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26.octobre.201926.10.2019 // Les Crises

À l’avenir, seuls les riches pourront échapper à la chaleur insupportable induite par le changement climatique. En Irak, c’est déjà ce qu’il se passe

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Source : Independent, Richard Hall, 10-08-2019

Bagdad offre un aperçu inquiétant d’un avenir dans lequel seuls les riches sont en mesure de résister aux effets du changement climatique, écrit Richard Hall.

Le samedi 10 août 2019

En juin, à Bagdad Un Irakien utilise une douche de trottoir pour se rafraîchir pendant une vague de chaleur (« AFP/Getty »)

« Ici c’est la mort », dit Muhammad, 17 ans, alors qu’il se réfugie derrière le comptoir de la quincaillerie où il travaille dans le centre de Bagdad.

La température est de 48°C et il n’y a pas moyen d’y échapper. L’électricité est coupée dans son quartier et il n’a pas suffisamment d’argent pour se permettre un générateur qui alimenterait un climatiseur. Et c’est plus ou moins la même chose à son domicile.

« Je me réveille pendant la nuit, couvert de sueur », dit-il à voix basse. « C’est épuisant. On se sent vraiment mal avec la chaleur. »

L’Irak est habitué à la chaleur étouffante de l’été, mais les quelques équipements dont disposent ses habitants pour rester au frais deviennent inabordables pour les populations pauvres du pays.

Alors que les pays européens connaissent des températures parmi les plus élevées jamais enregistrées et que les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient, Bagdad offre un aperçu inquiétant d’un avenir où seuls les riches sont équipés pour résister aux effets du changement climatique.

Un rapport des Nations Unies publié le mois dernier a prévenu que le monde se dirigeait vers un scénario d’« apartheid climatique », « par lequel les riches paieront pour fuir la chaleur excessive, la faim et les conflits alors que le reste du monde subira tout de plein fouet ».

À Bagdad, c’est déjà une réalité. Par les journées à 48°C, qui arrivent maintenant plus tôt dans l’année, les climatiseurs sont le moyen le plus efficace pour rester bien au frais. Mais une crise de l’électricité dans le pays rend cet outil essentiel encore plus inaccessible pour les familles à faible revenu.

La crise – provoquée par une combinaison de corruption, de mauvaise gestion et de dysfonctionnement du réseau électrique national – a aggravé le fossé énergétique du pays. Il en découle un écart énorme entre l’offre et la demande d’électricité, surtout en été. Un générateur diesel peut être utilisé pour combler une partie du manque de courant, mais faire fonctionner un climatiseur à partir d’un générateur est un luxe que seuls quelques uns peuvent se permettre.

« Il est impossible de prévoir l’alimentation en électricité », explique Abu Ahmed, un voisin, propriétaire d’un magasin de métal dans la rue de Mohammed. « Parfois à 10 h on en a et ça dure toute la journée, parfois c’est pour une heure seulement. Le climatiseur est hors de question sans le réseau gouvernemental. »

Abou Ahmed paie environ 50 livres par mois pour faire fonctionner un générateur qui lui fournit quatre ampères d’électricité. C’est tout ce qu’il peut se permettre. S’il dépasse cette puissance allouée, le courant est coupé.

« Je peux faire fonctionner le frigo et les lumières, c’est tout », dit-il. « Je n’arrive pas à dormir la nuit et je transpire tout le temps. »

La crise de l’électricité en Irak est peut-être un problème local, mais les inégalités devant la question de se rafraîchir est un problème mondial qui risque de prendre de l’importance à mesure que les températures augmentent.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), près de 2,8 milliards de personnes vivent dans des pays où la température moyenne quotidienne est supérieure à 25°C, et moins de 10 % d’entre elles possèdent un climatiseur. L’agence estime qu’en 2050, 1,9 milliard de personnes vivant dans des pays chauds n’auront pas accès à un climatiseur.

Le professeur Philip Alston, rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits humains est l’auteur du rapport sur « l’apartheid climatique », dans lequel il affirme que la vie des individus les plus pauvres du monde sera menacée.

« Les températures records de plus en plus élevées qui seront enregistrées en Irak et dans le monde entier mettront un grand nombre d’individus vulnérables en danger mortel. Les enfants, les personnes âgées, celles qui sont déjà malades ou qui ne sont tout simplement pas très solides, risqueront de mourir à cause de canicules excessives », dit-il à The Independent.

Ventilateurs exposés dans un magasin d’articles pour se rafraîchir et de ventilation à Bagdad (AFP/Getty).

« La seule façon pour certaines d’entre elles d’obtenir un certain degré de protection sera la climatisation. Mais cela coûte de l’argent, tant pour le système ou l’équipement que pour l’électricité. Les personnes les plus pauvres n’auront souvent ni l’accès ni l’argent nécessaire pour avoir recours à ces moyens pour se soulager. »

Les villes irakiennes ont certains avantages par rapport à l’Europe lorsqu’il s’agit de faire face à des températures extrêmes. Leurs quartiers et leurs maisons ont été conçus en tenant compte de la chaleur. Les rues étroites permettent au vent de circuler et de pénétrer par les hautes fenêtres, l’air frais remonte dans les vieilles maisons depuis les sous-sols.

Comme l’ont montré les récentes vagues de chaleur à Paris, Londres et Berlin, les pays européens sont nettement moins bien préparés à faire face à ces températures élevées.

La température record de 38,7°C enregistrée le mois dernier au Royaume-Uni a provoqué des manchettes apocalyptiques, le chaos dans les transports et une avalanche d’avertissements du gouvernement en matière de santé – et tout ça pour de bonnes raisons.

En Europe, les températures élevées s’accompagnent généralement d’une hausse du nombre de décès, généralement chez les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies cardiaques et pulmonaires. En 2003, une vague de chaleur a causé 70 000 décès supplémentaires sur le continent. La commission d’audit environnemental du Parlement britannique a averti que d’ici 2050, la Grande-Bretagne devra faire face chaque année à 7 000 morts liées à la chaleur, à moins que des mesures ne soient prises.

Dans l’état actuel des choses, l’Europe est mal préparée. L’AIE estime que moins de 5 % des ménages européens ont la climatisation, mais elle ajoute que celle-ci pourrait devenir d’ici quelques décennies l’un des principaux responsables de la demande mondiale en électricité.

Le Met Office du Royaume-Uni décrit les vagues de chaleur comme des « événements météorologiques extrêmes », mais ajoute qu’avec le changement climatique, elles sont susceptibles de devenir plus fréquentes. Ses propres projections montrent que des vagues de chaleur pourraient en moyenne se produire avec une régularité biennale d’ici le milieu du siècle.

Les enfants, les personnes âgées, celles qui sont déjà malades ou qui ne sont tout simplement pas très solides, risquent de toutes mourir d’une chaleur excessive.

Professeur Philip Alston, auteur du rapport de l’ONU sur « l’apartheid climatique »

L’augmentation de la température est susceptible d’avoir également un impact sur notre façon de travailler. Selon l’Organisation internationale du travail, les prévisions les plus optimistes concernant le niveau de réchauffement se traduiraient d’ici 2030 par une réduction de 2,2 % du temps de travail mondial due au stress thermique, soit l’équivalent de 80 millions d’emplois à plein temps.

Mais alors que l’Europe envisage un avenir de crises climatiques, là encore, l’Irak a des années d’avance. Muhammad, le bricoleur, sait très bien comment la chaleur peut vous stopper dans votre élan.

« Ce travail est facile, je ne bouge pas tant que ça. Mais il me faut un effort supplémentaire pour faire quoi que ce soit. Pour d’autres métiers, comme l’agriculture, c’est bien plus difficile. »

Et alors que les pays européens auront au moins du temps et les moyens pour s’adapter, l’Irak approche rapidement de la catastrophe environnementale.

Un vendeur de rue irakien utilise un morceau de carton pour se protéger du soleil (AFP/Getty)

En 2018, un rapport publié par un groupe d’universitaires de l’EastWest Institute et du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) décrit l’Irak comme « l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique du Moyen-Orient ».

« Le changement climatique se manifeste actuellement par de longues périodes de canicule, des précipitations irrégulières, des températures supérieures à la moyenne et une intensité plus grande des catastrophes », indique le rapport, ajoutant que la température annuelle moyenne du pays devrait augmenter de 2°C d’ici 2050.

Mahmoud Abdul Latif Hamed, prévisionniste météorologique et responsable de l’environnement à l’Organisation météorologique irakienne, affirme que l’Irak connaît des températures extrêmes plus tôt dans l’année.

« En 2011, la température à Bagdad a atteint 50°C en août. Nous sommes maintenant en juin et la température à Bagdad est déjà de 49°C. Cela signifie qu’il y a eu une modification de deux mois dans la lecture de la température », dit-il.

« Cinquante degrés, c’est très dangereux si vous êtes dehors. Pour les personnes précaires, c’est encore plus dangereux. Elles n’ont pas l’air conditionné pour se rafraîchir. »

Selon Hamed, il y a des choses que le gouvernement peut faire pour faire face à la chaleur extrême.

« La solution idéale est de faire pousser plus de végétation, ce qui peut faire baisser les températures. Et nous devons supprimer toutes les usines et les anciennes technologies », dit-il.

Mais en dépit de l’énorme richesse pétrolière de l’Irak, la corruption entrave les réformes et les Irakiens sont furieux. L’été dernier, des manifestations meurtrières ont éclaté dans la ville de Bassorah, dans le sud du pays, pour protester contre l’incapacité du gouvernement à fournir eau et électricité. Le gouvernement a promis d’investir des milliards de dollars dans l’amélioration du réseau national, mais peu de gens ont remarqué la différence jusqu’à présent. Les manifestants sont de nouveau dans les rues cette année en prévision d’un autre été étouffant.

« Nous nous attendons à ce que le climat futur de l’Irak soit très dangereux », dit Hamed. « Si le problème n’est pas réglé, je m’attends à ce que le gouvernement s’effondre. »

Source : Independent, Richard Hall, 10-08-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Louis Robert // 26.10.2019 à 09h14

Abrégeons.

« Effondrement »: incapacité des états à répondre aux besoins essentiels de leurs populations. Nous y sommes. Tel est l’effondrement systémique en cours que soit savamment on tait, soit on s’efforce nécessairement de nier encore le plus souvent l’existence… mais qui maintenant saute aux yeux du plus grand nombre.

Début des grandes migrations, ne laissant derrière que dévastation et anéantissement accélérés. Le nombre des victimes de cet effondrement ne fait et ne fera que croître, hors limites. Il suffira de savoir les compter et d’en noter le nombre.

Instructifs, des documentaires comme celui-ci, allemand, préparés auprès des populations. Abandonnons toute illusion à cet égard: même « les riches » n’y échapperont pas…

« Fleeing climate change – the real environmental disaster | DW Documentary » (Fuir les changements climatiques — le véritable désastre environnemental).

https://www.youtube.com/watch?v=cl4Uv9_7KJE

À lire, Terre inhabitable, l’après-réchauffement…

« The Uninhabitable Earth: Life After Warming » – February 19, 2019
by David Wallace-Wells

https://www.amazon.com/Uninhabitable-Earth-Life-After-Warming/dp/0525576703

T.S. Eliot —

« This is the way the world ends.
This is the way the world ends.
This is the way the world ends.
Not with a bang but a whimper.»

63 réactions et commentaires

  • Patrick // 26.10.2019 à 08h24

    « La solution idéale est de faire pousser plus de végétation, ce qui peut faire baisser les températures. Et nous devons supprimer toutes les usines et les anciennes technologies », dit-il.

    Les anciennes technologies … c’est ainsi que ce que nous appelons encore “progrès technologiques” aujourd’hui seront appelés demain … c’est par ce virage que sera amorcé un vrai changement …

      +13

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    • Patrick // 27.10.2019 à 15h21

      la vraie solution est peut-être de mettre en oeuvre une politique ambitieuse en matière d’euthanasie des populations pauvres pour éviter le désastre , avec l’avantage de laisser des ressources disponibles pour les populations riches .
      Attali disait très justement que l’euthanasie sera un des outils majeurs de nos sociétés

      ( non, là je déc… , quoique !! )

        +0

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  • Louis Robert // 26.10.2019 à 09h14

    Abrégeons.

    « Effondrement »: incapacité des états à répondre aux besoins essentiels de leurs populations. Nous y sommes. Tel est l’effondrement systémique en cours que soit savamment on tait, soit on s’efforce nécessairement de nier encore le plus souvent l’existence… mais qui maintenant saute aux yeux du plus grand nombre.

    Début des grandes migrations, ne laissant derrière que dévastation et anéantissement accélérés. Le nombre des victimes de cet effondrement ne fait et ne fera que croître, hors limites. Il suffira de savoir les compter et d’en noter le nombre.

    Instructifs, des documentaires comme celui-ci, allemand, préparés auprès des populations. Abandonnons toute illusion à cet égard: même « les riches » n’y échapperont pas…

    « Fleeing climate change – the real environmental disaster | DW Documentary » (Fuir les changements climatiques — le véritable désastre environnemental).

    https://www.youtube.com/watch?v=cl4Uv9_7KJE

    À lire, Terre inhabitable, l’après-réchauffement…

    « The Uninhabitable Earth: Life After Warming » – February 19, 2019
    by David Wallace-Wells

    https://www.amazon.com/Uninhabitable-Earth-Life-After-Warming/dp/0525576703

    T.S. Eliot —

    « This is the way the world ends.
    This is the way the world ends.
    This is the way the world ends.
    Not with a bang but a whimper.»

      +46

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  • LS // 26.10.2019 à 09h23

    Nous savons tous, dans l’hypothèse où l’on croit au réchauffement climatique et qu’il est déjà trop tard pour le limiter suffisamment, que la seule solution sera la fuite de la zone entre les latitudes .+/- 40° hormis peut être une petite bande pluvieuse à l’équateur, qu’il n’y aura pas un territoire suffisant pour tous et que ce sera vrai pour les riches comme pour les pauvres.

    Dans ces conditions, croire que, qui que ce soit, quels que soient les moyens financiers ou militaires employés, pourra organiser des lieux d’asiles réservés puis les conserver, est un leurre.

      +9

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    • Louis Robert // 26.10.2019 à 09h40

      Jancovici l’a montré et conclu, encore et encore: partout, rapidement, ce sera guerres et chaos.

        +29

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      • Anouchka // 26.10.2019 à 10h09

        Je ne crois pas au chaos climatique mais bien plutôt une à une situation à la “soleil vert”.
        Ce film (qui date je crois des années 70) était incroyablement prophétique (sauf peut-être sur la qu’es de la place des femmes dans la société. Quoi que…)
        C’est à se demander où le réalisateur, a l’époque, est allé chercher tout ça! Il faut croire que tout ce passe actuellement etait en germe dans le principe même du système capitaliste industriel et qu’il fallait juste un peu d’imagination pour prévoir ce qui allait se passer.

          +7

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      • jeanpaulmichel // 26.10.2019 à 10h34

        Sauf si nous décidons d’aller vers la décroissance organisée comme il le propose.

          +1

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        • marc // 26.10.2019 à 12h21

          ok pour aller vers la décroissance organisée…
          mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est cela peut se faire uniquement sous une dictature
          sinon, changer les modes de vie des gens par l’éducation et la persuasion, ça serait très très très long
          parce que ce n’est pas seulement consommer mieux, afin de réformer la société en profondeur il faut aussi voter mieux (voire s’abstenir quand on propose bonnet blanc et blanc bonnet… ou quand il faut chercher le moins pire proposé…)
          c’est pas gagné car les masses ne s’intéressent pas à la politique, ou de loin, conséquence de leur endoctrinement…
          c’est pourquoi il est ridicule de leur donner le droit de vote, surtout en temps de crise

            +6

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          • Anouchka // 26.10.2019 à 13h07

            La voie de la persuasion par l’éducation peut aussi être une forme de dictature si les tenants et aboutissants de cette éducation sont décidés par une minorité et tue à la majorité. C’est ce qu’on appelle de manière euphémistique de l’ingénierie sociale.
            Ce mode de gouvernance peut s’avérer beaucoup plus brutal et inhumain que la dictature au sens classique où l’on contraint les corps mais où l’on ne pénètre pas les esprits.
            Mais au vu de la tonalité de votre commentaire, je suppose que vous proposez de faire les deux en même temps.

              +5

            Alerter
            • marc // 26.10.2019 à 13h26

              comme dit dans mon commentaire, ça serait surtout beaucoup trop long de réformer les esprits, expliquer les tenants et aboutissants et les réactions en chaine : trop de travail pour peu de rendement à court terme…

              bref, je réagissais surtout à cette partie du commentaire précédent : “sauf si nous décidons d’aller vers…”
              une décision radicale par la majorité, c’est de la pure illusion (on dirait un slogan politique… “ensemble…”)
              dans la réalité les comportements changeront quand les catastrophes surviendront presque partout et presque tout le temps, à moins d’une remise à niveau complète du système social de type démocratie aveugle et remplacement par une dictature éveillée!

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              Alerter
          • Louis Robert // 26.10.2019 à 13h57

            Je ne comprends pas comment on peut conclure à la dictature lorsqu’il s’agit, sous contrainte, de mobiliser une population pour sa survie, comme en temps de guerre d’agression et de menace d’invasion de la patrie. Ici, la menace est mondiale, planétaire! La dictature est d’imposer le laisser-faire et le laisser-aller, comme on fait présentement.

              +4

            Alerter
            • Anouchka // 26.10.2019 à 14h09

              Non effectivement, le terme dictature n’est pas adapté. Il vaudrait mieux parler de “mobilisation totale”, ou encore mieux de “totalitarisme”

                +3

              Alerter
            • Louis Robert // 26.10.2019 à 15h01

              Mobilisation générale.

              « La mobilisation française de 1914 est l’ensemble des opérations au tout début de la Première … C’est la première fois qu’une mobilisation générale est décrétée en France » — Vous appelleriez cela du totalitarisme?

              https://fr.wikipedia.org/wiki/Mobilisation

                +3

              Alerter
            • Anouchka // 26.10.2019 à 15h23

              La mobilisation totale n’est pas tout à fait la même chose que la mobilisation générale.
              Le terme “mobilisation totale” à ma connaissance, a été utilisé pour la première fois par Ernst Junger pour décrire l’économie des pays européens pendant la première guerre mondiale. Il comparaît les soldats envoyés au front à de la matiere première, au même titre que les machines fabriquées par ceux de l’arrière (les femmes notamment), le tout faisant partie d’un gigantesque processus de consommation et le front jouant le rôle du marché.
              L’idée de fond etait que les forces impérialistes de l’époque mobilisaient l’ensemble de la société (jusqu’à la plus petite couturière, dit Junger) qui se trouvait transformée en une gigantesque usine conçue pour affronter l’adversaire et l’emporter sur lui en le faisant consommer le plus de matières et d’énergie possible (énergie fossile bien sûr mais surtout énergie vivante) afin de l’épuiser et de gagner.
              Les régimes totalitaires des années qui ont suivi ces événements sont souvent analysés comme en en étant la prolongation.

                +3

              Alerter
            • Anouchka // 26.10.2019 à 15h40

              2/2
              Je précise que Junger ne critique pas spécialement cet état de fait. Il en prend acte, dans une perspective de lutte pour la survie nationale.
              La survie nationale- c’est ce terme qui est important.
              Quand on parle de mise en place d’une dictature dans le cadre du changement climatique il faut aussi se poser la question des limites territoriales de ladite dictature. Une dictature mondiale? Certains en rêvent. Je vois très mal pour ma part comment elle pourrait se mettre en place à court terme. Mais si la dictature est circonscrite territorialement, alors on se retrouvera très vite dans un scénario tel que celui décrit par Junger et que j’ai résumé plus haut.

                +0

              Alerter
        • Louis Robert // 26.10.2019 à 13h31

          Oui, en effet, merci de le préciser.

          Mais… il faut alors que le tout se mette en place résolument dès aujourd’hui. Est-ce que ça a commencé à l’être, par chez vous? Si oui comment réagissent vos concitoyens? Soyez gentil, tenez-nous au courant… 😊

            +3

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  • Larousse // 26.10.2019 à 09h44

    Cercle vicieux : il fait chaud, on achète des climatiseurs, on augmente la consommation d’énergies, on augmente l’élévation des températures.
    C’est agir, penser autrement qu’il faut faire.

      +14

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    • Geoffrey // 26.10.2019 à 09h54

      eeeh, ouais !!!

      que n’y avons-nous pensé plus tôt ?

      y a qu’à voter autrement, élire des gens non corrompus..

      pas besoin de violence : la violence, c’est maaaaaal

      Geof’, ironiseur du samedi matin

        +3

      Alerter
    • jp // 27.10.2019 à 01h10

      “on achète des climatiseurs” :au Qatar ce sont les autorités qui ont commencé à installer des climatiseurs dans les rues.
      Désespérant…

        +2

      Alerter
  • Louis Robert // 26.10.2019 à 09h58

    Révélateur!

    Cet effondrement, si abondamment nié puis moqué, préoccupe malgré tout au plus haut point, dès maintenant, nulle autre que l’armée impériale…

    1. United States Army War College, « Implications of Climate Change for the U.S. Army»

    https://climateandsecurity.files.wordpress.com/2019/07/implications-of-climate-change-for-us-army_army-war-college_2019.pdf

    2. « Climate apocalypse is coming – says US Army, eyeing opportunities for more intervention »

    https://www.rt.com/usa/471887-climate-change-pentagon-interventions/

      +26

    Alerter
  • tchoo // 26.10.2019 à 09h58

    Et alors?
    que voulez vous que ça leur fasse aux riches
    ils en ont strictement rien à faire, et au contraire se réjouissent d’être riche pour échapper au chaos,
    et si c’est nécessaire, ils iront se réfugier en Nouvelle Zelande

      +8

    Alerter
    • Je me marre // 26.10.2019 à 10h19

      “ils iront se réfugier en Nouvelle Zelande”

      C’est déjà le cas, mais par crainte d’une guerre nucléaire, avec bunker et tout l’attirail survivaliste.

        +4

      Alerter
    • charles // 26.10.2019 à 10h23

      c’est bête à en manger du foin comme idée. Vos riches feront comme ils l’ont toujours fait. Ils établiront des castes de pauvres, moyens et riches pour établir le système de domination mortifère qu’ils reproduisent d’époque en époque. Du coup, vos riches d’aujourd’hui sont les pauvres de demain… du coup je me dit qu’on devrait plutôt s’appeler l’homo imperium. De celui qui a établit la domination comme horizon indépassable, travaillant avec acharnement, tentative après tentatives, à parfaire son modèle et ses techniques, arrivant même au point où sa création le dépasse et l’aliène, étant si parfaite elle a aliéné son propre géniteur et l’exploitera jusqu’à sa mort.

        +3

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      • marc // 26.10.2019 à 12h32

        “celui qui a établit la domination comme horizon indépassable, travaillant avec acharnement, tentative après tentatives, à parfaire son modèle et ses techniques, arrivant même au point où sa création le dépasse et l’aliène, étant si parfaite elle a aliéné son propre géniteur”

        c’est chouette comme idée mais je ne suis généralement pas d’accord, car je ne suis pas d’accord pour dire que le système de domination est une création de l’homme..
        cela me rappelle d’autres idées du genre “l’homme fait la guerre depuis la nuit des temps” ou “l’homme est mauvais au fond de lui”…
        je ne suis pas trop d’accord parce que j’ai une conviction intime que l’homme est bon à la base, et qu’aussi je pense qu’il existe toute une série d’influences extérieures qui ont un impact sur son comportement

        après on peut faire une distinction entre différents hommes : “riches” et “pauvres”… “gentils” et “méchants”… mais c’est un peu illusoire

          +1

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        • charles // 26.10.2019 à 13h56

          je ne dit pas que c’est une création de l’homme, la domination existe dans les relations de la nature. Ce que je pointe du doigt c’est que nous avons élevé ce trait en particulier en mesure et moyen de la réussite.

          On aurait pu accoucher d’une société, mondialisée ou pas, qui reconnaît la recherche de la domination comme un trait de perversion pathologique, et donc s’efforçant de faire fleurir les autres comportements qui nous sont disponible.

          Par ailleurs ce que je dit, c’est que depuis que le capitalisme et devenu mondialisé, ce n’est plus l’homme qui domine le système, mais le système qui domine l’homme.
          Que nous soyons incapable d’arrêter la machine en est l’évidence.

          Ce qu’une poignée d’homme à créé pour asservir d’autres hommes a fini par les asservir tous.

          L’art de la coercition est un art étudié et sans cesse renouvelé depuis les première luttes.

          > il existe toute une série d’influences extérieures qui ont un impact sur son comportement

          Pour faire court, car tout cela est tout de même très compliqué, je suis d’accord avec cela.

            +4

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 26.10.2019 à 10h37

      La Nouvelle Zélande, je crois me souvenir, est évoquée dans une des conférences de Jancovici, à quoi il est répondu, crois-je me souvenir, que ce pays ne produit à peu près rien de ce qui fait le mode de vie des survivalistes égoïstes…. Ce qu’il y a de bien avec le projet “Soleil Vert”, c’est qu’il relève de la science-fiction et exclusivement de cela. Les riches crèveront la bouche ouverte, comme tout le monde, quoique moins vite ou un peu après.

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      • Kiwixar // 26.10.2019 à 14h48

        La Nouvelle-Zélande est bien lotie : 70% de l’électricité d’origine hydroélectrique, largement auto-suffisante au niveau alimentaire, des aquifères en bon état, une population qui s’entraide, assez isolée des vagues de migration massives, fermiers armés (22 avec lunette et silencieux pour shooter les possums). Si ça se réchauffe, on peut aller dans l’île du sud, si ça se refroidit (hiver nucléaire), on peut aller habiter légalement en Australie. Combien de pays aussi bien lotis?

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      • Patrick // 27.10.2019 à 15h32

        Pourquoi la Nouvelle-Zélande ?
        – de très grands terrains disponibles
        – une population assez homogène et civilisée , de culture occidentale / libérale

        Donc le jour où ça pète dans les rues ( pas de pb de climat , pb économique ) , hop dans l’avion privée et direction la piste privée du ranch au milieu de rien.
        Voilà la stratégie des gestionnaires de fond pour échapper aux émeutes.

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  • Je me marre // 26.10.2019 à 10h17

    Ce sera vraiment amusant quand l’Espagne, la France, etc. seront transformés en déserts. Pour rappel, il y a 10.000 ans et plus le Sahara était verdoyant comme en attestent les nombreuses gravures rupestres avec lions, éléphants, autruches, girafes, etc. Passer de plus de 100 habitants/km2 à moins de 1 habitant/km2, il va y avoir du sport!

    Faudrait peut-être se dépêcher de prendre une nationalité russe ou canadienne tant que cela est possible…

    C’est ça le progrès, quand enfin certains seront confrontés aux conséquences de leur politique et de leurs actes. Sauf qu’ils seront loin depuis longtemps: courage fuyons!

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    • Madudu // 26.10.2019 à 10h39

      En Hiver, lorsqu’il fait -20 en Sibérie ou un mauvais 5°c humide en France, les habitants de ces contrées passent peu de temps dehors et chauffent leurs habitations -habitations qu’ils prennent soin d’isoler un minimum pour limiter le coût du chauffage, qui peut être important.

      Dans les pays qui connaissent des périodes trop chaudes pour que le corps humain s’y adapte convenablement, la stratégie devra être la même : organiser les choses de manière à ne pas passer beaucoup de temps dehors, et de manière à maîtriser l’ambiance des bâtiments par des systèmes de refroidissement et l’isolation.

      De la même manière que chez nous, il se présentera alors plusieurs options envisageable suivant les bourses, le contexte, l’agencement des choses, tant pour l’isolation que pour le système de refroidissement : climatiseur réversible, refroidissement par ventilation/évaporation, réseau de froid collectif ou installations individuelles, etc.

      Les perses avaient déjà fort bien défriché ce terrain il y a plus de 2000 ans !

      Victimiser ceux qui ont besoin de se prendre en main et de s’organiser mieux, ce n’est pas les aider. Bien au contraire.

      (J’ai mal placé mon commentaire, je voulais le mettre à la suite de tous les autres)

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  • Fritz // 26.10.2019 à 10h33

    A noter : la bienveillante Amérique a contribué au réchauffement de Bagdad, avec ses bombes et missiles.

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  • daniel // 26.10.2019 à 11h13

    Des hommes partout. Des vidéos montrent des enfants jouant dans l’eau d’un canal d’irrigation ou sous une cascade, au Kurdistan. Rien que des garçons…
    Donc les femmes ne souffrent pas de la chaleur. Sont pas faites du même bois que les hommes?

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  • jpcd // 26.10.2019 à 11h37

    L’ancien “croissant fertile” devient celui de la sécheresse. Et Daesh s’en était aperçu: https://twitter.com/jpcdelorme/status/1180867334422089730?s=20

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  • tchoo // 26.10.2019 à 14h11

    Si ça vous peut vous rassurer que les plus riches subiront le même sort, continuer à le croire.
    En attendant ils mettront tout en oeuvre pour que ce ne soit pas le cas et ce au détriment de tous.
    Ne pas le comprendre conduit à penser que l’on peut faire appel au bon sens de chacun pour changer les choses alors que la guerre de classes est enclenchée

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    • Louis Robert // 26.10.2019 à 16h08

      D’accord sur tout, sauf que ce n’est aucunement une question de se »rassurer »; bien plutôt de comprendre et d’aider à comprendre la nature et l’ampleur de cette menace plurielle, mondiale, planétaire. TOUS, nous sommes menacés.

      UN SEUL exemple, signe des temps à venir: l’anéantissement de Paradise, Cal., et pas seulement… entièrement rasée par les méga-feux, souvent sans AUCUNE TRACE de survivants… ni des victimes (aucune!). Voilà bien une catastrophe qui a d’abord frappé les richissimes (et nous n’en sommes qu’au tout début) et non pas les pauvres.

      Et que dire notamment des risques d’épidémies à venir? Des conséquences d’une mortalité massive dans chaque région du monde?

      « The Coming Plague: Newly Emerging Diseases in a World Out of Balance », par Laurie Garrett

      https://www.amazon.com/Coming-Plague-Emerging-Diseases-Balance/dp/0140250913

      Il n’y a rien de plus absurde, de plus démobilisant, que ce mythe, cru dur comme fer, y compris par les gens concernés, de l’invulnérabilité des riches, des zélites, des autocrates, et autres créatures d’ « exception ».

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    • Bouddha Vert // 26.10.2019 à 20h45

      Disons surtout que vous pensez(?) que cela vous permet d’évacuer la problématique du post du jour!

      Et à part la guerre, quel programme pour nos ressources animales, végétales, minérales, métalliques…?
      La dystopie dispose de trop nombreux acteurs pour nous y jeter et ils ne sont pas que d’un seul côté.

      Tous les combats ne se valent pas.

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  • Phil // 26.10.2019 à 21h34

    Le climat désertique je connais et je vis en zone tropicale humide.
    Si on me dit de choisir entre 32° chez moi et 44° dans le désert je choisis le désert.
    On se base sur l’humidex, en employant la norme NF12515 sur le travail en ambiance chaude, j’ai comparé une ballade en vélo à 25km/h sous une température de 32° en zone sèche style Maroc et chez moi.
    Au Maroc si l’on boit on pédale 7h sans problème, chez moi avec l’humidité qui contrarie la transpiration après 37 minutes on atteint les 0,7° d’élévation de température corporelle, c’est le critère d’alarme.
    Dans un pays sec avec de l’évaporation on fait du froid, un peu d’eau qui dégouline ou des plantes dans une cour c’est agréable. Chez moi c’est le sauna.
    Je n’ai pas de clim chez moi mais j’ai peint le toit en blanc et de 11 à 18h les fenêtres sont fermées. La température chez moi est plus basse de 4° en moyenne par rapport aux voisins.
    En pays sec au dessus de 49° ça devient invivable, l’Irak et d’autres pays dans les mêmes conditions avec une élévation de température se retrouveront avec une température que le corps ne pourra plus gérer.
    Ca va mieux pour dormir maintenant que la température descend en dessous de 29° dans la maison. Oui c’est au dessus des 23° précaunisés en France, mon corps s’est acclimaté.

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  • Christine Z // 26.10.2019 à 21h37

    Le pire, c’est que la climatisation est une très grosse émettrice de gaz à effet de serre, chose que cet article passe sous silence. Même si on pouvait la payer à tous de façon équitable, ce ne serait pas une bonne solution.
    L’Irakien qui parle de faire pousser des arbres est bien plus intelligent. Il faut aussi arrêter la construction d’habitations et de bureaux en béton et revenir aux… vraiment anciennes technologies telles que la construction en pisé, adobe, terre-paille… Voir des habitats souterrains pour les périodes de canicule?

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  • Almire // 26.10.2019 à 23h27

    Je comprends que l’organisme humain supporte difficilement des t° de plus de 45° C à l’ombre, encore qu’il faille tenir compte du taux d’humidité. Mais pour les plantes qui par définition ne peuvent se déplacer, quel sera le résultat à 60-65 °c au soleil ?
    Difficile de nourrir les populations avec des cactées ou des agaves. Même en Europe, méditerranéenne ou continentale, la survenue d’une semaine de températures extrêmes suffira pour effondrer les productions céréalières, fruitières, légumières. On en a eu un aperçu cet été dans les vignes de l’Hérault avec 46°C à l’ombre…pendant une journée…

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    • Patrick // 27.10.2019 à 01h02

      D’après ce que j’ai pu lire, c’est-à-dire des commentaires du dernier Rapport du Giec (https://youtu.be/KGdVCs5E8vE?t=641, exemple pas excellent mais format court, “zapper” les 10 premières minutes), le territoire français va connaître en quelques décennies des chamboulements assez importants :

      • sur le littoral avec la montée des eaux, il va falloir démanteler certains équipements exposés (d’autant plus exposés que la violence des tempêtes va augmenter)
      • dans le sud des mois de sécheresse; des inondations massives et violentes
      • dans le Nord une pluviométrie plus forte et une hausse des températures

      Le problème n’est pas tant le changement que la rapidité. Elle est telle que la faune et la flore auront du mal à s’adapter :

      • pour la flore il va falloir repenser les modes de culture pour économiser l’eau (adieu les labours des grandes étendues, bonjour le sol vivant sur petits périmètres)
      • pour la faune il va falloir accepter de nouveaux arrivants

      Et les humains dans tout ça ? Il faudrait qu’ils quittent les villes et leurs banlieues … mais cela ne dépend pas d’eux. C’est au niveau de l’Etat que ce genre d’adaptations se planifie.

      ***

      Pour les vignes, si vous ne connaissez pas encore cette chaîne d’agroécologie et si vous êtes directement concerné : https://www.youtube.com/watch?v=IcO_1xJH3AQ

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      • Almire // 27.10.2019 à 10h00

        Merci pour le lien. D’après ce que j’ai vu c’est proche des enseignements de Konrad Schreiber, culture sur sol vivant, cours pour professionnels de l’agriculture. Je ne suis qu’un amateur, cultivant potager et fruitiers, mais même à mon niveau je connais les difficultés de production, en cas de fortes chaleurs, de sécheresse. Le pire ce sont les brusques changements de conditions climatiques.

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  • Owen // 27.10.2019 à 03h54

    Le GIEC, et c ‘est son travail, n’analyse qu’un aspect, intangible, de la planète : le climat et ne peut présenter que des résultats formels. De quoi entretenir la foire permanente aux polémiques. Une vision d’ensemble de l’écologie nécessiterait aussi un suivi détaillé de l’état des eaux (de mer, douces, les stocks et réserves de vie) et des sols (SAU, écosystèmes). Il y aurait un suivi plus concret des atteintes au vivant et les nécessités pour réparer seraient mieux comprises et partagées.

    Pour faire de l’eau, il faut faire du végétal. A travers les expériences en Chine, en Jordanie, en Éthiopie, cette la vidéo remet à jour des évidences qu’on a fini par oublier.
    https://www.youtube.com/watch?v=IDgDWbQtlKI&vl=fr
    Si les COP annuelles lançaient et conduisaient des campagnes géantes de revegetalisation, les résultats seraient plus faciles et mesurables. Il est facile de trouver des dizaines ou centaines de milliers, et même plus, de candidats à de telles campagnes. Les fouilles archéologiques et les chantiers de remparts, pour tenter une comparaison, débordent de candidats pour des moments et expériences de vie privilégiés.

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    • Jean D // 27.10.2019 à 08h50

      Il existe d’autres instances Onusiennes pour les secteurs que vous citez; par exemple l’IPBES (https://www.ipbes.net/) qui réunit des scientifiques autour de la question de la biodiversité.

      Par ailleurs, le GIEC dont la mission centrale est l’étude du changement climatique et de ses effets, brasse très large. Il se compose de 3 groupes :
      • le groupe 1 étudie les principes physiques du changement climatique ;
      • le groupe 2 étudie les impacts, la vulnérabilité et l’adaptation au changement climatique ;
      • le groupe 3 (le moins scientifique) étudie les moyens d’atténuer (mitigation) le changement climatique.

      Des rapports thématiques sont régulièrement publiés (le dernier en date, sur la cryosphère : https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_d%27experts_intergouvernemental_sur_l%27%C3%A9volution_du_climat#Rapports_sp%C3%A9ciaux).

      ***

      “Le GIEC […] ne peut présenter que des résultats formels. De quoi entretenir la foire permanente aux polémiques.”
      > le contenu des rapports publiés par le GIEC est scientifique
      > il n’offre pas de prise à la polémique (en tout cas pour les deux premiers groupes)

      Ceux qui créent la polémique sont à mon avis :
      01 • les climatosceptiques (financés ou non par les lobbys)
      02 • les personnes mal informées (https://fr.wiktionary.org/wiki/demi-habile)
      03 • les personnes qui sont dans le déni (https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ni)
      04 • les responsables politiques / économiques, qui baignant dans le libéralisme et ne sachant pas comment bifurquer, minimisent les effets de la catastrophe en cours

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      • Rémi // 28.10.2019 à 14h01

        On mélange.
        D’un problème de gestion , plannification, gouvernance on fait subitlement un problème de réchauffement climatique.
        Ca fait 2000 ans qu’il fait chaud en Irak, mais avant on construisait blanc, avec autant de végétation que possible. Désormais il faut de la climatisation. Cela a à voir avec de la gouvernance, des investissements. Et le réchauffement climatique qu’il fasse 40 ou 42° ne change fondamentalement rien aux besoins.
        [modéré]

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    • Patrick // 27.10.2019 à 09h34

      On pourrait ajouter un cinquième acteur qui parfois cumulent l’ensemble des tares énumérées de 1 à 3 : les éditocrates.

      Pris dans la course à l’audimat, ils ne reculent devant aucune bassesse intellectuelle (https://www.les-crises.fr/greta-tunberg-et-ses-detracteurs/) et leur formation aussi bien que le microcosme parisien dans lequel ils baignent pour la plupart, leur interdisent un accès sérieux au savoir et à la réflexion véritable.

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      • Patrick // 27.10.2019 à 15h45

        Pour les journalistes , pour vendre il faut que ça saigne !!
        Donc l’alarmisme est le meilleur moyen de faire vendre . En plus ça évite des se poser des questions sur tous les scénarios possibles ou sur l’ensemble des travaux en cours.

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