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11.octobre.201911.10.2019 // Les Crises

Analyse exclusive du rapport du GIEC sur les océans et la cryosphère

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Source : LVSL, Anaïs Degache-Masperi, 25-09-2019

Ce mercredi 25 septembre 2019 paraît le nouveau rapport spécial du GIEC sur les océans et la cryosphère (le monde des glaces). Le rapport pointe les dégâts importants et irréversibles déjà occasionnés par le réchauffement climatique sur nos océans et les parties gelées de notre planète et certaines de ses projections sont particulièrement alarmistes. Cependant, les scientifiques rappellent également que des actions ambitieuses et immédiates existent pour modérer ces impacts. Le Vent se Lève vous propose un résumé des données clefs de ce rapport, ainsi qu’une mise en perspective critique par rapport aux autres travaux scientifiques et aux différents positionnements politiques. Par Anaïs Degache-Masperi et Damien Chagnaud


Les actualités climatiques sont alarmantes. L’inaction climatique est totale alors que « la maison brûle ». Une situation confirmée par le nouveau rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur les océans et la cryosphère. Ce rapport, point final de deux ans de travail, est le fruit de la collaboration de 104 scientifiques internationaux et vient conclure la 51ème session du GIEC qui s’est tenue à Monaco du 20 au 23 septembre. Il est le dernier d’une série de trois rapports spéciaux, annoncés en 2016 lors de la 43ème session du GIEC. Les deux premiers concernaient le réchauffement à +1,5°C (2018) et les terres émergées (août 2019). Ils permettent d’aborder de manière transversale des sujets spécifiques et faire un état de lieux de la littérature scientifique sur ces sujets.

Ce rapport synthétise ainsi non loin de 7000 publications scientifiques. Son premier objectif est d’explorer les liens entre la crise climatique et les évolutions constatées dans les océans, les zones côtières et la cryosphère. La cryosphère désigne tout ce qui est relatif à l’eau à l’état solide présente naturellement sur Terre : la neige, les glaciers de montagne, les calottes polaires, ou encore les sols gelés (le permafrost, ou pergélisol). Longtemps minoré des débats politiques sur le climat, l’avenir des océans et de la cryosphère recouvre pourtant des enjeux d’une importance capitale. Véritables régulateurs du climat et indispensables à la vie sur Terre, ils évoluent fortement du fait des activités humaines et peuvent alors se révéler être des accélérateurs du réchauffement climatique. Le rapport vise à faire l’état des lieux des observations scientifiques sur ces zones, mais aussi à se projeter dans le futur en fonction de différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre – de manière à prévoir les impacts à long terme, physiques ou socio-économiques. Il compare donc systématiquement un scénario de faible élévation des températures grâce à une politique volontariste de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) (le scénario RCP2.6) à un scénario “business-as-usual”, autrement dit un scénario où rien ne serait fait pour le climat, et où les températures augmenteraient fortement (scénario RCP 8.5).

Son deuxième objectif est d’évaluer la vulnérabilité des populations concernées par ces impacts et proposer des solutions d’adaptation à un monde qui s’annonce bien différent.

LES PRINCIPAUX POINTS DU RAPPORT

Océans

Les océans constituent le premier poumon de la Terre en fournissant 50 % de l’oxygène que nous respirons et permettent d’absorber les émissions de gaz à effet de serre émises par le système industriel. Depuis les années 1980, les océans ont ainsi absorbé environ 20 à 30 % des émissions d’origine humaine. Néanmoins, ce rôle a des conséquences :

  • Les océans perdent leur oxygène : entre 1970 et 2010, l’océan a perdu entre 0,5 % à 3 % de son oxygène. Ils deviennent aussi plus acides, moins salés. La préoccupation principale réside dans la capacité de ces océans à continuer à jouer un rôle d’absorption de nos émissions de gaz à effet de serre : avec l’acidification et la désoxygénation, les océans seraient moins capables de jouer ce rôle de poumon. Et donc, à terme, il pourrait s’enclencher un cercle vicieux accélérant la crise climatique.
  • D’autant plus que les océans se réchauffent ; c’est eux qui absorbent la chaleur additionnelle, bien plus que ne le fait l’atmosphère. Depuis 1970, les océans se sont ainsi réchauffés en absorbant près de 90 % de la chaleur excédentaire dans le système climatique.
  • Ce réchauffement s’accélère : sur la période 1993-2019, le rythme du réchauffement a plus que doublé par rapport à la période 1968-1993. Tous les océans ne sont pas logés à la même enseigne : le plus rapide à se réchauffer est l’océan Arctique, qui, en surface, se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale.
  • Les vagues de chaleur marines, ou “canicules océaniques”, ont augmenté de 50 % depuis 1982 et se sont intensifiées. Dans le futur, elles devraient continuer à croître en fréquence, en intensité et en étendue. La question est particulièrement préoccupante en ce qui concerne les écosystèmes marins et les récifs coralliens, dont un demi-milliard de personnes dépendent. Ces récifs ne devraient pas survivre à un réchauffement de +2°C par rapport à l’ère préindustrielle.
  • À cause de ces transformations, les réserves alimentaires dans les eaux tropicales peu profondes décroîtront drastiquement de 40 %. De même, la biodiversité marine pourrait décliner de 17 %, notamment à cause de la difficulté croissante des échanges entre eaux de surface et couches plus profondes, ce qui nuirait fortement à la pêche dont sont aujourd’hui tributaires entre 660 et 820 millions de personnes dans le monde.
  • Un doublement des fréquences de phénomènes climatiques extrêmes de type El Niño est à attendre si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites. Ces phénomènes modifient l’ensemble du climat mondial quand ils se produisent, décalant les moussons, favorisant l’essor de maladies et des feux de forêt.

Zones polaires et élévation du niveau des mers

Les calottes polaires et la banquise en Antarctique et dans l’Arctique réfléchissent les rayons du soleil vers l’espace, grâce à leur albédo élevé. Ainsi, une planète sans glaciers est une planète qui absorbe plus d’énergie, et donc qui se réchauffe plus vite. Les effets du réchauffement climatique sur les calottes polaires sont pointés par le rapport :

  • Les calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland continuent à fondre, et de plus en plus en vite. Elles ont perdu en moyenne 430 milliards de tonnes chaque année depuis 2006. Le réchauffement des océans fait fondre les calottes glaciaires et augmente le niveau marin (par l’apport d’eau supplémentaire dans les océans et par dilatation thermique de l’eau consécutive à leur réchauffement).
  • Le niveau des mers va ainsi continuer à croître dans les siècles à venir et cette augmentation est inéluctable, peu importe le scénario retenu. Les prévisions ont été actualisées et revues à la hausse depuis le dernier rapport du GIEC, en 2014. Dans le scénario le plus optimiste, avec un réchauffement maintenu à +2°C, le niveau marin devrait augmenter d’au moins 59 centimètres d’ici 2100, alors que le GIEC prévoyait 43 centimètres en 2014. Au contraire, si l’on continue sur les tendances actuelles d’émissions, avec un réchauffement global de 3°C ou 4°C, il pourrait augmenter jusqu’à 1,10m, contre une précédente prévision de 45-84 cm en 2014. Cela entraînerait de vastes pertes d’étendues terrestres pour les pays à faible altitude (comme le Bangladesh qui verrait 20 % de son territoire submergé) et pas seulement pour les pays insulaires.
  • Le rythme d’élévation du niveau des mers continuera à s’accélérer après 2100 : au 22ème siècle, le niveau marin pourrait augmenter de plusieurs centimètres par an, et prendrait ainsi plusieurs mètres très rapidement. Cela entraînerait des conséquences catastrophiques pour les zones côtières (inondations, érosions des côtes, pénétration de l’eau salée dans les nappes d’eau douce souterraines …).

Inondations des zones côtières

Le rapport estime que les dommages causés par les inondations pourraient augmenter de 100 à 1000 fois d’ici 2100.

  • L’élévation du niveau de la mer va avoir un effet aggravant lors des événements météorologiques extrêmes. Les cyclones intenses, comme par exemple le cyclone Irma qui a dévasté les Caraïbes en 2018, devraient augmenter en fréquence. Aujourd’hui, 280 millions de personnes vivent à moins de 10 mètres d’altitude et pourraient être obligés de se déplacer en cas d’inondations. En 2050, ce nombre pourrait augmenter jusqu’à un milliard. Ainsi, des petites nations insulaires et des mégalopoles côtières risquent d’être inondées chaque année à partir de 2050.
  • Toutes les régions du monde seront menacées, mais pas à la même intensité : les chiffres donnés par le rapport sont des moyennes, mais certaines régions sont plus exposées à l’élévation du niveau marin. Des mesures d’adaptation sont nécessaires, mais les capacités d’adaptation entre différents territoires sont criantes d’inégalités : les pays riches pourront assurer leur protection plus facilement que les pays en développement, et les plus pauvres seront donc les premiers impactés par la hausse du niveau marin. Une situation injuste, qui tendra à s’empirer si des mesures d’atténuation et d’adaptation équitables et drastiques ne sont pas prises dès aujourd’hui.
  • D’autre part, alors même que nous vivons une extinction de masse de la biodiversité, l’élévation du niveau des mers devrait causer la perte de 20 à 90 % des zones humides d’ici 2100, les océans pénétrant les terres là où l’eau est déjà présente.

Permafrost et zones de montagne

  • Le permafrost (sous-sol gelé en permanence) pourrait fondre presque entièrement (à 99 %) d’ici 2100 si le réchauffement se poursuit au rythme actuel. Le permafrost, qui désigne les sols gelés des zones polaires et ceux des zones montagneuses à haute altitude, représente un réservoir qui risquerait de libérer des quantités importantes de CO2 et de méthane jusqu’alors emprisonnées. Cela entraînerait un effet d’emballement du réchauffement climatique. En cas d’émissions moindres, les impacts sur le permafrost pourraient être limités.
  • Les glaciers quant à eux sont aussi des garants climatiques internationaux qui régulent le climat de notre planète. Et ils fondent à vue d’œil : ce sera en particulier le cas des glaciers situés à basse altitude. Ceux d’Europe centrale, du Caucase, d’Asie du Nord et de Scandinavie devraient perdre plus de 80 % de leur volume d’ici 2100. La quantité d’eau douce disponible qui en découle va augmenter puis décliner à partir de 2100. 670 millions de personnes vivent dans des zones de haute montagne et pourraient être impactées à travers le monde, leur accès à l’eau potable étant directement liée aux glaciers.

UN CHANGEMENT GLOBAL DE SYSTÈME NÉCESSAIRE

Ce rapport spécial du GIEC vient confirmer d’autres travaux très alarmistes. La semaine dernière, des scientifiques français ont présenté leurs projections d’évolution du climat d’ici 2100. Leurs résultats font froid dans le dos : si rien n’est fait, la température mondiale moyenne pourrait augmenter de +7°C d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle, alors même que le rapport du GIEC de 2014 prévoyait une augmentation de +4,8°C maximum dans les scénarios les plus catastrophiques. Par comparaison, pendant la dernière époque glaciaire, il y a 10 000 ans, la température moyenne globale n’était que de 3 à 4°C en deçà de la température actuelle. La France ne sera évidemment pas épargnée par ces bouleversements puisque les glaciers alpins pourraient par exemple disparaître d’ici 2100 à tendance actuelle, pour ne parler que de la cryosphère.

Cependant, pour Jean-Pierre Gattuso, chercheur au CNRS et à l’IDDRI, océanographe, spécialiste de l’acidification : « Ce rapport montre qu’un scénario d’émission compatible avec l’accord de Paris permet de stabiliser ou modérer les impacts. L’état de l’océan futur est donc entre nos mains. »

L’urgence est donc là. L’inversion de la courbe d’émissions de gaz à effet de serre ne représente pas qu’une modification à la marge de nos habitudes de production et de consommation. Lorsque Greta Thunberg affirme, dans son discours à l’ONU, que « tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle », ses positions sont jugées par Emmanuel Macron comme « très radicales ». Pour autant, ce constat est partagé par de nombreux scientifiques : il ne faut plus une modification, mais une transformation du système. Les conclusions du rapport Unis pour la science, dévoilé le 22 septembre à l’ONU et réunissant des scientifiques de sciences naturelles et sociales, vont bien dans le même sens : le rapport souligne l’urgence d’une transformation socio-économique dans des secteurs clés comme l’utilisation des terres émergées et l’énergie afin d’atteindre les objectifs climatiques et notamment celui de l’accord de Paris. Le marché et les lobbies ne peuvent plus être seuls décideurs et il est temps que les politiques publiques s’émancipent des dogmes du néolibéralisme. En effet, pour ne pas dépasser les 2°C d’augmentation, il faudrait tripler les politiques publiques d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, et les quintupler pour rester sous la limite des 1,5°C, ce qui est « techniquement encore faisable ».

CONCLUSION

La période 2015-2019 a été la plus chaude jamais enregistrée. Les impacts du réchauffement climatique sont ressentis plus vite et plus fort que ce qui avait été prédit il y a une décennie. Cette réalité s’accompagne en France d’une prise de conscience croissante de l’urgence climatique et des enjeux environnementaux. Nul doute que le sentiment de la vacuité des grands discours d’Emmanuel Macron – censés faire illusion – est lui aussi grandissant ; vacuité confirmée dans les faits par l’écart toujours plus important entre les objectifs climatiques et la réalité. Un autre écart se creuse donc dans notre pays, celui entre la population et ses dirigeants, entre les attentes des premiers et les actes des seconds, entre l’intérêt général et les intérêts particuliers restreints de quelques-uns. Nous savons maintenant que les sociétés qui s’effondrent sont celles où les inégalités sont les plus fortes, précisément parce que la déconnexion des élites de la réalité y est la plus importante. De ce décalage naissent des tensions et une crispation du pouvoir, dont témoigne la répression inédite de la marche pour le climat du 21 septembre, largement violentée. Les mobilisations citoyennes, et la plainte contre la France (entre autres pays), déposée par seize adolescents, dont Greta Thunberg, auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies, comptent mettre une des nations industrielles historiques devant ses contradictions. En attendant, l’acte 2 du quinquennat, voulu par le gouvernement comme celui de l’écologie, commence malheureusement par l’émission de beaucoup de gaz – lacrymogène cette fois…

Source : LVSL, Anaïs Degache-Masperi, 25-09-2019

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Commentaire recommandé

Morne Butor // 11.10.2019 à 07h54

Non le GIEC n’a pas pour “raison d’être” d’être alarmant ! Le GIEC synthétise des faits scientifiques. Donc le fond du rapport du GIEC ne peut diviser que ceux qui ne comprennent rien à la méthode scientifique. Ceux-là sont exclus d’une majeure partie de la compréhension du monde. C’est triste.

176 réactions et commentaires

  • Fritz // 11.10.2019 à 07h30

    Tous les rapports du GIEC sont alarmants, à tort ou à raison : c’est leur raison d’être. La conclusion de cet article me laisse perplexe : peut-on parler d’une « crispation du pouvoir » ou même d’une « répression » ? Je crois me rappeler que dans GIEC, le I signifie « intergouvernemental ». Sans même parler du fond du rapport, qui nous divisera certainement, je trouve lassant de se poser en victime ou en dissident quand on participe à un mouvement majoritaire. C’est une attitude très répandue dans nos sociétés.

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    • Morne Butor // 11.10.2019 à 07h54

      Non le GIEC n’a pas pour “raison d’être” d’être alarmant ! Le GIEC synthétise des faits scientifiques. Donc le fond du rapport du GIEC ne peut diviser que ceux qui ne comprennent rien à la méthode scientifique. Ceux-là sont exclus d’une majeure partie de la compréhension du monde. C’est triste.

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      • KelKON // 11.10.2019 à 08h08

        Un peu quand même, le GIEC illustre à la perfection le concept de zemblanité.

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        • Humblement3 // 12.10.2019 à 11h17

          Ne sombrons pas aveuglément dans le pessimisme. Ayons pleine confiance en la nature, la pédagogie de la catastrophe est souvent beaucoup plus efficace que la pédagogie de la pédagogie.

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          • Océan de sagesse // 15.10.2019 à 03h18

            Vous avez bien raison , restons dans négationisme béat , après tout quand il fera 7 degrés de plus nous serons morts depuis longtemps , qu’ils se débrouillent !

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      • Séraphim // 11.10.2019 à 09h52

        J’ai vu beaucoup de pays du monde, leur histoire, leur économie, leur science. Je suis par ailleurs relativement expert en physique et en thermodynamique et je peux vous assurer que, non, je ne suis pas du tout “exclu de la compréhension du monde”. En revanche, je rencontre plein de ‘verts en chambre’ qui croâssent sur la décroissance et qui n’ont aucune idée, même lointaine des conditions dans lesquels vivent les peuples du monde. Plus d’un milliard d’habitants sans électricité aucune, que les verts-bobos veulent éclairer au panneau solaire, surtout la nuit

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        • Nico // 11.10.2019 à 11h00

          Hors sujet donc. Quel rapport avec le rapport du Giec ??

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          • Narm // 12.10.2019 à 17h41

            “I” intergouvernemental
            vous ne vous rappelez pas que Sarko/Borlo voulaient/veulent électrifier toute l’Afrique.
            Bref, déveloper partout donc rajouter au réchauffement

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      • Patapon // 11.10.2019 à 11h55

        Le GIEC a d’autant moins pour “raison d’être” d’être alarmant, que sa fonction est de faire admettre politiquement une pilule scientifique très indigeste pour l’utopie libérale. Le GIEC s’est donc auto-censuré, au contraire, pour balancer à petite dose ce qui effrayait déjà les scientifiques lucides depuis 1970. L’histoire désignera sans doute la vague ultra-libérale et néo-conservatrice des années post-80 comme une catastrophe d’enfumage et de cynisme, faisant obstacle à l’entreprise déjà très difficile du monde scientifique. Science et politique ne font pas bon ménage.

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      • Chalpitek // 11.10.2019 à 12h57

        Le Giec est un organisme politique. Il y a deux rapports, le scientifique, basé sur les travaux d’un petit entre-soi d’une cinquantaine de “scientifiques” qui se citent les uns-les-autres et qui n’ont pas de comité de lecture (!!!) et un deuxième, le résumé, qui est beaucoup plus cru. Déjà ça part mal. Seuls ceux qui ne comprennent rien à la méthode scientifique peuvent être convaincus par ça. La méthode scientifique, c’est une théorie, un modèle et des mesures. En matière de climat. la théorie est embryonnaire, les modèles sont foireux car ils se sont toujours trompés, et les données sont très mauvaises en tous cas avant l’ère des satellites. Savez-vous par exemple que 2/3 des mesures de température de l’océan étaient faites jusque dans les années 1950 par remontée d’un seau d’eau sur le pont du bateau ? Autant dire qu’on n’a aucune idée sérieuse de la température de 70% de la Terre avant cette époque (et après). Savez-vous qu’il n’y avait que 2 stations météo officielles en France en 1900 ? Savez-vous que depuis les années 90 les USA ont fortement réduit le nombre de leurs stations pour les grouper dans les aéroports à 75% ? On croit rêver.
        A un moment il faut cesser les sottises.

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        • Patrick // 11.10.2019 à 13h22

          “A un moment il faut cesser les sottises.”

          Entièrement d’accord, mais pour commencer ce n’est pas 2 rapports du GIEC, c’est 3.

          “Savez-vous qu’il n’y avait que 2 stations météo officielles en France en 1900 ?”

          Avez-vous entendu parlé des isotopes de la calotte glacière (https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/climatologie-analyse-isotopique-eau-cle-comprendre-climat-2076/page/4/) et de la dendrochronologie (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dendrochronologie) ?

          Votre remise en cause de la fiabilité du relevé des températures repose sur une méconnaissance des techniques (c’est détaillé ici : https://youtu.be/JKoRsO5fkAQ?t=3051)

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          • Chalpitek // 11.10.2019 à 16h49

            @Patrick Les mesures qu’on appelle “par proxy” c’est à dire par le biais détourné, ont une précision de l’ordre de +/-2C, alors que les vieux thermomètres à mercure ou à tambour utilisés jusque dans les années 1990 ont une précision de l’ordre de +/-1C. Ce n’est pas avec ça que vous allez trouver une hausse de température de 0,75C par siècle. Les pseudo-scientifiques du climat moyennent joyeusement tout ça mais ils oublient de mettre sur leurs jolis graphes la marge d’erreur. Pourtant c’est le B.A.-BA en sciences. Par exemple, quand ils nous annoncent à partir de leurs modèles foireux +5C dans 50 ans, ils oublient de dire que ça pourrait aussi bien être -5C. Ce serait drôle si on ne décidait pas des politiques basées dessus.

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            • stanlolo // 13.10.2019 à 09h57

              On en revient au principal problème de crédibilité de l’info scientifique actuelle : l’usage immodéré du conditionnel qui permet de faire avaler n’importe quoi . Le fameux .”ça Pourrait” envahit tous les sites d’info et permet de faire du papier sensationnel sans risques. Mais l’excès étant contre productif. Je ne vois pas bien l’intérêt.

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          • Patrick // 11.10.2019 à 17h41

            @Chalpitek

            “Par exemple, quand ils nous annoncent à partir de leurs modèles foireux +5C dans 50 ans, ils oublient de dire que ça pourrait aussi bien être -5C.”

            Ce n’est peut-être pas un oubli, mais juste une invention de votre part ? Est-ce envisageable que vous ayez tort contre l’ensemble de la communauté scientifique de la Planète ?

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        • Patapon // 11.10.2019 à 13h27

          @Chalpitek et vos yeux, ils ne voient rien ? Vous doutez par jeu, mais ce n’est pas un jeu. Ça se voit à présent, ça se mesure, ça s’explique, les modèles même imparfaits convergent avec ce qu’on voit, ce qu’on sait et ce qu’on déduit. Comment, par ailleurs, des millions de tonnes de carbone minéralisé pendant des centaines de millions d’années et libérées dans l’atmosphère en deux siècles n’auraient aucun des effets décrits et observés ? Convainquez-moi, si vous le pouvez.

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          • Narm // 12.10.2019 à 17h56

            voir mon com juste au dessus.
            et je précise, je ne connais pas la vérité

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            • Gerald B // 13.10.2019 à 10h01

              Le Figaro est donc une publication scientifique 😅

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        • gerald B // 13.10.2019 à 11h42

          « basé sur les travaux d’un petit entre-soi d’une cinquantaine de “scientifiques” »
          dixit Chalpitek
          Ce rapport synthétise ainsi non loin de 7000 publications scientifiques. Le « grand » Chalpitek appelle ça de l’entre-soi ^^

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      • Brossa Dante // 11.10.2019 à 17h21

        Par méthode, vous pensez climagate (2009) ou le scandale Thomas Karl & al ? Vouloir régler sa conduite et celle des autres sur le monde avec le seul orgueil scientifique, ça c’est vraiment triste. Et dangereux.

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      • Elodie // 11.10.2019 à 17h59

        Mais oui, il faut être alarmant, sinon les gens n’accepteront pas de nouvelles taxes, de nouvelles obligations et surtout des nouvelles interdictions, bref que les gouvernements aient plus d’argent et plus de pouvoir sinon Nous mourrons tous et la planète avec nous!
        Il faut oublier que qu’il n’y a eu jamais tant de gents qui vivent si vieilles sur terre qu’avec ce système pourri, faut pas penser qu’aujourd’hui c’est à peu près comme hier, parce que la fin du monde c’est après-demain, ou pour la vie de nos petits-enfants. Il faut croire les scientifiques qui ont dit tout et son contraire.

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      • Tardieu // 12.10.2019 à 09h51

        wikipedia.org

        Maurice Strong

        De la fin 1970 à la fin 1972, il est secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur l’environnement. Cette même année 1972, il participe également à la fondation Rockefeller en tant qu’administrateur et membre du comité exécutif. De 1976 à 1978, il est CEO de Petro-Canada.

        Il est l’un des membres fondateurs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) créé en novembre 1988 à la demande du G7 par deux organismes de l’ONU : l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

        En 2004, il reçoit la Public Welfare Medal, « la plus haute distinction » remise par la National Academy of Sciences, pour notamment ses actions dans le but d’arrimer science, technologie et société.

        Le 20 avril 2005, l’ONU annonce la démission de Maurice Strong, visé personnellement par l’enquête sur le scandale du programme « Pétrole contre nourriture » de l’ONU en Irak. Strong a en effet encaissé un chèque de 988 885 $ émis par une banque jordanienne et signé de la main de Tongsun Park (en), un homme d’affaires sud-coréen qui fut inculpé en 2006 par la Cour Fédérale de New York dans le détournement du programme en faveur de Saddam Hussein. Après avoir quitté ses fonctions, Strong s’exile en Chine où il possède un appartement. wikipedia.org

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      • christian gedeon // 12.10.2019 à 10h51

        Cher Butor,vous rappellez vous qu’il y a trente ans de çà,nous devions tous finir grillés comme des sardines à cause du trou dans la couche d’ozone qui devait grandir,grandir et encore grandir? Il s’est rétréci et encore rétreci….une fois de plus,je rappelle que nous sommes en croissance démographique lourde…et qu’on se le cache ou pas,c’est là que résident le problème et les solutions. Croissance démographique= croissance industrialo économique et donc,sur le modèle actuel,encore plus de problèmes,encore plus de pollution,encore plus de guerres etc…c’est simple comme l’oeuf de Colomb,mais tellement inaudible et socialo-politiquement incorrect! Alors,le GIEC dit peut-être des choses justes,mais ne traite absolument pas des causes premières.

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        • Amadeus // 17.10.2019 à 14h41

          “vous rappellez vous qu’il y a trente ans de çà,nous devions tous finir grillés comme des sardines à cause du trou dans la couche d’ozone qui devait grandir,grandir et encore grandir? Il s’est rétréci et encore rétreci” : argument super-foireux ! Ce sont les scientifiques de l’époque qui ont attiré l’attention sur les dangers de la disparition de la couche d’ozone, des mesures radicales ont été prises (interdiction des CFC) et ça a marché ! Donc, l’histoire de la couche d’ozone est l’histoire d’un succès de la prise en compte des faits scientifiques par l’action politique.

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      • marc // 13.10.2019 à 11h10

        ça reste à la fois “pas faux” et “idéaliste”

        et SPECIALEMENT ici : “ceux qui ne comprennent rien à la méthode scientifique. Ceux-là sont exclus d’une majeure partie de la compréhension du monde”

        c’est exactement ce qui inspire les gens qui disent “la science est la nouvelle religion”

        c’est triste

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    • Je me marre // 11.10.2019 à 08h08

      Mais pourquoi n’êtes-vous pas très content des rapports du GIEC? Ils nous montrent que le capitalisme n’est pas un système durable et que tôt ou tard il va s’effondrer. Il suffirait par exemple d’un litre d’essence à 5 € et même les policiers vont revêtir un gilet jaune.

      Pas durable, parce que tout l’aménagement du territoire a été conçu en fonction de la bagnole et au profit non des hommes, mais de la marchandise. Les coûts et temps de déplacement des travailleurs ne sont pas pris en charge par les employeurs…

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      • Véro // 11.10.2019 à 08h56

        Le GIEC ne montre pas ça du tout. Ses rapports ne remettent pas le capitalisme en question.
        Et ses propositions sont parfaitement applicables, et d’ailleurs elles sont appliquées dans l’UE (et on se demande alors pourquoi on invite Greta puisque l’UE est une bonne élève du GIEC) : il s’agit de promouvoir les énergies renouvelables et le nucléaire, ce qu’on fait très bien en France, et de promouvoir l’agriculture durable, ce qu’on fait aussi très bien.
        Au sein de l’UE, les actions écologistes ne sont que de la communication, et non pas de l’opposition.

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        • Quintus // 11.10.2019 à 10h27

          L’UE apparaît comme une bonne élève du GIEC car elle importe ce qui est le plus polluant à produire.
          L’astuce consiste, pour maintenir la paix sociale, à maintenir les prix bas en important d’Asie les produits manufacturés, produits qui sortent de chaînes de production alimentées par de l’électricité principalement produite par combustion du charbon. Sans parler du soja brésilien, du coton ouzbek ou de tant d’autres matières premières…

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          • Véro // 11.10.2019 à 11h15

            Oui c’est le principe du libre échange.
            Je ne parlais pas de la France bonne élève en général, mais au regard de ce que préconise le GIEC.

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        • Je me marre // 11.10.2019 à 10h38

          “Le GIEC ne montre pas ça du tout.”

          Sans les énergies fossiles, le système implose; les inégalités deviennent insupportables. Même si l’ue baisse sa consommation d’énergies fossiles, elle reste dans le peloton de tête, surtout si on tient compte du CO2 importé. Agriculture durable en France?! Je me marre! Championne de l’utilisation de pesticides, ressources en eau en diminution, importations de produits hors-saison, élevage industriel, diminution dramatique des populations d’insectes et d’oiseaux…

          “Au sein de l’UE, les actions écologistes ne sont que de la communication, et non pas de l’opposition.”

          Quelles “actions”? Il n’y a au contraire aucune action de la part de l’ue, mais que de la communication.

          A moins de considérer le prix du permis de chasse divisé par deux en France comme une “action écologique”.

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          • tchoo // 12.10.2019 à 22h28

            Il va falloir arrêter de dire que la France est la championne de l’emploi de pesticides. La seule comparaison valable est celle de la moyenne à l’a de surface agricole utilisée SAU.
            ET là nous sommes en dessous de la moyenne UE.

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      • Patapon // 11.10.2019 à 12h53

        @Je me marre Merci de dire que tout l’aménagement du territoire a été conçu en fonction de la bagnole. Tout l’urbanisme. Quand verra-t’on vraiment que “la bagnole” est l’objet au pouvoir si pervers, à la voracité si grande.

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        • RGT // 11.10.2019 à 19h38

          L’aménagement du territoire, et surtout les grandes concentration urbaines, est totalement conçu en fonction de moyens de transports importants et peu coûteux.

          Ce qui a été permis au cous du XXème siècle par le pétrole qui est une énergie très peu coûteuse et très pratique.

          Avant l’avènement du pétrole, il y avait certes le chemin de fer (mais depuis peu) et surtout les transports étaient faits par des chariots tractés par des animaux…
          Ce qui était LOCALEMENT pire que le transport automobile car les déjections animales venaient allègrement contaminer les rues, sans parler des très nombreux accidents causés par ces animaux (qui vivaient dans des conditions peut-être pires que les animaux vivant dans les élevages intensifs actuels).

          Le pétrole a permis d’accentuer l’exode rural et les transports “rapides” ont permis à l’industrie d’obtenir la main d’œuvre abondante et bon marché ayant permis la venue de grosses concentrations industrielles (et les grandes fortunes associées).

          Par contre, ceux qui ont mis en place ces “grands pas en avant” et ont profité de la “manne céleste” de ces “progrès” n’ont pas voulu s’attarder sur le simple fait que tout se paye, et que l’utilisation d’énergies fossiles avait un prix qui s’avérerait très élevé.

          Aujourd’hui nous sommes au pied du mur et nous sommes TOUS réticents à vouloir faire marche arrière et limiter notre voracité énergétique car notre CONFORT personnel en serait fortement affecté.

          Il faut que TOUS les citoyens commencent à accepter que la fête est finie et qu’il faudra bientôt éteindre les lumières.

          Et pas seulement “les autres”. Il faudra aussi soi-même “réduire la voilure”, et les “énergies renouvelables” ne suffiront JAMAIS à compenser la voracité dont nous sommes tous addicts depuis le début du XXème siècle.

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          • Patapon // 11.10.2019 à 23h23

            Je suis d’accord avec vous, et avec cette conclusion, mais mon amendement (pas de moi) est que si le deal est équitable, il est acceptable. Par exemple, je fais partie de ceux qui sont un peu au-dessus de la moyenne, en admettant une équation assez simple, mais fort valide, entre empreinte carbone et pouvoir d’achat. Je suis prêt à changer de vie, mais je ne suis pas très bon pour pagayer avec deux pelés et trois tondus sous le Titanic. Je soupçonne que ça suivra si en haut ils arrêtent d’être paralysés par leurs croyances.

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            Alerter
    • Patrick // 11.10.2019 à 08h26

      Le nom officiel du GIEC est IPCC “Intergovernmental Panel on Climate Change “.
      Donc , il n’est pas question d’experts dans la version originale mais bien d’un organisme intergouvernemental donc on peut légitimement se poser la question des objectifs réels de ce machin issu de l’ONU.

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      • Séraphim // 11.10.2019 à 10h02

        Oh les objectifs ont été clairement définis par Maurice Strong, à l’origine de la création de l’IPCC, qui disait en 1992: “…Si le monde veut survivre, les pays riches devront signer un accord réduisant leur impact sur l’environnement. Mais le feront-ils? La conclusion de notre groupe est «non». Les pays riches ne le feront pas. Ils ne changeront pas. Alors, pour sauver la planète, nous avons conclu: Le seul espoir pour la planète n’est-il pas que les civilisations industrialisées s’effondrent? Dans ces conditions n’est-il pas de notre responsabilité de faire advenir cet effondrement?”
        Le même Maurice Strong qui s’est gorgé dans le scandale international “Pétrole contre nourriture”

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      • Séraphim // 12.10.2019 à 06h24

        En complément: “On doit dire clairement que nous redistribuons de facto la richesse mondiale par la politique climatique. On doit se libérer de l’illusion que la politique internationale sur le climat est une politique pour l’environnement. Ceci n’a plus rien à voir avec l’environnement, avec des problèmes comme la déforestation ou le trou dans la couche d’ozone.” dixit Dr Otmar Edenhofer, patron du Working Group 3 du GIEC, dans une interview en 2010

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        • Patrick // 12.10.2019 à 14h30

          Et c’est comme ça que la banque mondiale réclame 90.000 milliards de dollars d’investissements dans les pays en voie de développement.
          A votre avis , d’où va venir le fric ?? des pays développés !

          Le plus gros hold-up de tous les temps. Y’a bon pognon !!
          ça m’étonnerait que les populations locales voient la couleur de ce fric.

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          • Brossadante // 13.10.2019 à 21h05

            Je suis assez sensible aux arguments du CADTM et me dis que, tout compte fait, “ce fric” vient quelquepart d’une longue et polymorphe exploitation par des pays qui doivent en partie leur développement à l’esclavage, puis le colonialisme, puis le système de la dette. Tout compte fait, à condition de savoir compter ou plutôt décompter. On accorde trop d’importance peut-être au fric, et pas assez à ce qu’il articule : la production d’un côté, le pouvoir de l’autre, sous l’arbitrage insensé d’une usine à gaz totalement opaque et biaisée. Les Lois désincarnées de la comptabilité ont bien un petit lutin à l’intérieur.

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    • Matt // 11.10.2019 à 09h42

      @Fritz

      “Tous les rapports du GIEC sont alarmants, à tort ou à raison : c’est leur raison d’être.”
      Ce ne sont pas les rapports qui sont alarmants, c’est la situation : un dérèglement climatique accéléré face auquel nos représentants ne font rien.

      “je trouve lassant de se poser en victime ou en dissident quand on participe à un mouvement majoritaire.”
      Etes-vous certain d’avoir bien pris la mesure de la vague qui nous arrive dessus ? On ne parle pas de victimes d’une quelconque “pensée unique”, on parle de centaines de millions de morts. Je n’ai pas l’impression que vous ayez fait l’effort de lire le texte proposé ici.

      Après les climato-sceptiques, voici les collapso-sceptiques : ils ne nient plus l’évidence du dérèglement climatique ni sa part anthropique, ils nient les conséquences.

      La dernière vague d’incrédules nous a déjà probablement coûté quelques décennies d’inaction. J’espère que la seconde sera moins toxique.

        +27

      Alerter
      • Matt // 11.10.2019 à 10h50

        @Theoltd

        En gros si on vous suit
        • vous avez de solides arguments à opposer aux meilleurs scientifiques (il y a 14 bullet-points dans le texte ci-dessus … 1 lien, juste 1, pour contredire ces éléments ?)
        • vous êtes des victimes malheureuses d’une censure orchestrée à l’échelle planétaire
        • et à laquelle participe le site Les Crises

        … et si tout simplement vous nagiez à contre-courant ?

        “Le déni est le phénomène de refus de prendre en compte une partie des réalités externes, vécue comme inacceptable par l’individu. C’est en psychanalyse un mécanisme de défense, par lequel le sujet refuse de reconnaître la réalité d’une perception ressentie comme traumatisante. ”
        (https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ni)

        Vraiment, je vous conseille de lire cette page Wikipedia et de voir si certains passage ne vous font pas penser à quelqu’un qui vous est proche. Très proche.

        “de quoi vous plaignez vous?”
        De l’état de notre planète, de l’inaction de la masse et du sort promis aux futures générations.

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        • Bats0 // 11.10.2019 à 15h43

          “de quoi vous plaignez vous?”, et de rajouter, que les leaders de nos société nous mentent (ou plus subtilement, nous trompent) afin de continuer leurs stratégies d’enrichissement personnel au détriment du reste de l’humanité : les lobbys financés par les groupes pétroliers ne cessent d’influencer les décideurs politiques (Koch Industries : https://www.greenpeace.org/usa/global-warming/climate-deniers/koch-industries/ ).
          Et dernièrement Bernard Arnaud à propos des prises de position de Greta Thunberg :
          «C’est une jeune fille très dynamique, d’une très grande sensibilité sur les questions environnementales», a estimé M. Arnault, «Mais elle se livre quand même à un catastrophisme absolu sur l’évolution du monde, et je trouve que cela a un côté
          démoralisateur pour les jeunes. Elle ne propose rien, sinon de critiquer», a-t-il jugé devant des journalistes.
          Comment ose-t-il faire de telles déclarations, lui qui prône pour toujours plus de croissance (pas de croissance sans énergie, donc plus d’émission de CO2) ???
          Ah oui c’est vrai, plus de croissance mais autrement : la transition énergétique va permettre une “croissance décarbonnées”. Oui mais ça c’était des “voeux” en 2015, depuis il y a eu quelques changements avec entre autre, la mise en service de plusieurs centrales électriques au charbon.

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      • Elodie // 11.10.2019 à 14h42

        En 1970 les climatologues et les scientifiques prévoyaient pour maintenant, le gel de l’hemisfere nord. La fin du monde après-demain devient fatigante. Il y a toujours de bonnes raisons pour obliger les autres a fairecomme voulons, sauver la planéte c’est la meilleure, en plus on joue a se faire peur! Quand l’ONU et les amis de la planéte renonceront a l’avion, a la voiture, aux conferences faramineuses lá, au moins je croirais que ses craintes sont sinceres, et pas des histoires pour continuer a recevoir des subventions et a forcer l’austerite pour le reste de l’humanité!

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        • Subotai // 11.10.2019 à 18h39

          J’ai connu une époque où on croyait aux “géosynclinaux”. Cherchez.
          La tectonique des plaques a tout foutu en l’air…

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        • Narm // 12.10.2019 à 18h07

          et plus de pétrole en l’an 2000 …. la couche d’ozone, etc

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    • Patapon // 11.10.2019 à 11h22

      À mon avis, c’est tout le contraire : le GIEC a la fonction extrêmement difficile de faire passer un message scientifique désagréable dans le système politique, ce qui l’a amené à s’auto-censurer pendant des années. C’est la première fois que les scientifiques font face à un tel enjeu. Maintenant que la situation est quasi désespérée, on leur reproche d’être alarmants. Si les néo-cons n’avaient pas produit toute cette fumée entre 1982 et 2012, on n’en serait pas là.

        +28

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    • Michel Le Rouméliote // 11.10.2019 à 12h07

      GIEC = Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, mauvaise (à dessein ?) traduction de l’anglais IPCC = Intergovernemental Panel on Climate Change. Le terme anglais pose l’hypothèse de départ (le changement climatique) comme un axiome, alors qu’en français nous avons des “experts” sur LE climat. Donc, leur fonction est bien de nous convaincre que LE climat change. Géographiquement, LE climat est une absurdité, car il y a DES climats : tempéré océanique, méditerranéen, tropical aride, tropical humide, etc.

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  • Edith Fenouil // 11.10.2019 à 07h36

    Bouuuuuuh on va tous mourir !

    “Nous savons maintenant que les sociétés qui s’effondrent sont celles où les inégalités sont les plus fortes”… Wait. What??

    On pourrait mettre une eco taxe de plus (je propose de l’appeler la Gretaxe). Taxe qui ira on ne sait dans quelle poche.

    Quid de la Chine, de l’Inde, des Usa ? De tous nos industriels qui produisent du plastique à tour de bras ?

    Mais non le méchant c est Robert dans sa campagne avec sa Renault 25 qui a 20 ans, à qui on reproche de ne pas acheter une Prius de bobo (voiture “ecolo” tant qu’on ne tient pas compte de sa construction). Mais il a déjà plus un rond Robert…

    Foutage de gueule

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    • Je me marre // 11.10.2019 à 08h17

      “Bouuuuuuh on va tous mourir !”

      Vous ne le saviez pas? Bienvenue dans le monde réel.

      “Foutage de gueule”

      Non contradiction du système capitaliste. La situation n’est pas si grave que ça, puisque les gouvernements n’ont pas été renversés. Le problème: qui a pensé à l’introduction d’une démocratie économique, à l’expropriation de la propriété privée des moyens de production et des banques?

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      • cedivan // 11.10.2019 à 18h57

        “qui a pensé à l’introduction d’une démocratie économique, à l’expropriation de la propriété privée des moyens de production et des banques?” les soviets l’ont fait et ça n’a pas bien marché voyez vous

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    • Larousse // 11.10.2019 à 09h55

      Foutage de gueule oui
      la petite Greta a porté plainte contre ces 5 pays
      la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie.
      Pourquoi pas les USA, la Chine, la Russie et la Suède surtout.
      Fallait qu’elle arrive à l’ONU ! une pétocharde ?

        +14

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      • tassin // 11.10.2019 à 10h04

        Parce que les USA, la Chine n’ont pas ratifié Kyoto donc hors-sujet. La Russie a fait semblant.
        Quant à la suède niveau CO2 ils ont pris très tôt des mesures pour respecter Kyoto et sont parmi les meilleurs élèves en Europe.
        http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/SWE/fr/EN.ATM.CO2E.PC.html

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        • Larousse // 11.10.2019 à 12h06

          Tassin
          merci pour le site, j’ai donc vérifié rapidement en 2014 pour l’émission CO2 la Suède à 4.48 la France à 4.57 , franchement à.0.09 de différence peut-on parler de différence marquée (compte tenu des poids industriels des deux pays).
          Je reste sur ma faim… pour ce pays “donneur de leçon” selon les médias.
          la bien-pensance nordique… n’est pas mon horizon…) .

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        • Patrick // 11.10.2019 à 13h04

          la Suède ?
          eh oui , 10 millions de personnes sur un territoire correspondant au 2/3 de la France , avec des réserves de bois et beaucoup de cours d'”eau pour mettre des barrages… pas difficile
          il suffirait de supprimer 70% de la population française pour arriver au même point.

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          • Anouchka // 11.10.2019 à 15h02

            Oui à proportion il font beaucoup moins bien que nous.
            Curieux aussi de voir que seuls la France et l’Allemagne sont accusés en Europe. Pourquoi pas l’Angleterre? Et pourquoi pas l’Italie? Ils n’ont pas ratifié Kyoto eux aussi?

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    • Patapon // 11.10.2019 à 11h27

      La “solution” des taxes n’est pas de nature “écolo”, mais de nature libérale. C’est la seule réponse qu’ils savent imaginer à n’importe-quel problème car dans le libéralisme on est infoutu de planifier. Pour planifier il faudrait assumer. Ça, le libéralisme a bien décider de ne jamais rien assumer. Donc, il est inapproprié de taper sur l’écologie.

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      • Patrick // 11.10.2019 à 13h06

        les taxes ça n’a rien de libéral mais tout d’étatiste.
        les gouvernements ont besoin de toujours plus de fric, alors la taxe carbone c’est bien pratique.
        La planification au niveau des états n’a jamais rien résolu, bien au contraire

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        • Patapon // 11.10.2019 à 13h37

          Les taxes, c’est ce que l’ultra-libéralisme laisse aux États comme moyens de pallier à sa propre impuissance, car c’est un système lâche et veule qui fuit ses responsabilités, mais accuse ensuite l’État de toutes les turpides. Votre répartie est donc parfaitement dans cette logique. Non seulement il est lâche et veule, mais totalement irréaliste.

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    • Bats0 // 11.10.2019 à 14h22

      @Edith Fenouil, pourquoi pleurnicher ? Ça fait près de 50 ans qu’on (non, c’est faut, seulement ceux qui ont commandé le rapport du club de Rome (principalement des industriels), ainsi que ceux qui avaient pris connaissance de ce rapport (peu de monde en réalité)) est au courant du scénario du développement de notre société que nous sommes en train de vivre et de ses conséquences.
      https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/

      En fait les deux mot qui dérangent dans ces rapports sont “changement” et “choix”.

      Alors comme nous n’avons rien fait (ou mauvais choix) depuis que nous savons que l’être humain est un homéotherme, et que son environnement est une planète sur laquelle les stocks des matières première (surtout celle qui servent à transformer l’énergie) sont des stocks déterminés et pas inépuisables, nous avons préférés jouer le scénario de la “cigale” et dépenser sans compter (dernier de la série des “fameux téléphones mobiles” de la pomme, il sert à prendre de meilleurs photos et vidéos; super, on s’éclate). Maintenant nous devront payer l’addition de notre laxisme et surtout de notre envie de toujours plus de “confort” : « Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger », Dennis Meadows : https://www.les-crises.fr/dennis-meadows-croissance/

        +7

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      • Patapon // 11.10.2019 à 16h29

        Ce qui est écoeurant, c’est que ce “nous” est encore bien confortable pour les coupables, puisque ce seront tous nos descendants qui paieront la dette, en quelques dizaines de générations, au mieux, ou à jamais, ou pas du tout.
        Mais on est sauvé, car j’ai entendu dans une récente chronique de Guillaume Meurice que la solution était d’une simplicité “bliblique” : ils ne sont pas si rares, convaincus que rien ne sert de se préoccuper de problèmes matériels, laissons aller la destinée jusqu’à son terme du jugement dernier. Finalement, c’est encore plus nihiliste que le plus sévère des matérialistes. Si c’est avec ça qu’on est censé apaiser nos angoisses métaphysiques, c’est nul à chier.

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        • Narm // 12.10.2019 à 18h17

          Au final, la Nature reprend toujours ses droits 😉

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  • aladin0248 // 11.10.2019 à 07h52

    Soit. Une synthèse de 7000 publications scientifiques. Moi je veux bien. Celles (il y en a forcément) qui ne rentraient pas dans le cadre ont été éliminées. Mais admettons. Ensuite, on nous dit urgence. L’urgence exige des mesures radicales, hein ?
    Mais quoi ? Vous préconisez quoi ? Suppression de l’automobile individuelle ? Suppression du fret inutile (retour à la production locale) ? Suppression des vols internationaux et du tourisme international, activité typiquement parasitaire ? Suppression des centrales à charbon et au gaz -mais si vous êtes les mêmes qui veulent arrêter le nucléaire, on est mal-. En bref, réduction drastique de la production, de la consommation, du transport et de la démographie (la nôtre, pas celle de l’Afrique, contraindre les africains, vous n’y pensez pas). 10kWh par an et par personne maxi ? Taxer la respiration ?
    Ah non, pas ça c’est fasciste ou bolchevique ! Ah bon ? Mais alors quoi ?
    En fait, tout ces braves gens nous disent, il y a urgence, grouillez vous. mais quand on en vient aux mesures concrètes, il n’y a plus rien. C’est pas du foutage de g… tout ça ?

      +42

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    • Sam // 11.10.2019 à 08h50

      Le scientifique ne peut que constater l’urgence. Les mesures à prendre relèvent du politique. C’est déjà bien qu’ils disent que la menace est globale et systémique.
      Il leur reste à dire que ce qui nous tue, c’est le capitalisme. On y est presque…

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      • aladin0248 // 11.10.2019 à 09h55

        Oui, c’est bien ça. Les scientifique ou plutôt les activistes du climat disent aux politiques : ‘Il faut faire quelque chose, c’est urgent’. Mais quoi ? Ah ben c’est vous qui voyez, nous, notre job, c’est d’alerter.
        Les politiques, qui servent d’abord la main qui les nourrit ne veulent surtout pas passer pour les méchants s’ils veulent être réélus. Donc ils feront semblant, c’est à dire ne feront rien d’essentiel. Si. Il feront ce qu’ils savent le mieux faire : inventer de nouvelles taxes ça et là enrobées avec beaucoup de com. Mais ce sera purement cosmétique. Le Capital, lui, veut faire du profit. Faire du profit sur de la décroissance forcée… Nannn, ça ne marche pas ! Capitalisme vert tout le monde sait que c’est de la couillonade.
        Conclusion. Il ne se passera rien. peut-être quelques guerres, histoire de passer à autre chose et forcer les gens à regarder ailleurs. Ce qui est curieux, c’est que même les groupuscules activistes qui n’ont de comptes à rendre à personne sont également muets là-dessus.

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    • bhhell // 11.10.2019 à 08h56

      Les études publiées concernent des spécialistes du champs d’étude. Ils représentent 97%. Cependant, on continue à parler de milliers de scientifiques contestataires. En fait, ces derniers n’ont aucune légitimité à parler puisque qu’ils n’ont aucune compétence dans le domaine dont ils parlent. La parole des spécialistes contestataires, en revanche, est dûment enregistrée dans les 3%. L’amalgame entre spécialistes et non spécialistes permet de créer une confusion au sein du public et de relayer des propos de café du commerce.
      Si on vous annonce que vous avez un cancer, vous êtes bien obligé de l’accepter, c’est un fait. Le médecin a un devoir de vérité envers vous. Vous n’êtes pas un enfant, vous avez le droit de savoir.
      La science se borne à apporter un diagnostic, dont le degré de certitude est aujourd’hui absolu. La politique décide de la mise en application de solutions. On peut discuter des solutions ou non solutions. On ne peut par contre utiliser les solutions pour discréditer le diagnostic.

        +17

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  • Myrkur34 // 11.10.2019 à 07h53

    http://flood.firetree.net/embed.php?w=1200&h=700&ll=46.227638,2.213749000000007&zoom=5&m=13

    Pour ceux/celles qui aiment avoir les pieds dans l’eau……(au début).

      +2

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  • MeuF // 11.10.2019 à 08h06

    Heureusement qu’il est précisé nations industrielles “historiques” (ce qui joue sur des ressorts de culpabilité) car effectivement les plus grands pollueurs actuels comme le Chine ou les USA ne sont pas inquiétés. Et comme tout le système économique mondialisé repose globalement sur les usines situées en Chine, il est à craindre qu’elle ne soit jamais réellement mise ou remise en cause. On atteint peut-être là les limites de l’écologisme politique.

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    • Seraphim // 12.10.2019 à 03h13

      Vous pouvez détailler au nom de quoi il faudrait les “inquiéter”? Parceque les Chinois consomment ~4000kWh/hab/an et les Français près de 8000? Parce qu’ils font tourner des usines que NOUS leur avons livrées ? Parce qu’ils vivent sur leur industrie qui représente 40% de leur PIB, quand la nôtre, dépouillée de CO2 parce-que délocalisée, ne fait que 10%? Pour que les Chinois fassent “comme nous” il faut donc qu’ils délocalisent. Et où donc? Aux Philippines ? Au Laos?

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  • Olivier B // 11.10.2019 à 09h33

    Vous je sais pas mais des milliers de scientifiques dans des dizaines de disciplines différentes (études du climat, de la faune, de la flore, des océans, etc.) depuis plus de 30 ans tirent la sonnette d’alarme.
    Et faut pas confondre climatologie et météorologie.
    Mais écouter les scientifiques.

      +0

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  • Maurice // 11.10.2019 à 09h39

    L’article se termine en soulignant l’inaction des états et leurs contradictions.
    Je trouve assez intéressant le fait que la 51ème réunion du GIEC à Monaco se soit déroulée au même moment que l’édition 2019 du MYS (Monaco Yacht Show) https://www.youtube.com/watch?v=b0KTmhDRBTs
    Toutes les contradictions autour du sujet se trouvent, ce n’est que mon avis, réunies lors de ces deux évènements
    concomitants.
    Comment ont’ ils pu débattre sereinement de l’avenir des océans en ayant sous leurs yeux plusieurs dizaines de MegaYachts ( + de 49 m) ??

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    • Theoltd // 11.10.2019 à 10h11

      Fallait bien qu’ils se rendent aux débats non? Parce que bon, si on continue comme ça, comment ils vont pouvoir continuer a faire le plein?

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  • Amadeus // 11.10.2019 à 10h32

    Complétement faux, le GIEC n’ignore pas toutes les causes non anthropiques. Les modèles sur lesquels le GIEC base ses analyses intègrent toutes les causes connues de changement climatique : CO2, vapeur d’eau, cycles de Milankovitch, activité solaire, cycles océaniques pluridécennaux, etc. Météo (court teme) et climat (long terme) sont deux choses différentes, il faudrait d’abord arriver à comprendre ça.

      +13

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  • Jean D // 11.10.2019 à 11h27

    Le déni en images :
    https://vimeo.com/278174087

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  • Pierrickdutrez // 11.10.2019 à 12h13

    Je suis consterné par le déni climatique dans les commentaires. Tous les arguments bidons des climato-sceptiques ont été débunkés des centaines de fois (le soleil, les causes non anthropiques, la (non)fonte de l’antarctique etc…).
    [modéré]

    C’est d’autant plus triste que ce blog est de très haut niveau donc je n’ose imaginer ce que beaucoup de gens pensent dans des milieux moins pointus sur les questions scientifiques et géopolitiques.
    La seule chose qui me rassure c’est que je sais qu’il existe un énorme biais cognitif sur la perception de l’opinion des gens sur internet. La majorité des internautes ne commentent pas et la petite minorité qui le fait est souvent la plus vindicative et passionnée.

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    • Fritz // 11.10.2019 à 19h26

      « débunkés »… par le « fact checking », je suppose ? En français, on dit : réfutés.
      Vous avez raison, le soleil ne joue aucun rôle dans les climats de la Terre. Éteignons-le pour voir.

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    • Patrick // 11.10.2019 à 21h48

      Fritz,

      Je me permets de corriger ce qui me semble être un contresens de votre part. Pierrickdutrez évoque le soleil comme un argument utilisé par les climatosceptiques

      Le raisonnement est assez classique, c’est même un cas d’école.

      Premièrement s’appuyer sur un phénomène physique prouvé (l’activité du soleil fluctue et fait ainsi varier la température terrestre) pour dans un deuxième temps se livrer à des généralisations (il n’y a pas d’anthropie dans l’actuel réchauffement global du climat). Evidemment, entre la loi physique énoncée et la conclusion du climatosceptique il y a un hic : l’échelle de temps.

      La supercherie de l’argumentaire est telle que l’intervenant n’a pas pris la peine de la décortiquer. Personne n’affirme que l’activité solaire est sans impact, par contre il s’en trouve encore pour lui imputer toute la responsabilité dans le réchauffement global constaté depuis 2 siècles de civilisation thermo industrielle 🙁

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  • Patapon // 11.10.2019 à 12h21

    Je déplore que Jean-Marc Jancovici ne soit pas plus publié sur les-crises. C’est un des seuls qui tient un langage très concret, très chiffré, sans une once de langue de bois. Une éthique d’ingénieur qui tente de se dépouiller d’a-priori, et lucide.

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  • Bouddha Vert // 11.10.2019 à 12h35

    Comme d’habitude les rapports scientifiques donnent lieu à l’expression d’opinions… avoir une opinion sur un fait est l’attitude normale des enfants avant qu’ils ne relient les éléments qui font système et qui ne sont donc plus discutables.

    Ce qui est remarquable avec les informations que nous délivre “les crises”, c’est de constater les truchements empruntés pour nier ce que la science découvre au fur et à mesure du traitement des données collectées et de la compréhension des moteurs qui agissent.

    Ils sont, pour simplifier, toujours les mêmes:
    *Il existe un complot pour augmenter l’écart entre les riches et les pauvres
    *L’ONU a pour but de nous appauvrir
    *Taxer ne changera rien à l’affaire
    *Les scientifiques qui s’expriment ne sont pas les bons
    *On veut nous culpabiliser
    *Les riches ne comprennent pas ce que vivent les pauvres
    *Les chinois polluent plus que nous
    *Il y a encore plein de personnes qui n’ont pas d’électricité

    Bref, entre paranoïa, angélisme, enfantillage et volonté de ne pas associer production et pollution il est vraiment difficile d’arbitrer les voies sociétales à emprunter.
    Pourtant, il nous faudra passer par la voie moins de consommation de biens et de services.

    Je pense que temps qu’un accident majeur d’envergure planétaire n’arrivera pas, famine puis épidémie à la suite d’une sécheresse ou excès d’eau, le consensus n’est pas prêt d’être trouvé.
    Il reste évidemment la voie politique violente qui s’en passera.
    Courage

      +7

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    • Patapon // 11.10.2019 à 17h55

      Tout cela n’est que les différentes diversions du déni. Ce qui est terrible, c’est qu’il est trop tard pour prévenir, et ceux qui ont de l’avance préparent le travail d’amortissement et d’adaptation viable, dont la mesure est incalculable, au sens superlatif du terme. Il est cependant encore possible qu’une bascule de la conscience globale intervienne, dès lors les négationnistes pèseront trop peu face au raz de marée. La progression de la prise de conscience est aussi exponentielle que la dette environnementale.

        +10

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  • Araok // 11.10.2019 à 13h49

    . “Leurs résultats font froid dans le dos : si rien n’est fait, la température mondiale moyenne pourrait augmenter de +7°C d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle, alors même que le rapport du GIEC de 2014 prévoyait une augmentation de +4,8°C maximum dans les scénarios les plus catastrophiques. ‘”
    Bon, en 2014 c’était au gd max +4, 8 maintenant c’est passé à + 7°C. Quelle peut bien être la fiabilité de telles prédictions ? L’écart type est de l’ordre de combien de degrés ? C’est ce genre de choses qui entraîne le scepticisme…

      +8

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    • Patrick // 11.10.2019 à 17h47

      @Chalpitek

      “Les +7C pourraient aussi bien être -7C”

      On a pris 2°C dans la vue entre le haut et le bas des commentaires (https://www.les-crises.fr/analyse-exclusive-du-rapport-du-giec-sur-les-oceans-et-la-cryosphere-par-anais-degache-masperi/#comment-600549)

      Vous êtes sûr que vos propos sont du registre de la physique ? Ou bien vous rodez votre prochain stand-up ?

      Je trouve cela incroyable d’arriver en 2020 sans savoir ce que sont les Gaz à effet de serre :'(

        +3

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      • Chalpitek // 11.10.2019 à 20h30

        Et vous, savez-vous ce qu’est un gaz à effet de serre, son mécanisme ? Savez-vous que la molécule de CO2, activée par le rayonnement infrarouge à 15um n’a pas le temps de se désactiver par fluorescence du fait des chocs moléculaires dans la basse atmosphère et qu’elle passe son énergie aux autres gaz dans une couche de moins de 10m du sol ? Ce qui veut dire que “l’effet de serre” est une vue de l’esprit car cette énergie se retrouve dans la convection naturelle de l’atmosphère et non comme la vitre d’une serre. Savez-vous que le principal gaz à effet de serre c’est la vapeur d’eau, qui représente 1% de l’atmosphère environ, contre 0,04% pour le CO2. Je trouve incroyable en 2020 de répéter des choses sans essayer de les comprendre.

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      • Patrick // 11.10.2019 à 22h01

        Chalpitek,

        Votre prétention à avoir raison contre l’ensemble de la communauté scientifique me fascine.

        Les GES sont connus depuis le début du XIXe siècle. Personne ne parlait de réchauffement climatique à l’époque pour la bonne et simple raison qu’il n’y avait pas de réchauffement.

        Si les GES sont au coeur des débats depuis 40 ans, c’est parce que les concentrations augmentent dangereusement du fait de nos sociétés thermo-industrielles.

        Allez-vous nier contre toutes les études scientifiques que l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère joue un rôle prépondérant dans le réchauffement global de la planète ?

        Et la vapeur d’eau si elle augmente, d’où cela vient ?
        Merci de nous éclairer 🙂

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        • Chalpitek // 12.10.2019 à 17h09

          Contre l’ensemble de la communauté scientifique ? Que savez-vous de ce que pense la communauté scientifique ? Que pensez-vous de ceux -ci par exemple ?

          https://www.medias-presse.info/500-scientifiques-ecrivent-aux-nations-unies-il-ny-a-pas-durgence-climatique/112763/

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        • VVR // 13.10.2019 à 10h58

          Si, a l’époque (XIXieme) on parle de réchauffement. Mais pas comme d’une mauvaise chose et pas dans la presse.

          On s’amuse déjà a lancer des projection, à calculer à la hussarde +4° si le taux de co2 double, mais uniquement pour se dire que ce pourrait être pratique dans le cas d’une nouvelle glaciation. Parce que doubler le taux de co2, a l’époque, ça semble inimaginable.

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    • Subotai // 11.10.2019 à 18h46

      Je me suis toujours demandé comment 30.000 personnes avaient pu mourir à St Pierre lors de l’explosion de la Montagne Pelée, alors que l’éruption avait commencé depuis des mois et que de jour en jour le comportement du volcan se faisait plus menaçant.
      Maintenant je sais…
      Et pour rappel, à Pompéi et à Herculanum ça a été pareil, comme quoi….

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      • Serge F. // 12.10.2019 à 20h59

        Les scientifiques ont prévu, depuis de nombreuses années maintenant, qu’un énorme séisme devrait se produire en Californie le long de la faille de San Andreas. L’évènement a été dénommé le Big One. La région de Los Angeles pourrait être la première touchée. Certains spécialistes estiment que la catastrophe pourrait causer la mort de 20 000 personnes et faire près de 250 milliards de dollars de dégâts.

        Demander à un enfant ce qu’il conviendrait de faire en de telles circonstances. Il vous répondra à coup sûr qu’il faut quitter Los Angeles et rebâtir la ville bien au-delà de la faille. Ce qui est une évidence pour un enfant n’en est pourtant pas une pour les autorités américaines. Pourquoi ? Parce que celles-ci vous répondront que ça coûte beaucoup l’argent.

        Voici une erreur que l’on commet très souvent. Non, ça ne coûte pas de l’argent, ça coûte du travail. Autrement dit, le seul point bloquant qui pourrait nous empêcher de réaliser cette reconstruction serait de ne pas disposer des matériaux ou de la main d’œuvre nécessaire.

        Ce n’est pas en vieillissant que l’on devient sage.

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        • Subotai // 13.10.2019 à 18h39

          Je ne suis pas d’accord. Un séisme reste difficile à appréhender avant son déclenchement. L’éruption de la Pelée avec la ville couverte progressivement de cendre durant des semaines a laissé le temps de bien comprendre que ça n’allait pas.

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          • Serge F. // 13.10.2019 à 21h07

            Remettez-vous en cause la théorie de la tectonique des plaques ?

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        • Serge F. // 13.10.2019 à 21h04

          Ostad Elahi a écrit ceci :

          « Il ne faut pas croire qu’une fois la jeunesse passée, nous sommes à l’abri [des tentations]. Il ne faut jamais baisser la garde face à l’ego. Dans la jeunesse, il se manifeste sous la forme d’un « corps sensuel » et dans la vieillesse, sous la forme d’un « faucon royal ». Le « corps sensuel » renvoie aux
          désirs sexuels et le « faucon royal » à l’orgueil. Ne croyez pas qu’en vieillissant on soit libéré de la nuisance du soi impérieux. Quand on est vieux, le soi impérieux est encore plus à craindre ; il pousse à l’avidité, l’envie, la ruse, la roublardise, etc. »

          Ostad Elahi ne parlait pas des enfants dans ce passage. Jésus a dit à leur sujet :

          « À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. » » Mt 18,1-4

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  • Mes vingt-cinq centimes // 11.10.2019 à 14h02

    On lit dans l’article : “Le réchauffement des océans fait fondre les calottes glaciaires et augmente le niveau marin (par l’apport d’eau supplémentaire dans les océans et par dilatation thermique de l’eau consécutive à leur réchauffement).”

    Je laisse de côté ce qui concerne la dilatation thermique mais cette partie de la phrase : “Le réchauffement des océans fait fondre les calottes glaciaires et augmente le niveau marin (par l’apport d’eau supplémentaire dans les océans (…) )” m’a l’air d’une bourde. Au cours de physique, on m’a donné à résoudre ce problème : “Dans un seau contenant de l’eau, un morceau de glace flotte à la surface de l’eau et la glace fond. Prouver, en calculant la poussée d’Archimède, que (si on néglige des facteurs comme l’évaporation) le niveau de l’eau ne change pas.” Tous ceux qui se souviennent de leur cours de physique peuvent le vérifier : à masse égale, la glace est plus volumineuse que l’eau (c’est pour cela qu’elle flotte avec une partie émergée) et quand la glace fond, sa diminution de volume est telle qu’elle finit par ne plus occuper que la partie immergée de son volume initial.

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  • Louis Robert // 11.10.2019 à 14h06

    Les rapports scientifiques du GIEC sont une documentation à l’intention ni des passants distraits, ni des amateurs, ni surtout des commentateurs occasionnels qui, sur les réseaux sociaux, n’entendent surtout pas parler du fond de ces rapports, quelle qu’en soit la raison. Ces rapports exigent que le lecteur sache avant tout poser les problèmes scientifiques fondamentaux qui se posent sur le sujet, notamment en physique.

    Avant de commenter les rapports du GIEC sur les tribunes, il faut donc avoir d’abord l’honnêteté de les lire, mais surtout de les étudier à fond afin d’en acquérir à tout le moins le début d’une compréhension scientifique élémentaire. Or comme ne cesse de le répéter si pertinemment Jancovici, très très très rares sont ceux qui, même dans les hautes sphères sociales et politiques, ont seulement lu lesdits rapports, sans compter les rarissimes qui soupçonnent la nature, l’ampleur, donc le sérieux des problèmes posés, scientifiques et sociaux.

    Le temps commençant à manquer et l’urgence se faisant chaque jour plus pressante, ceci ne se veut qu’une invitation à lire et à réfléchir afin d’acquérir la compétence et la crédibilité scientifiques requises avant de donner publiquement un avis que tous apprécieront être judicieux. Dit sans animosité ni hostilité, trop de conversations sur ce thème ont cessé de contribuer à la résolution des problèmes sérieux qui se posent à notre espèce. Renouons avec la réalité, le courage et l’espoir.

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  • Stef // 11.10.2019 à 14h18

    Euh et l arctique ? Diminue t il aussi ou ?

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  • Betty // 11.10.2019 à 15h24

    La question aujourd’hui est, pourquoi, si le réchauffement climatique est une vue de l’esprit ou un simple processus cyclique, les industriels réfléchissent-ils à cela?: “ISO travaille à l’élaboration d’une nouvelle norme destinée à permettre aux entreprises de mesurer leur action climatique. Selon ce document, les entreprises doivent travailler à “la gestion du forçage radiatif”, c’est-à-dire l’équilibre entre le rayonnement solaire et les émissions de rayonnements infrarouges sortant de l’atmosphère, pour stabiliser le climat, mais sans évoquer une température précise.” ..;Pour quelle raison préféreraient ils le recours aux “réfrigérants climatiques” plutôt que de réduire l’émission des gaz?… Un début de réponse: “Cette gestion des radiations solaires pourrait être mise en place à une vaste échelle, estime Jessica Strefler, de l’Institut de recherche sur le climat de Potsdam (Allemagne), pour un coût bien moindre que celui nécessaire à une réduction des émissions de gaz à effet de serre.” https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat-la-geo-ingenierie-au-coeur-des-futures-normes-industrielles_136557

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    • Chalpitek // 11.10.2019 à 17h00

      Et le bug de l’an 2000 ? Affolement général, le ciel allait nous tomber sur la tête etc. Et le trou dans la couche d’ozone ? Il y a des tas d’exemples ou nous nous sommes collectivement complètement plantés.

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      • Subotai // 11.10.2019 à 18h16

        Le bug de l’an 2000 a existé, si le ciel ne nous est pas tombé sur la tête, c’est parce que TOUS les informaticiens de la planète s’y sont mis pour corriger le bug et ainsi l’empêcher. Point
        Et ça a marché.
        Que des illuminés s’en soit emparés pour leurs profits n’annule pas le fait du bug et son potentiel destructeur.

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        • Chalpitek // 11.10.2019 à 20h43

          Ben voyons. C’est surtout parce que le problème a été exagéré pour le grand bénéfice de l’informatique. C’est chaque fois comme ça. J’ai pris cet exemple mais il y en a une foule.

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          • Patrick // 12.10.2019 à 14h37

            il faut bien avouer qu’on s’est fait des c… en or avec ce bug.
            c’est vrai que nous avions mal bossé pendant des années et qu’un certain nombre de programme de gestion allaient sérieusement planter mais on a aussi remplacé des machines alors que l’impact allait être dérisoire ( style : un message d’erreur système mal affiché .. négligeable )

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            • Chalpitek // 12.10.2019 à 17h13

              Vous jouez sur les mots. Mon point c’est qu’il y a un tas d’exemple de dramatisation du problème qui mènent derrière à des gros profits soit politiques soit économiques. Le processus est toujours le même.

              The whole aim of practical politics is to keep the populace alarmed (and hence clamorous to be led to safety) by menacing it with an endless series of hobgoblins, all of them imaginary.
              H. L. Mencken

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            • Subotai // 12.10.2019 à 20h24

              Ne pas oublier tous les automates gérant des systèmes de sécurité, les réactions en chaines dans la transmission de données erronées et ainsi de suite.
              J’ai quelques anecdotes surprenantes, dont celui de machine, cheville ouvrière d’un système complexe (appro d’energie) sous un Unix primitif, oublié dans un placard. Sutété joyeux…
              Et puis ne pas oublier que le même modèle de machine avec lequel vous jouiez à Quake II toute la nuit servait dans l’usine chimique “Seveso” d’à coté à la gestion de la sécurité de la production. Aussi le constructeur ne pouvait pas faire autrement que de demander le remplacement de TOUTES les machines.
              C’est pareil quand il y a un doute sur un produit alimentaire, c’est TOUTE la production soupçonné qui est retirée et détruite.
              De mon coté, je ne mes suis pas fait des couilles en or (pas dans le développement). Nous avons été payé pour notre travail, mais c’était plutôt chiant le travail de collecte et d’analyse, de s’assurer de ne rien rater et d’évaluer au plus juste risques et solutions. Surtout quand le client te dit, “t’as intérêt à ce qu’il n’y ai pas d’embrouilles.”
              Pour revenir au bouleversement climatique, il y a un vrai problème. La seule différence avec l’an 2000, c’est qu’il n’y a pas de solution. Pour l’an 2000, on savait exactement quoi faire; là il n’y a une foultitude d’actions à entreprendre mais personne de maitrise la coordination de l’ensemble.
              Aussi j’en reviens à mon leitmotiv, |faites ce que vous pensez juste à votre niveau|.
              Vous pensez que c’est de la connerie, soit.
              Faites pas chier ceux qui pensent différemment.

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            • Subotai // 12.10.2019 à 22h13

              PS:
              Je vous invite vraiment à regarder les conférence de Jancovici.
              Écoutez simplement et faites vous votre idée.
              https://www.youtube.com/watch?v=RST5YMgiAIM
              https://www.youtube.com/watch?v=fS5HhcbyjKc

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      • charles // 11.10.2019 à 18h59

        bah le trou dans la couche d’ozone se porte bien https://www.youtube.com/watch?v=fzN0LbZXX1s

        Ces conséquences sont très concrète si celui devait augmenter https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_de_la_couche_d'ozone#Conséquences_de_la_dégradation_de_la_couche_d'ozone

        Il y a peut être eu affolement, mais dans ce cas ci, l’action a atténué l’ampleur du problème, c’était donc salvateur
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_de_la_couche_d'ozone#Dégradation

        c’est à cause de vos commentaires qu’on se sent contraint de s’affoler…

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        • Chalpitek // 11.10.2019 à 20h45

          Faux : “Cependant, les scientifiques constatent que l’ozone ne se reconstitue pas aux basses latitudes, entre 60 ⁰N et 60 ⁰S (Paris est à 48,51 ⁰N), à cause d’une diminution inattendue de l’ozone dans les basses couches de la stratosphère. Ce qui pose problème vu que les populations sont davantage réparties entre ces latitudes, plutôt qu’aux pôles.”

          https://www.notre-planete.info/actualites/42-trou-couche-ozone-reconstitution

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 11.10.2019 à 15h59

    Quand Macron dit de Greta qu’elle est radicale, alors qu’elle ne fait que répéter ce que tout le monde sait, il montre qu’il est bien le fils spirituel de Hollande et Chirac, dont la devise est celle, avant eux du père Qeuille : il n’est pas un problème qui résiste à l’absence de solution. Les blagounettes ont été remplacées par les longs laïus. A part cela, le changement, c’est pour plus tard….

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  • serge // 11.10.2019 à 16h50

    Ce qui est embêtant est que la mise en oeuvre de solutions est laissée au “politique”. Entre ceux qui s’en fichent (en général les gros crades), ceux qui vont en profiter pour favoriser leurs grosses entreprises (pour couler la concurrence) ou taxer à donf leurs citoyens (pour s’éviter de réfléchir à des économies) ou ceux qui n’ont aucunement les moyens (qu’ils n’ont pas déjà pour permettre à leur population d’avoir au moins les WC), il est impossible de régler quoi que ce soit. Voire même tout plein vont se dépêcher de finir de massacrer leur environnement immédiat (pour s’en fiche) ou de s’annexer les ressources/territoires voisins (pour couler la concurrence). Tout cela est pathétique…

      +2

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  • Matt // 11.10.2019 à 18h01

    Toujours pas de lien pour étayer ?
    Toujours pas bien compris la notion de série sur la longue durée ?
    Toujours cette confusion météo et climat ?

    … je me demande si l’Education nationale fait bien son travail 🙁

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    • Matt // 11.10.2019 à 19h32

      [modéré]
      “Et ne me faites pas le coup de la confusion entre météo et climat, car cela fait plus de 25 ans que j’enseigne cette distinction à mes élèves.”

      Tant que vous n’aurez pas compris vous-même la distinction, je crains que ce soit nécessaire :
      • parler d’un évènement isolé (1923 en Alaska ou mai 2019 par exemple) relève de la météorologie
      • parler d’une tendance longue durée (et sur un large espace géographique) relève du climat. Longue durée, cela devrait vous parler, Fernand Braudel ?

      En détail : https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/meteorologie-climat-meteo-difference-5922/

        +0

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      • Fritz // 11.10.2019 à 20h01

        Passez l’agrégation, enseignez 29 ans à des élèves, et on reparlera.
        Vous êtes qui pour me faire la leçon ? Un inspecteur ?

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  • Luc // 11.10.2019 à 18h49

    Le premier effet du “réchauffement climatique”, et de loin le plus visible, est d’abord et surtout l’augmentation des taxes…. Et l’enrichissement de ceux qui spéculent sur les crédits carbone, via les fonds de pension.
    (par exemple Al Gore fondateur de Generation Investment, crée en 2004, prix Nobel de la paix 2007 conjointement avec le GIEC justement. Spécialiste du négoce de certificats d’émissions de CO², et aujourd’hui actionnaire et conseiller de Google. Il est aussi au comité de direction d’Apple… bref, il n’y a pas de petits profits.)

    Quand à cette publication dont parle l’article, ce n’est pas le rapport du GIEC AR6, mais une publication en “avant première” avec des extraits “choisis” du rapport du GIEC AR6 de 2022.

    Personnellement, je vais attendre le VRAI rapport du GIEC qui ne sortira qu’en 2022. Et sans doute comme le précédent de 2014 avec ses 1552 pages, je le trouverai probablement beaucoup plus nuancé et raisonnable que les “Résumés à l’attention des décideurs politiques” dont nous abreuvent les médias, et qui ne sont qu’un résumé choisi, ultra pessimiste et ultra orienté.

    Attendre la version complète de l’AR6 de 2022 me parait, à minima, raisonnable.

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    • Fritz // 11.10.2019 à 20h47

      Dommage que votre commentaire n’ait pas été le premier ce matin. Centré sur le papier proposé, qu’il met en perspective, il aurait constitué la base idéale pour une discussion sereine, en admettant que la chose soit possible sur ce sujet controversé.

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    • Matt // 11.10.2019 à 22h12

      “je vais attendre le VRAI rapport du GIEC qui ne sortira qu’en 2022”

      En quoi le rapport sorti en août n’est pas vrai ?
      https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2019/09/sroc-press-release-fr.pdf

      Extrême-urgence climatique … et vous allez attendre 2022 pour vous informer ? Ou pour savoir si le GIEC est fiable ? Vous êtes encore moins pressé que Marcon (https://www.youtube.com/watch?v=6kSKT5HVYcI) 🙁

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    • sinoué // 12.10.2019 à 14h54

      Merci Luc pour votre sagesse!

      Je commençais à désespérer en lisant ici tous ces réchauffements climatiques de la pensée anthropique, tous ces esprits qui prennent feu au quart de tour!:)

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  • Matt // 11.10.2019 à 22h18

    ” L’effet de serre est nécessaire pour qu’il y ait de la vie sur Terre, sinon les températures seraient trop froides pour qu’elle s’y développe ou y subsiste. “‘

    Faites une recherche sans à priori et notamment sur les taux de concentration de C02.
    Cet argument est éculé, même les climatosceptiques d’arrière garde type Trump n’osent plus l’invoquer.

    “Enfin, la Terre a toujours connu des courtes périodes de réchauffement avant des périodes glacières”
    Sur quelle échelle de temps sont intervenus ces changements ? Pensez-vous que la nature aura le temps de s’adapter (lois de l’évolution) en cas d’augmentation de +2°C au cours de ce siècle ? De même pour les populations ?

    “Le CO2 contribue à la verdure,”
    Oui, mais la verdure a également besoin d’eau, d’azote et d’un sol vivant… Et le CO2 qui pose problème n’est pas celui qui est dans le sol (de moins en moins) mais celui qui est dans l’atmosphère en tant que Gaz à effet de serre.

    … vos arguments ont un vernis scientifique, mais grattez un peu plus. Ca fait mal au coeur 🙁

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  • Luc // 11.10.2019 à 22h36

    Du coup, je suis allé à la source, c’est là :
    https://report.ipcc.ch/srocc/pdf/SROCC_FinalDraft_FullReport.pdf
    The Ocean and Cryosphère in a changing climate…. et je suis très perplexe….

    Le rapport fait 1170 pages, il a été publié le 25 septembre 2019, uniquement disponibles en anglais, et notre journaliste, Anaïs Degache-Masperi de “Le vent se lève”, a analysé, comparé les données et compilé ces 1170 pages pour publier son article qui les résume, le jour même ! Alors là, Chapeau bas !

    Ou alors, elle s’est plutôt inspiré du “Communiqué de presse du giec”, publié aussi le 25 septembre, de 7 pages, en français, et disponible là :
    https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/3/2019/09/SROCC_PressRelease_FR.pdf

    Mais puisque j’ai l’original sous les yeux, je vous encourage à aller voir la page 1049/1170 ( ou la page 6-30, c’est pareil). Et notamment le graphique a/ en bas de cette page, ou l’on voit que les observations (ligne noire en bas) refusent toujours de coller aux prédictions…. c’est fâcheux.
    Plus fâcheux encore, on voit que les prédictions ne collent pas à la réalité depuis déjà pas mal d’années déjà (1985-90), mais que çà n’a pourtant pas encouragé le GIEC à modifier les algorithmes de ses modèles informatiques, alors que depuis au moins 2000, ils ont eux même forcément constatés qu’ils ne collaient pas du tout aux mesures réelles…. Mais bon.

    Attendons le rapport AR6 définitif de 2022, nous en apprendrons surement un peu plus sur cette curieuse anomalie….

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    • Matt // 11.10.2019 à 23h12

      Pour les curieux
      https://www.zupimages.net/up/19/41/qfs3.jpg

      On constate un décalage de 15 ans entre mesures réelles et les scénarios précédents (si toutefois je lis bien le graphique en question).

      On rappelle qu’il s’agit
      • de scénarios et non de prévisions, d’où l’imprécision des dates (15 ans est-il si incohérent quand on sait les variables à faire tourner !)
      • qu’il est impossible de prédire les boucles de rétroaction, il est donc possible qu’un ou plusieurs paliers soient franchis et que les scénarios les plus optimistes soient dépassés
      • qu’il est difficile de reprocher aux scientifiques de se contredire, tant qu’ils fournissent les sources pour les contredire (c’est le principe de la démarche scientifique). Le climat n’est pas une science expérimentale et on manque un peu de recul concernant un réchauffement aussi rapide !

      Ce qui m’étonne en revanche un peu plus c’est qu’un non expert ait la prétention de remettre en cause les travaux de milliers de scientifiques, à priori les plus compétents.

      Le doute est un réflexe salutaire mais encore faut-il être au niveau. Ou alors ce doute n’est plus fondé sur la raison mais une autre motivation.

      J’essaie ici de recenser les inepties lues ça et là à propos du GIEC :
      • Les scientifiques tenteraient de justifier leur salaire par des alarmes exagérées ?
      • Un complot de Khmers verts ?
      • Une volonté de nos dirigeants d’asservir les esprits par une dictature verte ?
      • L’envie de bavarder ?
      • Une mode ?
      • Autre ?

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      • Luc // 12.10.2019 à 12h07

        Vous avez raison Matt, je ne suis sans doute qu’un idiot doublé d’un inculte.
        Et triplé d’un horrible mécréant par dessus le marché.
        Je lis un tableau et je me fis aux mesures réelles au lieu de croire aux prévisions, pardon aux scénarios. C’est vous dire à quel point je suis idiot !
        Mais peut être qu’un jour, à force de volonté, j’arriverai enfin à Croire, et je n’aurai alors plus que des certitudes ! Quel bonheur ce doit être ! Mais j’ai encore du boulot, c’est sûr….

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      • Matt // 12.10.2019 à 14h06

        Vous prenez mes remarques pour une attaque personnelle.
        C’est stupide, je ne vous connais pas.

        Comme indiqué, le doute c’est bien mais il faut être au niveau pour s’attaquer à des milliers de scientifiques compétents.

        Je n’ai personnellement pas qualité pour le faire, vous non plus probablement. Et ce n’est pas en regardant une courbe perdue dans un rapport de 1500 pages que vous allez remettre en cause des décennies de travail scientifique.

        Ou alors, c’est d’une présomption monstrueuse et vous n’êtes plus dans le registre du savoir mais de la croyance. Et dans ce cas, il nous sera difficile d’échanger de façon rationnelle.

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    • Patrick // 12.10.2019 à 14h51

      ” les observations (ligne noire en bas) refusent toujours de coller aux prédictions ”
      j’avais déjà fait le même constat sur le rapport AR5 .
      La réalité ne correspond pas à la théorie , il faut changer la réalité 🙂

      ça reste des modèles informatiques

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      • Serge F. // 12.10.2019 à 17h47

        Vous prenez vraiment les scientifiques qui travaillent sur ce sujet pour des imbéciles ou des gens malhonnêtes. C’est grave d’en être arrivé là.

        Allez par exemple voir la figure 6 de cet article :

        https://link.springer.com/article/10.1007/s00382-019-04661-z

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      • Serge F. // 12.10.2019 à 18h56

        Ce sont des modèles informatiques qui ont permis à d’aller sur la Lune. Connaissez-vous l’histoire du filtre de Kalman ?

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    • Serge F. // 12.10.2019 à 17h40

      Savez-vous vraiment ce que représente ce bout de courbe sur la figure 6.4 (a) (et le graphique lui même) ? Voici ce qui est écrit dans la légende :

      « Nous avons donc d’abord soustrait les différences entre 1854-1900 et 1982-2016 obtenues à partir du jeu de données étendu de la version 4 de la température de surface de la mer reconstituée (ERSSTv4; Huang et al., 2015a) des données satellitaires quotidiennes avant de calculer le 99e centile pour les observations. »

      Savez-vous ce que signifie la « probabilité que les MHW dépassent le 99e centile préindustriel (1850-1900) » ?

      Et si vous alliez plutôt jeter un coup d’oeil sur la figure 1.5 de la page 91. Pourquoi la courbe verte du graphique 1.5 (j) ne colle pas alors que ça colle pour 1.5 (k), (l) et (m) ?

      Je vous invite à aller lire l’article sur lequel se réfère le graphique que vous pointez pour en savoir plus :

      https://www.nature.com/articles/s41586-018-0383-9

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  • Matt // 11.10.2019 à 23h29

    Lien : https://www.lci.fr/planete/analyse-de-devant-l-effondrement-essai-de-collapsologie-d-yves-cochet-2134727.html

    L’augmentation “maximale” estimée par le GIEC est de 10m, avec notamment le décrochement d’une partie de l’antarctique. Cette augmentation du niveau de l’océan est décrite comme lente (plusieurs siècles) mais … une grosse marge d’incertitude semble planer sur le sujet du timing.

    Plus le réchauffement sera prononcé, plus la fonte et le décrochage en question pourrait survenir tôt. Tout est lié :
    • dynamique d’écoulements de glacier au Groenland en accélérant la fonte
    • dégagement de méthane du permafrost de Sibérie
    • diminution de la fixation du carbone par les organismes marins
    • perte de carbone contenu dans les sols du fait de la déforestation et de l’épuisement des sols cultivés
    • exploitation des schistes bitumineux et la non réduction de la consommation de charbon

    25 mètres, peut-être mais là cette hypothèse si elle se vérifie sera probablement à l’échelle de plusieurs siècles. J’imagine que M. Cochet prévoit plusieurs scénarios ?

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  • Araok // 12.10.2019 à 08h30
  • Friendly // 12.10.2019 à 09h16

    En autre, si je peux me permettre de m’immiscer parmi parmi cette atmosphère de catastrophisme ambiant, ce rapport émet la certitude que l’océan ( lequel ?) se réchauffe par l’absorption de 20 à 30% du CO2 d’origine humaine depuis 1980. Or l’atmosphère se compose de 71% d’azote, de 28% d’oxygène, le reste des 1% se compose d’un tiers de gaz rares, d’un tiers de gaz neutres et le tiers, soit 0,3% restant par des gaz à effet de serre tel l’ozone, la vapeur d’eau et le CO2.
    Celui-ci vient principalement des émissions d’éruptions volcaniques, environ un tiers, de la décomposition végétale et organique, aussi un tiers, le reste de production humaine, soit près de 0,03% de l’atmosphère
    Donc on est en train de nous dire qu’une partie d’un gaz qui ne représente que 0,03% de l’atmosphère va entraîner tout ce scénario catastrophe ? Michel Audiard aurait eu une pensée particulière pour ce GIEC !

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    • Freddi // 12.10.2019 à 09h24

      Et oui, même moins de 0,1C de plus permet de transformer la glace en eau liquide.
      Cela s’appelle un changement de phase.
      Comme quoi, les petites variations peuvent avoir de grandes conséquences !

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      • Serge // 12.10.2019 à 11h43

        Cette relation, c’est la “sensibilité climatique” ou “sensibilité de Charney” (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Sensibilit%C3%A9_climatique#Sensibilit%C3%A9_de_Charney). Officiellement, elle s’établit pour le GIEC entre 1.5 et 4.5 degré d’élévation de la température pour un doublement de Co2 dans l’atmosphère. A 1.5, il n’y a pas d’urgence climatique, à 4.5 oui. La valeur de 3° est retenue pour les modélisations du climat mais si nous considérons les observations, elle serait plus proche de 1.2-1.95 (source: https://journals.ametsoc.org/doi/10.1175/JCLI-D-17-0667.1 … attention article scientifique sérieux d’une climatologue prestigieuse, néanmoins climato-sceptique, personne n’est parfait).
        Compte-tenu des implications, la valeur de la sensibilité est évidemment très controversée ,mais on sait pourtant comme le reconnait le GIEC qu’elle est à minima incertaine . Beaucoup se réfugieront derrière l’argument un peu grotesque du consensus scientifique à 97% (les climato-sceptiques en font aussi partie !!) pour nier le fait que l’urgence climatique est encore loin d’être une question tranchée par la science, c’est-à-dire réelle !.

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    • Theoltd // 12.10.2019 à 10h54

      Ajoutons de plus a votre excellente argumentation, la part des émissions de la France par rapport au reste du Monde, (environ encore 1 pour cent) et étudions comment les français, avec 1% (qu’elle pourrait réduire de moitié dans le meilleur des cas, en revenant a mi chemin de l’âge des cavernes), de ces 0,03 % va changer le cours de l’histoire. (au cas bien entendu ou le CO2 aurait un rôle si crucial, ce qui est bien entendu sujet a discussion). Bref……c’est p[as gagné.

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      • Serge // 12.10.2019 à 12h04

        Le MIT a repris le calcul des engagements de l’ensemble des pays et a conclu : d’ici 2100 on évite un réchauffement de 0,2 degrés. Pour la France, une politique zéro co2 (0 !!), c’est de l’ordre du millième de degré évité. Ne le dites pas à Greta Thunberg, elle pourrait bouder.

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        • Serge F. // 12.10.2019 à 18h06

          Vu le faible impact de la France sur le changement climatique, ce n’est pas illogique. N’agissons donc pas avant que les autres agissent. So wait…

          Beaucoup de nos produits de consommation viennent d’autres pays comme la Chine. Nous avons exporté ailleurs notre pollution.

          Je ne savais pas que Greta Thunberg ne s’intéressait qu’à la politique écologique de la France.

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      • tassin // 12.10.2019 à 12h38

        Il n’y a aucune raison que les Français ne participent pas à l’effort mondial pour tenter de sauver ce qui peut l’être. D’autant plus que les Français consomment près de 2% de l’énergie mondiale alors qu’ils représentent moins de 1% de la population. Ils ont donc une plus grosse responsabilité que les autres.

        Quand on sait que l’Europe est la région du monde qui est la plus affectée par le changement climatique, ce serait totalement stupide de s’en foutre, même d’un point de vue strictement égoïste.

        Par ailleurs il n’y a plus aucune discussion au sujet de la responsabilité du CO2 dans l’affaire depuis les années 80 environ. Faut se mettre à jour!

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        • Serge // 12.10.2019 à 18h02

          Admettons ! 40 ans de certitudes donc. La catastrophe sans un sursaut mondial serait inéluctable. Et pourtant, nous en sommes à la COP24 et l’effort mondial se résume à de belles déclarations d’intention. Greta peut bien pleurer, le GIEC se démener, les écologistes se révolter et les capitalistes verts se mettre à rêver, l’humanité ne me semble pas encore convaincu par le nouveau millénarisme occidental. Comment l’expliquez-vous ?
          Pour la France, pays le plus anxieux sur le sujet, les “bouleversements climatiques” avec 14% (1 français sur 10) ne sont même pas dans le top trois des sujets les plus préoccupants (http://barometre.irsn.fr/barometre2019/#p=1) et pour le kurde ou le chinois, le scénario Negawatt n’est probablement pas la priorité du moment (le chinois se marre).
          J’ose une hypothèse…il n’y a pas d’urgence climatique et c’est la peur exponentielle et l’idéologie verte qui biaise votre jugement.

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          • tassin // 13.10.2019 à 10h23

            Allez, on arrête de trainer sur skyfall pendant 2 h et on regarde une petite conférence à la place : https://www.youtube.com/watch?v=JKoRsO5fkAQ

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          • VVR // 13.10.2019 à 20h31

            J’ose une autre hypothése: Au niveau des gouvernements, parcequ’il n’y a pas de solution qui ne causerait la ruine du capitalisme.

            Au niveau des populations, parce que ça remet en cause tous les choix qui ont été fait depuis les années 50. Et qu’en conséquence, les solution implique de remettre en cause beaucoup trop de chose.

            En l’absence de solution acceptable, le plus facile est de considérer qu’il n’y a pas de problème. Ce que l’on pourrait appeler de la dissonance cognitive.

            Et parce que la population n’est pas informées, et ne souhaitent pas s’informer. Prenez le nombre confondants de commentateurs qui vont dire: c’est comme la couche d’ozone, encore du catastrophisme.

            Sauf que la couche d’ozone, les gouvernements n’ont pas demandé l’avis de la population, ont interdit les CFC immédiatement (tant pis pour les producteurs), et le problème se règle tranquillement depuis. La grande différence, c’est que la solution était pratiquement indolore, et le danger plus compréhensible.

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    • Serge F. // 12.10.2019 à 18h10

      Quel argument éculé !

      Petite expérence amusante à réaliser entre amis climatosceptiques :

      https://www.youtube.com/watch?v=kwtt51gvaJQ

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      • Serge // 12.10.2019 à 18h31

        Il existe un certain nombre de pages Web d’expériences scientifiques qui affirment qu’une simple expérience en classe peut démontrer la physique de “l’effet de serre” de la Terre. Ce n’est tout simplement pas vrai.

        À l’échelle minuscule d’un pot (même un pot de dix pieds de haut), les effets d’absorption infrarouge du dioxyde de carbone sont trop faibles pour être mesurés avec un simple thermomètre. Ceci est vrai même si le pot est rempli de dioxyde de carbone pur. Il y a d’autres raisons pour lesquelles l’expérience ne fonctionnera pas, mais c’est la principale.

        Maintenant, si vous chauffez un pot fermé avec une lampe, le thermomètre à l’intérieur du pot chauffera effectivement par rapport à l’air à l’extérieur du pot, mais c’est parce que l’air à l’intérieur du pot est emprisonné et ne peut se mélanger à l’air ambiant plus frais. Mais cela n’a rien à voir avec “l’effet de serre” de la Terre.

        Même une expérience plus sophistiquée où deux pots identiques, l’un avec de l’air régulier et l’autre avec du CO2 pur, comme celle montrée dans la vidéo Climate 101 d’Al Gore et Bill Nye, ne peut fonctionner parce que la quantité totale de dioxyde de carbone est beaucoup trop faible. Il semble que les auteurs de la vidéo aient en fait falsifiée les résultats de cette expérience en post-production.

        L’effet de serre du CO2 à l’échelle de la planète est en fait extrêmement complexe. La terre n’est pas une bouteille en verre, ce n’est même pas une serre.

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        • Serge F. // 12.10.2019 à 19h14

          « Il semble que les auteurs de la vidéo aient en fait falsifiée les résultats de cette expérience en post-production. »

          L’accusation est grave. Le mieux serait de refaire l’expérience par vous-même.

          Vous devriez aller faire un discours à l’Académie des sciences pour expliquer que ce l’on croit sur l’effet de serre lié au CO2 est faux. Pour ma part, je préfère faire confiance Jean-Louis Dufresne :

          http://www.lmd.jussieu.fr/~jldufres/

          Retenez ce qu’il a écrit dans la conclusion d’un article destiné au grand public :

          « Il n’empêche qu’il est important d’élaborer des modèles simples qui permettent de comprendre les mécanismes à l’œuvre. Comprendre, c’est être capable de se faire une représentation mentale qualitative de ces mécanismes. Mais simple ne veut pas dire simpliste : nous avons vu que le modèle de l’effet de serre à une vitre est très incomplet pour interpréter la variation de l’effet deserre dû au CO2. Le modèle à N vitres permet de résoudre le paradoxe de l’effet de saturation mais, en revanche, il ne représente pas le fait que dans l’atmosphère ce sont les échanges par convection qui régissent le gradient vertical de température. Par cet article, nous espérons avoir contribué à combler ces lacunes. C’est ce qui justifie de traiter, comme nous l’avons fait, les propriétés d’absorption de façon globale et dans une géométrie simplifiée. »

          http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/39839/meteo_2011_72_31.pdf?sequence=1

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          • Serge // 12.10.2019 à 21h18

            C’est l’expérience qui est trompeuse.

            Je n’ai d’ailleurs rien a retirer au propos de Jean-Louis Dufresnes qui dit finalement la même chose que moi: l’effet de serre est un phénomène complexe qui ne peut être représenté par le modèle a “une vitre” (c’est à dire l’expérience de la bouteille de CO2).

            “Par souci de simplicité, l’effet de serre atmosphérique est souvent expliqué par analogie avec l’effet de serre produit par une vitre. On traite ainsi l’atmosphère comme un corps ayant une température homogène, et dont le pouvoir absorbant du rayonnement infrarouge de la Terre augmenterait avec la concentration de gaz à effet de serre dont le dioxyde de carbone. Or ceci est doublement inexact. ”
            Jean-Louis Dufresnes
            http://www.skyfall.fr/wp-content/2015/09/effet_de_serre_palais_smi2010.pdf (Au passage, notez que skyfall est LE site des climato-sceptiques et pourtant ils utilisent les mêmes sources que vous … Méfions-nous de ce Jean-Louis, c’est peut-être un mécréant qui s’ignore)

            Quant à la tricherie de l’expérience similaire, perfectionnée par Al Gore pour son film de propagande, la tricherie est avérée (petit montage photoshop de deux thermomètres) comme vous pourrez le constater dans le lien que j’ai fournit un peu plus loin.

              +5

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            • Serge F. // 12.10.2019 à 21h43

              Cette expérience n’est pas censée être une simulation de l’atmosphère. C’est une expérience simple qui prouve que le CO2 a un effet de réchauffement.

              Je me moque d’Al Gore. C’est un homme politique, pas un scientifique.

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  • Fritz // 12.10.2019 à 18h22

    Jamais vu ? En juillet 1923, le président Harding a visité l’Alaska par 96° Fahrenheit (35,5° Celsius).
    https://www.canadashistory.ca/explore/politics-law/president-harding-s-last-stand
    Et qui évoque le complot, sinon vous-même ?

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  • Patapon // 12.10.2019 à 23h57

    Les négationnistes procèdent par saturation, misent sur le découragement. On sait que le web est saturé de tout et de son contraire, bonne vieille tactique. Nous ne pouvons pas tout savoir, tout recouper, tout lire, tout confronter. Nous ne pouvons pas rejouer le travail du GIEC et des négationnistes. Nous ne pouvons pas jouer la confiance à pile ou face. Nous ne pouvons pas fermer les yeux. Nous ne pouvons pas redevenir des enfants
    insouciants. Nous ne pouvons pas rester des adultes inconscients. Alors, que pouvons-nous faire ? Pourquoi pas essayer de simplifier, utiliser la simple logique ?
    Le raisonnement qui sous-tend la thèse du réchauffement est-il cohérent ? Oui.
    La terre est-elle un système fini ? Oui.
    La pollution en général est-elle un problème grave ? Oui.
    L’épuisement des ressources est-il mesuré ? Oui.
    Le recul des glaciers est-il visible ? Oui.
    La fonte du permafrost a-t’elle commencé ? Oui.
    Le dépérissement de la Grande Barrière de corail dû au réchauffement est-il observé ? Oui.
    Des espèces marines sont-elles en train de migrer ? Oui.
    Des grands incendies dûs aux canicules se sont-ils enchaînés ? Oui.
    Des phénomènes cycloniques extrêmes ont ils été observés ? Oui.
    Des vagues de chaleur et de froid extrêmes ont-elles été observées ? Oui.
    Les turbulences thermiques violentes sont-elles des signes de réchauffement ou de refroidissement ?
    L’économie dominante est-elle fondée sur les carburants GES ? Oui.
    La puissance impérialiste dominante est-elle fondée sur le pétrodollar ? Oui.
    Une déprise du pétrodollar fragiliserait-il cette puissance ? Oui.
    Quelle est la probabilité que cette puissance renonce à ce levier ? Faible.
    Quelle est la probabilité que cette puissance renonce de plein gré à sa position dominante ? Nulle.
    Quelle est la probabilité que cette puissance cache un jeu de fuite en avant ? Non nulle.
    Quelle est la réticence des acteurs dominants à la décroissance ? Totale.
    Les acteurs dominants ont-ils davantage intérêt à conserver leur position dans une économie sous GES ou à rebattre les cartes au risque de perdre leur position ?
    Les acteurs dominants nt-ils davantage intérêt à désinformer et endormir les consommateurs pour conserver le statu-quo, ou à les informer pour préparer le changement nécessaire incluant la décroissance et la sobriété ?
    Jusqu’ici, toutes les réponses intuitives à ces questions convergent en faveur de la thèse du réchauffement, et de celle de l’enfumage par les agents dominants pour retarder le changement de jeu. Le discours du GIEC, qui
    préconise le changement de jeu, contrarie les acteurs dominants.
    L’intervention des négationnistes, qui ralentit le changement de jeu, par contre, c’est du miel, ça se finance, ça se bichonne !

      +11

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  • Patapon // 13.10.2019 à 00h07

    Les négationnistes procèdent par saturation, misent sur le découragement. On sait que le web est saturé de tout et de son contraire, bonne vieille tactique. Nous ne pouvons pas tout savoir, tout recouper, tout lire, tout confronter. Nous ne pouvons pas rejouer le travail du GIEC et des négationnistes. Nous ne pouvons
    pas jouer la confiance à pile ou face. Nous ne pouvons pas fermer les yeux. Nous ne pouvons pas redevenir des enfants insouciants. Nous ne pouvons pas rester des adultes inconscients. Alors, que
    pouvons-nous faire ? Pourquoi pas essayer de simplifier, utiliser la simple logique ?
    Le raisonnement qui sous-tend la thèse du réchauffement est-il cohérent ? Oui.
    La terre est-elle un système fini ? Oui.
    Les turbulences thermiques violentes sont-elles des signes de réchauffement ou de refroidissement ?
    Une déprise du pétrodollar fragiliserait-il la puissance dominante ? Oui.
    Les acteurs dominants ont-ils davantage intérêt à désinformer et endormir les consommateurs pour conserver le statu-quo, ou à les informer pour préparer le changement nécessaire incluant la décroissance et la sobriété ?
    Les réponses intuitives à ces questions convergent en faveur de la thèse du réchauffement, et de celle de l’enfumage par les agents dominants pour retarder le changement de jeu. Le discours du GIEC, qui préconise le changement de jeu, contrarie les acteurs dominants.
    L’intervention des négationnistes, qui ralentit le changement de jeu, par contre, c’est du miel, ça se finance, ça se bichonne !

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    • Serge F. // 13.10.2019 à 20h29

      Le pire, je pense, est qu’ils ignorent le concept d’inférence. En science, on ne peut jamais être sûr de rien, on vérifie des hypothèses et on essaye de dire si elles sont vraisemblables ou pas. Quand une hypothèse est rejetée par un test (merci aux statistiques au passage), cela ne signifie pas qu’elle est fausse, mais qu’il est vraisemblable qu’elle soit fausse, rien de plus. Les résultats du GIEC procèdent de cette même logique.

      Sachant cela, comment agir quand on connait toutes les incertitudes ? C’est là qu’entre en jeu la théorie de la décision. On peut faire entrer dans la balance les coûts et les bénéfices. Dans le cas du changement climatiques, il est indéniable qu’il vaut mieux aller dans le sens des recommandations du GIEC vu l’impact négatif qu’il pourrait y avoir sur nos conditions de vie si l’on ne faisait rien.

        +1

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  • rolland // 13.10.2019 à 05h38

    Pour ce qui est de…”la plainte contre la France (entre autres pays), déposée par seize adolescents, dont Greta Thunberg, auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies”….je conseillerai vivement de lire ceci car une fois encore il semble que nous soyons pris pour des jambons par nos si chers médias : https://www.partage-le.com/2019/09/les-medias-mentent-et-les-enfants-sont-instrumentalises-a-propos-dun-soi-disant-recours-en-justice-par-nicolas-casaux/
    Puis pour que le débat puisse réellement exister, n’en déplaise au récit collectif, et que le GIEC soit vu et entendu/compris pour ce qu’il est : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=r4ZPETbKeNY

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  • Serge F. // 13.10.2019 à 13h29

    Pour en savoir un peu plus, vous pouvez revoir les auditions sur le rapport spécial du GIEC sur les océans et la cryosphère dans le cadre de la Commission du développement durable :

    https://www.dailymotion.com/video/x7mefsb

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  • Consolo // 13.10.2019 à 15h13

    Bonjour tout le monde.
    Je n’ai pas lu toutes les pages de commentaires, mais plusieurs et je suis stupéfaite.

    Personne n’envisage d’autres données concernant le réchauffement climatique que les gaz à effet de serre?
    Je ne sais pas moi, les cycles solaires, la rotation de l’axe des pôles, la multiplication des data-centers et autres émissions d’ondes, la “chimisation” des activités… ? On se bat pour savoir si oui ou non il y a réchauffement et peu
    sur ses modalités, ses raisons…
    Attention, cela ne signifie pas, à mes yeux qu’il ne faille pas remettre en question nombre d’usages mais pourquoi limiter le débat au “réchauffement” en soi. La pollution, l’intoxication, la multiplication des machines au motif fallacieux de la “dématérialisation” (et que cela grille les antennes des insectes peu importe ce n’est pas du gaz à effet de serre ?), l’interdiction faite aux éleveurs de soigner leur bêtes avec des huiles essentielles au profit des antibiotiques, sont peut-être à questionner en soi… Non ? Parce ce que c’est quoi l’impact des antibiotiques, pesticides et autres antifongiques sur l’acidification des océans où se déversent nos rivières et nos égoûts ?

    J’ai l’impression d’une fascination unifocale qui me laisse perplexe…

      +2

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    • Serge F. // 13.10.2019 à 20h11

      Toutes les possibles explications que vous donnez ont déjà été explorées par les scientifiques traitant du sujet. Il n’y a plus que les climatosceptiques pour remettre en cause les conclusions obtenues :

      https://www.youtube.com/watch?v=XGq4WRTLfvc&t=589

      https://www.youtube.com/watch?v=n-NJ-B_IIFw

      Le reste de ce vous dites est hors sujet puisque l’article porte sur le dernier rapport spécial du GIEC. Cela ne signifie pas que les sujets que vous pointez ne sont pas intéressants.

        +0

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      • Consolo // 14.10.2019 à 11h20

        Merci d’avoir si bien illustré les raisons de ma perplexité.
        A priori, pour vous, “les scientifiques traitant du sujet” sont ceux du Giec, et la conclusion qu’on doit tous en tirer est que la seule cause du réchauffement est le gaz à effet de serre, dont le C02 dont se régalent les plantes. Primo. Deuxio tout le reste est hors sujet et n’a pas à être examiné. Tercio, si l’on interroge cette univocité on entre dans la catégorie des “climatosceptiques”, si je comprends bien de ceux qui ne “croient” pas au changement climatique ?

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        • Serge F. // 14.10.2019 à 13h29

          Il n’y a pas que le CO2, le méthane participe aussi (son pouvoir effet de serre est nettement plus grand, mais son temps de résidence dans l’atmosphère est plus court). Les plantes se régale du CO2 a condition qu’il n’y ait pas de séchesse. Or, il y en aura à cause du changement climatique. Les plantes sont un puits de carbone, comme les océans, mais ils ne suffisent pas à capter l’éxcédent (10 GtC/an) que l’on produit chaque année. Comme la quantité de terres arables a plutôt tendance à baisser (à cause, en particulier, de l’urbanisation), cela n’arrange pas nos affaires. Du coup, le temps de résidence du carbone dans l’atmosphère est de l’ordre du siècle.

          Je ne vois pas en quoi l’interdiction faite aux éleveurs de soigner leur bêtes avec des huiles essentielles pourrait participer au changement climatique. Ou alors il faudrait montrer que les soins autorisés produiraient plus de CO2 que la production des huiles essentielles.

          Etre sceptique est une attitude normale, surtout quand on vous annonce une nouvelle pas très réjouissante qui pourrait bouleverser vos habitudes de vie. Ca peut être utile à condition d’examiner vraiment sérieusement toutes les hypothèses. Quand les recherches du sceptique est orientée vers des hypothèses allant dans le sens de sa croyance, cela devient un problème. Avez-vous, par exemple, regardé les vidéos que je vous ai proposées ?

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  • Araok // 14.10.2019 à 10h42

    Ce qui est bien avec le réchauffement climatique c’est que tout le monde a qqchose à dire. Ça me fait penser aux réunions de direction ds mon usine où les décisions d’investissement ne soulevaient aucune discussion mais quand il s’agissait de renouveler les voitures de direction alors là ça devenait animé !

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