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6.décembre.20216.12.2021 // Les Crises

L’Australie fait pression pour une nouvelle guerre froide entre la Chine et l’Amérique

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L’Australie connaît une hausse de la paranoïa quant à l’influence chinoise dans le pays – et la classe dirigeante australienne attise les tensions entre la Chine et les États-Unis. Pour le bien de la paix et de la prospérité mondiales, il faut les arrêter.

Source : Jacobin Mag, Gary Pearce
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Gros plan DigitalGlobe via Getty Images WorldView-3 image satellite de l’installation de défense commune de Pine Gap, au centre de l’Australie. Cette installation secrète est en partie gérée par les agences américaines, Central Intelligence Agency (CIA) et la National Security Agency (NSA). (Photo DigitalGlobe via Getty Images)

Critique de China Panic : Australia’s Alternative to Paranoia and Pandering (Panique au sujet de la Chine : Alternative australienne à la paranoïa et à la propagande) par David Brophy (La Trobe University Press/Black Inc., 2021)

Les décennies qui ont suivi 2001 ont été marquées par la « guerre contre le terrorisme » ; il se pourrait qu’une nouvelle guerre froide entre la Chine et les États-Unis soit celle qui façonnera celles qui suivront. A la différence des tensions entre l’URSS et l’Amérique au XXe siècle, les relations entre les pays occidentaux et la Chine sont aujourd’hui rendues compliquées par les liens économiques étroits qu’ils entretiennent et la hantise des États-Unis d’un éventuel déplacement économique [vers la Chine, NdT].

L’Australie, fidèle subalterne de tout temps de la première puissance mondiale, s’est empressée de s’engager dans cette nouvelle guerre froide. L’alliance AUKUS récemment annoncée entre l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis se traduit par une augmentation significative des dépenses militaires de la nation des antipodes. La pièce maîtresse de cet accord est la commande par l’Australie de sous-marins nucléaires aux États-Unis.

La menace étrangère contre laquelle l’Australie prétend se défendre est évidente. En tout cas, elle n’échappe pas à de nombreux politiciens et commentateurs publics qui attisent les craintes à l’égard de la Chine, de Pauline Hanson, à droite, à Clive Hamilton, à gauche.

Le livre de David Brophy, China Panic : Australia’s Alternative to Paranoia and Pandering tombe à pic en ce moment. Il se distingue des autres écrits sur la géopolitique australienne en ce qu’il n’est pas rédigé du point de vue de l’establishment de la politique étrangère du pays. Le livre de Brophy ne conseille pas de ménager la Chine ou de renforcer l’hégémonie régionale des États-Unis. En tant qu’universitaire spécialisé dans l’étude du nationalisme ouïgour et commentateur progressiste, Brophy prend plutôt un point de vue en faveur des intérêts des populations d’Asie, d’Australie et d’ailleurs. Dans cette perspective, la menace la plus grave pour la démocratie ne vient pas de la République populaire de Chine (RPC), mais de la militarisation, de l’intensification des rivalités entre les empires et, peut-être même, d’un conflit régional.

Autoritarisme vs Démocratie

La principale figure de rhétorique de la nouvelle guerre froide est la confrontation entre autoritarisme et démocratie. Depuis le début, les responsables politiques américains ont présenté les relations économiques entre la Chine et les États-Unis comme étant conditionnées par le respect par la Chine des droits humains, de la limitation du renforcement militaire et du respect de la souveraineté nationale de ses voisins, en particulier de Taïwan. Bien entendu, les États-Unis n’ont jamais porté un regard aussi critique en ce qui concerne leur propre politique, tant intérieure qu’étrangère.

Aucun pays ne parvient à s’élever à partir du bas de l’échelle par le seul biais du commerce et des investissements, et la Chine l’a reconnu. Si vous défiez l’hégémonie économique des États-Unis, alors vous avez intérêt à vous doter d’une force de dissuasion militaire.

Bien que Brophy ne se félicite pas du nouvel impérialisme de la Chine, il insuffle au débat un réalisme bien nécessaire. Le véritable problème, affirme-t-il, n’est pas l’autoritarisme de la Chine, mais la menace que la RPC [République Populaire de Chine, NdT] représente vis-à-vis de la domination économique des États-Unis. La Chine agit comme on pourrait l’attendre de toute puissance émergente, dans le contexte du système mondial existant.

La rhétorique des États-Unis sur la démocratie est un mince vernis pour couvrir ses propres intérêts de type impérial. Ainsi, lorsque l’Amérique a imposé des mesures pour contenir la croissance économique de la Chine, y compris par la mise en place de restrictions visant l’entreprise de télécommunications chinoise Huawei, elle a invoqué pour les justifier des raisons de sécurité. Dans le même temps, les révélations d’Edward Snowden ont démontré que les agences de sécurité américaines collaboraient avec de grandes entreprises technologiques américaines pour avoir accès aux câbles de fibre optique, aux routeurs et aux commutateurs internationaux. Elles ont pu accéder aux serveurs de Huawei et espionner tout à la fois sa technologie et son personnel de pointe.

Plus largement, les États-Unis ont répondu à la montée en puissance de la Chine en opérant un virage militaire vers l’Asie. Il n’est toutefois pas certain que cela puisse freiner les ambitions de la Chine. Cela augmente l’éventualité d’un conflit régional entre les deux nations.

Auxiliaire sub-impérial

Afin de proposer une position progressiste concernant l’Australie dans cette nouvelle guerre froide, Brophy concentre son attention sur le rôle joué par l’Australie dans la structuration de ses relations avec la Chine et les États-Unis. Opposé à ceux qui, comme l’historien Henry Reynolds, déplorent le manque d’indépendance de l’Australie, Brophy souligne la façon dont le pays a délibérément et consciencieusement défendu ses intérêts au sein de l’alliance américaine.

Jusqu’à maintenant, l’Australie tentait de préserver un équilibre entre sa relation économique avec la Chine et sa relation politique avec les États-Unis. Toutefois, cet équilibre est désormais rompu. Par conséquent, loin de suivre l’exemple des États-Unis, le gouvernement australien a entrepris d’attiser délibérément les tensions avec la Chine. Telle était l’intention derrière les récentes spéculations de Peter Dutton sur la possibilité d’une guerre avec la Chine. Comme l’affirme Brophy, il s’agissait de faire en sorte que les États-Unis continuent de rester focalisés sur la région.

Il est arrivé, à certains moments que l’Australie agisse comme le plus ardent défenseur de la nouvelle guerre froide contre la Chine. Cela s’explique en partie par les difficultés qu’elle rencontre pour retenir l’attention des Américains sur la région et ses intérêts. Le besoin de l’Australie d’entretenir des liens étroits avec les pays occidentaux puissants est un héritage de sa vocation d’avant-poste colonial en Asie. Ce statut marginal a poussé la classe dirigeante australienne à rechercher un puissant protecteur pour renforcer sa position et son influence dans la région. Parfois, ces efforts portent leurs fruits. Par exemple, au début de cette année, le gouvernement américain a reconnu que l’Australie avait contribué à l’élaboration d’une nouvelle stratégie anti-chinoise plus musclée.

En Australie, une partie du débat sur la politique étrangère tourne autour de la question de savoir si la plus grande menace pour la souveraineté du pays vient de la Chine ou des États-Unis. Comme l’observe Brophy, l’Australie a déjà cédé beaucoup plus de pouvoir au gouvernement américain qu’à la Chine. Par exemple, si les installations secrètes de Pine Gap, en Australie, sont engagées dans des opérations contre la RPC, les politiciens américains en seront informés. Les politiciens australiens, en revanche, ne le seront pas, alors même que ces installations pourraient entraîner le pays dans un conflit avec la Chine.

Dans le même temps, l’Australie a fait sienne une définition exhaustive de la sécurité nationale pour justifier ses revendications en matière de propriété dans le Pacifique, sous la forme de sphère d’investissement et d’influence. Cela est lié au rôle sub-impérial que l’Australie, sous l’égide des États-Unis, joue dans la région. Les dirigeants australiens tirent hypocritement la sonnette d’alarme quant à l’influence malveillante de la Chine dans la région. Et ce, en dépit, notamment, des efforts sordides déployés par l’Australie pour espionner et spolier le Timor-Oriental de ses ressources dans la mer du Timor.

Peut-être plus important encore, Brophy affirme que la guerre froide émergente avec la Chine a pour effet de dégrader la démocratie. Le gouvernement libéral de Malcolm Turnbull a introduit des lois sur la sécurité pour lutter contre les « ingérences étrangères », ce qui a joué un rôle clé dans ce processus. Ces lois de grande ampleur ont constitué une menace pour les libertés universitaires, la liberté de la presse et les droits civils.

Les affaires, qui en vertu de ces lois, ont fait l’objet de poursuites et ont été très médiatisées, impliquaient systématiquement des protagonistes chinois. Dans un de ces cas, le gouvernement australien a même révoqué les visas de spécialistes chinois de la littérature australienne. Brophy ne perd pas de vue le fait que l’Australie adopte de plus en plus le type de mesures autoritaires généralement associées à la Chine.

Brophy souligne également comment le développement des agences de sécurité australiennes a jeté la suspicion sur les Australiens d’origine chinoise, en particulier ceux qui sont impliqués dans des organisations considérées comme ayant des sympathies pour Pékin. L’Australian Secret Intelligence Organization (ASIO) a informé le Weekend Australian qu’elle était préoccupée par la candidature de pas moins de dix Australiens d’origine chinoise aux élections et par leurs liens avec la RPC. Brophy relève comment les médias sont enclins à amplifier cette paranoïa croissante autour de la possibilité d’une ingérence de l’État chinois dans la politique australienne. Peter Hartcher, du Sydney Morning Herald, s’est montré particulièrement virulent dans son opposition à l’immigration en provenance de la RPC, notamment dans son article « Red Flag » du Quarterly Essay.

La Chine et les droits humains

C’est parce que Brophy est un critique indépendant et sans faille du gouvernement chinois, que sa critique de la politique australienne est d’autant plus convaincante. Spécialiste du peuple musulman ouïgour de Chine, Brophy a déjà attiré l’attention sur les paniques sécuritaires périodiques, les détentions massives et le travail forcé auxquels la RPC soumet les Ouïgours. Dans le cadre de ces mesures de répression, il observe également que la Chine a adopté le langage du contre-terrorisme occidental et a coopéré avec des agences telles que la Police fédérale australienne.

Ici, la leçon que nous devons en tirer est que la nouvelle guerre froide – qui conduira à une militarisation accrue et à la multiplication d’États sécuritaires dans les deux camps – exacerbera en fait les violations des droits humains à l’encontre des Ouïghours. En effet, la Chine se rend compte que les nations occidentales sont moins susceptibles d’exercer des pressions au sujet des droits humains lorsque leurs intérêts économiques sont en jeu.

Brophy se penche également sur la lutte de 2019 pour les droits démocratiques à Hong Kong, en notant l’hypocrisie de nombreux critiques occidentaux traditionnels de la RPC. Tout en s’empressant de soutenir les manifestants de Hong Kong, les politiciens pro-occidentaux tels que le sénateur Tom Cotton ont été les premiers à condamner les manifestations de Black Lives Matter.

De même, en réponse à la répression du mouvement démocratique soutenue par la Chine, l’Australie a suspendu son traité d’extradition avec Hong Kong. Dans le même temps, comme l’observe Brophy, « la triste réalité est que les lois australiennes sur la sécurité servent désormais davantage de modèle que de contre-exemple pour les gouvernements répressifs d’Asie.» De telles contradictions mettent en évidence tant l’hypocrisie des critiques de l’Australie à l’égard de la RPC que les véritables motivations qui les sous-tendent.

Dénoncer le racisme

La menace d’une nouvelle guerre froide a considérablement influencé certains auteurs contemporains, tant de fiction que de non-fiction, et s’est immiscée dans leurs œuvres. Bruny, le roman d’invasion de Heather Rose paru en 2009, et Silent Invasion de Clive Hamilton paru en 2018, sont tous deux profondément marqués par la menace que la Chine fait peser sur la souveraineté australienne. Cela commence souvent par la crainte que l’Australie soit trop dépendante de la Chine avant de déboucher sur la suspicion et la paranoïa à l’égard des organisations sino-australiennes. Cette crainte conduit de nombreuses personnes, y compris des membres de la gauche culturelle et libérale, à se tourner vers les agences de sécurité australiennes pour se protéger contre la menace perçue.

Brophy s’oppose à juste titre aux prétentions exagérées du camp anti-Chine pour demander si les nations coloniales sont particulièrement sujettes à des paniques concernant leur souveraineté. Le fait que les peuples des Premières nations n’aient jamais cédé leur souveraineté et qu’ils ne cessent de la revendiquer peut expliquer l’anxiété de l’Australie quant à la pérennité de son existence.

Ne se limitant pas à une analyse du racisme colonial des pionniers australiens, Brophy dénonce également le racisme anti-chinois du pays. Le racisme n’est pas, insiste-t-il, une simple question de préjugés individuels. Il est au contraire de plus en plus encouragé par les autorités et les commentateurs politiques.

Les politiciens et les dirigeants anti-chinois mettent désormais régulièrement les Australiens d’origine chinoise au défi de préciser leur allégeance, tout comme les conservateurs l’exigent des musulmans, au moins depuis la guerre contre le terrorisme. Bien entendu, ceux qui justifient l’interdiction de l’immigration en provenance de la RPC par des arguments inévitablement racistes dissimulent leurs préjugés en invoquant des « valeurs » prétendument différentes, plutôt que des différences raciales. Tout comme le récit du choc des civilisations auquel la guerre contre le terrorisme a donné naissance, le sentiment anti-chinois a engendré une nouvelle guerre des civilisations. Les combattants de ce nouveau conflit sont un Occident libéral et un Orient autoritaire.

L’élément le plus rafraîchissant du livre de Brophy est peut-être la façon dont il s’adresse à la sphère publique au sens large, qu’il considère comme un contrepoids à la rivalité naissante entre les grandes puissances que sont la Chine et l’Amérique. C’est précisément parce que cette rivalité contribue à l’érosion de la démocratie et augmente la probabilité d’une guerre que Brophy soutient que l’opinion progressiste devrait refuser de pointer la Chine du doigt. En effet, il appartient à la Gauche de refuser de se laisser enfermer dans les objectifs de politique étrangère des dirigeants australiens et d’exprimer plutôt ses critiques de manière systématique vis-à-vis des causes intérieures et extérieures de cette nouvelle guerre froide.

Ce n’est pas une question de valeurs démocratiques, ces dernières sont sujettes à contestation dans tous les pays, y compris l’Australie. Il s’agit plutôt, comme le reconnaît Brophy, d’une question de rivalité économique entre les nations capitalistes. C’est un type de réalisme très différent de la realpolitik de la classe dirigeante qui nous condamne à la militarisation et au soutien des interventions étrangères. L’Australie n’est pas une victime de l’impérialisme chinois – tant qu’elle conservera le pouvoir, la classe dirigeante australienne veillera à ce que le pays reste un auxiliaire sub-impérial des États-Unis tant que celui-ci sera viable.

À propos de l’auteur

Gary Pearce a écrit pour des publications telles que Overland, the Drum, Eureka Street, Arena Magazine et Thesis Eleven. Il vit et travaille à Melbourne.

Source : Jacobin Mag, Gary Pearce, 13-11-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 06.12.2021 à 07h19

« Spécialiste du peuple musulman ouïgour de Chine, Brophy a déjà attiré l’attention sur les paniques sécuritaires périodiques, les détentions massives et le travail forcé auxquels la RPC soumet les Ouïgours. »

Encore et toujours cette propagande anti-chinoise quand les yankees n’ont jamais cessé de financer directement ou indirectement les terroristes islamistes pour déstabiliser l’Afghanistan, la Yougoslavie, l’Irak, la Russie (Tchétchénie), la Syrie et maintenant la Chine. Pas de chance, sur le terrain cela ne marche pas et le Xinjiang est en plein développement, notamment dans le cadre du projet des nouvelles routes de la soie.

Je reste étonné que la Chine n’ait pas envoyé des troupes en Syrie pour y liquider les terroristes ouïghours.

L’Australie a cédé au chantage des yankees: vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous. La politique des yankees consiste à systématiquement instrumentaliser les vassaux pour qu’ils fassent leur sale boulot.

14 réactions et commentaires

  • Fabrice // 06.12.2021 à 07h19

    La nouvelle Zélande a bien compris que l’Australie voulait préserver et augmenter sa sphère d’influence dans la zone, de partenaire elle glisserait au statut de supplétive de l’Australie elle-même supplétive des USA.

    Or les pays comme elle aux alentours ne veulent pas plus de l’assujettissement à l’australo-usa que l’assujettissement à la Chine qui accroît son influence on se demande d’ailleurs qui emportera le lot de la nouvelle Calédonie si elle obtenait son indépendance de la France, sur ce sujet je n’ai pas d’avis pour ou contre mais il est clair que les appétits s’affutent dans la région les petits devront soit s’allignersur un camp ou alors un troisième camp mais là je doute.

    Quoique ce serait aussi pour notre pays l’occasion de redorer son blason dans cette région du monde, de favoriser l’émergence de la raison.

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  • LibEgaFra // 06.12.2021 à 07h19

    « Spécialiste du peuple musulman ouïgour de Chine, Brophy a déjà attiré l’attention sur les paniques sécuritaires périodiques, les détentions massives et le travail forcé auxquels la RPC soumet les Ouïgours. »

    Encore et toujours cette propagande anti-chinoise quand les yankees n’ont jamais cessé de financer directement ou indirectement les terroristes islamistes pour déstabiliser l’Afghanistan, la Yougoslavie, l’Irak, la Russie (Tchétchénie), la Syrie et maintenant la Chine. Pas de chance, sur le terrain cela ne marche pas et le Xinjiang est en plein développement, notamment dans le cadre du projet des nouvelles routes de la soie.

    Je reste étonné que la Chine n’ait pas envoyé des troupes en Syrie pour y liquider les terroristes ouïghours.

    L’Australie a cédé au chantage des yankees: vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous. La politique des yankees consiste à systématiquement instrumentaliser les vassaux pour qu’ils fassent leur sale boulot.

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    • Dypso // 06.12.2021 à 10h57

      Je ne vous aurais pas cru dire ça.

      Vous pensez vraiment que la chine dit vrai alors que personne ne peut aller verifier sur place comme il le souhaite sans que la chine ne leur fasse une visite guidé a la nord coréenne ?
      Le sujet est tellement épidermique pour la chine qu’a peine évoqué ils se braquent, renvoient les occidentaux a leurs responsabilités, alors qu’il suffirait juste démontrer qu’il y a pas de camps de concentrations. Parce que oui, ce pays a tout l’air d’un état totalitaire.
      La zone a beau être en plein développement, tu n’as pas le droit de penser autrement que le dicte le parti. C’est les outils se surveillance aussi qui sont en pleins développement oui.

      Les états unis ne sont pas naifs, pour leurs propres intérêts ils ont raison de faire toutes les saloperies qu’ils ont faites, mais n’allez pas croire que la chine est meilleure, elle attends son moment c’est tout.

      La chine est un état totalitaire, parti unique, tout puissant, pensé unique, camp de concentrations, surveillance d’état absolument partout. Me faites pas le coup de c’est une autre culture. Taiwan aussi c’est chine et qui n’a rien avoir.

        +4

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      • Robes 73 // 06.12.2021 à 15h12

        Je vous conseille la lecture attentive du livre de Maxime vivas. Administrateur du site. Le grand soir. Après vous revenez.

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        • LibEgaFra // 08.12.2021 à 07h41

          « mais n’allez pas croire que la chine est meilleure »

          Elle est heureusement bien meilleure. Elle n’a pas colonisé les autres continents et elle respecte les minorités, très nombreuses, sur son territoire. Contrairement aux yankees qui ont systématiquement déportés les Amérindiens et les ont parqués dans des « réserves » dépourvues de ressources. Non seulement les Ouïghours n’ont pas été déportés, mais ils ont accès à tous les biens et services développés dans le Xinjiang, où d’ailleurs ils ne sont pas la seule ethnie. Mais bien sûr rien ne ferait plus plaisir aux yankees et à Erdogan qu’un Etat islamiste imposant la charia.

          Horreur! Les danseuses ne sont pas voilées!

          https://www.youtube.com/watch?v=EpXlcTDz1P0

          » personne ne peut aller verifier sur place »

          Ben non, on peut:

          https://histoireetsociete.com/2020/05/10/la-marche-des-ouighours-par-andre-vltchek/

          Et curieusement quand l’auteur de cet article a été retrouvé mort à Istanboul dans de mystérieuses circonstances, les médias généralement si prompts à s’alarmer quand un journaliste décède, ici silence radio total.

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          • Dypso // 08.12.2021 à 09h50

            Déjà c’est fallacieux de comparer un pays actuel de le passé d’autres pays.
            Alors la colonisation c’est pour les mechants et les colonisés c’est les gentils ? Gnagnagna les americians vous avez pas été gentils avec les noirs et les indiens. C’est du passé, on passe pas notre temps a rappeler que l’allemagne possède une immense responsabilité dans deux des plus grandes deux guerres que l’humanité ait connue que je sache ? On passe pas notre temps a a rabâcher aux européens qu’ils ont contrôlé la quasi totalité du monde et que c’est des mechants que je sache ?

            Bon, alors ce qu’a fait les états unis n’indique pas que ce qu’ils feront, et ce que n’a pas fait la chine n’indique pas ce qu’elle ne fera pas.

            Vous arguments ont été entendus milles fois. Et ils n’ont pas plus de valeurs.

            Vos ouigours ne sont pas déportés en effet, ils il y des camps de travail chez eux. Ils sont en pleins développement oui, mais ils subissent une aculturation. Ils sont surveillé plus encore que le chinois moyen qui est déjà surveillé partout. Ils envoient également des chinois de la culture majoritaire sur place pour briser la culture locale comme ils le font au tibet.

            Alors vous allez me dire, oui c’est chez eux et pas chez les autres. Certes ! Dans ce cas la on aurait rien a reprocher aux usa ce qu’ils ont fait sur leurs propre territoire dans le passé !

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            • LibEgaFra // 08.12.2021 à 18h02

              « Déjà c’est fallacieux de comparer un pays actuel de le passé d’autres pays. »

              Non, quand le pays a continué et continue à commettre des crimes de guerre, des agressions basées sur des mensonges (couveuses, Colin Powell, Libye, etc.), tout rappel de ce passé est destiné à montrer que c’est toujours la même politique criminelle qui est menée.

              « On passe pas notre temps a a rabâcher aux européens qu’ils ont contrôlé la quasi totalité du monde et que c’est des mechants que je sache ?  »

              Les criminels sont toujours très contents quand leurs crimes sombrent dans l’oubli. Et pourquoi faire une discrimination ente les crimes? Il y a un génocide qu’on nous « rabâche » continuellement? Vous avez quelque chose contre ce « rabâchage »? Ce mot de « rabâchage » est le vôtre, certainement pas le mien, je préfère devoir de mémoire.

              Le problème est que les Européens sont toujours en train de vouloir contrôler la « quasi totalité du monde ».

              « méchants »? Non, criminels, car quand on pille et massacre, ce n’est pas de la méchanceté, mais ce sont des crimes.

                +3

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            • Dypso // 09.12.2021 à 00h12

              Si nous heritons bien du passé, de toute la gloire et la honte, on ne peut resumer un pays a son passé .

              Actuellement les usa sont la terre de l’auto flagelation des fautes du passés. La pleine « deconstruction ».

              [modéré]. Ne pensez vous pas un seul instant que certains états totalitaires actuels préfèrent, pardon, doivent user de moyens de dissuation, de diplomatie, de négociation, et autres moyens pour réussir a faire ce que la force ne peut leurs permettre de faire car la force leurs manquent ? Tout simplement ? Ils doivent user d’autres moyens alors ils le font, et ils se paient le luxe de passer pour un peuple respectueux en plus. C’est de la communication tout ca. d’ailleurs, plus ils se renforcent, plus il leurs poussent des ailes maintenant que la balance s’equilibre.

              Entre L’hypocrisie de la democratie capitaliste et un système totalitaire (qui n’est PAS communiste), je préfère le mal au pire.

              J’ai beau avoir toute l’affection que je veux pour le « communisme », pour les veritables heros de la seconde guerre, comme vous le dites, j’ai la memoire des goulags, la dictature de la pense.

              j’ai la mémoire que les « communistes », ont la memoire de l’humiliation faite par les occidentaux. Ils ont de l’ambition et ils profitent de ne pas être « criminels », de leur image pour cacher le fait qu’ils ont rage de revanche.
              L’esprit revanchard a créé les pires des guerre.
              Dominé par une fausse democratie ou une vraie dictature totalitaire ?

              Ne commetez l’erreur de croire que si les roles changeraient, les choses iraient vers le mieux.

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    • Dominique65 // 06.12.2021 à 11h15

      « vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous »
      Mais comment savoir si l’on est pour ou contre les USA lorsqu’on combat ou encourage le terrorisme islamique ?

        +3

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  • patoche // 06.12.2021 à 08h11

    Hier Jadot sur France info : « gna,gna,gna …On va importer le silicium de Chine, du Xinjiang où les Ouïghours sont sous le coup d’un crime contre l’Humanité gna,gna,gna… »

    https://www.francetvinfo.fr/politique/eelv/video-dimanche-en-politique-yannick-jadot-veut-l-impunite-zero-pour-les-violences-sexuelles_4870275.html

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  • Alain // 06.12.2021 à 09h17

    C’est la vieille hantise de l’Australie, relativement vide face à une Asie surpeuplée. En 40-45 grande peur d’une invasion japonaise, il y eu d’ailleurs une opération japonaise sur la côte nord

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    • Dominique65 // 06.12.2021 à 11h27

      « la vieille hantise de l’Australie, relativement vide face à une Asie surpeuplée »
      A plus de 4000 bornes, quand-même.
      La Russie n’est pas plus peuplée, la Mongolie l’est encore moins et elle ont des frontières communes avec la Chine. Avec le changement climatique, ces régions vont être bientôt un havre en comparaison de l’Australie qui grille déjà. Je serais Australiens, je m’inquièterais plus du changement climatique que de l’invasion chinoise. En fait, non : si j’étais australien, je serais climato-sceptique.

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  • RGT // 06.12.2021 à 10h42

    Tout ce que souhaitent les « élites » australiennes, c’est seulement de préserver leur statut et leurs privilèges, voire même les augmenter encore plus.

    Au détriment de la population crédule (pour rester poli) qui se retrouve à devoir financer les stratégies mises en place par les « élites » pour perpétuer leurs « avantages acquis » et à devoir accepter des mesures tyranniques qui ne vont pas du tout dans son intérêt.

    Certes il est nécessaire qu’une population se protège de toute intervention extérieure qui pourrait lui nuire mais le plus grand danger, et ce dans toutes les « démocrassies développées » provient bel et bien des dirigeants et ploutocrates nationaux qui n’hésiteront pas un seul instant à sacrifier la population pour en retirer le moindre avantage.

    Comme la lutte contre « l’ennemi extérieur » est une tradition éprouvée pour détourner l’attention de la population des comportements scandaleux des « élites » et que ça fonctionne depuis si longtemps que c’est passé dans les gènes des humains ils ne se gênent pas pour utiliser sans restriction ce « joker » pour continuer à exploiter sans vergogne la population au nom de la « sûreté de l’état »…

    Et ne vous en faites pas, les chinois font exactement la même chose, de même que toutes les nations qui possèdent un pouvoir centralisé « fort » dont le seul objectif n’est pas le bien-être de la population mais la simple survie des « élites ».

    Si les gouvernants crachent si fort sur les pratiques « scandaleuses » de la Corée du Nord ce n’est pas du tout pour dénoncer les pratiques dictatoriales de ce pays mais simplement par jalousie car la famille KIM a réalisé leur rêve d’un état dans lequel AUCUN citoyen n’ose même penser à critiquer ses « dirigeants bienveillants ».

    Et toutes les autres alternatives politiques (de la « case à palabres » aux anarchies horizontales équitables) ont toutes été « vaporisées » pour favoriser les systèmes centralisés « forts » qui imposent par la force et la violence les souhaits de leurs « dirigeants bien-aimés ».

    Même le cas des systèmes « communistes » tant décriés car il y a toujours moyen pour ces élites opportunistes de tirer leur épingle du jeu en se hissant au sommet de la hiérarchie.

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  • Grd-mère Michelle // 12.12.2021 à 17h35

    « Bien que Brophy ne se félicite pas du nouvel impérialisme de la Chine, il insuffle au débat un réalisme bien nécessaire. Le véritable problème, affirme-t-il, n’est pas l’autoritarisme de la Chine, mais la menace que la RPC représente vis-à-vis de la domination économique des USA.
    La Chine agit comme on pourrait l’attendre de toute puissance émergente, dans le contexte du système mondial existant. »

    Bref, le véritable problème reste le système mondial existant, de croissance infinie dans un monde fini, de surproduction de milliards de trucs inutiles à l’obsolescence programmée, « jetables », qui forment des montagnes de déchets sur terre et dans les mers. Il nécessite l’exploitation de la force de travail de milliards d’ouvrier-e-s peu considéré-e-s, dépolitisé-e-s, décervelé-e-s, appartenant ou pas à des minorités ethniques mais qui sont tou-te-s maintenu-e-s dans un esclavage consenti, ainsi que la monstrueuse pollution engendrée par l’import-export de tous ces objets superflus.
    Notre responsabilité dans cette histoire, c’est notre « laisser-faire », notre goût pour la facilité, le « confort » et les « distractions » dont nous jouissons pendant nos jours de congé, et nos ambitions dans le cadre de « l’ascenseur social » proposé par nos exploiteurs comme source de bonheur.
    Commençons par nous demander ce que nous désirons VRAIMENT, à quoi correspondent nos besoins réels, nos aspirations et nos idéaux, et tentons de consommer judicieusement…

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