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7.mars.20207.3.2020 // Les Crises

L’hypocrisie morale du procès en destitution – Par Chris Hedges

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Source : Truthdig, Chris Hedges, 23-12-2019

M. Fish / Truthdig

La procédure de destitution a été un étalage répugnant d’hypocrisie morale. Les interventions des républicains et des démocrates sont rapidement devenues prévisibles. Les démocrates, bien qu’ils aient applaudi à l’annonce des résultats du vote avant d’être rapidement réduits au silence par la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, ont cherché à se revêtir de gravité et de solennité. La décision calculée de Pelosi d’ouvrir le procès en destitution avec la version « devant Dieu » du Serment d’allégeance de 1954 était un signal approprié étant donné le nouveau maccarthysme du parti. Les démocrates se sont présentés comme des sauveurs, la dernière ligne de défense entre une démocratie constitutionnelle et la tyrannie. Les Républicains, aussi moralisateurs et écœurants que les Démocrates, ont proposé des analogies ridicules pour attaquer ce qu’ils ont condamné comme un procès à grand spectacle, notamment la déclaration du député Barry Loudermilk selon laquelle « Ponce Pilate a accordé plus de droits à Jésus que les démocrates n’en ont accordé à ce président ». Les républicains se sont prosternés sans vergogne tout au long des 10 heures de la procédure aux pieds de leur gourou Donald Trump, offrant une fidélité abjecte et éternelle. Ils ont accusé avec colère les démocrates de vouloir renverser les élections de 2016 par un coup d’État législatif.

C’était un spectacle ahurissant, dénué de morale et d’éthique, le genre de théâtre politique qui caractérise les régimes despotiques. Personne dans l’hémicycle ne protégeait la Constitution. Personne ne cherchait à demander des comptes à ceux qui l’avaient violée. Personne ne se battait pour rétablir l’État de droit. Les deux partis, qui ont mis en pièces les protections et les droits constitutionnels et vendu le processus politique aux plus offrants, se sont livrés à des violations flagrantes de la Constitution pendant des années et n’en ont pas tenu compte lorsqu’elles ont été rendues publiques. Les prises de position morales ont un coût, mais presque personne au Congrès ne semble prêt à le payer. Essayer de salir Trump en tant qu’agent russe a échoué. Les démocrates espèrent maintenant le discréditer en l’accusant d’abus de pouvoir et d’outrage au Congrès.

La politisation de la procédure de destitution n’a fait qu’exacerber les antagonismes et la polarisation dans le pays. Elle a, ironiquement, augmenté le soutien à Trump, qui, dans cet environnement toxique, pourrait bien être réélu. Son taux d’approbation est passé à 45 %, contre 39 % au moment de l’enquête de destitution, selon la dernière enquête Gallup, menée du 2 au 15 décembre. C’est la troisième hausse consécutive de la cote d’approbation en faveur de Trump. Parmi les républicains, Trump a une cote d’approbation de 89 %, soit près de neuf sur dix dans le GOP. Cinquante et un pour cent des Américains s’opposent au procès en destitution et au renvoi, soit une hausse de cinq points de pourcentage depuis le début de l’enquête de la Chambre, rapporte Gallup.

Oui, l’outrage de Trump au Congrès et sa tentative d’amener Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, à ouvrir une enquête sur Joe Biden et son fils, Hunter, en échange de près de 400 millions de dollars d’aide militaire américaine et de l’autorisation donnée à Zelensky de visiter la Maison Blanche sont des délits condamnables, mais insignifiants et mineurs par rapport aux violations constitutionnelles que les deux partis ont institutionnalisées et, je le crains, rendues permanentes. Ces violations constitutionnelles soutenues et bipartites – et non pas Trump – ont entraîné l’échec de notre démocratie. Trump est le pus qui sort de l’abcès.

Si les démocrates et les républicains étaient soucieux de défendre la Constitution, pourquoi n’ont-ils pas mis en accusation George W. Bush lorsqu’il a lancé deux guerres illégales qui n’ont jamais été déclarées par le Congrès comme l’exige la Constitution ? Pourquoi n’ont-ils pas mis en accusation Bush lorsqu’il a autorisé la mise sous surveillance gouvernementale de l’ensemble de la population américaine, en violation directe du quatrième amendement ? Pourquoi n’ont-ils pas mis en accusation Bush lorsqu’il a autorisé la torture ainsi que l’enlèvement de suspects terroristes dans le monde entier et leur détention pendant des années dans nos prisons clandestines et nos centres pénitentiaires offshore ? Pourquoi n’ont-ils pas mis en accusation Barack Obama lorsqu’il a étendu ces guerres illégales à 11 pays, si l’on compte le Yémen ? Pourquoi n’ont-ils pas mis en accusation Barack Obama quand Edward Snowden a révélé que nos agences de renseignement surveillent et espionnent presque tous les citoyens et téléchargent nos données et nos paramètres dans les ordinateurs du gouvernement où ils seront stockés à perpétuité ? Pourquoi n’ont-ils pas mis en accusation Obama lorsqu’il a utilisé à mauvais escient l’autorisation d’utilisation de la force militaire de 2002 pour effacer les procédures régulières et donner au pouvoir exécutif du gouvernement le droit d’agir comme juge, jury et bourreau dans l’assassinat de citoyens américains, à commencer par l’ecclésiastique radical Anwar al-Awlaki et, deux semaines plus tard, son fils de 16 ans ? Pourquoi n’ont-ils pas mis en accusation Obama lorsqu’il a signé la section 1021 de la loi d’autorisation de la défense nationale, annulant en fait le Posse Comitatus Act de 1978, qui interdit l’utilisation de l’armée comme force de police nationale ?

Il existe d’autres violations constitutionnelles bipartites, notamment la violation des clauses des traités qui sont censés être ratifiés par le Sénat, la violation de la Constitution en procédant à des nominations sans demander la confirmation du Sénat, et l’utilisation abusive systématique des décrets. Mais les deux principaux partis politiques, qui salivent à l’idée d’exercer le pouvoir de type monarchique qui accompagne désormais la présidence, n’ont aucun désir de mettre un frein à ces violations bien plus dangereuses.

L’utilisation sélective des deux violations pour destituer Trump est une instrumentalisation de la procédure de destitution. Si les démocrates prennent le contrôle de la Maison-Blanche et les républicains celui du Congrès, la mise en accusation, avec ou sans fondement, deviendra une autre forme de pression politique exercée au sein de notre système politique dysfonctionnel et divisé. L’État de droit sera un prétexte, comme dans le processus actuel de destitution et de procès du Sénat.

Le cirque du procès en destitution, qui culminera avec un spectacle préétabli, chorégraphié et télévisé au Sénat, a coïncidé avec la publication par le Washington Post de ce que l’on appelle les « Afghanistan Papers ». Le Post, au terme d’une bataille juridique de trois ans, a obtenu plus de 2 000 pages de documents internes du gouvernement sur la guerre. Les documents détaillent les mensonges bipartites, la fraude, la tromperie, la corruption, le gaspillage et la mauvaise gestion flagrante pendant les 18 années de conflit, le plus long de l’histoire des États-Unis. Il s’agit d’une dénonciation cinglante de la classe dirigeante qui, comme le notent les documents, a vu depuis 2001 le ministère de la défense, le département d’État et l’Agence américaine pour le développement international dépenser ou gagner entre 934 et 978 milliards de dollars, selon une estimation corrigée de l’inflation calculée par Neta Crawford, professeure de sciences politiques et co-directrice du projet sur les coûts de la guerre à l’université Brown. « Ces chiffres », ajoute le Post, « n’incluent pas l’argent dépensé par d’autres agences telles que la CIA et le ministère des affaires des vétérans, qui est responsable des soins médicaux pour les vétérans blessés ». [Voir Chris Hedges discuter des Afghanistan Papers avec Spenser Rapone, un diplômé de West Point qui a servi comme Ranger de l’armée en Afghanistan].

Cette fenêtre ouverte sur les rouages internes de notre élite dirigeante en faillite, responsable de destructions massives et de la perte de dizaines, voire de centaines, de milliers de vies en Afghanistan, a été largement passée sous silence par les médias pendant la procédure de destitution. Aucun des partis politiques, et aucun de leurs agents dans les émissions d’information sur le câble, n’est intéressé à exposer l’échec bipartite, le mensonge et l’incompétence grotesque des États-Unis pendant les années où ils ont occupé l’Afghanistan. Les responsables afghans et américains concèdent que les talibans sont plus forts aujourd’hui qu’à aucun autre moment depuis l’invasion de 2001.

Dans une démocratie qui fonctionne, la publication des « Afghanistan Papers » verrait des généraux et des politiciens qui ont sciemment trompé le public traînés devant les commissions du Congrès. Les audiences Fulbright, pendant la guerre du Vietnam, bien qu’elles n’aient pas abouti à des poursuites, ont au moins permis de demander activement des comptes aux responsables américains et de rendre publics leur duplicité et leur échec. Mais à la suite des nouvelles révélations, personne, ni dans les partis politiques ni dans l’armée, ne sera tenu responsable de la débâcle en Afghanistan, un conflit qui a vu un vaste gaspillage de ressources, dont près de mille milliards de dollars qui auraient pu être utilisés pour remédier à nos inégalités sociales prononcées, reconstruire nos infrastructures en ruine et aider à mettre fin à notre dépendance aux combustibles fossiles.

Les documents sur l’Afghanistan mettent à nu une vérité que les mandarins républicains et démocrates en surchauffe au Congrès préfèrent masquer. Sur toutes les questions structurelles majeures – la guerre, l’économie, l’utilisation de la police militarisée et du plus grand système carcéral du monde pour le contrôle social, l’injection d’argent des entreprises pour fausser les processus électoraux et législatifs, la réduction des impôts pour les riches et les entreprises, les accords commerciaux fondés sur l’exploitation, l’austérité, l’urgence climatique et la dette publique qui s’accélère rapidement – il n’y a que peu ou pas de différence entre les Républicains et les Démocrates.

Les affrontements politiques ne portent pas sur les questions de fond, malgré ce que nous avons entendu lors des auditions de mise en accusation. Ils sont rhétoriques et largement sans conséquence. Les républicains et les démocrates ont récemment adopté une loi sur la défense de 738 milliards de dollars pour l’année fiscale 2020, soit une augmentation de 21 milliards de dollars par rapport à ce qui avait été promulgué pour l’année fiscale 2019. Le vote a été déséquilibré, 377 contre 48. Les États-Unis dépensent plus pour leur armée que les 10 pays suivants réunis. Par ailleurs, un jour après la destitution du président Trump, les républicains et les démocrates de la Chambre ont adopté une réécriture à peine voilée de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) de l’administration Clinton, un accord de libre-échange vieux de 25 ans qui a vidé nos centres de fabrication et envoyé les emplois et la production américains au Mexique. Une fois de plus, le vote a été déséquilibré, 385 contre 41. Quand les riches et nos maîtres des grandes entreprises veulent que quelque chose soit fait, c’est fait. Nos élus les servent eux pas nous. Nous devons être contrôlés.

Les politiciens républicains et démocrates, comme les généraux, les fonctionnaires et les chefs des services de renseignement, une fois qu’ils auront quitté leurs postes au gouvernement, seront généreusement récompensés en se voyant confier des postes de lobbyistes et de consultants ou en étant nommés dans les conseils d’administration des entreprises. Ces politiciens sont les produits mutants de notre système de corruption légalisée, des kleptocrates éhontés. Les seuls intérêts qu’ils servent sont les leurs. Cette vérité lie la moitié du pays à Trump, qui, bien qu’escroc et lui-même corrompu de manière flagrante, rabaisse et se moque au moins des élites dirigeantes qui nous ont trahis.

Trump et ses partisans n’ont pas tort de condamner l’État profond – les généraux, les banquiers, les dirigeants de sociétés, les lobbyistes, les chefs des services de renseignement, les bureaucrates du gouvernement et les technocrates qui supervisent la politique intérieure et internationale, quel que soit le pouvoir en place. Les Afghanistan Papers, tout en décrivant en détail le bourbier dans lequel se sont trouvés plus de 775 000 Américains déployés en 18 ans, plus de 2 300 soldats et Marines tués et plus de 20 000 blessés, illustrent également la manière dont les deux partis au pouvoir et l’État profond travaillent ensemble.

« Qu’avons-nous retiré de cet effort de mille milliards de dollars ? » Cela valait-il mille milliards de dollars ? Jeffrey Eggers, un ancien des Navy SEALS à la retraite et employé de la Maison Blanche pour Bush et Obama, est cité par le Washington Post. « Après le meurtre d’Oussama Ben Laden, j’ai dit qu’Oussama riait probablement dans sa tombe aquatique vu les sommes que nous avons dépensées pour l’Afghanistan. »

Le Post écrit : « Les documents contredisent également un long chœur de déclarations publiques de présidents, de commandants militaires et de diplomates américains qui ont assuré aux Américains, année après année, qu’ils faisaient des progrès en Afghanistan et que la guerre valait la peine d’être menée. Plusieurs des personnes interrogées ont décrit les efforts explicites et soutenus du gouvernement américain pour tromper délibérément le public. Ils ont dit qu’il était courant au quartier général militaire de Kaboul – et à la Maison-Blanche – de falsifier les statistiques pour faire croire que les États-Unis gagnaient la guerre alors que ce n’était pas le cas. »

« En tant que commandants en chef, Bush, Obama et Trump ont tous promis la même chose au public », note le Post. « Ils éviteraient de tomber dans le piège de la « construction d’une nation » en Afghanistan. Sur ce point, les présidents ont échoué lamentablement. Les États-Unis ont alloué plus de 133 milliards de dollars à la construction de l’Afghanistan, soit plus que ce qu’ils ont dépensé, corrigé de l’inflation, pour relancer l’ensemble de l’Europe occidentale avec le plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale. »

Il n’y a pas de différence, comme le montrent clairement les Afghanistan Papers, dans le mensonge et l’incompétence de l’appareil politique, quel que soit celui qui contrôle le Congrès ou la Maison-Blanche. Aucun parti ou élu n’ose défier le complexe militaro-industriel ou les autres titans de l’État profond. Les démocrates, par le biais du procès destitution, n’ont aucune intention de restaurer des droits constitutionnels qui limiteraient le pouvoir de l’État profond et protégeraient la démocratie. L’État profond les finance. Il les soutient dans leur mandat. Les démocrates cherchent à remplacer le visage inepte et vulgaire de l’empire qu’est Trump par le visage bienveillant et convenable de l’empire qu’est Joe Biden. Ce à quoi les démocrates, et l’État profond qui s’est allié au parti démocrate, s’opposent, c’est au masque, et non à ce qui se cache derrière. Si vous doutez de moi, lisez la série en six parties sur l’Afghanistan dans le Post.

Source : Truthdig, Chris Hedges, 23-12-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Fritz // 07.03.2020 à 07h13

« Trump et ses partisans n’ont pas tort de condamner l’État profond » : en effet.
« il n’y a que peu ou pas de différence entre les Républicains et les Démocrates » : ça s’appelle le parti unique à deux têtes, ou PUB (Parti Unique Bicéphale).

C’est tellement vrai qu’aucun candidat indépendant n’a la moindre chance d’être élu président états-unien, et depuis la candidature de Ross Perot, nos médias « français », ou plutôt gallo-ricains, racontent l’élection présidentielle américaine comme s’il n’y avait que DEUX candidats en présence.

Ce pays est irrécupérable, cher Chris. Vous pouvez toujours le quitter.

11 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 07.03.2020 à 06h58

    « La procédure de destitution a été un étalage répugnant d’hypocrisie morale. »

    Ne soyons pas ingénu, la politique n’a RIEN à faire avec la morale. Quant à l’hypocrisie, c’est-à-dire aussi le mensonge, c’est le propre de la politique. Tout ou presque est bon pour abattre l’adversaire ou dissimuler des informations. Cf. Mitterrand et son cancer pour le plus léger jusqu’à la déclaration de Colin Powell devant l’Assemblée de l’Onu.

    Et je ne peux m’empêcher de penser au livre de Ronen Bergman sur les près de 3000 assassinats perpétrés par un Etat en dehors de toute morale et de tout Etat de droit.

    https://www.babelio.com/auteur/Ronen-Bergman/331397

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    • LibEgaFra // 07.03.2020 à 07h05

      « Trump et ses partisans n’ont pas tort de condamner l’État profond »

      On ne condamne pas l’Etat profond en nommant à des postes clés des individus comme Bolton, Pompeo et Haspel.

      « Après le meurtre d’Oussama Ben Laden, »

      Décidément les mensonges ont la vie dure si même Chris Hedge avalise ce bobard. Plus un mensonge est répété, etc.

       » L’État profond les finance. »

      Cela porte un nom: la corruption. Et elle est généralisée.

        +2

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      • medmed // 07.03.2020 à 07h26

        @LibEgaFra

        Quel mensonge, je comprend pas ?
        Toute mort n’ayant pas été décidé par un procès devant une (vraie) justice est un meurtre. Que cela vous plaise ou pas. Si l’on décide d’appliquer la loi du talion, il ne faut pas s’étonner par la suite d’en être soit même la victime. Surtout lorsqu’on invoque jusqu’à l’écœurement, la démocratie, l’etat de droit et la justice.

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        • LibEgaFra // 07.03.2020 à 07h45

          Ben Laden est mort en décembre 2001 des suites de son insuffisance rénale et de son syndrome de Marfan.

          Benazir Bhutto le savait.

          https://duckduckgo.com/?t=ffsb&q=bhutto+ben+laden&ia=web

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          • medmed // 07.03.2020 à 08h56

            Je comprend rien a ton propos dans le mesure ou ton lien montre le contraire de ce que tu affirmes sur Bhutto vu qu’elle dit dans cette vidéo qu’il a été assassiné.
            J’ai pas vraiment creusé le sujet, mais les théories du complot, non merci. Non pas que les complots n’existe pas, mais la toile raffole de ces théories farfelues qui ne résistent pas à une analyse souvent sommaire. 🙂

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      • calal // 07.03.2020 à 08h34

        « On ne condamne pas l’Etat profond en nommant à des postes clés des individus comme Bolton, Pompeo et Haspel. »

        trump est un etre humain pas un dieu.Un president c’est la tete d’un systeme,pas le systeme en lui meme.Peut etre que trump navigue sur le fil du rasoir,peut etre est il pareil que les clintons ou les bushs.Poutine a peut etre fait une erreur en soutenant la turquie d’Erdogan dans le passe,peut etre trump a t il fait une erreur en donnant l’ordre d’executer le general iranien ou en nommant bolton,pompeo ou y etait il contraint.
        Je fais confiance a la democratie americaine pour nous eclairer sur Trump:si les americains le reelisent c’est qu’ils auront jugé son mandat satisfaisant. Il aura alors une legitimité plus grande et surement moins d' »etat profond » dans les pattes pour faire le menage.Il aura aussi moins d’excuses s’il fait des « choses douteuses ».

          +8

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  • Fritz // 07.03.2020 à 07h13

    « Trump et ses partisans n’ont pas tort de condamner l’État profond » : en effet.
    « il n’y a que peu ou pas de différence entre les Républicains et les Démocrates » : ça s’appelle le parti unique à deux têtes, ou PUB (Parti Unique Bicéphale).

    C’est tellement vrai qu’aucun candidat indépendant n’a la moindre chance d’être élu président états-unien, et depuis la candidature de Ross Perot, nos médias « français », ou plutôt gallo-ricains, racontent l’élection présidentielle américaine comme s’il n’y avait que DEUX candidats en présence.

    Ce pays est irrécupérable, cher Chris. Vous pouvez toujours le quitter.

      +18

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  • Christian Gedeon // 07.03.2020 à 10h06

    Quel charabia. Tout le monde il est méchant tout le monde il est pas gentil et il n’y a rien à faire à part détruire l’empire,fermez le ban . Y’a pas à dire ça c’est de la pensée construite et constructive. Attendons donc les cavaliers de l’apocalypse! Plus sérieusement si l’histoire des us est sanglante ce qui est un fait , l’histoire du reste du monde l’est tout autant et bien avant que les us n’existent. Pas bien sérieux cet article.

      +3

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  • Vincent P. // 07.03.2020 à 11h47

    Gloire au Wa-po de Bezos l’illustre (le Wamazon Post) qui se redonne du lustre avec ses « Afghanistan Papers » mais participe de l’autre côté de ne surtout pas soutenir Assange qui lui va prendre 175 ans de tôle…

    Et Biden qui va être investi sans soucis malgré la vidéo où il se vante d’avoir mis la pression sur Poroshenko pour lâcher son milliard pour l’Ukraine à condition d’épargner le petit Hunter et de ne pas enquêter sur Burisma.
    Des millions de stupides ricains -oups pardon, de pauvres américains mal informés- lui donneront du crédit, juste pour s’opposer à Trump et glorifier l’ère du coolissime Obama-drop-the-mike !
    Point d’Ukraine gate, pas avant combien de temps ? C’est combien d’ailleurs, la prescription médiatique ? en millions ?

    Je remarque qu’avec l’U.E, Macron, nos médias et J.M Blanquer, la France se dote fièrement des mêmes atours de stupidité et de corruption que le vénéré modèle zunien…
    Chouette !

      +7

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