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1.juillet.20191.7.2019 // Les Crises

L’agriculture industrielle occidentale dévore nos forêts et accélère le changement climatique

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Source : Motherboard, Nafeez Ahmed, 17-04-2019

Image : Shutterstock

La dynamique de la déforestation est de plus en plus inséparable de la demande croissante en denrées alimentaires de la part des consommateurs des pays les plus développés.

Les humains sont en train de dévorer les forêts mondiales. Pas directement, bien sûr, mais une kyrielle de nouvelles études montre que c’est comme si on le faisait.

Ceci est, bien sûr, une très mauvaise nouvelle pour le climat – ce qui veut dire une mauvaise nouvelle pour toute vie sur Terre.

La déforestation est la deuxième source mondiale d’émissions de carbone d’origine humaine – émissions qui, rappelons-le, constituent le principal moteur du changement climatique. À l’heure actuelle, nous sommes partis pour franchir le seuil de danger climatique d’ici 12 ans, selon les Nations Unies.

Cependant une nouvelle étude scientifique réalisée par une équipe de scientifiques européens révèle que la principale cause de déforestation est l’agriculture industrielle – et parmi les principaux coupables figurent certains des noms les plus connus de l’industrie agroalimentaire occidentale, tels que Cargill et Bunge.

Nous sommes en train de dévorer la planète

Cette étude, publiée fin mars dans la revue Global Environmental Change, est la première du genre à démontrer à quel point la déforestation sous les tropiques est directement liée à la production alimentaire industrielle.

Si on se concentre sur la période 2010-2014, elle montre que les produits à base de viande bovine et d’oléagineux représentent plus de la moitié des émissions dues à la déforestation tropicale, dont l’Europe et la Chine sont les principaux importateurs. De façon générale, le commerce mondial de ces produits représente jusqu’à 39 % des émissions.

Cet article, dont les principaux auteurs sont Florence Pendrill et Martin Persson de l’Université de technologie Chalmers en Suède, démontre que la déforestation est principalement due à l’utilisation des terres pour les cultures, les pâturages et les plantations forestières afin de produire des produits spécifiques qui sont largement consommés à travers le monde par les nations industrialisées.

Les autres chercheurs ayant participé à l’étude viennent du Stockholm Environment Institute en Suède, du Senckenberg Biodiversity and Climate Research Centre en Allemagne et du NTNU, l’Université norvégienne des sciences et technologies.

L’étude révèle que l’alimentation du citoyen européen moyen a une empreinte carbone importante, dont un sixième provient des émissions liées à la déforestation. Pour certains pays (comme Malte, le Japon, le Luxembourg et la Belgique), les émissions de carbone dues aux importations de produits liés à la déforestation sont en fait supérieures à la moitié de leurs propres émissions agricoles nationales.

Et pourtant, ces données ne sont généralement pas prises en compte lorsque les pays comptabilisent les quantités d’émissions nationales de carbone.

La production de viande bovine au Brésil, dans le reste de l’Amérique latine et en Afrique est de loin le principal moteur mondial des émissions de carbone induites par la déforestation, représentant quelque 34% des émissions. Les produits oléagineux, tels que les huiles végétales, constituent le deuxième facteur important, avec un taux d’environ 20%.

D’autres produits de base comme le riz, le blé, le cacao, le café, le thé et les épices jouent un rôle moins prépondérant mais néanmoins important.

Commerce de l’extinction

Bien que l’article se focalise principalement sur l’Europe, des scientifiques de l’Institut de météorologie et de recherche climatique, de l’Institut de recherche sur l’environnement atmosphérique (IMK-IFU), de l’Institut de technologie de Karlsruhe et de l’École des géosciences de l’Université d’Édimbourg ont signalé que les États-Unis s’apprêtent à aggraver considérablement la situation.

Un nouvel article publié le mois dernier dans Nature nous avertit que la guerre commerciale entre le président Donald Trump et la Chine risque de déclencher une nouvelle phase de déforestation accélérée au Brésil.

Au cours des deux dernières décennies, la croissance fulgurante du marché mondial du soja a entraîné une déforestation massive de la forêt tropicale amazonienne. En réponse aux droits de douane américains allant jusqu’à 25 % sur les importations chinoises, la Chine a pris des mesures de rétorsion en imposant des droits de douane allant jusqu’à 25 % sur les produits américains, y compris le soja produit aux États-Unis principalement destiné à l’alimentation animale.

« la dynamique de la déforestation est de plus en plus inséparable de la demande croissante de denrées alimentaires de la part des consommateurs des pays les plus développés. »

Alors que les exportations américaines de soja vers la Chine ont chuté de moitié, la demande chinoise continue de croître. Voilà pourquoi, au lieu d’importer depuis les États-Unis, la Chine compensera le déficit en augmentant ses importations en provenance du Brésil, ce qui aura des conséquences dévastatrices sur la forêt amazonienne.

« Nous estimons qu’une recrudescence de la déforestation tropicale pourrait se produire en raison de la nouvelle demande des autres grands fournisseurs de la Chine afin de fournir jusqu’à 37,6 millions de tonnes (c’est-à-dire la quantité que la Chine a importé depuis les États-Unis en 2016) », ont écrit Richard Fuchs, chercheur principal à l’Institut technologique de Karlsruhe, et ses coauteurs.

Selon Fuchs et ses homologues, la superficie consacrée à la production de soja au Brésil pourrait augmenter de 39 %, ce qui pourrait détruire 13 millions d’hectares de forêt tropicale.

Ce chiffre pourrait même être sous-estimé. Leurs prévisions ne tiennent pas compte des hausses de la demande indépendantes de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Ils soulignent que la demande en soja de la Chine a augmenté de façon exponentielle depuis 2000, augmentant de 200 % en provenance d’Argentine, de 700 % des États-Unis et de 2 000 % du Brésil.

En plus de mettre fin à une guerre commerciale qui, de l’avis de nombreux observateurs, est autodestructrice, les scientifiques suggèrent que l’un des moyens de prévenir une catastrophe imminente est que les États-Unis et la Chine acceptent d’éliminer le soja de leurs droits de douane mutuels.

La forêt tropicale amazonienne est déjà mise à rude épreuve par le changement climatique, avec des sécheresses plus intenses qui sapent de plus en plus la croissance des arbres. A mesure que la déforestation accélère, la capacité de la forêt à agir comme un « puits de carbone » – absorbant le dioxyde de carbone de l’atmosphère – diminue considérablement.

Ces dernières années, avec l’accélération de la déforestation, les forêts tropicales comme l’Amazonie libèrent maintenant plus de carbone dans l’atmosphère qu’elles n’en absorbent. L’an dernier, une étude dans Science Advances a conclu que l’Amazonie est sur le point de connaître un « point de basculement » au-delà duquel la forêt tropicale pourrait connaître une dégradation irréversible.

Grandes entreprises

Ces nouvelles études démontrent que la dynamique de la déforestation est de plus en plus inséparable de la demande croissante de denrées alimentaires des consommateurs des pays les plus développés. Mais elles révèlent aussi le rôle de certaines des plus grandes entreprises alimentaires du monde.

Plusieurs enquêtes menées par Mighty Earth, une organisation mondiale basée à Washington DC et présidée par l’ancien membre du Congrès Henry Waxman, Rainforest Foundation Norway et l’ONG néerlandaise Fern ont montré comment deux conglomérats américains en particulier, Cargill et Bunge, ont provoqué une « déforestation massive » pour produire du soja dans le Cerrado, la savane vitale du Brésil, et dans le bassin amazonien bolivien.

Les deux entreprises exportent de grandes quantités de soja vers l’UE, où il est principalement utilisé dans l’agriculture animalière pour produire des produits laitiers, des œufs, du porc, de la volaille et du bœuf.

Le rapport Mighty Earth, publié en 2018, a conclu que même si certaines parties de l’Amazonie brésilienne sont désormais interdites de production de soja, le soja cultivé pour l’alimentation animale européenne (l’Europe en a importé 27,9 millions de tonnes en 2016) a entraîné une déforestation non seulement dans le Cerrado et en Bolivie, mais aussi en Argentine et au Gran Chaco du Paraguay.

Bien que le Cerrado ne soit pas aussi reconnu que l’Amazonie, il abrite 5 % des espèces de la planète et disparaît presque quatre fois plus vite. Au cours de la dernière décennie, une zone de savane plus vaste que la Corée du Sud en a été déforestée.

Rien n’indique que la demande pour ces produits alimentaires va cesser d’augmenter de sitôt. Mais Mighty Earth soutient que la déforestation est tout à fait évitable. Dans toute l’Amérique latine, il y a plus de 650 millions d’hectares de terres précédemment défrichées où l’agriculture pourrait être développée sans menacer les forêts tropicales.

Selon le professeur Martin Persson, coauteur de l’étude Global Environmental Change, l’interdiction de ces produits n’est pas la solution. Il faut exercer des pressions sur les producteurs et les inciter à changer.

« Si on se contentait de fermer la porte d’un produit en particulier, alors on risquerait de déplacer le problème vers un autre produit ou un autre producteur », a-t-il déclaré à Motherboard. « Tant qu’il y aura une demande, une interdiction ne ferait que déplacer la production ailleurs. Nous devons inciter une amélioration de la production. »

En mars, la Commission européenne a interdit que l’huile de palme produite en Indonésie et en Malaisie fasse partie des objectifs de l’UE en matière de transport renouvelable pour les biocarburants, au motif qu’elle contribue à une déforestation excessive.

Mais étant donné le silence de l’UE sur d’autres produits de base tels que le bœuf et le soja – qui, selon la nouvelle étude sur le changement environnemental mondial, sont responsables de 30 % des émissions de carbone en Amérique latine dues à la déforestation, contre moins de 14 % en Asie et dans le Pacifique pour l’huile de palme – cette approche ne sera probablement pas vraiment utile.

L’année dernière, une étude de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature a ouvertement averti qu’une interdiction générale de l’huile de palme remplacerait simplement la production par des surfaces beaucoup plus importantes de champs de colza, de soja ou de tournesol qui utilisent davantage de terres, ce qui entraînerait une déforestation encore plus importante. L’huile de palme produit quatre à dix fois plus d’huile par unité de terre que les autres oléagineux et utilise moins d’engrais et de pesticides.

Persson a approuvé les conclusions de cette analyse. « En fait, la palme est en principe une culture fantastique », dit-il. « Elle utilise beaucoup moins de terre que les autres huiles végétales. En théorie, il y a beaucoup de terres déjà défrichées pour cultiver des produits de base comme l’huile de palme et le soja, ou pour accueillir du bétail – nous avons donc besoin d’incitations et de réglementations pour garantir que les entreprises respectent des critères de durabilité appropriés. »

Alors que la déforestation liée à l’agriculture industrielle accélère, Persson appelle les gouvernements à s’inspirer des mesures qui ont fait leurs preuves. L’approche de l’UE en matière d’importation de bois, a-t-il dit, constitue un modèle potentiellement satisfaisant : « Actuellement, il existe des règles strictes de vigilance raisonnable que les entreprises doivent suivre pour prouver qu’elles ont pris des précautions afin de s’assurer qu’elles ne s’approvisionnent pas auprès d’exploitations forestières illégales. En outre, l’UE peut conclure des accords de partenariat volontaire avec les pays pour les aider à remplir les critères appropriés. »

Cette recherche nous rappelle que mettre fin au changement climatique peut être une question incroyablement complexe en raison de la myriade de façons dont notre civilisation moderne dépend des technologies qui produisent des émissions de carbone.

Et tout en insistant sur la gravité des risques si nous continuons sur notre lancée actuelle, elle montre clairement qu’il est tout à fait possible de mettre un terme à la destruction endémique des forêts dont dépendent les écosystèmes planétaires.

Source : Motherboard, Nafeez Ahmed, 17-04-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Redrogers // 01.07.2019 à 08h49

Il ne faut pas confondre “forêts” et sylviculture. Les forêts, qui sont des écosystèmes complexes et qui regroupent des communautés d’organismes variés et de tous âges, ne progressent pas en France (et nulle part d’ailleurs). Par contre, beaucoup de cultures “traditionnelles” sont transformés en champs d’arbres, monocultures alignées comme à la parade et souvent blindées de pesticides.
Et ces champs d’arbres sont opportunément utilisés pour verdir des pratiques moisies via l’arnaque de la compensation carbone.

56 réactions et commentaires

  • Patrique // 01.07.2019 à 07h55

    L’agriculture étant détruite par la politique agricole de l’Union Européenne, on assiste à un abandon de terres agricoles qui redeviennent des forêts en France (30 000 ha par an) et sans doute chez nos voisins. Ajoutons à cela des arbres qui sont plus grands de 2,5 m depuis un siècle grâce au CO2, leur nourriture en carbone.

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    • Fabrice // 01.07.2019 à 08h21

      Cette augmentation est une goutte d’eau par rapport aux destructions citées dans l’article sur le plan global surtout que les forêts détruites sont dites vierges et sources de découvertes qui ne pourront plus jamais être faites.

      Comparer des chiffresc(quantitatif) sans tenir compte du qualitatif c’est limiter sa vision, souvent pour défendre la mondialisation il est sorti qu’au final la pauvreté baisse dans le monde mais sans rappeler à quel prix pour nos pays, l’environnement,…

      C’est le même raisonnement de Hidalgo qui veut chasser la motorisation des véhicules dans Paris, ni réfléchir aux coût environnemental des batteries sur la planète, bilan le report de trafic se fait sur le reste de la région et n’améliore pas la pollution en France et l’Asie se suicide de fait de la pollution induite par la production et dans quelques année ce sera l’Afrique qui se noira dans nos déchets de “recyclage”.

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      • douarn // 01.07.2019 à 11h59

        Permettez moi, Fabrice, de prolonger la partie de votre commentaire relative à “Cette augmentation est une goutte d’eau”.
        En 2018, le monde a perdu 12 millions d’hectares de forêts tropicales, soit la superficie du Nicaragua dont 3,64 millions de forêts tropicales primaires (source WRI). Effectivement, 30.000 ha/an ou même 300.000 ha/an ne pèsent pas grand chose ni en terme de carbone, ni en terme de préservation des sols et encore moins sur la plan de la biodiversité au regard des forêts primaires détruites pour y faire du soja ou de l’huile de palme.

        https://www.goodplanet.info/actualite/2019/04/25/12-millions-dhectares-de-forets-tropicales-detruites-en-2018/

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        • Sébastien // 01.07.2019 à 12h03

          Article consternant (c’est l’AFP en même temps, de vrais spécialistes) qui nous explique que même la déforestation est due au méchant président d’extrême-droite Bolsonaro. Quelle brillante analyse…Et les 40 années précédentes?

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          • douarn // 01.07.2019 à 19h51

            Très juste Sébastien, mais les ordres de grandeur des surfaces forestières en français que je voulais transmettre étaient rapportés par cet article. C’était l’info principale, les états d’âme de l’AFP concernant Bolsonaro, sont très secondaires.
            https://www.wri.org/our-work/topics/forests

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    • Redrogers // 01.07.2019 à 08h49

      Il ne faut pas confondre “forêts” et sylviculture. Les forêts, qui sont des écosystèmes complexes et qui regroupent des communautés d’organismes variés et de tous âges, ne progressent pas en France (et nulle part d’ailleurs). Par contre, beaucoup de cultures “traditionnelles” sont transformés en champs d’arbres, monocultures alignées comme à la parade et souvent blindées de pesticides.
      Et ces champs d’arbres sont opportunément utilisés pour verdir des pratiques moisies via l’arnaque de la compensation carbone.

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      • M.Smith // 01.07.2019 à 09h14

        Absolument. La déforestation est seulement une partie du problème plus vaste de l’industrialisation des forêts (et de toute forme de vie). S’ensuit un appauvrissement de la biodiversité et une perte de son âme, celle des forêts et des forestiers, qui ne se retrouvent plus. (Et aussi de la collectivité. Un humain fait partie de l’humanité, et celle-ci de la nature. Le néolibéralisme est la systématisation de cet oubli, des oublis suicidaires).

        La France n’est pas en reste.
        https://www.bastamag.net/Les-salaries-de-l-ONF-veulent-lancer-un-mouvement-contre-la-marchandisation-des

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  • vert-de-taire // 01.07.2019 à 08h40

    “Selon le professeur Martin Persson, coauteur de l’étude Global Environmental Change, l’interdiction de ces produits n’est pas la solution. Il faut exercer des pressions sur les producteurs et les inciter à changer.”

    Comme solution c’est de humour n’en doutons pas !

    “Selon Fuchs et ses homologues, la superficie consacrée à la production de soja au Brésil pourrait augmenter de 39 %, ce qui pourrait détruire 13 millions d’hectares de forêt tropicale.”

    Pour se donner un ordre de grandeur : surface de la France étendue ~0,7 million d’hectares.

    Ce n’est plus un problème mais une calamité.
    Et des zumains la fabrique légalement en toute connaissance de cause.
    Nous avons la catastrophe que nous laissons faire : ici et ailleurs.

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    • Philippe // 01.07.2019 à 15h16

      Bonjour,
      Que voulez-vous dire par “surface de la France étendue”?
      Pour info la surface de la France métropolitaine est de 550.00km2, donc 55 millions d’hectares et la surface agricole de 28/ 29 millions d’hectares environ.
      Cordialement

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  • Bordron Georges // 01.07.2019 à 09h05

    La déforestation accélère les réchauffement climatique
    La combustion industrielle accélère le réchauffement climatique
    les gaz des moteurs d’avion, de navires, d’automobiles, de fusées accélèrent ..
    Le ruminement des bovidés accélère…
    La fermentation des marais …
    Les dégagements des volcans …
    ….

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  • Nicolas // 01.07.2019 à 10h27

    On y est presque. L’auteur signale que la production de charogne de viande est la principale cause du massacre, et mentionne même le soja, et les mystérieuses oléagineuses. Mais cet article est une arnaque intellectuelle, dès le titre, parce qu’il fait peser la responsabilité sur les méchants industriels qui détruisent la forêts alors qu’on ne leur demande rien. Ben si, mon gars, à chaque fois que t’achètes de la viande, t’exiges qu’on remplace des espaces naturels par des champs. Pour une raison évidente du point de vue énergétique : la production de charognes de vaches, ça consiste à transformer de la nourriture souvent bonne pour l’homme (soja, maïs…), à la transformer en excréments de vache, et à récupérer ce qui reste, la carcasse de la vache, qui n’est qu’un sous produit de l’activité principale. Économiquement, c’est de la démence, Cargill etc ne prospèrent que par la perversité du système financier, et par des subventions colossales de la part du gouvernement US (Cf. concept de corporate socialism). Cf. le taux de suicide des éleveurs pour voir à quel point le système fonctionne bien dès que les subventions baissent.
    Ce système démentiel ne fait que répondre à la demande des consommateurs. Chaque mangeur de viande occidental (moyen) devrait en réalité clamer haut et fort : grâce à moi, le monde est débarrassé d’un hectare de nature (au choix : forêts transformée en champ, progrès du Sahara etc).
    Et bien sûr avec une agriculture moins intensive, il faudrait juste encore plus de terre.

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    • Véronique // 01.07.2019 à 11h55

      cesser de manger de la viande ne réglera pas le problème. quand ce ne sera plus la viande, ce sera autre chose (et c’est déjà autre chose, avec cultures intensives de céréales qui ne sont pas à destination des vaches, mais des poulets et des porcs des élevages industriels).

      C’est le productivisme le problème. Et le libre-échange bien sûr, parce que plus on produit, et plus il faut vendre.

        +12

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      • Chris // 01.07.2019 à 12h44

        Vous oubliez la reproduction humaine : car sans une pléthore de consommateurs, niet !

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        • Véronique // 01.07.2019 à 15h32

          La reproduction humaine, elle a tendance à diminuer dans les pays industrialisés. De toutes façons c’est un facteur que je ne prends pas en considération. Parce que je suis moi-même humaine et que je me vois mal dire aux autres qu’ils sont de trop.

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          • Logique // 01.07.2019 à 17h29

            “je me vois mal dire aux autres qu’ils sont de trop.”

            Rassurez-vous, il y a des tas de dirigeants qui sont prêts à penser que certains sont de trop en leur lâchant des bombes sur la figure. Trop d’Afghans, trop d’Irakiens, trop de Libyens, trop de Syriens, trop de Nouveaux Russes, trop de Yéménites… en attendant les Iraniens…

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            • Véronique // 01.07.2019 à 19h47

              Oui, et donc non, je ne suis pas rassurée du tout.

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      • Nicolas // 01.07.2019 à 13h43

        Je me suis peut-être mal exprimé, mais le problème est simple : combien de surface agricole il faut pour vous nourrir. Si vous mangez de la viande régulièrement, il vous faut un hectare de plus que moi, tout simplement parce que vous payez des gens pour transformer de la nourriture saine en excréments, en souffrance animale, en misère humaine, et en maladies (mais les cancers et les crises cardiaques sont très chics, alors régalez vous). Au lieu de tortiller, prenez une grande carte du monde, sur laquelle une pointe d’épingle correspond à un hectare, plantez une épingle dans une zone, et clamez fièrement que grâce à vous dans cet hectare il n’y a plus de saletés d’animaux saivages ou de mauvaises herbes. Et avant de répondre que vous ne consommez pas de viande venant du Brésil, pensez au concept de “fongibilité”…

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        • Véronique // 01.07.2019 à 15h29

          Ce ne sont que des slogans. Des généralités abusives.
          Et je ne mange pas de viande provenant du Brésil.

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          • Nicolas // 05.07.2019 à 05h53

            Ce ne sont que des calculs rigoureux, et qui tombent sous le sens, en fait, quand on réfléchit au processus : manger directement du soja / maïs, ou en transformer la majorité en excréments avant de manger ce qui reste, qu’est-ce qui utilise plus de champs ? Seule votre dissonance cognitive vous protège de la réalité.

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      • Loxosceles // 01.07.2019 à 14h03

        Tout à fait d’accord, le régime végétal ne fait que retarder l’échéance et n’est qu’une énième solution pour s’arranger avec sa conscience. C’est un des avatars du développement durable. De plus, mélanger avec cela la question de la souffrance animale n’arrange rien. Je suis un défenseur des animaux et je mange de la viande, ce n’est pas incompatible, après 8 années de végétarisme, d’ailleurs. Résoudre le problème de la souffrance intolérable des animaux d’élevage devrait se faire en même temps que de sortir de ce système délirant.

        La permaculture nous enseigne d’ailleurs qu’élever des animaux conjointement avec le reste de ce qui est cultivé n’en est que meilleur…

        Nous avons perdu tout contact avec la nature, et par là-même avec notre propre nature. Pas grand monde sur ce forum n’a du assister à l’égorgement à l’ancienne d’un porc, par exemple, scène encore courante dans mon coin dans les années 50 et 60. En perdant le sens de la souffrance en général, nous tombons dans une sensiblerie mièvre (mais l’attention à la souffrance des animaux en batterie est parfaitement légitime, c’est un fait) qui nous pousse dans une néo-religiosité qui ne résout rien. Si tous les occidentaux cessaient de manger de la viande (et de vivre dans le culpabilisme), scénario improbable, la quantité de souffrance sur Terre resterait la même (déjà, nous n’avons aucune sensibilité réelle pour la souffrance végétale qui nous est étrangère) et cela ne résoudrait rien en soi fondamentalement. Le “veganisme” est juste une sorte de culte moderne du martyr inversé qui se prétend rationnel.

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        • Yannis // 01.07.2019 à 17h30

          Bien dit. J’ajouterai que beaucoup de personnes extrêmement sensibles au thème de la souffrance animale semblent beaucoup moins concernés quand il s’agit de la souffrance humaine. Pas celle des travailleurs des rizières ou champs de café lointains, mais celles des prolos et déclassés français au coin de la rue, dans telle cité, en milieu rural, qui ne seront jamais aussi purs que la Nature avec un N majuscule, la nouvelle religion d’état et des citadins, actuellement.

          N’oublions pas de relier l’hypothétique et démagogique “fin du monde” à la difficile et bien réelle fin de mois de beaucoup de personnes. De souligner la pauvreté du débat démocratique, qui par exemple rejoint l’inquiétude (le désespoir parfois) des agents de l’ONF, qui se plaignent depuis des années de l’industrialisation des forêts nationales, des exigences de productivivité, sans aucun écho social ni effet de levier politique (puisque les changements destructeurs viennent de nos gouvernements néolibéraux qui pratiquent eux-même la grande braderie des droits et du patrimoine commun).

          Le pourrissement d’un monde qui exploite, perverti, privatise, systématise et réduit toutes les richesses disponibles, matérielles comme humaines.

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        • Jonas061 // 01.07.2019 à 23h13

          «Pas grand monde sur ce forum n’a du assister à l’égorgement à l’ancienne d’un porc, par exemple, scène encore courante dans mon coin dans les années 50 et 60. En perdant le sens de la souffrance en général, nous tombons dans une sensiblerie mièvre qui nous pousse dans une néo-religiosité qui ne résout rien.»

          De mon point de vue, je ne vois pas en quoi le fait d’être endurci au spectacle de la mise à mort d’un animal serait de nature à relativiser le degré de souffrance réellement ressenti par l’animal en question. A une époque pas si lointaine, en France, nos aïeux avaient aussi l’habitude d’assister régulièrement aux exécutions des condamnés à mort, dont la vue aujourd’hui serait certainement très traumatisante pour la plupart d’entre nous. Et ce n’est pas parce que les français de cette époque étaient rompus à ce genre de spectacle (au point de les considérer souvent avec une certaine indifférence) que cela fait de nous des êtres habités par une sensiblerie excessive…

          «Si tous les occidentaux cessaient de manger de la viande, scénario improbable, la quantité de souffrance sur Terre resterait la même.»

          Je ne sais de quelle boule de cristal vous tenait une telle certitude. En tout cas, vous pouvez être rassuré. Ce n’est effectivement pas demain la veille que que les hommes cesseront de manger de la viande. Chaque année, dans le monde, c’est plus de 65 milliards d’animaux qui sont abattus (soit environ 2000 animaux par secondes). En France, c’est environ 3 millions par jour. Et gageons que l’accord UE-MERCOSUR ne va pas arranger les choses à ce niveau là…

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        • Véro // 02.07.2019 à 08h51

          et plus les humains devront remplacer les produits animaux par des produits végétaux, plus ils dépendront pour se nourrir de l’agro-industrie qui nous fournira steaks de soja et autres ersatz pour nous permettre d’avoir une alimentation équilibrée.
          Et ça ne permettra pas non plus de lutter contre l’agriculture industrielle, bien au contraire. Sans les animaux, pas d’engrais organique, sauf à devoir faire des cultures intensives pour les passer dans un méthaniseur. Éventuellement on peut passer à une agriculture extensive, mais là, il faut une autre politique économique, que les traités ne permettent pas (et en premier lieu ceux de l’UE). Et il faudra beaucoup extensifier. Pas sûr que les forêts soient plus en sécurité.

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        • Nicolas // 05.07.2019 à 05h55

          Aimer les gens et les tuer, ce n’est pas incompatible… Si vous aviez été américain, vous auriez pu faire une grande carrière à Washington, avec votre niveau de cynisme.

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        • Jean Du Voyage // 07.07.2019 à 11h52

          Ah la pélère…moi j’ai connu et je n’ai que 40 ans. Sachez à titre informatif que maintenant c’est interdit par la loi en France.
          Tout ces problèmes n’ont en réalité qu’une seule cause : le capitalisme.
          Par contre je suis au regret de vous dire que nous ne l’arrêterons pas avant qu’il nous tue.
          Les solutions aux problématiques soulevées sur ce fil existent et sont d’une simplicité évidente par contre leur mise en œuvre nécessiteraient des ajustements que les gens, les représentants du pouvoir ou autres institutions qui ont le pouvoir politique, économique et financier ne seront jamais capable de mettre en œuvre. Bonne fin de vie dans le déni permanent. Il n’y a que la guerre qui est la continuation de la politoqoe par d’autre moyen qui mettre fin à tout ça. Ça ne sera pas la guerre d’un pays contre un autre mais d’une classe contre les autres. Pensez au bunkers de milliardaire en nouvelle Zélande ! Nous avons crée un monstre, relisez frankenstein tout y est décrit. Nous n’inventons rien. La guerre a d’ailleurs déjà commencé mais on n’en vous le dit pas.

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      • Mifrl // 02.07.2019 à 08h18

        Heu… Les poulets et les porcs ce n’est pas de la viande ?

        N’oublions pas que pour faire une seule calorie de viande il faut 3 (poulets) à 10 (boeuf) calories de végétaux, avec les surfaces agricoles qui vont avec

        Donc oui, manger moins de viande a du sens pour limiter la catastrophe ! Et encore on ne parle ici que des surfaces agricoles, sans parler des gaz à effet de serre et de la consommation d’eau (1 kg de boeuf en France = 15 m3 d’eau…)

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        • Véronique // 02.07.2019 à 09h23

          Mais si on ne mange plus de viande du tout, on continuera les cultures intensives (aujourd’hui on a diminué la production bovine au profit des poulets et des porcs, demain s’il n’y a plus de poulets et de porcs, ce sera pour faire des bio-carburants ou d’autres choses).

          Les chiffres que vous citez font partie des slogans qu’aiment utiliser les officines vegan. Ces chiffres ne mentionnent pas les avantages qu’il y a à élever des animaux dans certaines conditions. Ils ne prennent pas en compte non plus les restitutions, sauf celles qui sont pointées du doigt (méthane).
          Evidemment ce genre de raisonnement est étranger à toute vision globale de l’économie et de la société.

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    • ouvrierpcf // 02.07.2019 à 10h46

      Chaque mangeur de viande occidental (moyen) devrait en réalité clamer haut et fort : grâce à moi, le monde est débarrassé d’un hectare de nature (au choix : forêts transformée en champ, progrès du Sahara etc).

      chaque mangeuse et ou mangeur de caviar ,chaque buveur ou buveuse de bourgogne 1912 de château bidule de 1962 de cognac 1944 chaque propriétaire de yatch propulsé par des moteurs de 200ch a quai à MONACO ANTIBES CANNES ou arrivant en hélicoptère de Nice cote d’azur à cannes ou en berline au tapis rouge des marches festival de Cannes

      elles ou eux ne polluent pas ?? ne prospèrent pas par des subventions ou plutôt d’actionnariat ? r? ne disposent pas de droit d’actions de quelles sociétés ou ou groupes industriels les quels ? ?? Bernard Tapie a reçu 4 millions d’euros de préjudice moral pour acheter de l’eau de source ? ou pour en boire? lors des cocktail mondain ou pour les diners mondains il suce de la glace? lui ou un autre actionnaire Carlos GOHN en liberté buvait du perrier mangeait du riz ? signé un consommateur ouvrier moyen

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  • zeroudoudou // 01.07.2019 à 10h32

    70% des terres agricoles sont à destination de l’élevage, donc il existe une solution simple : le végétalisme… il serait temps d’y penser sérieusement au lieu de toujours éviter le sujet… à ce propos, après le documentaire What The Health, un nouveau film sur le sujet s’apprête à sortir : https://www.youtube.com/watch?v=E888AnlnPMQ&list=LLhQUU1eTGry73Yf0omJHXiA&index=3&t=0s

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    • Patrick // 01.07.2019 à 12h50

      l’être humain a besoin des protéines animales , donc il suffit juste de manger suffisamment de viande et autres produits animaux sans en faire une surconsommation.
      Si les bêtes sont sur un pâturage naturel , il n’y a pas de problème.

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      • tassin // 01.07.2019 à 17h16

        L’être humain n’a aucunement besoin de protéines animales.
        Un “pâturage” est tout aussi naturel qu’un parking : c’est une création humaine. On serait mieux avisés de les reboiser.

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        • Fritz // 01.07.2019 à 17h32

          Les bergers qui font pâturer sur les estives vous remercient de cette comparaison.
          De toute façon, on fait tout pour les décourager, avec les compères ours et loup qui n’ont jamais causé aucune « souffrance animale », c’est bien connu…
          Et la montagne retourne en friche.

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        • Fritz // 01.07.2019 à 21h27

          « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France… »
          Sérieusement ? Vous voulez une seule mamelle à Marianne ?

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        • Bili // 02.07.2019 à 06h35

          Comparer l estomac d une vache et celle d un être humain et vous comprendrez que notre corps est adapté à une alimentation varié : viande et végétaux, contrairement à certains animaux qui ne peuvent digérer la viande.

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      • Logique // 01.07.2019 à 17h23

        Il n’y a pas besoin de viande pour manger des protéines animales, viande souvent gonflée aux hormones et aux antibiotiques (merci au passage pour les résistances). On peut se contenter d’œufs et de produits laitiers.

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        • Fred79 // 02.07.2019 à 00h40

          Une vache, chèvre, brebis ou autres, ne vous donnera pas un litre de lait sans avoir mis au monde un petit au minimum tous les ans.
          Vous en faites quoi de toute cette progéniture?

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          • Fritz // 02.07.2019 à 09h38

            Des steaks et des gigots. Jadis, on en faisait aussi des gants (à Millau) et du parchemin (un peu partout).

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        • pantocrator // 03.07.2019 à 06h00

          bonne idée…mais comme seules les femelles font du lait , que fait-on des mâles ? Des animaux de compagnie ?

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    • Chris // 02.07.2019 à 18h51

      Le végétalisme de Monsanto-Bayer ?
      ……………………………………

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  • Kokoba // 01.07.2019 à 10h33

    C’est gentil d’accuser l’Occident de la déforestation en Amazonie mais c’est tout de même un peu réducteur.

    Bien sur, les pays Occidentaux sont souvent les destinataires privilégiés des ressources mais c’est surtout parce que l’Occident paye bien.
    Si les l’Occident n’existait pas, la déforestation serait la même. Les ressources irait simplement vers d’autres pays à un prix un peu moins élevé.

    Les pays comme le Brésil se développent, tout simplement.
    Et pourquoi est-ce qu’ils n’en auraient pas le droit ?
    Nous, en France, nous avons éradiqué totalement la nature depuis des siècles mais nous voulons que les Brésiliens se restreignent.
    C’est très hypocrite.

    On revient toujours au même problème.
    Si on accepte que la population augmente, on doit aussi accepter que cette population ai envie de vivre correctement et qu’elle va consommer des ressources et de l’espace.

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  • Rémi // 01.07.2019 à 10h36

    Avis de recherche:
    Si vous pouviez retrouver l’étude présentée par un groupe de plus de 100 ONG au sommet de la Terre au Brésil, en juin1992, qui établit que le premier facteur de destruction de la couche d’ozone ( au deux tiers), ce sont les forces armées.
    La délégation US s’étant opposée à que cette étude figure au rapport final, je n’ai jamais réussi à mettre la main dessus!
    Ma source : Howard Zinn “Une histoire populaire des états unis”, page 647.

    Depuis 1992, je serai très étonné que cette tendance soit inversée, au vu de l’explosion des budgets de défense, Le gendarme mondial restant largement en tête

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    • Véronique // 01.07.2019 à 12h00

      On parle d’ailleurs rarement (jamais) des effets de l’activité militaire sur l’environnement (activité au sens large, avec toute l’industrie qu’il y a derrière bien sûr).

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    • Patrick // 01.07.2019 à 12h51

      j’ai lu que si l’armée US était un pays , elle serait le 47ème émetteur de CO2.
      Bon , le CO2 c’est pas grave , mais ça doit être équivalent pour tous les autres polluants … je pense qu’il y a même des polluants spécifiques aux militaires ( uranium appauvri ou pas )

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  • Vincent P. // 01.07.2019 à 10h59

    Faudrait pas que dans les commentaires les végétalistes se comportent tels les ceusses qui soutiennent le Frexit ou les trolls de Larem: c’est sympa le prosélytisme mais ça va vite saouler, et c’est clivant donc franchement pas utile.
    Moi aussi mon monde est plus éthique que le tien, petit padawan !

    Pendant ce temps là, mettons un pot de Nutella en solde chez Lidl et observons la scène…
    Ce système à produit un trop grand nombre d’abrutis consommateurs pour envisager sauver quoi que ce soit.

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  • christian gedeon // 01.07.2019 à 11h38

    On est foutu ,on mange trop…papa mambo! Rien ne permet de voir venir un comportement plus raisonnable des pays consommateurs ,y compris les ex émergents dont la masse des catégories dites moyennes et donc consommatrice a augmenté de façon vertigineuse au cours des deux dernières décennies. On mange trop et ,qu’on le veuille ou pas,et malgré les théories de décroissance démographique inévitable qui font florès en ce moment,on est trop…trop partout,y compris sur le sommet de l’Everest ou du Mont Blanc,dans les canaux de Venise ou à Angkor.Tout çà est lié.La boulimie des produits de consommation obsolètes à peine vendus,la boulimie de consommation alimentaire de tout en toute saison,la boulimie de “tourisme” de masse,catastrophique pour les pays de destination en voie de développement.Combien de fois ai je doucement rigolé quand un quidam affirmait “bien connaître,au hasard,la Thaïlande pour avoir passé 7 nuits à Pukhet? L’idiocratie triomphante est “en marche “.Il faut la faire trébucher.

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  • Cyd // 01.07.2019 à 15h58

    Et donc, si les sud-américains font du n’importe quoi avec leur foret, c’est à cause de l’européen, ou plutôt de l’homme blanc (soyons socio-racialiste)

    Et même temps, Macron signe un accord de libre échange avec le mercosur https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-accord-ue-mercosur-est-inacceptable-meme-pour-les-plus-macronistes-des-agriculteurs_2086918.html

    Comprenons bien la position de nos agriculteurs, mais aussi plus largement de tous les producteurs qu’ils soient primaires (mines, agriculteurs) que secondaires (industriels) :En Europe, on considere qu’il faut avoir un approche globale de l’homme de sa naissance jusqu’à sa mort en passant par les pepins du quotidien. On paie donc la Sécu, la retraite, la taxe d’apprentissage, le chomage, les RTT. En Europe, nous repreentons 22% des depenses sociales pour 6% de la population

    De même, on considere qu’il faut avoir une approche globale de la production notamment en terme écologique, on interdit les OGM, de plus en plus de produits phyto et autes intrants, on chasse la pollution, on veut du propre et du haut de gamme.

    Et puis…..le consommateur va consommer sud-américain parce que c’est moins chere avec la bénédiction de l’état macronien,

    Donc on réglemente les coûts de production, puis on déreglemente les prix de vente, et on trouve ça normal.

    Et ca ne date pas d’hier. Ainsi on a interdit le couple soja OGM/glyphosate en Europe, et on l’importe des USA
    On croit sur parole des certificats bio venant d’Ukraine et de tout un tas de pays exotiques

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  • Brigitte // 01.07.2019 à 17h31

    C’est vrai que l’on peut se passer de produits animaux mais il faut alors absorber une plus grande quantité de nourriture et une plus grande variété car on ne peut pas trouver tous les AA nécessaires dans une seule plante, contrairement à la viande. Donc chaque repas devient un vrai casse tête! et puis, les protéines végétales sont moins digestes.
    Résultat, un végétalien a besoin de plus de surface cultivée qu’un omnivore qui consomme de la viande locale et non industrielle. En plus, il est souvent consommateur de soja et quinoa donc ne mange pas local et participe ainsi au rejet de CO2 dans l’atmosphère.
    Je pense qu’être omnivore est plus équilibré et raisonnable. Par contre, il faut bannir l’élevage intensif. Manger local, avec une préférence pour les sous-produits animaux (laits, oeufs) qui ne nécessitent pas l’abattage de l’animal et redécouvrir des sources de protéines plus rustiques: champignons, grenouilles, escargots, ou issus de fermentation lactique. Les bactéries, levures et moisissures sont des sources non négligeables de protéines.

      +8

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  • Jonas061 // 01.07.2019 à 18h52

    “Selon Fuchs et ses homologues, la superficie consacrée à la production de soja au Brésil pourrait augmenter de 39 %, ce qui pourrait détruire 13 millions d’hectares de forêt tropicale.
    Ce chiffre pourrait même être sous-estimé”

    Avec la ratification de l’Accord UE-MERCOSUR, il y a fort à parier que la déforestation effrénée et sans vergogne des forêts tropicales connaisse bientôt une ampleur sans précédent…
    Quand on pense que Macron avait également autorisé TOTAL a augmenter ses importations d’huiles de palme à hauteur de 300 000 tonnes par an l’année dernière, on ne peut être aujourd’hui qu’effaré par le haut degré d’hypocrisie de son discours en faveur du climat au G20, qui relève quasiment de la schizophrénie…

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  • Denis // 01.07.2019 à 20h21

    Pour mettre un peu de “joie” dans le débat:https://www.planetoscope.com/

    À la vue des nombres qui défilent, pas la peine
    de se chamailler!
    Il me semble que c’est plié, et on accélère encore un peu
    le développement, c’est à dire le pillage de notre lieu de vie!

    Et heureusement qu’on est dirigé par les meilleurs! 🙂

    Bonne soirée! :-))

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  • Julien // 02.07.2019 à 09h33
  • Rémi // 02.07.2019 à 10h54

    Toujours pas de vraie réponse à ma question. On parle de manger moins de viande, ou autre, de n’importe quoi!! … “on” a fait ci, “on” a fait çà! Tous coupables, tous responsables, de ne pas faire ce qu’il faudrait!!!!!!..Ouais, mais relisez bien, et réfléchissez aux proportions, en terme purement mathématiques ( niveau CM2)

    LES FORCES ARMÉES: RESPONSABLES DE LA DESTRUCTION DE LA COUCHE D’OZONE:
    PREMIER FACTEUR (AUX DEUX TIERS)
    CHIFFRE ANNONCE EN 1992.
    Et on continue à “regarder ailleurs” (Cf F. Lordon “Après « l’Europe sociale », « l’Europe démocratique »… (ou l’art de regarder ailleurs”) A sombrer dans une repentance quasi-pathologique sur ce que l’on mange, le caca des vaches, le moteurs de nos voitures etc…

      +2

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  • Michel G. // 02.07.2019 à 22h18

    Cet article, au demeurant fort intéressant, me semble faire l’impasse sur un problème probablement plus important que celui du CO2 : l’eau. Le pays de montagnes qu’est la Suisse a payé cher la surexploitation de ses forêts : glissements de terrain, inondations, chutes de pierres, avalanches… La forêt subvenait à l’essentiel des besoins énergétiques, fournissait le bois de construction et était source de nourriture pour hommes et bêtes. Une gestion raisonnée des forêts s’est avérée nécessaire pour garantir l’exploitation des salines de Bex à partir du milieu du XVIe siècle. La loi de 1876 sur la police des forêts contenait le principe que seul l’accroissement peut être prélevé, le capital forestier ne pouvant pas être touché. La surface forestière NE DOIT PAS DIMINUER et, en fait, elle s’accroît (d’environ 24 % de la surface du pays dans les années 1970, on est passé à 32% actuellement). À suivre

      +3

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    • Véronique // 03.07.2019 à 08h59

      Cette évolution est comparable en France.
      Actuellement en France, la forêt couvre 31 % du territoire.
      Elle était deux fois moins importante autour de 1850 (beaucoup plus de terres étaient utilisées pour l’agriculture).

        +1

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  • Michel G. // 02.07.2019 à 22h19

    Suite
    Or, les effets sur le climat et l’environnement sont multiples :
    – l’évaporation pouvant atteindre plusieurs centaines de litres d’eau par arbre lors d’une chaude journée d’été abaisse la température ET favorise la formation de nuages ; cela sous nos latitudes, alors que dire des régions tropicales ?
    – les pluies tombant sur un sol forestier pénètrent dans le sol au lieu de ruisseler et de grossir rapidement les cours d’eau ; l’alimentation des nappes phréatiques est améliorée ;
    – les sols forestiers ont un effet bénéfique sur la qualité de l’eau de par leur propriétés filtrantes (et par le fait que les traitements phytosanitaires sont proscrits en forêt)
    – un effet de « rugosité » ralentit les vents, diminuant l’érosion éolienne ;
    il a été démontré (dans le canton de Genève, si mes souvenirs sont bons) que des haies de faible épaisseur, mais comportant des arbres et arbustes de toutes tailles, si elles concurrencent les cultures adjacentes, elles ne le font que sur une distance réduite (env. 15 m), mais en réduisant la vitesse du vent, accroissent les rendements jusqu’à une distance équivalant à 50 fois leur hauteur ; l’explication est simple : les plantes soumise au vent ferment les stomates de leurs feuilles pour diminuer les pertes par évaporation et diminuent ainsi les échanges nécessaires à la photosynthèse ;
    et j’en passe ! À suivre

      +3

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  • Michel G. // 02.07.2019 à 22h20

    Suite et fin
    « les forêts tropicales comme l’Amazonie libèrent maintenant plus de carbone dans l’atmosphère qu’elles n’en absorbent. » Encore et toujours le carbone ! Parlons plutôt du cycle de l’eau ! À faux diagnostic mauvais remède… Je n’ai hélas pas le temps (ni la place ici) de développer plus le sujet.
    Quant à la sylviculture (commentaire de Redrogers du 1er juillet), la Suisse ne fait plus de monoculture depuis près de 40 ans, même en plaine : les forêts replantées après le passage de Lothat (26.12.1999) sont des forêts mélangées. L’exploitation selon le principe du jardinage (exclusif en montagne) est coûteux et les propriétaires dépendent fréquemment des subventions s’ils ne veulent pas exploiter à perte. Vaste débat !

      +3

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  • Michel H // 10.07.2019 à 01h01

    Pour vous faire une opinion différente de la propagande officielle, lisez donc le post suivant : https://static.climato-realistes.fr/2019/05/CLIMAT-PERSONNE-N’Y-PEUT-RIEN.pdf

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