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30.mai.201830.5.2018 // Les Crises

Paolo Savona : Le bras de fer

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Le bras de fer a donc été perdu par la Démocratie, le Premier Ministre pressenti ayant finalement présenté sa démission face au refus du Président…

Source : Monnaie Prix, Paolo Savona,

Comme on pouvait s’y attendre, c’est donc autour de la nomination du Ministre des Finances que la formation du nouveau gouvernement italien semble bloquée. En effet, d’accord sur le programme de gouvernement et sur une liste de noms entrant au gouvernement, les deux partis ont chargé Giuseppe Conte, le nouveau Président du conseil de nommer Paolo Savona à ce poste stratégique. Or, Paolo Savona est un économiste euro-critique, c’est le moins que l’on puisse dire. Agé de 81 ans, ayant déjà été membre d’un gouvernement dans les années 90 comme Ministre de l’industrie, et ayant dirigé la cofindustria, le Medef italien, Paolo Savona est un homme d’expérience, très lié aux milieux d’affaire internationaux, et au commerce, disposant d’une expérience politique. La ritournelle qu’on entend monter dans la presse européenne sur l’inexpérience et l’impréparation du gouvernement, avec un tel homme, serait difficile à défendre, et c’est sans doute pour cela que les deux partis ont pensé à lui. Mais pas seulement. En effet, Paolo Savona est un économiste qui a compris, comme beaucoup d’économistes, l’inanité profonde de l’euro pour son pays. Dans une vidéo, il n’a pas hésité à dire que l’euro est la continuité du plan allemand nazi de 1936 de Funk, visant à développer l’industrie en Allemagne et à faire des autres pays des producteurs uniquement agricoles, Italie comprise. On voit donc à qu’il n’est pas homme à se laisser emberlificoter par la symbolique euro, qui emprisonne tant de militants, en particulier à gauche, dans l’impuissance politique.

Certes, ces mêmes militants de gauche ne manqueront pas de souligner que Savona est un pur représentant de la bourgeoisie et pour le coup, ils auront raison. Mais un représentant de la bourgeoisie qui n’hésite pas à citer Marx et qui est prêt à combattre le principal verrou néolibéral de notre temps : l’euro. Aussi son soutien est-il bon à prendre. En vérité, des hommes comme Savona représentent un mouvement plus avancé en Italie qu’en France, et ce mouvement est la compréhension que l’euro dessert les intérêts de cette bourgeoisie nationale en détruisant la base de sa puissance à moyen terme. Certes, pour en arriver à cette analyse, il faut avoir un peu d’intelligence, pas trop d’idéologie et pas de volonté d’écraser le mouvement social à court terme, contrairement à de nombreux membres de cette bourgeoisie. Mais pour ceux qui répondent à ces conditions, la prise de conscience est possible et en fait évidente : l’euro tue l’économie italienne comme il tue l’économie française, et personne n’a intérêt à cela.

Dans ce contexte, Paolo Savona, par son intelligence et sa lucidité sur l’euro, représente une grande force pour le gouvernement, parce qu’il le crédibiliserait, en même temps qu’il assurerait sa défense rationnelle en cas de crise, évitant ainsi la panique qui s’était emparée du gouvernemnt grec pendant l’agression de la BCE en 2015. Rappelons que pour tordre le bras au gouvernement grec, et en outrepassant de façon flagrante son mandat et sa pseudo indépendance, la BCE n’avait pas hésité à couper le robinet monétaire à la Grèce en 2015, provoquant immédiatement une panique bancaire qui avait conduit à la capitulation politique de Syriza. Face à une telle attaque, un gouvernement de combat doit nécessairement disposer d’un Ministre compétent et solide pour répondre en faisant circuler une monnaie, quelle qu’elle soit, et ainsi maintenir l’activité économique et sa liberté d’action politique. C’est pourquoi il est fondamental que le Ministre des Finances ait réfléchi à la question de l’euro et au moyen d’en sortir, comme Paolo Savona l’a vraisemblablement fait.

C’est pourquoi également, l’Union européenne, par la voix de Sergio Mattarella, le Président italien, s’oppose vigoureusement à la nomination d’un tel Ministre des Finances. Voilà la raison profonde du temps que met à se constituer le gouvernement italien. En utilisant tous les moyens les moins légitimes qu’offre la légalité constitutionnelle formelle, Sergio Mattarella fait tout pour s’opposer à la seule chose qui l’intéresse : la nomination d’un économiste anti-euro au Ministère des Finances. Il est à noter que l’UE est parfaitement consciente, au contraire de nombreux militants de gauche sincères, ici en France, que la seule question qui importe est celle de l’euro, parceque c’est d’elle que procèderont toutes les autres. Sans sortir de l’euro, il est impossible d’apppliquer n’importe quel programme social, et les gens qui continuent en France, à tourner pudiquement la tête devant ce fait devraient observer attentivement l’attitude de l’Union Européenne sur ces questions. Pour elle, comme pour ses serviteurs, les choses sont claires, tout est du vent à part le problème de l’euro, parce que toute politique, aussi originale et progressiste semble-t-elle, peut être défaite par un simple assèchement des liquidités par la BCE, comme en Grèce en 2015, afin de briser un gouvernement politiquement. Ce point stratégique est indispensable à comprendre.

En Italie, cependant, il est bien possible que la situation politique soit trop avancée pour que le Président de la République, isolé face à une majorité parlementaire baroque mais semblant se souder de plus en plus face à l’adversité, soit en mesure de s’opposer à la nomination de Paolo Savona. Le bras de fer du Ministère des Finances, qui retarde la nomination définitive du nouveau gouvernement italien, pourrait bien être remporté par l’alliance populiste. Si c’est le cas, bien d’autres difficultés de bien plus grandes ampleurs attendront cette nouvelle équipe, mais au moins disposeront ils d’une formation armée techniquement et idéologiquement pour affronter l’union européenne et l’eurogroupe, bien plus que ne l’était la Grèce en 2015.

Source : Monnaie Prix, Paolo Savona,

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WASTERLAIN // 30.05.2018 à 08h35

Ils ne se cachent même plus :
“Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter” a dit le commissaire européen Oettinger au journaliste Bernd Thomas Riegert à la radio Deutsche Welle.
Paraît que cette déclaration enflamme l’Italie… …ce sont tous les pays européens, voire du monde qui devraient s’enflammer
Quand je vous dis que nous ne sommes pas en démocratie ! ! !

90 réactions et commentaires

  • Emmanuel // 30.05.2018 à 06h19

    On se retrouve avec une situation ayant une forte analogie avec celle de la Grèce en 2015. Mais avec au moins 4 différences majeures: 1, la taille du pays et de son économie, 2, sa position politique centrale en tant que faisant partie des premiers membres de la construction européenne, 3 , l’état plus avancé de dislocation au sein de l’Europe avec un contexte géopolitique encore plus incertain, 4, le “retour d’expérience” que constitue justement la Grèce, et qui justement a démontré l’absurdité des “remèdes” néolibéraux pour soit-disant contrer la crise, et qui a perdu toute crédibilité. …de tout cela que va-t-il sortir ?….

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    • Frédéric // 30.05.2018 à 19h49

      En fait il n’y a pas eu de panique banquaire en Grèce après l’annonce du referendum. Il y a eu des queues aux billetteries, mais ce n’est pas du tout ça qui a forcé le gouvernement grec. Ce gouvernement avait décidé de se conformer au diktat de la troika, quelque soit le résutat du referendum. D’ailleurs c’est après les queues aux billetteries que le peuple grec a voté non aux politiques d’austérité malgré le mattraquage mediatique sur l’armaggedon qui se produirait en cas de victoire du Non.

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    • Barbe // 30.05.2018 à 20h46

      Voici ce que dit un des rares journaux gratuits et fiables aujourd’hui
      PALERMO. Tre persone sono state iscritte nel registro degli indagati dopo le minacce e gli insulti comparsi sui social nei confronti del capo dello Stato. Si tratta di Manlio Cassarà, Michele Calabrese e Eolisa Zanrosso. La procura di Palermo li accusa di attentato alla libertà del presidente della Repubblica e offesa all’onore e al prestigio del presidente della Repubblica, reati puniti fino a 15 anni di reclusione. L’inchiesta, aperta ieri, non è più a carico di ignoti. La Digos ha identificato gli autori dei post ingiuriosi accertando che non si trattava di fake. Decine di altre frasi minacciose apparse su altri profili sono al vaglio dei magistrati.

      Traduction :Trois personnes ont été inscrites dans le registre des mis en examen après les menaces et les insultes apparues sur les réseaux sociaux dans les rapports avec le chef de l’Etat. Il s’agit de Manlio Cassara, Manlio Calabrese et Eolisa Zanrosso. La préfecture de Palerme les accuse d’attentat envers la liberté du président et offense à son honneur et à son prestige, délit punissable de 15 ans de réclusion.
      L’enquête, ouverte hier, ne charge plus des inconnus. La Digos a identifié les auteurs des commentaires injurieux, en certifiant qu’il ne s’agit pas de faux. Des dizaines d’autres phrases menaçantes apparues sur d’autres profil sont examinées par les magistrats.

      Mon commentaire : un personnage public peut-il se comporter comme une personne privée et considérer que c’est son petit être qui est visé par des critiques ? Peut-il se plaindre d’être diffamé, alors qu’il accepte le poste publique ?
      La collectivité, via ses magistrats qui ne font qu’appliquer la loi en son nom, ne doit-elle pas être convaincue que se moquer de ses chefs est sain, et que tout crainte émanant de la tête, recourant à ce genre de mesure liberticide, est malsaine?
      Le poisson pourrit par la tête.

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  • Mr K. // 30.05.2018 à 06h58

    “Le bras de fer du Ministère des Finances, qui retarde la nomination définitive du nouveau gouvernement italien, pourrait bien être remporté par l’alliance populiste.”
    Et bien non, on le sait maintenant : “Le président italien a chargé Carlo Cottarelli, un ancien du FMI, de former un gouvernement technique.” (RT France 28 mai 2018).

    L’article parle dans sa conclusion de la nécessité d’ “affronter l’union européenne et l’eurogroupe”.
    Pour quoi faire au fait?
    Ah oui, appliquer une politique choisie par les électeurs italiens.
    Un détail sans importance pour L’Union Européenne.

    UE qui par des efforts nécessaires imposés aux peuples et nations aujourd’hui, nous mène par le social-néolibéralisme vers l’avenir radieux de paix et prospérité universelles.
    Cela ne vous rappelle rien?

    Si les électeurs italiens avaient voté aussi pour la sortie de l’Union Européenne (Italeave), l’affrontement avec l’union européenne aurait été grandement facilité, non?
    Pourquoi l’article ne parle-t-il pas de la nécessité pour l’Italie de sortir de l’euro ET de l’UE pour pouvoir retrouver une politique économique (tout court).

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    • Fritz // 30.05.2018 à 07h29

      Votre critique est injuste et incohérente. Le texte proposé date de vendredi, deux jours avant le coup de force du pantin Mattarella, et le 4 mars dernier, les Italiens ont voté pour élire leur parlement, pas dans le cadre d’un référendum (en ce cas, il vaudrait mieux utiliser la superbe langue italienne que cet affreux truc anglomane, “Italeave”).

      Les eurotyrans ont peut-être gagné une bataille, mais ils n’ont pas gagné la guerre. N’en déplaise à Radio-Lagardère qui se surpasse dans l’abjection, avec ce titre digne de l’immonde :

      « Italie : Sergio Mattarella, le président qui a barré la route aux populistes »
      http://www.europe1.fr/international/italie-sergio-mattarella-le-president-qui-a-barre-la-route-aux-populistes-3665045

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      • Mr K. // 30.05.2018 à 08h43

        @ Fritz Vous m’avez mal lu je crois.
        J’ai bien replacé le texte dans le temps par “Et bien non, on le sait maintenant : “, suivi d’un titre et sa date (28 mai 2018).
        Excusez moi, les lecteurs de ce blog savent je crois repérer d’eux-mêmes la date de l’article ci-dessus.

        Précisez votre pensée s’il vous plaît, sur “Votre critique est injuste et incohérente”. Éclairez moi, je ne vois pas.

        Pour le Italeave (Itaxit, cela ne marche pas bien), je déteste les anglicismes aussi .
        Seulement retourner la langue de l’occupant contre lui me semble très adapté pour un slogan que la plupart des gens comprendra en Europe.

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        • ceusette // 30.05.2018 à 11h31

          Pour être honnête, “Italeave” sonne aussi mal qu’ “Itaxit”. Pourquoi pas tout simplement “Italexit”? Si quelqu’un a mieux à proposer, il est le bienvenu!

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          • Mr K. // 30.05.2018 à 12h17

            Italeave est je trouve très fluide, je l’ai entendu exprimé par des anglais je crois.

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            • La Pléïade // 31.05.2018 à 10h21

              Raison de plus pour ne pas l’utiliser . Italexit coule aussi , et mieux .

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          • vincent // 30.05.2018 à 17h52

            Italciao ?

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        • Pierre // 30.05.2018 à 11h57

          Je propose Uscitalia , “uscita” = sortie, Italia pour Italie.

          Après vérification, l’Express en a parlé : http://blogs.lexpress.fr/le-choix-des-mots/2018/05/29/non-a-litalexit-oui-a-luscitalia/

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    • TC // 30.05.2018 à 07h39

      ” Pourquoi l’article ne parle-t-il pas de la nécessité pour l’Italie de sortir de l’euro ET de l’UE pour pouvoir retrouver une politique économique (tout court).”

      Parce que c’est un sujet tabou, parce que c’est devenu une religion à laquelle il faut continuer de croire même si on a perdu la foi, parce que ça implique d’avoir des c., …. Les gens ont peur dès qu’il s’agit de sortir du cadre établi.

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      • Bigglop // 31.05.2018 à 03h08

        Bonjour à tous.
        Il me semble que certain(e)s ont la mémoire courte
        Vivianne Redding à notre Assemblée Nationale disait ceci il n’y a plus de politique nationale mais une politique européenne
        https://www.youtube.com/watch?v=EQZY05KA-bE

        Tout comme d’autres qui souhaitent la disparition des Etats-Nations pour une Nation Européenne reposant sur des Eurorégions (Emmanuelle Cosse)

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  • Christian Gedeon // 30.05.2018 à 07h05

    Bis répétita, n’est ce pas? La junte ue a gagné son blitzkrieg en deux temps,trois mouvements,dans le silence stupéfiant de la “vraie gauche”(sic) européenne en général,et sous vivats des “liberaux responsables “. Le commi SS aire allemand oettinger a parlé et agité son gross panzer argument des places boursières. La ” rue populaire” elle, elle est vide. Il faut annoncer haut et fort à présent, que voter ne sert plus à rien,si le résultat contrarie la Kommission kommandantur . Papiere bitte,schnell! Le IV éme Reich est là.

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    • Haricophile // 30.05.2018 à 09h50

      Au fait, ça s’appelle comment voter quand il n’y a qu’un seul choix possible ?

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      • Chris // 30.05.2018 à 11h31

        Allez, je me lance… Plébisciter ?
        Selon le langage orwellien, bien sûr !

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    • step // 30.05.2018 à 11h16

      gagné, gagné, c’est aller un peu vite en besogne, si nouvelle élection il y a, il est probable que ce coup de force temporaire radicalise encore un peu plus l’opinion populaire et donc donne une majorité encore plus large au M5S+ligue.

      La vrai question, est-ce que les italiens vont accepter des dénis de démocraties à répétition sur un sujet aussi central que le choix de leur dirigeant. Je ne doute pas que Matarella opposerait le même véto que l’alliance populiste soit à 51% ou à 90% des voix. Cela fait longtemps que le caractère impératif du respect dû au vote fait rigoler ces gens, et le sujet de l’euro, c’est à dire du moyen de mater tout politique non docile est trop tabou pour arrondir quoi que ce soit.
      Mais dans l’esprit des gens, l’enfumage façon 2005 sur un texte soit disant “technique” qu’on fait passer en douce en le renommer est une chose, voter pour quelqu’un, le voir gagner et ne pas avoir le droit de diriger, en est une autre. Y a de la matière, du concret, et cela rend la prise de conscience de la forfaiture, bien plus rapide et puissante.

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    • Brian64 // 30.05.2018 à 12h08

      “dans le silence stupéfiant de la “vraie gauche”(sic) européenne en général”

      Évidemment !

      Parce que la coalition italienne est composée d’éléments d’extrême droite, avec un programme anti immigration, la soutenir détruirait la faible unité qui existe entre les différentes factions de la gauche française.

      Moi je pense que ce n’est pas perdu pour l’Italie, démissionner était la meilleure chose à faire : cela met ceux qui usurpent le pouvoir directement face aux électeurs.

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      • Christian Gedeon // 30.05.2018 à 16h22

        Interessante réflexion. Donc soixante pour cent des italiens seraient d’extrême droite. Hum. Et la seule ligne de partage serait etre pro ou anti immigration…rehum. En gros l’idéal serait d’interdire aux gens qui souhaitent contrôler l’immigration de voter,puisqu’ils sont d’extrême droite. Et de gouverner,meme s’ils gagnent les elections. Et alors,s’ils sont anti ue,retirons leur directement le droit de voter,ce sera plus simple. C’est que vous seriez le me il leur pote de Juncker et de Sarkozy,non?

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        • BrianDu64 // 30.05.2018 à 18h25

          non pas du tout, vous vous méprenez, ce n’était pas mon propos.

          Je dis juste que ce serait suicidaire pour cet agglomérat de gauche de soutenir les élus italiens, quand bien même ils devraient le faire, et ce serait juste de le faire.

          Nous sommes coincés, nous les français. Pas les italiens.

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        • Riboul // 31.05.2018 à 20h23

          L’Europe étant tout autant anti immigration que les italiens je ne vois là aucune différence, donc si les italiens sont d’extrême droite par ce fait, les commissaires européens anti démocratie ne le sont surement pas moins.

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    • Mr K. // 30.05.2018 à 17h23

      @ Christian Gedeon

      Vous avez bien raison de souligner le principal : pour la nième fois nous assistons à un diktat anti-démocratique de la commission européenne.
      Tout aussi insupportable en Italie pour une coalition avec de l’extrême droite, qu’insupportable en Grèce avec le gouvernement Syriza ou auparavant en 2011 avec Lucas Papademos imposé autoritairement.

      J’ai utilisé plus haut la métaphore soviétique que je trouve plus adaptée , et parlé plus bas de “politburo” pour la commission.
      Mais l’appellation de junte que vous utilisez convient aussi.

      Maintenant si des lecteurs voient dans l’une ou l’autre appellation (junte ou politburo) un marqueur politique de leur camp ou contre leur camp, ils ne se rendent pas compte que ce clivage est rendu inopérant par les politiques néolibérales obligatoires imposées par l’UE.

      Union Européenne, dont la sortie est de mon point de vue l’urgence absolue.

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  • Aladin0248 // 30.05.2018 à 07h33

    Comme on pouvait s’y attendre … oui. Nous avons une preuve de plus que le Système est bien verrouillé. Ce ne sera sans doute pas suffisant pour réveiller les européiste idolâtres qui sont autour de nous. Ensuite, pour faire sauter le barrage, il faut des hommes politiques courageux, intègres, intelligents, et un appui populaire massif. Ça fait beaucoup, mais ça s’est déjà vu dans l’histoire. Mieux vaut être optimiste car la situation est vraiment désespérante.

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    • Sorges // 30.05.2018 à 10h54

      Allons Messieurs,

      Il s’agit certes d’un coup de force des institutions eurolibérales, un de plus, comme les commentaires précédents le soulignent à juste titre, mais c’est une fuite en avant…

      Le gouvernement “technique” euro-compatible n’a aucune majorité à l’Assemblée, et de nouvelles élections auront lieu en octobre, dont les partis contestataires sortiront avec une majorité encore plus marquée.

      Jacques Sapir fait le parallèle avec Mac Mahon qui s’est opposé à une majorité républicaine, et qui a du se soumettre avant de se démettre. C’est le sort qui attend le pantin Mattarella…

        +7

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      • Brian64 // 30.05.2018 à 12h12

        “Le gouvernement “technique” euro-compatible n’a aucune majorité à l’Assemblée, et de nouvelles élections auront lieu en octobre, dont les partis contestataires sortiront avec une majorité encore plus marquée.”

        Ils ont juste acheté du temps, maintenant si les “euroïnomanes” sont pas stupides ils doivent mettre en place une dictature en Italie, ils ont 4 mois pour le faire.

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      • Mr K. // 30.05.2018 à 12h30

        Les italiens, même si le contexte est différent, ont déjà eu le coup (d’état) en novembre 2011.

        Le politburo européen (oui, je crois qu’il faut maintenant ne pas hésiter à faire tomber les impostures) ayant démissionné Berlusconi pour le remplacer par Mario Monti comme président du conseil des ministre italien (2011-2013).

        Mario Monti ancien commissaire européen, « International Advisor » pour Goldman Sachs, entre autres.

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  • eric // 30.05.2018 à 07h35

    Question (dont on parle jamais) : comment est elu le président italien, et quand sont les prochaines elections.

    Il sera cocace d’observer le refus d’un prochain président a refuser tout ministre des finances “pro euro” (car ce qui s’est passé marque un précédent, c’est tout le problème)

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    • eric // 30.05.2018 à 07h40

      Je viens de verifier, il est la jusqu’en 2022, autant dire que l’euro sera fini depuis longtemps a cette date (dans ca forme actuelle). Donc les italiens n’ont pas le choix : manifs sous son palais, en mode “revolution colorée”, un peu comme ce qui s’est passé récemment en Arménie.
      A un moment, il faut se bouger les fesses. Je ne comprends pas pourquoi ca créé pas des manifs monstre en Italie ce refus de mettre en oeuvre le résultat des élections

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      • Ives // 30.05.2018 à 08h29

        peut-être pour les mêmes raisons qu’il n’y a pas eu de manifs monstres en France quand le congrès s’est assis sur le résultat du référendum de 2005…

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        • Brian64 // 30.05.2018 à 12h23

          “peut-être pour les mêmes raisons qu’il n’y a pas eu de manifs monstres en France quand le congrès s’est assis sur le résultat du référendum de 2005…”

          Peut-être que ça se compare dans les faits, mais psychologiquement ce qui vient de se passer en Italie est un affront bien plus grand que celui de la constitution européenne en France, parce qu’on a en général une bien meilleure compréhension du fonctionnement de nos institutions que des institutions européennes.

          En fait c’est ça le problème avec l’UE, c’est que ça a de grandes conséquences sur nos vies sans qu’on en soit vraiment conscient.

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          • lvzor // 04.06.2018 à 21h13

            Si vous pensez qu’il y a des affronts “bien plus grands” que s’asseoir sur le résultat d’un référendum… je crains que vous ne confortiez l’inertie des peuples bafoués.

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      • Chris // 30.05.2018 à 12h00

        Tout comme les Français en 2005, les Italiens sont sonnés !
        Et Bruxelles comptait bien sur ce phénomène psychologique.
        Mais pourquoi attendre des Italiens, ce que nous, Français, n’avons pas su faire en votant, même du bout des lèvres, pour l’européiste Macron ?
        L’Italie est en pire posture que la France : dénatalité extraordinaire, assauts migratoires qui traumatisent les populations, banques en faillite non déclarée (situation commune avec l’Allemagne et la France), commerce extérieur en berne, hémorragie migratoire des jeunes italiens (laquelle masque le taux de chômage), fuite massive des capitaux en Allemagne dans l’attente de ces élections redoutées par la bourgeoisie (target 2 : 450 milliards sur les 900 !), endettement à 132%.
        Le jeu de Bruxelles du bad cop, good cop va bon train :
        “Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter” assène le commissaire européen Oettinger, tandis qu’un Juncker rassurant susurre : “les marchés financiers ne sauraient dicter le vote des Italiens” et droit derrière, la Commission Eur. s’empresse d’agiter un susucre :
        https://www.romandie.com/news/UE-moins-de-fonds-structurels-pour-la-Pologne-plus-pour-l-Italie-Commission/922570.rom
        Pour les citoyens lambdas, peu au courant des méthodes de la Commission, laquelle glapit à toutes occasions les fadaises “valeurs communes”, “DDH” et “démocratie”, il y a de quoi perdre ses repères !
        Les Italiens vont-ils se laisser prendre à cette comédie mortelle ?

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        • Kapimo // 30.05.2018 à 20h41

          “L’Italie est en pire posture que la France : dénatalité extraordinaire, assauts migratoires qui traumatisent les populations, banques en faillite non déclarée (situation commune avec l’Allemagne et la France), commerce extérieur en berne, hémorragie migratoire des jeunes italiens (laquelle masque le taux de chômage), fuite massive des capitaux en Allemagne dans l’attente de ces élections redoutées par la bourgeoisie (target 2 : 450 milliards sur les 900 !), endettement à 132%.”

          Ce n’est que partiellement vrai: la balance des paiements Italienne est extremement positive (contrairement à la France qui s’enfonce dans les déficits sans fonds du commerce extérieur) ce qui peut permettre d’envisager une monnaie italienne. De plus, les italiens ont beaucoup mieux que les français su conserver leur industrie, alors que nos élites les ont bradé au marché. Enfin, la dette italienne est surtout détenue par des entités italiennes, alors que la dette française est détenue par des étrangers. Je pense que la situation italienne permet d’envisager une sortie de l’euro sur des bases plus solides que si cela devait avoir lieux en France.
          Dans tous les cas, plus on attend pour sortir, et plus on sera faible au moment de la sortie: l’euro ne profite qu’aux pays du Nord, et principalement à l’Allemagne.

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  • Homère d’Allore // 30.05.2018 à 07h37

    L’article n’est pas signé Savona mais Maxime Izoulet, un élève de Jacques Sapir.

    A part ça, quelqu’un sait-il la proportion de dette italienne soumise à la Lex Monetae, donc exigible en monnaie nationale ?

    En cas de retour à la lire, cette question se posera…

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    • Loredana // 30.05.2018 à 12h02

      97%

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    • Chris // 30.05.2018 à 12h05

      Lu quelque part (mais où ?) que la dette italienne était massivement détenue par les Italiens, ce qui ouvre une fenêtre de tir idéale pour un Italexit.
      Si l’occasion est ratée, je vois très bien l’Eurogroupe forcer l’Italie à se fournir sur les marchés étrangers pour mettre fin à cet avantage souverain.

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  • Alfred // 30.05.2018 à 07h40

    À ce stade la seule réflexion de niveau stratosphérique qui m’interesse est très prosaïque. Combien de fois exactement, ou et comment le machin de Bruxelles et les gouvernements à sa botte se sont explicitement et directement assis à la volonté exprimée des peuples. En comptant l’éviction de Berlusconi (quoi qu’on en pense), le référendum de 2005, l’épisode grec et aussi toutes les Rambouillet antidémocratiques locales (comme l’Alliance des “démocrates europhiles” en Suède contre émergence populiste d’extrême droite et europhiles).
    On doit bien arriver à une vingtaine de cas concrets sur toute l’Europe.
    Il me semble que lesté de cette liste toute joute oratoire de café du commerce devrait être remportée haut la main par le camp eurosceptiques (qu’il soit tres mou-changer l’Europe, ou dur-on s’en va).

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  • cgrotex // 30.05.2018 à 08h21

    Pour gagner la bataille culturelle sur la souveraineté, il faut arrêter d’appeler les partisans de “l’Union européenne” de Euro-béat , d’europhile ou de Bisounours, mais par se qu’ils sont véritablement , des collabos du monde de la finance…

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  • RGT // 30.05.2018 à 08h29

    Les €uroïnomanes auront le pouvoir d’asservir les peuples d’Europe occidentale tant que les pays d’Europe centrale ne quitteront pas le navire.

    À mon avis le salut viendra des hongrois, les tchèques et les polonais qui ont subi pendant (trop) longtemps le joug de la dictature de l’URSS et qui ne veulent par recommencer à nouveau avec l’UERSS.

    Remercions ces peuples qui commencent à ruer dans les brancards et qui élisent des “facho-populistes” opposés à la “générosité” de Bruxelles.

    S’ils quittent le navire, l’Allemagne ne laissera pas filer son arrière-cour industrielle car son intérêt est de préserver compétitivité basée sur le la main d’œuvre compétente et à coût très réduit.

    Si l’UE explose, c’est bien le plus gros profiteur qui en sera l’instigateur.

    Les seuls qui pourraient laisser des plumes dans cette chute seront tous les “élus” et les “fonctionnaires” de ce “machin” qui perdront leur boulot (retour de bâton), mais j’ai la certitude qu’ils se débrouilleront pour que les peuples soient obligés de les indemniser à vie pour la perte de leurs emplois.

    Ils ne sont pas de vulgaires cheminots de la SNCF et la grandeur de leur action nécessitera une “juste compensation” pour “services rendus au maintien de la paix”.

      +19

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    • Chris // 30.05.2018 à 12h27

      En ce qui concerne la Pologne, vous vous illusionnez : ce sont des lèche-culs tant qu’il y a quelque chose à prendre, peut importe la mangeoire.
      http://parstoday.com/fr/news/world-i65514-la_pologne_contre_l'iran
      “En cheval de Troie US, Varsovie s’apprête donc à bloquer tout mécanisme de résilience européen contre les Etats-Unis.
      En Iran, la décision polonaise est perçue comme un acte d’auto-mutilation, la Pologne procédant pas plus lard qu’au mois d’avril à l’achat de 13’000 tonnes de pétrole iranien”.
      Pour avoir travaillé avec des Polonais de classe moyenne et supérieure, je les trouve d’une dureté et cupidité extrêmes, la fin justifiant les moyens : très arrivistes, qui plus est décomplexés.
      La récente idée de la Commission de réduire l’enveloppe structurelle de la Pologne va-t-elle calmer leur ardeur. C’est moins sûr.
      Ils me font beaucoup penser aux femmes latinos qui, lorsqu’elles accrochent un mâle blanc à revenu, le font tourner en bourrique et le pressurent jusqu’à épuisement. Un ami brésilo-belgo-argentin appelle ce phénomène le complexe du conquistador ! Je l’ai observé maintes fois dans mon métier.

        +4

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  • WASTERLAIN // 30.05.2018 à 08h35

    Ils ne se cachent même plus :
    “Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter” a dit le commissaire européen Oettinger au journaliste Bernd Thomas Riegert à la radio Deutsche Welle.
    Paraît que cette déclaration enflamme l’Italie… …ce sont tous les pays européens, voire du monde qui devraient s’enflammer
    Quand je vous dis que nous ne sommes pas en démocratie ! ! !

      +59

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    • Patrick // 30.05.2018 à 10h17

      les Allemands commencent à comprendre le problème de l’euro. Ils commencent à parler de procédure de sortie de l’euro et à comprendre qu’ils vont s’asseoir sur le 1000 milliards d’euros qu’ils ont sous forme de crédit dans le système Target2.
      Alors forcément , ça les rend nerveux.

        +10

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    • Ben // 30.05.2018 à 11h08

      Oettinger. Le commissaire Oettinger à ensuite dû présenter ses excuses après avoir été recadré par Junker. Ce personnage, nommé d’abord commissaire chargé du numérique ne connaissait strictement rien au numérique. Bizarre. Il s’était fait connaître avant cela après avoir fait l’éloge d’un ancien dignitaire nazi à ses funérailles (auxquelles assistait aussi Wolfgang Schauble). À l’époque il avait aussi dû s’excuser, cette fois après s’être fait recadrer par Merkel.
      C’est tout de même étrange qu’un tel personnage fasse une telle carrière. Mais je dois être naïf.

        +19

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    • D’Aubrac // 30.05.2018 à 14h04

      La déclaration d’Oettinger (quel aveu !) a quasiment été occultée par les grands médias.
      Cette “bombe” a été désamorcée par un procédé efficace : l’étouffement.

      Nos démocraties sont des illusions de démocraties.

        +14

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    • Emmanuel // 31.05.2018 à 07h15

      Cette citation va s’ajouter aux autres et montre qu’au sein de la commission il y a une vraie culture démocratique (sic !). Avec de tels énergumènes (pour rester poli), comment pouvoir espérer autre chose que le pire. Avec de telles paroles, ce type aurait dû être viré illico presto. Quel mépris et qu’elle arrogance. Enfin ce sont ces gens là (les vallets du neoliberalisme) qui nous mènent à la catastrophe.(on se souviendra d’un Von Hayek soutenir la dictature chilienne, sans aucun scrupule et avec zelle. Les mêmes).

        +4

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  • patrickv // 30.05.2018 à 08h39

    je pense que les “€uro-sceptiques” vont devenir, de plus en plus, des “€urophobes” !
    ça ne pourra plus tenir longtemps à ce rythme là !
    la dictature de l’UE devient de plus en plus visible et évidente !
    cette décision du Président Italien vient, peut-être, de signer la fin de l’UE !

      +18

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  • Noël CLÉMENT // 30.05.2018 à 08h48

    Vos analyses nous éclairent Monsieur BERRUYER et je vous remercie. Malgré moi et malgré nous…. Le terme populiste me semble utilisé sous la forme d’une personne qui aurait été kidnappée et qui ne dispose plus de sa liberté et surtout qui ” jouit ” du diktat de son kidnappeur. Ce sont les élites elles-mêmes qui ont sali ce mot car il appartient avant tout au Peuple (avec un “P” majuscule). Sinon aurions nous laissé salir le Darwinisme… Ou bien le terme cher aux travaillistes…. Celui propre au cubisme?… Bref. Le populisme est l’expression même du Peuple… N’en déplaise à l’élitisme (sic)
    On pensera ce que l’on veut des anglais car eux savent respecter sa parole. Contrairement aux français et actuellement aux italiens…. 2005 et maintenant 2018…. A quand la date de trop?

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    • Olivier MONTULET // 30.05.2018 à 11h53

      Je partage avec vous que le glissement sémantique de “populisme” vers “démagogie” est une manipulation à contre-sens et inacceptable. Toutefois les “populistes” défendent par définition le peuple contre les dominants. Il est logique que les dominants dénoncent les “populistes” qui les contestent (qu’ils soient de gauche ou de droite). En définitive, malgré que “populiste” soit devenu un grand fourretout, c’est, de la part des dominants, la reconnaissance qu’ils ne défendent pas le peuple et veulent monopoliser le débat. Ce faisant ils démontrent leur démagogie. Notre combat (à ce sujet) devrait non pas de contester la qualification de populiste mais la revalorisation du sens du mot.

        +7

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      • Fritz // 30.05.2018 à 12h56

        Contre ces oligarques qui méprisent les peuples et tordent les mots, osons le slogan :

        Vive le populisme !
        Populistes de tous les pays, unissez-vous !

        Et nous traînerons ces oligarques devant un tribunal du peuple, ils l’auront bien cherché, un tribunal populiste, comme ils disent…

          +9

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        • Bibendum // 30.05.2018 à 13h50

          Bonjour Fritz,

          « Divide et impera », ‘divise et règne’. Machiavel.

          En politique et en sociologie, diviser pour régner est une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d’un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui met en œuvre la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question.

          Ne doutez point que “populiste”, dans le jargon idéologique des dominants, sous entend “sans dent” ou encore “rustre” ou bien même “sans instruction”.

          Sans instruction ? Si, ils [les dominants] donnent des instructions, un peu comme nous dire comment bien voter. Mais ils ont détruit l’instruction, ce service rendu à la nation par la nation pour rendre libre chacun par l’apprentissage et l’éducation.

          Alors, oui, unissons nous, certes. Mais on part de loin tant les divisions sont nombreuses et l’unité si complexe.

          Demain je retourne à l’école. Ah ben non, j’ai piscine…. :O)

            +4

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  • Mr K. // 30.05.2018 à 09h12

    L’expression utilisée dans la conclusion “d’affronter l’union européenne et l’eurogroupe” me semble un peu bancale.

    “Eurogroupe” on voit relativement bien de quoi il s’agit.
    “BCE asséchant les liquidités”, par ailleurs utilisé dans le texte, on voit bien aussi. Banque Centrale Européenne à Francfort.

    Par contre l’expression utilisée “affronter l’Union Européenne” ne me semble pas neutre.
    Ce terme trop général renvoie à quelque chose d’à la fois diffus, massif, presque insaisissable.

    L’auteur ne devrait-il pas écrire dans sa conclusion de la nécessité d’ “affronter LA COMMISSION EUROPÉENNE et l’eurogroupe”?

    Pourquoi ne pas nommer ce centre névralgique du pouvoir union-européen, non élu?

      +4

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    • Ben // 30.05.2018 à 10h32

      l’Eurogroupe est une émanation informelle de la commission européenne et des gouvernements qui délèguent des pouvoirs aux ministres des finances des états membres. Ce groupe est dépourvu de statut juridique.
      À noter qu’il existe un “groupe de travail Eurogroupe” (EWG), moins connu car travaillant dans l’ombre, et comprenant des membres de l’Eurogroupe, ainsi que des représentants de la commission et de la BCE. Cette instance est parfaitement identifiée dans l’organigramme de Bruxelles et joue un rôle très important. Elle siège au secrétariat général de l’UE à Bruxelles et se réunit une fois par mois. Elle prépare les réunions de l’Eurogroupe, qui entérine ses orientations. C’est un Néerlandais qui en est aujourd’hui Président, il a succédé à un Autrichien (en réalité un Américain naturalisé) qui a été le maître d’œuvre de la politique européenne vis à vis de la Grèce lors de la crise de 2015.

        +9

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      • Mr K. // 30.05.2018 à 14h08

        @Ben. Très bien de donner ces précisions.

        La question était comment un lecteur lambda, groupe dans lequel je me place, reçoit le texte.
        En particulier il me semble que l’auteur du texte épargne l’UE en étant un peu flou par endroit.
        Est-ce dû au tabou dont parle un commentaire plus haut?

        Par rapport à ce que vous écrivez, si certains membres de la commission européenne interviennent au niveau de l’eurogroupe ou du “groupe de travail Eurogroupe”, ils en font partie pour leur appartenance aux pays ayant comme monnaie l’euro ou pour des raisons techniques.

        Quoi qu’il en soit ce groupe restreint ne va pas empêcher la commission européenne dans son ensemble d’exercer son pouvoir autoritaire par ailleurs. Pour le compte de l’Union Européenne, si on est croyant.

          +1

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        • Ben // 30.05.2018 à 15h12

          A l’époque de la crise grecque, Varoufakis s’était indigné du traitement qu’il subissait dans l’Eurogroupe et il dénonçait des pratiques qu’il croyait illégales. Il a fini par se rendre compte que, l’Eurogroupe étant un groupe sans existance légale, ses pratiques étaient celles d’une bande de voyous dirigée par 2 ou 3 caïds ( à l’époque Schauble et Dijselbloem) à qui tout le monde obéissait.
          S’il s’était agi de trouver des responsabilités, de demander des comptes et d’engager des poursuites, il aurait fallu attaquer la commission européenne. C’est elle, en effet, qui est politiquement et légalement responsable de ce qu’il se passe dans les réunions de l’Eurogroupe. Il est dans les pouvoirs du parlement européen de mettre fin au mandat de Junker et cie (la commission Santer en avait fait les frais à une époque). Mais, il ne faut pas se faire d’illusions, en dernière analyse, ce n’est qu’une affaire de gros poissons issus de la zone d’influence germanique et de rapports de force.

            +7

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          • Mr K. // 30.05.2018 à 16h45

            Intéressantes précisions dont je connaissais une partie.

            Dans les gros poissons ne pas oublier le requin USA, si l’on peut dire.

            Et chose à laquelle on ne pense presque même plus :
            l’Allemagne est un pays occupé avec plusieurs dizaines de bases américaines sur son sol.

              +7

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          • Ben // 30.05.2018 à 16h52

            L’ironie de l’histoire est que la plupart des puissants du système UE, comme Schauble, sont des juristes (plutôt que des économistes), et ont le juridisme pointilleux, à condition que ce soit à leur avantage. Ils savent très bien embrouiller leur monde et n’ont que faire de la justice pas plus que des questions de légitimité.
            Quant à l’ami Américain, je trouve aussi qu’on l’oublie trop rapidement, dans nos histoires européennes. Les USA ont des bases en Allemagne et aussi des hommes d’influence à Bruxelles. Je crois bien que le neocons Robert Kagan y réside, avec Madame, née Nuland.

              +8

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  • obermeyer // 30.05.2018 à 10h13

    Parmi les critiques de ce “coup d’état légal … ” , l’analyse de JL Mélenchon :
    https://melenchon.fr/2018/05/29/berlin-peine-a-former-le-gouvernement-italien/
    en réponse à Aladin 0248 sur la nécessité de trouver des gens intègres et courageux pour faire sauter le barrage .

      +9

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  • Brigitte // 30.05.2018 à 10h25

    Le système est verrouillé, oui. Grèce, Italie et même France car ce qui s’est passé lors des précédentes élections relève de la même logique. Le fiasco de MLP et son retournement de veste ou de jupon depuis sa défaite télécommandée.
    Le système est verrouillé de l’intérieur car j’imagine que nombre de français qui s’offusquent aujourd’hui de la main mise de l’UE dans les élections italiennes ayant donné la majorité aux euro-sceptiques de droite ont préféré s’abstenir plutôt que de faire gagner MLP contre Macron.
    Aux grands maux les grands remèdes. Les italiens ont été plus courageux, eux! Cependant, cela n’a pas suffit et il va falloir encore plus de courage pour venir à bout de l’UE. L’avenir de l’UE se joue en Italie désormais. Rien ne va plus.

      +9

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    • un citoyen // 30.05.2018 à 20h32

      Et à propos de MLP, la série noire continue en apprenant que l’économiste B.Monnot vient de quitter le FN (source RT). Peut-être pour les mêmes raisons que P.Muhrer (qui avait quitté le FN en même temps que F.Philippot et S.Montel, après que la souveraineté économique ait été délaissée).

      Sinon, je trouve que les français ont été courageux mais ils ne savent plus qui suivre exactement (et avec des avis très partagés).

        +2

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      • Brigitte // 31.05.2018 à 07h37

        Courageux l’abstention? je ne suis pas de cet avis. Les français ne savent plus qui suivre car ils ont perdu le sens du collectif, de la nation. Seuls les intérêts privés et une vague idéologie politique les guident. Dans son entretien sur le Média, Deneault parlait de politique de l’affect. Macron a séduit par son côté positif, son “modernisme”, son ambition politique. Le sens critique ne convainc plus, il faut de l’espoir, de l’illusion. L’abstention c’est le parti de la désillusion.
        Ce qui manque aux euro-sceptiques en France pour convaincre une majorité, c’est un vrai projet porteur d’espoir. Voyons comment l’Italie va s’en sortir.

          +2

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  • Bibendum // 30.05.2018 à 11h47

    Je suis toujours stupéfié par les réactions, réactionnaires, lol, face à chaque affront que nous oppose le système.

    Parce qu’il s’agit bien d’un système non ?

    Si les plus sages savaient raison garder pour mieux comprendre la complexité du dit système, alors peut-être parviendraient-ils à apercevoir une lueur au bout du tunnel.

    Cela étant, sachant l’euro bel et bien condamné, quel sera le paysage une fois sorti du tunnel, puisque nous en sortirons ?

    Champ de ruines ? Vallée de larmes ? Plaine de désolation ?

    l’Allemagne sait qu’elle doit sortir de l’euro et va se donner les moyens d’y parvenir, à son rythme et pour ses seuls intérêts bien compris. Sans nul doute l’Italie peut lui servir d’une façon où d’une autre.

    Mais tout ceci, euro-européen, s’articulera comment dans un contexte géostratégique plus large ?

    Et dans un contexte nationaliste moins large ? Divisions de l’Espagne ? Sécession nord/sud de l’Italie ? Et en France, avec nos mille divisions, on va devoir gérer quoi et comment ?

    C’est une bonne chose que ce gouvernement ne soit pas passé aujourd’hui. Les populistes ne sont pas encore prêt pour le grand saut.

    Populistes de tous les pays, instruisez vous sur tous les sujets politiques, de l’économie à la religion, de l’idée de genre à la notion de solidarité. Mesurons nos différences pour ne pas nous opposer, mesurons nos qualités pour nous unir.

    L’euro va plonger, préparons nous avec mesure et sang froid.

      +3

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  • Scorpionbleu // 30.05.2018 à 11h55

    J’ai bien aimé une remarque faite ces derniers jours suite au coup d’Etat de Materalla : “L’italie n’est pas une colonie”!

    Et pourtant, il semblerait que l’ensemble des pays de l’UE le soient devenus..Regardons la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Espagne…

      +7

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  • vert-de-taire // 30.05.2018 à 12h09

    “Certes, pour en arriver à cette analyse, il faut avoir un peu d’intelligence, pas trop d’idéologie et pas de volonté d’écraser le mouvement social à court terme, contrairement à de nombreux membres de cette bourgeoisie. ”

    NON il ne s’agit pas d’idéologie mais de dogmatisme. Une idéologie est une agrégation, si possible cohérente, de principes, ou encore une articulation logique de principes.

    Donc une idéologie n’est pas dogmatique mais tout au contraire principielle, elle détermine des rapports sociaux respectant les principes, ceux-ci devant se conformer entre-eux pour rester valides. Il s’agit de trouver les compromis. Par exemple articulation des libertés individuelles versus les libertés nationales, ou encore protection de la richesse nationale versus acception des mouvements de capitaux transfrontières…

    Ici l’idéologie néolibérale est basée sur le dogme d’une égalité d’intérêts, tant individuelle que collective poussée à l’extrême, sans considération de situation ou de culture. C’est encore plus grave car le néolibéralisme sous-entend que ces égalités présupposées sont auto-régulatrices.
    Or tout démontre le contraire … Mais c’est quand-même ce qu’il y a de mieux … dixit les eurolâtres et autres *** …

      +1

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  • Rond // 30.05.2018 à 13h01

    Logique, rien à dire.
    Mais entre temps, d’ici les prochaines élections Italienne, la propagande eurolâtre et européiste aura bien fait son travail. Qui peut assurer quel choix feront les électeurs Italiens dans un monde changeant où un événement chasse l’autre, et où la mémoire s’y perd ?

      +4

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    • Bibendum // 30.05.2018 à 14h08

      Bonjour Rond,

      Rien ne peut assurer le choix qu’ils feront parce qu’en suivant votre raisonnement il ne s’agit pas d’un choix mais d’un endoctrinement propagandiste sur fond de démission citoyenne; mémoire courte, investissement personnel réduit, inculture politique.

      Mais je souhaite qu’ils votent mal. C’est à dire contre le système 🙂

        +4

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      • Rond // 30.05.2018 à 20h20

        Bonne remarque. Merci

          +1

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  • Etdelendacarthago // 30.05.2018 à 13h21

    Pratiquement :
    Ne serait-il pas possible de lancer en Europe , contre le parti austéritaire et oligarchique , une petite campagne d’ affichage sauvage de type « Non au quatrième Reich économique allemand » puisque ce sont eux les plus virulents ?
    Ne serait-il pas possible de demander aux plus convaincus de diminuer le plus possible leur consommation superflue( bien sûr chacun selon ses possibilités ) ? »

      +7

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  • Serge // 30.05.2018 à 13h53

    C’est très démocratique, tout cela… )))

      +1

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  • Chris // 30.05.2018 à 14h12

    Un article de Steve Keen, économiste et auteur australien :
    https://www.rt.com/op-ed/428040-italy-crisis-euro-eu/
    “Bruxelles cherchera à blâmer les rebelles anti-euro, mais les vrais méchants de cette crise sont l’euro lui-même et le traité de Maastricht. Comme l’affirmait l’économiste britannique rebelle Wynne Godley en 1992, lors de la signature du traité :
    “Si un pays ou une région n’a pas le pouvoir de dévaluer, et si elle n’est pas bénéficiaire d’un système de péréquation fiscale, alors rien ne l’empêche de subir un processus de déclin cumulatif et terminal conduisant, finalement, à l’émigration. la seule alternative à la pauvreté ou à la famine.» (Wynne Godley,« Maastricht et tout ça », London Review of Books, octobre 1992)
    Émigration, pauvreté ou famine? Il existe une quatrième alternative: quitter l’euro”.

      +7

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    • Chris // 30.05.2018 à 14h24

      A propos d’émigration de la jeunesse italienne :
      http://www.slate.fr/story/67269/nouvelle-emigration-italienne février 2013
      http://www.bilan.ch/economie-plus-de-redaction/jeunes-italiens-affluent-suisse mai 2016
      https://www.letemps.ch/suisse/italie-un-plombier-trouve-plus-facilement-une-place-quun-doctorant février 2018
      “les Italiens représentent 5961 arrivées en 2002, plus de 10 000 en 2008, 14 000 en 2012 et près de 19 000 en 2016. Pas étonnant dès lors que les Italiens arrivent au rang de première communauté étrangère de Suisse.
      Et, avec 630 000 personnes (dont 50% de double-nationaux), la Suisse compte la troisième communauté d’Italiens à l’étranger, après l’Allemagne (808 000) et l’Argentine (700 000). «Si l’on compte les travailleurs frontaliers qui vivent en France, en Italie ou en Allemagne, on arrive plutôt à 750 000 personnes», estime Toni Ricciardi, historien à l’Université de Genève”.

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      • Bibendum // 30.05.2018 à 16h08

        N’est ce pas ce que voulait l’oligarchie mondiale ?! Détruire les nations et fabriquer des “citoyens” no border ?

        La mayonnaise semble avoir bien pris. Ainsi les gens de l’est vont vers l’ouest, ceux du sud montent au nord. Et la girouette tourne plus vite qu’un derviche tourneur tandis qu’on perd la tête et le sens de l’orientation.

        Et il va falloir apprendre à cohabiter dans une société nouvelle, toute neuve, sans culture commune et des ressources à minima.

        À nouveau paradigme, nouvelle adaptation. Les temps s’annoncent difficile, mais les peuples, nos parents, nos arrières grands-parents, nos aïeux en ont vu d’autres. Et sans trop avoir de choix ils se sont adaptés.

        Je n’ai jamais cessé durant ces 40 dernières années de dire que nous allions dans le mur. Mais que voulez-vous, durant les trente glorieuses, vivre et bien vivre était primordial. Certainement pas écouter le Général, le grand Charles, ni même Séguin, grand parlementaire devant l’Éternel.

        Et que dire de nos valeurs ? Égalité, fraternité ? Seule la liberté comptait, avec un lent mais cynique mouvement libertaire; jouir sans entrave. Merci 68.

        Tiens, dernièrement, la loi admet, sans notion d’âge ni de maturité, qu’un enfant peut avoir consentie des rapports sexuels avec un adulte. Exit le viol.

        Mais l’alcool et les clopes sont interdits avant la majorité. Cherchez l’erreur ?

        Elle est simple. Lorsque l’individu n’est plus citoyen il n’est qu’un individu. Une somme d’individu c’est le populisme. Une somme de citoyen c’est une société.

        Et pour faire une société citoyenne, démocratique, sociale, égalitaire et fraternelle, qui tend vers la liberté de chacun, chacun doit faire l’effort de la citoyenneté, c’est un devoir plus qu’un droit, c’est une nécessité, c’est le contrat social.

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    • Emmanuel // 31.05.2018 à 07h36

      Hé Oui, tous les jeunes italiens qui on en les moyens, pensent à émigrer. À ce rythme, l’inquiétude en Italie est profonde. On n’imagine pas (encore) en France. Steve Keen à vu juste…

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  • ea // 30.05.2018 à 14h56

    Extrait de la Constitution Italienne :

    Art. 90
    Le Président de la République n’est pas responsable des
    actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions, hormis
    le cas de haute trahison ou d’attentat à la Constitution.
    Dans ces cas, il est mis en accusation par le Parlement
    réuni en congrès, à la majorité absolue de ses membres.

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  • serge // 30.05.2018 à 15h04

    J’oserais dire que la Ligue et le M5S ont fait le pari que le Président italien refuserait le candidat aux finances, au vu de son passé très limpide d’europhile. Ce qui est dommage est qu’ils auraient dû en reproposer un autre, du même tonneau, puis un autre jusqu’à ce que les refus successifs du Président le laissent complètement décrédibilisé. Cet arrêt au premier candidat donne la possibilité au Président italien de nommer un gouvernement technique (il l’a fait) comme dans le passé en Belgique et bientôt en Espagne lui permettant de faire passer quelques textes en loucedé (comme par chez nous avec les cavaliers élgislatifs), de laisser pourrir la situation financière (au vu des spreads, c’est en bonne voie) jusqu’à de possibles élections. Qui, si on regarde avec attention, n’est pas sûr de donner un meilleur résultat vu que la Ligue et le M5S n’ont pas complètement la même vision, surtout leurs électeurs. Il est donc possible que la situation ne donne pas autant de résultats eurosceptiques que l’on espérerait. De mon point de vue, le roque des populistes n’est pas si sûrement gagnant que cela dans quelques mois. Dommage, l’expérience italienne aurait été intéressante pour tester une sortie de l’UE sous un autre mode que les british.

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    • Alfred // 30.05.2018 à 18h59

      Tout à fait d’accord avec vous. Je n’ai pas compris pourquoi ils n’ont pas utilisé cette technique qui devrait immédiatement venir à l’esprit de toute entité politique qui se sent légitimée par le peuple et qui s’est durement battue pour arriver à gouverner. Comment arrêter si tôt le combat? J’ai été si déçu que j’ai pensé à une trahison à la grecque (mais je n’en sais encore rien).

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      • DOZIER // 30.05.2018 à 22h24

        ‘J’oserais dire que la Ligue et le M5S ont fait le pari que le Président italien refuserait le candidat aux finances, au vu de son passé très limpide d’europhile. Ce qui est dommage est qu’ils auraient dû en reproposer un autre, du même tonneau, puis un autre jusqu’à ce que les refus successifs du Président le laissent complètement décrédibilisé.”

        Lors de la présidentielle 2017, Marine Lepen a sabordé le débat car le parti qu’elle préside n’a pas été programmé pour gouverner.
        En Italie, les 2 partis pour lesquels une majorité de citoyens a voté, se sont arrangés pour laisser le dernier mot à l’homme qui occupe la fonction de président.
        A institutions différentes, procédés différents mais résultat identique et électorat tartufié.

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        • Alfred // 31.05.2018 à 20h53

          J’ai bien peur que vous ayez mis dans le mile. Je me rattache à des espoirs enfantins, à savoir que quelqu’un quelque part arrivé ainsi au pouvoir par accident se verra pousser des ailes et aura la folie de croire qu’il est possible de gouverner. Que ce serait il donc passé si Tsipras avait trahi non pas le peuple mais ceux qui l’ont propulsé sur les rails du pouvoir?

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          • Alfred // 31.05.2018 à 23h36

            C’est pire que je pensais. Finalement Giuseppe Conte a son gouvernement avec la ligue accepté par le président… mais avec un ministre des finances pro-euro. C’est mort. C’est siryza bis.
            Ils vont se faire sucer la moelle jusqu’à la défaite. Il auraient du ne pas lacher sur l’euro. Ils n’auraient pas eu le gouvernement mais ils auraient remporté les elections qui auraient nécessairement suivi haut la mains. Au lieu de ça ce sera la lente agonie.
            Trahison ou bêtise c’est une catastrophe.

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            • serge // 01.06.2018 à 16h14

              Ma foi, le ministre des finances proposé à l’époque, Savona, se retrouve aux Affaires Européennes, marrant. Un petit coup de remaniement dans quelques mois et rien n’interdit qu’il se retrouve comme prévu au départ. Et le tweet idiot d’Oettinger a probablement permis au Président italien de laisser faire en espérant que tout se ramasse la figure. Les mois à venir peuvent quand même être intéressants.

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            • Bibendum // 01.06.2018 à 21h16

              Bonsoir Alfred,

              Il semblerait que Conte soit bien plus eurosceptique que Savona. Sur l’euro, son idée est que la sortie est inévitable. Mais il appelle à un débat. Pour lui, il faut éviter l’implosion, mais sortir sera inévitable.

              1) Trump à tweeté en faveur de la ligue et 5 étoiles.

              2) l’Allemagne ne demande qu’à sortir de l’euro mais sans prendre l’initiative et encore moins perdre ses billes.

              l’Union européenne a du plomb dans l’aile, voire les deux…

              À suivre …

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  • charles-de // 30.05.2018 à 21h44

    Laissons POURRIR L’EURO, IL MOURRA DE SA BELLE MORT, et nous avec ?

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    • DOZIER // 30.05.2018 à 22h27

      Oui !
      Dans 1 siècle !

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      • Pic de la Mirandole // 31.05.2018 à 12h08

        Non : les gens commencent à voir les problèmes que cela pose et dans 10 ans, déjà, ça sera insoutenable.

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        • Alfred // 31.05.2018 à 20h58

          ça fait déjà dix ans voire plus qu’on entend ce discours… quand à celui sur la dette cela fait encore davantage. Il faut bien reconnaitre à l’oligarchie une inventivité phénoménale et une réussite extraordinaire. Que les système tienne encore si longtemps après 2008 est proprement stupéfiant. L’effondrement imminent devient un mème auquel tout le monde s’habitue au fond et dont la conscience chaque jour s’estompe davantage. Jusqu’au jour où… mais nul ne peut dire.

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          • Bibendum // 01.06.2018 à 21h23

            Ne vous lamentez pas trop. La sortie sera une crise bien pire que celle de 2008. Cela va secouer économiquement, socialement, avec de probables violences que nous pouvons voir à la télé, c’est à dire ailleurs, mais pas vues sur le territoire depuis fort longtemps….

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    • WASTERLAIN // 31.05.2018 à 13h54

      Les pays qui ne l’auront pas quitté avant qu’il ne meurt de sa belle mort vont douiller dur et leur population avec.

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  • Yanka // 30.05.2018 à 23h32

    Ce que je serais curieux de connaître, ce sont les différentes manières de légiférer en Italie. Par exemple, même si l’exécutif fantoche de la junte Matarella gouverne, est-ce que le Parlement populiste, majoritaire, pourrait envisager de modifier la Constitution, pour régler le sort du général Matarellascar ou mettre l’Italie à l’abri des boys à Juncker ?

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  • Pic de la Mirandole // 31.05.2018 à 12h07

    Et vous proposez quoi ?
    La sortie de l’U.E. ?
    «Non, parce que l’UE c’est la paix !»
    Au lieu de la paix, vous ne voyez même pas que l’Italie est l’objet d’une guerre monétaire et financière sous vos yeux.
    La guerre ne vient jamais d’où l’on croit

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