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14.janvier.202014.1.2020 // Les Crises

Comment les crises climatiques et les nouvelles technologies vont-elles changer ce que veut dire être humain ?

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Source : The Intercept, Murtaza Hussain, 19-10-2019

Hausse des émissions de la centrale Bailly de la Northern Indiana Public Service Co. sur la rive du lac Michigan, à Chesterton (Indiana) le 7 octobre 2015. Photo : Luke Sharrett/Bloomberg via Getty Image

L’ESPÈCE HUMAINE approche-t-elle de sa fin ? La question elle-même peut sembler exagérée – ou encore comme un retour aux images exaltées sur l’apocalypse. Pourtant, il y a lieu de croire que ces craintes ne sont plus si exagérées. La menace du changement climatique oblige des millions de personnes dans le monde entier à faire face de façon réaliste à un avenir dans lequel leur vie, semble à tout le moins radicalement pire qu’elle ne l’est actuellement. Dans le même temps, les technologies émergentes du génie génétique et de l’intelligence artificielle donnent à une petite élite technocratique le pouvoir de modifier radicalement l’homo sapiens à un point tel que cette espèce ne ressemble plus à elle-même. Qu’il s’agisse d’un effondrement écologique ou d’un changement technologique, les êtres humains s’approchent rapidement d’un précipice dangereux.

Les menaces auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui ne sont pas exagérées. Elles sont réelles, visibles et potentiellement imminentes. Elles font également l’objet d’un livre récent de Bill McKibben, intitulé « Falter : Has the Human Game Begun to Play Itself Out ? » [livre non traduit en français : Vacillement : Le Jeu de la vie humaine a-t-il commencé à toucher le fond ? NdT] McKibben est écologiste, il est écrivain ainsi que le fondateur de 350.org, une organisation militante qui se mobilise pour réduire les émissions de carbone. Son livre propose une analyse sobre et empirique des raisons pour lesquelles l’espèce humaine est sur le point d’atteindre son âge ultime .

Pouvez-vous préciser ce que vous entendez par « le jeu de la vie humaine » ?

Je cherchais une phrase qui décrirait l’ensemble de tout ce que nous faisons en tant qu’êtres humains. On pourrait aussi parler de civilisation humaine, ou de dessein humain. Mais « jeu » me semble être un terme plus approprié. Non pas parce qu’ il s’agit d’un jeu trivial, mais parce que, comme tout autre jeu, il n’a pas vraiment de finalité en dehors de lui-même. Le seul objectif est de continuer de jouer et, espérons-le, de bien jouer. Bien jouer le jeu de la vie humaine, c’est vivre dans la dignité et faire en sorte que les autres puissent en faire autant.

De très graves menaces pèsent aujourd’hui sur le jeu de la vie humaine. Les questions fondamentales de survie humaine et d’identité sont remises en question de façon pragmatique. Il est devenu clair que le changement climatique est en train de réduire considérablement la taille du plateau sur lequel se joue le jeu. Et en même temps, certaines technologies naissantes menacent l’idée même selon laquelle l’être humain, en tant qu’espèce, sera encore là pour jouer à l’avenir.

Pourriez-vous nous décrire brièvement les implications du changement climatique pour l’avenir de la civilisation humaine, telle que nous concevons ce terme dans son acception actuelle ?

Le changement climatique est de très loin la plus importante évolution que les humains aient jamais réussi à produire sur cette planète. Il a fondamentalement modifié la chimie de l’atmosphère, augmenté la température de la planète de plus de 1 degré Celsius, fait fondre la moitié de la glace d’été dans l’Arctique et augmenté l’acidité des océans de 30 %. Nous assistons à des incendies de forêt incontrôlables dans le monde entier, ainsi qu’à des niveaux records de sécheresse et d’inondations. Dans certains endroits, les températures moyennes quotidiennes deviennent déjà trop chaudes pour que les êtres humains puissent même seulement travailler pendant la journée.

Les gens envisagent de quitter les grandes villes et les zones côtières basses, là où leurs ancêtres ont vécu pendant des milliers d’années. Même dans les pays riches comme les États-Unis, les infrastructures essentielles sont mises à rude épreuve. Nous l’avons vu récemment avec la paralysie de l’alimentation électrique dans une grande partie de la Californie en raison du risque d’incendies de forêts. Voilà ce que nous avons fait avec un réchauffement d’à peine un degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. Il devient déjà difficile de vivre dans de grandes parties de la planète. Sur notre courbe actuelle, la trajectoire nous amène à un réchauffement de 3 ou 4 degrés. À ce niveau, nous n’aurons tout simplement pas la même civilisation que celle que nous avons maintenant.

Dans la mesure où le principal responsable du changement climatique reste l’industrie énergétique fossile, quelles mesures pratiques peuvent être prises pour que ses activités soient sous contrôle ? Et étant donné que ces gens partagent la même planète avec tous les autres, quel est exactement leur dessein pour un avenir de dystopie climatique ?

Nous avons déjà fait des efforts de désinvestissement et d’arrêt de construction d’oléoducs, mais le domaine crucial qui nous attend est celui de la finance : se concentrer sur les banques et les gestionnaires qui leur donnent les moyens de faire ce qu’ils font. Il est devenu très clair que le seul objectif de l’industrie des combustibles fossiles est de protéger à tout prix son modèle économique, même au détriment de la planète. Les grandes compagnies pétrolières comme Exxon étaient bien au fait du lien entre les émissions de carbone et le changement climatique dans les années 1980. Ils savaient ce qui allait arriver et y croyaient. Au lieu de modifier rationnellement leur comportement pour y échapper, ils ont investi des millions dans le lobbying et la désinformation pour s’assurer que le monde ne ferait rien pour les faire changer ou arrêter leurs activités.

« Tout comme nous avons longtemps considéré comme acquise la stabilité de la planète, nous avons également considéré comme acquise la stabilité de l’espèce humaine. »

Dans la mesure où une quelconque entreprise de combustibles fossiles pense au long terme – et il n’est pas certain qu’il en existe encore – elle sait que ses jours sont comptés. Les coûts de l’énergie renouvelable sont en chute libre, et l’industrie se bat pour survivre pendant encore quelques décennies. Leur objectif est de faire en sorte que nous continuions à brûler beaucoup de pétrole et de gaz pendant 10 ou 20 ans, plutôt que d’essayer de sortir de ce truc aussi vite que possible.

L’autre grande menace que vous avez identifiée est celle des technologies comme le génie génétique. Pouvez-vous expliquer la menace que celles-ci représentent pour l’identité et la finalité humaines ?

Tout comme nous avons longtemps considéré comme acquise la stabilité de la planète, nous avons également considéré comme acquise la stabilité de l’espèce humaine. Il y a maintenant des technologies naissantes qui remettent en question des postulats très fondamentaux sur ce que signifie le fait d’être un être humain. Prenons, par exemple, les technologies du génie génétique comme le CRISPR [CRISPR-Cas9 est notamment utilisé comme ciseau moléculaire afin d’introduire des modifications locales du génome, NdT] Celles-ci entrent déjà en vigueur, comme nous l’avons vu récemment en Chine, où deux jumeaux seraient nés après avoir subi une modification génétique in utero. Je ne vois aucun problème à utiliser la modification génétique pour aider les personnes existantes atteintes de maladies existantes. Cependant, cela n’a rien à voir avec le génie génétique chez les embryons et avec des modifications spécifiques.

Prenons l’exemple d’un couple de futurs parents qui décident de faire en sorte que leur nouvel enfant ait un certain équilibre hormonal visant à améliorer son humeur. Cet enfant pourrait un jour atteindre l’adolescence et se sentir très heureux sans aucune explication particulière. Ou encore, est-ce qu’ils tombent amoureux ? Ou est-ce juste leurs particularités de génie génétique qui s’appliquent ? Les êtres humains pourraient bientôt être conçus avec toute une gamme de nouvelles caractéristiques qui modifient leurs pensées, leurs sentiments et leurs capacités. Je pense qu’une telle perspective – qui n’est pas du tout exagérée aujourd’hui – sera une attaque dévastatrice contre les choses les plus vitales qui font de nous des êtres humains. Cela remettra en question les idées de fond sur qui nous sommes et comment nous nous percevons.

Il y a aussi les conséquences de l’accélération du changement technologique dans la technologie du génie génétique. Après avoir modifié leur premier enfant, ces mêmes parents peuvent revenir cinq ans plus tard à la clinique pour apporter des changements à leur deuxième enfant. Entre-temps, la technologie aura progressé et vous pourrez alors bénéficier de toute une série de mises à jour et ajustements. Qu’est-ce que cela signifie pour le premier enfant ? Cela les rend obsolètes : comme un iPhone 6. C’est une idée très nouvelle pour les êtres humains. L’une des caractéristiques standard de la technologie est l’obsolescence. Une situation où vous rendez rapidement les gens eux-mêmes obsolètes me semble malavisée.

« Dans l’état actuel des choses, ces technologies coderont l’inégalité économique actuelle dans nos gènes. »

Il semble également que la question des inégalités économiques se pose ici, en ce sens que ce sont les personnes disposant de plus de ressources qui se verront offrir ces améliorations génétiques.

Dans l’état actuel des choses, ces technologies encoderont dans nos gènes l’inégalité économique qui existe actuellement. Il est tellement évident que cela se produira si nous continuons dans cette voie que personne ne se donne la peine de dire le contraire. Lee Silver, professeur à l’Université de Princeton et l’un des principaux partisans de la modification génétique, a déjà dit qu’à l’avenir, nous aurons deux classes inégales d’êtres humains : « GenRich » et « naturel ». Lui et beaucoup d’autres ont déjà commencé à considérer cet avenir comme acquis.

Pensez-vous que l’intelligence artificielle représente une menace similaire pour les êtres humains ?

Bon nombre de membres de la première génération de personnes qui ont étudié l’IA en sont revenus avec une grande peur de ses implications potentielles. Il est à craindre que les robots intelligents et les codes de programmation deviennent incontrôlables et finissent par représenter une menace pour les êtres humains. Ces craintes peuvent être réelles ou pas. En fin de compte, ils m’inquiètent moins que l’attaque plus fondamentale contre la signification et la finalité humaines que posent ces technologies. Ils peuvent facilement éliminer la plupart des choix et des activités qui nous ont donné notre sentiment fondamental d’identité en tant qu’êtres humains.

Quelle devrait être la priorité des mouvements sociaux qui cherchent à défendre « le jeu de la vie humaine » à l’heure actuelle ? Et avons-nous des raisons d’être optimistes ?

Le changement climatique est un problème si immédiat et si préoccupant qu’il devrait faire l’objet de notre attention dès maintenant, car il pourrait rendre tout le reste théorique. J’ai pu observer la montée des mouvements pour le climat pendant de nombreuses années et cela me donne des raisons d’être optimiste. Nous avons récemment été témoins de grèves climatiques massives dans le monde entier. Aux États-Unis, le Parti Démocrate est en train de se dynamiser sur cette question. Ce sont de bons indicateurs. Qu’ils arrivent à temps ou pas, on ne sait pas. Mais l’avènement du génie génétique humain ne reçoit pas l’attention qu’il mérite à l’heure actuelle. Les implications profondes du CRISPR et d’autres technologies en évolution rapide sont des choses auxquelles nous devrions accorder beaucoup plus d’attention. D’un point de vue stratégique, il serait bon que la résistance se manifeste le plus tôt possible. Comme nous l’avons vu avec les combustibles fossiles, une fois qu’il y a une industrie colossale et puissante derrière quelque chose, il devient beaucoup plus difficile de le contrôler.

Il semble qu’au fond, il y a une question idéologique qui sous-tend toutes ces menaces auxquelles les êtres humains sont actuellement confrontés.

Il est intéressant de constater qu’un grand nombre des fantasmes qui sous-tendent les manifestations les plus extrêmes du génie génétique et de l’IA sont le fait de gens de la Silicon Valley qui partagent un état d’esprit libertarien [Le libertarianisme, aussi appelé libertarisme, est une philosophie politique pour laquelle une société juste est une société dont les institutions respectent et protègent la liberté de chaque individu, NdT]. Ce sont essentiellement des versions branchées des frères Koch. Ils partagent avec l’industrie des combustibles fossiles une philosophie selon laquelle personne ne devrait jamais remettre en question les décisions prises par les puissants et personne ne devrait jamais entraver les affaires et l’innovation technologique.

Pendant ce temps, on dit aux gens – et on leur dit depuis longtemps – qu’ils ne sont que des individus et rien de plus que des consommateurs. Cela va à l’encontre de tout ce que nous savons de la nature humaine. Les êtres humains sont heureux lorsqu’ils font partie d’une communauté de travail, et non lorsqu’ils sont seuls en tant qu’individus essayant de prendre le contrôle de l’univers. C’est en quelque sorte l’objet de toutes ces batailles : construire une solidarité humaine contre une élite hyper-individualiste. Nous devons découvrir une fois de plus comment prendre des décisions en tant que société, plutôt que d’avoir un petit groupe de gens hyper riches qui les prennent en privé pour nous.

Bill McKibben, d’abord journaliste au New York Times, est essayiste. Il est le fondateur, en 2007, de l’association 350.org, qui mène des actions à l’échelle mondiale en faveur du désinvestissement des énergies fossiles. Aux États-Unis, 350.org a ferraillé contre le projet d’oléoduc Keystone XL.

Source : The Intercept, Murtaza Hussain, 19-10-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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florian lebaroudeur // 14.01.2020 à 06h27

Je me sens de plus en plus mal à l’aise avec ses prévisions catastrophiques qui une fois de plus ne se réaliseront peut-être pas.
Depuis les années 60, le catastrophisme est devenue à la mode, on nous annonçait l’apocalypse dans les années 90 avec des famines en pagaille à cause de la surpopulation.
Gamin dans les années 90, j’ai grandie avec l’expansion du Sida et de la Vache folle avec en point d’horizon la station Mir qui allait s’écraser sur terre ainsi que le bug informatique de l’an 2000.
L’homme moderne aime jouer à se faire peur, le monde autour de lui devient si terne et anxiogène.

56 réactions et commentaires

  • florian lebaroudeur // 14.01.2020 à 06h27

    Je me sens de plus en plus mal à l’aise avec ses prévisions catastrophiques qui une fois de plus ne se réaliseront peut-être pas.
    Depuis les années 60, le catastrophisme est devenue à la mode, on nous annonçait l’apocalypse dans les années 90 avec des famines en pagaille à cause de la surpopulation.
    Gamin dans les années 90, j’ai grandie avec l’expansion du Sida et de la Vache folle avec en point d’horizon la station Mir qui allait s’écraser sur terre ainsi que le bug informatique de l’an 2000.
    L’homme moderne aime jouer à se faire peur, le monde autour de lui devient si terne et anxiogène.

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    • océan de sagesse // 14.01.2020 à 07h58

      L homme du passé aime masquer sa peur et son ignorance sous les arguments fallacieux !
      La science n est pas un long fleuve tranquille , comme tout domaine humain elle progresse par bonds et erreurs , je pense que nous avons maintenant ’40 ans de preuves terrifiantes et ce genre de négation l est tout autant
      LES NEGATIONISTES SERONT MORTS DE VIEILLESSE QUAND CA ARRIVERA , c ‘est ce qu ils pensent , mais rien n est moins sur !!

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    • charles // 14.01.2020 à 11h07

      mélanger le bug de l’an 2000, la chute de mir, le sida, la vache folle et la crise climatique ne démontre rien de plus que votre incapacité à apprécier la nature des dangers auquel nous sommes confrontés.

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      • florian lebaroudeur // 14.01.2020 à 13h28

        Bien sûr que nous sommes confrontés à plusieurs dangers mais personnellement je mettrai la menace de déclin des ressources ou la financiarisation de l’économie hiérarchiquement au dessus.
        Il y a pour moi un danger qui surpasse tous les autres, c’est l’obstination humaine à se proclamer « sachant » alors qu’il n’ai rien du tout dans le monde dans laquelle il lui ai donné de vivre. Les réalisations humaines paraissent beaucoup plus petite et dérisoire depuis la vitre d’un avion.
        Nous sommes à l’intérieur d’une intelligence universelle qui nous dépasse et qui nous effraie, d’ou la fuite en avant continuelle vers le matérialisme pour évacuer cet fragilité déstabilisante de nos pensées.
        Prévoir la météo qu’il fera ou l’application technologique qui sortira en 2050 n’a pratiquement aucun sens

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        • charles // 14.01.2020 à 19h31

          > Nous sommes à l’intérieur d’une intelligence universelle qui nous dépasse et qui nous effraie, d’ou la fuite en avant continuelle vers le matérialisme pour évacuer cet fragilité déstabilisante de nos pensées.

          c’est moins parce que l’on était effrayé de l’univers que du prédateur qui rôdait qu’on a développé des techniques d’attaque / défense. Tout le reste, il me semble, n’est que le découlement de notre capacité à modifier le monde à notre avantage. Bref on est matérialiste parce que le monde matériel (vivant inclus) qui nous entoure nous est dangereux.

          > Prévoir la météo qu’il fera ou l’application technologique qui sortira en 2050 n’a pratiquement aucun sens

          Parler de météo dans un sujet climat me révulse, mais passons, car oui, il nous sera bien inutile d’avoir su décortiquer le problème qui est le nôtre si nous refusons d’implémenter les solutions que nous connaissions depuis le départ.

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          • Wakizashi // 15.01.2020 à 06h31

            A l’époque où l’être humain était effrayé par les prédateurs qui rôdaient, il n’était pas matérialiste. Il est devenu matérialiste à la Renaissance, en adoptant la posture symétriquement opposée à la domination religieuse et obscurantiste du Moyen-Âge. Une époque où il n’avait plus grand-chose à craindre des prédateurs, étant devenu lui-même le plus grand d’entre eux…

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            • charles // 15.01.2020 à 14h51

              le matérialisme en tant que concept humain est caduque. C’est un pléonasme en soit. ça revient à croire en un dieu matériel qui nie l’existence même de divinités. fallait être humain pour tomber dans de tels travers.

              ce que j’entends par matérialisme c’est bien l’acte de modification du monde qui nous entoure. Et cela remonte à bien avant la renaissance… et très peu d’espèces ne le font aussi bien.

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            • Wakizashi // 15.01.2020 à 15h11

              Les mots ont un sens, ils servent à se comprendre. En l’occurrence le matérialisme est la doctrine philosophique affirmant que tout est matière. Si vous utilisez le mot « matérialisme » dans un sens différent de sa définition, vous répondez à côté de la plaque.

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            • charles // 15.01.2020 à 15h29

              jepeux paas répondre à wazimachin. mais bon je doute que l’intervenant sousucité parlait de la doctrine materialiste quand il dit « d’ou la fuite en avant continuelle vers le matérialisme pour évacuer cet fragilité déstabilisante de nos pensées. ».

              fuite en avant **continuelle**, c’est que ca date de bien avant la renaissance…

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    • Patrick // 14.01.2020 à 14h10

      c’est clair !!
      Quand un gus commence à parler d’urgence , de catastrophe , d’effondrement …. en mettant le climat en avant , jelis la suite avec beaucoup d’amusement mais quand même un peu de découragement ( ça finira donc jamais cette espèce d’auto-propagande dans laquelle ces gars-là s’enferme ? )
      Le gus qui a écrit l’article devrait plutôt s’intéresser aux problèmes graves qui nous attendent ( crise financière et économique , problème d’accès aux énergies fossiles ) parce que là ça va être rock’roll.
      Le bug de l’an 2000 , j’avais bien aimé , je m’étais fait plein de pognon avec cette arnaque, mais là avec le changement climatique , pas moyen de faire du pognon , c’est réservé aux financiers , aux gros.

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  • Xavier69 // 14.01.2020 à 07h13

    Ça soule un peu ces arguments : feux de forêts de plus en plus importants: en Australie,le bruli que pratiquaient les aborigènes ne s’en pratique plus, il n’y a donc plus de zone non incendiables qui permettent de stopper le feu. En Amazonie,chaque année depuis des dizaines De.annees, les feux sont allumés par les hommes qui veulent de la terre cultivable. Aucun écologiste apocalyptique n’ose parler du nucléaire comme une partie de la solution,( et pourtant c’est totalement decarbone) ce qui me fait penser qu’ils ne croient pas eux mêmes à l’incidence Du CO2 sur le climat . Al Gore a massivement investi sur des programmes immobilier sur les cotes ,croît il seulement a ses prévisions sur l’augmentation du niveau des océans ? Bref il y a un problème, il faut aller vers une forte diminution de l’energie fossile,mais nous avons du temps ,faisons le intelligemment en investissant massivement sur les productions de H2 afin qu’elles deviennent rentables, produisons des voitures qui consomment moins de 2 litres / 100 km ,et continuons la recherche sur le’ nucleaire .

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    • Zbleuarf // 14.01.2020 à 09h27

      Bonjour,
      avez vous des preuves que la production d’électricité nucléaire n’émet pas de CO2? Avez vous des données d’émission de gaz à effet de serre quant à :
      -l’extraction d’uranium
      -l’enrichissement de l’uranium
      -le transport de l’uranium
      -la construction des centrales
      -l’entretien des centrales
      -le démantelement des centrales
      -l’enfouissement des déchets radioactifs précédé de leur transport
      -la fabrication des serveurs nécessaires au contrôles des centrales
      Avez vous des documents sur la résilience et la pérennité des centrales nucléaires en cas de crise?

      Merci

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      • christian gedeon // 14.01.2020 à 11h32

        Notez bien qu’en cas de « vraie  » crise,sous une forme violente,rien ne sera à l’abri.Mais on continue à faire de semblant de croire que rien de tel ne se produira,assurément. En attendant,le nucléaire nous garantit une relative sécurité énergétique…vous voulez que nous nous germanisions en passant au charbon à tous crins? Et puis je vais vous dire un secret: construire des eoliennes,des champs de panneaux solaires,des mécanismes hydrauliques sur les fleuves et en mer,çà aussi çà nécessite une production de CO²,du transport et patin couffin. Et çà fonctionne aléatoirement par définition.

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        • Louis // 14.01.2020 à 12h01

          @ chritian gedeon A propos d’éoliennes, les écolos et défenseurs des animaux se lamentent parce qu’elles tuent les oiseaux. Je suis bien d’accord avec cette constatation et je la regrette profondément.
          Mais il existe des éoliennes verticales de petite taille. Or, je n’ai jamais entendu dire qu’on s’intéressât à en construire de grande taille. Cette solution, avec des entrées d’air grillagées empêchant les oiseaux de se laisser tuer en vol, serait-elle envisageable?

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          • AtomeCrochu // 17.01.2020 à 09h11

            Un moulin à vent ne peut déjà récupérer que 30% de l’énergie cinétique incidente (au nom de la conservation de la masse), grillager les entrées et donc laminariser les flux entraînerait encore une perte non négligeable, sans compter l’augmentation des masses et du tonnage de béton)

            Elles resteront des énergies intermittentes entièrement dépendantes du charbon et des industries polluantes d’extraction du néodyme, du plomb et surtout du béton.

            Les projets d’éoliennes de grande taille de 20MW (contre 2MW pour les actuelles, pour rappel, les plus petits réacteurs font 600MW électriques) ont été abandonnés pour des raisons de faisabilité.

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      • Louis // 14.01.2020 à 11h54

        @Zbleuarf A qui vous adressez-vous dans votre commentaire? Merci!

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        • Zbleuarf // 16.01.2020 à 09h41

          A Xavier69 vu que j’ai cliqué sur répondre au commentaire de Xavier69

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    • Dany // 14.01.2020 à 13h24

      « il faut aller vers une forte diminution de l’energie fossilemais nous avons du temps, »

      Tout le monde n’est pas d’accord…
      « Attendez-vous à des prix du pétrole bas en 2020; tendance à la récession  » 8-1-20 par Gail Tverberg
      https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://ourfiniteworld.com/&prev=search

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    • Patrick // 14.01.2020 à 14h11

      AlGore est un génie, il a fait un pognon de dingue avec le marché du carbone. Dés que le marché baisse un peu .. hop un petit film et ça remonte.
      Pas étonnant qu’il ait du pognon à investir dans l’immobilier.

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    • Thibault // 15.01.2020 à 03h38

      Totalement decarbonner le nucléaire ???!!!…laissez moi rire deux minutes, l’extraction du minerais, l uranium provoque des dégâts dans l’environnement, vous avez déjà vu un site à ciel ouvert ? , l’utilisation de produits , des machines pour le forage, la combinaison de plusieurs éléments émets du co2 dont l’eau ou dans plusieurs régions du monde c’est des pénuries, dont la France à des normes de restriction… tout ce qui permet de faire fonctionner une centrale jusqu’à sont fonctionnement à produits du co2 , la centrale nucléaire quand elle est en fonction n’en produit pas mais tout ce qui arrive avant et après en produits, l uranium devra aussi être transporté, et c’est pas que par les trains cest aussi par camion , j’en sais qqch ….Ce que je trouve invraisemblable c’est que à la base une centrale nucléaire était pour enrichir de l l’uranium pour fabriquer la bombe sous couverture civile de produire de l’électricité… avec ses 2404 essais nucléaires environ, c est une certitude que ça à bouleverser le climat, que le phytoplancton à été décimé et qui appauvrit l’oxygène dans les océans d’où son acidité….. [modéré]

        +1

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      • Osmium // 16.01.2020 à 09h06

        Le nucléaire, sur son cycle de vie entier, produit entre 10 et 20g de CO2 par kwh, contre 100 à 200 pour des éoliennes (avec stockage intersaisonnier d’électricité), 600 pour du pétrole, et environ 800-1000 pour du charbon.

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  • océan de sagesse // 14.01.2020 à 07h51

    Je n interviendrai pas , le male blanc de plus de 50 ans va se dechainer pour nier la réalité , d ailleurs ca a déjà commencé !
    Au fait  » produisons des voitures qui consomment moins de 2 litres / 100 km  » vous faites comment professeur Nimbus il existe un truc qui s appelle les lois de la physique ! on peut se laisser pousser des ailes aussi !
    Et dire que ce genre de réaction a un succès fou !!
    Autre au fait vous avez des preuves de ce que vous avancez sur Al Gore , qui n’est bien sur pas un scienifique , ce n’est pas un bon exemple ,la non plus ,ce n’est qu un exemple pour servir d argument négationiste ! !
    Je prèfère écouter la communauté scientifique , je suis un etre Cartésien!
    Par ailleurs comment peut on nier le réchauffement et dire que le nucléaire est sa solution ??????????????????????

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    • Tullius D. // 14.01.2020 à 10h40

      En 1999, VW a sorti la Lupo 3L (3 litres), une voiture conçue pour consommer le moins possible. En pratique, elle pouvait consommer entre 3.5 et 4 l aux 100 km. C’était il y a 20 ans !
      Aujourd’hui, avec les progrès technologiques acquis en 20 ans, les constructeurs pourraient sortir une voiture consommant réellement 3 l /100 km. Mais bien sûr, elle n’aura ni le confort, ni la taille, etc., d’un SUV.

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      • Bats0 // 14.01.2020 à 19h09

        Pire la commercialisation de ce véhicule a été abandonné, faute de consommateur : les ventes de ce véhicule ont chuté tout au long de sa commercialisation.
        Alors qui marche sur la tête ? Le producteur, ou (et) le consommateur ?
        En fait de nos jours, c’est la polo (du même constructeur, ce qui pourrait expliquer l’arrêt de la production de la Lupo) qui consommerait le moins (aux alentours de 4L/100km).
        De toute façon les consommateurs préfèrent les SUV, ensuite, lorsqu’ils utilisent le véhicule, ils constate qu’il consomme trop.
        Nous (la société capitalistique) avons voulu façonner un monde de consommation constante pour entretenir la croissance sans se poser les questions environnementales et sociétales par rapport à ces actes, mais personne est responsable des situations encombrantes (réchauffement climatique, inégalité, pauvreté,…), comme si l’être humain ne voulait pas grandir tant qu’il profite de la vie, en attendant de se retrouver dans les situations catastrophiques qu’il a provoquées.

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      • Maurice // 14.01.2020 à 22h44

        A l’époque VW mettait plutôt en avant la Golf GTi ou l’audi S4 …
        La Lupo 3L c’était pour les pauvres, pas pour sauver la planète !
        Aujourd’hui on fabrique des voitures qui font du 0l/100 km mais qui pèsent 2 tonnes et embarquent 600 kg de batteries avec 6000 € offerts par l’état à déduire de la facture d’achat …
        Désespérant ou désopilant, c’est comme vous voulez !!

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    • toto // 16.01.2020 à 16h20

      « Je n interviendrai pas , le male blanc de plus de 50 ans va se dechainer pour nier la réalité , d ailleurs ca a déjà commencé ! » ….cette phrase n’a aucun sens.
      Bref 30 secondes de recherche sur google = une polo 6 1.4 tdi consomme 3,6 litres / 100km pour 1,1 tonne.
      La polo 1 pesait 700 kg donc 30 % de moins sachant que la majeur partie du poids est due au confort.
      Pour chaque réduction de poids on obtiens la moiter en conso (encore sur google) soit 15% de réduction.
      Donc si on garde , plus ou moins, le même moteur, on vire tout ce qui est inutile, on peut obtenir 2,8 litres /100km. CQFD
      Et ca c est sur une voiture en production mais si vous cherche un peut vous verrez que cela existe déjà pour des prototypes.
      La plupart des trajet sont effectué seul dans des voitures de 5 places si vous en crée une d’une place en alliage léger vous l aurez votre conso <2litres /100.
      Il existe un truc qui s"appelle internet, suffit de chercher…..

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  • charles // 14.01.2020 à 10h47

    il est beaucoup trop tard pour que nous puissions faire quoi que soit. La radicalisation politique que nous constatons n’est que le reflet de l’avancement de la décrépitude de notre situation.

    sauver le climat == créer des crises sociale d’ampleur jamais vues, donc, se raidir pour maintenir l’existant aussi longtemps que possible est la seule attitude qu’ils ont trouvé face à la masse d’idiot utile qu’ils ont eux mêmes générés.

    Les délires de l’europe, l’ia et autre manipulations génétique ne sont que les avatars nécessaires à la croyance d’un progrès qui « progressent ». Corrélat nécessaire à faire tourner le hamster dans sa roue.

    L’avènement du BoE, l’océan arctique sans glace réfléchissante, souhaitée par de nombreux gouvernements pour la manne financière qu’ils pensent y trouver est notre avenir. Loin d’être anecdotique, par des effets de vases communiquant d’échanges thermiques, celui ci nous fera, littéralement, faire un bond dans le futur de 25 ans d’émission carbone. Le progrès progressent à grand pas car il est prédit que cela commence très bientôt et il semble bien qu’aucune technologie ne puisse l’empêcher.

    annexe

    https://www.les-crises.fr/la-thatcherisation-du-monde-et-lextreme-droite-economique-un-trajet-vers-la-ploutocratisation-du-monde/
    https://www.les-crises.fr/puissance-et-impasse-de-leuropeisme-en-france-par-eric-juillot/

    https://www.youtube.com/watch?v=lyMSiXIbVEU
    paul beckwith – janvier 2020
    Arctic Summer Sea-Ice Melt-Out Equivalent to One Trillion Tons of CO2: 40% of ALL Emissions THUS FAR

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  • Loxosceles // 14.01.2020 à 12h29

    « Le changement climatique est de très loin la plus importante évolution que les humains aient jamais réussi à produire sur cette planète. »

    C’est vrai que la 6e extinction des espèces en cours, c’est du pipi de chat à côté. Ah mais j’oubliais… c’est presque uniquement à cause du réchauffement aussi… et non pas à cause de l’étalement urbain, des routes, de la pollution des sols, airs, océans, cours d’eau, de la déforestation, la surpêche, la monoculture intensive, le braconnage d’espèces rares rendu nécessaire par l’industrialisation globale pour la survie des peuplades qui résistent encore, de la coupure des cours d’eaux par des tonnes de barrages à travers le monde, bref de la pression environnementale dans son ensemble. C’est tellement facile d’avoir un bouc-émissaire unique, simple à comprendre par tous, et à livrer à l’opprobre mondiale.

    La peur climatique mélangée à d’autres peurs sur des trucs mal compris comme « l’IA »… Un concentré de confusion et d’émotions pas chères qui galvaude l’ensemble du propos.

    Encore une vision borgne présentée pour « élargir notre champ de réflexion ».

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    • Gilles // 14.01.2020 à 14h17

      « Ah mais j’oubliais… c’est presque uniquement à cause du réchauffement aussi… »
      ou avez-vous vu que le réchauffement était une cause ? ne serait-ce pas plutôt une conséquence ENTRE AUTRES de toutes les causes que vous énumérez dans votre billet PLUS CELLES QUE VOUS AVEZ OUBLIEES? sous prétexte que le réchauffement climatique ne serait pas le seul symptome, il ne faudrait pas en parler ?

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      • Bats0 // 14.01.2020 à 19h24

        « Je suis pour ma part convaincu que c’est un aléa essentiellement naturel avec lequel il faut composer, et qu’il y a des problèmes plus importants. C’est un bouc-émissaire sur lequel on focalise notre attention »
        Un aléa, vous dite ? Moi je dirais, une conséquence de notre mode vie inconscient par rapport à ce qu’il fait subir à son environnement et à une large part de la population mondiale.
        « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. », citation d’Albert Einstein.

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      • toto // 16.01.2020 à 16h42

        Je pense que loxosceles, pointe le fait que l’auteur du livre ne parle que de ce qui est à son sens « à la mode  » c’est à dire le réchauffement climatique, l’ingénierie du génome et l’intelligence artificiel.
        Et je suis d’accord, l’auteur fait quand même un grand écart entre ce qui est environnemental et technologique sans être un minimum exhaustif.(mais comment l’être tant les problèmes sont nombreux).
        “Le changement climatique est de très loin la plus importante évolution que les humains aient jamais réussi à produire sur cette planète.” phrase à interprété peut être d’un point de vue scientifique donc géologique.(dans le sens si dans 100 000 ans on creuse pour connaitre notre passé on verra qu’il s’est produit quelque chose d’anormal à notre époque et cette chose est le produit de l’homme d’où le terme anthropocène).
        Après L’IA ou le CRISP ont en est encore très loin et de toute façon on ne peut pas arrêter la course au « progrès technologique »,la segregation du génome existe déjà (si tu es beau/belle, doté de capacitée sportive hors du commun ou d’un QI plus élevè tu n’auras pas la même vie ) et il y a des choses plus urgentes..

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    • Bouddha Vert // 14.01.2020 à 22h13

      Si l’on considère que le changement climatique est une modification du bilan radiatif terrestre par modification du mix atmosphérique, donc augmentation de carbone doublement oxydé, alors je vois un lien indéfectible entre Hydrocarbures et:
      « L’étalement urbain », grâce à la voiture individuelle, le transport de la nourriture…
      « Des routes » bitumées pour les voitures, les camions, le transport…
      « La pollution des sols, airs, océans, cours d’eau » grâce aux industries toutes fonctionnant aux hydrocarbures
      « La déforestation », elle ne se fait pas à la hache…
      « La surpêche », elle ne se fait pas avec des bateaux à voile…
      « La monoculture intensive », avec des animaux de traits, sans pesticides…
      « braconnage d’espèces rares », transportées par radeaux…
      « Des tonnes de barrages », fabriqués et construits avec des ânes…

      Bref tout ce dont vous vous plaignez a été rendu possible par la construction d’un gigantesque parc de machines, fabriquées grâce à des activités industrielles tout cela fabriqué ET mû à plus de 80% par des hydrocarbures.

      Autrement dit, avec moins d’hydrocarbures, moins de CO2, moins de machines, moins de changement d’état du système donc moins de pollution, prélèvements…
      Voilà pourquoi tant de personnes s’évertuent à parler de CO2, parce qu’il est le résultat d’une civilisation thermo-industrielle qui porte beaucoup de conséquences… Tout est lié.

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      • Wakizashi // 15.01.2020 à 06h48

        Confondre cause et conséquence, c’est embêtant.

        La menace d’extinction de beaucoup d’espèces de poissons n’est donc pas causée par la surpêche, mais par le réchauffement induit par le CO2 dégagé par les bateaux. La disparition des habitats naturels des animaux n’est pas causée par l’étalement urbain (et industriel), mais par le réchauffement induit par le CO2 dégagé par les machines nécessaires à construire les espaces urbains. La disparition progressive du peu de grands fauves qui restent n’est pas causée par le braconnage par de riches Américains, mais par le réchauffement induit par le CO2 dégagé par les véhicules pour les transporter. Etc. etc.

        L’entorse que je me suis faite la semaine dernière, c’est à cause du réchauffement climatique induit par le CO2 de la voiture pour m’emmener chez le médecin, pas à cause de la chute qui a précédé l’entorse de quelques secondes…

        Quand on tord les faits pour les faire rentrer de force dans une théorie qui cadre mal avec les faits en question (au lieu de modifier la théorie), ça s’appelle de l’idéologie.

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        • Bouddha Vert // 15.01.2020 à 13h16

          « Confondre cause et conséquence, c’est embêtant », je ne peux pas être plus en accord avec votre raisonnement.
          J’ai dû mal m’exprimer et j’en suis désolé!

          Cependant, en écrivant que les dévastations du monde ont:
          « été rendu possible par la construction d’un gigantesque parc de machines, fabriquées grâce à des activités industrielles tout cela fabriqué ET mû à plus de 80% par des hydrocarbures…
          Avec moins d’hydrocarbures, moins de CO2, moins de machines, moins de changement d’état du système donc moins de pollution, prélèvements…
          Voilà pourquoi tant de personnes s’évertuent à parler de CO2, parce qu’il est le résultat d’une civilisation thermo-industrielle qui porte beaucoup de conséquences… »

          Donc, en écrivant cela, il me semblait avoir évité l’écueil contre lequel vous nous mettez en garde, mais peut être pas.
          Le français est une langue subtile et l’exprimer comme l’entendre est un jeux délicat, je serai désormais plus attentif, merci.

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          • Wakizashi // 15.01.2020 à 15h31

            Loxosceles énonçait un fait qui me semble tomber sous le sens : une immense partie du désastre écologique n’a rien à voir avec le réchauffement climatique. J’ai du mal à comprendre que l’on puisse discuter de cela. Et là au moins, la responsabilité de l’humanité est indéniable.

            Le pire à mes yeux, c’est la disparition croissante des espèces. C’est d’une tristesse infinie… Mais contrairement au réchauffement, il n’y a pas de colloques internationaux réunissant le gratin politique mondial pour évoquer la question. C’est ça qui est dénoncé à propos du réchauffement, le fait qu’il soit devenu un totem qui occulte le plus important.

            Autrement dit, pendant que l’on glose sur le CO2, on n’emmerde pas les vrais serials pollueurs, à savoir les industriels qui pratiquent la déforestation, le bétonnage etc. à tours de bras. On aurait voulu détourner l’attention que l’on ne s’y serait pas pris autrement. L’esquive est parfaite. Tai sabaki.

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            • Bouddha Vert // 15.01.2020 à 20h20

              Une immense partie du désastre écologique est le fait d’une civilisation industrielle basée sur l’oxydation du carbone sinon comment chaluter 60 tonnes de poissons par 1/2 heure sans moteur, comment tronçonner 1 hectare par bucheron et par jour sans machines, comment extraire 50 milliards de tonnes de sables et granulats par an sans machines?
              Lutter pour une diminution de nos émissions de carbone aura pour conséquence immédiate de réduire immédiatement notre empreinte.
              Les industriels que vous conspuez n’ont pas d’autre puissance à leur disposition que celle du carbone, est-ce plus clair?
              Pour finir le changement climatique induit finira par provoquer les désastres qui vous attriste, et ce n’est pas en multipliant les chevaux de bataille que le résultat sera plus efficace, au contraire.

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            • Wakizashi // 16.01.2020 à 06h34

              Si l’on va au bout de votre raisonnement, le problème n’est donc pas le CO2, mais le fait même que l’homme ait une source d’énergie à sa disposition.

              Mais ça ne marche pas, parce que si l’homme avait eu à sa disposition une énergie non polluante à la place du moteur thermique, ou nettement moins polluante, cela n’aurait jamais empêché la surpêche, le bétonnage, la déforestation, la production et le déversement en masse de produits chimiques, etc. etc.

              Si vous voulez être cohérent, dénoncez l’énergie en soi, et non pas le CO2… mais quelque chose me dit que vous allez vous retrouver bien isolé.

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            • Zbleuarf // 16.01.2020 à 09h48

              Bonjour, l’IPBES travaille sur le sujet. Même si elle n’a pas la même aura que le GIEC, son message tend à être de plus en plus médiatisé (au moins dans les médias hors-mainstream)

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  • Patrick // 14.01.2020 à 14h17

    à propos de l’IA , il faut arrêter de s’inquiéter.
    Pour l’instant ( et probablement pour longtemps ) , il n’y a aucune intelligence réelle dans l’IA , juste une grosse capacité de calcul sur une grosse masse de données , mais pas de vraie intelligence.
    En plus tout ce bastringue exige des quantités de plus en plus importantes d’énergie pour stocker et calculer , et beaucoup de dettes pour investir … ce son ces deux points qui seront certainement les plus critiques dans un avenir proche.

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    • charles // 14.01.2020 à 14h29

      l’ia telle qu’on la connaît, effectivement c’est un peu bête, et assez mal nommé. Cependant, je ne mettrais pas ma main au feu qu’on arrive pas à créer de la méta-ia permettant justement d’accéder aux mécanismes d’auto-développement d’une forme d’intelligence. C’est, à mon avis, une question de temps.

      ceci dit je cous rejoint complètement sur les autres points que vous soulevez.

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  • charles // 14.01.2020 à 19h22

    « Il faudrait que tout le monde retombe un peu sur Terre sur ce sujet énergétique. Je ne verrai pas de mon vivant un système énergétique à base uniquement de renouvelables, il faudrait quand même qu’on arrête de rêver tous collectivement. »
    Patrick Pouyanné, PDG de Total lors d’une conférence

    La messe est dite.

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    • Patrick // 14.01.2020 à 19h54

      Pour l’instant si on ne veut que du renouvelable , il faudra apprendre à vivre avec 1 ou 2 % de l’énergie que nous utilisons. Je ne pense pas que nous puissions fabriquer, transporter, installer des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques sans combustibles fossiles , et l’entretien des barrages me semble aussi compromis … alors en vrai renouvelable il nous restera la traction animale ( ah ben non , y’a les anti-spécistes ) , la force humaine ( ah oui mais là , retour en force de la masculinité toxique ) , les moulins à vent ou à eau ( mais sans force humaine ni traction animale , ça va être compliqué à construire et entretenir ) 🙂
      Je sens qu’on va bien rigoler

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      • charles // 15.01.2020 à 14h40

        voir aussi https://www.youtube.com/watch?v=fZMe72JUxlY

        Matières premières et énergie à l’échelle mondiale dans la transition énergétique – Olivier Vidal
        •Nov 27, 2019

        Par contre, de deux choses l’une. Soit on reste bloqué sur des construction socio-humaine en les déifiant de manière à les rendre indépassable (dette, chômage, création monétaire etc) et ont échouera. soit on affronte les défis physico-chimique qui nous sont donnés et toutes ces constructions sociales ne peuvent que voler en éclat devant leurs inanités.

        Les grands perdants sont la grande masse généralisé de travailleurs pauvres (les 9 premiers décile de la richesse hein) qui ne jouissent du monde dans sa pleine capacité. Ils auront passé leurs vies à maintenir un système qui n’aura fait que détruire le futur qu’ils croyaient participer à construire.

        moi je rigole depuis un bon moment déjà, enfin, ça reste un rire jaune.

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  • jjb79 // 14.01.2020 à 21h34

    L’espèce humaine est certainement la seule l’espèce animale capable de détruire son biotop !
    La Terre disparaîtra dans 4,5 millards d’années, quant à la faune elle survivra à l’Homme.
    Quels sont les plus grands dangers ? le climat ? le nucléaire ? la chimie ? .. Non : l’Homme.
    Alors si le climat détruit des civilisation, c’est que l’espèce humaine n’aura pas trouvé mieux avant !
    Notre seule chance : le réveil des taiseux animés de compassion.

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    • Subotai // 17.01.2020 à 16h26

      « L’espèce humaine est certainement la seule l’espèce animale capable de détruire son biotope »
      *************
      Je ne vais même pas accorder à l’Humain ce pouvoir.
      Toutes les espèces qui prédate un environnement fermé se retrouve dans cette situation:
      Disparaitre ou être réduit en nombre par la force des choses.
      Si c’est l’Homme qui est dans cette situation à l’échelle de la planète c’est simplement parce qu’il en a eut l’opportunité.

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  • Almire // 14.01.2020 à 21h40

    Je comprends que certains se lassent d’entendre « toujours les mêmes discours catastrophiques » et spécialement quand il s’agit de changement climatique. Mais enfin, il faut bien regarder la réalité en face. La vie est bien un jeu, elle n’a d’autre finalité qu’elle-même. Et cela vaut pour toutes les sortes de vie, toutes les espèces animales, avec qui nous sommes en compétition. Dans ce jeu, l’espèce Homo sapiens, d’abord proie et prédatrice, a pu, grâce à la magie de l’évolution, mieux capter l’énergie dans notre univers, jusqu’à devenir super-prédateur, et connaître le succès démographique que l’on sait. Comment cela a-t-il pu s’effectuer ? Schématiquement c’est un grand flux, qui d’un côté transforme les ressources terrestres (minerais, végétaux, animaux, terres arables, roches etc..) grâce à l’énergie et rejette de l’autre côté tout ce que nous avons produit et qui s’accumule. Car le CO2 est une production de nos transformations, comme le plastique ou le pyralène. Et notre succès provient du fait que nous avons toujours su utiliser plus d’énergie, ce que les autres vivants ne savent pas faire. Nous sommes victimes de notre succès ! Qui a envie d’y renoncer ?

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    • Véro // 15.01.2020 à 09h23

      Personne n’a envie d »y renoncer, et comment pourrait-on y renoncer ? Y renoncer c’est renoncer à nourrir l’humanité, c’est renoncer à soigner l’humanité, c’est renoncer à éduquer l’humanité… parce qu’il faut beaucoup d’énergie pour aboutir à des productions élaborées destinées à une population nombreuse, y compris pour tout ce qui constitue la base des besoins essentiels (en particulier nourriture, santé et éducation). Mais il n’y a pas de magie dans l’évolution. l’évolution s’est faite grâce aux efforts de tout le monde.

      Que faut-il faire maintenant ? Uniquement des discours catastrophistes ? Dans quel but ?
      Uniquement des mesures de capitalisme vert ou de greenwashing (éoliennes, bio etc.) ?
      A mon avis l’un ou l’autre sont des impasses. L’un parce que c’ est profondément malthusien, et on imagine aisément où ça peut mener, sans apporter de véritable solution, l’autre parce que c’ est profondément individualiste et donc source de creusement des inégalités et faussement protecteur de l’environnement.

      Face à ces deux seules voies qu’on lui propose ou qu’on lui oppose ou impose, le citoyen doit devenir un véritable citoyen car il ne sort pas plus de sa léthargie en chantant les louanges de l’UE qu’en marchant pour le climat. Dans les deux cas on lui dénie de devenir un vrai acteur politique.

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      • Bouddha Vert // 15.01.2020 à 13h40

        Je ne lis pas de proposition d’action dans votre remarque, et votre constat « Dans les deux cas on lui dénie de devenir un vrai acteur politique » ne m’apporte, personnellement, aucune possibilité d’action.
        Que faire?
        On peut me dénier de « devenir un vrai acteur politique » mais, que je sache, cela n’empêche personne d’agir, de converser, s’engager, construire un réseau fait d’Hommes qui aménagent un territoire à leurs convenances.

        Arthur Keller a développé une analyse et cadré ce qui nous est encore possible de construire, voici une présentation faite à Alès pour les élèves de l’école des Mines:
        https://www.youtube.com/watch?v=wumA1-M66Y8
        Un moment « inspirant ».

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        • Almire // 15.01.2020 à 14h18

          Merci Boudha vert, je partage votre opinion. Le discours dit « effondriste, catastrophique », etc.., ne vise pas à se complaire dans des idées noires, morbides, mais au contraire de faire comprendre qu’il est déjà trop tard pour revenir » au monde d’avant », les atteintes à notre milieu sont irréversibles (les espèces ne réapparaissent pas, les plastiques sont là pour des siècles, le CO2, le pyralène, pour des milliers d’années etc..) : la résilience est un leurre. En revanche, il reste et sera toujours possible de limiter les dégâts, de créer un avenir épanouissant pour ceux qui survivront et se seront préparés à vivre avec dignité et avec peu d’énergie.

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        • Véro // 15.01.2020 à 20h38

          ça ne vous apporte aucune possibilité d’action, mais parler du réchauffement à longueur de temps vous permet de vous sentir actif ?

          Ce que je veux dire, c’est qu’il vaut mieux enfiler un GJ ou manifester contre la réforme des retraites, se battre pour avoir un salaire ou un revenu correct, s’éduquer réellement à la politique, ouvrir les yeux sur l’UE, sur les réformes qui touchent les services publics, et sur la manière dont en général les dirigeants comptent organiser la société. A quoi cela sert-il d’apporter des solutions concrètes sur un problème donné concernant l’environnement, si en amont, l’organisation sociale ne peut pas apporter l’efficacité nécessaire ? par exemple quand on raisonne constamment dans l’instant en termes de marchés aux mains d’acteurs privés, dans un cadre de déconstruction du service public/intérêt général avec creusement des inégalités à la clé.

          Ce que dit Arthur Keller est intéressant, il constate lui aussi la nécessité de réinvestir la politique, mais il est surtout dans le catastrophisme, et la résilience territoriale qu’il défend n’est pas étrangère non plus au capitalisme vert.

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          • Bouddha Vert // 16.01.2020 à 12h22

            Tenir compte du discours scientifique à propos du changement climatique me permet de disposer d’une analyse scientifique de l’état de notre système terre car j’estime que bien comprendre le problème permet de bien concevoir ma réponse (chacun ses références).
            Cela me permet également de réviser ce que j’estime souhaitable et possible pour la société des Hommes qui, ne vous déplaise, est totalement tributaire de son environnement (qualité de l’air, de l’eau, températures, précipitations, monde végétal, animal…).

            Keller, mais je n’ai peut être rien compris, rappelle que la chose politique doit être un sujet central mais que le monde politique bâtit sur notre civilisation thermo-industrielle ne peut prolonger, de manière tendancielle, les possibles d’hier.

            Keller n’est pas catastrophiste, il rappelle simplement que l’analyse scientifique de l’état de la lithosphère, hydrosphère, biosphère, cryosphère, pédosphère est catastrophique et que, par conséquent, l’anthroposphère ne peut se prolonger à l’identique des 2 siècles qui nous précédent.

            La résilience territoriale qu’il désire va à l’encontre du capitalisme puisqu’il donne en exemple, entre autre, qu’il est délirant de trouver sur son marché des produits agricoles en provenance du jardin d’à côté, d’Amérique du sud, de Chine etc!

            Aussi, je ne suis pas certain que vous ayez écouté sa présentation dans son entier, cordialement.

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            • Véro // 16.01.2020 à 17h52

              Mais je ne remets pas en question l’existence du réchauffement climatique. Seulement quand on a disséqué et redisséqué les analyses scientifiques, on n’a pas beaucoup avancé. Et dire qu’on ne pourra pas vivre comme hier, tout le monde s’en doute, ne serait-ce que par référence au passé puisque nous avons toujours évolué.

              La résilience territoriale n’est pas anti-système même si elle y ressemble. Les régions font des politiques de résilience territoriale. L’UE favorise les projets de résilience territoriale ou régionale (la résilience des territoires c’est le mode de défense acceptable contre la mondialisation puisqu’il ne la remet pas en question, par exemple il ne peut être question de mettre des droits de douane entre régions).
              Je préfère la résilience nationale. Par sortie de la mondialisation et donc de l’UE (et Keller n’en parle pas il me semble, bien qu’il trouve délirant de pouvoir acheter des produits chinois. Il ne voit que le niveau mondial inatteignable, donc à défaut le territoire).

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  • jb84 // 15.01.2020 à 16h00

    Cet article est très intéressant non pas pour ce qui concerne le climat ou le planète, mais pour la partie génie génétique.
    Il introduit une idée très nouvelle, l’obsolescence de l’humain, entraînée par l’introduction de la technologie dans la génétique. Je cite :
    « Il y a aussi les conséquences de l’accélération du changement technologique dans la technologie du génie génétique. Après avoir modifié leur premier enfant, ces mêmes parents peuvent revenir cinq ans plus tard à la clinique pour apporter des changements à leur deuxième enfant. Entre-temps, la technologie aura progressé et vous pourrez alors bénéficier de toute une série de mises à jour et ajustements. Qu’est-ce que cela signifie pour le premier enfant ? Cela les rend obsolètes : comme un iPhone 6. C’est une idée très nouvelle pour les êtres humains. L’une des caractéristiques standard de la technologie est l’obsolescence. Une situation où vous rendez rapidement les gens eux-mêmes obsolètes me semble malavisée. »

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