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25.octobre.201925.10.2019 // Les Crises

Travail | Travail, Salaire, Profit – Épisode 1 et 2 | ARTE

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Bravo à Bertrand Rothé pour son travail !

Source : Arte, Youtube, 15-10-2019

Certains mots sont d’un usage si courant qu’on finit par les utiliser sans en interroger le sens. Comme celui de “travail”. Depuis la nuit des temps l’homme travaille : une activité qui n’a pourtant pas cessé d’évoluer depuis le paléolithique. Qu’est-ce que le travail aujourd’hui ? Est-il devenu une marchandise ? Qu’achète-t-on sur le marché du travail ? Pourquoi et comment est apparu le Code du travail ?

Sommaire de l’épisode :

00:34 La notion de travail

14:15 Le travail une marchandise

22:48 Le marché du travail

30:05 Le droit du travail, l’équilibre entre capital et travail

41:40 Le contrat de travail, une manière de légitimer le lien de subordination

Le travail et l’emploi apparaissent souvent comme deux termes interchangeables. De façon ordinaire, aujourd’hui, c’est l’emploi qui est le plus souvent utilisé pour désigner le travail… Seraient-ils de faux jumeaux ? Étude des incroyables transformations du management contemporain, ainsi que de l’invention de l’autoentrepreneuriat comme forme moderne de l’emploi.

Sommaire de l’épisode :

00:33 Les différences entre le travail et emploi

11:00 La fin du taylorisme, une diversification des compétences de l’employé ?

26:41 Le passage du salariat à la relation commerciale

36:06 L’avenir de l’emploi face à l’informatisation et la robotisation

Source : Arte, Youtube, 15-10-2019

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Commentaire recommandé

Milsabor // 25.10.2019 à 09h38

Je connais un psychiatre qui prescrit le visionnage des 6 épisodes de ce documentaire à ses patients souffrant de maltraitance au travail. La conscience de la réalité panse la pensée et diminue la souffrance. C’est même le meilleur traitement préventif du suicide au travail qui est l’aboutissement du retournement de la violence par la victime contre elle-même par la honte et la culpabilité.

23 réactions et commentaires

  • Louis Robert // 25.10.2019 à 09h24

    Vendre son travail et son fruit, c’est se vendre, soi-même marchandise.

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    • RGT // 28.10.2019 à 18h41

      “C’est se vendre soi-même”.

      Tout à fait d’accord avec vous : Le travail (salarié) est tout simplement de la prostitution.

      Allez donc chanter ça sur les toits, et vous vous trouverez rapidement embastillé car l’image (bien réelle) que vous donnerez de la société actuelle risquerait de mettre en péril toute la pyramide économique qui permet, via votre asservissement, à engraisser quelques ploutocrates et leurs porte-flingues, les politicards.

      Le problème, c’est que dans l’organisation actuelle de la société, si vous ne vous vendez pas vous crevez de faim et de froid car le travail est devenu la seule source possible permettant d’obtenir la précieuse monnaie indispensable pour obtenir de quoi vous nourrir et vous loger.

      La monnaie est donc bel et bien au centre du problème. et ceux qui en détiennent plus que les autres ont la possibilité de le faire “fructifier” pour avoir encore plus de puissance afin de forcer les réfractaires à une soumission totale.

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  • Milsabor // 25.10.2019 à 09h38

    Je connais un psychiatre qui prescrit le visionnage des 6 épisodes de ce documentaire à ses patients souffrant de maltraitance au travail. La conscience de la réalité panse la pensée et diminue la souffrance. C’est même le meilleur traitement préventif du suicide au travail qui est l’aboutissement du retournement de la violence par la victime contre elle-même par la honte et la culpabilité.

      +30

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  • monsipoli // 25.10.2019 à 09h46

    Louable projet que celui de Mordillat et Rothé, cependant je n’ai pu éviter un certain ennui tout au long des premières séquences déjà diffusées où une majorité d’intervenants ont enfoncé des portes ouvertes comme on enfile des perles.
    Un sujet comme celui-ci devrait s’adresser au plus large public puisque nous sommes tous concernés, je crains qu’il ne cible au contraire un auditoire déjà au fait de ce qu’il aborde, donc restreint, qui au bout du compte, pour la première partie, est sans doute resté sur sa faim. L’ensemble est trop statique, les propos qui le composent sont en grande partie très mesurés lors même que ce qu’il empoigne d’une main assez molle appellerait, à mon sens, des engagements beaucoup plus radicaux à l’instar de deux des participants que j’ai trouvés plus tranchants.

    Cantonner le savoir à un dispositif confidentiel (intervenants assis, s’exprimant seuls, et sur fond vide et noir) est le meilleur moyen d’en empêcher la propagation, or c’est bien à l’inverse qu’il faudrait parvenir : un dialogue ouvert, un échange, une dispute, une confrontation…
    Souhaitons que la suite soit plus dynamique et convaincante.

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    • monsipoli // 25.10.2019 à 10h48

      … suite que je n’ai pas encore visionnée à ce jour, cela va sans dire.

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    • Milsabor // 25.10.2019 à 11h25

      Les effets morbides du management moderne, dont la perversité est ici bien documentée, se propagent comme une épidémie dans les aministrations privées (les entreprises) autant que publiques (y compris sanitaires). Les salariés du haut en bas de l’échelle en souffrent sans forcément avoir la liberté de penser ce qui leur arrive. Je vous assure qu’ils se reconnaissent dans la description qui en est faite ici : “c’est exactement ça”. En revanche beaucoup de ces salariés souffrants éteindraient le poste aux premiers accents de rébellion. Il n’y a qu’à voir la portion congrue dévolue à Lordon dans ce documentaie, le plus pugnace des intervenants. Il faut commencer à petites doses et suivre les effets secondaires. A l’autre bout de l’éventail pharmacologique, vous avez cet économiste togolais dont j’ai renoncé à mémoriser le nom : il parle très lentement avec une infinie douceur pour énoncer des vérités simples mais lumineuses avec ses bons gros yeux hypnotiques. Ce gars-là vaut son pesant d’anxiolytique et d’antidépresseur. Mais il fait passer Lordon.

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      • monsipoli // 25.10.2019 à 11h34

        Je suis évidemment d’accord avec vous sur le fond mais je persiste à penser que la radicalité de Lordon, toujours le plus pugnace sur ces sujets, est à la hauteur de ce qui se joue et que vous décrivez. Nous n’avons plus d’autre choix que la frontalité face à un ennemi qui s’abstient lui-même de toute nuance et veut notre destruction, comme nous le démontre la réalité, particulièrement depuis ces derniers temps en macronie.

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      • Alligator427 // 25.10.2019 à 20h43

        “Il n’y a qu’à voir la portion congrue dévolue à Lordon dans ce documentaie, le plus pugnace des intervenants”

        • Que vient faire la pugnacité ici ?
        • La pédagogie ne serait-elle pas un critère d’évaluation plus pertinent concernant ce sujet complexe du travail ?

        Il n’est pas question pour moi de critiquer l’apport de M. Lordon (honnêtement je n’ai pas le niveau) mais je pense qu’il serait plus instructif de s’interroger sur la complémentarité des chercheurs interrogés : en quoi leur culture, leur parcours, leur formation influencent leur façon d’appréhender le sujet du travail.

        Histoire, sociologie, droit, économie, politique … le sujet peut être pris par tellement de bouts …

        Et de mon point de vue M. Supiot est plus compétent sur ce sujet auquel il a consacré toute sa vie de chercheur : https://www.youtube.com/watch?v=VW0eQzrgiMY (y compris au Collège de France et à l’OIT)

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    • Dissonance // 25.10.2019 à 13h17

      Assez d’accord avec vous. Le documentaire est intéressant mais sans plus pour qui est familier des conceptions marxistes. Je déplore tout de même l’absence notable de Bernard Friot dans cette série alors que sur l’ensemble de ces sujets il porte un discours intéressant et assez original. Oubli de la part des auteurs ou autre chose?

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      • Alligator427 // 25.10.2019 à 23h57

        “Oubli de la part des auteurs ou autre chose?”

        C’est parce que le cachet de Friot est trop onéreux, l’information est confirmée par la NSA, le SVR et le Mossad.

        Une autre hypothèse, mais non recoupée : Friot n’était pas dispo.

        Je me moque un peu, mais entre celui qui voudrait plus de Lordon et l’autre un peu de Friot… mais franchement, c’est le seul type de commentaires que vous avez à faire de ces documentaires ?!? Rien sur le contenu, les idées ?

        Ils sont où vos liens hypertexte pour qu’on aille se renseigner sur :
        • Lordon et le travail
        • Friot et le travail

        Je ne dis pas ça pour moi, j’ai vu déjà quelques conférences sur Youtube.

        … si votre intention était vraiment constructive vous viendriez ici partagez des connaissances et pas exprimer des caprices.

        On dirait des supporters de foot se prenant pour le sélectionneur national.

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        • Dissonance // 26.10.2019 à 00h49

          Une seule idée qui n’est pas exactement neuve mais qu’on entend très peu dans cette période de quête perpétuelle du plein-emploi réside dans ces épisodes: L’emploi disparait par l’automation et par les gains de productivité en général (ce dernier point n’est pas explicitement dit dans le documentaire, c’est ma contribution personnelle au débat), ce qui pose de problème de la subsistance de manière aiguë.

          Friot est à ma connaissance avec son “réseau salariat” le seul défenseur du salaire à vie, contre le revenu universel: Le salaire est selon lui le seul tampon reconnaissant une valeur économique, et il s’agirait de l’attribuer à la personne plutôt qu’au poste, tandis que le revenu universel serait une sorte de RSA à peine moins contraignant et probablement pas beaucoup mieux rémunéré qu’actuellement. C’est aussi lui qui propose à mon sens la distinction la plus limpide entre travail et emploi en énonçant que “l’emploi est un travail subordonné à un capital”.

          Les travaux de Lordon sont à ma connaissance plus éloignés des thèmes des épisodes présentés ici, si ce n’est peut-être dans son livre “capitalisme, désir et servitudes” qui a quelques années déjà.

          Remarque personnelle enfin: Si votre intention était constructive et pas polémique, vous auriez fait une recherche sur internet à partir des noms proposés plutôt que de me (nous) chercher des poux dans la tête. A bon entendeur…

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        • Alligator427 // 26.10.2019 à 00h57

          Dissonnance

          Je sais faire des recherches sur internet, comme la plupart des utilisateurs qui sont arrivés jusqu’à ce site. Ce que je me permets de vous faire remarquer c’est que balancer des noms sur le forum ne sert pas à grand chose.

          Si vous avez connaissance de liens précis où Friot (ou Lordon, ou un autre) évoque le travail, pourquoi ne pas les proposer à la communauté ? Cela nous ferait gagner du temps.

          A titre personnel je suis convaincu de la valeur heuristique de ces chercheurs, comme je l’ai indiqué je connais un peu leurs approches. C’est pour d’autres utilisateurs que je faisais ces remarques un peu moqueuses … et je le concède un peu agacées :
          • la force d’internet c’est la circulation et le partage de l’information
          • son instrument est le lien hypertexte
          • sa mise en oeuvre est la combinaison des touches CTRL-C / CTRL-V

          Allez, une gamelle dans la lucarne : https://www.youtube.com/watch?v=Fb6vZ7-XiNI 🙂

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          • Seraphim // 26.10.2019 à 04h58

            Alors ça c’est vraiment utile: un lien youtube sans explication, qui nous entraîne (contraint?) à nous peler 1/2h de vidéo pour voir de quoi il retourne! Non la force d’internet n’est PAS le “partage” d’informations. C’est l’accès à l’information, la connaissance, modulé par l’esprit de discernement. Tout le contraire de “regarde d’abord, tu penseras après”. Les références, dans un article ou un livre sont parfois utiles, mais pas indispensables, sauf pour ceux qui n’ont rien à dire. Quant à chercher sur Friot par ex, avec un moteur de recherche standard et un regard rapide sur les réponses, y faut-il plus de 45 secondes? Moins en tout cas que le visionnage d’un lien obscur!!

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          • Patrick // 26.10.2019 à 10h22

            Merci à vous de nous renvoyer à Google (vous nous prenez pour des idiots ?). Ce qui serait utile serait un peu plus de pertinence dans les commentaires histoire de faire gagner du temps aux utilisateurs.

            Si vous n’avez pas de lien à fournir, pourquoi commenter ? On se le demande …

            Partager son savoir est un voeux pieux car visiblement ici c’est surtout l’endroit pour les “moi je pense que…” plutôt que “vous devriez poursuivre vers …” 🙁

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            • Seraphim // 26.10.2019 à 17h01

              Imaginez une seconde ce que serait une discussion réëlle ou virtuelle, où chacun ne ferait que donner des “références”, lesquelles références auraient, on ne saurait pourquoi’, valeur de vérité absolue. Bonjour la discussion! Comme si, renvoyer à une citation d’un autre clampin avait, per se, valeur d’autorité ! ! Quel ennui, et surtout qu’elle fausseté ! Grâce à Dieu, en Occident, à contrario des sociétés “confucéennes”, la pensée actualisée se suffit à elle-même. Non, je ne donne pas de notes bas de page, je n’assois pas ma pensée sur les (souvent plats) discours des autres. Mon discernement socratique et cartésien, voilà mon outil, ne vous en déplaise !

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            • Patrick // 26.10.2019 à 18h47

              Vous parlez de pensée occidentale là où on vous parle de partage de connaissance efficace dans la zone des commentaires.

              Fin de transmission, je ne vais pas faire semblant de m’intéresser à votre hors-sujet.

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      • Jean D // 26.10.2019 à 00h51

        Pour les remplaçants… je propose une femme 🙂

        Dominique Méda. Son approche est complémentaire à celles exprimées dans les documentaires de M. Mordillat, philosophique et anthropologique.

        Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=2J9SKgRBub8

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  • jules Vallés // 25.10.2019 à 11h25

    Travail…étymologie de “tripalium” Instrument d’immobilisation et de torture à trois pieux utilisé par les Romains pour punir les esclaves rebelles.
    Tout est dit!

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  • calahan // 25.10.2019 à 12h37

    La seule condition d’existence qui prévaut pour la majorité des êtres humains est dans sa capacité à louer sa force de travail….

    Il existe une planète dans l’univers ou l’esclavage est le système primordial, c’est la nôtre !

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    • calal // 25.10.2019 à 13h49

      Que faites vous du salaire qui vous est versé en echange de votre temps de vie et de votre obeissance?
      Continuez vous d’obeir au moment d’échanger le fruit de votre travail?

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      • calahan // 25.10.2019 à 16h02

        Le concept en lui même crée un telle distorsion qu’il échappe à l’entendement.

        Il porte en lui la fracture de la condition humaine entre les possédants et les possédés au regard des “fruits du travail réel fourni”, je passerai sur celui qui détient une telle richesse (de par sa naissance) qu’il n’aura jamais à louer sa force de travail pour supporter sa condition d’existence.

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  • Dominique Gagnot // 25.10.2019 à 13h04

    Du point de vue capitaliste, les travailleurs et la planète ne sont que force de travail et ressources physiques, qu’il convient d’exploiter au moindre coût.

    Toute autre considération (destruction de l’écosystème, paupérisation…) est sans objet car ignorée du capitalisme.

    http://bit.ly/capitalisme

    (Pour les médias, le capitalisme est naturel, de même que la Terre est ronde. Cela ne se discute pas.)

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  • IMBERT Olivier // 26.10.2019 à 12h20

    voici un lien pour un ensemble de textes et de propos articulé mais en effet contenant des banalités scolaires et nécessaires…https://www.facebook.com/notes/olivier-imbert/la-fin-voire-le-d%C3%A9but-ou-les-finalit%C3%A9s-dudes-travailtravaux/10214614811396646/
    je crois et me répète en rapport à quelques jours qu’il y a faute lourde en terme économique et social plutôt que philosophique et universellement historique que pour penser non pas le passé mais bien le contemporain y compris le socialisme et le marché s’effaçant et se transformant; la planification et la RTT( donc le temps dans la vie de l’emploi comme capital variable égale donc aux salaires) d’oublier le prix en tant que niveau des consommations en terme de classes de populations, et aussi lien au prix de la force de travail et non la valeur d’échange créée par le temps( lui-même avec une unité de mesure liée à la productivité et donc relativité de la valorisation qui s’y produit) de travail..l’absence du thème du prix donc laisse entendre que le quantitatif est devenu le domaine de l’information au sens matériel ce qui n’est pas le cas du travail dit vivant…

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