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29.mai.201829.5.2018 // Les Crises

La collusion américaine avec les néo-nazis, par Stephen F. Cohen

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Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 02-05-2018

Les néo-fascistes jouent un rôle important, officiel ou toléré, dans l’Ukraine épaulée par les USA

Par Stephen F. Cohen

2 mai 2018

Stephen F. Cohen, professeur émérite d’études et de politique russes à la NYU [New York University, NdT] et à Princeton, et John Batchelor poursuivent leurs entretiens (habituellement) hebdomadaire sur la nouvelle Guerre froide entre les États-Unis et la Russie. (Les contributions précédentes, qui en sont maintenant à leur cinquième année, se trouvent sur TheNation.com.

Cohen commence : Le récit politique et médiatique orthodoxe américain reproche à « La Russie de Poutine » d’être à l’origine de la nouvelle Guerre froide entre les États-Unis et la Russie. Le maintien de cette vérité (au mieux) partielle implique diverses mauvaises pratiques des médias dominants, parmi lesquelles l’absence de contexte historique, des reportages basés sur des « faits » non vérifiés et des sources sélectives, la partialité éditoriale, et l’exclusion, voire le dénigrement, des partisans de récits explicatifs alternatifs comme « apologistes du Kremlin » et porteurs de « propagande russe ». Un exemple extraordinaire est apparu le 1er mai, lorsque Jim Sciutto, le principal fournisseur de CNN en matière d’allégations sur le Russiagate, a tweeté que « Jill Stein (…) reprend des arguments des Russes sur leur ingérence dans les élections de 2016 et la politique étrangère des États-Unis ». Dans la mesure où Sciutto représente CNN, comme il le fait presque tous les soirs à l’antenne, il est utile de savoir ce que ce réseau influent pense réellement d’un tiers légitime dans la démocratie électorale américaine et de sa candidate à la présidence. Et aussi ce qu’il pense de nombreux Américains bien informés qui n’ont pas soutenu Stein ou son parti, mais qui sont fortement en désaccord avec les positions orthodoxes de CNN sur le Russiagate et la politique étrangère américaine. Ce qui n’est pas moins important, c’est la nature hautement sélective du récit de la nouvelle Guerre froide, ce qu’elle choisit de présenter et ce qu’elle omet virtuellement. Parmi les omissions de réalités majeures, il y a le rôle joué par les forces néo-fascistes soutenues par les États-Unis qui gouvernent l’Ukraine de Kiev depuis 2014. Peu d’Américains, même parmi ceux qui suivent l’actualité internationale savent ce qui suit. Par exemple :

— Que les tireurs d’élite qui ont tué des dizaines de manifestants et de policiers sur la place Maidan de Kiev en février 2014, déclenchant ainsi une « révolution démocratique » qui a renversé le président élu, Viktor Ianoukovitch, et porté au pouvoir un régime pro-américain et anti-russe virulent – ce n’était ni un mouvement démocratique ni une révolution, mais un coup d’état violent se déroulant dans les rues avec un soutien de haut niveau – n’ont pas été envoyés par Ianoukovitch, comme cela est encore largement rapporté, mais presque certainement par l’organisation néo-fasciste « Secteur droit » et ses co-conspirateurs.

— Que les actions comparables à des pogroms – comme brûler à mort des Russes ethniques et d’autres nationalités à Odessa peu après en 2014 – qui ont réveillé les souvenirs des escadrons d’extermination nazis en Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale – ont été pratiquement effacés du récit américain, même si cela reste une expérience douloureuse et révélatrice pour beaucoup d’Ukrainiens.

— Que le bataillon Azov d’environ 3 000 combattants bien armés, qui a joué un rôle majeur dans la guerre civile ukrainienne et qui est maintenant une composante officielle des forces armées de Kiev, s’avoue « partiellement » pro-nazi, comme en témoignent ses insignes, slogans et déclarations programmatiques, et est bien identifié comme tel par plusieurs organisations internationales de surveillance. La législation du Congrès a récemment interdit à Azov de recevoir toute aide militaire des États-Unis, mais il est probable qu’il obtienne certaines des nouvelles armes récemment envoyées à Kiev par l’administration Trump en raison du réseau endémique de corruption et de marchés noirs du pays.

— Que les assauts de type troupes de choc sur les gays, les Juifs, les Russes âgés et autres citoyens « impurs » sont répandus dans toute l’Ukraine gouvernée par Kiev, ainsi que les marches aux flambeaux qui rappellent celles qui ont finalement enflammé l’Allemagne à la fin des années 1920 et dans les années 1930. Et que la police et les autorités judiciaires officielles ne font pratiquement rien pour empêcher ces actes néo-fascistes ou pour les poursuivre. Au contraire, Kiev les a officiellement encouragés en réhabilitant systématiquement et même en commémorant les collaborateurs ukrainiens des nazis allemands et leurs dirigeants aux pogroms d’extermination pendant la Seconde Guerre mondiale, en rebaptisant les rues en leur honneur, en construisant des monuments en leur honneur, en réécrivant l’histoire pour les glorifier, etc.

— Ou que le rapport annuel officiel d’Israël sur l’antisémitisme dans le monde en 2017 concluait que de tels incidents avaient doublé en Ukraine et que le nombre « dépassait le décompte de tous les incidents signalés dans l’ensemble de la région ». Par région, le rapport désignait l’ensemble de l’Europe de l’Est et tous les anciens territoires de l’Union soviétique.

On ne peut pas reprocher aux Américains de ne pas connaître ces faits. Ils sont très rarement rapportés et encore moins débattus dans les médias grand public, que ce soit dans les journaux ou à la télévision. Pour en apprendre davantage à leur sujet, les Américains devraient se tourner vers les médias alternatifs et leurs auteurs indépendants, qui figurent rarement dans les comptes- rendus de la nouvelle Guerre froide dans la presse dominante. L’un de ces écrivains américains importants est Lev Golinkin. Il est surtout connu pour son livre A Backpack, A Bear, and Eight Crates of Vodka [un sac à dos, un ours et 8 caisses de vodka, NdT] , des mémoires profondément émouvantes et très instructives sur sa vie de jeune garçon amené en Amérique par ses parents immigrants de l’Ukraine orientale, scène de la tragique guerre civile et par procuration. Mais Golinkin a aussi été un reporter implacable et méticuleux du néo-fascisme dans « notre » Ukraine et un défenseur des autres qui tentent de faire la chronique et de s’opposer à ses crimes croissants. (A la recherche d’informations fiables, beaucoup d’entre nous se tournent souvent vers lui).

Il faut bien comprendre l’importance du néonazisme en Ukraine et le soutien ou la tolérance, au moins tacite, de la part des États-Unis :

— Cela n’a pas commencé sous le président Trump, mais sous le président George W. Bush, lorsque le président ukrainien de l’époque, Viktor Iouchtchenko, a commencé à réhabiliter les assassins de Juifs ukrainiens en temps de guerre, et cela a augmenté sous le président Obama, qui, avec le vice-président Joseph Biden, ont été profondément complices du coup d’État de Maidan et de ce qui a suivi. Les médias grand public américains l’ont à peine remarqué. Pire encore, lorsqu’un fondateur d’un parti néonazi et actuellement réaffecté porte-parole du parlement ukrainien s’est rendu à Washington en 2017, il a été largement fêté par des politiciens américains de premier plan, dont le sénateur John McCain et le représentant Paul Ryan. Imaginez le message que cela a renvoyé en Ukraine – et ailleurs.

— Le renouveau fasciste ou néonazi est en cours aujourd’hui dans de nombreux pays, de l’Europe aux États-Unis, mais la version ukrainienne est d’une importance spéciale et représente un danger particulier. Un grand mouvement fasciste bien armé et en pleine expansion est réapparu dans un grand pays européen qui est l’épicentre politique de la nouvelle Guerre froide entre les États-Unis et la Russie – en fait, un mouvement qui ne nie pas tant l’Holocauste qu’il le glorifie. De telles forces pourraient-elles arriver au pouvoir à Kiev ? Les minimiseurs américains disent jamais parce qu’il a trop peu de soutien public (bien que peut-être davantage que le président ukrainien Petro Poroshenko aujourd’hui). Mais on a dit la même chose des partis de Lénine et d’Hitler jusqu’à ce que la Russie et l’Allemagne sombrent dans le chaos et l’anarchie. Et un article récent d’Amnesty International rapporte que Kiev perd le contrôle des groupes radicaux et le monopole de l’État sur l’usage de la force.

— Pendant quatre ans, l’establishment politique et médiatique américain, y compris de nombreux Juifs américains éminents et leurs organisations, a, au mieux, ignoré ou toléré le néonazisme ukrainien et, au pire, l’a encouragé par un soutien sans réserve à Kiev. Typiquement, le New York Times peut faire de longs reportages sur la corruption en Ukraine, mais pas sur les manifestations très fréquentes du néo-fascisme. Et lorsque George Will déplore la résurgence de l’antisémitisme aujourd’hui, il cite le Parti travailliste britannique, mais pas l’Ukraine. Quand le fascisme ukrainien est occasionnellement reconnu, une bande bien placée de zélotes pro-Kiev affirme rapidement – peut-être, mais le vrai fasciste est l’ennemi numéro un de l’Amérique, le président russe Vladimir Poutine. Quelles que soient les défaillances de Poutine, cette allégation est soit cynique, soit totalement non étayée. Rien dans les déclarations de Poutine sur 18 ans au pouvoir ne ressemble au fascisme, dont la croyance centrale est un culte du sang fondé sur la prétendue supériorité d’une ethnie par rapport à toutes les autres. En tant que chef d’un vaste État multiethnique, de telles déclarations de Poutine seraient inconcevables et un suicide politique. Il y a, bien sûr, des militants néo-fascistes en Russie, mais beaucoup d’entre eux ont été emprisonnés. Un mouvement fasciste de masse n’est pas non plus possible en Russie, où tant de millions de personnes sont mortes dans la guerre contre l’Allemagne nazie, une guerre qui a directement affecté Poutine et a clairement laissé une trace formatrice sur lui. Bien qu’il soit né après la guerre, sa mère et son père ont à peine survécu à des blessures et des maladies presque mortelles, son frère aîné est mort lors du long siège allemand de Leningrad, et plusieurs oncles ont péri. De plus, il n’y a pas d’antisémitisme évident chez Poutine. En effet, il est largement dit, tant en Russie qu’en Israël, que la vie des Juifs russes est meilleure sous Poutine qu’elle ne l’a jamais été dans la longue histoire de ce pays.

— Nous restons donc non pas avec a responsabilité de Poutine dans la résurgence du fascisme dans un grand pays européen, mais avec la honte de l’Amérique et l’éventuelle tache indélébile sur sa réputation historique pour l’avoir toléré même si ce n’est que par son silence.

Du moins jusqu’à récemment. Le 23 avril, un courageux nouveau membre du Congrès de Californie, Ro Khanna, a lancé une lettre ouverte au Département d’État, cosignée par 56 autres membres de la Chambre, appelant le gouvernement américain à s’exprimer et à prendre des mesures contre la résurgence de l’antisémitisme officiel et du négationnisme de l’Holocauste en Ukraine et en Pologne. Dans l’histoire de la nouvelle et plus périlleuse Guerre froide, « Ro », comme il semble être connu de beaucoup à Washington, est d’un rare courage politique, tout comme le sont ses cosignataires. Nous verrons ce qu’il adviendra de leur acte sage et moral. Dans une démocratie représentative vertueuse, tous les membres du Congrès signeraient l’appel et tous les principaux journaux apporteraient leur soutien éditorial. Mais il n’est pas surprenant que les médias grand public n’aient même pas encore rendu compte de l’initiative médiatique du représentant Khanna, même si, ce qui n’est pas non plus surprenant, il a été calomnié – et rapidement défendu par l’inestimable Lev Golinkin.

L’expérience des 40 années précédentes a enseigné que la Guerre froide peut corrompre même la démocratie américaine – politiquement, économiquement et moralement. Il existe de nombreux exemples de la façon dont la nouvelle Guerre froide a déjà dégradé les médias, les politiciens et même les universitaires américains. Mais l’épreuve décisive aujourd’hui pourrait être la réaction de nos élites au néo-fascisme dans l’Ukraine soutenue par les États-Unis. Protester n’est pas une question juive, mais une question américaine. Néanmoins, il convient de paraphraser à nouveau le philosophe juif Hillel : Si ce n’est pas maintenant, quand ? Si ce n’est pas nous, qui ?

Stephen F. Cohen est professeur émérite d’études russes et de politique à l’Université de New York et à l’Université de Princeton et rédacteur en chef de The Nation.

Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 02-05-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Fritz // 29.05.2018 à 07h39

J’ignorais la lettre courageuse et bienvenue du représentant Ro Khanna au Département d’État. Puisse-t-elle dessiller les yeux des Américains.
En France, ce n’est pas mieux. Assistant régulièrement aux cérémonies de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, je m’agace d’entendre les discours officiels des représentants du PCF et de la CGT stigmatiser encore et encore “le retour du fascisme” en Allemagne (AfD), en Italie, en Hongrie…, mais JAMAIS en Ukraine.

La CGT de M. Martinez accepte donc le massacre commis à Odessa contre la Maison des syndicats ?
Le PCF de M. Laurent accepte donc les joyeux symboles de Svoboda, de Pravyi Sektor, du bataillon Azov ?

Tout se passe comme si ces organisations bien françaises se chargeaient de dénigrer, au nom de la Résistance et des fusillés de Châteaubriant, les mouvements souverainistes et alternatifs, sous couvert d’antifascisme.

Mais quand le vrai fascisme agit et tue pour le compte de l’UE et de l’OTAN, on n’entend plus les débris du communisme français.

60 réactions et commentaires

  • Alfred // 29.05.2018 à 06h25

    Ce texte est très bienvenu. Néanmoins, à mal nommer les choses on ajoute au mal. “…au fascisme, dont la croyance centrale est un culte du sang fondé sur la prétendue supériorité d’une ethnie par rapport à toutes les autres.” est il me semble historiquement faux. Ceci est une caractéristique du nazisme et à ce titre on trouve en Ukraine des néonazis pas des néo fascistes. Les néo fascistes se trouvent à Bruxelles et à Washington. Car une des caractéristiques essentielle du fascisme c’est l’accaparement des moyens de l’etat par l’oligarchie locale dans un cadre totalitaire. (La collusion de l’état totalitaire avec le tres gros argent).
    Mais bon au point où on en est ( où les brigades de lutte contre le fascisme ne se deviennent pas en nouvelles sa (utiles au pouvoir et vouées à être détruites par lui) ce n’est déjà trop tard.

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    • Melson Moinfort // 29.05.2018 à 09h36

      Vous avez raison en ce qui concerne le fascisme, qui, contrairement au nazisme, n’a pas de composante raciste. En tous cas officiellement.
      En revanche, le néo-libéralisme qui domine le monde actuellement est très différent du fascisme traditionnel car il avance caché. Il n’est pas officiellement totalitaire. L’oligarchie qui détient le pouvoir n’a pas de leader officiel. A Washinton, aucun “Caudillo”, aucun “Duce”, aucun “Führer”. Le néo-libéralisme se décrit comme une démocratie, ce qui constitue une imposture.

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      • Chris // 29.05.2018 à 12h37

        Caudillo, Duche, Führer ?
        Avec la globalisation, il convient de désigner les banques centrales qui rappelons-le, sont toutes privées : c’est elles qui mènent la danse fasciste avec leurs instruments préférés : la dette et les marchés boursiers.
        L’Italie vient de nous le rappeler avec son ex FMI précipitamment nommé pour voler les élections italiennes, Macron ex-Rothschild, etc…

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    • Sandrine // 29.05.2018 à 10h35

      Entièrement d’accord avec vous.
      Il est aussi important à mon avis de distinguer le fascisme “en col blanc” du fascisme “en col bleu”, plus visible mais à mon avis beaucoup moins dangereux que le premier qui se cache derrière le faux-nez des “libertés”

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    • Bellefontaine // 29.05.2018 à 23h21

      À ceux qui doutent encore de l’esprit qui guide le gouvernement de Kiev à l’égard des habitants du Donbass, qui mieux que le chef de l’État pour le préciser :
      « Nous aurons du travail et eux non ! Nous aurons les retraites et eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves ! Parce qu’ils ne savent rien faire. Et c’est comme ça, précisément comme ça, que nous gagnerons cette guerre ! » — Petro Porochenko, Président ukrainien (discours à propos de la population de l’Est de l’Ukraine, décembre 2014)

      Cet extrait du discours est la séquence d’entrée du film ” Donbass “, de Anne-Laure Bonnel, un documentaire saisissant de la réalité au Donbass qui mérite encore une plus ample diffusion.

      Pour ceux qui désirent le visionner :
      https://www.youtube.com/watch?v=QQC-S6oAQms

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  • Le Wallon // 29.05.2018 à 07h12

    Ce genre de relation ne date pas d’hier : von Braun, Barbie, Eichmann (un peu) et d’autres encore pourraient en dire sur les protections qu’ils reçurent des yankees.

    Et puis il faut regarder l’histoire de cet Etat : Piste des larmes (marche de la mort avant la lettre), réserves indiennes (camps de concentration en préfigurant d’autres) et tuniques bleues (eintzazgruppen, bien avant les Allemands).

    La “supériorité” de l’homme blanc et anglo-saxon sur tout autre est quasiment inscrite dans le code génétique étasunien.

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    • Sandrine // 29.05.2018 à 08h18

      «réserve d’indiens camps de concentration.,, Tunique bleues einsatzgruppen avant la lettre » (commentaire déjà approuvé 5fois!)
      Votre haine de l’Amerique vous aveugle.
      Ce n’est pas avec la haine qu’on change le monde; et malheureusement nous sommes à une époque où la rage et la détestation tient bien souvent lieu de programme politique

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      • Fritz // 29.05.2018 à 08h38

        D’accord avec vous, Sandrine. Le différentialisme anglo-saxon, son obsession de la “couleur” de peau est une chose ; l’utilisation de forces fascistes par le bloc américain contre la Russie actuelle en est une autre.

        Et je trouve déplacées les comparaisons entre les réserves indiennes et les camps de concentration du IIIe Reich, comme aussi celle des Tuniques bleues avec les Einsatzgruppen. Notre colère contre l’impunité américaine ne doit pas nous faire dire n’importe quoi.

        @Le Wallon : s’il y a eu “génocide planifié des véritables populations américaines” par “des blancs anglo-saxons”, a-t-on retrouvé le texte de “leur” conférence de Wannsee ?

        Cela dit, il y eut bien remplacement d’une population par une autre, sur de vastes espaces… comme en Grande-Bretagne, entre les Ve et VIIe siècles.

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        • Le Wallon // 29.05.2018 à 08h54

          Je persiste et signe : les Yankees ont planifiés un génocide en Amérique-du-Nord (vente de couvertures infectées par les virus de la grippe et de la variole à des peuples américains tout au long des XVIII et XIXe siècles, tuniques bleues agissant comme des escadrons de la mort contre des populations désarmées), les réserves indiennes sont toutes dans des zones où la moindre tentative d’agriculture est vouée à l’échec car la terre y est généralement stérile (et ça, dans leur capitale, ils le savaient) vouant les populations parquées là à la mort (d’autant plus que ces réserves étaient encerclées par une clôture de barbelés).
          C’est un génocide depuis le début de la colonisation ! Que croyez-vous que c’était leurs établissements coloniaux ? Des havres de paix peuplés par des gentils et mignons WASP ?
          En plus, vous les Français, vous les avez aidé à devenir ce qu’ils sont devenus. Jamais Louis XVI n’aurait du accorder la moindre aide à ces gens.

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          • Sandrine // 29.05.2018 à 12h00

            « Ces gens » descendent des mêmes peuples que les votres, que les nôtres…
            J’aimerais bien connaître les sources d’où vous tirez tout ce que vous nous racontez…
            Savez-vous que c’est exactement ce type d’argumentation que les nazis utilisèrent pour justifier leur combat contre les anglo-américains (et qui fut utilisé après-guerre pour contester le bien fondé du tribunal de Nuremberg)
            Ceci pour répondre aussi du même coup au post de Pépin Lecourt (plus bas)

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            • Fabrice // 29.05.2018 à 12h42

              Bon même si le discours de Wallon est excessif il faut avouer que c’est bien l’un des plus grands génocide de l’histoire mais étalé sur une plus longue période que la Shoah pour source en voici une mais bien d’autres se trouvent si l’on prend la peine de chercher : https://www.marianne.net/debattons/blogs/objectif-washington/indiens-d-amerique-un-genocide-tranquille-et-presqu-acheve

              Wallon je vous conseille de depassionner vos propos car cela nuit au fond.

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            • Chris // 29.05.2018 à 13h02

              Redescendez sur terre Sandrine et quittez vos lunettes roses.
              Les colons européens envahirent et s’approprièrent les territoires des deux Amériques en asservissant et tuant massivement les autochtones, ce n’est pas un mystère.
              Hollywood a longuement glorifié cette époque de la conquête du “Farwest” pour justifier leurs actions sur plus misérables qu’eux !
              Sauf que les Indiens étaient “misérables” (selon nos critères, les “deplorables” des XVII, XVIII et XIXe siècles) dans leur manière économe de vivre (j’allais dire “écolo”) et non pas dans leurs têtes.
              Les WASPs exportés aux colonies étaient essentiellement des têtes brûlées, rénégats et coupe-jarrets dont on ne savait que faire en Europe, sauf à leur trancher le cou ou les laisser pourrir en cachot ! Tiens, j’y pense, ça ressemble fichtrement à “nos” jihadistes-terroristes” de maintenant : le texte a juste un peu varié…

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            • Sandrine // 29.05.2018 à 14h32

              Je n’ai vraiment aucune sympathie pour ces paysans murés dans l’orgueil de leur monothéisme exclusiviste qui écrasèrent sans pitié les peuples de chasseurs-cueilleurs nord-américains.
              Néanmoins, j’ai toujours du mal avec les expression du type « l’un des plus grand génocide de l’histoire ». Qu’en savons-nous ? Par le passé, des groupes humains entiers ont disparu sans que l’on sache très bien ce qui s’est exactement passé ( Néandertaliens, Tokhariens, Indous d’Afghanistan, etc.)

              NEANMOINS (je le reconnais), ce qui est important (et grave) dans le cas des Indiens, c’est l’argumentation idéologique qui a été utilisée pour justifier leur exclusion de ce « club » restreint des hommes dignes de jouir des privilèges de l’Etat de droit démocratique américain .
              Or il est clair que cet argumentaire idéologique est fondé sur le critère quasi-exclusif de la couleur de la peau. Un héritage probablement de ce qui se pratiquait dans les colonies britanniques (codes noirs particulièrement draconiens).
              D’où peut provenir ce préjugé de la peau blanche si caractéristique de la culture britannique de l’époque ( si quelqu’un a des livres sur le sujet, je suis preneuse) ?

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            • Fritz // 29.05.2018 à 14h41

              Chère Sandrine,
              j’approuve vos commentaires qui modèrent la virulence des accusations portées contre les colons WASP. Ces derniers n’étaient pas sans défaut, mais en faire des SS est outrancier.
              J’ajoute que je partage deux caractéristiques avec ces sinistres WASP génocidaires, alors que je ne suis ni angle ni saxon.

              Pour répondre à votre interrogation sur “le préjugé de la race blanche” (qui peut d’ailleurs se retourner en racisme anti-“blanc”), j’ajoute un ou deux éléments : les Anglais traitaient de “Noirs” les habitants de Birmanie (!!) ; au IXe siècle, une énigme écrite en vieil-anglais évoque “le Breton à la peau noire” (qui doit être enchaîné).

              « gif me feorh losað fæste binde
              swearte wealas, hwilum sellan men »

              (Exeter Book, Riddles, n° 24 (le cuir) : « Si la vie me quitte, je lie fermement les Noirs Bretons, parfois de meilleurs hommes »)

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            • Subotai // 29.05.2018 à 18h12

              @Fritz
              Tout à fait 🙂
              Les Gaulois de Bretagne étaient plutôt brun de peau et noir de cheveux. Les angles et les Saxes plutôt clair de peau et de cheveux.
              Aujourd’hui encore on peut reconnaitre un Gallois dans le Younailletide Kingdom. 🙂
              Et le “racisme” Anglais envers les descendants “autochtones” (irlandais, gallois, scot…) est bien réel…

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      • Le Wallon // 29.05.2018 à 08h40

        Madame, je regarde leur histoire tel qu’elle est et pas tel que je voudrais qu’elle soit (sinon, on aurait laissé en paix les véritables américains que sont les Apaches, les Sioux, les Lénapes, les Iroquois et autres). Quant à ma soi-disante haine de l’Amérique, j’ai de la famille là-bas et je les connais très bien.
        Pour conclure, oui, il y a eu un génocide planifié des véritables populations américaines par des blancs anglo-saxons.

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        • Sandrine // 29.05.2018 à 09h15

          « Un genocide planifié »
          A force de galvauder les mots, on pert de vue la réalité des choses. C’est exactement ça, la force de la novlangue.
          Utiliser le terme genocide dès qu’il y a un massacre massif, c’est une façon de dévaloriser les vrais genocides planifies, qui sont très rares. Même le genocide des Arméniens ne remplit pas totalement les critères, dans la mesure où les Arméniens d’Istamboul ou du levant n’on’y pas été inquiétés.

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          • Melson Moinfort // 29.05.2018 à 09h46

            Peu importe que la disparition des Amérindiens ait été planifiée. Le fait est qu’il n’en reste pratiquement plus sur le territoire des Etats-Unis, alors qu’on estime qu’ils étaient dix millions à l’arrivée des européens.
            Les seuls Amérindiens encore présents sur le continent américain ont dû leur survie aux conditions d’accès difficiles pour les colonisateurs (montagnes ou forêts), notamment en Amérique du Sud.

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            • Sandrine // 29.05.2018 à 10h15

              “Peu importe que la disparition des Amérindiens ait été planifiée”.
              Ben non, justement. C’est là la clé de la question.
              Bien des peuples ont disparu depuis qu’homo sapiens s’est imposé (Dieu sait comment) comme le seul “homme” sur la terre. Ou sont passés les Hittites? Les Tokhariens? Les Étrusques? Etc, etc, La liste serait impossible à dresser…
              Nous idolâtrons bien trop la notion de peuple, au sens ethnique du terme… pour mieux oublier le peuple au sens politique ( la citoyenneté).

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            • R.C. // 29.05.2018 à 11h06

              La haine et le mépris des colonisateurs anglo-saxons à l’égard de ces “sauvages” est pourtant une réalité.
              Il n’y a pas eu planification en termes de “Wansee”, c’est évident, mais il y a eu extermination systématique et délibérée.

              L’extinction des amérindiens n’a rien d’une extinction naturelle. Il y a eu chasse à outrance, comme pour les bisons ! Les “exploits” du général Custer (la Washita) ne sont qu’un témoignage tristement célèbre parmi une multitude d’atrocités commises contre une ethnie qu’il fallait chasser de ses propres terres pour en exploiter les richesses.

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            • Fritz // 29.05.2018 à 21h38
            • Marie Colin // 03.06.2018 à 01h15

              Spécialités allemandes : bureaucratie impeccable et industrialisation !!! Ma foi, en ce sens, c’est plutôt une belle réussite, non ?
              Les Ibères qui ont colonisé l’Amérique dite “latine” ont eu à coeur de se mêler aux populations autochtones – bon, enfin, les aristos locaux (allez visiter Càceres en Espagne, pour vous donner une idée…) même si leur barbarie à l’encontre des “peuples inférieurs” comme actuellement les Mapuches reste indiscutable. Mais quand même, rien à voir avec ce dégoût foncier des Anglo-Saxons pour tout ce qui n’est pas supérieurement WASP – pour faire court.
              C’est plus particulièrement vrai pour le Nord de la zone : les Argentins ont allègrement exterminé les populations autochtones de la Terre de feu jusqu’au dernier… et je me rappelle d’une amie chilienne m’expliquant que “les descendants directs des Espagnols étaient quand même plus beaux” ;o)
              J’ai aussi lu un bouquin écrit par Willa Cather en 1927 : “La mort et l’archevêque” expliquant comment les autorités firent appel aux jésuites français pour “convaincre” les autochtones des territoires conquis sur les Mexicains de se soumettre à la domination US et y faire le ménage au nom du Vatican..

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      • Pepin Lecourt // 29.05.2018 à 09h30

        Vous devriez lire “” Le modèle américain d’Hitler – Comment les lois raciales américaines inspirèrent les nazis “” de James Q. Whitman qui vient d’être traduit et publié en Français écrit par un éminent juriste et historien américain qui apporte les preuves accablantes que pour Hitler et les nazis, l’Amérique des années 1930 était l’exemple et le modèle de société raciale qu’ils voulaient mettre en place, ils adoptèrent au mot près leurs lois raciales qui’ils trouvaient exemplaires, parfois en les atténuant car” trop inhumaines “, oui, vous lisez bien, des juristes nazis trouvèrent certaines lois raciales US trop inhumaines, ils admirèrent la manière dont les américains ” éliminèrent à coup de fusil la race inférieure des indiens” pour récupérer leur terre, leur inspirant leur future conquête de l’Est où ils s’employèrent à éliminer “la race inférieure des slaves” pour élargir leur espace vital !

        La seule faille que les nazis trouvèrent dans le modèle racial US avec leur hiérarchie des races, Européens du nord au sommet puis en-dessous les Européens un feu foncés comme les Italiens un moment interdits d’immigration et les hispaniques, puis les slaves, puis les indiens, et tout au fond les noirs, c’est d’avoir oublié les juifs que les américains ne considéraient pas comme une race.

        Les nazis admiraient la perfection avec laquelle les lois raciales américaines traitaient :
        – l’immigration raciale.
        – la citoyenneté raciale, mais furent choqués par l’apartheid réservé aux noirs !!!!
        – le traitement racial du mariage que les nazis trouvèrent quand même un peu inhumain car si les nazis remontaient “seulement” jusqu’aux grands-parents, les américains appliquaient la théorie du “non drop” faisant allusion à la moindre goutte de sang que l’on pourrait retrouver dans les ascendants en remontant aussi loin possible, sur la seule ” impression ” des juges qu’il pourrait y avoir un très lointain ascendant inférieur !

        L’Amérique fut le seul exemple contemporain de société basée sur la race que trouvèrent les nazis et que leurs théoriciens et juristes décortiquèrent avec avidité et il faut lire le verbatim conservé aux archives du long débat qui se tint en 1934 entre ces spécialistes sur l’élaboration des lois raciales de Nuremberg à partir des lois raciales américaines !
        Les américanolâtres feraient bien de lire ce livre !

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        • Sandrine // 29.05.2018 à 12h27

          Oui, mais précisément… La politique des nazis à l’égard des juifs à partir de 41 EST ce qui fait que l’on distingue les nazis des autres régimes où ont été pratiqué nettoyages ethniques et politique de castes (ségrégation).
          Comme le dit Johann Chapoutot : « les nazis de 1933 ou de 1935 ne sont pas ceux de 1941»
          Il est évident que les nazis ne sont pas des extraterrestres et que leur émergence comme force dominante en Allemagne n’est que l’aboutissement d’un long processus de maturation qui a débuté pendant l’époque dite des « Lumières ». Les nazis sont des enfants de la modernité, ne l’oublions pas. Et leur « esprit » est loin d’être anéanti.

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      • riton // 29.05.2018 à 09h35

        “Votre haine de l’Amerique vous aveugle.”
        Pourtant Hitler s’est inspiré des américains sur beaucoup de points (conquête de l’espace vital, suprématie raciale …)

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        • Moussars // 29.05.2018 à 17h10

          Et aidé par les amerlocques : ITT, IBM, G.M., Standard Oil… et plus encore G.E. !
          Il faut lire Sutton, Pauwels et bien d’autres.
          Ce sont les entreprises américaines qui ont permis le programme militaire des Nazis bon sang ! Si on omet cela, toute discussion est inutile. Certaines ont continué même après 41. N’est-ce pas Prescott Bush ?
          L’antisémitisme était très virulent entre les 2 guerres aux USA.
          Remémorons-nous la commission Creel, ses tenants et ses aboutissants : la première société fasciste est née aux USA à ce moment lá…

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      • Jérôme // 30.05.2018 à 07h58

        @Sandrine, dire des faits désagréables n’est pas exprimer de la haine.

        C’est un fait historique que les états-uniens ont, en a peine plus de 2 siècles (grosso modo de la fin du 17ème siècle à la fin du 19ème siècle), en effet pratiqué délibérément le nettoyage ethnique le plus efficace de l’Histoire.

        Les espagnols et les portugais n’ont rien fait de tel, malgré tous les massacres et violences exercés par eux à l’encontre des amérindiens. Les espagnols et les portugais voulaient dominer et exploiter les amérindiens, pas se débarrasser d’eux (à l’excpetiot de la Patagonie où les argentins y ont été avec des méthodes comparables à celles des USA).
        Les anglo-saxons eux ne le voulaient pas. Ils voulaient juste que les amérindiens disparaissent de là où ils avaient jusque là vécu. Et en tant que de besoin, ils les aidaient à disparaître, jusqu’à cantonner les derniers dans des réserves. On ignore aussi que, jusqu’aux années 1930, en Californie, on organisait des vagues successives d’expulsions massives des amérindiens autochtones, qui se trouvaient être plutôt hispanophones. Cela explique les recensements fallacieux prétendant qu’en 1850, 2 ans après son annexion, le nouvel État Californie n’aura compté que quelques dizaines de milliers d’habitants. On ne comptait pas une bonne partie des autochtones pour instaurer le mythe d’une terre quasiment sans peuple.

        Et c’est un fait que Hitler admirait cette gigantesque œuvre de nettoyage ethnique réussie par les anglo-saxons et voulait que l’Allemagne fasse la même chose en Europe de l’est.

        Ces origines de la formation des USA explique leur façon de faire la guerre, leur cinéma aussi ou l’ennemi est presque tout le temps présenté comme un alien/vampire/zombie monstrueux, irréconciliablement hostile, et qu’on n’a pas d’autre solution que d’anéantir.

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        • Sandrine // 30.05.2018 à 13h06

          @Jerome
          Ce qui m’a gênée dans les messages auxquels j’ai réagi, c’est non seulement leur côté outrancier mais surtout leur dimension « culpabilité collective » et « essentialisation des peuples ».
          Il y a bien des facteurs qui expliquent la différence de destin post-colonial entre l’Amérique du Nord et du Sud. Il est à mon avis essentiel de prendre en compte le fait que la prise de possession des terres par les colons s’est faite à des époques très différentes: plutôt XVIe siècle pour le sud et plutôt XVIIIe -XIXe pour le nord. Entre ces deux périodes a eu lieu un phénomène crucial: le progressif remplacement de la religion par la science ; le racialisme franco-anglais (puis étasunien) est à comprendre dans ce contexte de valorisation de la science biologique.
          A noter aussi que les amérindiens du sud n’étaient pas non plus, majoritairement, des chasseurs-cueilleurs mais avaient développé des civilisations très sophistiquées .

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  • relc // 29.05.2018 à 07h13

    « réaffecté porte-parole du parlement ukrainien »

    Pas porte-parole, président (speaker).

    En l’occurrence, il s’agit d’Andrii Paroubii, bien connu des lecteurs des Crises, et sa visite à Washington était en juin 2017.

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  • Silenoz // 29.05.2018 à 07h18

    Ayant voyagé en Ukraine pas moins de quatre fois en 2ans , je peux vous dire qu’il ne faut pas chercher loin les neo-nazis . un seul exemple : le musée de la grande guerre patriotique .

    Drapeau du bataillon azov à l’entré du musée ( incorporant la rune de la Das Reich ) et depuis cette année encore pire : mise en valeur dans la coupole sous la statue ( la salle qui porte le nom de tout les héros morts pour la liberation de l’ukraine ) de miliciens neo-nazi morts dans le Dombass . Sacré pied de nez à l’histoire …

    Je ne parle même pas de Lviv ou des Tag qui trainent ici et là sur la place Maidan .

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  • Fritz // 29.05.2018 à 07h39

    J’ignorais la lettre courageuse et bienvenue du représentant Ro Khanna au Département d’État. Puisse-t-elle dessiller les yeux des Américains.
    En France, ce n’est pas mieux. Assistant régulièrement aux cérémonies de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, je m’agace d’entendre les discours officiels des représentants du PCF et de la CGT stigmatiser encore et encore “le retour du fascisme” en Allemagne (AfD), en Italie, en Hongrie…, mais JAMAIS en Ukraine.

    La CGT de M. Martinez accepte donc le massacre commis à Odessa contre la Maison des syndicats ?
    Le PCF de M. Laurent accepte donc les joyeux symboles de Svoboda, de Pravyi Sektor, du bataillon Azov ?

    Tout se passe comme si ces organisations bien françaises se chargeaient de dénigrer, au nom de la Résistance et des fusillés de Châteaubriant, les mouvements souverainistes et alternatifs, sous couvert d’antifascisme.

    Mais quand le vrai fascisme agit et tue pour le compte de l’UE et de l’OTAN, on n’entend plus les débris du communisme français.

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    • jbl // 29.05.2018 à 08h41

      La CGT de M. Martinez accepte donc le massacre commis à Odessa contre la Maison des syndicats ?
      Le PCF de M. Laurent accepte donc les joyeux symboles de Svoboda, de Pravyi Sektor, du bataillon Azov ?
      Tout ça pour ne rien dire car interrogatif!!!!

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      • R.C. // 29.05.2018 à 11h35

        Qui ne dit mot consent.

        Le silence de la CGT en ce qui concerne “Odessa” (2 mai, le lendemain du 1er mai, c’est pourtant pas difficile à mémoriser !) est consternant. Quant au PCF officiel, à part quelques instances locales et quelques militants déterminés et impliqués, le silence sur l’affaire ukrainienne est abyssal. Pourtant, les communistes Ukrainiens ont pris des coups plus que sévères (incendies, pillages de permanences, violences, intimidations et assassinats) de la part des nazillons.

        Si le PCF réalise les scores qu’il obtient est-ce bien surprenant ? La seule chose qu’il n’ait pas abandonnée, c’est la langue de bois…

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    • weilan // 29.05.2018 à 09h36

      Vous déplorez le silence du PCF et de la CGT sur les événements en Ukraine. Fort bien, MAIS sont ce les seuls à garder le silence ? A part JLM je n’ai guère entendu une quelconque condamnation des dérives nazies en Ukraine venant d’autres acteurs politiques français.
      Enfin et comme le fait remarquer Alfred plus haut, confondre le fascisme et le nazisme pur et dur ajoute à la confusion des esprits. Svoboda, Pravyi Sektor et le bataillon Azov sont ouvertement NAZIS.

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      • Patrique // 29.05.2018 à 12h27

        L’UPR en a parlé en long en large et en travers. Et je suppose qu’il n’est pas le seul parti qui a dénoncé l’extrême droite en Ukraine.

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    • TontonJP // 29.05.2018 à 13h08

      La CGT et le PC ne dénoncent pas les fascistes au pouvoir en Ukraine ? Ou vous êtes sourd, ou vous ne savez pas lire (achetez l’Humanité), ou vous êtes d’une rare mauvaise foi, ce que je crois plus volontiers.

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      • Fritz // 29.05.2018 à 14h26

        J’achète rarement l’Humanité depuis que ce journal a célébré la “victoire du peuple” lorsque les nato-djihadistes ont pris Tripoli en 2011. Aussi ne suis-je pas au courant des condamnations régulières et sans doute tonitruantes du fascisme ukrainien que vous évoquez.

        Je parlais seulement de mon expérience, celle d’un participant actif des cérémonies de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt. Lors des 75 ans des fusillés de la Carrière, le 23 octobre 2016, MM. Laurent et Martinez ont pratiquement fait dans leurs discours la campagne d’Emmanuel Macron, le candidat bien connu de la classe ouvrière.

        Naturellement, vous n’êtes pas obligé d’ajouter foi… à ma mauvaise foi.

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    • RV // 29.05.2018 à 17h53

      @ Fritz // 29.05.2018 à 07h39
      _______________________
      Voici au moins 3 publications trouvées en quelques clics qui démentent vos allégations vis à vis du PCF
      http://vivelepcf.fr/4003/ukraine-le-fascisme-ne-passera-pas-70-ans-apres-la-victoire-contre-le-nazisme-les-autorites-francaises-ne-peuvent-pas-tolerer-lanticommunisme-du-regime-de-kiev-et-le-soutenir/
      https://www.humanite.fr/ukraine-le-parti-svoboda-est-fasciste
      http://international.pcf.fr/56438
      et d’autres pour ce qui concerne la CGT
      http://lucien-pons.over-blog.com/2015/01/une-delegation-ukrainienne-temoin-du-massacre-d-odessa-en-france.html
      (3) suite du programme (PCU+ « mères d’Odessa »)
      28/01 Marseille, débat public à l’Union Départementale CGT (Bourse du travail, 23, Bd C. Nedelec) à 18h (ouverture de l’expo à 16h30))
      http://www.frontsyndical-classe.org/2014/11/le-massacre-du-2-mai-a-la-maison-des-syndicats-d-odessa-exposition-en-france.html
      http://lefenneccgt.unblog.fr/2015/01/12/lemotion-nous-egare-cest-son-principal-merite/
      (Cette citation d’Oscar Wilde, convient bien à la Manifestation d’hier, le peuple derrière ses bourreaux, des assassins d’enfants en Palestine, des tueurs de syndicalistes a Odessa, des « emprisoneurs » de journalistes, des représentants du capital, la troïka, des affameurs de peuples, des chasseurs d’arabes de Rroms, les représentants des plus grandes théocraties du monde)

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    • RGT // 29.05.2018 à 19h01

      Comme le PCF et la CGT (du moins leurs dirigeants) ne vivent désormais que grâce aux “deniers de la honte” fournis par l’état au titre de “pluralité politique” et “partenaires sociaux” ils ne veulent surtout pas se fâcher avec leurs bailleurs de fonds.
      Alors motus et bouche cousue, on glisse sous le tapis tout ce qui pourrait remettre en question la “Manne Céleste” qui permet de continuer à vivre dans le luxe sans avoir à se soucier du lendemain. Il suffit de dire “Amen” et de ne surtout pas faire de vagues qui pourraient courroucer les “mécènes” et tuer la poule aux œufs d’or.

      Pour (re)devenir indépendants ils faudrait qu’ils retroussent leurs manches et qu’ils aillent à la rencontre de la population DANS LA VRAIE VIE, ce qui serait exténuant alors que leur statut de “trublions officiels” leur permet de pantoufler sans avoir à quitter leurs bureaux cossus. Pourquoi se fatiguer ?

      C’est AUSSI ça la corruption, et ils auraient tort de ne pas en profiter tant que la soupe et chaude et le nid bien douillet.

      Depuis la chute de l’URSS, ces deux “organisations” n’ont plus qu’un seul objectif : Préserver le train de vie de leurs dirigeants, quitte à accepter TOUTES les compromissions.

      Je ne parle pas des militants sincères (il y en a encore) pour lesquels j’ai le plus grand respect, surtout avec toutes les couleuvres qu’ils doivent avaler.

      Comme toujours, ce ne sont jamais les “petits” qui sont nauséabonds (même si on ne partage pas leurs idées), ce sont bien les “oligarques” qui ont pris le contrôle de ces organisations qui sont vraiment écœurants.

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  • fox 23 // 29.05.2018 à 09h06

    Ma chère Sandrine, je vous crois victime de la propagande hollywoodienne tenant lieu d’histoire de ce grand pays.
    Si vous connaissiez mieux la réalité étasunienne depuis 1776 – et même un peu avant pour ce qui concerne le sieur Washington lui-même avec les 300 esclaves de son domaine de Virginie – vous seriez moins critique vis à vis de ceux qui répondent à cet article.
    Quelques idées de recherches ? Henry Ford, Standard Oil et Rockfeller + Standard IG Farben, Monarch program. La quasi totalité des mauvais coups est sur Internet et même Wiki votre ami américain ne peut le camoufler.
    Bonnes découvertes.
    Une dernière, pourquoi les gouvernements successifs, si prompt à se pencher sur la Shoah ont toujours interdit la reconnaissance du génocide indien qui tua près de 2 fois plus de gens ?

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    • Sandrine // 29.05.2018 à 09h43

      Mon cher fox 23. Il n’était question ni des 300 esclaves de Washington, ni d’Henry Ford et autres Rockfeller. Il etait question de réserves d’Indien qu’on prétend être la même chose que les camps de concentration de la seconde guerre mondiale et des nordistes américains mis sur un pied d’égalité avec les Einsatzgruppen.
      Un peu de décence tout de même ! Je ne nie en aucune façon l’horreur des nettoyages ethniques et vols de terre dont les Amérindiens ont été victimes. Mais vous ne pouvez pas dire que l’idéologie nazie est la même chose que l’idéologie des américains d’origine d’européenne de l’époque ( eh ! oui, il n’y avait pas que des « Anglo-saxons », si tant est que ce terme ethnique ait un sens !).
      Vous ne pouvez pas mettre sur un même plan le résultat (la mort et la souffrance) et l’intention.

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      • Nul H // 29.05.2018 à 23h22

        Merci tres bien,

        Recentrer une problématique, à juste titre, fait que l’on nous suit moins facilement. Cependant il convient de le faire, mais aussi de rappeler aux sources tout argument.

        Sans cela rien ne tient.

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  • Donetskiy Vasia // 29.05.2018 à 09h19

    C’est important de noter qu’en Ukraine c’est un juif – Volodymyr Groissman, qui est la tête du gouvernoment ouvertement pro nazie. Quelle honte!

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    • R.C. // 29.05.2018 à 11h49

      Et que dire de l’oligarque milliardaire israélo-chyprio-ukrainien Igor Kolomoïski ?
      Il a financé les néo-nazis de Praviï Sektor et les bataillons de même idéologie (Azov, Dnipro, etc) !…

      C’est lui également qui a lancé des “contrats” contre des opposants à Maïdan dont Oleg Tsariev, candidat aux présidentielles face à Porochenko, qui a dû se réfugier précipitamment suite aux menaces de mort et à deux graves attentats.

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  • Lysbeth Levy // 29.05.2018 à 09h25

    N’oubliez pas Fritz, que BHL n’ayant pas vu de nazis sur le Maidan, c’est donc qu’ils “n’existent pas” sauf dans les “mensonges” de Poutine, le “nouvel Hitler” selon la formule consacrée : https://laregledujeu.org/2014/02/25/16016/maidan-et-lextreme-droite-stop-a-la-desinformation-de-m-poutine/ Donc pour tout ces gens c’est une révolution de la dignité qui a eu lieu. Interdit de dire l’inverse. D’ailleurs ce site s’est fait allumé pour avoir osé dire le contraire. Or depuis il est clair que ce pays se fait piller avec l’aide des néonazis et la 5 ème colonne ukrainienne (autrefois exilée) au pouvoir a l’heure actuelle. Et oui la pseudo-gauche (NPA, Verts, PG etc) n’a rien vu non plus, comme si nous n’étions pas capables de faire des recherches nous mêmes, ou nous informer ailleurs, on nous ment même a gauche “dite radicale” . https://blogs.mediapart.fr/vincent-presumey/blog/090314/internationalisme-et-defense-de-lukraine
    Même les israeliens ne se gènent pas de le dire et de plus en plus des occidentaux lucides, que l’extrême droite et néonazis sont au manettes. On nous a vendu une “révolution populaire” en lieu et place d’un “coups d’état” meurtrier. Après ça on va légiférer sur les fake-news parce que nous ne serions pas capables de juger par nous même de la réalité des faits : http://www.entreprise.news/loi-anti-fake-news-pour-la-ministre-de-la-culture-les-francais-ne-sont-pas-capables-de-discerner-vraies-et-fausses-infos/. Consternant non ?

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  • riton // 29.05.2018 à 09h38

    Texte très intéressant, sauf que … Mettre Lénine et Hitler dans le même sac !

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    • R.C. // 29.05.2018 à 12h11

      En dépit de quelques différences, ils sont très complémentaires.
      Magadan et Mauthausen, les pratiques et les résultats sont les mêmes !…

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      • Sandrine // 29.05.2018 à 13h35

        Magadan a été construit en1932. À cette époque Lenine était mort depuis longtemps.

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        • R.C. // 30.05.2018 à 00h33

          Dès 1922, la Tchéka supervisait trois camps du côté d’Arkhangelsk.
          En 1923, ce sont les îles Solovki qui deviennent camp de déportation et d’extermination. Vladimir Illitch Oulianov (Lénine) disait de ce Слон: “il sera le prototype d’un immense réseau de camps de travail”…
          Difficile d’exonérer Lénine de la responsabilité de ce qui s’est produit dans la droite continuité de la révolution bolchevique, l’archipel de la Kolyma y compris !

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          • Sandrine // 30.05.2018 à 09h01

            Désolée, il n’y a jamais eu de camps d’extermination en URSS; ceux-ci sont la triste exclusivité du régime hitlérien.
            L’existence de camps de travail est en droite ligne avec l’idéologie productiviste et collectiviste des bolcheviques. Ils avaient pour vocation, non pas de tuer les gens, mais de les faire participer à la construction de la collectivité et accessoirement de les “rééduquer” (il y avait une bibliothèque pour les détenus à la Koloumna).
            Je ne connais nulle phrase de Lénine où il prône l’instauration de conditions de vie et de travail volontairement inhumaines dans ces camps (alors que les nazis, eux, prônaient explicitement et ouvertement “l’extermination par le travail” )

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  • Pegaz // 29.05.2018 à 11h11

    De toute cette mouvance et groupes d’extrême droite c’est la fibre russophobe qui a été volontairement exacerbée. Comment d’un différent sur un traité perdant-perdant ( http://www.idc-europe.org/fr/-Accord-d-Association-avec-l-Ukraine-est-une-strategie-perdant-perdant- ) ouvrir un conflit avec l’empêcheur de tourner en rond en Syrie et lui soustraire l’Ukraine de l’Union Eurasiatique.

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  • Nanker // 29.05.2018 à 11h41

    “Je ne parle même pas de Lviv ou des Tag qui trainent ici et là sur la place Maidan”

    SI SI parlez-nous en… Les témoins directs d’une situation sont toujours des contributeurs appréciés (sauf s’ils sont journalistes au «Monde» ou à «Libé» hi hi…).

    Sinon plus généralement on dirait que les Ricains ont habilement su exploiter les traumas issus de la IIème guerre mondiale chez les Baltes et les Ukrainiens (et la haine de ceux-ci pour les Russes) pour engrainer des kystes pro-otanesques dans l’arrière-cour de Poutine.
    Avec dans les deux cas une assise bien droitière pour être poli…
    https://histoireetsociete.wordpress.com/2014/03/17/defile-sous-tension-danciens-waffen-ss-lettons-a-riga-et-realite-du-nazisme-dans-les-pays-baltes-et-le-contexte-europeen/

    Pendant ce temps-là à Bruxelles on regardait ailleurs. “Et tout ça ça fait d’excellents Européens…” pour paraphraser Maurice Chevalier!

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  • moshedayan // 29.05.2018 à 12h24

    Fritz, vous avez parfaitement raison. Il y a bien des contradictions chez les représentants du PCF, de la CGT et de la France insoumise en partie. Un passé mal digéré, des confusions “internationalistes” favorables à l’UE, des confusions entre “protestations populaires” et Maîdan (mise en oeuvre d’un coup f’Etat), soupçons que Poutine est aux commandes du soulèvement du Donbass… Stephen H Cohen a raison aussi de dénoncer la passivité complice des Juifs occidentaux sur l’Ukraine…
    Tout cela n’a de sens que par la crainte d’un “retour de bâton”. Oups…

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  • Alain // 29.05.2018 à 13h29

    Rien de neuf sous le soleil, les armes à peine tues en 1945 que les Américains prenaient déjà à leur service des nazis (services de renseignements et autres, dont Werner von Braun) en faisant croire que ces personnes n’avaient que fait semblant d’être nazis pour survivre. Et que dire des multiples dictatures sud-américaines soutenues à bout de bras par les USA, dictatures ayant assurés l’asile aux nazis fuyant l’Europe

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    • Alcofribas // 01.06.2018 à 22h47

      n’oublions pas Walter Hallstein…

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  • Louis Robert // 29.05.2018 à 15h27

    N’oublions jamais ceci:

    « L’Ukraine et les USA rejettent la résolution contre la glorification du nazisme. » 09:26 18.11.2016 (mis à jour 19:23 07.02.2017)

    Le projet du document soumis par la Russie, visant à lutter contre le racisme et la discrimination, a été adopté par 131 pays. Trois seulement se sont prononcés contre, dont l’Ukraine et les États-Unis, pays qui votent régulièrement contre.

    Le 3e comité de l’Assemblée générale de l’Onu a adopté jeudi la résolution contre la glorification du nazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance.»

    https://fr.sputniknews.com/international/201611181028757894-resolution-onu-glorification-nazisme/

    *

    Никто не забыт
    Ничто не забыто

    Personne n’est oublié
    Rien n’est oublié

    (Olga Bergolts — Léningrad)

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  • Krystyna Hawrot // 30.05.2018 à 14h55

    Selon Peter Kochin, journaliste à Odessa, 3000 personnes sont des prisonniers politiques en Ukraine, dont 35 à Odessa. Ils sont accusés de communisme et séparatisme. Aucun procès, aucune preuve, aucun acte d’accusation pour certaine (Ekaterina Fotieva) – totalement arbitraire. Des militants ont organisé plusieurs auditions au Parlement Européen grace au soutien de la député lettone Tatiana Zdanoka. Sans succès, tout le monde ferme les yeux et les oreilles en Europe de l’Ouest, alors les USA…

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  • Krystyna Hawrot // 30.05.2018 à 15h06

    Et n’oubliez pas que des que vous allez en Ukraine chercher des preuves et nouer des contacts, vous êtes interdit de séjour rapidement car “ennemi de l”‘Ukraine” comme moi je l’ai été en janvier de cette année à la frontière moldave. C’était curieux de voir dans le car tous ces travailleurs migrants ukrainiens qui vont en Bulgarie prendre le boulot des Bulgares à 200 Euros par mois dans la zone touristique des Sables d’Or, mais n’ont pas moufté quand les deux seuls Européens de l’UE ont été chassé du bus et de leur glorieuse Ukraine: au moins j’espère que le travail migrant esclave en Occident leur descillera les yeux petit à petit.

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  • Alcofribas // 01.06.2018 à 22h59

    Idem dans les pays baltes, membres de l’UE et de l’OTAN, où la glorification nazie bat son plein depuis des années, condamnée par la Russie et le reste du monde, hormis le camp occidental…
    https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/03/19/hitler-apprecierait-les-marches-nazies-se-multiplient-en-europe-videos-photos/

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