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Quand l’efficacité énergétique a un effet contraire

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Source : Le Temps, Richard Etienne, 21-01-2020

L’amélioration énergétique d’un produit induit une augmentation de son usage. Cet «effet rebond» s’applique partout, des conteneurs aux poêles en passant par les écrans, et il est difficile de s’en dépêtrer.

MSC Gülsün a amarré dans un port de Shanghai la semaine dernière. Le navire de l’armateur genevois MSC était le plus gros porte-conteneurs du monde quand il a fait son voyage inaugural cet été, de Chine en Allemagne. Fort de ses 400 mètres de long (soit quatre terrains de football) et ses 62 mètres de large, il peut transporter 23 756 conteneurs. Soit 223 millions de bananes, 86 millions de paires de chaussures, 8,35 millions de fours à micro-ondes, 2,94 millions de machines à laver ou 47 512 voitures. Les économies d’échelle et la technologie font que, par cargaison, jamais un bateau n’a été aussi respectueux de l’environnement.

Exactement comme un passager chez EasyJet. Jamais il n’a émis aussi peu de CO2 en volant avec la compagnie que l’an dernier: 77,07 grammes par kilomètre. En 2015, ce chiffre était supérieur à 80; en 2008, il avait dépassé les 90 et en 2004, il excédait la centaine. Cette année-là, le transporteur avait pourtant émis en tout 4,3 millions de tonnes de CO2, un chiffre qui, lui, n’a pas cessé de croître depuis et qui devrait avoisiner les 8,5 millions en 2020…

Un logicien du XIXe siècle

En économie, on parle d’«effet rebond» ou de «paradoxe de Jevons». Un logicien britannique, William Jevons, a écrit en 1865 The Coal Question, un livre dans lequel il énonce qu’à mesure qu’une technologie accroît l’efficacité avec laquelle une ressource (en l’occurrence le charbon) est employée, la consommation totale de cette dernière augmente au lieu de diminuer. Les gains environnementaux obtenus grâce à une amélioration de l’efficacité énergétique d’un produit sont autrement dit annulés par une hausse de son utilisation.

Breakthrough Institute, un centre de recherche américain, a estimé dans une enquête en 2011 que l’effet rebond peut in fine accroître les émissions de carbone. Neuf ans plus tard, on demeure dans une telle contradiction, des écrans numériques, omniprésents grâce à leur faible épaisseur, aux instruments de cuisine. A la suite de la diffusion massive de poêles à bon rendement énergétique à Khartoum, la consommation d’énergie pour cuisiner a augmenté de 40%, selon une étude soudanaise.

Idem avec l’air conditionné, jadis rare et onéreux. Au sud des Etats-Unis, dans les Emirats et de plus en plus sous les tropiques, les voitures en sont désormais tellement équipées qu’un résident de Las Vegas a pu les considérer comme des «dispositifs de transport de la climatisation entre les bâtiments».

Le magazine New Yorker renchérit avec l’exemple des frigidaires. Après la guerre, les premiers modèles étaient petits, énergivores, chers et donc rares, mais des versions plus efficaces les ont rendus plus attractifs. Résultat: les nouvelles générations sont plus grandes et pullulent. Globalement jamais autant d’électricité n’a été utilisée pour rafraîchir nos aliments et on gaspille des quantités record de nourriture. La croissance du volume du réfrigérateur outre-Atlantique a été similaire à celle de l’indice de masse corporelle américain, relève le New Yorker. Une conséquence induite? Les successeurs de Jevons la désignent comme un «effet rebond indirect».

Là aussi les exemples abondent: une maison mieux isolée donne accès à des liquidités qui peuvent être réinvesties dans l’achat d’une deuxième voiture. Le temps gagné grâce aux nouveaux moteurs permet de voyager plus loin. Le train à grande vitesse contribue à urbaniser les zones rurales proches des gares et à stimuler les échanges. EasyJet redonne vie, ou étouffe, les villes qu’il dessert.

Encadrer le paradoxe de Jevons

Il faut se rendre à l’évidence: pour réduire la consommation, l’efficacité ne suffit pas. Or aucun principe économique ne propose de solution pour se dépêtrer de l’effet rebond.

Que fait-on dans un tel cas? On encadre. En sensibilisant les foules, par le biais d’incitations (des subventions aux taxes), sinon d’interdictions. Pourquoi ne pas taxer les économies réalisées sur les gains en efficacité et réinvestir l’argent récolté dans un projet durable? Mathis Wackernagel, le président de l’organisation suisse Global Footprint Network, a défendu une telle idée, mais aucun politique ne l’a mise en œuvre. Malgré l’urgence climatique et les nombreux discours sur le nouveau capitalisme.

En attendant, la spirale continue. Depuis cet été, MSC a mis en service quatre bateaux de la même taille que le Gülsün et, en avril, le Coréen Hyundai Merchant Marine prévoit d’inaugurer un modèle encore plus grand, le premier d’une série de 12 géants des mers.

Source : Le Temps, Richard Etienne, 21-01-2020

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 06.03.2020 à 06h55

Nous vivons dans une société marchande et spectaculaire. « Autre » paradoxe: le spectacle du coronavirus booste les ventes de pâtes alimentaires, de masques et de solutions hydro-alcooliques (et de savons, si, si, je l’ai observé en magasin dans une région indemne du virus – preuve que les gens savent anticiper… dans certains domaines), effet rebond positif, mais exerce un effet rebond négatif sur les autres spectacles et certaines autres marchandises.

Ah, j’oubliais, l’effet rebond évoqué dans l’article porte un nom: gain de productivité. Il n’y a aucun paradoxe. Personne n’a jamais prétendu que dans une société marchande et spectaculaire, il fallait savoir se limiter. Car il y a une autre règle dans cette société: la maximisation du profit. Là encore aucun paradoxe. Seulement la destruction des écosystèmes.

Pas grave, que vaut un écosystème? Rien puisque ce n’est ni une marchandise, ni un spectacle.

52 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 06.03.2020 à 06h55

    Nous vivons dans une société marchande et spectaculaire. « Autre » paradoxe: le spectacle du coronavirus booste les ventes de pâtes alimentaires, de masques et de solutions hydro-alcooliques (et de savons, si, si, je l’ai observé en magasin dans une région indemne du virus – preuve que les gens savent anticiper… dans certains domaines), effet rebond positif, mais exerce un effet rebond négatif sur les autres spectacles et certaines autres marchandises.

    Ah, j’oubliais, l’effet rebond évoqué dans l’article porte un nom: gain de productivité. Il n’y a aucun paradoxe. Personne n’a jamais prétendu que dans une société marchande et spectaculaire, il fallait savoir se limiter. Car il y a une autre règle dans cette société: la maximisation du profit. Là encore aucun paradoxe. Seulement la destruction des écosystèmes.

    Pas grave, que vaut un écosystème? Rien puisque ce n’est ni une marchandise, ni un spectacle.

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    • Toussa // 06.03.2020 à 11h06

      Les paradoxes en sont rarement, mais souvent de façade.

      Le « paradoxe » ici, a été mal expliqué. Dans le cas originel, les technologies pour récupérer le charbon, directement ou indirectement (meilleurs pioches ou technique, meilleurs moyens de transports), augmentent la quantité de charbon extrait mais pas ma quantité de charbon total dans le sol. l’effet attendu est de le vider plus rapidement, et de se retrouver plus rapidement en pane de charbon. C’est le contraire qui est arrivé, si le charbon était extrait avec plus d’efficacité, il était également disponible en plus grande quantité. Le paradoxe est là. C’est qu’en fait, la diminution du coût d’extraction du charbon diminuent, il devient rentable d’extraire du charbon qui avant ne l’était pas. L’aspect « optimisation du profit » n’étant pas envisagé initialement sur la quantité totale de ressources disponible mais sur celle disponible initialement.

      A l’échelle mondiale, ça donne que plus on économise de l’énergie, plus on peut se permettre d’en dépenser.

      Pour aller plus loin, je peux donner un autre paradoxe a la destruction des écosystème : les pays développés qui ont détruit leurs écosystème, ont fini de le détruire pour parvenir a leurs niveau de vie, et a l’inverse, l’écosystème renait.
      C’est pour cette raison que certains pensent que l’Inde doit « brûler un maximum de charbon », pour se développer le plus vite possible, et restaurer ensuite l’écosystème et diminuer le CO2 émis. Enfin bon, ça délocalisera le CO2 dans les pays plus pauvres, je suis d’accord.

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      • Logique // 06.03.2020 à 19h31

        « l’écosystème renait »

        Non, les écosystèmes ne renaissent pas: pour ne prendre que la France, diminution des insectes et des oiseaux, nouveaux barrages, pollutions, etc. De plus en plus d’espèces animales et végétales sont en danger. Quand les forêts s’étendent, ce n’est pas de la régénération naturelle, mais des « forêts » monospécifiques pour exploitation (souvent coupe rase) et c’est sans grand intérêt pour la biodiversité. Sous une forêt de Douglas, rien ne pousse.

        Il suffit de regarder la liste rouge des espèces menacées pour se rendre compte que les écosystèmes ne renaissent pas.

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        • Toussa // 06.03.2020 à 21h42

          J’avais en tête la part de plus en plus importante de la surface des forets depuis le milieu du 19eme, qui ne sont pas des forets mono-spécifiques. Il suffit de voir la montagne avec toutes ces nouvelles forets qui recouvrent d’anciens pâturages. Anecdote, ça ne fait pas le bonheur des géologues qui ont plus de mal a trouver des bons échantillons et affleurements.
          Le discours que j’ai tenu, ça et sur l’inde vient des néolibéralistes, je n’y croit pas volontiers, ni pour l’inde, ni pour pour la biodiversité des insectes, oiseaux, plantes etc comme vous le dites si bien. mais il est vrai que les surfaces forestières augmentent, et pas uniquement de forets monoessences, et même, a mon avis, une monoculture telle que pratiqué dans les landes vaut mieux qu’une monoculture de maïs (avec pesticide).

          Bref, vrai ou faux concernant les forets, beaucoup pensent qu’il est plus rentable de brûler un maximum d’énergie pour ensuite s’en affranchir et restaurer l’écosystème. Une fuite en avant quoi.

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          • Toussa // 06.03.2020 à 21h48

            Edit: quand je dis que je pense qu’une monoculture de pin sylvestre vaut mieux qu’une monoculture de maïs, en toute honnêteté j’en sais rien du tout, c’est un a priori que j’ai.

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            • Logique // 06.03.2020 à 23h58

              Dans les landes, c’est le pin maritime. Effectivement les arbres peuvent abriter des nids et surtout une forêt ne nécessite pas de pesticides. Ou alors le BT pour les chenilles processionnaires du pin. Oui, il y a des zones de déprise agricole, mais je ne crois pas que les chiffres soient disponibles. Les hautes altitudes ne sont pas les milieux de plus haute biodiversité. Quoique avec le réchauffement… Mais l’absence (programmée) de glaciers pourrait avoir des conséquences en sens inverse.

              A propos, le prix du bois s’est effondré en France en raison de deux années consécutives de sécheresse en Allemagne (qui exporte à tout va).

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            • molotov // 08.03.2020 à 17h25

              Cher  » Logique » : Je vous informe que les pins dans les Landes sont parfois traités avec du glyphosate car soit-disant, en tuant l’herbe au pied de l’arbre, cela pourrait dans certaines conditions le faire pousser plus vite. On parle de 2000 hectares traités. (Sur le long terme, je doute de l’efficacité de ce genre de méthodes !)

              En ce qui concerne le maïs dans les landes, la préfecture autorise depuis 2012 des épandages de pesticides à l’aide d’avions sur plus 8000 hectares… Non, vous ne rêvez pas, nous sommes en France, en 2020, bien au bout d’un système.

              Mes parents habitant dans le « parc naturel des Landes de Gascogne » depuis 10 ans viennent d’en partir l’année dernière. De l’écœurement tout simplement, la mentalité des gens n’évolue pas… ou trop lentement… la politique n’en parlons pas.

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    • Patrick // 07.03.2020 à 09h18

       » dans une société marchande et spectaculaire, il fallait savoir se limiter »
      Les humains ne souhaitent jamais se limiter , ils sont limités par les ressources et par les quantités d’énergie disponibles.
      Nous avons trouvé comme utiliser les combustibles fossiles ce qui a repoussé les limites de notre puissance , et ça n’a rien à voir avec la »société marchande et spectaculaire ». Le premier responsable de tout ça est le premier olibrius qui a cogné deux cailloux pour faire du feu , tout à commencé à ce moment là.

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  • raloul // 06.03.2020 à 06h56

    Bonjour,

    Cet article manque cruellement de références. Le transport maritime serait-il devenu «écologiquement correct»?
    Ces bateaux sont «respectueux de l’environnement»???
    Ce n’est pas l’avis de France nature environnement…
    https://www.fne.asso.fr/dossiers/linsoutenable-pollution-de-lair-du-transport-maritime-navire-bateaux-croisi%C3%A8res

    Si jamais, il existe une littérature scientifique sur ce genre de questions, ça évitera au blog les-crises de relayer des propos pour le moins étranges…
    https://www.researchgate.net/publication/322992301_Environmental_Effects_of_Marine_Transportation

    Ok c’est un article sur l’effet rebond, qui est certes réel et grave, mais ça n’autorise pas à propager des bobards invraisemblables…

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    • EugenieGrandet // 06.03.2020 à 07h50

      Mais je n’ai pas lu dans l’article que les navires étaient devenus « écologiquement corrects ». Où avez vous lu ça ?

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      • raloul // 06.03.2020 à 19h37

        Bonjour,

        Citation exacte: «par cargaison, jamais un bateau n’a été aussi respectueux de l’environnement», c’est pas un chouïa orwellien???

        C’est moi qui ai employé le terme «écologiquement correct», lequel n’apparaît pas dans l’article, par analogie avec le politiquement correct.

        Je ne sais pas pourquoi l’auteur commet cette sorte de greenwashing extrême… comme il n’y a pas de sources précises, je ne peux pas comprendre son calcul qui lui permettrait de justifier une énormité pareille. J’ai mis la référence d’un article scientifique pour illustrer que la pollution totale générée par le transport maritime est énormément plus importante que ce qui ressort de cet article. Parler seulement de CO2, c’est l’arbre qui cache la forêt…

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        • EugenieGrandet // 07.03.2020 à 08h16

          ce qu’il dit c’est « par cargaison ».
          Je suis d’accord avec vous qu’il pousse à l’extrême mais son sujet n’est pas la pollution, mais la pollution par unité de consommation,
          Je crois que vous dites la même chose en fait: plus le transport maritime est bas par unité, plus on l’utilise. Et donc plus « on » émet de polluants (CO2, GES, particules.)
          Le problème global c’est qu’il y a les émissions de GES d’un côté et la pollution (particules, gaz toxiques,…) de l’autre. Et qu’il faut bien préciser ce dont on parle..

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    • Bouddha Vert // 06.03.2020 à 13h08

      Transporter des marchandises en Tonnes/km est beaucoup, beaucoup moins polluant par bateau que par camions, ne parlons pas des avions!!
      C’est ce qu’évoque, en creux, cet article.
      En l’occurence les nouveaux bateaux émettent beaucoup moins de particules et CO2 par T/km acheminées, c’est un fait indéniable… la conséquence, c’est l’effet rebond qui donne accès à encore plus d’humains la possibilité de s’offrir les produits du bout du monde.
      AH les boucles de rétroaction…

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      • Patrick // 07.03.2020 à 09h22

        J’ai bossé il y a quelques années pour une boite de logistique.
        Coût d’un container (40 pieds) chargé à Shangaï , déchargé à Anvers, amené par la route à Paris : 2500 € .
        C’était il y a 15 ans , en ce moment c’est certainement encore beaucoup moins cher.

        Blague de logisticien : Quel est le premier port français ? réponse : Anvers

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    • tepavac // 06.03.2020 à 14h00

      Au delà des polémiques, ce billet comme tant d’autres sur le sujet de notre environnement démontre encore une fois, si tant en était besoin, que toutes ces préoccupations, absolument toutes, tournent autour de la souveraineté des populations par le biais d’un état ayant pour principe une Constitution exemplaire, une administration forte, un processus politique vertueux, un procédé de décision Démocratique incorruptible, un système d’information honnête donnant une éducation éclairée, bref tout ce que la Révolution et le CNR nous ont légué, que nous aurions dû chérir, mais que nous avons dédaigné. et ce n’est pas fini….

      Le reste ne sont que des palabres.
      Bien cordialement à tous

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  • calal // 06.03.2020 à 07h51

    Les credits octroyes par les banques sont totalement occultees du probleme.
    Moins de credit,moins de consommation.Moins de consommation moins de pollution.
    PLus les taux d’interet sont hauts,plus il faut un projet d’investissement qui tienne la route pour generer des benefices suffisants pour rembourser les interets.Plus les taux d’interet sont hauts plus les gens peuvent choisir d’epargner a la place de consommer et la production se dirige plutot vers de gros projets reflechis plutot qu’une quantité d’achats impulsifs de gadgets inutiles.

    LEs gens ont pu s’acheter des SUV a la tonne parce qu’ils pouvaient beneficier de LOA et de pret a taux 0. N’importe qui va s’acheter une maison individuelle parce qu’il a acces a un credit a faible taux.

    Les banques sont responsables d’un grand nombre des problemes auquels nous sommes confrontes.Et les regulateurs des banques ont failli egalement.Corruption partout….

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    • barbe // 06.03.2020 à 09h39

      « les prêts faisant les dépôts »
      Vous y croyez?
      A quoi sert de relayer le discours dominant, qui ne l’est, c’est à déplorer, que par l’entourloupe et l’ineptie?
      Veuillons ne pas confondre le faux argent : celui créé ex nihilo, et le vrai : celui consacré à l’oeuvre utile, par le travail. Deux seules questions qui vaillent : qui crée l’argent? Qui le détruit?

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      • barbe // 06.03.2020 à 13h38

        Ok, je m’explique : votre formule varie un peu de celle consacrée et qui circule comme un slogan : ce sont les crédits qui font les dépôts. Vous n’avez pas dit cela, je le reconnais ; votre formule en est-elle pour autant moins inepte?
        Car, que les crédits, ou les prêts, fassent les dépôts, reviendrait à confondre l’argent emprunté et l’argent épargné (dont on dispose immédiatement, sans avoir à en demander la création…). Je veux bien ne pas avoir à rembourser le crédit, mais la banque n’est pas de cet avis…

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        • EugenieGrandet // 06.03.2020 à 18h53

          (Pardon si vous êtes familier de la création monétaire).
          Ce sont les dépôts qui font les crédits … qui font de nouveaux dépôts….
          Imaginez que vous receviez en cadeau 100€ en liquide.
          Vous les déposez sur votre compte courant.
          Grâce à ces 100€, votre banque peut ainsi emprunter 700€ à la Banque de France (le ratio de 7 n’est pas garanti, retenez l’idée.)
          En fait cette dernière donne en contrepartie de ces 100€ l’autorisation à votre banque de prêter jusqu’à 700€ à ses clients.
          Un emprunt/prêt provient d’une création monétaire, son remboursement a pour conséquence de détruire de l’argent.
          Et oui, vous voyez que ce sont les crédits qui font donc les dépôts. Car si un client emprunte les 700€ ci-dessus, il va les déposer sur un compte.
          Et la boucle continuera.

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        • Barbe // 06.03.2020 à 21h16

          Si vous estimez que l argent de votre épargne vous avez encore à le rembourser pour en être propriétaire… Qu y puis je ?

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      • Ben // 06.03.2020 à 18h34

        Dans le monde actuel de l’argent dette, les prêts faisant les dépôts n’a aucun sens. Barbe a raison et vous ne semblez pas très sérieux pour en parler.

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        • barbe // 07.03.2020 à 09h42

          Vous croyez qu’il y a des règles prudentielles, pour éviter de voir la réalité : la banque a le pouvoir (forme du souverain) de créer ex nihilo de l’argent.
          Je ne vous dis pas l’inflation dans ce domaine…
          Autre point fondamental, escamoté par les libéraux de votre espèce (je lis vos commentaires) : les banques sont des instituts privés : si elles décident de monter des programmes de rachat d’actifs publics, qui font la fortune des milliardaires, ayant spolié les Français, elles peuvent le faire, sans souci. Le profit reste privé, et le risque est communalisé. Il est révolu, pour notre plus grand désespoir, le temps où c’était la banque de France, sous contrôle de la puissance publique, qui créait toute la monnaie.
          Je vous rappelle les deux questions qui valent : qui crée la monnaie? qui la détruit : où va-telle?
          Allez voir ce que dit Marc Dugois, que je salue au passage, vous prendrez un peu de hauteur en sortant de la vulgate libérale… bonne journée.

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        • EugenieGrandet // 07.03.2020 à 17h53

          @barbe. Voilà comment je me définis « à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. » (Maurice Allais. Testament. Site les-crises.fr)

          Heureusement que les banques respectent des normes prudentielles sinon on serait en hyperinflation…
          Pour info, je suis pour la nationalisation des banques de dépôt.

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        • Jérôme // 08.03.2020 à 22h25

          Et c’est pourtant un fait depuis des décennies. Il n’est pas garanti que ça dure mais c’est bel et bien ainsi que fonctionnent les banques. A ne pas mélanger avec d’autres institutions de crédit qui, elles, ne créent pas de monnaie.

          Mais on oublie que si les emprunts/prêts des banques créent les dépôts, leur remboursement détruit la monnaie initialement créée.

          https://www.economie.gouv.fr/facileco/reponses-a-quelques-questions-sur-banques

          La difficulté à comprendre ce mécanisme vient de ce que beaucoup raisonnent encore comme au temps du franc germinal ou du franc Poincaré, lorsque la teneur en métaux précieux de la monnaie divisionnaire était supposée correspondre à la valeur faciale qui y était mentionnée.

          Sauf que ça c’est fini. Ça fait plus d’un demi-siècle qu’on a supprimé les derniers vestiges de corrélation entre la valeur faciale des pièces et leur teneur en métaux et qu’il n’y a pas de réserves de métaux précieux correspondant à la valeur faciale des billets de banque imprimés.

          La valeur de la monnaie réside dans la valeur des biens et services produits ou disponibles à acheter (je vous épargne la vitesse de circulation et cie).

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        • barbe // 09.03.2020 à 11h09

          Eh les libéraux du site, mettez-vous d’accord, pour éviter de vous contredire :
          d’un côté ça a toujours été comme ça : « Certaines monnaies de l’antiquité n’avaient pas d’autre fonction que de représenter un titre de dette échangeable à des tiers à la contractualisation de la dette. Pas très actuel. »

          De l’autre, « Sauf que ça c’est fini. Ça fait plus d’un demi-siècle qu’on a supprimé les derniers vestiges de corrélation entre la valeur faciale des pièces et leur teneur en métaux  »
          Mais peut-être que la cause de cet aveuglement (à répéter l’ineptie dominante) vient d’autre chose…

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        • barbe // 09.03.2020 à 11h28

          Et en attendant, personne parmi vous trois, n’a répondu à ma question : l’argent que les personnes physiques ont épargné, et qui leur appartient je crois, est-ce qu’elles doivent le rembourser, comme un crédit contracté…?

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        • EugenieGrandet // 09.03.2020 à 21h00

          @barbe, oui tout à fait, en application de ce que nous avons écrit, tout euro dans la poche ou sur un compte est une dette mais il n’est pas demandé de la rembourser. Puisqu’elle ne vient pas d’un prêt qui vous a été fait.

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        • barbe // 09.03.2020 à 22h45

          C’est bien ce que je craignais, vous confondez, sans le reconnaître, le point de vue des individus et le point de vue du système bancaire, pour lequel seul « le crédit fait les dépôts » a un sens : ce sont ses contraintes qu’il veut imposer aux individus, en menaçant de prélever directement son épargne…

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        • EugenieGrandet // 11.03.2020 à 10h33

          @barbe;
          Non je n’ai pas de point de vue. Je ne fais que de la technique monétaire (en fait je partage ce que j’ai compris de mes lectures.)
          Pour compléter mon propos: l’euro que vous détenez dans votre porte monnaie (et que vous n’avez pas à rembourser) correspond cependant bien à une dette.
          Imaginez que cet euro vienne de votre employeur qui vous l’a donné quand il vous a payé un salaire. Peut-être qu’il l’a emprunté à la banque pour verser les salaires. Donc il devra rembourser la banque. Donc cet euro dans votre porte monnaie vient bien d’une dette.
          Mais si votre employeur ne l’a pas emprunté (il l’avait sur son compte en banque sans passer par un emprunt), cet euro vient peut-être alors d’un.e client.e qui a acheté un produit/service de votre société. Mais alors c’est peut-être lui ce.tte client.e qui a emprunté à la banque pour payer le produit/service.
          Etc…
          Vous pouvez remonter au plus dans la chaine et vous verrez qu’au départ, il y a un prêt bancaire (par une banque commerciale).
          Et au tout départ, il y a un prêt de la Banque Centrale à une Banque commerciale de premier rang. Pour qu’elle puisse commencer à prêter….

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    • VVR // 08.03.2020 à 09h51

      Votre banquier n’est pas Harry Potter. Quand il fait un prêt, il ne lance pas la production, il ne trouve pas de petrole, il ne fait que ce qu’il donne, c’est à dire qu’il construit une fiction.

      Si les gens sont prêts à balancer 600 euros par mois pendant 7 ans pour une voiture, si le banquier ne donne pas de crédit, les constructeurs sont assez gros aujourd’hui pour le faire eux même. Et le taux n’a aucune importance: le client va se plaindre des 10000 euros taxe écologique, jamais des 12000 d’intérêt.

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  • Rond // 06.03.2020 à 07h53

    Belle découverte, en vérité … mais ça va encore mieux en le disant. Oui, ce n’est pas vraiment nouveau et cette logique est comprise depuis le presque début de l’ère industrielle — parallèlement à la connaissance des dimensions de notre vaisseau spatial–, ou de la cupidité érigée en vertu ; ce qui remonte à plus loin encore. En ce qui concerne le pétrole, ce que je ne consomme pas, le sera par les autres … tant qu’il y en aura. Et c’est là que ça coince. Qu’ai-je donc comme issue, consommer sans limite pour accélérer l’épuisement des ressources et faire cesser au plus vite cette folie, ou au contraire, m’orienter vers la sobriété, en me serrant la ceinture, laissant aux autres la responsabilité de ce désastre parfaitement prévisible, mesurable et déjà en cours ?
    Il est plus que temps de choisir !

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  • Patrick // 06.03.2020 à 07h55

    Aucune loi ou réglementation n’y pourra quoi que ce soit.
    Il est naturel et indispensable de toujours optimiser nos équipements, donc on aura toujours des effets rebonds , la plupart du temps inattendus.

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    • Brigitte // 06.03.2020 à 21h25

      Je ne suis pas sure que l’optimisation des équipements soit un but en soi, dicté par une loi naturelle. Certes la nature aime l’efficacité, mais avec une certaine dose de fantaisie, ce que les humains semblent avoir oublié. La nature ne connait qu’une loi, propager la vie (ou la mort) et pour ça, elle est capable des pires gaspillages d’énergie.
      L’optimisation des équipements permet de maximiser les profits et donc de rivaliser de puissance, le but ultime. L’argent n’est qu’un outil.
      Par exemple, le château de Chambord est une oeuvre magnifique mais pas très au fait de l’optimisation des équipements. A l’époque, on rivalisait autrement. La main d’oeuvre et les matières premières étaient quasi gratuites. Aujourd’hui, il faut tout calculer et si l’on veut être gagnant, alors l’optimisation s’impose. Le but n’est pas écologique mais économique. Dans une économie de marché, basée sur la croissance, en effet, on aura toujours des effets rebonds.

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  • emmanueL // 06.03.2020 à 08h09

    Cf. Space X qui rend l’espace accessible à certains particuliers, alors qu’il s’agit clairement d’une pollution supplémentaire, inutile et absurde.

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  • Denis Monod-Broca // 06.03.2020 à 08h37

    De même, si la voiture fait tellement de morts chaque jour à travers le monde c’est bien grâce à ses progrès continus en matière de sécurité.

    Les premières voitures étaient si dangereuses que, sans ces progrès, elles seraient restés des curiosités techniques sans lendemain et des millions de vies auraient été épargnées.

    Si la sagesse faisait autant de progrès que la technique, ça se saurait.

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    • Araok // 06.03.2020 à 09h47

      La violence en rugby a augmenté quand le port de « casque » de protection notamment pour les avants (2eme et 3emes lignes) a été autorisé. C’est humain.

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    • Jean-François91 // 06.03.2020 à 12h23

      Et l' »efficacité » énergétique est vite compensée par la multiplication des gros 4×4 en zone urbaine.

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    • Brigitte // 06.03.2020 à 22h02

      Autre effet rebond, dans l’habitat. plus vous isolez et plus votre chauffage est économique et régulé, plus vous chauffez. Au final, vous ne pouvez plus vivre au dessous de 20-22°C alors qu’avant les gens ne chauffaient pas autant. Globalement, la dépendance énergétique augmente.
      En conséquence, la température du corps humain diminue. L’énergie est apportée par le chauffage (et une meilleure alimentation).

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  • OlivierD // 06.03.2020 à 09h14

    Une vidéo d’esprit critique pour mieux comprendre ce paradoxe : https://youtu.be/b4kPjnBRZ-E

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  • Bouddha Vert // 06.03.2020 à 11h17

    Ravi de voir que les travaux de William Jevons soient ici évoqués, en revanche la conclusion de l’auteur de l’article montre son manque de compréhension du fonctionnement du monde qu’il partage avec nous.
    En arriver à deviser sur la manière de récupérer une taxe sur des produits fabriqués à l’autre bout de la planète pour financer des projets verts?!?! Lesquels? Mystère, monsieur Richard Etienne n’y a pas encore réfléchi.

    Bref, le jour où nous refabriquerons sur notre territoire quelques produits manufacturés par nos concitoyens et que nous mangerons une production agricole non industrielle, leur coût sera tel qu’il n’y aura plus de place pour financer autre chose que l’éducation de nos enfants, l’entretient des voies de circulation, un système de santé et une police… ce qui est désirable et souhaitable pour l’ensemble de notre humanité.

    Il suffit de repasser le film de l’histoire à l’envers avec certes des améliorations, connaissances techniques et organisationnelles pour revenir à une planète saine, à même de supporter nos activités.
    Limites et ressources sont les points aveugles de nos sociétés et d’une partie non négligeable de ces concitoyens.

      +3

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  • Patrick // 06.03.2020 à 11h23

    Le passage aux LED a aussi permis aux communes d’éclairer encore mieux leurs rues… et à la consommation d’électricité d’augmenter.

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    • Le bébé flic // 06.03.2020 à 13h38

      Je rebondis sur ce commentaire car je travaille la dessus (!) :
      Sur les communes rurales notamment, le passage au tout led qui a de très mauvais effets sur la faune et la flore (pollution lumineuse avec un pic d’émission dans le bleu) a permis des économies d’argent (en consommation d’énergie et sur les abonnements de puissance qui sont réduits). Souvent, de nouveaux lampadaires ont poussé, et le passage en led a laissé le budget de fonctionnement égal, mais avec un parc plus étendu.
      Mais dans le même temps, ces communes rurales ont de moins en moins de sous. Une tendance qui me semble être de fond est l’extinction de l’éclairage public en milieu de nuit => on eclaire le soir et le matin quand les gens en ont besoin, et c’est coupé sinon. Gros gains écologiques et énergétiques. Et comme la situation financière de ces communes ne le permet pas, il n’y a pas d’effet rebond vers plus d’éclairage inutile.

      La morale ? Je pense que si une avancée est faite dans un secteur sous haute pression, l’effet rebond est limité. Autrement dit, tant que « ça va », l’efficacité énergétique ne sert pas ; quand « ça ira très mal » elle nous fera un bon bol d’air dans une situation compliquée qui ne nous laissera pas le loisir de continuer à gaspiller.

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      • Loxosceles // 06.03.2020 à 14h01

        Ma petite ville de 17 000 habitants passe au LED. Les zones qui n’étaient plus éclairées toute la nuit par souci d’économie le seront donc de nouveau… D’où effectivement une recrudescence de la pollution lumineuse, alors que je trouvais ça vraiment bien d’avoir de nouveau des zones sombres depuis quelques années (mais les gens pensent que ça fait monter la criminalité alors que les études démontrent plutôt le contraire). C’est tout de même fatigant et dommage de vivre dans une société si peu rationnelle… Comme je le vois aussi avec les rayons des magasins qui se vident ces derniers jours, le gel hydroalcoolique plus disponible, les mesures et demi-mesures, faux problèmes montés en épingles voire en psychoses, vrais problèmes passés sous silence, voire sous le tapis, etc.

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  • Vincent P. // 06.03.2020 à 13h06

    Prenons un exemple automobile : on en croise plus souvent que des porte-conteneurs, qui de toute façon tournent maintenant au gaz, et n’ont jamais été taxés pour l’énergie qu’ils consomment !

    Ma caisse est un Renault Express essence de 1990, 1,1L de cylindrée pour 45 chevaux, qui pèse 750Kg et consomme 6,4L/100Km de moyenne (réel).
    Pas si mal, non ?
    Un pneu en 13 pouces me coûte 30€, un radiateur 40, une batterie 50, les disques idem, etc.

    La dernière Clio 5 « downsisée » de 2019 à trois cylindres consomme PLUS : le 1,0 L de 75ch est donné pour…6,5L/100Km (constructeur) !!
    ses pneus sont en 16 ou 17 pouces à 70€ pièce, son poids de près d’1,2 tonnes !

    Alors elle est jolie la performance des motoristes, mais elle est où l’efficience vu qu’une petite citadine française ressemble maintenant à une grosse américaine ?

    J’ajoute que ma caisse est 100% bricolable maison : bonne chance avec une caisse neuve toute électronique !
    On parle fiabilité et durée de vie ?
    J’attends de voir une de ces Clio lorsqu’elle aura 30 ans !
    Ah au fait : l’Express comme la vieille Clio 1 coûtaient environ 50 000F
    Clio 5 est « à partir de  » 14 100€ !

    J’aime le Progrès…

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    • Bouddha Vert // 06.03.2020 à 13h56

      Progrès qui s’applique à répondre au remarquable travail du marketing qui nous fait désirer: clim, vitres et rétroviseurs électriques, dalle tactile, chauffe volant… pour un poids doublé mais une consommation constante!
      Nous sommes des animaux mimétiques sans autres désirs fondamentaux que le sexe et pour le reste, l’herbe est toujours plus verte dans le champs d’à côté!
      C’est notre nature et notre culture nous y pousse à fond.

        +1

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  • Renaud // 06.03.2020 à 16h18

    Jusqu’à aujourd’hui et jusqu’à plus ample informé, dans le domaine de l’énergie, domaine – basique – en tous pour la vie sur cette planète, on peut résumer ainsi : plus on arrive à – diminuer la perte de charge – entre la captation de l’énergie (charbon, fioul, gaz, essence, kérosène, vent, soleil, courant d’eau, etc. etc. et l’énergie restituée pour son utilisation meilleurs sont les rendements (des ingénieurs en ces domaines diraient cela mieux que moi) . Mais une chose est le meilleurs rendement énergétique possible, et autre chose est la multiplication presque exponentielle des utilisateurs, domestiques, industriels et agricoles, publics et privés, transports, services, etc. de ces rendements s’améliorant. Comme les décisions prises et à prendre sont, au final, celles des créateurs de monnaies, donc de ceux qui octroient, ou non, les crédits. Cela fait que les critères « ultimes » des « choix » de ce qu’il faut financer ou ne pas financer sont « toujours » ceux des créateurs de monnaie et des marchés. Autrement dit, la résultante de tous les égoïsmes (justifiés comme non justifiés) qui se contrefichent des effets négatifs et des dégâts sociaux et économiques, environnementaux que leurs choix entraînent. La mondialisation ne fait que développer à la grande échelle le vice dramatique et angoissant que comportent l’organisation qui confisque et crée selon son bon vouloir les moyens, donc la monnaie, de survivre et de vivre.
    Exemple au message suivant.

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  • Renaud // 06.03.2020 à 16h21

    En rapport avec le message précédent

    —> En particulier — à graver dans le marbre —, à partir de :
    15 minutes 04 secondes à 16 minutes 36 secondes (soit 1 minute 32 secondes).

    À mon sens, en dehors de Louis Even, c’est une des remarques entendues les plus pertinentes.
    Mais tout l’entretien de Jean Marc. Jancovici (44 minutes) à une grande portée (de plus en plus vraie depuis décembre 2017 où il a été réalisé).

    https://www.youtube.com/watch?v=8yunlx4WWEA

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  • R1 // 06.03.2020 à 18h41

    Conclusion, plus on produit, moins on pollue.

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    • Bouddha Vert // 06.03.2020 à 20h39

      @R1
      Effectivement!
      Moins on pollue par appareil mais plus on pollue globalement car on ouvre le nombre de consommateurs possibles, plus on pollue… bilan, ça ne cesse d’augmenter, voici le résultat que l’on tire pour le système Terre, moins de ressources et plus de pollutions..

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    • Renaud // 06.03.2020 à 22h08

      R1 @ 06.03.2020 à 18h41
      Plus on progresse dans le rendement, moins on pollue, mais, avec l’augmentation de la production et des baisses de prix, plus on pollue – quantitativement -, certes avec des substances nettement moins nocives, mais leur quantité jouent. Dans les années 50, un moteur comme celui de la traction avant Citroën 1300 cmc3 consommait 10 litres d’essence aux 100 kms, 50 ans plus tard un même moteur de 1300 cm3 consommait 5 litres aux 100 kms, parfois moins. En aviation l’écart est encore plus grand.

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  • Arnold à vélo // 08.03.2020 à 09h51

    Démographie, vous avez dit démographie!?

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