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17.décembre.201917.12.2019 // Les Crises

La NOAA publie son rapport 2019 sur l’Arctique – Par Johan Lorck

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Source, Global Climat, Johan Lorck, 13-12-2019

La NOAA vient de publier son « Arctic Report Card 2019 » qui rapporte les nombreux changements survenus dans la région polaire. Voici quelques points importants du rapport compilé par 81 scientifiques venus de 12 nations :

Les températures de l’Arctique

Selon le Bulletin 2019 de la NOAA, la température à la surface des terres de l’Arctique entre octobre 2018 et septembre 2019 a été la deuxième plus élevée des annales. Le constat a été établi pour les régions situées au nord de 60°N à partir des stations météorologiques terrestres. La moyenne sur 12 mois se classe derrière 2015-16 sur une archive remontant à 1900.

Anomalies moyennes annuelles de température de surface de l’air (en ° C) pour l’Arctique (stations terrestres au nord de 60 ° N; ligne bleue) et au niveau global (ligne rouge) pour la période 1900-2019 par rapport à la valeur moyenne 1981-2010. Source : ensemble de données CRUTEM4.

Les températures de l’Arctique au cours des six dernières années (2014-19) ont toutes dépassé les records précédents. Sur octobre 2018-septembre 2019, l’anomalie a atteint +1,9°C au-dessus de la moyenne 1981-2010.

La température annuelle de l’air dans l’Arctique continue d’augmenter à un rythme deux fois plus rapide que le reste de la planète depuis le milieu des années 1990, un phénomène connu sous le nom d’Amplification arctique.

Bien qu’il n’y ait pas de consensus sur les raisons de l’Amplification arctique, les mécanismes suspectés en priorité sont la réduction de l’albédo lié à la perte de glace de mer et de couverture de neige, l’augmentation de la vapeur d’eau et des nuages dans l’atmosphère arctique, la rétroaction du gradient thermique adiabatique (diminution de la température troposphérique avec l’altitude), et les contrastes de pollution atmosphérique.

L’Alaska a connu des températures de l’air plus chaudes que la normale tout au long de l’année, en particulier en hiver, associées à des vents du sud inhabituels.

Anomalies de températures pour la période d’octobre 2019 à septembre 2019. Source : climate.gov.

Des températures de l’air localisées particulièrement chaudes au printemps et en été dans l’ouest du Groenland ont favorisé de nombreux épisodes de fonte de la calotte glaciaire et une fonte des neiges régionales précoce.

Malgré la variabilité naturelle, l’ampleur, la persistance et les tendances à l’échelle de l’Arctique des récentes augmentations de température sont des indicateurs du changement climatique mondial résultant de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre atmosphériques, d’après les auteurs de l’étude.

Les températures à la surface de la mer

Les températures moyennes à la surface de la mer (SST) en août 2019 ont été de 1 à 7°C plus élevées que la moyenne 1982-2010 dans les mers de Beaufort, Tchouktches, Laptev et Baffin. Une exception marquée en août est le nord de la mer de Barents.

 

Les températures de surface de la mer (SST) entre août 1982 et août 2019 montrent une tendance au réchauffement sur une grande partie de l’océan Arctique. La région de la mer des Tchouktches continue de se réchauffer de manière significative, avec des SST moyennes en août 2019 au deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré.

La glace de mer

La couverture de glace de mer de l’Arctique poursuit la tendance à la baisse. En 2019, l’étendue à la fin de l’été a été la 2e plus réduite des archives avec 4,15 million km2. C’est 33% de moins que la moyenne 1981-2010. Les 13 plus faibles étendues ont été observées au cours des 13 dernières années (2007-19).

Etendue de la glace de mer. Source : NSIDC.

La mer des Tchouktches a connu un début de fonte très précoce et une perte de glace rapide au printemps 2019 et, à la fin de l’été 2019, a atteint l’une des plus basses étendues de glace du record satellite de la région.

L’étendue de fin d’hiver a été moins impressionnante en 2019 puisqu’elle n’a été que la 7e plus réduite des relevés satellites (1979-2019).

L’âge de la glace de mer est également un élément clé. Une glace plus ancienne a tendance à être plus épaisse et donc plus résistante aux forçages atmosphérique et océanique par rapport à une glace plus jeune.

La glace la plus ancienne (> 4 ans), qui dominait autrefois dans l’océan Arctique, ne représente désormais qu’une petite fraction de la banquise en mars, lorsque la couverture de glace de mer est à son maximum. En 1985, 33% de la banquise était de la glace de plus de 4 ans mais en mars 2019, cette glace ancienne ne représentait plus que 1,2% de la banquise dans l’océan Arctique.

Pourcentage d’âge de la glace de mer dans la région de l’océan Arctique. Source : NSIDC (Tschudi et al.2019a, b).

La glace de première année domine désormais, représentant environ 70% de la banquise en mars 2019, contre environ 35 à 50% dans les années 1980. Etant donné que la vieille glace a tendance à être plus épaisse, la couverture de glace de mer est passée d’une masse de glace forte et épaisse dans les années 1980 à une masse de glace plus jeune, plus fragile et plus mince ces dernières années. La glace de première année est donc plus vulnérable à la fonte en été, augmentant ainsi la probabilité d’une extension minimale des glaces.

Carte de la glace de mer en fonction de l’âge pour les mois de mars 1985 et 2019. Source : climate.gov

Un mot sur la répartition de l’âge glaciaire en mars 2019 par rapport à l’année précédente. Les changements les plus importants ont été une diminution de la couverture de glace de deuxième année (1-2 ans), de 21,4% en mars 2018 à 12,8% en mars 2019, et une augmentation de la glace de 3-4 ans de 1,3% à 6,3%. Cela pourrait reconstituer la catégorie des glaces de plus de 4 ans, mais ces dernières années, la glace a tendance à se perdre soit par fonte, soit par déplacement hors de l’Arctique.

Le Groenland

Les observations directes de la calotte glaciaire de l’automne 2018 à 2019 confirment le changement rapide et continu au Groenland. Ce changement se manifeste dans les observations de l’aire de fonte de surface, de la perte totale de glace, de l’albédo de surface, et du mouvement et des pertes des glaciers.

La fonte en surface a concerné près de 95% de la calotte glaciaire du Groenland au cours de l’ensemble de l’été 2019. La fonte de surface a commencé au début de 2019, vers la mi-avril, de 6 à 8 semaines avant la moyenne à long terme (1981-2010). Des conditions similaires se sont produites en 2012, l’année record, au cours de laquelle la fonte avait également commencé début avril. Sur 1981-2010, il n’y avait que 64% de la calotte qui connaissait une fonte de surface en été. On peut voir ci-dessous un graphique détaillé avec les pourcentages jour après jour (attention on ne peut comparer les pourcentages du graphe ci-dessous aux chiffres mentionnés précédemment qui sont valables pour l’été dans son ensemble).

(a) Aire de fonte dérivée de SSMIS en pourcentage de la surface de la calotte glaciaire en 2019 (rouge) et 2012 (violet), en plus de la médiane 1981-2010 (bleu en pointillés) et des plages interdéciles et interquartiles (ombrées). (b) Anomalie de fonte de l’été 2019 (en nombre de jours) par rapport à la période 1981-2010, estimée à partir des observations à micro-ondes passives spatiales. Source : NOAA.

Venons-en maintenant au bilan de masse du Groenland, sans doute le paramètre le plus important. Les missions satellites GRACE (2002-17) puis GRACE Follow-On ont révolutionné la surveillance de la perte de glace en fournissant des estimations des changements mensuels de la masse totale des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique.

GRACE mesure avec précision la distance entre deux satellites pour détecter les changements du champ de gravité terrestre causés par les mouvements de masse sur la planète.

A noter que la nouvelle mission GRACE-FO a été lancée le 22 mai 2018, si bien qu’il n’y a pas eu de mesures entre octobre 2017, date de fin de GRACE et mai 2018, date d’entrée en service de GRACE-FO.

Variation de masse totale (en gigatonnes, Gt) de la calotte glaciaire du Groenland entre avril 2002 et avril 2019, estimée à partir de GRACE (2002-17) et GRACE-FO (2018/19). Source : NOAA.

La tendance actualisée de la perte de masse totale de glace pour la période GRACE (mai 2002-octobre 2017) a été de -282 Gt/an. La tendance pour la période GRACE-FO (mai 2018-mai 2019) est de -166Gt/an-1. Bien que cela soit une baisse significative, il y a donc une réduction du taux de perte de masse au cours des 11 premiers mois GRACE-FO, par rapport à l’ensemble des données GRACE mais cette période n’inclut pas l’été 2019, lorsque les pertes se produisent.

La tendance de perte de masse mise à jour pour les périodes combinées GRACE et GRACE-FO (mai 2002-mai 2019) est de -267 Gt/an, ce qui équivaut à environ 0,7 mm/an d’élévation du niveau moyen de la mer.

Ces pertes de masse au Groenland sur 2002-2019 dépassent tout ce que l’on a pu voir lors des périodes précédentes : +47 Gt/an sur 1972-80, – 51 Gt/an sur 1980-90, – 41 Gt /an sur 1990-2000.

Source, Global Climat, Johan Lorck, 13-12-2019

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Commentaire recommandé

Alligator427 // 17.12.2019 à 11h45

Frit

« En ce moment, – 18°C à Fairbanks (Alaska), mais les températures vont baisser fortement les prochains jours.
La tiédeur se maintient à Moscou (2°C), mais il fait – 21°C à Norilsk, – 35° C à Iakoutsk, – 46°C à Verkhoïansk. »

Cela fait des mois qu’on vous dit qu’il y a une différence entre météo et climat. Soit vous avez un problème de compréhension soit … vous avez un problème de compréhension.

On essaie en gujarati ?
હવામાન અને વાતાવરણને મૂંઝવણમાં ન મૂકશો 🙂

71 réactions et commentaires

  • Raoul C, // 17.12.2019 à 06h15

    La NOAA a très mauvaise réputation chez les statisticiens.

    ‘Hidden’ NOAA temperature data reveals that 6 of the last 9 months were below normal in the USA – and NOAA can’t even get June right
    Anthony Watts / July 30, 2019
    A review of state-of-the-art climate data tells a different story than what NOAA tells the public.

    While media outlets scream “hottest ever” for the world in June and July (it’s summer) and opportunistic climate crusaders use those headlines to push the idea of a “climate crisis” the reality is for USA is that so far most of 2019 has been below normal, temperature-wise.

    Little known data from the state of the art U.S. Climate Reference Network (which never seems to make it into NOAA’s monthly “state of the climate” reports) show that for the past nine months, six of them were below normal, shown in bold below.

    https://wattsupwiththat.com/2019/07/30/hidden-noaa-temperature-data-reveals-that-6-of-the-last-9-months-were-below-normal-in-the-usa-and-noaa-cant-even-get-june-right/

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    • Vercoquin // 17.12.2019 à 06h35

      Les données de température « cachées » de la NOAA révèlent que 6 des 9 derniers mois étaient inférieurs à la normale aux États-Unis – et la NOAA n’arrive même pas à faire le bon mois de juin
      Anthony Watts / 30 juillet 2019
      Un examen des données climatiques de pointe raconte une histoire différente de celle que la NOAA raconte au public.

      Alors que les médias crient « plus chaud que jamais » pour le monde en juin et juillet (c’est l’été) et que les adeptes opportunistes de la croisade climatique utilisent ces manchettes pour promouvoir l’idée d’une « crise climatique » la réalité pour les États-Unis est que, jusqu’à présent, la majeure partie de 2019 a été inférieure à la normale, du point de vue de la température.

      Peu de données connues provenant du Climate Reference Network des É.-U. (qui ne semble jamais figurer dans les rapports mensuels de la NOAA sur l’état du climat) montrent qu’au cours des neuf derniers mois, six d’entre elles étaient en dessous de la normale, en caractères gras ci-dessous.

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    • Bhhell // 17.12.2019 à 07h39

      Bravo pour cette mise au point salutaire et courageuse. Les scientiques font partie d’un complot mondialiste payés grassement par les industries vertes, dont les moyens financiers, c’est connu mais soigneusement caché par des forces de l’ombre, surpassent de beaucoup les famélique ressources des énergies fossiles qui n’ont pas le sou, elles, pour influencer la recherche. Les gouvernements, en besoin compulsif de croissance et shootés au pétrole, ont d’autre part tout intérêt à scier la branche sur laquelle est assise la civilisation industrielle. Oui, tout ça est très clair et logique. Mais ça jette un froid.
      https://skepticalscience.com/Anthony_Watts_blog.htm

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      • calal // 17.12.2019 à 08h52

        « Les gouvernements, en besoin compulsif de croissance et shootés au pétrole, ont d’autre part tout intérêt à scier la branche sur laquelle est assise la civilisation industrielle. »

        Les energies vertes c’est un peu comme le bio,c’est fait pour faire accepter l’inflation des prix de l’alimentaire et la baisse du pouvoir d’achat obtenu en echange d’une heure de travail.
        La periode de « transition ecologique » sera eternelle c’est a dire que le pequin de base payera plus pour de l’electiricte verte,de la bouffe verte, tandis que l’importation de marchandises du bout du monde produite et achemine par du petrole continuera.

        il y a eu l’affaire du trou de la couche d’ozone: les gouvernements du monde entier ont reagi et le probleme a ete regle. Il y a eu risque de guerre mondiale et d’escalde nucleaire et les gouvernements ont reagi et regle le probleme.Si les gouvernements ne reagissent pas au rechauffement climatique,c’est que c’est pas si grave que ca.

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        • bhhell // 17.12.2019 à 10h09

          Si les gouvernements ne réagissent pas au réchauffement climatique, c’est simplement parce qu’il n’existe aucune alternative aux énergies fossiles.Le fait qu’on n’ait pas aboli la mort ne veut pas dire pas que ce n’est pas bien grave, mais qu’on ne peut rien y faire.
          Ce réflexe névrotique qui cherche désespérément à associer énergies vertes et un phénomène scientifique prouvé pour le discréditer est chronique chez tous les bigots de la théorie du complot.

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          • Calal // 17.12.2019 à 10h49

            GVous paierez votre ecotaxe carbone avec votre travail,les riches la paieront avec les dividendes de leurs placements,dividendes créés ex-nihilo par les banques centrales.l’UE est la dernière a croire a ce BS et déjà le ru se barre…

            Je vais me serrer davantage la ceinture pendant que delevoye grossit ? Je ne suis pas un colibri qui s’active pendant que l’éléphant se repose.

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        • Yuri G. // 18.12.2019 à 15h39

          « Les energies vertes c’est un peu comme le bio,c’est fait pour faire accepter l’inflation des prix de l’alimentaire »

          Là, je ne vois pas le rapport. Les prix des denrées alimentaires ne sont pas fixés magiquement par une instance supérieure. Il est déterminé par les coûts de production, qui augmentent sensiblement quand on est en AB.

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          • lole // 18.12.2019 à 18h08

            J ai bien peur que vous soyez dans l’erreur, les prix sont déterminés pas des magiciens nommés traders… depuis le siècle dernier déjà…
            Mais j’avoue que : « le bio,c’est fait pour faire accepter l’inflation des prix de l’alimentaire » il fallait aller le chercher l’argument…
            C’est clair que bouffer des plats cuisinés à base de produits traités à tous les étages, ça nous fera pas acquiescer à l’inflation des prix de l’alimentaire…
            Le schimilblick est il vert ?

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            • Yuri G. // 18.12.2019 à 18h26

              Merci pour l’info. Je ne suis pas économiste mais j’étais quand même au courant que « les traders » dirigent notre économie (et pas seulement le prix des denrées).
              Je réagissais en tant qu’agriculteur bio (et effectivement je ne suis pas dans le système ‘coopérative’ ou les prix suivent directement les cours du marché mondial) : les prix des produits que je commercialise en vente directe s’appuient tout simplement sur mes coûts de production + une marge pour dégager un revenu pour mon travail, pas sur la volonté d’escroquer un client avec une majoration inutile.
              Je suis d’ailleurs au même prix que les conventionnels sur certains produits.

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        • Leterrible // 18.12.2019 à 18h43

          Sauf grossière erreur…le prix du kWh payé par le con-tribuable-citoyen sur sa facture annuelle contient une « taxe/redevance » destinée à abonder chez « EDF » un fonds lui permettant de VENDRE (obligation légale) un quart de sa production (quelle qu’en soit l’origine, nucléaire en particulier) à prix « avantageux » aux pseudos-fournisseurs « verts » ….qui nous la refourguent en faisant leur beurre ….Pas mal..!

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        • Véro // 19.12.2019 à 08h26

          Le bio c’est plutôt pour créer un marché supplémentaire avec des marges supérieures, surtout pour les transformateurs et vendeurs. C’est pourquoi ce n’est pas généralisable à toute la production agricole , sinon les prix diminueraient . Parce qu’il faut préciser qu’à l’exception d’une infime minorité de producteurs bio pratiquant la vente directe (qui n’est pas possible concrètement pour une majorité), les autres producteurs bio dépendent eux aussi, comme les non bio, de l’agro-industrie et de la grande distribution spécialisée en bio ou pas.

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      • Henni // 17.12.2019 à 12h16

        @Bhhel: qu’est ce qui vous fait croire que « les scientifiques » forment un ensemble cohérent et robuste sur les questions du climat? Il n’y a pas d’un côté les scientifiques, et d’un autre côté les autres. Il existe des scientifiques qui sont loin d’être d’accord avec la façon dont on présente les choses et qui n’accordent pas foi à toutes les conclusions du GIEC. Les fameux « 97% de consensus » n’ont pas de sens.

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        • VVR // 17.12.2019 à 22h42

          Bizarrement, a chaque fois qu’un de vos copain présente une liste de scientifique pas d’accord du tout, 80% sont géologues.

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          • Geo // 18.12.2019 à 01h52

            VVR, il est intéressant que vous ayez fait ce rapprochement entre ces scientifiques et les géologues. Par curiosité, comme ça a l’air de vous avoir alerté à plusieurs reprises, quel est votre avis sur le lien entre climato-scepticisme et géologie?

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            • VVR // 18.12.2019 à 08h53

              A noter que ça ne concerne pas forcement tous les géologue.

              Par contre il est courant quand on est universitaire, en particulier quand on est reputé, d’aller faire quelques piges dans le privé. Pour l’universitaire, ça arrondi les fins de mois, c’est souvent intéressant, sans être contraignant. Pour les entreprises, elles n’ont pas besoin de gens très pointu sur le théorique tous les jours, et en CDI ils ne resteraient pas pointu très longtemps de toute façon.

              En mécanique des fluides ça sera par exemple passer quelques jours aux états unis pour régler un problème sur le dernier model de boite de vitesse de GM.

              En géologie, beaucoup vous raconterons avec émotion leurs grands voyages a travers le monde pour y trouver, en particulier, des hydrocarbures. Parce que c’est l’usage premier de la géologie pour le privé: trouver ce qui se trouve sous le sol, et comment y accéder.

              Et tout naturellement, ils sont fière de ces expériences qui ont apporté la prospérité au monde. Alors quand vous remettez ça en cause avec le réchauffement anthropique, la pilule passe mal. C’est comme dire a un médecin que toute sa vie il a tué ses patients en les touchant après avoir fait des autopsies: tous vous dirons que c’est n’importe quoi, quelque soit les preuves.

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    • Aikongo // 17.12.2019 à 08h50

      Whatsupwiththat = site de propagande climato sceptique

      Il n’y a aucun mystère, il est maintenant bien établi que le site WUWT ne cherche pas vraiment à informer ses lecteurs sur l’actualité scientifique en matière de climat mais plutôt à systématiquement dénigrer le travail des climatologues.

      Et quand ce site insiste sur un sujet particulier, nous pouvons nous douter que le sujet en question présente bien des problèmes et qu’il est donc nécessaire d’allumer des contre-feux afin de tenter de faire prendre à ses lecteurs des vessies pour des lanternes.

      http://sogeco31.blogspot.com/search?q=WUWT

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      • Phildar // 17.12.2019 à 09h49

        Coller l’étiquette « climato sceptique » sur un site disqualifie-t-elle les données qui y sont publiées ou les fake news qui y sont debunkées ?

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        • Aikongo // 17.12.2019 à 12h01

          Quand le site est spécialisé pour relayer toutes les fadaises climatosceptique qui passe a sa portée ce qui généralement plait a un certain milieu de vieux traditionalistes qui n’ont pas d’autres ambitions que de pouvoir continuer à produire, polluer et consommer as usual, en niant toute réalité aux problèmes, la génération des okboomer. Oui c’est tout a fait utile et justifié de le rappeler !

          https://www.nouvelobs.com/lifestyle/20191216.OBS22391/arnaque-emprise-domination-sexuelle-la-face-sombre-du-business-du-bien-etre.html

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          • Leterrible // 18.12.2019 à 20h02

            Ceci écrit…il me semble URGENT de dépasser cette querelle AUJOURD’HUI inutile…
            En effet , qu’il y ait réchauffement climatique anormal OU NON… que cet éventuel réchauffement soit principalement/secondairement dû aux activités humaines par leur débridée post-XXiè siècle extraction/consommation de matières fossiles destinée à la production d’ÉNERGIE sur laquelle repose tout notre mode de vie « moderne »…
            TOUT CELA n’a plus grand intérêt…. CAR , ce qui ne sera contesté par personne… :
            c’est qu’aujourd’hui on a atteint le début de l’état de pénurie extractive…
            ++SOIT pénurie physique…par atteinte de limite d’existence de ces matières premières..
            ++SOIT pénurie d’investissement due au niveau du coût de revient d’extraction d’une unité fossile supplémentaire  »  » « insupportable »  »  » pour les prédateurs/investisseurs/financiers à la manoeuvre..!! (sic)
            IMPÉRATIF donc, OUTRE de réduire drastiquement l’extraction/transformation d’unités fossiles NOUVELLES… décider/globaliser au niveau international la recherche du vecteur le plus stable et le plus performant de production d’énergie électrique sans résidu projetant du CO2 dans l’athmosphère….je ne vois guère d’alternative autre que le développement étatique concerté de réacteurs de IVième-Vième génération , domaine dans lequel la France peut ENCORE(pour combien de temps vu le blocage politique??) être DIRIGISTE…….. (https://www.lemonde.fr/blog/huet/2018/01/08/le-nucleaire-chinois-accelere-en-2018/ )

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      • Bats0 // 17.12.2019 à 10h51

        C’est effectivement le problème : ce genre de site arrive à manipuler le cerveau de lecteur assidu, de telle manière que ces admirateurs du monde « climatoréaliste » (c’est maintenant leur nouvelle dénomination), qu’ils sont persuadés que les réels scientifiques manipulent les données et relevés : c’est de la vraie paranoïa, à laquelle nous assistons, et qui malheureusement, ne va pas aider à résoudre, voir seulement à diminuer ce changement climatique auquel nous assistons, et participons bien souvent malgré nous (Le capitalisme est la principale cause de ce changement).
        Ils arrivent même à se persuader que ce sont les écologistes et ceux qui se battent contre ce changement climatique qui utilisent fonds financiers faramineux et féeriques : « les industries vertes, dont les moyens financiers, c’est connu mais soigneusement caché par des forces de l’ombre, surpassent de beaucoup les famélique ressources des énergies fossiles qui n’ont pas le sou, elles » ( Bhhell // 17.12.2019 à 07h39). Enfin faut le prendre en dérision…

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        • Pong // 18.12.2019 à 02h27

          Pour Bhhell, c’était ironique.
          Sur le fond, on est d’accord.

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      • Albert-Nord // 17.12.2019 à 14h09

        Remettre en cause des résultats ou des analyses c’est le b.a.ba de l’intelligence.
        Depuis quand la critique serait-elle néfaste aux sciences? Aux scientifiques plus probablement… pour avoir raison ou bien tord !
        http://www.slate.fr/story/155300/patriarcat-steak-existe-pas

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        • Albert-Nord // 17.12.2019 à 20h49

          Revue « Pour la science » à-propos de l’affaire de l’Université Evergreen
          https://www.pourlascience.fr/util/chutier/les-facheuses-retombees-du-post-modernisme-a-luniversite-12695.php
           » Bret Weinstein dans un essai publié dans le Wall Street Journal : « Les champs de recherche fondés sur l’empirisme et la déduction, notamment les sciences « dures », ont cohabité avec la théorie critique (une branche des sciences sociales), le post-modernisme et ses dérivés fondés sur le ressenti et la perception individuelle. Depuis l’émergence, dans les années 1960 et 1970, de domaines de recherche orientés vers la justice sociale, ces visions du monde incompatibles se sont repoussées l’une et l’autre. »
          Sumantra Maitra « Les postmodernistes ont essayé de détourner la biologie, ils ont pris le contrôle d’une grande partie des sciences politiques, de presque toute l’anthropologie, de l’histoire et des lettres ». « Ils ont multiplié les revues académiques autoréférentielles, les chaines de citations circulaires, les recherches non reproductibles et empêché le débat nuancé par l’activisme, ». »

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          • Albert-Nord // 17.12.2019 à 20h51

            Suite…
            Les processus d’intimidation, de conformisme ou de propagande sont autant présents dans les milieux étudiants que chez les scientiques de metier (qui n’ont pas fait serment de lutter jusqu’à la mort pour leur théorie…)
            L’ensemble de la recherche est vermoulu par le oui-ouisme, le politiquement « admissible » ou le toléré par l’air du temps. (Toléré par qui?)
            En histoire c’est la même chanson : Annie Lacroix-Riz – L’enseignement de l’Histoire en France (liquidation de l’histoire).
            https://www.youtube.com/watch?v=7DuLzs084hM

            L’unanimité ne fait pas la vérité…pas plus que la minorité.
            La rigueur certainement.

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  • Patrick // 17.12.2019 à 07h19

    Merci de nous avoir fait découvrir le site https://global-climat.com/
    Je me suis abonné à leur newsletter, ce qui m’évitera à l’avenir de tomber sur des commentaires … pas franchement intéressants.

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  • Fritz // 17.12.2019 à 07h45

    Tiens ? Il reste de la glace au Groenland ? Moi qui croyais qu’elle avait déjà fondu.
    En ce moment, – 18°C à Fairbanks (Alaska), mais les températures vont baisser fortement les prochains jours.
    La tiédeur se maintient à Moscou (2°C), mais il fait – 21°C à Norilsk, – 35° C à Iakoutsk, – 46°C à Verkhoïansk.

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    • M.Smith // 17.12.2019 à 08h24

      Et toujours -18 C dans le compartiment congélateur du frigo de ma voisine (température stable depuis 10 ans, date d’achat).
      😉

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      • M.Smith // 17.12.2019 à 09h56

        voici une petite explication. Egrenez un chapelet de températures ne prouve rien (ni dans un sens ni dans un autre). Il peut fort bien avoir un réchauffement ou un refroidissement climatique et une baisse ou une hausse de température locale.

        Cela dit je constate – de visu – la fonte des glaciers en Europe, qui a ce rythme auront disparus avant la fin du siècle. C’est un argument puissant, me semble-t-il, en faveur d’un réchauffement global (et l’activité industrielle en est probablement un des facteurs).

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        • Fritz // 17.12.2019 à 12h30

          2e réponse à M. Smith (la première étant toujours « en attente de modération », comme on disait jadis) :
          Il fait –18 °C dans le congélateur de votre voisine, comme il fait +200°C dans son four. Votre plaisanterie n’a aucune valeur puisqu’il s’agit de machines à produire du froid ou de la chaleur.

          Les températures que j’ai citées sont quant à elles des températures de plein air, constatées selon les règles ce matin. Je sais parfaitement qu’une mesure ponctuelle n’est pas significative, mais ces températures-là ne sont pas des projections fantasmées.

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          • M.Smith // 17.12.2019 à 14h20

            « 2e réponse à » Fritz (pour qui j’ai de la sympathie au demeurant, vos messages sont plaisants à lire et généralement conforme à ma pensée).
            Comme je l’ai déjà dit « Egrenez un chapelet de températures ne prouve rien (NI DANS UN SENS NI DANS UN AUTRE) ». Ma plaisanterie ne visait pas au-delà. Je n’insinuais aucunement que vos relevés était incorrects.

            Je reste dubitatifs quant à l’ampleur du réchauffement (j’admet néanmoins un réchauffement global notamment sur la fonte accélérée des glaciers) et quant à ses causes (il me semble logique que l’homme y ait sa part). Il y a sans doute des manipulations mais elles se situent des deux côtés (une majorité de lobbies a intérêt à nier tout réchauffement) et ne suffisent pas à en faire un non-problème, me semble-t-il.

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          • VVR // 17.12.2019 à 23h44

            Le problème des mesures ponctuelles, c’est surtout quelles ne signifient rien mais laissent penser qu’elle ont une signification. C’est comme quand on dit: « 1 agriculteur se suicide tous les 2 jours », ça impressionne, mais si l’on formule,  »27 personnes se suicident chaque jour en France, tous les 2 jours l’un d’eux est agriculteur », ça impressionne beaucoup moins.

            Et -19°C, c’est froid dans mon esprit de petit français, mais pour Fairbanks en mi-Décembre ce n’est pas particulièrement froid. Par rapport à ces dernières années, c’est quelque peu frisquet, mais ce n’est rien par rapport au début de décembre 2016, qui s’acheva pourtant par un beau maximum de 1.7°C que rien ne laissait présager.

            Après on pourrait regarder les relevé sur le long terme, voir quelle est la probabilité d’avoir une température max supérieure a -10°C maintenant et comparer a la situation il y a 20 ans, 40 ans, 60 ans. Mais a quoi bon, je sais a quoi ça ressemble et vous vous en foutez.

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        • M.Smith // 17.12.2019 à 14h08

          « Cher ami, vous n’êtes pas sans savoir » que le recul des glaciers s’est considérablement accru depuis, au point ou l’on peut apercevoir le phénomène d’une année à l’autre, les alpinismes et les randonneurs en montagne vous le diront.

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    • LibEgaFra // 17.12.2019 à 11h32

      +2°C à Moscou en décembre?! Mais c’est les tropiques! Je me rappelle un mois de novembre, tempête de neige, avion en attente tournant au-dessus de l’aéroport…

      Faut vraiment vivre en ville coupé de la nature pour ne pas voir l’évidence.

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    • Alligator427 // 17.12.2019 à 11h45

      Frit

      « En ce moment, – 18°C à Fairbanks (Alaska), mais les températures vont baisser fortement les prochains jours.
      La tiédeur se maintient à Moscou (2°C), mais il fait – 21°C à Norilsk, – 35° C à Iakoutsk, – 46°C à Verkhoïansk. »

      Cela fait des mois qu’on vous dit qu’il y a une différence entre météo et climat. Soit vous avez un problème de compréhension soit … vous avez un problème de compréhension.

      On essaie en gujarati ?
      હવામાન અને વાતાવરણને મૂંઝવણમાં ન મૂકશો 🙂

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      • Jean D // 17.12.2019 à 22h42

        Si vous faites la différence entre météo (ensoleillement & température d’un lieu à un instant T) et le climat (système en équilibre multifactoriel fait de masses d’air, de courant, d’évaporation, de température etc… sur la longue durée et sur un vaste espace), pourquoi nous donner la température de Moscou pour aujourd’hui ?
        Quel est l’intérêt, je ne vous comprends pas.

        En outre, il est de notoriété publique, depuis le temps que les scientifiques en parlent vous devez le savoir, que :
        ›› le réchauffement est global (= sur l’ensemble du globe)
        ›› et qu’il s’accompagne d’accidents climatiques (y compris des baisses ponctuelles et sensibles de températures à tel ou tel endroit, au même titre que la violence des ouragans se renforce il y a et il y aura de plus en plus de pics – à la baisse et à la hausse – de températures)

        Donc au final :
        ›› ne pas confondre climat / météo
        ›› ne pas confondre réchauffement global / dérèglement climatique

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        • Logique // 18.12.2019 à 20h03

          Et comme la Méditerranée se réchauffe plus vite que certaines autres régions, nous allons encore longtemps nous faire arroser (« nous »… enfin la habitants des côtes méditerranéennes) d’épisodes cévenols qui sont devenus des épisodes méditerranéens.

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          • Yuri G. // 18.12.2019 à 20h20

            Absolument. Et ces épisodes cévenols se propagent sur toute la moitié sud (même loin des côtes méditerranéennes). J’étais hier dans les Landes ou j’ai pu voir des parcelles de 20 ha entièrement inondées sous 2m de flotte d’où on ne voyait dépasser que les fleurs de maïs (pas encore récoltés).

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      • Bouddha Vert // 18.12.2019 à 22h00

        Pensez vous que le lobby des éoliennes soit dans le coup?
        A moins que ce ne soit celui du photovoltaïque!
        Mon petit doigt me dit que le GIEC n’y est certainement pas pour rien.
        En tout cas merci de nous ouvrir les yeux afin de mieux juger le traitement des commentaires avec des faits clairs et indiscutables, continuez.

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    • Pong // 17.12.2019 à 15h19

      La température moyenne en décembre à Iakoutsk est de −37,6 et à Verkhoïansk de −43,5.
      Je vois sur weather.com qu’il y fait -40 aujourd’hui selon weather.com et -39 selon lachainemeteo.com et non -46 (source ?). C’est à dire respectivement 2,6 et 3,5 de plus que la moyenne.

      Outre que Testis unus, testis nullus, vos chiffres semblent faux. [modéré]

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  • isidor ducasse // 17.12.2019 à 08h47

    Quand la science dévoyée devient une croyance au service de la mondialisation, alors on croit ou on ne croit pas au réchauffement climatique d’ou des discussions sans fin.

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    • Alligator427 // 17.12.2019 à 11h51

      « Quand la science dévoyée devient une croyance au service de la mondialisation, »

      Lisez mieux l’article, il s’agit juste de porter à la connaissance du public des données scientifiques, ce n’est pas un prêche.

      Par ailleurs, le site Les Crises diffusant cet article (et d’autres sur le sujet), il est donc « au service de la mondialisation »…
      Vous ne menez pas le raisonnement jusqu’au bout. De mon point de vue, la raison en est assez simple : votre pseudo-raisonnement qui voit de l’intentionnalité partout tourne en boucle, il n’a pas de bout.

      Vous avez beau jeu de dénoncer des discussions sans fin … mais si vous n’accumulez pas de connaissances objectives, c’est vous qui êtes dans la croyance. Pas ceux qui tentent de s’instruire.

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      • Jdd // 17.12.2019 à 14h06

        Je pense qu’il faut avoir un peu d’indulgence.
        Il y a clairement manipulation depuis la COP21. Le but est très simple : Le marché carbonne !
        Il a déjà permis a des très gros comme Lafarge, Total, Engie et tant d’autre de rammasser beaucoup d’argent sur le dos de la petite industrie qui fait payer la note au client finale.

        Pour l’instant limité à l’Europe, la COP25 devait permettre de l’étendre au monde entier. Pour cela une large communication sur le rechauffement climatique était nécessaire et notamment par le GIEC.
        Au final comme toujours dans ces problèmes complexes il y a du vrai et du faux. Du réchauffement certe, mais aussi une belle amplification pour améliorer le message. Donc ni les réchauffistes, ni les climatos n’ont raison.

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        • Bouddha Vert // 18.12.2019 à 21h39

          En quoi le marché carbone, de mémoire 20€/T, a enrichi Lafarge?

          Si l’évaluation de l’origine des changements climatiques en cours est effectivement complexe, alors ce qui est sans ambiguïté c’est que s’il est anthropique les « climatos » ont raison, point barre!
          La réponse est forcément exclusive, nous ne sommes pas à « l’école des fans ».

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      • Alligator427 // 17.12.2019 à 15h01

        @jdd

        « Au final comme toujours dans ces problèmes complexes il y a du vrai et du faux.  »

        On parle de phénomènes physiques, pas de spéculations intellectuelles.
        L’intervenant en est encore à mettre en cause le dérèglement climatique.

        Quant aux supposées intentionnalités du GIEC … il s’agit de scientifiques du monde entier, répartis en 3 groupes, qui font leur travail de compilation des données. Ils ne manipulent que des données et font de leur mieux pour vulgariser les résultats … et briser le mur du déni du grand public et des décideurs politiques.

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  • lole // 17.12.2019 à 09h04

    Ça n’est pas grave, il y a suffisamment de monde pour nous rappeler que c’est un canular en fait, normalement « ils » devraient nous le révéler en 2100, le 1er avril exactement, vous êtes fatigants à essayer de vouloir nous donner la chute avant la fin de la blague…
    En attendant « ils » ont commandé foultitude de thermomètres en chine pour remplacer les vieux qui sont défaillants.

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  • Olivier MONTULET // 17.12.2019 à 11h46

    Qu’il y ait globalement et sur le long terme un (léger) réchauffement du climat n’est pas contestable. Qu’il y ait accélération n’est en rien démontré scientifiquement. Que ce soit du au CO2 (gaz indispensable à la vie) est très improbable puisque le taux de CO2 dans l’atmosphère est très faible et que le taux de CO2 dit anthropique estlui même très faible par rapport à ce taux total. Les autres gaz mais surtout la vapeur d’eau ont un impact immensément plus important dans l’effet dit de serre. Que l’augmentation de t° ait des effets apocalyptiques est un arguments de prophètes mais en rien une affirmation fondée scientifiquement.
    PS: Le giec est constitué uniquement de délégués des gouvernements rares y sont les scientifiques et encore plus les climatologues.
    Il faut en finir avec l’hystérie climatique et plus généralement l’idéologie obscurantiste de l’environnementalisme qui constitue la religion des écologistes et des lobbies tels GreenPeace, WWF et autres inter-environnement.

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    • Logique // 17.12.2019 à 22h18

      « Que ce soit du au CO2 (gaz indispensable à la vie) est très improbable puisque le taux de CO2 dans l’atmosphère est très faible et que le taux de CO2 dit anthropique estlui même très faible par rapport à ce taux total. »

      La température moyenne de la planète est régi par le taux de CO2. A140 ppm, c’est une période glaciaire. A 280 ppm ont sort de la période glaciaire. A 560 ppm, la température moyenne augmente de 4°C. Nous en sommes à 415 ppm et l’augmentation annuelle est entre 2 et 3 ppm. Une augmentation de 135 ppm n’est pas « faible ». Sans compter qu’une partie des émissions ont été absorbées par les océans,

      https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw

      « Les autres gaz mais surtout la vapeur d’eau ont un impact immensément plus important dans l’effet dit de serre. »

      La vapeur d’eau engendre aussi les nuages qui bloquent le rayonnement solaire de sorte que l’effet final est encore mal connu.

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    • Serge F. // 20.12.2019 à 20h31

      A vous lire, on se croirait revenu en 1979 lorsqu’Haroun Tazieff expliquait que le réchauffement climatique était dû à la pollution industrielle créant un effet de serre qui, à terme, ferait monter le niveau des océans. Jacques-Yves Cousteau pensait lui que la végétation et les océans corrigent cet effet naturellement.

      https://www.youtube.com/watch?v=tPjHLRYZiHM

      Depuis 1979, les connaissances scientifiques se sont beaucoup affinées. Le changement climatique d’origine anthropique fait aujourd’hui l’objet d’un très large concensus au sein de la communauté scientifique.

      Le GIEC c’est 2500 scientifiques répartis dans 195 pays dans le monde. Ces scientifiques ne sont pas des employés du GIEC, ils travaillent de temps en temps ensemble dans le cadre de ce groupe international.

        +0

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  • christian gedeon // 17.12.2019 à 11h49

    On va encore tous mourir demain et bla et bla et bla. Sainte Thunberg priez pour nous. Population de la Terre en 1960,trois milliards…en 2018 huit milliards…au moins 5 milliards de cacas supplémentaires par jour. Franchement,çà suffit avec le cataclysme quotidien! Il faut du temps pour que çà bouge…et il faut que çà bouge.Mais bon,un peu de calme quoi!

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    • Alligator427 // 17.12.2019 à 15h15

      « Il faut du temps pour que çà bouge »
      D’après les scientifiques cela se joue dans la décennie qui s’ouvre.

      Si rien ne change rapidement on entre dans des phénomènes de rétroactions positives (fonte du pergélisol, https://lejournal.cnrs.fr/articles/pergelisol-le-piege-climatique). On ne parle pas de phénomène linéaire (réchauffement progressif du globe) mais d’évolutions par paliers.

      C’est dire que votre protestation contre le catastrophisme ambiant a de fortes chances d’être « hors-sol » si les populations et les responsables qu’ils élisent continuent à ne rien comprendre à ce qu’est un changement de phase :
      • -0,1 °C : c’est de la glace
      • +0,1 °C : c’est de l’eau

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  • Louis Robert // 17.12.2019 à 14h17

    Il fait si bon dormir. 🛏 💤💤💤

    « Dormez tranquilles jusqu’en 2100 – Jean-Marc Jancovici »

    https://www.youtube.com/watch?v=5bsft7OZUvU

    *

    Harold Pinter: « Même tandis que cela se passait, il ne se passait rien. » (Discours Nobel) 🙈🙈🙈

      +7

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    • Loxosceles // 17.12.2019 à 14h27

      Que font de mieux ceux qui s’agitent ?

      http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/cochmou.htm

      Chacun ses curés, ma foi…

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    • Patrick // 17.12.2019 à 17h08

      « Chacun ses curés, ma foi… »

      C’est fou ce que les collapso-sceptiques usent et abusent de la métaphore religieuse. C’est frappant dans ce fil de discussion. Il s’agit de phénomènes physiques et régulièrement cela dérape sur la métaphysique.

      Il y a finalement peut être 2 manières de se préparer à l’effondrement : les pieds sur terre ou la tête dans les nuages.

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  • Pong // 17.12.2019 à 15h23

    Il me semble que Les Crises annonce clairement la couleur. Ce n’est pas pour rien que c’est au pluriel.

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  • Fritz // 17.12.2019 à 19h26

    Ce qui est vérifié avec ce genre de billet, c’est qu’il suscite un échauffement très net dans la discussion.

      +5

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    • Anouchka // 17.12.2019 à 21h52

      Oui, et ça fait des mois que ça dure.
      C’est assez incroyable car les arguments sont à peu de choses près toujours inlassablement a peu près les mêmes.
      Je note cependant une petite baisse de régime du côté des inconditionnels du rechauffisme. Mais peut-être est-ce un simple effet de modération.

        +2

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      • Patapon // 17.12.2019 à 23h10

        Une étude sur le climat des commentaires ne servira pas à grand chose. Mais il y a une odeur de partisans.
        On peut être à la fois sceptique et borné. Ah, l’orgueil pathétique de celui-à-qui-on-ne-la-fait-pas !

          +3

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  • Jean D // 17.12.2019 à 23h16

    « qui n’est pas de la science, puisqu’on n’a pas le recul pour vérifier nos théories… »
    Non seulement vous remettez en cause les conclusions des scientifiques mais en plus vous déniez tout caractère scientifique à leurs études.

    Faut être gonflé. La théorie de la relativité n’était pas une science jusqu’à ce qu’on aille sur la lune, c’est ça votre « théorie » à vous ?

    Comment vous dire poliment d’utiliser plus efficacement votre connexion internet ?
    Les sources d’instruction ne manquent pourtant pas.

    💡 Exemple : cette conférence de chercheurs du Giec et membre du CEA,
    https://www.youtube.com/watch?v=6MCzcmk-EBc

    Vous comprendrez peut-être mieux comment fonctionne le Giec et avec quels outils travaillent les scientifiques.

      +4

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  • Dominique Gagnot // 17.12.2019 à 23h51

    J’avais écris ça ailleurs, mais ça marche dans tous les domaines :

    Le déni (associé souvent à la trouille) est très répandu. (d’où des discussions impossibles).

    Le déni est un réflexe psychologique qui permet d’ignorer ce qui est incompatible avec ce que l’on nous a, ou ce que l’on s’est, enfoncé dans la tête.
    Il est insupportable d’admettre que le monde que nous avons connu est en train de disparaître.
    Le déni permet de ne pas s’encombrer l’esprit de choses qui nous dépassent, et de vivre tranquillou jusqu’à la fin.

      +10

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    • Pong // 18.12.2019 à 02h15

      Et je ne sais toujours pas comment on lutte contre ça. Si quelqu’un trouve…

        +1

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    • LibEgaFra // 18.12.2019 à 09h53

      « Il est insupportable d’admettre que le monde que nous avons connu est en train de disparaître. »

      Il ne disparaît pas, il se transforme. La Terre a connu des périodes beaucoup plus chaudes que l’actuelle. Où est le problème? Le monde vivant s’est chaque fois adapté. Plus il fait chaud, plus la biodiversité est importante. Que du bonheur!

      Vive le réchauffement climatique!

        +3

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      • Yuri G. // 18.12.2019 à 16h34

        « Plus il fait chaud, plus la biodiversité est importante. Que du bonheur! »

        Vous avez raison de souligner que la chaleur est le moteur de la vie et que le climat, processus dynamique par excellence, se transforme perpétuellement. Pour autant, le pouvoir de résilience de la nature est fortement amoindri du fait de nos pratiques (notamment agricoles) dans l’exploitation des ressources.

        Pour vraiment mettre à profit cette chaleur et sortir de la tendance climatique bipolaire vers laquelle on se dirige (alternance d’une période humide et d’une période sèche) il faudrait que les espaces cultivés soient à leur maximum de production biomasse (et donc de biodiversité), régulant ainsi le cycle de l’eau (évapotranspiration > condensation) permettant la formation de nuages produisant des averses locales assurant une meilleure répartition de la pluviométrie tout au long de l’année.
        Ce qui n’est pas le cas actuellement. Les champs sont laissés à nus en moyenne 150 jours par an (et on ne peut pas dire qu’il soient bien couverts le reste de l’année avec des cultures semées à 80cm d’inter-rang).
        Au niveau de sa micro-conductivité, un sol laissé à nu (par oxydation) ne pourra pas jouer son rôle de régulateur hydrique et climatique.

        On peut être en désaccord sur les causes (anthropiques ou pas) et sur le lien de causalité CO2 / Réchauffement mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut re-végétaliser d’urgence l’agriculture française (et mondiale) afin de produire des systèmes plus résilients faces aux épisodes climatiques que nous connaissons, et permettant de valoriser le CO2 et la lumière (à travers la photosynthèse) tout au long de l’année.

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        Alerter
  • raloul // 18.12.2019 à 00h54

    Bonjour,

    Il n’y a pas de discussion à avoir sur ce thème.
    La science est très claire, sans aucune ambiguïté ni incertitude.
    Le CO2 est le principal responsable du réchauffement climatique (et sûrement pas la vapeur d’eau, c’est une évidence scientifique parfaitement démontrée, documentée, coprise et connue…).
    L’humain est responsable de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.
    Nous sommes entrés dans l’anthropocène et si nous ne changeons pas tout drastiquement comme le préconisent ceux qui ont un avis autorisé sur la question, nous allons tous subir les pires calamités, et nos enfants vont à peu près tous mourir.

    Ce blog est un espace d’auto-défense intellectuelle qui vous entraîne à vous défaire de vos a priori, de vos fausses croyances, et vous montre le chemin vers une compréhension rationnelle, scientifique, argumentée, des crises que nous traversons.
    [modéré]

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    Alerter
  • Pierrot // 18.12.2019 à 12h35

    @affreuxjojo : je me faisais justement la réflexion que « Les Crises » faisait de plus en plus écho aux thèses climato-sceptiques dans ses commentaires… 😉

    Je suis particulièrement inquiet de cette tendance à vouloir accuser de partialité des sites qui, contrairement à la plupart des médias main stream, s’attachent justement à reproduire sans censure toutes les informations disponibles sur les sujets présentés et à bien les distinguer des opinions exprimées.

    En l’occurrence, nous avons affaire à un article factuel se référant à des données scientifiques qui, avec d’autres susceptibles de les compléter ou de les contredire, pourront servir à alimenter la réflexion de tout un chacun, dans un sens ou dans un autre. On n’est jamais trop informé.

    Par ailleurs, les faits scientifiques s’arrêtent là où les interprétations et les opinions personnelles débutent. Or, lorsque vous évoquez des « articles de scientifiques sceptiques », c’est à l’opinion personnelle des auteurs de ces articles que vous vous référez : on verserait dans un autre registre.

    De plus, depuis quelques temps ce sont plutôt les « réchauffistes » qui sont accusés de complotisme.

    Quoi qu’il en soit, toutes ces considérations idéologiques, médiatiques et politicardes n’ont pas leur place dans le débat scientifique. Même si vous défendez une thèse climato-sceptique, il vous appartient de tenir également compte dans votre réflexion des informations citées ici, ou bien, au lieu d’émettre vos insinuations, de démontrer scientifiquement qu’elles manqueraient de pertinence ou qu’elles seraient « bidonnées ».

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    Alerter
  • Myrkur34 // 20.12.2019 à 09h55

    3 millions d’hectares=300000km2 (Plus de la moitié de la France) viennent de partir en fumée en un mois dans l’est de l’Australie et pendant ce temps là le 1er ministre est en vacances à Hawaï…..:o)
    Wladimir Poutine vient de déclarer que le réchauffement climatique était un fait mais que l’on ne savait pas d’où cela provenait. Peut-être du changement d’inclinaison de la terre ……:o)

    Ces deux réactions (fuite bronzette et déni grotesque) montrent bien que l’on boira la coupe jusqu’à la lie puisque tout ira très bien pour les dirigeants jusqu’à l’extrême limite de la vie sur terre.

    PS: Réflexion d’une mamie de 89 ans qui plongeait sur la barrière de Corail dans les années 70
     » Il reste 10% des poissons qu’il y avait à l’époque et je plains les jeunes qui ne pourront plus jamais voir ce que j’ai vu »

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    Alerter
    • sissa // 23.12.2019 à 23h42

      3 millions d’hectares, c’est 30 000 km^2(la superficie de la Belgique), mais bon cela ne change rien au fond.

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      Alerter
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