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30.septembre.201930.9.2019 // Les Crises

L’adieu à la planète Terre. Par Chris Hedges

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Source : Truthdig, Chris Hedges,

Mr. Fish / Truthdig

Par Chris Hedges

Note de la rédaction : Le Sénat américain a confirmé jeudi la nomination d’un ancien lobbyiste de l’industrie pétrolière et minière au poste de secrétaire de l’Intérieur. La nomination par le président Donald Trump de David Bernhardt, fonctionnaire du gouvernement sous l’administration de George W. Bush, a facilement mis en échec les contestations des sénateurs soucieux de l’environnement et d’autres. Elle survient alors qu’il y a de plus en plus de preuves scientifiques démontrant que le réchauffement de la planète est une menace existentielle pour un grand nombre d’espèces, y compris l’Homo sapiens.

Dans l’article ci-dessous, publié pour la première fois dans Truthdig le 19 août 2018, Chris Hedges se penche sur les changements climatiques et interroge un scientifique qui fait partie des nombreux spécialistes sur ce qu’ils appellent les ravages colossaux que les émissions anthropiques causent à l’atmosphère et à la planète. Hedges publiera un nouvel article lundi prochain.

L’essor spectaculaire de la civilisation humaine – ses sociétés agraires, ses villes, ses États, ses empires et ses progrès industriels et technologiques, allant de l’irrigation et de l’utilisation du métal à la fusion nucléaire – s’est produit au cours des 10 000 dernières années, après la dernière glaciation. Une grande partie de l’Amérique du Nord était enfouie sous des plaques huit fois plus hautes que l’Empire State Building, avant que la glace ne se retire. Ce minuscule laps de temps sur une planète vieille de 4,5 milliards d’années est connu sous le nom d’âge holocène. Il semble maintenant arriver à son terme avec le refus de notre espèce de réduire de façon significative les émissions de carbone et les pollutions qui pourraient causer l’extinction de l’humanité. La modification de l’écosystème due à l’homme rendra probablement la biosphère inhospitalière pour la plupart des formes de vie, au moins pendant plusieurs milliers d’années.

Sous les effets de notre pression, la planète est entrée dans une ère de transition appelée l’Anthropocène. Cette ère est le résultat des conquêtes violentes, des guerres, de l’esclavage, des génocides et de la révolution industrielle, qui a commencé il y a environ 200 ans et qui a vu les humains se mettre à brûler cent millions d’années de lumière solaire stockée sous forme de charbon et de pétrole. Le nombre d’humains a grimpé à plus de 7 milliards. L’air, l’eau, la glace et la roche, qui sont interdépendants, ont changé. Les températures ont augmenté. L’anthropocène se terminera très probablement, pour l’Homme et la plupart des autres espèces, par une extinction ou une mortalité massive, ainsi que par des conditions climatiques qui excluront la plupart des formes de vie connues. Nous avons orchestré notre marche vers un suicide collectif alors même que le réchauffement climatique a été identifié pour la première fois en 1896 par le scientifique suédois Svante Arrhenius.

Notre incapacité à agir pour contrecarrer le réchauffement climatique mondial dissipe le mythe du progrès humain et l’illusion que nous sommes des créatures rationnelles. Nous ignorons la sagesse du passé et les faits scientifiques évidents qui nous sont présentés. Nous sommes envoûtés par les hallucinations électroniques et les actes burlesques, y compris ceux qui émanent des centres de pouvoir, et cela assure notre destruction. Énoncez cette vérité désagréable et vous serez condamnés par une grande partie de la société. La fascination pour l’espoir et la pensée magique est aussi séduisante à l’ère industrielle qu’elle l’était dans les sociétés pré-modernes.

Dans le drame grec ancien, Ate et Némésis étaient des divinités mineures. Selon les Grecs, ceux qui sont atteint par l’hubris, ont perdu le contact avec le sacré, ont cru pouvoir défier le destin, ou la déesse fortune, et ont abandonné l’humilité et la vertu [L’hybris, ou hubris, du grec ancien ὕϐρις/hybris, est une notion grecque qui se traduit souvent par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré des passions, particulièrement de l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération. Dans la Grèce antique, l’hybris était considérée comme un crime NdT]. Ils se sont pris pour des dieux. Leur orgueil les a aveuglés au delà des limites humaines et les a conduits à commettre des actes de folie suicidaire, incarnés par le dieu Ate. Cela a provoqué la colère des autres dieux. Le châtiment divin, sous la forme de Némésis, a conduit à la tragédie et à la mort, puis une fois que ceux qui avaient été empoisonnés par l’hubris ont été éliminés, Némésis a rétabli l’équilibre et l’ordre. Dans la pièce « Antigone », le Chœur dit à Créon, chef de Thèbes, dont la famille est morte à cause de son hubris : « Trop tard, vous voyez le chemin de la sagesse trop tard ».

« Nous ne sommes probablement pas la première civilisation dans l’histoire de l’univers », m’a dit Adam Frank, professeur d’astrophysique à l’Université de Rochester et auteur de « Light of the Stars : Alien Worlds and the Fate of the Earth » [« Lumière des étoiles : Les mondes extra-terrestres et le destin de la Terre », NdT], lors de notre rencontre à New York.

« L’idée que nous sommes en train de détruire la planète nous donne beaucoup trop de poids », a-t-il poursuivi. « C’est certain, nous sommes en train de conduire la terre vers une nouvelle ère. Si nous regardons l’histoire de la biosphère, l’histoire de la vie sur terre, à long terme, la terre va simplement s’en rendre compte et faire ce qui est intéressant pour elle. Elle mènera de nouvelles expériences évolutives. Nous, par contre, pourrions ne pas faire partie de cette expérience. »

Des civilisations ont probablement existé ailleurs dans l’univers, elles ont développé des sociétés complexes, puis sont mortes à cause de leurs propres progrès technologiques. On estime que chaque étoile du ciel nocturne est entourée de planètes, quelques 10 000 milliards de milliards, dont des astronomes comme Frank Drake estiment qu’elles peuvent accueillir la vie.

« Si vous développez une civilisation industrielle comme la nôtre, la trajectoire va être la même », dit Adam Frank. « Vous allez avoir du mal à ne pas déclencher le changement climatique. »

Les astronomes donnent un nom à ce phénomène de mort inévitable des civilisations avancées de l’univers, c’est « le grand filtre ». Robin Hanson, dans son essai « The Great Filter-Are We Almost Past It ? » [Le grand filtre – l’avons nous presque dépassé ? NdT] , soutient que les civilisations avancées arrivent à un mur ou une barrière qui rend impossible leur survie. Selon Hanson, plus les sociétés humaines évoluent, plus elles deviennent « énergivores » et provoquent leur propre éradication. De nombreux astronomes avancent que c’est la raison pour laquelle, nous n’avons pas rencontré d’autres civilisations avancées dans l’univers. Elles se sont auto-détruites.

« Pour qu’une civilisation se détruise par la guerre nucléaire, il faut qu’elle ait certaines qualités émotionnelles », ajoute Frank. « Vous pouvez imaginer certaines civilisations qui diraient : “Je ne construis pas ça [armes nucléaires]. C’est pure folie”. Mais le changement climatique, vous ne pouvez pas y échapper. Si vous construisez une civilisation, vous utilisez d’énormes quantités d’énergie. L’énergie se nourrit à nouveau de la planète, et vous allez vous précipiter vous même dans une sorte d’Anthropocène. C’est probablement universel. »

Selon Frank, notre incapacité à nous projeter dans un avenir qui dépasse notre propre durée de vie nous empêche d’appréhender la réalité et les conséquences des graves changements climatiques. Les scénarios de changements climatiques extrêmes se situent souvent autour de l’an 2100, lorsque la plupart des adultes vivant actuellement seront morts. Bien que cette projection puisse s’avérer trop optimiste étant donnée l’accélération du changement climatique, elle permet aux sociétés d’ignorer – parce que cela se situe en dehors de la durée de vie de la plupart des adultes vivants – le tsunami au ralenti qui est en train de se produire.

« Nous considérons que nous ne faisons pas partie de la biosphère, que nous sommes supérieurs à celle-ci, que nous sommes spéciaux », ajoute Frank. « Nous n’avons rien de spécial. »

« Nous sommes l’expérience qui est actuellement en train d’être menée par la biosphère », précise-t-il. « Il y a cent millions d’années, c’était une prairie. Les prairies étaient une nouvelle innovation évolutive. Elles ont changé la planète, changé son fonctionnement. Puis la planète a continué et a fait des changements avec tout ça. La civilisation industrielle est la dernière expérience en date. Nous continuerons à faire partie de cette expérience ou, compte tenu de la façon dont nous nous y prenons avec la biosphère, elle continuera simplement d’exister sans nous. »

« Nous envoyons des sondes sur toutes les autres planètes du système solaire depuis 60 ans », poursuit-il. « Nous avons des robots qui courent partout sur Mars. Nous avons appris de façon générique comment fonctionnent les planètes. Vénus nous a enseigné l’effet de serre galopant. Sur Vénus, la température est de 430 degrés. Vous pouvez faire fondre le plomb [là]. Mars est un monde totalement sec et stérile maintenant. Mais il y avait un océan. Avant, c’était un monde bleu. Nous avons des modèles qui peuvent prédire le climat. Je peux prédire le temps qu’il fera sur Mars demain grâce à ces modèles climatiques. Il y a des gens qui pensent que la seule façon de comprendre le climat est d’étudier la terre maintenant, c’est complètement faux. Ces autres mondes, Mars, Vénus, Titan. Titan est une lune de Saturne qui a une atmosphère étonnamment riche. Tous nous apprennent à penser comme une planète. Ils nous ont enseigné génériquement comment se comportent les planètes. »

Frank souligne qu’une grande partie des configurations de l’écosystème dont nous dépendons n’ont pas toujours fait partie de la biosphère de la planète. Cela concerne entre autres le Gulf Stream, qui transporte l’eau chaude et l’air chaud de la Floride jusqu’à Boston puis de l’autre côté de l’Atlantique.

« Des centaines de millions de personnes dans certaines des villes les plus technologiquement avancées de la planète dépendent du climat tempéré du Gulf Stream », écrit Frank dans « Light of the Stars ». « Mais le Gulf Stream n’est rien de plus qu’un modèle particulier de circulation formé pendant un état climatique particulier dans lequel la Terre s’est installée après la fin de la dernière période glaciaire. Ce n’est pas un élément permanent de la planète. »

« Il se trouve que tout ce que nous pensons de la terre, c’est juste ce moment où nous l’avons trouvée », m’a-t-il dit. « Nous la poussons [la planète] et nous la poussons fort. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour faire ces transitions. Ce que les gens doivent comprendre, c’est que le changement climatique est notre adolescence cosmique. On aurait dû s’y attendre. La question n’est pas “Avons-nous changé le climat ?” C’est “bien sûr que nous avons changé le climat. Qu’espériez-vous d’autre ?” Nous sommes comme un adolescent à qui on a donné ce pouvoir sur nous-mêmes. Tout comme quand vous donnez les clés de la voiture à un adolescent, il y a ce moment précis où vous vous dites “Oh mon Dieu, j’espère que tu vas y arriver”. Et c’est là ce que nous vivons. »

« Le changement climatique n’est pas un problème que nous devons faire disparaître, tout comme nous ne faisons pas disparaître l’adolescence », a dit Frank. « C’est une transition dangereuse qu’il faut traverser… La question est de savoir si nous sommes assez intelligents pour faire face aux effets de notre propre pouvoir. Le changement climatique n’est pas un problème de pollution. Ce n’est pas comme tous les problèmes environnementaux auxquels nous avons été confrontés auparavant. Dans un sens, il ne s’agit pas d’un problème environnemental, mais d’une transition planétaire. Nous avons déjà précipité la terre là-dedans. Nous allons devoir développer une nouvelle façon d’être une civilisation, et ce, de façon radicale. »

« Soit nous ferons évoluer rapidement ces comportements de groupe, soit la terre prendra ce que nous lui avons donné, en termes de nouveaux états climatiques, et elle passera à autre chose et créera de nouvelles espèces », dit-il.

Frank explique qu’il y a trois trajectoires pour les modèles mathématiques de l’avenir de la planète. L’un d’entre eux est la mort massive d’environ 70 % de la population humaine, suivie d’une stabilisation difficile. La seconde est l’effondrement complet et l’extinction. La troisième est une reconfiguration dramatique de la société humaine pour protéger la biosphère et la rendre plus diversifiée et plus productive non pas pour les êtres humains mais pour la santé de la planète. Il s’agirait notamment de mettre un terme à notre consommation de combustibles fossiles, de nous convertir à un régime alimentaire à base de plantes et de démanteler l’industrie de l’agriculture animalière, ainsi que de végétaliser les déserts et de restaurer les forêts tropicales.

Il y a, avertit Frank, un point de basculement au moment où la biosphère est si dégradée qu’aucune initiative humaine ne pourra arrêter l’emballement du changement climatique. Il cite à nouveau Vénus.

« L’eau sur Vénus a disparu lentement », dit-il. « Le CO2 s’est accumulé. Il n’y avait aucun moyen de le libérer de l’atmosphère. Il fait plus chaud. Le fait qu’il fait plus chaud renforce encore la chaleur. Ce qui le rend encore plus chaud. C’est ce qui se produirait dans le modèle de l’effondrement. Les planètes ont leur propre conscience. Ce sont des systèmes super complexes. Une fois que vous faites rouler le ballon pour descendre la colline… C’est la plus grande frayeur. C’est pour cela que nous ne voulons pas dépasser les 2 degrés [Celsius] de changement climatique. Nous craignons qu’une fois dépassés les 2 degrés, les propres mécanismes internes de la planète entrent en action. La population est en chute libre, comme une pierre. Un effondrement radical. On détruit toute civilisation. »

Source : Truthdig, Chris Hedges, 15-04-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Brigitte // 30.09.2019 à 10h10

Et voilà à nouveau C. Hedge, l’ami américain du site les Crises.
” Nous allons devoir développer une nouvelle façon d’être une civilisation, et ce, de façon radicale. » dit-il. Non mais sans rire, on dirait du R. Glucksmann! C’est qui “nous”?
Toujours penser que ce qui vient des USA a une hauteur de vue d’avance. Certes, c’est la civilisation anglo-américaine qui nous a précipité dans ce merdier au siècle dernier alors ce serait la moindre des choses qu’ils fassent amende honorable en se creusant la cervelle pour trouver des solutions. Mais ce monsieur ne propose rien, il se contente de faire du journalisme d’analyse et d’opinion. Il va même jusqu’à dire que c’est notre destinée que de disparaitre sur cette terre qui continuera son bonhomme de chemin sans nous. C’est même pas lui qui le dit, ce sont les modèles mathématiques car nous ne savons plus penser sans eux!
Avant de dire Adieu à la planète terre disons plutôt adieu à la civilisation anglo-américaine!

60 réactions et commentaires

  • Patrick // 30.09.2019 à 08h08

    “plus les sociétés humaines évoluent, plus elles deviennent « énergivores » ”

    ça serait pas plutôt l’inverse ?
    ça ne serait pas plutôt l’accès à l’énergie qui a permis l’évolution des sociétés humaines ?
    ça serait pas plutôt le pétrole et autres joyeusetés qui ont permis à l’humanité d’atteindre 7 milliards d’individus ?

    ça serait pas plutôt les problèmes énergétiques qui vont nous envoyer au tapis ?

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    • Fabrice // 30.09.2019 à 08h21

      En fait je dirais les deux mon capitaine plus une civilisation à accès à l’énergie plus elle se développe et plus elle est énergivore.

      Le plus dramatique c’est que plus on est “développé matériellement ” (ce terme est plus précis car au niveau sagesse je pense que l’on a à peu près le niveau d’enfants attardés) plus il faut d’énergie par personne, un africain demande beaucoup moins d’énergie qu’un français lui même moins qu’un américain et heureusement car à même niveau de population nous serions déjà au fond du gouffre, car nous n’avons pas su repartir ce développement mais créé un développement rapace.

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      • RV // 30.09.2019 à 19h25

        En ce qui concerne notre écosystème (et pas la planète) la question n’est pas l’utilisation de l’énergie, mais de l’énergie carbonée qui émet du CO2.

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        • Patrick // 30.09.2019 à 22h05

          sur cette planète , pour l’instant , nous avons deux sources d’énergie qui peuvent nous donner suffisamment d’énergie : les combustibles fossiles et le nucléaire. Le reste ça restera toujours marginal.
          Il y aura des choix à faire

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          • Genuflex // 03.10.2019 à 10h24

            “Suffisamment” d’énergie pour quoi faire, exactement ?
            D’accord avec vous sur la fait qu’il y a des choix à faire.

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        • Genuflex // 03.10.2019 à 10h23

          C’est inexact : “consommer” de l’énergie, c’est activer des machines pour modifier notre environnement. Comment imaginez vous consommer de l’énergie sans modifier notre environnement ?

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  • Sandrine // 30.09.2019 à 08h25

    Après « l’homme nouveau », la « civilisation nouvelle »… l’ecologie révolutionnaire à tête de cyborg…
    Chris Hedge qui s’extasie là-dessus n’est pas américain pour rien.

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    • amipb78 // 30.09.2019 à 08h45

      Et où est la “tête de cyborg” dans cet article ? Vous cherchez à voir ce qui n’est pas.

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      • Sandrine // 30.09.2019 à 10h12

        Vous pensez peut-etre que « mettre un terme à notre consommation de combustibles fossiles, de nous convertir à un régime alimentaire à base de plantes et de démanteler l’industrie de l’agriculture animalière, ainsi que de végétaliser les déserts et de restaurer les forêts tropicales » peut se faire (rapidement) sans une organisation mondiale ultrasophistiquée de type IA ? Il faut savoir lire ce qui se cache derrière les belles paroles.
        Ce projet est déjà contenu en germe dans ce que l’on appelle poliment les « smart cities ». On nous parle déjà de voitures sans chauffeur qui calculent automatiquement le meilleur itinéraire pour vous et la collectivité de manière à ce que votre déplacement créé le moins d’entrave à la circulation et le moins de pollution possible ; ça parait très beau, très « eco-responsable », mais cela donne aussi une petite idée de la vie dans un monde en révolution écologique : des smart city entourées de forets vierges interdites, où chaque battement de cil devra faire l’objet d’une autorisation administrative par des IA aimantes et bienveillantes…

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        • Patrick // 30.09.2019 à 22h21

          “smart cities” !!! ou comment essayer de faire croire aux gueux qu’ils vont pouvoir continuer à avoir du pain et des jeux en se passant des combustibles fossiles.
          Les smart cities vont plutôt ressembler à ces films d’anticipations des années 70 ou à un vieux MadMAx

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          • Sandrine // 01.10.2019 à 08h17

            On y arrivera vous verrez… en supprimant l’accès a l’énergie des campagnes et banlieues non directement productives (de nourriture pour les villes)

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            • Patrick // 01.10.2019 à 08h27

              Les banlieues iront faire leurs “courses” en ville , les campagnes ne produiront plus de nourriture pour les villes.
              Imaginez la quantité d’énergie nécessaire pour :
              – produire la matière première ( agriculture )
              – la transporter vers les usines agro-alimentaires ( ça consomme une usine )
              – stocker les produits finis (souvent au froid, grosse consommation d’énergie )
              – la retransporter et la stocker vers les villes ( à nouveau au froid )
              – la distribuer vers les points de vente.
              Si un maillon de la chaine saute , toute la chaine s’arrête.

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  • la vieille gauloise // 30.09.2019 à 08h27

    On ne parle que trop rarement , pour ne pas dire jamais , du déclin démographique mondial : baisse des naissances , à des degrés variables selon les pays , mais globalement , la tendance mondiale est à la baisse ….et augmentation des décès due au vieillissement de la population donc la population mondiale va baisser et non augmenter comme l’ oligarchie continue à nous le répéter dans sa propagande ( pour des raisons de business ” écologique ” et de manipulation stratégique : FAIRE PEUR !) voir le livre ” empty planet ” malheureusement pas traduit en français Les démographes le savent mais c’ est un sujet tabou !

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    • amipb78 // 30.09.2019 à 08h47

      Il y a une baisse de l’augmentation de la population, mais certainement pas un déclin démographique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Population_mondiale

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      • Patrick // 30.09.2019 à 09h15

        pour l’instant ralentissement de l’augmentation , même si les populations africaines sont encore en expansion pour quelques générations
        ce sera suivi par une phase de stabilisation puis de déclin… peut-être , on verra bien

        Le problème avec les prévisions , c’est quand elles concernent l’avenir 🙂

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        • alexandre // 02.10.2019 à 16h18

          Baisse démographique?
          A ce rythme, le problème serait réglé dans combien de temps?
          10 000 ans? plus ou moins? On n’en sait rien?
          Nous sommes quelques centaines de millions de consommateurs avec potentiellement quelques milliards qui attendent leurs tours. Sans vouloir faire preuve de pessimisme.. Ne perdez pas votre temps à imaginer une solution démographique sans une planification mondiale, et elle ne viendra pas.

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    • Je me marre // 30.09.2019 à 09h28

      Déclin démographique alors que nous serons bientôt, si ce n’est déjà fait, 8 milliards, soit un triplement de la population mondiale en moins de 70 ans, c’est une véritable pullulation qui met en grave danger les populations animales et végétales. L’oligarchie financière se réjouit d’avoir plus de main d’oeuvre à exploiter et de chairs à canon pour ses guerres.

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 30.09.2019 à 11h06

      J’ai lu il y a longtemps un petit livre “History of world population” d’un certain Cipolla. Essayez ça, si le sujet vous intéresse. J’en ai retenu ceci : la population mondiale n’a jamais été une courbe constamment ascendante. C’est une sinusoïde ascendante. Les diminutions, lorsqu’elles sont importantes, ne sont pas, ne peuvent pas, résulter de variations de la fécondité ou de la longévité : ces paramètres n’agissent que très lentement. Elles résultent d’événements catastrophiques.

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  • Toutatis // 30.09.2019 à 08h47

    La comparaison avec Venus est complètement ridicule. Il y a 500 millions d’années il y avait au moins 20 fois plus de CO2 dans l’atmosphère (voir https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/co2-depuis-4ga.xml) et il n’y a pas eu d’évolution catastrophique vers le modèle de Venus.
    Plus précisément on estime que depuis 600 millions d’années, la quantité de CO2 atmosphérique a varié entre 0,5 et 20 fois la quantité actuelle.

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    • amipb78 // 30.09.2019 à 08h48

      Peut-être une question de distance avec le soleil et de… présence de la vie et d’océans ?

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      • Patrick // 30.09.2019 à 09h08

        et en plus, peut-être que le CO2 n’a pas autant d’influence qu’on le dit.
        Par contre le soleil semble bien être la principale source d’énergie , surtout pour les planètes qui en sont le plus proches.

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        • RV // 30.09.2019 à 19h32

          Qui est ce “on” ?
          Les travaux pris en compte par le GIEC ne sont pas “on dit” mais des résultats d’études et d’expériences. C’est l’état de l’art à ce jour.

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          • RV // 30.09.2019 à 23h46

            Par ailleurs les travaux du GIEC ne s’appuient pas uniquement sur le CO2 !
            Mais aussi sur le CH4 (méthane), le N2O (protoxyde d’azote), les aérosols, les hydrocarbures halogénés, l’ozone, la vapeur d’eau, le CO (monoxyde de carbone), le NOX (oxydes d’azote), le rayonnement solaire etc.

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  • Brigitte // 30.09.2019 à 10h10

    Et voilà à nouveau C. Hedge, l’ami américain du site les Crises.
    ” Nous allons devoir développer une nouvelle façon d’être une civilisation, et ce, de façon radicale. » dit-il. Non mais sans rire, on dirait du R. Glucksmann! C’est qui “nous”?
    Toujours penser que ce qui vient des USA a une hauteur de vue d’avance. Certes, c’est la civilisation anglo-américaine qui nous a précipité dans ce merdier au siècle dernier alors ce serait la moindre des choses qu’ils fassent amende honorable en se creusant la cervelle pour trouver des solutions. Mais ce monsieur ne propose rien, il se contente de faire du journalisme d’analyse et d’opinion. Il va même jusqu’à dire que c’est notre destinée que de disparaitre sur cette terre qui continuera son bonhomme de chemin sans nous. C’est même pas lui qui le dit, ce sont les modèles mathématiques car nous ne savons plus penser sans eux!
    Avant de dire Adieu à la planète terre disons plutôt adieu à la civilisation anglo-américaine!

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    • Sandrine // 30.09.2019 à 10h17

      “Ce sont les modèles mathématiques car nous ne savons plus penser sans eux”. Bien vu Brigitte.
      D’une certaine façon ce son ces modèles qui ont pris le pouvoir dans nos sociétés, par le truchement de notre idolâtrie pour les sciences mathématisées.

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      • Bouddha Vert // 30.09.2019 à 22h15

        Personnellement je ne connais pas de science qui ne s’appuie sur les mathématiques.
        Quant à parler d’idolâtrie, j’avoue ne pas suivre votre analyse.

        Les modèles mathématiques lorsqu’ils encadrent correctement leurs sujets ne font que répondre à une interrogation.
        Les mathématiques, dans le meilleur des cas, aident à la décision mais ne sont pas prêts de remplacer notre pensée.

        Bref, ne crachons pas sur ce qui est l’un des plus vieux outils pour appréhender le monde cela pourra nous éviter d’avancer à l’aveugle.

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        • Sandrine // 01.10.2019 à 07h30

          Dans cette vidéo, il est question de connaissances d’ordre biologique et médicale obtenues sans passer par les mathématiques.
          https://m.youtube.com/watch?v=Y5J4UEa1_Qs&time_continue=4950
          Peut-être que c’est justement ça qui a permis à ces gens de garder une relation humble et harmonieuse avec la nature.
          La sacralisation des mathématiques est une spécificité de notre culture, plus précisément de la philosophie grecque (avec Platon notamment pour qui le monde des pures idées est accessible par les mathématiques).On voit où ça nous a mené…

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          • Bouddha Vert // 01.10.2019 à 11h25

            L’empirisme n’a effectivement pas besoin des sciences mathématiques, même s’il s’appuie sur la connaissance des nombres, mais ce n’est pas une science! (Relisez vous avant d’écrire, car vous avez écrit “sciences mathématisées”)
            Quant à postuler que l’étude des mathématiques par les Grecs pour ce qu’elles sont et pas pour ce qu’elles apportent, ce qui je vous l’accorde, est certainement une spécificité civilisationnelle, aurait fait basculer le monde dans l’état actuel???
            Pourquoi pas (??!?), mais on peu, de la même manière, penser que depuis la maitrise des techniques de la taille des pierres, de la fabrication des liens, voir de la domestication du feu on pouvait prédire ce qui arriverait: “On voit où ça nous a mené…”

            Les préhistoriens remarquent, sans être certains de la cause, qu’en Australie et aux Amériques, la disparition d’une partie de la mégafaune est concomitante de l’arrivée des Hommes, faut il y voir la faute des Grecs ou de la mathématique?
            Puisque vous semblez apprécier l’ésotérisme je citerais volontiers Mulder: “la vérité est ailleurs”.

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            • Sandrine // 01.10.2019 à 12h40

              Je ne vous parle pas d’ésotérisme, mais de connaissances obtenues autrement que par la conceptualisation mathématique. Il ne s’agit pas non plus d’empirisme qui peut tout aussi bien faire appel aux mathématiques pour justifier ses observations (statistiques).
              Remonter à l’age de pierre à mon avis est stérile car les preuves seront toujours insuffisantes pour pouvoir étayer les diverses théories à ce sujet. En revanche, rappeler que le basculement dans l’ère de la technoscience depuis le 17e siècle doit beaucoup à des penseurs comme Galilée ( dont on connait la fameuse phrase « la nature est un livre écrit en langage mathématique ») permet de mieux discerner quelles sont les bases théologiques (oui, oui, vous avez bien lu…) de notre monde contemporain.

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            • Lo // 01.10.2019 à 23h40

              J’admire votre pédagogisme face à une personne que les mathématiques rebutent.
              La modélisation a ses les limites mais c’est ce que nous possédons de plus précieux pour lire l’avenir (pour paraphraser Einstein parlant de la science).

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            • RV // 02.10.2019 à 14h19

              @ Sandrine
              Etienne Klein en dit quelques mots ici
              http://etienneklein.fr/peut-on-comprendre-lefficacite-des-mathematiques-en-physique/
              dès les premières secondes :
              …/… pourquoi on écrit des équations …/…

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    • Patapon // 30.09.2019 à 10h25

      Que proposez-vous d’autre, pour modéliser ? Sur quoi appuyer la tentative de comprendre et prévoir le monde matériel ?

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      • Geoffrey // 30.09.2019 à 11h01

        le cœur comme étalon ?

        pq ne pas ressentir plutôt que calculer ?

        Geof’ (en très grande forme)

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        • Patapon // 02.10.2019 à 23h13

          C’est gentil mais avant de choisir par le ressenti, on va devoir s’appuyer sur un modèle, non ? Le langage est déjà une modélisation.

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    • RV // 30.09.2019 à 19h38

      @ Brigitte // 30.09.2019 à 10h10
      Les mathématiques nous ont notamment permis de comprendre et d’agir sur le monde qui nous entoure.
      Savez vous que votre GPS serait inutilisable sans la théorie de la relativité ?
      Savez vous que sans les équations de la mécanique quantique il n’y aurait pas de laser ?
      Les mathématiques sont des outils performants quoi que vous en pensiez.
      Nous devons affronter le réel et ne pas nous réfugier dans le déni.

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      • jules // 30.09.2019 à 20h33

        « Réel » comme le trading haute fréquence ?… (Par exemple, hein, juste par exemple, parce que j’ai peine à imaginer le désastre d’une existence dépourvue de laser et/ou de GPS…)

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        • RV // 30.09.2019 à 21h20

          @ jules // 30.09.2019 à 20h33
          Le réel c’est la destruction de notre écosystème.
          Le déni est le fait des climatosceptiques.

          Les deux exemples donnés ne sont que l’illustration de la pertinence des outils mathématiques. Je réponds à Brigitte.

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          • Genuflex // 03.10.2019 à 10h48

            Ce que me semble souligner utilement dans la discussion Brigitte, c’est que la rationalisation ne suffit pas à expliquer le monde :
            rationalisation -> ratio = mesure. les mathématiques ne prennent en compte que ce qui est mesurable. Les mathématiques ne prennent pas en compte ce qui n’est pas mesurable.
            C’est une problématique récurrente entre réduction analytique et approche holistique.

            La question se résume dans cette citation attribuée à beaucoup : “le tout est plus que la somme des parties”. Soit on se réclame d’une vision holistique, et l’on dit, et bien oui, c’est le cas. Ou bien on se réclame de l’analyse cartésienne, et l’on dit, ben non, si l’on connait toutes les parties, on connait le tout.

            Je prends un exemple parlant classique : même si je connais le fonctionnement des cellules nerveuses, du sang, de la respiration, du foie, du cœur, du cerveau, de l’intestin.. je suis pourtant loin d’être capable de prédire ce qu’une personne va faire ou dire dans les prochaine secondes ou minutes.

            Descartes écrit que l’analyse scientifique peut décrire entièrement le monde si cette connaissance est exhaustive, or la mécanique quantique (le principe d’incertitude d’Heinsenberg, notamment) nous montre qu’il n’y a pas possibilité d’atteindre cette connaissance complète.

            Penser décrire toute la réalité de ce monde par la science ressemble à de la croyance. cela n’est manifestement pas le cas. Cela n’empêche pas que les mathématiques et la science sont un puissant outil d’exploration du réel rationnalisable.

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            • RV // 04.10.2019 à 16h09

              @ Genuflex // 03.10.2019 à 10h48
              ///la rationalisation ne suffit pas à expliquer le monde///
              La science (et les mathématiques qu’elle utilise quand elle les utilise) n’a pas pour but d’expliquer le monde mais de trouver des lois qui permettent d’interagir avec lui.
              C’est en cela qu’il n’y a pas de “vérité” scientifique et que de nouvelles lois régulièrement viennent détrôner les anciennes.
              La force de la science réside dans sa confrontation au réel et de ne pas être dans le dogme et d’ainsi pouvoir évoluer au fil des découvertes.

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    • XCO // 08.10.2019 à 16h51

      Bof, la civilisation anglo-americaine je ne vois pas trop ce que c’est. La civilisation industrielle qui prend sa source en Europe de l’ouest et dont les anglo-saxons se sont fait les champions, ça je comprends, et ça colle à l’histoire. Quant aux maths, elles sont bien pratiques pour lever un coin du voile sur la probable trajectoire d’annihilation que suit cette civilisation qu’elle soit anglo-americaine, européenne, asiatique ou quoi que ce soit.

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  • Chris // 30.09.2019 à 10h32

    La survie de l’Homo Sapiens dépend plus de sa propension à détruire son environnement vital (pollutions et contaminations par ses déchets, destruction des sols et ressources par frénésie extractive et reproductive et guerres récurrentes pour s’approprier les ressources encore disponibles) que du changement climatique observé mais dont les causes ne sont pas forcément attribuables à ses activités.
    Le vaisseau Terre fait partie du cosmos, a sa vie propre, subit et réagit aux influences de sa galaxie comme tout organisme vivant.
    Or, les shadoks humains (microspiques) pensent et agissent comme si la Terre était un objet inanimé planté dans le décor cosmique… à leur dispostion bien évidemment. Une bêtise abyssale qui démontre un égocentrisme forcené lequel me fait penser au roman de Jonathan Swift, “Le voyage de Gulliver”.
    Nous étions avertis de l’impasse civilisationnelle (Meadows 1973) dans laquelle nous nous engagions. Nous y sommes, nous y enfonçons et nous nous y perdons pour quelques siècles.

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    • RV // 30.09.2019 à 19h56

      @ Chris // 30.09.2019 à 10h32
      Cet été un record de température de 42°(jamais enregistré depuis 1873) en France
      https://www.notre-planete.info/actualites/3044-canicule-France-juillet-2019
      et de 51° en Inde
      http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160521-inde-climat-environnement-secheresse-chaleur-record-temperature

      Jean Jouzel a été le 27 septembre 2019 par la chaine Thinkerviews, je vous invite à l’écouter.
      https://www.youtube.com/watch?v=tUml_4KZKhk

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      • Chris // 30.09.2019 à 21h23

        Changement ou réchauffement climatique (bien que je préfère le mot “changement” plus adéquat à la géographie) ne change strictement rien à la quadrature du cercle à résoudre : l’espèce humaine en surnombre et hyper consommatrice va mourir de et par ses déchets.
        Le changement climatique devient accessoire et ne fait qu’aggraver le processus déjà bien entamé.
        Que les villes bétonnées et surpeuplées crèvent de chaud n’a rien d’étonnant : ce sont les lois de la physique. Que le bétonnage des mégalopoles et multiplication des voies de communications entrainent des variations climatiques sur le reste des territoires, non plus ! Pour preuve, la catastrophe de Tchernobyl a impacté toute l’Europe et ce n’était qu’un événement ponctuel.

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        • RV // 30.09.2019 à 22h32

          @ Chris // 30.09.2019 à 21h23
          Le réchauffement climatique est entre autre chose responsable de l’élévation du niveau des océans, dilatation de l’eau et fonte des glaces, un rien, quand on connait le nombre d’habitants qui vivent sur les franges côtières. Les déplacements de populations que cela impliquera n’aura rien d’accessoire.

          Il serait urgent de réduire nos consommations liées aux énergies carbonées, en isolant nos bâtiments, en réduisant le trafic mondial autour de la planète induit par la globalisation, donc en relocalisant nos productions, en développant les transports en commun à toutes les échelles du territoire, en modifiant nos politiques agricoles, etc.

          Le réchauffement climatique n’est qu’une des facettes du défi que nous devons relever, j’en suis conscient, la destruction de notre écosystème a bien d’autres causes.

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      • Patrick // 30.09.2019 à 22h17

        1719 … 3 mois de canicule ininterrompue .. plusieurs centaines de milliers de morts en France
        Alors que la période était particulièrement froide ( 1709 : hiver glacial , des milliers de morts )

        Donc nos quelques jours de canicule n’étaient en aucun cas significatifs d’une situation d’urgence. Il faut arrêter d’avoir peur.

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        • RV // 30.09.2019 à 22h56

          @ Patrick // 30.09.2019 à 22h17
          Les quelques jours de canicules ne sont pas significatifs en tant que tels si vous les considérez comme un épisode météorologique accidentel, mais aujourd’hui les scientifiques nous disent qu’ils s’inscrivent dans une série longue qui a plus à voir avec le climat.
          Il n’est pas question d’avoir ou de ne pas avoir peur mais de ne pas être dans le déni et d’affronter la réalité. Année après année nous enregistrons des records de température. Nous ne pouvons pas ignorer cette progression.

          Cet article de Libération de 2003, mis à jour en 2018 :
          https://www.liberation.fr/france/2003/08/14/700-000-morts-lors-des-canicules-de-1718-1719_442098
          mentionne des été caniculaires à ces différentes dates : 1168, 1331-1334, 1351, 1383-1385, 1540, 1636, 1705, 1718-1719, 1789. Aucune suite longue, aucune progression mais des variations épisodiques.

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        • Bouddha Vert // 01.10.2019 à 11h41

          Patrick, confondre encore météo avec climat n’est pas raisonnable.
          Confondre les variations du climat localement avec le climat global ne l’est pas moins.
          Je suppose qu’il est inutile de vous rappeler que le climat terrestre est la composante de facteurs globaux (astronomie, tectonique…) et locaux (volcanisme…) sur des échelles de temps qui vont de l’année aux centaines de millions d’années.

          Et, si quelques uns ont peur, la communauté scientifique parle de ce qu’elle comprends et pas de ce qu’elle craint!
          En revanche votre attitude ressemble furieusement à du déni, auriez vous peur de ce que la science interroge?

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  • Geoffrey // 30.09.2019 à 11h07

    ce qui m’énerve, encore et encore,

    c’est ce “NOUS” qu’on nous balance à chaque fois !!!!!!!!

    ce n’est pas le citoyen qui vote, c’est le prolo’…et avec son ventre encore : SURTOUT ne pas perdre son emploi.

    la démocratie représentative est une image, un reflet de la démocratie, pas son essence.

    ce n’est donc pas “NOUS” qui gouvernons le monde (à sa perte), c’est “IlS”…ceux du Système (l’État-profond pour faire simple). Mais voilà, il faut être communiste pour le voir ; pourtant l’auteur a lui aussi des yeux pour voir…penserait-t-il avec son ventre, lui aussi ?

    Geof’, neo-communiste belge

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    • Sandrine // 30.09.2019 à 12h18

      Oui, la caste au pouvoir, celle qui a conçu la législation sous laquelle nous vivons (la légalité démocratique) avait déjà fait le coup du « nous » en 14 quand elle avait eu besoin de se départager pour l’attribution des marchés. Ersnt Junger caché dans son entonnoir sous le feu roulant des machines de guerre eut cette vision bien connue du soldat-travailleur, à la fois acteur et matière première du gigantesque processus de production-consommation à l’œuvre sur le marché-champ de bataille. Il était là, en première ligne, parce qu’il croyait à la réalité de ce « nous » transcendant.

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      • Bouddha Vert // 30.09.2019 à 22h42

        Il me semble que le “NOUS” évoqué fait référence à l’humanité, pas besoin de s’engager dans une interprétation politique des classes en affrontement.
        Dans un régime communiste ou idéalement démocratique la problématique de l’article serait exactement la même si les moyens économiques s’appuient sur un productivisme croissantiste.
        Produire des biens ou des services signifie toujours transformer des ressources.
        Certaines ressources sont renouvelables, pour peu que le prélèvement respecte le renouvellement.
        En revanche toutes les ressources abiotiques ne le sont pas, et leur recyclage technologique ou géologique est hors d’échelle.
        Cet article tente en fait d’aborder les mécanismes propres à tout système complexe confronté à une biologie qui se dote de technologies pour améliorer son sort.
        C’est la fameuse question de Fermi, “pourquoi n’avons nous encore été visités par des extra-terrestres?”
        Cet article est une réponse possible et, elle n’est pas dénuée de charme.

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  • monsipoli // 30.09.2019 à 12h22

    L’essentialisation est la plus mauvaise manière de conduire le procès des destructeurs non pas de la planète, elle s’en remettra, mais de notre propre espèce.
    Mettre tout le monde dans le même panier du « nous » est déjà jugé coupables ceux qui n’y sont pour rien ou seulement indirectement par faute d’alternatives proposées. Les vrais coupables sont connus, ils ont d’ailleurs pignon sur rue et sont même célébrés en « capitaines d’industrie » et autres sornettes mythiques dorant la légende du capitalisme.
    La grande majorité des gens du peuple est beaucoup plus respectueuse et soucieuse des conditions de notre survie : qualité de l’alimentation, préservation de l’environnement, du maintien de structures sociales saines, etc. Tant que le capitalisme prévaudra rien ne saurait être envisagé d’intelligent, la bêtise et le crime sont ses constituants basiques. L’éducation et la formation citoyennes pourraient en atténuer les méfaits mais seulement à la marge. Il faudrait des résolutions beaucoup plus radicales pour l’éradiquer jusqu’au dernier de ses atomes. Sans cela, aucun salut.

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    • RV // 30.09.2019 à 20h06

      Historiquement, le capitalisme précède la révolution industrielle.
      Les capitalistes ne l’ont pas attendu pour accaparer le pouvoir de décision.
      Capitaliste ou pas capitaliste la société à faire advenir doit se passer des énergies carbonées.

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  • calahan // 30.09.2019 à 12h52

    Peut être une erreur de traduction ?
    mais au début de l’article la fusion nucléaire est citée comme technologie acquise par l’humanité.Non, la fusion nucléaire pour l’instant est réservée au cœur des étoiles, nous sommes techniquement capable de convertir de l’énergie par réaction nucléaire via la fission nucléaire.La fusion si l’on y parvenait serait une révolution technologique (on y travaille).

    Des civilisations disparues, il semble qu’on ait pas besoin de se tourner vers les étoiles pour en trouver.

    Et j’ajouterai qu’une espèce intelligente peut évoluer sans s’autodétruire, au contraire, on apprend de son erreur quand on est pas trop idiot.
    “sommes nous vraiment dominés par des idiots ?”
    “la majorité des humains sont ils des prédateurs en mal d’autodestruction?”
    “Les personnes en capacité d’agir sur les devenirs communs sont elles des personnes vraiment qualifiées pour ce travail ?”
    “dans une société ou le népotisme et le copinage permettent la cooptation à tous les étages de la hiérarchie, est on sur des qualités requises par les personnes en poste ?”

    Toutes ces pratiques nous condamnent à la médiocrité.

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    • RV // 30.09.2019 à 20h17

      L’interversion entre fusion et fission est présente dans le texte original.
      Mais vous avez raison l’état de l’art à ce jour ne maitrise que la fission.

      https://www.truthdig.com/articles/saying-goodbye-to-planet-earth-2/
      …/… The spectacular rise of human civilization—its agrarian societies, cities, states, empires and industrial and technological advances ranging from irrigation and the use of metals to nuclear fusion—took place during the last 10,000 years, after the last ice age. …/…

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    • Bouddha Vert // 30.09.2019 à 22h49

      Je vous délivre un petit lien qui, à mon sens, nous dédouane de notre médiocrité mais abonde dans le sens de ce post:
      https://lejournal.cnrs.fr/billets/le-paradoxe-de-fermi-et-les-extraterrestres-invisibles
      Bonne lecture

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      • RV // 30.09.2019 à 23h10

        Merci pour ce lien, ce billet a donné lieu à cette discussion :
        https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-planete/20150228.RUE8019/croissance-a-quelle-distance-sommes-nous-de-nos-limites.html
        La confrontation du point de vue d’un économiste et de celui d’un scientifique.

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        • Bouddha Vert // 01.10.2019 à 12h08

          Egalement merci pour cet article qui caractérise les compréhensions que l’on a du moteur de l’économie.

          Comme d’habitude la science économique classique imagine “pouvoir” sous l’influence du “vouloir”, c’est bien évidemment faire fi des réalités physiques qui sous-tendent nos capacités d’action.
          Comme d’habitude des économistes nous parlent de découplage absolue entre augmentation de création de richesses et baisse des ressources nécessaires à ces créations.
          Avec l’économie classique nous sommes malheureusement encore à l’ère de la génération spontanée.

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    • Dominique65 // 02.10.2019 à 17h40

      Dans une bombe H, il y a bien fusion. L’homme sait donc la produire, mais pas la domestiquer. Pas encore.

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