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30.septembre.201930.9.2019 // Les Crises

Jacques Chirac, le fossoyeur du gaullisme. Par Natacha Polony

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Source : Marianne, Natacha Polony, 26-09-2019

Jacques Chirac catalyse sur sa personne les paradoxes de la vie politique française. Sa disparition l’illustre avec un étonnant éclat. Salué par tous les bords politiques comme « un homme d’Etat », « notre dernier grand Président », « le dernier à avoir incarné la fonction », il efface, par la sympathie que lui portaient les Français, toute forme rationnelle d’analyse. Une sympathie méritée, bien sûr. L’homme était chaleureux, spontané, profondément humain. Encore faut-il démontrer que la chaleur humaine et la connaissance intime de la France et de ses habitants constituent les qualités premières pour incarner la fonction présidentielle. Disons qu’à tout le moins, et à défaut d’être suffisantes, ce sont des qualités nécessaires, dont nous percevons l’importance quand elles ne sont plus portées par personne.

DES MOMENTS DE BRIO

Jacques Chirac aura passé une partie de ses deux mandats, bien malgré lui lors du premier, volontairement lors du second, dans une position proche de celle d’Elisabeth II. Mais il eut de grands moments. Qui sans doute rattrapent le reste. Dans sa jeunesse de Premier ministre, le soutien à Simone Veil, contre sa propre majorité, au moment de faire voter la loi sur l’IVG. Puis en 1981, le vote de l’abolition de la peine de mort, par delà les oppositions politiques. Plus tard, en tant que Président, cette déclaration au Vel d’Hiv, qui, quoi qu’en disent certains, était indispensable. Cette intuition d’une urgence climatique qui, si elle ne modifia pas d’un iota sa politique, avait le mérite de la lucidité. Enfin l’Irak, en 2003 et le refus d’un alignement irresponsable sur les délires américains. Ceux qui aujourd’hui chantent ses louanges pour avoir sauvé l’honneur de la France oublient d’ailleurs un peu vite les commentaires scandalisés qui suivirent le discours de Dominique de Villepin à la tribune de l’ONU, les sarcasmes émanant de la droite et de la gauche atlantiste, politiques et commentateurs confondus, raillant la « prétention française », avant que les foules défilant dans les capitales européennes contre la guerre n’incitent au retournement de veste.

Plus globalement, il est assez délicieux d’entendre les hommages vibrants pour l’homme qui maintint le « cordon sanitaire » vis-à-vis du Front national, comme si cette ligne de conduite suffisait à faire une politique, et comme si la montée inexorable du parti en question n’était pas aussi le résultat de trente ans d’échec de la gauche, plurielle ou non, et de la droite, libérale ou néolibérale. De même qu’il est surprenant, et sans doute consternant, de le voir célébré comme le Président préféré des paysans, lui qui mena une politique de destruction systématique de l’agriculture française par des orientations dont le résultat se lit au nombre d’exploitations ruinées et de paysans désespérés ou pire. L’amour des vaches et de leur croupe fait parfois illusion.

LA NOSTALGIE DE JACQUES CHIRAC

Mais ces éléments disparates expliquent-ils la nostalgie d’un peuple pour un Président qu’ils n’aiment que depuis qu’il a quitté le pouvoir ? C’est entendu, Jacques Chirac emporte avec lui une époque. Est-ce celle où un élu pouvait être mis en cause dans de nombreuses affaires sans être immédiatement sommé de démissionner ? Est-ce celle où des politiques insubmersibles briguaient le pouvoir avec tant d’insistance qu’ils finissaient par paraître familiers et comme incontournables ? Est-ce celle où l’on ne se souciait pas de savoir si tel homard avait été payé par le contribuable ?

Le bilan de Jacques Chirac est d’ordre politique. Et c’est sur ce plan qu’il mérite d’être examiné pour comprendre la place de l’homme dans l’histoire récente de la France. Qu’on me permette donc une évocation personnelle. J’appartiens à une génération qui s’éveilla à la politique dans les années 1990. Premier souvenir politique, premier élan, lors du débat autour du referendum de Maastricht. On est en 1992, je n’ai pas le droit de vote, mais j’écoute ces discours structurés autour de l’idée de démocratie, de souveraineté du peuple, tenus par un Jean-Pierre Chevènement ou un Philippe Séguin. Je rate les élections législatives de 1993 à trois semaines près, je ne m’enthousiasme pas pour les européennes de 1994 : dans les deux cas, aucune offre ne correspond vraiment à ce qui a éveillé mon intérêt. Arrive 1995. J’ai 20 ans.

Première grande élection et premier cocufiage. J’attendais Philippe Séguin, je me retrouve avec Alain Juppé

Et Jacques Chirac prend des accents prophétiques pour dénoncer l’existence en France d’une « fracture sociale » qui menace notre pacte républicain. Une part de la gauche le préfère alors à un Lionel Jospin incapable de faire l’inventaire du mitterrandisme et de ses renoncements, incapable de proposer autre chose qu’une social-démocratie convertie au néolibéralisme et remplaçant la question sociale par l’extension des droits individuels.

Première grande élection et premier cocufiage. J’attendais Philippe Séguin, je me retrouve avec Alain Juppé. Je n’attends même pas la trahison du 26 octobre 1995 pour savoir que Jacques Chirac s’assiéra sur ses promesses de campagne au profit d’une politique gestionnaire ayant pour seul horizon le monétarisme allemand et le chômage de masse qui l’accompagne inexorablement. Le seul horizon sera désormais la réduction des droits au nom de la « compétitivité » et le démantèlement progressif du pacte social et politique hérité du CNR. Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris que le même Jacques Chirac n’avait jamais eu l’intention de nommer Philippe Séguin Premier ministre. « Helmut Kohl ne l’aurait jamais accepté » donna-t-il comme explication à ses proches. Le même qui, en 1979, dénonçait « cette Europe de l’impuissance, cette Europe non européenne mais dominée par les intérêts germano-américains, cette Europe du chômage importé, cette Europe mollusque, sans corps et sans dessein véritable, cette Europe où les sociétés multinationales dictent leur loi aux Etats », avait depuis longtemps intégré et mis dans la tête de tout aspirant aux fonctions politiques qu’on ne saurait gouverner la France sans se soumettre aux dogmes qui nourrissent son impuissance et son désarmement économique.

En décembre 1995, Cornelius Castoriadis était interrogé par notre confrère Philippe Petit dans l’Evénement du jeudi (qui précédait Marianne) sur les débats autour du mouvement de grève. « Une réunion des peuples européens, expliquait-il en réponse à une question sur Maastricht comme promesse de progrès social, n’aurait vraiment un sens, et ne serait par ailleurs possible d’un point de vue réaliste que si elle était d’abord politique. Or il est clair que, présentement, à peu près personne ne désire vraiment une union politique, ni les peuples ni les oligarchies dirigeantes. Face à cette réalité, on a inventé une fausse bonne idée, une astuce subalterne de technocrate, l’Union monétaire. Mais comment une union monétaire pourrait-elle fonctionner sans politique économique commune ? Et qui pourrait imposer une politique économique commune sinon une autorité politique ? En fait, c’est ce qui est en train de se passer en catimini. La volonté allemande d’hégémonie économique et politique à long terme fraye graduellement son chemin. L’Europe est en fait une zone mark depuis 1980, et cet état se consolide avec les dispositions de Maastricht. M. Trichet se vante de l’indépendance de la Banque de France – qui n’ose pas se moucher sans regarder la Bundesbank. Et celle-ci suit avec constance une politique orientée uniquement vers la “stabilité de la valeur de la monnaie” ; brièvement parlant, une politique déflationniste. Or, si un capitalisme peut marcher avec une inflation zéro, il ne peut le faire qu’en produisant du chômage. » Tout était dit. Et la fracture sociale nous explose aujourd’hui à la figure.

Jacques Chirac eût-il jamais la moindre vision gaullienne de ce qu’était la France ? La destruction de la Vème République à coup de quinquennat, comme la suppression du service militaire, peuvent faire surgir le doute. Mais il usa du referendum, diront certains. Et ce fut en effet un réflexe gaullien, dans un but qui ne l’était peut-être pas, relancer une popularité en berne. Au moins doit-on reconnaître au Président Chirac d’avoir considéré qu’un texte qui s’apparentait à une constitution devait être soumis au peuple souverain. Les fractures qui surgirent alors étaient déjà présentes et sans doute valait-il mieux qu’elles se montrent au grand jour. Mais n’était-il pas déjà trop tard ?

L’Histoire est toujours cruelle avec ceux qui la ratent. Heureusement pour Jacques Chirac, il y eut Nicolas Sarkozy

Car l’erreur la plus fondamentale de Jacques Chirac, sa faute politique majeure, se situe trois ans avant. 21 avril 2002. 83 % des Français votent pour lui parce que, malgré tout, malgré « super menteur » et le reste, ils ne veulent pas du Front national. C’est alors qu’il fallait prendre la mesure de l’événement, être à la hauteur de cette fonction présidentielle qui se veut au dessus des clans, porteuse de la légitimité nationale. Il fallait rassembler, dépasser les oppositions et les divergences et tout remettre à plat. Que fait Jacques Chirac ? Il nomme Jean-Pierre Raffarin Premier ministre et se replie sur son clan. Et puis il attend.

L’Histoire est toujours cruelle avec ceux qui la ratent. Heureusement pour Jacques Chirac, il y eut ensuite la virée de Nicolas Sarkozy auprès de Georges Bush pour s’excuser de 2003, le Traité de Lisbonne voté à 90 % par le Parlement, le discours du Bourget de François Hollande et « mon ennemi, c’est la finance », les promesses de renégociation du traité budgétaire européen… Alors retenons de lui ce qu’il eut de panache, au moment où il fallait en avoir et, vingt-quatre ans plus tard, attaquons-nous à cette fracture sociale qui continue de gangrener la France.

Source : Marianne, Natacha Polony, 26-09-2019

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xavier37 // 30.09.2019 à 07h56

Il semble bien le fossoyeur de la souveraineté de la France soit Mitterrand, comme il l’a avoué sur le tard. Le traité de Maastrich (1992) signe la fin de la Ve république.
Voir le discours de Séguin à l’assemblée nationale sur ce sujet.
Les successeurs n’ont été depuis que des administrateurs.

47 réactions et commentaires

  • Marc Michel Bouchard // 30.09.2019 à 07h18

    Natacha Polony a évité de s’en tenir qu’au président sympa et à ses bonnes décisions. François Mitterrand et Jacques Chirac sont les premiers fossoyeurs entre la théorie et la pratique de la France et cela aurait été pour la -bonne cause- de l’union des nations. La théorie bricole beaucoup sur des réalités qui sont ce qu’elles sont comme un chat est un chat. Depuis la révolution de 1789, il y avait comme un plan pour préparer l’avenir entre la liberté et l’égalité juridique, la voie de la souveraineté du peuple par des élus dans des nations, la république du libéralisme politique puis économique. En même temps, il y a eu de l’improvisation sociale et politique entre libertés et le malheur humain entretenu par le nouveau monde d’alors où le capitalisme s’est développé dans une époque révolutionnaire qui a permis le progrès technique du train d’abord et de la photographie mais aussi une armée du progrès technique qui a rendu possible la destruction féroce des deux guerres mondiales.

    Le bon et le mauvais se mélangent dans les civilisations du passé et les tribus anciennes comme il se trouve dans la modernité depuis plus de 200 ans entre 1785 et 2019. Maintenant tout le progrès accumulé donnerait la crise du climat et un sentiment apocalyptique et un désir de groupes pour faire table rase de beaucoup de choses y compris même du pouvoir législatif face à des vrais experts type U.E? Le paradis toujours en fuite, il nous échappe à force d’hystérie pour le trouver.

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  • LBSSO // 30.09.2019 à 07h37

    Une croix de Lorraine bien trop lourde ( cf E Spears) .

    Le gaullisme est mort le jour où , pour évoquer ” le Général “, tout un chacun – pas seulement J Chirac – se sent obligé , pour se faire entendre de préciser , ” le général de Gaulle “.
    Seuls les Sénans , les habitants de l’Ile-de-Sein, l’appelle aussi ” Monsieur de Gaulle “.Marquant ainsi une proximité.Une présence.Charnelle.Sincère.

    Et oui , N Polony, De Gaulle, l’époux de « tante Yvonne » était l’amant de… Marianne. Est l’amant éternel de La France.
    Au fait, ” Madame ” , pour mieux aimer l’Europe souhaitez-vous la quitter ou la réformer de l’intérieur ? Fossoyeuse ou torera de l’Europe bruxelloise ? 😉

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  • dieutre // 30.09.2019 à 07h41

    comme fossoyeur du gaullisme, il suffisait aussi de signaler sa trahison de Chaban Delmas en 74, puis celle de Giscard en 81 , ce qui a amené la victoire de Mitterrand et le début des ennuis pour la France qui s’en ai suivi.

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    • R.C. // 30.09.2019 à 08h57

      On ne peut accuser Chirac de l’alternative infernale Giscard-Mitterrand. Giscard, cet anti-gaulliste sournois, ce chantre libéralo-atlantiste de la Nouvelle Droite aux relents bruns glauques (dont Ponia était le portier empressé) méritait amplement d’être foutu dehors. Mitterrand aurait pu être un vrai recours (il l’a été en petite partie), malheureusement ce médaillé de la francisque ramenait dans ses fourgons une vieille gauche (celle sans qui il ne pouvait être élu) qui avait plus de vingt ans d’abstinence du pouvoir à compenser.
      La démesure de l’orgie priapique qui s’en suivit fut à la hauteur des frustrations qui s’étaient accumulées depuis la fin de la IVe République. Orgie, sèchement interrompue par les législatives suivantes…

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  • xavier37 // 30.09.2019 à 07h56

    Il semble bien le fossoyeur de la souveraineté de la France soit Mitterrand, comme il l’a avoué sur le tard. Le traité de Maastrich (1992) signe la fin de la Ve république.
    Voir le discours de Séguin à l’assemblée nationale sur ce sujet.
    Les successeurs n’ont été depuis que des administrateurs.

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    • cépajuste // 30.09.2019 à 16h43

      Chirac ayant voté “oui” à Maastricht et “oui” au TCE en 2005, il est au moins autant coupable que Mitterrand d’avoir bradé la souveraineté de la France.

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    • K // 30.09.2019 à 18h05

      Je trouve vraiment ridicule cette volonté de trouver LE fossoyeur de la souveraineté française. Ca n’apporte rien au débat. Disons que ce travail de sape a été un travail collégial :
      – Pompidou avec la loi de 73 (écrite par Giscard).
      – Giscard avec le regroupement familial (écrit par Chirac) .
      – Mitterrand avec Maastricht (entre autres).
      – Chirac (cf présent article).
      – Sarkozy (retour dans l’OTAN -> Libye).
      – Hollande (Syrie, Russie)
      – Macron (Alstom…)

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  • RGT // 30.09.2019 à 08h25

    Je me contente d’un seul constat : Depuis le claquage de porte du “vieux dictateur”, ce cher jacquouille-la-fripouille a de loi été le moins pire de tous ceux qui ont occupé cette fonction.

    De Pompidou, maquignon auvergnat aux compétences exceptionnelles pour vendre des chevaux boiteux en passant par l’utra-technocrate Giscard et ses concepts énarchiques, puis avec l’apothéose Mitterrand qui utilisait son intelligence exceptionnelle pour ciseler ses trahisons en méprisant les gueux…

    Puis ensuite Narközy, Mollande et enfin le “divin” Micron…

    J’avoue que je n’étais pas du tout “fan” de Chirac mais il faut quand-même reconnaître qu’il a été de loin le moins pire de tous.

    De plus, il ne pouvait pas s’empêcher à chaque coup tordu de se faire prendre le doigt dans le pot de confiture, ce qui bien souvent se traduisait par un rétro-pédalage immédiat.
    Je me demande même s’il ne le faisait pas exprès pour s’opposer sans en avoir l’air aux ploutocrates qui lui dictaient leurs désirs. Et au vu de son intelligence ces “bourdes” ne devaient pas franchement être involontaires.

    N’oublions jamais que dans sa jeunesse il était sympathisant communiste et qu’il avait fugué pour faire le tour du monde comme simple marin afin de fuir le carcan familial.
    Et qu’à son retour il a été pris en main pour être “remis dans le droit chemin”.

    Sans doute restait-il au fond de lui quelques bribes de ses espoirs de jeunesse.

    En tout cas, ses réactions bien souvent impulsives ont mis de nombreuses “élites” en PLS et s’il n’avait pas été si “gaffeur” nous serions sans doute largement moins bien lotis aujourd’hui.

    Une de ses dernières actions, le respect du référendum de 2005, montre bien qu’il respectait les “gueux” car tous les autres se seraient allègrement assis sur la volonté du peuple.

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    • LBSSO // 30.09.2019 à 11h11

      J Chirac ou la demi-mesure

      Le respect du référendum de 2005 ?
      Jacques Chirac après l’échec du référendum au lieu de faire cette intervention télévisée ,
      https://www.ina.fr/video/I06010539
      aurait du démissionner.Rien d’étonnant , il ne l’avait pas en 1997 après la dissolution.

      D’ailleurs , je m’amuse qu’un homme politique candidat aux dernières présidentielles ayant connu J Chirac ,ai déclaré qu’il se demandait si ce dernier n’avait pas “secrètement” souhaité que le “non” l’emporte.Je m’en amuse, en effet, car il omet à cette occasion de rappeler que dans son programme , il soutient qu’un président perdant un referendum doit démissionner.
      https://www.upr.fr/actualite/deces-de-jacques-chirac-la-reaction-de-francois-asselineau/ à 3mn .
      Organiser un référendum était courageux, démissionner aurait été gaullien.

        +3

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    • LBSSO // 30.09.2019 à 12h55

      J Chirac ou la demi-attitude

      ” Respecter le référendum de 2005 ?”
      Si tel avait été le cas, il aurait dû démissionner.Mais ,ne l’ayant pas fait en 97 lors de la dissolution (par convenance politicienne) , il ne surprit personne.
      Organiser ce référendum était certes courageux.

      Démissionner aurait été gaullien.

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      • K // 30.09.2019 à 18h12

        En quoi la non-démission est un signe d’irrespect vis-à-vis du référendum?
        Avec cette logique, les élus suisses démissioneraient après chaque votation.

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        • LBSSO // 30.09.2019 à 19h01

          Un demi svp.

          C’est respecté son résultat quand on a pris parti comme Président.
          Quand on se prétend gaulliste , on tient compte de l’histoire de l’homme auquel on se réfère.Non ? Est-ce trop demandé ? A moins que l’on soit gaulliste par opportunité ou qu’à demi .

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        • LBSSO // 30.09.2019 à 19h13

          Un demi svp.

          C’est respecté son résultat quand on a pris parti comme Président.
          Quand on se prétend gaulliste , on tient compte de l’histoire de l’homme auquel on se réfère.Non ? Est-ce trop demandé ? A moins que l’on soit gaulliste par opportunité ou qu’à demi .Un demi étant un double galopin…

          Corona svp.

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          • RGT // 30.09.2019 à 20h15

            Êtes-vous certain que ce cher Jacquouille tenait absolument à ce que ce référendum soit approuvé ?

            Je serais enclin à penser que cette “bourde” peut être ajoutée à toutes celles qu’il a fait “à l’insu de son plein gré” et qui lui a donné les excuses de rétropédalages spontanés, ce qui est totalement contraire aux us et coutumes de nos “élites” qui en reculent jamais en ayant toujours raison.

            Déjà le simple fait qu’il ait accepté ce référendum ait lieu prouve qu’il savait pertinemment que ce projet “grandiose” pouvait être rejeté et que ça ne le gênant pas trop.
            Il aurait très bien pu dire “allez vous faire #?§!” et se débrouiller pour le faire valider par les parlementaires comme l’a ensuite fait Narközy en faisant un splendide toucher rectal à tous les français.

            Et que s’il avait une posture “pro-UE” c’était sans doute parce qu’il n’avait politiquement pas le choix, ses prédécesseurs ayant balisé le chemin au forceps. Mais qu’il ne souhaitait sans doute pas que ça arrive sans bien sûr s’en vanter.

            Il a bien été le dernier président à proposer un référendum.
            Et ne comptons pas sur ses successeurs pour en avoir un, ils ne souhaiteraient pas descendre de leur tour d’ivoire en se prenant une claque.

            C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le RIC est par avance totalement vidé de toute sa substance et ne gênera pas les “divins z’élus” qui auront la loi (qu’ils ont voté sans consulter le peuple) pour s’asseoir dessus.

            Jacquouille n’était pas un enfant de cœur, mais j’ai la certitude qu’il était non pas meilleur mais largement moins nocif et sournois que les autres.

            Certains me feront sans doute remarquer que n’ayant plus jamais voté depuis 1981, ni pour lui ni pour un autre, je ferais mieux de me taire.

            Ça me permet justement d’avoir un point de vue dénué de toute vision partisane.

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          • Barbe // 30.09.2019 à 20h36

            Il faut arrêter de compter sur la vertu des individus, surtout s’ils son élus;
            Ils ont alors tendance à se la péter.
            Non, le plus simple est de mettre en place les conditions d’une vraie démocratie : et pas quand le hiérarque le veut bien ; cher compatriote, je vous propose de répondre à cette question… ?
            Non monsieur : c’est mécanique, quand la question est d’intérêt collectif, automatiquement on demande son avis à tous.
            La Pma ne serait peut-être pas passée : je veux dire, si l’on explique aux gens l’escroquerie qui consiste à décrire des différences de nature comme des inégalités : et donc de déplacer l’attention loin des vraies inégalités…

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            • Tofer // 30.09.2019 à 21h49

              Effectivement il faut arrêter de compter sur la “vertu”, que les hommes soient dans la vie politique ou non.
              Déjà parce qu’elle est variable selon les sociétés et les individus. Qu’est-ce donc être vertueux au juste ? Ça ne veut rien dire concrètement.
              Et puis compter sur ca, c’est oublier que nous sommes pleins de contradictions, nous pouvons faire preuve de solidarité comme d’égoïsme.
              Ce qui m’a le plus frappé lors des manifestations lors de la loi travail, c’est entendre des gens dire “ni travail ni lois”.
              Bé oui bien sûr nous allons tous vivre en harmonie sans structure aucune. Certains pensent que nous serons assez “vertueux” pour vivre sans lois.
              Ca me révulse à un point… je traîne beaucoup dans les bars et j’ai fini par comprendre l’insulte “gauchiste”, pour côtoyer beaucoup d’entre eux. Un de mes meilleurs potes m’assimille au RN quand j’exprime mon sceptisisme (euphémisme) vis à vis de l’UE. Alors que j’ai clairement dit que j’étais pour la paix et le rapprochement des peuples… là où c’est possible ! Mettons l’Arabie Saoudite dans l’UE au nom du rapprochement des peuples, tant qu’on y est… Nous allons peut-être finir par légaliser la lapidation des femmes, le coupage de mains des voleurs, la mise à mort des impies.
              Nous sommes mal barrés avec des opposants de la sorte.
              Et quand je parle de droits de douane pour protéger nos emplois, que n’ai-je pas dit là !!!!
              (Je me suis un peu égaré du sujet de l’article désolé)

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  • Pantagruel // 30.09.2019 à 09h07

    Je ne dirai qu” une chose… Les français ont la mémoire courte et je vous remercie Mme polony pour cet article… J’ai cru un instant être schizo à entendre que les morts sont toujours de braves gars… Comme l à si bien chanté Bassens…. Fait culturel ou bêtise crasse…. Les morts ne peuvent se défendre mais il ne faut pas nier ce qu ils étaient de leur vivant…. Paix à son âme mais basta….

      +11

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  • Duracuir // 30.09.2019 à 09h33

    Il y a un malentendu, Chirac n’a jamais été gaulliste au même titre que RIEN, dans la vie et la carrière de Mitterand peut permettre de prétendre qu’il était de gauche.
    Chirac n’est pas gaulliste, il est pompidolien. Rien d’autre que pompidolien. Et pompidou n’a rien à voir avec le gaullisme. Pompidou , l’homme au coup de poignard dans le dos du général de Gaulle, celui de l’interdiction d’emprunt d’état auprès de la banque de France, de l’entrée de la GB dans la CEE, de l’amnistie totale de tous les collabos encore vivants.
    Non, tout à fait comme Mitterand, il s’agissait d’un simple rad-soc.

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    • petitjean // 30.09.2019 à 16h47

      à propos de Pompidou, vous oubliez la redoutable loi PLEVEN promulguée durant son mandat
      Loi qui ouvrait la porte à tout ce que vous savez !…

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  • Ecofil // 30.09.2019 à 10h05

    Constat impitoyable mais tellement réaliste et intelligent de la politique française sous Chirac.
    Celle-ci, complètement sous dictat financier allemand, eux-mêmes complètement affidés aux américains en reconnaissance notamment de leur gigantesque dette de guerre absoute dans les années soixante, grâce à l’intervention de ceux-ci ( les américains ne l’ont certainement fait que dans l’optique de recevoir en échange notamment la soumission définitive des allemands). Et d’ailleurs bizarrement, à l’heure où il pourrait être question de transferts financiers entre régions riches et régions pauvres comme cela se pratique dans toute fédération qui se respecte, le souvenir de cette dette colossale reste bien aux abonnés absents alors que l’Allemagne est largement en excédent.
    Une Europe qui fonctionnerait trop bien n’est décidément pas à l’ordre du jour de ceux qui nous dirigent et encore moins évidemment d’un point de vue atlantiste…!!!??

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  • Véro // 30.09.2019 à 10h13

    on peut reconnaître à Chirac qu’ il a été un président qui “présentait bien” à l’international. Grand, avec de la prestance et de l’autorité, mais sympathique (une fois devenu président).
    Pour le reste, c’est une autre affaire. Il a été communiste à une époque où le PCF était encore le premier parti de France (il venait juste de perdre des députés à l’assemblée en 51), il est devenu gaulliste lorsque le gaullisme est devenu prépondérant, et il est devenu néo-libéral européiste à un moment où si on voulait la facilité il valait mieux l’être.
    En tant que 1er ministre en 86, il privatise et libéralise à tour de bras, en 92 il appelle à voter pour le oui à Maastricht, en 95 une fois devenu président il écarte Séguin, il réitère en 97 par la dissolution de l’assemblée nationale (Séguin était au perchoir), suivent le traité d’Amsterdam, puis le traité de Nice. Il a donc marché à fond dans la “construction européenne” avec tout ce que ça implique.
    Sa déclaration au Veld’Hiv, était certainement bienvenue, mais elle était incomplète puisqu’il a omis de préciser que l’Etat français de l’époque n’était pas la République et que de surcroît il était sous la coupe d’une puissance étrangère. Cela n’efface pas la trahison des collaborateurs (finalement très peu inquiétés dans leur ensemble), mais ça compte un peu quand même.

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 30.09.2019 à 10h35

      Je m’intéresse à un point de votre intervention. Vous reprenez la vieille scie Mitterrandienne selon laquelle “Vichy ce n’est pas la république”. Détrompez-vous. C’est un mensonge. La rupture institutionnelle de juin 1940 n’existe pas. La transition Reynaud-Pétain est une des plus régulières qui ait eu lieu d’un régime au suivant en histoire de France, et elle est organisée par Reynaud lui-même, qui a choisi son successeur. La rupture législative n’existe pas : en matière répressive en particulier, Pétain n’a besoin d’aucun nouveau texte pour faire guillotiner les premiers résistants et otages. Sur ce plan, la transition est faite par Daladier en septembre 1939. La rupture sociale n’existe pas : magistrature, police et administration restent en place à l’identique et le resteront aussi en 1945. Lorsque la Wehrmacht entre à Paris, Paris ne change pas de préfet de police.

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      • Véro // 30.09.2019 à 14h50

        Ce fut un coup d’Etat parfaitement institutionnel, ça ne fait aucun doute.
        Il n’empêche que la République a disparu. Il n’y avait plus de République Française, ni de président de la République, il n’y avait plus que l’Etat français et un chef de l’Etat français.
        Et je passe sur la démocratie représentative évidemment, qui n’existe plus non plus.

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        • cépajuste // 30.09.2019 à 16h49

          @Véro,
          J’abonde tout à fait dans votre sens. ll faut ajouter que le régime de Vichy n’a été possible que parce que la France était vaincue, occupée et dominée par l’Allemagne. Elle avait perdu sa souveraineté. Parler de continuité est donc fallacieux.

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        • K // 30.09.2019 à 18h22

          “Il n’y avait plus de République Française, ni de président de la République, il n’y avait plus que l’Etat français et un chef de l’Etat français.”

          Peut-être que je me découvre quelques penchants monarchistes car j’aurai dit exactement le contraire :

          Il n’y avait plus d’Etat français ni de chef de l’Etat français, il n’y avait plus que la République.

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          • Véro // 30.09.2019 à 19h20

            Je parlais de Vichy, qui avait aboli la république.

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            • ALM // 03.10.2019 à 10h53

              Merci de prendre en compte que c’est la fameuse République qui en perdant la paix en 18 et en menant des politiques profondément stupides, agrémentés de scandales à répétition jusqu’en 40, nous a mené à la défaite totale.

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      • LBSSO // 30.09.2019 à 18h38

        Les clés de l’honneur

        Lors du procès Pétain,le président de la République ,Albert Lebrun , concernant “la transition Reynaud-Pétain,”, a affirmé qu’il n’avait en appelant ce dernier fait qu’ “arbitrer dans le sens du vote qui venait d’être émis ” au Conseil.
        Or on sait qu’il n’y pas eu de vote.

        “Il est donc permis d’écrire qu’en l’occurrence,le président de la République ne respecta pas les règles de la démocratie, ne serait-ce qu’en rejetant l’avis des deux hommes [Herriot et Jeanneney , les présidents des deux Chambres] qui symbolisaient le suffrage universel et ce au nom d’une majorité problématique au sein du Conseil des ministres .”
        J Lacouture,De Gaulle,T1,Seuil,1984,p 345

        Et puis au diable la légalité formelle dans de telles circonstances ! Si l’Etat français était à Vichy, la France était à Londres. “Charles-le-seul ” arrive dans le petit appartement de Seamore Grove (Curzon Place aujourd’hui) dont on lui a prêté les clés…
        L’ Honneur .

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    • Ouvrierpcf // 01.10.2019 à 11h08

      Si Jacques Chirac a et communiste en distribuant des tracts pour signer la pétition de Stockholm en en 1956 moi qui ait fait ma communion a 11 ans j ai donc été intégriste catholique affilié a Monseigneur Lefebvre ou témoin de Jéhovah bénissez moi Seigneur Jésus revient

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 30.09.2019 à 10h17

    Déjà lundi, et on parle encore de Chirac… Vivement que les médias aient fini de dévorer ce cadavre et qu’ils passent à autre chose. Chirac n’a rien fait de sa vie, si ce n’est lorsqu’il a refusé d’engager l’armée française derrière Bush junior. Mais même cela est trop dire : car en réalité l’armée française est intégrée à l’armée US depuis belle lurette. Disons qu’après la pitoyable prestation de Colin Powell à l’ONU, elle s’était fait porter pâle, comme certains policiers pour les manifs de l’année dernière : mais sans que cela signifie le moindre désengagement. Il y a aussi sa petite rébellion à Jérusalem. Il a eu des moments comme cela, qui ne font que donner une idée, peut-être le regret, de ce que pourrait être un chef de l’Etat français à la hauteur. Mais comme disait de Gaulle : “Pour qu’il fût chef de l’Etat…” Vous connaissez la suite. Chirac n’a évidemment rien à voir avec le gaullisme : mais le gaullisme lui-même, si l’on parle du gaullisme réel, n’avait rien à voir avec le gaullisme idéal. Presque tous les gaullistes de 1946 étaient des pétainistes recyclés et de Gaulle part désespéré en 1969 parce qu’il sait bien que son rêve de France était un rêve.

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  • Arcousan09 // 30.09.2019 à 10h41

    La seule et unique chose qui me fait dire merci à Jacques Chirac c’est d’avoir refusé de faire la guerre à l’Irak …
    Il aura fallu qu’un nabot lèche botte aille faire allégeance à un ancien alcoolique pour que la France perde sa souveraineté en réintégrant ce machin (qui n’a plus lieu d’être) OTAN …
    Maintenant la planète entière est aux ordres d’un peroxydé … qui fait la pluie et le beau temps …
    Triste évolution pour les générations futures

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    • Ecofil // 30.09.2019 à 11h17

      Vous n’êtes pas sans ignorer qu’il a aussi été le premier, quinze jours après son accession au pouvoir, à donner le feu vert pour un essai nucléaire à Mururoa.
      Tollé général après cette explosion qui figurera aussi à son pauvre palmarès politique avec la consternante dissolution de l’assemblée qui a permis à Jospin de devenir premier ministre, retour de la cohabitation à l’envoyeur …!!!

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  • BA // 30.09.2019 à 11h34

    Acte unique : Chirac se prononce pour le OUI. Traité d’Amsterdam : Chirac se prononce pour le OUI. Traité de Maastricht : Chirac se prononce pour le OUI. Traité établissant une constitution européenne : Chirac se prononce pour le OUI. Traité de Lisbonne : Chirac se prononce pour le OUI.

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    • LBSSO // 30.09.2019 à 13h37

      Et sans compter ses ” oui ” aux différents traités d’élargissement.

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    • patoche // 30.09.2019 à 14h54

      Chirac s’est violemment opposé à l’entrée de l’Espagne dans la communauté économique européenne (1er janvier 1986). C’était un calcul purement électoraliste. Nommé 1er ministre après les législatives de 86 il a totalement renié ses engagements.

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    • calal // 30.09.2019 à 19h41

      il a quand meme freine des pieds et des mains pour que la turquie ne rentre pas dans l’ue…c’est pas le pire…

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    • Ouvrierpcf // 01.10.2019 à 11h29

      le Chef de L État Chirac Président de la République signe la procédure pour permettre un référendum Comme le Chef de L état Président de la République Sarkozy signe la procédure pour faire voter par le Parlement le Traité de Lisbonne plus qu un nom c’est la Fonction qui prédomine Mitterand le répliqua fort bien a a a Mr Chirac lors du débat des présidentielles et il avait raison

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  • Ruoma // 30.09.2019 à 11h54

    Il faut oser…

    Il fut d’abord et avant tout le président de la France, l’un des rares à avoir résisté aux pressions énormes et constantes venues d’outre-Atlantique et avoir su dire NON, au contraire de tous les successeurs de De Gaulle qui se sont vautrés, contraints ou délibérément, dans un alignement et une servilité indignes, à commencer par Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, quand ce n’était pas dans la trahison pure et simple des intérêts des Français, comme Sarkozy, Hollande et, aujourd’hui, Macron.

    Il renia ses convictions hostiles à “l’union” €uropéenne par simple calcul politicien, parce qu’il avait bien compris qu’il devait en passer par là pour parvenir à l’Élysée, là où tous les autres approuvent, la subissent ou pire la devancent, comme notre président actuel, qui s’assoie sur les intérêts des Français et compte bien mater toute forme d’opposition, notamment celle des Gilets Jaunes.

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  • Narm // 30.09.2019 à 15h38

    Comme c’est vrai qu’il n’a pas été le plus mauvais des présidents finalement

    mais je remercie Natacha et les autres commentateurs d’avoir éteint 5mn ce flot ininterrompu de flaterie depuis son décès.

    et même que grâce à lui on n’a plus besoin des restos du coeur…. sans parler de “bernadette” et de ses …

    merci

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    • cépajuste // 30.09.2019 à 16h39

      “il n’a pas été le plus mauvais des présidents”.
      Non, le plus mauvais fut sans doute Sarkozy.
      Mais Chirac ne fut pas le meilleur non plus, ni même le second. La popularité dont il jouit aujourd’hui repose sur l’amnésie des Français et sur la campagne médiatique autour de sa disparition. Souvenons-nous qu’il était tombé à 16% de cote de popularité, lorsqu’il était président, et qu’il n’avait fait que 19% des voix au premier tour de 2002… Il n’a été réélu que parce qu’il a eu Jean-Marie Le Pen en face de lui.

        +2

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      • calal // 30.09.2019 à 19h50

        “et qu’il n’avait fait que 19% des voix au premier tour de 2002… Il n’a été réélu que parce qu’il a eu Jean-Marie Le Pen en face de lui”

        premiere fois et unique fois que j’ai voté pour lui a ce second tour “pour faire barrage”.J’ai compris mon erreur apres (2005) et depuis je ne fais plus le castor…

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  • Cépajuste // 30.09.2019 à 16h34

    “Plus tard, en tant que Président, cette déclaration au Vel d’Hiv, qui, quoi qu’en disent certains, était indispensable.”

    Cette déclaration rompait avec la position de la France depuis le général de Gaulle. C’est le “fossoyeur du gaullisme” dont se plaint Natacha Polony qui a fait cette déclaration.

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  • petitjean // 30.09.2019 à 16h54

    Si on fait le bilan politique de Jacques Chirac, il est désastreux
    Je porte à son crédit le refus de suivre les USA dans la guerre contre l’Irak ainsi que l’organisation du référendum de 2005 , mais pour le reste, c’est un désastre pour la France et les français
    Il était un …..qui s’est tout de suite converti au projet supra national de l’UE

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  • SanKuKai // 30.09.2019 à 17h49

    Les meilleurs escrocs sont toujours sympathiques. Il a enfin rejoint Robert Boulin…

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  • Michel Le Rouméliote // 30.09.2019 à 20h00

    Il ne faut pas oublier non plus la dissolution de 1997 qui a porté ce pauvre Jospin au pouvoir et montré au peuple que gauche et droite c’était kif-kif : européisme militant, quinquennat qui a fini de détruire l’équilibre constitutionnel, révisions constitutionnelles pour rendre la Constitution compatible avec les diktats européens, un coup de pioche supplémentaire à la destruction de l’enseignement que le même Jospin avait entamée en 1989 quand il était ministre, 35 heures qui ont ravalé la valeur du travail au seul temps qu’on y passe et qui a causé le délabrement de l’hôpital, sans parler du coût…
    En 2003, le discours pompeux de Villepin n’a fait que nous attirer les foudres des Américains, pour rien, en servant de paravent à l’Allemagne et à la Chine, laquelle était prête à mettre son veto. Les Américains avaient décidé d’intervenir en Iraq et, pour la forme, voulait le blanc-seing du Conseil de Sécurité. Il suffisait de dire simplement que nous n’y participerions pas et de menacer du veto. Ça tient en deux lignes, pas besoin d’effets de manches !

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    • Ruoma // 01.10.2019 à 22h34

      @Michel Le Rouméliote
      Je suis bien convaincu que non.
      Les américains se passent de l’avis du conseil de sécurité quand il ne leur convient pas.
      Se contenter de menacer d’un veto aurait valu consentement.
      D”ailleurs, après Chirac, il n’y eut plus ni veto, ni référendum.

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    • Damien // 03.10.2019 à 19h39

      Les institutions étaient très différentes dans les années 1990. Je vous rappelle que le premier mandat de Jacques Chirac durait 7 ans. Comme il n’a pas osé dissoudre l’assemblée en 1995, il était presque inévitable que la gauche gagne en 1998. Dans tous les cas, il y aurait eu au moins 4 ans de cohabitation. Pire encore, rien de dit que la gauche n’aurait pas gagné les législatives en 1995, après dissolution, Chirac aurait donc pu connaître 7 ans de cohabitation! La dissolution en 1997 n’était donc pas aussi déraisonnable qu’on ne l’a dit.

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