate que la Côte d’Ivoire = l’Allemagne et la France = l’un ou l’autre des pays défavorisés par la monnaie unique, par ex. le Burkina-Faso. Comment le fondateur du pays, Houphouët-Boigny, a-t-il fait pour rendre supportable l’écart de compétitivité (écartons le facteur d’enclavement qui n’existe pas pour la France) ? Il a fourni massivement de l’emploi aux burkinabés. Et quand son successeur Bédié lance le concept d’ivoirité, cela revient à mettre en cause un accord fondamental et c’est la guerre, poliment appelée “guerre civile” parce que Paris et Washington décident que les travailleurs immigrés en Côte d’Ivoire sont obligatoirement des citoyens.
    L’Allemagne profite à fond de l’euro qui lui donne un écart de compétitivité de 30 % en sa faveur par rapport à la France et, au lieu d’importer de la main d’oeuvre française, ce qui aurait rendu l’euro pérenne, elle accueille plus d’un million de cousins de djihadistes qui sont des pions entre les mains des services américains, mais aussi turcs, qataris, saoudiens, voire syriens ou russes.
    A chacun son type de bêtise, mais l’allemande vaut largement la française.
    Le changement de position français est très important et il ne faut pas bouder notre plaisir : les Allemands sont humiliés puisque leur pouvoir est aussi faible qu’un pouvoir français de la 4e république et les cigales françaises en profitent. Elles ont bien raison !

      +7

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    • ledufakademy // 19.05.2018 à 17h33

      Euh juste pour rappeler que Merkel a bien tenu au parfum ses gueux en leurs disant, texto, qu’ils (gueux allemands) devaient accepter un changement de civilisation à long terme, l’onu ne s’en cache pas non plus ! (cf. rapport onu de 2015 sur les changements de population de en europe)
      Je dirais comme R. DUMAS : “chacun ses méthodes !

        +2

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  • Emmanuel // 19.05.2018 à 11h29

    Rappelez-moi, depuis combien d’années Jacques Sapir parle-t-il de ce problème ?
    La France se réveille en 2018 et c’est fort bien, mais de là à ce que les Allemands mettent 8 % de leur PIB dans sur la table, ne rêvons pas. A la limite, ils nous donneront un os à ronger et Micron le jouera comme une victoire politique.

      +10

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  • Emmanuel B // 19.05.2018 à 12h04

    Je m’étonne que ce soit le premier article que Les Crises relaie sur ce sujet – qui était bien un des plus importants de la semaine dernière (sans vouloir rien retirer à la portée des autres bien sûr). La confrontation des intérêts de la Fance avec ceux l’Allemagne n’avait pas été exprimée aussi clairement depuis plus de dix ans… En tout cas ouvertement. Ce n’est pas rien (même s’il est sans doute bien trop tard pour réanimer la zone euro comme le rêvent les macronistes). Il y a quelque chose de très curieux à voir la sphère des médias mainstream ou non (et donc y compris Les Crises) minimiser la chose.

      +10

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  • vert-de-taire // 19.05.2018 à 12h33

    C’est presque plaisant : Macron++ qui proposent de reformer l’UE et les mêmes et d’autres qui tombent à bras raccourcis sur Méluche qui dit vouloir faire pareil.
    l’indicible par certains le devient par d’autres …
    Macron soutenait l’UE mordicus et maintenant il faut absolument la reformer …

    Critiquer l’UE était tabou. Les Giscard Juppé le disaient mais en cati mini faut pas pousser …
    Quand Méluche en fait une des priorités : Haro sur le mécréant (il a eté maladroit à ce sujet ..) !

    Je préfère rire de tout avant de devoir en pleurer.

      +4

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    • Homère d’Allore // 19.05.2018 à 13h04

      “Réformer l’Europe” est un enfumage, que ce soit Macron ou Méluche, comme vous dites, qui le propose.

      Il faut l’UNANIMITÉ des états membres pour changer une virgule aux traités européens, ce qui n’arrivera jamais.

      Il faut sortir unilatéralement par l’article 50.

        +19

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  • Baba // 19.05.2018 à 12h40

    Ce serait,hélas,peut être une des dernières chances de construire une Europe autour de quelques principes forts et fondamentaux, si nécessaire á la survie,demain ou après demain,ce ses étas membres et fédérés,face aux supers puissances que sont et seront les USA,la Chine,l’Inde,la Russie et d’autres en devenir … Sinon,comme d’autres avant ,ce sera la fin ..programmée.., des européens.

      +0

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    • Kiwixar // 19.05.2018 à 13h42

      Faut arrêter de penser qu’il faut être gros (Chine, Inde, USA, UE) pour s’en tirer ou bien vivre. La Corée du Sud ne fait partie d’aucun machin et a développé en quelques décennies une industrie extraordinaire, avec un très haut niveau de vie. Idem Singapour qui est un confetti.

      La Chine : c’est grand, ça construit partout… et ils sont en train de ravager leur environnement à vitesse grand V de manière irrémédiable. Tous les riches quittent le navire (Canada, Australie, NZ). Beau boulot.

      Les US : un pays en voie de tiersmondisation où 66% des gens gagnent moins de 20 dollars par jour et doivent faire 2 ou 3 boulots. Et ne parlons même pas des coûts de santé, de l’épidémie d’opiacés et de leur budget militaire pendant que leurs infrastructures tombent en ruine. Beau boulot.

      L’Inde : il y a des taxes d’importation d’une province à l’autre, de nombreuses villes (exemple Delhi) sont les plus polluées du monde, et c’est surpeuplé. C’est sûr qu’à 1.3 milliards, ça fait du PIB… mais par tête?

      Les pays d’avenir sont les pays peu peuplés qui maîtrisent leur destin et ne ravagent pas leur environnement, comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Certainement pas les “super puissances” qui s’épuisent au jeu de qui pissera le plus haut ou de qui parviendra à mater les Russes.

      Vanités dérisoires.

        +21

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      • Ehouarn Perret // 22.05.2018 à 05h03

        L’Australie a de gros soucis… tout comme le Canada, le Japon, la Suède (si si ils ont des sushis), etc.
        Tous les pays ont des problèmes…
        J’idéalisais beaucoup sur le Canada et les states avant de venir ici…
        Dans le cas du Canada, la seule chose qui sauve l’économie est la possession de ressources naturelles…
        La secu même si ce n’est pas au niveau du tiers-monde est bien bien bien en deçà de la France… même dans les grands centres urbains il est difficile d’avoir un médecin de famille avant des années… (oui oui des années…).
        Les cliniques offrent des rdvs de 10 min, pas plus avec une question max par rdv…
        Les listes d’attente sont de l’ordre du semestre pour des IRMs dans des agglomérations de 4 millions d’habs.
        Les salaires sont faibles, l’économie est sur-dépendante des échanges avec les US et doit donc s’agenouiller sur tous les caprices, beaucoup de sous-traitance…
        J’ai aussi vécu en Chine et il y a aussi des tonnes de problèmes…
        L’Australie tout comme la France a aussi une dette qui monte: http://www.australiandebtclock.com.au
        Le paradis sur terre n’existe pas (presque par définition), il y a juste des endroits qui arrangent certains et pas d’autres.

          +4

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  • Toff de Aix // 19.05.2018 à 12h48

    Question : qui croit encore à la vaste blague appelée “UE”? À part les allemands et un pauvre type nommé macron, je ne vois pas…

      +9

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    • Chris // 19.05.2018 à 13h42

      Qui croit à l’UE ?
      Mais, les derniers arrivants qui, jusqu’ici, profitent à fond des fonds structurels.
      Enfin, “croire” est un bien grand mot, je préfère le mot souscrire, comme on souscrit à une police d’assurance…
      Vous devriez discuter avec les citoyens lambdas de ces pays : leur vision est très intéressante. On profite “so lange hät*” comme disent les suisses allemands parlant de buffets bien achalandés pour un prix forfaitaire. Qui pourrait les en blâmer !
      (*) aussi longtemps qu’il y en a.

        +4

      Alerter
    • Furax // 19.05.2018 à 18h49

      Vous vous trompez. Les allemands n’y croient pas. Ils sont souverainistes et veulent juste que le système européen reste en l’état le plus longtemps possible parce que cet état est en faveur de l’Allemagne et de ses i terres économiques nationaux.

      Et les autres pays européens qui n’en profitent guère soit continuent de se leurrer pour ne pas faire face à la dure réalité (qui est qu’on est toujours seul dans la vie) soit voudraient bien en sortir mais n’osent pas parce qu’ils ont trop peur du changement qui sera forcément douloureux. Comme le dit Sapir, ils préfèrent une lente et douloureuse agonie.

        +2

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  • METZGER // 19.05.2018 à 13h10

    Moi aussi, je voudrais un Frexit.
    Donc, revenons au Franc, avec ses dévaluations compétitives et ses spéculations à la Soros, qui nous ruineront en un claquement de doigt ? Non ? On a pourtant connu cela ! Et autour de moi, je suis bien seul à être souverainiste…

      +4

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    • Furax // 19.05.2018 à 18h53

      Soyez rassuré. Vous serez aussi ruiné en restant dans la zone euro, mais d’une autre façon. La France se tiers-mondisera toujours plus économiquement pour que les rentiers français puissent bénéficier d’une monnaie forte pour payer leurs importations de produits made in Germany, qui ne sont foncièrement pas meilleurs que les autres mais qui bénéficient d’un marketing très efficace conduisant des Narcisses à payer beaucoup plus cher pour la simple image de marque allemande.

        +7

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  • Michel B. // 19.05.2018 à 13h34

    L’UE est la région du monde qui sans doute illustre le mieux combien le néo-libéralisme est un profond désordre mental.

    Elle est pilotée par un mélange de dogmatisme prétentieux qui veut faire croire que la même potion peut convenir à tout le monde malgré des histoires et des stades de développement très hétérogènes, et de cécité qui ignore systématiquement ce qui ne marche pas.

    Il est grand temps que ce “machin” explose, et qu’on reparte sur des bases renforçant la capacité de chaque pays à mener la politique qui répond à ses propres besoins, au lieu de satisfaire des idiocrates cupides et corrompus. En France, on a décroché le pompon : au royaume des fous de Bruxelles, Macron se rêve en souverain européen. Le plus cinglé de la bande.

      +16

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  • Frexit // 19.05.2018 à 14h56

    Quand les français comprendront que
    1/ 80% de nos lois sont décidées à Bruxelles
    2/ la politique économique de notre pays est fixée par Bruxelles (Grandes Orientations de Politique Economique : GOPE)
    3/ les promoteurs de l’euro se sont lourdement trompés (rappelez-vous : avec l’euro on aura plus de croissance, moins de chômage : Jacques Attali); sujet plus technique : les soldes TARGET2 explosent : l’Allemagne a un solde créditeur de 913 milliards d’euros (Février 2018) correspondant en majorité à des soldes débiteurs de l’Italie et de l’Espagne : voir le site de la BCE)
    4/ nous avons été et nous sommes entrainés dans des guerres illégales (guerres menées sans l’aval de l’ONU, sans aucune résolution du conseil de sécurité de l’ONU) à cause de notre appartenance à l’OTAN : l’UE, ce n’est pas la paix; c’est la guerre : Balkans, Irak, Lybie, Afghanistan, Syrie)
    5/ l’UE, l’Europe fédérale c’est la disparition des Etats-Nations, donc de la France
    6/ le “couple” franco-allemand n’a jamais existé; De Gaulle lui-même l’a constaté quand il a voulu signer un traité avec l’Allemagne en 1963
    7/ la machine bruxelloise, c’est 40 000 fonctionnaires qui bénéficient d’avantages qu’envieraient nos cheminots; gravitent autour d’elle 2500 structures de lobbying et 15 000 lobbyistes (à votre avis, que font-ils, qui représentent-ils?)
    8/ les traités européens (TUE et TFUE) et l’Euro ont eu des conséquences néfastes pour notre pays (désindustrialisation, dévaluations “internes”)
    [modéré]
    Les intérêts de l’Allemagne ne sont pas ceux de la France, ni ceux de l’Italie ou de l’Espagne. Retrouvons notre souveraineté, notre démocratie.

      +27

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  • Alain // 19.05.2018 à 17h20

    Il n’y a aucun ultimatum: un ultimatum consiste à dire si vous ne faites pas ceci alors moi je ferai cela. la France ne dit pas qu’elle prendra une quelconque mesure – sortie de la zone ou autre – si il n’y a pas de budget commun!

    Ce n’est qu’un exercice de voyance: si il ne se passe pas ceci, j’estime qu’il se passera cela mais sans que je n’y intervienne

    En fait la France veut jouer les gros bras en parlant à tort d’ultimatum, elle n’a absolument pas le courage de poser des actes forts à l’appui de ses positions, c’est de la pure gonflette

      +4

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  • Grim // 19.05.2018 à 18h06

    ça fait quand même 26 ans que les Allemands ont dit qu’ils voulaient bien de l’Euro mais pas de l’union de transferts découlant d’un budget commun (cf le Traité de Maastricht) mais peu importe on continue à agiter le chiffon rouge aux opinions, les élites françaises sont lentes à la comprenette. Enfin, peu importe, c’est l’Etat qui paie comme dirait l’autre !

      +3

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  • Frexit // 21.05.2018 à 12h18

    Comment un pays appartenant à l’UE et à la zone euro peut-il adresser un ultimatum à un pays appartenant lui aussi à l’UE et à la zone euro? Ce n’est plus l’Union Européenne mais la désUnion Européenne.
    N’est-ce qu’une simple querelle dans le “couple” franco-allemand dont on nous a tant rebattu les oreilles ou, vérité qui dérange, n’est-ce pas plutôt parce que ce couple n’a jamais existé?
    Et que pensent de cet “ultimatum” les 26 (bientôt 25) autres pays de l’UE?
    Ce n’est que de la communication.
    Pour savoir comment les choses se passent réellement, il faut comprendre le rôle du SGAE (Secrétariat Général des Affaires Européennes), structure inconnue de la plupart des français. [modéré]

      +1

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  • guzy // 23.05.2018 à 11h13

    Je cite notre président : « en Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres ».
    Ces propos auraient été considéré comme l’expression du laxisme habituel des français, à la limite de la germanophobie et flirtant avec le populisme.
    Des limites du “en même temps”. Il va être de plus en plus difficile pour notre président de reprendre à son compte les arguments de ceux qu'”on a injurié et traité de minables ringards faignants au mieux, facho au pire. Pour ma part, cela me reste en travers de la gorge.
    Cela vaut pour de nombreux sujets : les travailleurs détachés (ha bon finalement, il y a effectivement un petit problème avec le plombier polonais ?), le protectionnisme (et les retournement de vestes vont s’accélérer dans les années à venir), les flux migratoires (quand on voit la dureté de la politique française actuelle…).
    En fait, et je le pense depuis les élections, ce que représente Macron est en fait en train de perdre la bataille des idées (où plutôt, le réel est en train de présenter sa facture). L’élection de 2017 n’était pas une victoire, mais plutôt l’ultime sursaut de catégories sociales et d’une génération qui sont en train de perdre la main. Macron fera la transition, de la même manière que Mitterrand dans les années 80.

      +0

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