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23.novembre.201923.11.2019 // Les Crises

Chaque Européen utilise quatre baignoires d’eau par jour pour son électricité

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Source : Association Initiatives Dionysiennes, Jonathan Tirone, Andrew Reierson, 07-11-2019

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Traduit par Jocelyne le Boulicaut

Chaque Européen utilise quatre baignoires d’eau par jour pour son électricité

Panneaux électriques à la centrale solaire d’El Bonillo d’Abaste, tandis qu’à l’arrière plan des éoliennes tournent dans un parc éolien. Photographe : Pablo Blazquez Dominguez/Getty Images Europe

Alors que nous sommes entrés dans une ère où le changement climatique met à rude épreuve les réserves d’eau, la recherche met en évidence un autre avantage que présentent les énergies renouvelables par rapport aux combustibles fossiles. Une fois que les décideurs commenceront à prendre en compte les vastes volumes d’eau nécessaires pour garder les lumières allumées, les énergies solaires et éoliennes pourraient connaître un nouvel essor.

Voilà, telle est la conclusion d’une étude publiée cette semaine par le Centre Commun de Recherche de l’Union Européenne, qui exhorte les dirigeants de l’Union européenne à accorder une plus grande attention à la quantité d’eau utilisée par les centrales traditionnelles au charbon, au gaz naturel et nucléaire. Il faut plus de 1 300 litres d’eau – assez pour remplir quatre baignoires – pour produire l’électricité que chaque résident européen utilise chaque jour.

“Pour que l’UE sorte des énergies fossiles et augmente la part des énergies renouvelables dans son approvisionnement énergétique, elle doit élaborer des politiques qui prennent en compte l’utilisation de l’eau par les sources d’énergie”, écrivent les chercheurs sur l’eau et l’énergie dirigés par Davy Vanham. Les énergies solaire, éolienne, géothermique et hydroélectrique au fil de l’eau ne représentent qu’une “petite fraction” de l’eau consommée par rapport à celle que consomment les biocarburants et les centrales thermiques traditionnelles, ont-ils indiqué.[L’hydroélectricité au fil de l’eau désigne la production d’électricité par une centrale hydroélectrique qui fonctionne sans retenue d’eau, donc sans possibilité de stocker celle-ci durant les périodes de l’année de hauts débits pour pouvoir déstocker en période de basses eaux NdT]

Les conclusions attirent l’attention sur la rivalité croissante entre les ménages, l’industrie et l’agriculture pour les ressources en eau. Cette tension est exacerbée par une série de vagues de chaleur et de faibles niveaux de précipitations qui ont provoqué des arrêts d’exploitation dans les centrales électriques du continent pendant les périodes de pointe. Certains de ces incidents ont été attribués au changement climatique.

La même situation a été répliquée aux États-Unis, en Inde et en Chine, ce qui montre à quel point les politiques relatives à l’eau, à l’énergie et a la sécurité alimentaire ont un impact dans les trois sphères d’activité.

Empreinte annuelle absolue de la production (a) et de la consommation (b) d’énergie sur l’eau dans l’UE, en km3 pour l’année 2015. IOPscience via Bloomberg

Les centrales au charbon, au pétrole et nucléaires consomment environ 30% de l’eau qui est nécessaire pour produire l’électricité que les Européens consomment. En comparaison, la part de toutes les énergies renouvelables combinées, y compris les énergies solaire, éolienne, géothermique et hydroélectrique, s’élève à 1,7 %.

Dans le secteur de l’énergie propre, ce sont les réservoirs qui dépendent du pompage de l’eau en amont, ainsi que diverses formes de biomasse, qui dépendent le plus de l’eau.

Selon le document revu par des pairs et publié le 15 octobre, “Savoir choisir quelles énergies renouvelables il faut promouvoir est essentiel pour atténuer le stress hydrique et maintenir les écosystèmes et leurs fonctions. Les politiques en matière de futurs investissements énergétiques doivent donc prendre en compte les énergies renouvelables ayant une empreinte à faible valeur unitaire sur l’eau.”

Empreinte des centrales nucléaires sur l’eau dans l’UE IOPscience via Bloomberg

Les centrales thermiques ont besoin d’eau pour refroidir les réactions et utilisent la vapeur pour actionner des turbines géantes pour produire de l’électricité. Les panneaux solaires et les éoliennes peuvent transformer le soleil et les courants d’air directement en électricité sans produire de chaleur résiduelle.

Les chercheurs ont analysé les données relatives à la consommation et à la production d’énergie des 28 pays de l’UE, en les couplant à des informations sur le changement climatique et les ressources en eau. Ils ont identifié des régions de France, de Pologne et d’Espagne où les grandes centrales électriques dépendent de grands volumes d’eau.

“Les récents épisodes de sécheresse et les vagues de canicule de l’été, tels que ceux de 2003, 2006, 2015 et 2018, qui ne feront que s’intensifier en raison du changement climatique, ont déjà indiqué que l’eau est une ressource qui va avoir un effet restrictif sur la production énergétique dans l’UE,” ont-elles indiqué.

L’article complet est intitulé “The Consumptive Water footprint of the European Union energy sector” et est disponible sur le site Internet de l’IOPscience.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Rond // 23.11.2019 à 07h50

Travail très moyen de lobbying pro éolien et pro photovoltaïque qui évidemment ne discute pas de l’ensemble des nuisances propres à chaque filière. Et là, toutes sont responsables, à divers degrés, de choses épouvantables.
Eteindre en sortant d’une pièce, modérer son chauffage, ce seraient deux baignoires de moins ! … Affirmation sans preuve aucune.
Ce qui nuit réellement à notre planète, c’est notre addiction sans limite à l’énergie.

110 réactions et commentaires

  • Myrkur34 // 23.11.2019 à 07h40

    Vu que personne sur cette planète ne veut réduire son niveau de vie, les anciens comme les nouveaux entrants, le seul moyen qui reste pour éviter l’implosion du système à court terme est de réduire drastiquement les nouveaux entrants avec la stérilisation d’office après le premier enfant pour la femme et l’homme du couple dans tous les pays et dans toutes les classes sociales. Je sais, c’est pas gentil , tout çà tout çà, avec les grandes envolées lyriques sur les riches et les pauvres, mais de mémoire un petit passage d’un article du Monde sur l’émancipation pécuniaire d’une agricultrice camerounaise grâce à la culture de l’igname.
    “Mon ex-mari m’a fait 7 enfants avant de partir et d’en épouser une autre à laquelle il a fait 8 enfants”.
    Ndlr: Une réduction de 95% de la population terrienne et il restera 370 millions d’habitants sur la terre.
    Sinon ce sera la favela pour 99% de la population mondiale style soleil vert dans le meilleur des cas.

    A noter, énorme effort de Coldplay….:o)

    https://www.lemonde.fr/musiques/article/2019/11/22/coldplay-engage-sa-transition-ecologique-et-differe-sa-tournee-pour-ne-pas-polluer-la-planete_6020204_1654986.html

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    • Kaki // 23.11.2019 à 08h01

      La réduction de la population était la théorie de mon prof de chimie, nous avions eu un débat pour savoir si il était mieux de réduire la population ou de traiter l eau des toilettes de façon moindre et économiser 25 à 30% de la consommation d eau potable, pareil pour la douche, à t on besoin d eau potable. Il y a plusieurs axes de rationalisation.

      1- créer un réseau secondaire pour les eaux grises à la charge des métropoles. ( beaucoup de VRD, des investissements colossaux)

      2- une volonté politique comme pour les voitures électriques. ( faire venir quelques experts qui nous expliqueraient qu il n est pas nécessaire de prendre une douche par jour)

      3- les sociétés d exploitation et de traitement qui mettraient en place une augmentation du prix du m3 et qui permettrait une réduction drastique de la consommation française ( désolé je ne raisonne pas en europe)

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    • Julien // 23.11.2019 à 08h15

      concernant la diminution drastique de la population mondiale, ne vous en faites pas, nos dirigeants et multinationales y travaillent avec l’aval de l’europe entres autres. d’ici une vingtaine d’années les cancers diminueront la population relativement rapidement. On se voit en Chimio ? Bisous

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      • Kaki // 23.11.2019 à 08h31

        cette théorie de réduction de la population avec chemtrails, alimentation, médicaments, lbilderberg.

        Très honnêtement je ne pense pas qu il y ait une volonté de réduire quoi que soit ( speut être les libertés individuelles).

        La décroissance démographique ( allez j invente des concepts moi aussi ) est une conséquence de choix imposé ou non et non pas une volonté. Regardez le Japon depuis la 2eme guerre mondiale, y a t il eu volonté délibéré de faire perdre au Japon la moitié ( à peu près). de sa population d’ici 30 ans.

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        • mad // 23.11.2019 à 09h04

          personne n’a dit que c’était volontaire. La c’est toi qui extrapole.
          Prends juste l’ex de tous les additifs concérigènes autorisés dans l’alimentation pour faire du fric. etc..

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          • Kaki // 23.11.2019 à 09h50

            Pour faire du fric OK mais les industriels n ont pas complotes pour dire on va leur refiler d’as trucs qui les rendent malades comme ça nos amis des la os pourront leur vendre des médicaments

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            • charles // 23.11.2019 à 10h20

              les laboratoires pharmaceutique géant, si, on peut le dire.

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            • porcinet // 23.11.2019 à 14h23

              Ah ben non ! Ils sont pas comme ça les riches ! Sinon, tu vas passer pour un complotiste et perdre tes amis et tes chers collègues qui vivent la même vie de merde que toi !
              Bien sur qu’ils t’empoisonnent et te vendent le remède ! N’importe quel gourou de bas-étage connaît la combine, mais à plus haut-niveau, que nenni !
              On devient milliardaire par le travail et l’abnégation, certainement pas en abusant des niais !

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    • Dominique Gagnot // 23.11.2019 à 09h23

      @Myrkur34

      Le problème que vous posez est tronqué :
      Personne ne veut réduire ce que vous appelez “niveau de vie” , qui en fait est un “niveau de gaspillage”
      !! car c’est inimaginable (au sens premier) dans notre actuel système capitaliste !!

      Il est impossible de marier capitalisme et sobriété. Le capitalisme impose de maximiser le PIB, et maximiser le PIB c’est maximiser l’agitation économique et donc la consommation. Tout est donc fait pour que l’on ne puisse pas la diminuer ou très difficilement.

      Par contre si l’on acceptait de sortir du capitalisme, (pour un pseudo capitalisme…) les solutions ne manqueraient pas pour remettre le monde à l’endroit ! (voir http://bit.ly/capitalisme ) .

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      • marc // 23.11.2019 à 15h07

        “Par contre si l’on acceptait de sortir du capitalisme…”

        utopie quand tu nous tient… actuellement, le capitalisme est une idéologie partagée par tout le monde…
        chacun cherche à “se mettre à l’abri” en amassant tout un tas de choses “en cas de besoin”
        enlevez leur le capitalisme et les gens vont angoisser…
        ça sera long et progressif!!!

        c’est comme l’union européenne : si on la supprime du jour au lendemain c’est la cata

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        • Dominique Gagnot // 23.11.2019 à 16h51

          Le capitalisme est dans sa phase d’effondrement, il ne tient que par les émissions monétaires massives des banques centrales ! Quand il sera par terre, ce sera de toutes façons la cata.
          Alors on pourra faire autrement, et construire un tout autre monde. Si on accepte pas ça, ce sera retour 4000 ans en arrière.

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        • vert-de-taire // 23.11.2019 à 21h32

          Le capitalisme est en phase d’effondrement

          Le capitalisme vit de l’intérêt, de la rente du capital.
          Mais le taux d’intérêt est nul donc pas de rente. Le capital erre à la recherche d’investissements mais n’en trouve plus.
          Tout ou presque est pris : pas ou plus de ressources à piller, les restantes fondent, plus de peuples à esclavagiser, c’est fait.
          Accessoirement : fuite vers la richesse virtuelle : la finance et la dette : cela devient trop risqué car fragilise le tout.
          Reste quelques regroupements de capitaux et autres réductions de couts comme étrangler les populations (destructions des services publics pour un petit marché privé, mercantilisation des biens, ..).

          En résumè il n’y a qu’une seule crise : l’effondrement du capitalisme qui ne fonctionne plus faute de rentabilité, faute de nouvelles ressources à piller.

          Et comme le capitalisme détermine l’économie (mondiale) : effondrement social, civilisationnel certain.
          Sauf à très rapidement le détruire (casser les centres de prise de décision) les rendre à la population.

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    • Flo // 25.11.2019 à 12h24

      La réduction de la natalité n’est pas du tout une solution, le temps de réaction est beaucoup trop long pour faire face au problème !
      Il faut des décennies avant que la population ne commence à baisser, et probablement plusieurs siècles avant de retourner à 1 milliard d’hommes sur terre.
      Même en introduisant demain une limite stricte d’un seul enfant par couple sur toute la terre, la population continuera à augmenter un certain temps, à cause de la structure actuelle des classes d’âges.

      Donc oui, il faudra quand même “réduire son niveau de vie” – ou du moins vivre différemment.

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  • Rond // 23.11.2019 à 07h50

    Travail très moyen de lobbying pro éolien et pro photovoltaïque qui évidemment ne discute pas de l’ensemble des nuisances propres à chaque filière. Et là, toutes sont responsables, à divers degrés, de choses épouvantables.
    Eteindre en sortant d’une pièce, modérer son chauffage, ce seraient deux baignoires de moins ! … Affirmation sans preuve aucune.
    Ce qui nuit réellement à notre planète, c’est notre addiction sans limite à l’énergie.

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    • Bats0 // 23.11.2019 à 16h06

      @Rond “Ce qui nuit réellement à notre planète, c’est notre addiction sans limite à l’énergie”, ne vous inquiétez pas, avec les changements climatiques et l’augmentation des prix de l’énergie, les utilisateurs peu aguerris à l’évolution de leur consommation énergétique, lorsqu’ils seront obligés de s’adapter le feront, mais peut-être pas dans le confort.
      “Sachant qu’en 2017, les clients résidentiels ont consommé 158,6 TWh d’électricité (données RTE), la consommation moyenne pour un foyer français s’est élevée à 4944 kWh en 2017.” Par contre avec des étés comme celui de cette année, les chiffres vont exploser, car les pics de consommation ont été atteint : “Un pic de consommation a été atteint lors du premier épisode caniculaire : 59 460 MW” et “lors de la deuxième vague de chaleur, la consommation d’électricité a été au delà des 59 500 MW. S’établissant à 59 715 MW”. A savoir “Pour chaque degré au-dessus des températures normales de saison, RTE observe ainsi une hausse de consommation de 500 mégawatts, l’équivalent de la consommation d’une ville comme Bordeaux”, et “le pic de consommation historique en France est de 102 098 MW, il a été observé le 8 février 2012”.
      Il existe une petite astuce pour consommer moins d’énergie pour se chauffer, surtout si c’est à l’électricité : utiliser un déshumidificateur (pour une surface de 80m2, ~3 L/jour d’eau seront absorbées pour diminuer l’humidité relative de 75% à 45%) car le ressentie à 18°C avec une HR de 45% n’est pas du tout le même qu’avec une HR de 75%…

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    • vert-de-taire // 23.11.2019 à 21h37

      Notre addiction construite voulue, nécessaire aux capitalistes !
      En aucun cas une décision, un choix des populations.
      Le capitalisme dévaste pour se gaver.
      et maintenant il y a des salauds pour le reprocher à la population
      QUI N’A JAMAIS CHOISI DE DÉVASTER LA PLANÈTE.
      et ou d’utiliser des produits qui s’autodétruisent, ou consomment le plus possible afin de générer de la rente.
      Le capitalisme EST la plaie de l’humanité.
      Ne pas le voir est preuve d’aliénation réussie.

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    • Océan de sagesse // 24.11.2019 à 08h12

      par contre le lobby négationiste tourne a fond pour chaque articje sur le sujet !
      C’est terrifiant !

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    • Séraphim // 24.11.2019 à 12h34

      La vérité c’est que l’eau ne manque pas, ni en Europe ni dans le monde. En effet elle est en stock constant. En revanche pour amener de l’eau (éventuellement potable) dans les zones habitées il y faut…? De l’énergie! Qui elle, peut manquer. La consommation d’eau des centrales ne requiert qu’une faible partie de l’énergie produite. Ce qui de toutes façons serait parlant c’est un calcul précis du Retour en Investissement énergétique (indice EROI) qui retrancherait des kWh produits l’énergie nécessaire à l’utilisation de l’eau lors de la production énergétique elle-même. A ce jeu, il n’est pas nécessaire d’aller très loin, puisque le retour sur investissement énergétique des “renouvelables” (qui n’ont de renouvelables que le nom) est terrriblement plus bas que celui des autres énergies. Il est d’ailleurs voisin de 1 dans de nombreux cas (=il produit l’énergie qu’il consomme). Quand par ailleurs on sait que, par exemple, l’éolien consomme 8 fois (huit fois!!) plus de béton et d’acier par kWh produit que le nucléaire…! Et que si la France devait faire son plan Réduction de Carbone tel qu’annoncé, elle consommerait en 2040 la totalité du Lithium produit dans le monde aujourd’hui => étonnez-vous qu’en Bolivie (grosses ressources de lithium) les coups d’états occidentaux réussissent…Coups d’état sur lequel Macron est peu prolixe.

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    • françois marquet // 24.11.2019 à 14h27

      D’autant que l’article mélange allègrement “consommation”, “utilisation”, “réchauffement” de l’eau dont il parle.
      Bien sûr, le réchauffement climatique posera des problèmes de refroidissement de certaines centrales nucléaires si le niveau des fleuves dont on utilise l’eau pour les refroidir baisse. Ce n’est pas pour autant qu’il faut jeter le nucléaire avec l’eau du bain. Ecoutez le débat Jancovici-Bihouix sur le sujet, c’est d’un autre niveau.

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  • Kaki // 23.11.2019 à 08h10

    Sachant que Le plus petit des réacteurs français fournit 900MW et qu une éolienne fournit 1MW lorsque les conditions de fonctionnement sont optimales ( du vent mais pas trop quand même) . Sachant qu il y a 56 reacteurs en France. Combien faudrait il d éoliennes pour assurer un rendement identique ?
    Vous avez 1h.

    J ai volontairement omis les 1300 et 1400MW, vous avez 2 minutes

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    • Pas dupe // 23.11.2019 à 08h29

      C’est bizarre de s’enfermer dans ce déni qui vois le monde comme un entonnoir avec une seule solution.
      Si on vous écoute, l’avenir est forcément électronucléaire, avec des rêves plein la tête de fusion, et bizarrement tout cela n’a aucun impact sur l’emballement consumériste ?…

      Alors arrêtez avec les éoliennes, moi je vais vous parler du solaire que je connais bien : beaucoup de pistes n’ont pas été encore étudiées :
      – Sur l’énergie grise et l’impact environnemental du système de production : les toitures où l’on remplace toutes les tuiles par des modules non-cadrés, c’est simple, efficace, bilan carboné exceptionnel !
      – Sur la disponibilité de l’énergie produite : l’obligation dans les normes techniques de chauffages au sol : C’est un stockage comme un autre par inertie, cela lisse l’alternance de la production solaire. S’entêter à n’imaginer de stockage que quelque chose qui ressemble à une batterie, montre à quel point on est dans un débat tronqué…

      Au passage, on pourra rappeler qu’un module photovoltaïque dure facilement 50 ans et pas huit comme beaucoup d’idiots utiles s’amusent à le faire circuler dans les présentations ne visant qu’à jeter le trouble sur ce mode de production pour préserver les avantages de quelques-uns dans le lobby électronucléaire…

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      • Pas dupe // 23.11.2019 à 08h35

        Rapidement, sur les conséquences d’une toiture en modules solaires plutôt qu’en tuiles, c’est une charge de 20 kg/m2 au maximum contre 50 pour les tuiles, donc des maisons moins chères avec des charpentes que l’on peut sous dimensionner.
        Moins de bois c’est aussi positif…

        Pour information, au mètre carré on est dans des coûts comparables.

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        • xc // 24.11.2019 à 17h46

          Est-ce que cela a été étudié sérieusement ? Si vous ne voulez pas que la pluie passe à travers votre toit, vous devez installer des panneaux qui le couvrent d’un seul tenant ou qui se chevauchent comme les tuiles. A ma connaissance, la première solution n’est pas disponible.
          Du point de vue couverture, le poids des tuiles est un avantage par rapport aux panneaux PV en cas de vent fort, il dispense de les arrimer de façon trop poussée.

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      • Kaki // 23.11.2019 à 08h36

        Certainement 50 ans, mais avec quel rendement et puis la construction de ces tuiles combien coûterait t elle ?

        Qui les fabriquera ( il ne faut surtout pas raisonner en Europe) je pense que ce sera les chinois dumpé. Ce qui au final, en plus d avoir un moyen de pression sur les prix de ces petits bijoux, les chinois n auront fait qu un déplacement géographique des problèmes que nous connaissons si nous parlons à l échelle monde.

        Comment faire en centre ville, toutes les toitures sont des terrasses et en cas de grêle etc etc

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        • Pas dupe // 23.11.2019 à 08h48

          Pourquoi parlez-vous au futur ?
          Elles sont depuis 10 ans sur mon toit, fabriquées en Europe et pas en France justement parce que Total, EDF, et tout le lobby de l’énergie à empêché le groupe Saint-Gobain de se lancer dans la production… Je parle de connaissance directe du dossier pour être allé moi-même au ministère sur ce sujet.
          Pour dire les choses clairement, votre argument d’entreprise étrangère, épouvantail constamment cité par les antii-PV, ne pouvait pas s’appliquer au groupe Saint-Gobain qui de plus bénéficie lui aussi d’un très fort lobbying dans toute la France, a fait peur aux entreprises citées précédemment car il avait une force de frappe qui aurait fait basculer la France dans la production solaire.

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          • Kaki // 23.11.2019 à 09h07

            C est comme les coffrages polystyrène pour les nouvelles constructions, en soit c est une très bonne idée, cependant entre quelques habitations et l échelle nationale il y a un fossé et même si St gobain les auraient produits en quantité suffisante, le probleme resterait entier
            Je ne suis pas un anti pv, je pense simplement qu il va être très difficile d exploiter cette solution pour le pays.

            Combien coûte l extraction, la production, le recyclage et le prix de ces petits bijoux. Vous dites que ça fait 10 ans que vous les avez (ce qui est tout neuf) avez vous toujours le même rendement ?

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            • Pas dupe // 23.11.2019 à 09h38

              Rendement : impossible à dire à l’échelle d’une installation soumise aux variations de l’ensoleillement.

              Les modules les plus anciens doivent être installé depuis 45 ans environ et tourne encore à plus de 80 % de leur rendement initial.

              Il est clair que l’on doit pouvoir faire des modules qui durent un siècle, Mais l’on est plus dans une problématique propre à l’énergie, plus au business qui ne se satisfait pas de produire des éléments non obsolètes.

              Derrière l’énergie, il y a la banque et ça logique de financement des investissements.
              Des monopoles ou oligopoles leurs conviennent très bien car les marges sont très élevé puisque ces quelques acteurs ont un fort impact sur les écritures des réglementations et des lois.
              A contrario, un secteur de type industriel comme le solaire, sur une technologie simple, est très compétitif pour les acteurs, cela ne leur permet pas de dégager des marges et donc de payer des intérêts élevés aux banques.

              Outre le lobbying du pétrole et du gaz réservé à quelques très gros acteurs mondiaux ou du Luclair lui aussi du faite du danger, c’est la banque qui tient la décision.
              Un changement n’interviendra qu’après que le secteur ce soit réorganisé pour faire naître de nouveaux oligopoles, certainement autour du stockage et des batteries, mais pas dans l’intérêt général…

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            • Leboeuf // 23.11.2019 à 17h59

              @Pas dupe

              est ce que la technologie de panneau solaire peut encore evoluer vers un rendement bien plus importante/panneau qu’actuellement ou est ce une technologie mature ?

              merci

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      • Bats0 // 23.11.2019 à 20h16

        A propos de “un module photovoltaïque dure facilement 50 ans et pas huit”, j’ai un ami qui vient d’acquérir une vingtaine de panneaux photovoltaïques auprès d’un installateur qui est en train de changer tout un parc (il n’a pas précisé où se situait ce parc; il change tout : panneau, câblage, onduleur,..) dont ses éléments étaient vieillissant : ils avaient 8 ans, et étaient bien moins rentables que les dernières générations.
        Donc, même si ces PV ont une durée de vie de 50 ans, selon vos dires, je ne vois pas l’intérêt, en ce qui concerne un parc solaire, de conserver des panneaux qui sont devenus obsolète (vieillissement technologique).

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      • Brigitte // 25.11.2019 à 10h22

        Pas dupe, des sources fiables sur la durée de vie des modules photovoltaïques?
        A propos du stockage de l’énergie électrique…moi je veux bien que l’on stocke en thermique mais justement quand on a besoin de chauffage, c’est l’hiver où le rendement du photovoltaïque est faible.
        J’utilise le solaire thermique pour l’ECS et j’habite en Gironde. L’hiver, sans le relais de la résistance électrique, je me doucherais à l’eau froide, ce que je fais parfois.
        J’ai étudié le photovoltaïque pour mon électricité et mon chauffage, en particulier le système aérovoltaïque. Même constat en hiver, si pas de chauffage d’appoint, c’est trop limite.
        Le photovoltaïque chinois coute trop cher à la collectivité. Qui sont les vrais idiots utiles dans l’affaire?
        Je ne suis pas très favorable à l’aérothermie (pompes à chaleur) trop bruyantes et pas si sobres que ça en électricité.
        Je suis pour l’autonomie énergétique avec un mix comprenant bien sur des EnR donc je réfléchis à produire ma propre énergie avec un minimum de stockage en batterie mais pour l’instant rien ne me convient (efficacité, prix).
        Dans le mix, je veux du solaire thermique, photovoltaïque, du micro-éolien, de la biomasse et du musculaire.
        Cette réflexion concerne aussi la gestion de l’eau car à mon avis les deux sont liées, en particulier pour l’ECS. Elle concerne bien sur l’isolation des bâtiments mais également de notre corps par de nouveaux vêtements.
        Nous ne sommes qu’au début de cette véritable transition énergétique. Pour l’instant, les EnR industriels ne vont pas dans ce sens…

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    • Patrick // 23.11.2019 à 11h57

      attention : une éolienne neuve ne produit que 20% de sa puissance théorique , ce atux descend à 10% après quelques années d’utilisation et au bout de 20 ans elle est bonne à mettre à la déchetterie ( pas recyclable ).
      Les chinois se frottent les mains devant tout ce bon pognon que les occidentaux vont leur envoyer

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      • T // 23.11.2019 à 17h07

        Il y a un dimensionnement de tout systeme pour une certaine puissance max. Le même bloc moteur de voiture peut sortir 200 ch ou 400ch mais votre voiture ne sort que 200cv pour que vous ayiez les moyens de l’entretenir.
        Il s’avère que l’optimum actuel pour une éolienne est obtenu pour une production annuelle en MWh equivalente a 2000 à 2500h de fonctionnement pleine puissance par an. Une éolienne de 1MW produit environ 2000 à 2500MWh par an. Comme il y a 365x24h par an vous retrouvez vos 20%.
        Ensuite à part les pales une éolienne c’est du métal, on sait recycler.
        Vous êtes aussi peu rigoureux qu’un climato-sceptique et ça dessert votre cause.

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        • Patrick // 24.11.2019 à 09h28

          les pales !! fibres de verre ou de carbone , pas recyclable
          le socle en béton : 1500 tonnes de béton ,on en fait quoi
          la génératrice et l’électronique ??
          alors oui , on recycle le mat !! la belle affaire!
          et en plus combien ça coûte à recycler ?

          C’est une si bonne affaire que les Allemands, champions d’Europe des âneries en la matière ( 500 milliards d’euros dépensés ) sont en train de se rendre compte de l’arnaque.

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        • Séraphim // 25.11.2019 à 05h32

          Pour remplacer 390TWh de production nucléaire actuelle par de l’éolien dont les turbines ne produisent, tant s’en faut que 2000 heures par an (et non pas 2500) soit 2000MWh, il faudrait donc environ, pour faire court et illustratif, 200000 éoliennes. A 1.5km2 par éolienne, cela ferait 300000km2, soit plus de la moitié de la surface totale de la France, et beaucoup plus que la surface disponible. Evidemment on pourrait raser les 170000km2 de forêts par exemple…et occuper les 34000km2 de routes, chantiers, parkings, villes. Bon faudrait quand même mordre sur les 290000km2 restants de terres arables…
          Mais est-ce qu’on “remplacerait”? Point du tout, on ne ferait que remplacer la valeur absolue produite, pas du tout la fonction satisfaite. Selon une étude EdF R&D 2016 sur une éventuelle pénétration des “renouvelables” (qui ne le sont pas) à 60%, l’installation en Europe de 700GW de capacité permettrait de réduire d’au plus 100GWe la production classique. A ce train là, pour la France, il faudrait 400000 éoliennes pour remplacer le nucléaire, donc le double du calcul précédent. Il faudrait annexer l’Italie et l’Espagne et bouter ses habitants hors de Nouvelle France…

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    • vert-de-taire // 23.11.2019 à 21h50

      Voilà l’abjection dans toute sa splendeur.

      On a des réacteurs nucléaires, des écolos proposent de l’éolien
      DONC il faut remplacer les réacteurs par l”éolien.

      Une logique comptable de salauds ou d’abrutis.
      Comme si un problème d’économie capitaliste en effondrement se résolvait par un calcul de capitaliste.

      Une façon de proposer une fuite en avant irresponsable.
      Le capitalisme dévaste la planète et il y a encore des gens qui proposent de continuer “autrement” !

      Enfermement de conditionnés, perte de sens du réel, abrutissement.

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      • Patrick // 24.11.2019 à 09h29

        arrêter de tout mettre sur le dos du capitalisme et aller expliquer à la population qu’il va falloir retourner à la terre et se passer d’énergie , ils vont tous tomber amoureux du capitalisme.

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    • Paul // 25.11.2019 à 15h06

      Nucleaire : 900MW;facteur de charge 75% ==> 5,520GWh/an
      Eolien offshore (Haliade X, ): 12MW; Facteur de charge 63% ==> 66 GWh/an (44,89 €/MWh)

      Soit 83 éoliennes pour la dite centrale pas si terrible.

      2 ans de chantier.

      Qui irait investir 1€ dans une centrale nucléaire fasse à ça?

      https://www.ge.com/renewableenergy/wind-energy/offshore-wind/haliade-x-offshore-turbine
      https://www.energiesdelamer.eu/publications/104-sous-station/5930-l-eolien-offshore-britannique-bat-tous-les-records-de-prix

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  • xavier37 // 23.11.2019 à 08h21

    Pour envoyer ce mail qui ne changera rien à la marche des “canards sans tête” du monde.
    – J’ai allumé l’éclairage (100 W)
    – j’ai allumé mon ordinateur (200 W)
    – J’ai occupé le réseau et les serveurs quelques micro seconde ( ? W )
    – Ce message inutile va rester enregistré dans un serveur des années (? W)
    Bon, il est 8h, j’éteins tout et je retourne me coucher. Un petit câlin peut être ( ? W)….

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  • rem4s // 23.11.2019 à 08h32

    et l’eau nécessaire pour les fabriquer les panneaux? et recycler les batteries pour avoir du “jus” la nuit? Et la multiplication des lignes/transfo pour transporter ces energies “propres”? et les terres occupées par toutes ces mini-centrales “propres”?…. par sur que l’eolien/solaire soit plus vert….

      +18

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  • Globule rouge // 23.11.2019 à 08h37

    un detail qui m’interroge, la plupart du temps de ce que je sais, l’eau de refroidissement est en general pris dans un cours d’eau et finalement rejete dedans, y’a t’il un taux de deperdition dans ce cycle si important que cela ? ou peut etre est ce la duree de retention qui pose probleme ? ou encore tape t-on tant que cela dans un stock (nappe phreatique) ?
    Il me semblait que contrairement a d’autres secteurs la production d’energie utilise l’eau et ne la “consomme” pas, ou du moins a un taux faible, bien inferieur a l’agriculture, au particulier ou a une partie de l’industrie.

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    • Kaki // 23.11.2019 à 08h41

      Tout à fait l eau des fleuves sert principalement à alimenter les pompes du circuit qu on pourrait appeler tertiaire. Elles sont rejetés à une température proche de celle de l aspiration en sauntite quasiment identique mais avec un peu plus de tritium.

        +9

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      • Pas dupe // 23.11.2019 à 08h44

        Vous êtes incroyable : une étude prouve la consommation et vous êtes dans le déni en faisant de jolies phrases pour éluder la question…

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        • Kaki // 23.11.2019 à 09h27

          J elude rien du tout, je travaille sur les capteurs de débits et de pression de ce système élémentaire. C est comme quand j étais à alteo avec les histoires de boues rouges, il y a tout ce qui se dit et il y a la réalité, je peux dire que je suis en plein dedans car c est moi qui suis chargé de m assurer que les valeurs indiqués sont bien celles qui sont réelles, si je n avais pas une obligation de confidentialite.je vous aurais transmis les relevés et vous y auriez vu la réalité des installations.

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          • Leboeuf // 23.11.2019 à 11h04

            merci pour l’info, on a trop souvent ici meme et ailleurs bien evidemement des gens qui pensent savoir suite à un article que ce qu’ils ont lu est la realite alors que bien souvent, trop souvent, tout le temps pour ainsi dire, les articles ne sont pas ecrit par des gens de metiers mais par des journalistes “generique” qui n’y connaissent le plus souvent rien du sujet qu’ils traitent.

            c’est assez flagrant lorsqu’on parle de Grande distribution, de nourriture, d’agriculture.

            lorsque je viens sur les crises ou sur d’autres site, le plus souvent je lis les trois quatres premieres lignes et je me tourne directement vers les commentaires, c’est la qu’on trouve la veritable info celle non partisane, celle ecrite par des gens du milieu concerné.

            merci d’apporter un peu de clarte dans se monde de mensonges.

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        • Patrick // 23.11.2019 à 11h59

          iln’y a pas “consommation” l’eau n’est pas détruite , elle repart soit sous forme de vapeur , soit sous forme d’eau chaude.

          C’est comme quand on nous annonce qu’il faut 12000 litres d’eau pour produire un kilo de viande … et alors ? ça s’appelle le cycle de l”eau

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        • Vincent // 23.11.2019 à 23h57

          Vous appelez cet article une “étude” ?
          Et, de plus, vous estimé qu’il a “démontré” quoi que ce soit ?
          Vous devriez sans doute essayer de vous renseigner un peu sur ce qu’on appelle “démarche scientifique”…

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      • Globule rouge // 23.11.2019 à 09h27

        Il y’a aussi les pratiques lies au fracking, et on peut inclure la culture lie aux “bio”carburants, (que je mettrais pour ma part dans la case agriculture, c’est pas comme si on allait arreter de cultiver ces terres si on suprrimait le souient aux “bio”carburants, un usage des terres arables stupides, mais bon ce n’est pas le sujet que j’evoque).
        pour ce qui concerne la france, a part le “bio”carburant, consomme t’on tant que cela d’eau pour produire de l’energie ? a quel point on tappe dans les nappes ?

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      • vert-de-taire // 23.11.2019 à 21h56

        et d’autres produits anti bactériens/anti algues …
        Plus les produits pas avouables dues aux fuites
        de temps en temps.
        Les GV sont souvent sources de fuites.

        Ce n’est pas par hasard qu’EdF a refusé la moindre utilisation de l’énergie thermique, soit deux fois l’énergie électrique des centrales nucléaires …

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  • Larousse // 23.11.2019 à 08h52

    Faut pas exagérer , personnellement je fais d’énormes efforts pour économiser l’eau, au point que mon entourage me juge comme une stupide pas forcément propre… Il y a un bien plus d’autres domaines où on peut économiser et de façon bien plus rapide. Développer les transports en commun, y compris pour les petites villes avec des lignes micro-bus à la demande sur des tranche horaires, taxer les publicités pour les véhicules individuels y compris électrique ( parce que c’est une arnaque écologique compte tenu des processus de fabrication), favoriser la modularité des automobiles déjà en circulation – rénovation avec des moteurs plus écologiques en changeant les lois sur les critères d’immatriculation et les droits de propriété des fabricants qui s’opposent aux modifications écologiques de leurs vieux modèles, lutter contre l’obsolescence et la surconsommation inutile…

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  • Linder // 23.11.2019 à 08h59

    Le renouvelable peut-il se substituer au fossile ? C’est une question d’ordre de grandeur : la question est traitée par JM Jancovici :

    https://jancovici.com/category/transition-energetique/renouvelables/

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    • lole // 23.11.2019 à 11h49

      L imbu de lui même pro nucléaire pour qui Tchernobyl n’a fait des morts que parmi les gens qui ont été sur place pour confiner et Fukushima zéro.
      A oui c’est clair que la on va tout comprendre….

        +8

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      • Patrick // 23.11.2019 à 12h03

        Jancovici a parfaitement raison quand il annonce que dans un monde sans énergie fossile , ça va devenir très difficile.
        Si on se sépare des 80% d’énergie fossile et des 15% d’énergie nucléaire ( chiffres approximatifs pour la France ) , ça va devenir compliqué pour faire vivre 68 millions de personnes.

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        • porcinet // 23.11.2019 à 14h38

          Les assistés technologiques mourront, en se faisant la guerre pour rester esclaves.
          Jancovici prend comme postulat une production d’énergie nécessaire pour maintenir la catastrophe. Un shadok parmi d’autres.

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          • Patrick // 23.11.2019 à 14h44

            pour faire vivre une population essentiellement urbaine, il faut :
            – une agriculture hautement mécanisée et productive ( donc du gas-oil , de l’électricité )
            – des usines pour traiter toute cette bouffe , avec des transports ( donc du gas-oil , de l’electricité )
            – des usines qui produisent pour que les boulots tertiaires du centre ville puissent exister ( donc encore de l’électricité , des camions, du gas-oil … )

            Donc il va falloir beaucoup d’énergie , ou alors il faut renvoyer tout le monde à la campagne.

              +15

            Alerter
            • Myrkur34 // 23.11.2019 à 15h20

              Voilà il faut revenir vers le Néolithique avec agriculture vivrière et contrôle des naissances.
              Je vais en parler à Macron même s’il est très négatif en ce moment.

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              Alerter
            • Florent L. // 23.11.2019 à 15h31

              Vous occultez a mon avis plusieurs choses :
              Énormément de logements vides en province, la vie en ville est un choix de société
              Surproduction de nourriture et gaspillage important
              A quoi servent les emplois tertiaires sont vous parlez ? Si on pouvait brancher une éolienne sur chaque ingénieur parisien (j’en suis) on n’aurait plus de problème d’énergie…
              La productivité aujourd’hui est telle que la plupart des gens travaillent pour se sentir utile plus que pour le service rendu. (argument incontestablement flou et à prouver, c’est mon ressenti)

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              Alerter
      • Linder // 23.11.2019 à 16h49

        à LOLE
        Votre source pour le nombre de morts à Tchernobyl, s’il vous plaît ?

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        • lole // 23.11.2019 à 17h02

          https://www.youtube.com/watch?v=lBox1k1bFxs

          Bon courage, j’ai eu envie de violence des la 4eme minute (enfin je crois, j’ose pas la regarder a nouveau…)

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          • Vincent // 23.11.2019 à 23h55

            Je crois que vous n’avez pas répondu à la question. Quelle est votre source pour affirmer que M. Jancovici a tort ?

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            • Linder // 24.11.2019 à 10h06

              à Lole : vous prétendez qu’il ment ou qu’il se trompe. Donnez une source (de préférence médicale ou gouvernementale, ou d’une ONG d’une certaine importance mais pas un simple blogue de quelqu’un dont on ne sait rien).
              Moi, dans cette vidéo que j’ai vu jusqu’au bout, ce qui me scandalise, c’est le journaliste, et notamment comment il prétend résumer la pensée de Jancovici.

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  • René Fabri // 23.11.2019 à 10h11

    Le chauffe-eau et le réfrigérateur sont deux gros postes de consommation d’énergie.
    S’habituer à se laver à l’eau froide et manger ses yaourts tièdes n’est pourtant pas un gros sacrifice.
    Hélas, ceux à qui j’en parle, me critiquent, me rejettent, me traitent de marginal, alors que je ne fais rien de mal.

      +3

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    • Catalina // 23.11.2019 à 11h01

      Bonjour,
      Le réfrégitateur permet de CONSERVER les aliments, pas de les refroidir, vous ne garderez pas votre yaourth longtemps sans frigo l’été.

        +9

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      • porcinet // 23.11.2019 à 14h39

        C’est d’ailleurs pour ça que les civilisations s’écroulent ! Pour avoir mangé des yaourts tièdes !

          +3

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    • vert-de-taire // 23.11.2019 à 22h18

      La conservation des aliments par le réfrigérateur familial est devenue vraiment utile en ville.
      Quand la basse-cour n’était plus nourrie des restes qu’on ne pouvait pas garder.
      Quand le jardin a disparu donc son compost.

      De plus le réfrigérateur a permis de réduire très sensiblement les intoxications et autres affections ‘germinatives’.

      Et tient bizarrement il était mal isolé.
      Et tient, une fois mieux isolé, il s’électronise et bizarrement tombe en panne .. plus souvent.
      C’est pas de chance ce gaspillage.

      qui disait encore hier 80% des appareils ménagers sont réparable par remplacement d’une pièce ne dépassant pas 50€.
      C’est quoi ce monde qui jette tant ! Sinon un système pour que le propriétaire des moyens de production puisse se gaver sans autres considérations.

      On est tellement conditionnés qu’on pense la société à l’aune des choix capitalistes félons au lieu de repenser nos vrais besoins sociaux.

      J’ai appris que bien des gens change de voiture tous les ans .
      Idem pour les cravates et les téléphones, les chaussures et les pulls.
      On dirait des élans, qui chaque année refont leur ramure ou les feuilles des arbres.
      L’artefact comme parure !
      Mais sans le recyclage mais avec le pillage et les guerres coloniales – cf le RDC, Angola, Venezuela, Chili, Libye, ..

        +5

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  • bm607 // 23.11.2019 à 10h22

    “Les centrales thermiques ont besoin d’eau pour refroidir les réactions et utilisent la vapeur pour actionner des turbines géantes pour produire de l’électricité.”
    Après avoir lu ça dans le texte on peut se demander quel est le sérieux du reste.
    La vapeur pour actionner les turbines géantes, ça fait peur ?

    Oui mais le circuit (“circuit secondaire” dans le nuc) est en circuit fermé. On ne fait que compenser quelques pertes (il y a quelques cas aussi où on largue de l’eau par exemple par ce qu’on appelle contournement du condenseur, mais c’est très faible). C’est comme le circuit primaire, qui aurait aussi pu être cité vu que c’est exactement pareil (très gros débit, 99000 à 104000 m3/h dans le P4… mais en circuit fermé aussi !).

    Quand à l’eau utilisée pour refroidir, certes c’est incontournable. Mais pour le nuc bord de mer l’eau est rejetée avec une élévation de température faible et contrôlée (on parle de “tache thermique”), ce que certains habitants des fonds marins apprécient au passage (localement, parce que très rapidement c’est non mesurable). Les pompes font de l’ordre de 100 000 m3/h il me semble, ça dilue pas mal la température. Donc est-ce vraiment de l’eau utilisée (“water footprint” dans l’article en référence) ? (on pourrait par contre chiffre les calories rejetés, et les comparer au réchauffement climatique lié au CO2, là ça pourrait avoir du sens).

    Effectivement par contre pour les centrales bord de rivières avec aéro-réfrigérants, il y a relargage de pas mal d’eau dans l’atmosphère, c’est facile à constater.

    Bref un article destiné à montrer que les énergies vertes c’est le bien, mais encore une fois on n’aura guère de synthèse fiable et objective des avantages/inconvénients des diverses solutions pour l’ensemble du sujet (depuis la construction jusqu’à l’arrivée du courant sur la prise), et ça ne convaincra que les convaincus.

      +16

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    • bm607 // 23.11.2019 à 11h01

      Ah il faut investiguer soi-même en fait (ce que je viens de faire et qui m’a pris 1/2 h rien que pour ce point) en suivant les liens du document cité en référence de l’article, et on trouve celui-ci :
      https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/8/1/015031

      Il y a la différence dans le total d’eau de la “Water Footprint” (“Empreinte eau” en français) entre “water withdrawals” eau qui retourne après prélèvement, et “water consumption”, eau qui ne retourne pas (relarguée à l’atmosphère, etc…).
      Et là table 7, pour le nucléaire cycle de fonctionnement, il y a 400 gallons par GWh qui sont perdus, et 47 000 gallons qui retournent à la mer ou à la rivière (centrale sans aéro-réfrigérants).

      Donc oui beaucoup d’eau prélevée, mais … 0,8 % non restituée à la source de prélèvement, 1514 litres (tiens, à peu près les 4 baignoires de l’article) pour 1 000 000 de Kw/h !!

      A vous de juger maintenant, moi c’est fait.

        +13

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      • Larousse // 23.11.2019 à 15h49

        Merci pour vos précisions. j’étais tellement énervée que j’ai fait des fautes dans mon premier commentaire.
        Quant au reste, je pense aussi que l’on se cache la réalité en ne parlant jamais de l’urgence démographique. A chaque fois, dans les médias, on tombe sur le “lobby” nataliste français des experts qui nous affirment – c’est pas grave la transition démographique est “en marche”. Vaste fumisterie parce que l’urgence aura lieu pour les 30 prochaines années, alors que les vrais chercheurs pronostiquent la vraie transition démographique dans 50 ans et avouent qu’ils n’en sont même pas certains à cause des comportements parfois cycliques (exemple : la Suède qui connaît parfois des “rebonds de natalité”…

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      • Linder // 23.11.2019 à 16h56

        à BM607
        Pouvez-vous revoir vos unités, car votre commentaire est inexploitable. 1 000 000 Kw/h ? Cette unité n’existe pas (ou plus exactement, n’est pas utilisée en physique à ma connaissance). Soit vous voulez dire des Kw, c’est une puissance, soit des kwh (des kw fois des heures), c’est une énergie.
        Dans le premier cas, on peut supposer que vous voulez dire 1514 litres par seconde, dans l’autre par heure. Ce n’est pas la même chose…

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        • bm607 // 23.11.2019 à 19h56

          Faute de frappe oui je voulais écrire kW.h (on peut aussi écrire kWh) les 2 touches sont voisines.
          L’article parle de GWh donc 1 million de kWh, je n’ai fait que changer l’unité (le kWh est peut-être plus parlant pour un particulier).
          Je ne fais que reprendre les sources de l’article, je n’ai pas d’avis sur ces valeurs (je n’ai plus en tête les valeurs de conso d’eau en centrale de toute façon)

          BM

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  • tchoo // 23.11.2019 à 10h28

    Il faut un vrai politique de transition écologique, en repensant la totalité de notre modèle de production et de consommation.
    les actions, solutions ponctuelles ici où là ne règlerons rien
    Il nous faut tout repenser
    Une énorme défi pour nous tous
    On commence quand?

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    • Patrick // 23.11.2019 à 14h45

      ben on attend la prochaine grosse crise.
      L’effondrement ne sera que la simplification rapide de cette société trop complexe 🙂

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  • Kiwixar // 23.11.2019 à 10h41

    C’est bien de vouloir lutter contre le gaspillage énergétique, mais pour convaincre tout le monde de s’y atteler on devrait commecer par essayer de réduire les ORGIES énergétiques des 20% du haut (les bourgeois) : croisières, clim, jets privés (pour les très très riches), SUV, subventions aux vols aériens et aux aéroports, les ministres qui laissent les moteurs tourner dans la cour (pour la clim), etc.

    A moins que l’idée soit un monde féodal à 2 vitesses : les orgies énergétiques d’un côté par ceux qui auront le droit de manger de la viande, la bougie et la soupe de topinambour pour nous (et peine de mort si on est surpris à braconner de la viande sur les terres du seigneur).

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    • keuta // 23.11.2019 à 19h31

      Je suis évidemment d’accord.
      Sauf que
      A l’échelle du monde, le mec au RSA en France fait partie des 20%.
      Le mec au SMIC des 10%…
      Nous aussi on doit se serrer la ceinture.
      Ça serait plus plaisant de n’avoir pas à le faire, mais c’est pourtant le cas.

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  • Gérard // 23.11.2019 à 10h54

    Je suis toujours étonné par les biais de cognition, dans cet article on attire l’attention sur l’eau et son utilisation c’est bien mais est-ce qu’un un jour nous partagerons sur le sujet écologique de vraies réalités au lieu de considérer des miroirs aux alouettes que font briller les différents lobbys ?
    Parlons de l’élevage animal, qui est LE SECTEUR dont tout vrai écologiste devrait en faire son principal combat, est-ce vous savez qu’il faut en moyenne 2500 litres d’eau pour produire 110 grammes de viande (un hamburger) contre 100 à 150 litres pour la même quantité de céréales ?. 2500 litres d’eau c’est une douche journalière pendant deux mois, alors 4 baignoires pour une journée d’électricité n’est pas LE PROBLEME
    Est-ce que vous savez aussi que l’élevage animal occupe plus de 45% des terres, est la cause de 91% de la destruction de la forêt amazonienne, la cause des zones mortes dans l’océan (surpêche), de la destruction de l’habitat naturel, de la majeure partie de la déforestation, de l’extinction des espèces, de l’aménagement du territoire, des déstabilisation communautaire, de la faim dans le monde , qu’il est responsable à 51% du changement climatique à cause de l’émission de gaz a effet de serre
    Si vous voulez un regard neuf sur nombre d’aspects écologiques et climatiques Je vous conseille très vivement le documentaire COWSPIRACY sur Netflix de Kip Andersen et Keegan Kuhn qui met tout cela en perspective, regardez le, vous ne verrez plus les choses comme avant.

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  • Pierrot // 23.11.2019 à 11h11

    Les chiffres présentés comme arguments dans cet article m’ont interpellé, en particulier : « Il faut plus de 1300 litres d’eau – assez pour remplir quatre baignoires – pour produire l’électricité que chaque résident européen utilise chaque jour. » Je suis donc allé jeter un coup d’œil au document de Davy Vanham.

    Déjà, je passe sur le fait que l’utilisation de l’eau ne signifie pas forcément qu’elle disparaisse, ni qu’elle aurait forcément connu un autre usage si elle n’avait pas été utilisée par un système de production d’énergie.

    Mais surtout, il n’est pas ici question de l’empreinte hydrique résultant de la consommation d’électricité de chaque résident européen, mais de celle de la production et de l’importation d’énergie par l’UE rapportée au nombre d’habitants.

    En d’autres termes, sur ces quatre baignoires d’eau quotidiennes soi-disant utilisées par un habitant du Limousin, par exemple, une bonne part est en réalité imputable au fonctionnement des usines allemandes et inclut notamment de l’eau utilisée en Russie.

    On aurait tout aussi bien pu rapporter la quantité d’eau au nombre de pingouins sur la banquise, et prétendre que chaque pingouin en utilise 476000 litres par jour. Des conclusions hâtives auraient alors certainement abouti à des décisions néfastes et injustifiées pour cette population de volatiles marins.

    Pour ma part, je crains qu’il en soit de même pour nos populations, l’UE ayant pour habitude de chercher des prétextes fallacieux pour imposer des directives contraires à l’intérêt général tout en donnant l’impression de le servir.

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  • Louis Robert // 23.11.2019 à 12h05

    @ tchoo

    D’accord sur le systémique et le global, mais… un peu en désaccord tout de même. Qui que l’on soit, ON COMMENCE déjà (avec résultats bénéfiques immédiats) dès lors que l’on modifie radicalement son mode de vie en consommant moins, et moins, et encore moins, et en s’abstenant de polluer. Réapprendre la frugalité, l’équilibre et l’harmonie c’est faire enfin ces premiers pas nécessaires, essentiels, jamais perdus, « la plus grande calamité étant précisément d’ignorer quand assez c’est assez » (Lao Tse).

    @ Kiwixar

    Devant l’urgence qui menace, il faut selon moi cesser de se contenter d’ « essayer de convaincre et de réduire ces « orgies »… » et agir comme en temps de guerre: RATIONNER, imposer d’autorité, à tous, le rationnement énergétique. Quand l’ennemi menace et envahit déjà, il n’est plus temps de convaincre. La seule réaction saine est de tout mettre en œuvre pour survivre collectivement et de mettre sans hésiter les récalcitrants hors d’état de nuire, manu militari. — « A moins que l’idée soit » de se rendre, de capituler et de collaborer avec l’ennemi… dans l’espoir dérisoire de sauver sa peau.

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    • Patrick // 23.11.2019 à 12h48

      les orgies ? lesquelles ?
      Là on se contente de parler de la consommation individuelle mais …
      – la plupart d’entre nous vit dans un “cocon” constitué du grand centre urbain dans lequel il vit … quelle quantité d’énergie pour faire fonctionner et approvisionner ce centre urbain ? quelle quantité de bouffe ? combien d’usines et de camions ?
      – ceux qui vivent dans ce centre urbain ont souvent des jobs tertiaires , mais ces jobs n’existent que parce que derrière il y a suffisamment de PIB ( fonctionnaires ) ou des usines ( cas des sièges sociaux ). Sans énergie , que deviennent ces jobs ?

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    • raloul // 23.11.2019 à 14h25

      Bonjour,

      C’est bien d’utiliser des termes martiaux, mais la première chose à faire serait de désigner clairement l’«ennemi», comme vous dites. Et cela demande un effort intellectuel beaucoup plus profond que l’éternel débat riches-pauvres, gaspilleur-frugal, et surtout le jugement que vous faites porter sur les comportements individuels.
      Car même si tous les citoyens étaient individuellement ultra-vertueux, et on en est très loin, le système économique actuel représente de multiples fois la somme des actions des individus en terme de bilans énergétiques.

      Votre intention est louable, et je partage l’idée que des mesures drastiques peuvent être nécessaires, mais il ne faut pas se tromper de cible.
      Car si votre idée est d’imposer un rationnement énergétique sévère aux concitoyens, par la force si besoin, et tout en laissant les multinationales et autres parties d’un système économique ultra-énergivore tranquilles, nous ne serons pas du même côté de la barricade, camarade…

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      • Louis Robert // 23.11.2019 à 16h57

        Bonjour, raloul, et merci pour votre commentaire bienveillant.

        1. Je ne comprends pas comment vous pouvez conclure que « RATIONNER, imposer d’autorité, à TOUS, le rationnement énergétique » puisse impliquer qu’on « laisse les multinationales et autres parties d’un système économique ultra-énergivore tranquilles ». — TOUS, cela inclut nécessairement TOUTES les parties d’une société. On le voit du reste en temps de guerre, mobilisation générale, universelle signifie, donc implique, que le pays tout entier est mobilisé pour la survie collective (pour la guerre): Pouvoir (tous pouvoirs), gouvernement, fonction publique, industries, entreprises, santé, éducation, transports, etc., tous les services publics, ABSOLUMENT tout. Les précédents historiques le prouvent sans équivoque, comme on l’a vu en URSS (seconde guerre mondiale).

        2. Je ne parle pas de guerre mais bien évidemment d’organiser et d’agir «COMME en temps de guerre… dans l’unique but de survivre collectivement ». Ici, l’ennemi objectif, la menace d’extinction, d’extermination (Barrau), d’anéantissement urgente, c’est l’effondrement systémique en cours. L’ennemi intérieur, c’est toute personne physique OU MORALE qui s’oppose activement à la survie collective de l’humanité en temps de lutte, « COMME à la guerre », pour la survie de tous et chacun.

        C’est pourquoi je partage l’avis de tchoo // à 10h28. L’effort à consentir, à exiger, n’est rien de moins que global, mondial, planétaire.

        Je peux me tromper, mais tel est mon avis à partir de mon sentiment d’urgence. Rien à voir avec un « totalitarisme écologique»… (Barrau). Je vous espère donc « de ce côté de la barricade, camarade »…

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        • Louis Robert // 23.11.2019 à 17h17

          Réflexion après coup…

          «Quoiqu’il en soit, si nous ne faisons pas face en tenant compte de la Nature et en la respectant, ce sera la Nature qui s’occupera de nous… Cela ne se fera vraisemblablement pas dans la sérénité et la joie. »

          (Jancovici , essentiellement, mais de mémoire)

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  • Bouddha Vert // 23.11.2019 à 12h08

    Difficile de comprendre les arguments de cet article!
    Que ce soit pour refroidir une machine de Carnot, faire de la vapeur d’eau, turbiner l’eau d’un barrage ou nettoyer les PV, ces eaux ne sont jamais perdues!
    Que les pays qui disposent d’eau utilisent des machines de Carnot, des barrages semble relever du bon sens.
    Que les pays avec soleil mais sans eau utilise du PV est discutable.

    Quand un article parle d’énergie propre on est dans le non sens biophysique.

    L’article n’aborde absolument pas la problématique des volumes actuellement consommés, donc de leur usage, pas plus que l’évolution des consommations, le développement.

    Bref, sans méthode ni vision globale, on est parti pour aller nul part.

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    • Anouchka // 23.11.2019 à 13h15

      L’eau n’est jamais perdue en effet. Mais en revanche l’eau douce non polluée peut devenir une denrée de plus en plus rare. On peut désaliniser l’eau de mer ou traiter des eaux polluées, mais cela consomme beaucoup d’énergie.
      Au final le problème c’est toujours et encore l’énergie. L’eau, c’est comme la fertilité des sols, c’est un problème crucial mais néanmoins secondaire.
      Ce qui compte c’est d’avoir suffisamment d’énergie pour pouvoir avoir de l’eau potable ( au minimum non salée et non polluée pour assurer un minimum d’hygiène et l’arrosage des cultures)

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  • LibEgaFra // 23.11.2019 à 12h16

    “Les centrales au charbon, au pétrole et nucléaires consomment environ 30% de l’eau qui est nécessaire pour produire l’électricité que les Européens consomment.”

    Oups… vous y comprenez qqch? Est-ce:

    “Pour produire l’électricité que les Européens consomment, les centrales au charbon, au pétrole et nucléaires consomment environ 30% des ressources en eau.”

    Ou:

    “Les centrales au charbon, au pétrole et nucléaires consomment environ 30% de l’eau qui est nécessaire pour produire l’électricité que les Européens consomment et recyclent les autres 70%.”

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    • Vincent // 23.11.2019 à 23h48

      Je pense que vous n’y êtes pas.
      Les 70% restant sont sans doute l’eau “consommé” par l’hydroélectricité. Grande consommatrice d’eau comme chacun sait. Mais ils ne pouvaient pas l’écrire, car chacun aurait bien compris alors le ridicule de l’argument. D’où les tournures alambiquées.

      Pour des promoteurs des ENR, ça leur aurait fait mal de critiquer l’hydroélecticité en disant qqch du genre : “C’est 70% de l’eau consommée pour produire de l’énergie, et seulement 8% de l’énergie produite”

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  • Tim // 23.11.2019 à 15h55

    Si vous voulez de l’info de meilleure qualité sur les questions de mix énergétique, d’impact réel des EnR, avec un peu prospective pas trop déconnante, je vous invite à faire un tour sur http://www.lowtechmagazine.com

    Le site est en engliche mais le niveau d’écriture est très “universitaire” donc assez compréhensible pour peu qu’on ait un onglet dico ouvert.

    https://www.lowtechmagazine.com/2019/06/wooden-wind-turbines.html

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  • Frexit // 23.11.2019 à 16h53

    Il ne faut jamais perdre de vue l’objectif principal : éviter le réchauffement climatique en émettant moins de CO2. L’eau est certes un énorme problème, mais son approvisionnement n’est pas LE problème principal.
    Les éoliennes ne sont pas la solution. Elles produisent une énergie intermittente et non pilotable. Ne pas oublier qu’une éolienne ne fonctionne en moyenne qu’à 30% du temps. Une éolienne nécessite un moyen de secours, lorsqu’il n’y a pas de vent et qu’on a besoin d’électricité. Les éoliennes ne suppriment donc pas les moyens de production existants ou pire, comme en Allemagne, nécessitent la construction de centrales à gaz qui, elles, sont parfaitement pilotables mais émettent du CO2. Dans ce dernier cas, c’est la double peine : il faut faire un double investissement. En outre, le coût de l’électricité produite par une éolienne est supérieur à celui de l’électricité produite par les moyens habituels (charbon, très peu utilisé en France, gaz, nucléaire).
    Les nuisances des éoliennes sont importantes : pollution visuelle (enlaidissement des magnifiques paysages français) et sonore (notamment dans les infra-sons que l’oreille humaine n’entend pas mais qui ont un impact sur la santé), impact sur les oiseaux, perturbation du réseau électrique.
    Le solaire a les mêmes caractéristiques (intermittent et non pilotable). Mais les nuisances sont pratiquement inexistantes.
    Bien sûr, la meilleure énergie, c’est celle qu’on économise. Mais alors il faut réduire notre consommation (dans tous les secteurs : objets quels qu’il soient, transports, chauffage, nourriture carnée) et là c’est un autre débat.

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    • vert-de-taire // 26.11.2019 à 17h13

      Ouais c’est moche
      https://opendata.reseaux-energies.fr/map/consommation_annuelle_iris_2016/?location=6,46.86019,6.81152
      cet immense réseau haute tension, une toile d’araignée qui envahit tout le territoire.

      Et ces salauds de financiers qui profitent des subventions pour nous marchander le vent (gratuit le vent) et se faire plein de fric en prélevant directement sur nos consommations d’électricité.
      Vraiment quel vol scandaleux organisé par le gouvernement élu !

      En plus les éoliennes tuent
      moins que les pesticides et autres pollutions mais vous verrez, à force de mouliner
      on y passera tous. C’est sûr.

        +1

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  • jean-marc Bonnamy // 23.11.2019 à 17h45

    Le degré de stupidité de cet article est remarquable la quantité d’eau dont dispose la Terre est constante ! Alors que l’on utilise 2 ou 4 ou 10 baignoires pour s’éclairer n’a pas la moindre importance ! Ce qui peut en avoir est la question de l’eau douce et du traitement des eaux usées , qui est un problème de disposition d’énergie.
    il est vrai que si on ferme le nucléaire et n’utilise que des énergies renouvelables il faudra bien renoncer à se laver !

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  • R1 // 23.11.2019 à 21h27

    Une eau “consommée” n’est pas une eau perdue (exception faite des eaux fossiles) ; elle s’évaporera puis précipitera pour être de nouveau utilisable, que ce soit un verre d’eau ou 4 baignoires.

    Le seul point important est l’adéquation entre la disponibilité en eau sur un temps donné, et son usage. Cela varie grandement selon les endroits. Il serait ridicule de demander aux Norvégiens, aux grands et aux petits Bretons de faire des économies d’eau, alors qu’il est crucial de le faire sur le pourtour méditerranéen.

    L’eau a toujours été un problème local, pas global.

      +5

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  • Almire // 23.11.2019 à 21h44

    Si en France les prélèvements d’EDF représente environ 55 % des prélèvements totaux, 97 % de cette eau prélevée est rendue au milieu (lacs, cours d’eau, mers) un peu réchauffée. Il n’en est pas de même pour l’agriculture intensive (maïs), lorsque l’arrosage s’effectue l’été en pleine chaleur.

      +3

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  • R. // 23.11.2019 à 22h42

    Il est impossible de couvrir la débauche énergétique actuelle grâce aux énergies vertes. De plus, si les énergies solaire et éolienne sont renouvelables, les innombrables éléments rares nécessaires à leur exploitation ne le sont pas.

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    • vert-de-taire // 26.11.2019 à 17h32

      FAUX – la propagande des salauds toujours aussi efficace.
      Cuivre, acier, fibres de carbone, béton, alu ?
      TOUT est recyclable.
      Pas besoin d’aimants. Chez éon par exemple et qqs autres.
      c’est donc non pas une nécessité mais un choix.

      Par contre un réacteur nucléaire c’est bon.
      Et puis cela ne pose aucun soucis durant le million d’années de ses déchets.
      J’en veux
      mais quand je serai mort
      pour me tenir chaud
      et rayonner encore

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  • Vincent // 23.11.2019 à 23h25

    C’est du grand n’importe quoi
    1°) La quasi totalité de l’eau “utilisée” est rejetée dans le milieu naturel (sur le parc nucléaire français, par ex, seulement environ 1.7% de l’eau prélevée est évaporée),
    2°) Ils mélangent allégrement l’eau de mer et l’eau douce. Presque les 2/3 de l’eau “utilisée” (mais en fait renvoyée dans la nature) par le parc nucléaire français, par exemple, est de l’eau salée ou saumâtre.
    3°) Ils oublient que si des centrales ont des problèmes, ce n’est pas un problème technique, mais réglementaire. L’élévation de la température de l’eau des centrales à circuit fermé (en gros celles sur des fleuves qui peuvent avoir des étiages prononcés) est de quelques dixièmes de degrés. Mais si la température naturelle dépasse les seuils de température autorisée pour les rejets, forcément, ça bloque.

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    • xc // 24.11.2019 à 17h49

      Effectivement. A lire ce billet, on pourrait presque penser que les centrales thermiques désintègrent l’eau qu’elles utilisent…

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  • Le Concierge // 24.11.2019 à 20h58

    Concernant les centrales nucléaires, l’eau est pompée dans les rivières et rejetée dans les rivières (je crois), elle est donc “renouvelée” en temps réel…

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  • Le Concierge // 24.11.2019 à 21h27

    Par ailleurs, l’approche “européenne” est trompeuse. Les politiques énergétiques se sont développées dans des cadres nationaux, et restent nationales, elles en sont profondément marquées. Et les objectifs fixés par la Commission sont nationaux avec des situations de départ très diverses (en matière de bilan carbone la France nucléarisée est un excellent élève par exemple…)

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  • Le Concierge // 24.11.2019 à 22h30

    Et selon le rapport sur lequel se base l’article : “We calculate that fossil fuels and nuclear energy are moderate water users (136–627 m3/terajoules (m3 TJ–1))”

    Parmi les énergies les plus consommatrices d’eau… l’hydro-électricité : “Based on economic allocation, the WF of reservoir hydropower only quantifies blue water consumption for power generation, and not for other reservoir water uses like irrigation or recreation”.

    Ce qui confirme que la réutilisation et disponibilité de l’eau intervenant dans le processus de production n’est pas prise en compte.

    So what ?

    https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ab374a

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  • Le Concierge // 24.11.2019 à 23h32

    Conclusion du pensum : “Our analysis shows that the unit WF per produced energy amount for the renewables wood, 1st generation biofuels and reservoir hydropower is very high, whereas the amount for the renewables wind, solar, geothermal and run-of-river hydropower is low.”

    Comme dit plus haut (désolé de ne pas avoir tout mis en un seul post je ne pensais pas rogner cet os plus que cela, mais comme je dois donner un cours sur ‘indépendance énergétique de l’UE” (sic) qui est au programme du secondaire ici, j’ai un peu plus regardé que prévu) la consommation d’eau d’un barrage est une approche qui relève du sophisme… Et la conclusion concernant les centrales gaz/charbon/nucléaire est “moderate”. Le rapport s’intéresse à des situations de risque hydrique pour le refroidissement des centrales au mois d’août, mais cela relève du risque techno, pas de de la pression sur l’eau à mon (humble) avis. Alors que l’article, comme de nombreux intervenants l’ont dit, relevant du lobbying pro-solaire-éolien, accrédite que la production conventionnelle d’électricité assèche l’UE… Ces productions posent suffisamment de problèmes, devant pousser à une rationalisation de la consommation d’énergie (ce qui ramène tjs à la même question, produire quoi pour quoi pour qui ?), sans qu’on en rajoute. Resterait à lire les sources du rapport, qui n’a fait que compiler des données éparses, dans le plus pur style CE. C’est produit en effet par la cellule “recherche” (sic) de la Commission… Mais bon, bonne nuit, ça économisera de l’énergie…

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  • philoupe // 26.11.2019 à 09h13

    Pas de problème de nourriture, toute l’Afrique subsaharienne reste à cultiver , pour l’eau il suffit de de faire une agriculture perenne, permaculture ou semi direct mais de façon obligatoire et les terres retiendrons l’eau pour les période difficiles et éviterons les érosions de la terre. Il pleux toujour autant.
    Sinon madame Mirkur 34 vous programmée la fin de l’humanité, Avez vous un cœur!

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  • L. A. // 29.11.2019 à 20h41

    Détrompez-moi : les quatre baignoires d’eau “utilisée” pour faire tourner la turbine d’une centrale grâce à un barrage, ça reste bien les mêmes quatre baignoires après “utilisation”, non ?

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  • Le Concierge // 01.12.2019 à 13h24

    Le rapport de l’Unesco sur la question est un peu moins biaisé que cet article biaisé basé sur le rapport biaisé de la CE : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000226962_fre

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