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24.octobre.201924.10.2019 // Les Crises

Interdit d’interdire – Immigration : imiter l’adversaire, est-ce une bonne stratégie ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 14-10-2019

Frédéric Taddeï reçoit :

– Stéphane Rozès, président de Cap (Conseils, analyses et perspectives)

– Jérôme Sainte-Marie, journaliste et sondeur, président de PollingVox

– Ugo Palheta, sociologue

– Jacques de Guillebon, journaliste

Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 14-10-2019

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Commentaire recommandé

K // 24.10.2019 à 08h44

D’accord avec vous à une grosse nuance près : si on n’y met pas fin très rapidement, alors l’orage n’aura jamais de fin car l’immigration est un phénomène cumulatif et irréversible (contrairement à une guerre ou à une grande crise économique).
Lorsque la France sera completement envahie, il n’y aura pas la possibilité de revenir à la France d’avant. Le pays se retrouvera donc définitivement en mode Liban.

40 réactions et commentaires

  • M.Smith // 24.10.2019 à 07h49

    Macron s’en fout des classes défavorisées, son souci de l’immigration, comme de l’écologie, n’est que de la basse politique en vue d’une réélection.

    Concernant l’immigration il est humain de prendre soin de ceux qui sont en difficulté, quelles que soient leur origine, et il est normal de vouloir la restreindre, précisément pour ne pas ajouter des problèmes aux problèmes existants.
    Certains pensent et font le contraire en voulant accueillir tout le monde et en laissant s’installer la misère et la délinquance qui en résulte.

      +59

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    • Sébastien // 24.10.2019 à 09h19

      L’immigration en soi n’a rien d’humaniste. C’est juste une donnée démographique. Qualifier qui que se soit d’immigré, ou de migrant, c’est le déshumaniser complètement. Ça démarre mal…

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      • chr bernard // 24.10.2019 à 18h20

        Non l’immigration n’est pas une donnée démographique.
        Aussi longtemps que les frontières existent juridiquement, l’immigration est une réalité ; c’est bien pourquoi les ‘no-borders’, dont vous faites partie semble-t-il, se trompent.

          +15

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  • aladin0248 // 24.10.2019 à 07h53

    Le problème principal : pas de réflexions intelligentes, pas de larges débats publics contradictoires mais des mesures au coup par coup, aucune vision sur le long terme, en bref une médiocrité crasse en tous domaines. Les décideurs ne sont jamais touchés personnellement par leurs politiques à la gomme irréversibles. Tout cela ne peut mener à rien de bon sinon à la faillite totale et la guerre civile. Facteur aggravant, les pays voisins ne font pas mieux. Il s’agit sans doute du symptôme d’un mal incurable plus profond.

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  • jules Vallés // 24.10.2019 à 08h22

    L’immigration… alimenter l’armée de réserve en troupes fraîches et fabriquer l’ennemi politique du “diviser pour régner”…
    Quant à l’humanisme et la compassion de nos classes dirigeantes, comment dire ?, seuls les “idiots utiles” peuvent encore y croire !!

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    • calal // 24.10.2019 à 08h33

      et justifier le demantelement de la protection sociale.
      Moins de protection sociale, moins d’immigration car si il n’y a plus de retraite,d’alloc familliales,de RSA,de mutualisation de la sante il y aura moins d’avantage pour les immigres de s’installer en france.

      Nous sommes en mode autocorrectif: la situation se corrigera d’elle meme mais la facture nous sera presentee. Les francais feront comme en 1940, ils baisseront la tete et attendront que l’orage passe…

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      • K // 24.10.2019 à 08h44

        D’accord avec vous à une grosse nuance près : si on n’y met pas fin très rapidement, alors l’orage n’aura jamais de fin car l’immigration est un phénomène cumulatif et irréversible (contrairement à une guerre ou à une grande crise économique).
        Lorsque la France sera completement envahie, il n’y aura pas la possibilité de revenir à la France d’avant. Le pays se retrouvera donc définitivement en mode Liban.

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        • Calal // 24.10.2019 à 10h07

          Et alors? Le Liban survit…ne pas choisir,c’est déjà choisir.La vie risque de devenir moins agréable en france: tant pis pour nous.certaines valeurs ne sont appréciées ou redécouvertes que lorsqu’elles disparaissent…

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        • Alligator427 // 25.10.2019 à 00h00

          “Lorsque la France sera completement envahie, il n’y aura pas la possibilité de revenir à la France d’avant”

          Je n’ose pas imaginer l’humeur du propriétaire de ce site quand
          • il diffuse la vidéo d’un débat sur les manigances politiciennes de Macron autour du thème de l’immigration
          • et qu’il se retrouve sur son site avec des commentaires déplorant l’invasion des migrants

          Peut-être qu’en guise de préambule pour ces questions qui échauffent les esprits, un lien vers les chiffres permmettrait de partir sur des bases rationnelles : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3633212

          Part de la population immigrée dans la population totale
          1921 1 429 (3,7%)
          1946 1 986 (5,0%)
          1975 3 887 (7,4%)
          1999 4 387 (7,3%)
          2018 (p) 6 491 (9,7%)

          Immigrés arrivés en France en 2017 selon leur continent de naissance
          Afrique 36,8%
          Europe 35,0%
          Asie 17,5%
          Amérique, Océanie 10,7%

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          • Jean // 25.10.2019 à 07h17

            Définition Immigré :

            Selon la définition adoptée par le Haut Conseil à l’Intégration, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France. Les personnes nées françaises à l’étranger et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. À l’inverse, certains immigrés ont pu devenir français, les autres restant étrangers. Les populations étrangère et immigrée ne se confondent pas totalement : un immigré n’est pas nécessairement étranger et réciproquement, certains étrangers sont nés en France (essentiellement des mineurs). La qualité d’immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s’il devient français par acquisition. C’est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l’origine géographique d’un immigré.”

            Source : Votre lien.

            L’unique solution perenne concernant l’immigration est un meilleur partage global des richesses mais les 1% préfèrent garder leur fortune et créer des espaces concentrationnaires.

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          • Alligator427 // 25.10.2019 à 09h41

            “L’unique solution perenne concernant l’immigration est …”

            Déjà vous partez avec cette formule avec le présupposé que l’immigration est un problème et qu’il lui faut une solution.

            Vous auriez dû écrire : “L’unique solution face aux problèmes que peut poser l’immigration …”

            Et du coup beaucoup de non-dits apparaissent :
            • quel est le problème posé ? la pauvreté, le dumping social ou les conditions de vie des personnes et des familles qui arrivent sur le territoire
            • ce problème est-il le même partout ? En France, au Etats-Unis, au Liban, … en Bretagne ou dans les régions frontalières
            • et (le plus inconscient) les immigrations sont-elles toutes identiques ? Infra-UE, albanaise, québécoise, algérienne, japonaise, …

            En France on a tendance à confondre immigration et déplacement de population en provenance d’Afrique. C’est dans cette confusion que des politiciens de carrière font leur beurre en rallumant régulièrement la petite flamme de la xénophobie anti-maghrébine qui sommeille en chaque français (comme en chaque être humain).

            Il est important comme vous le faites de bien définir les termes mais également de ne pas reprendre leurs formules du type “”L’unique solution perenne concernant l’immigration est …” : elles charrient bien des sous entendus toxiques.

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            • Jean // 26.10.2019 à 14h41

              Il n’y a pas de non dits, un pays qui compte plus de 9 millions de pauvres et plus de 6 millions de chômeurs et de travailleurs pauvres n’est plus un pays d’accueil. Il n’y à aujourd’hui que deux catégories de personnes qui prétendent le contraire :

              – Les mondialistes qui ont pour principaux objectifs de faire pression à la baisse sur les salaires et de mettre en faillite la protection sociale pour justifier sa destruction.

              – Les privilégiés qui ont encore un travail et un logement qui se donnent bonne conscience en faisant supporter par d’autres les conséquences d’une générosité qui ne leur coute rien.

              Donc effectivement la seule solution économique, écologique et écologique pérenne, que nous devrions mettre en œuvre au niveau européen c’est une politique de grands travaux réalisés par des travailleurs européens volontaires et rémunérés. On pourrait en financer le cout par une taxe exceptionnelle sur les profits de toutes les multinationales qui s’enrichissent du pillage et de la corruption de ce continent.

              Les discussions oiseuses sur la prétendue portée raciste de tel ou tel propos, si elle font vivre beaucoup de journalistes, n’apportent rien de concret à l’Afrique.

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      • bhhell // 25.10.2019 à 08h39

        C’est la décélération de la croissance (et le néolibéralisme qui l’accompagne) qui justifie le démantèlement de la sécurité sociale, pas l’immigration. Des pays zéro immigration comme le Japon subissent une spirale déflationniste et la destruction des protections sociales mises en place dans l’après guerre. Le phénomène est observable partout (Australie, Nouvelle Zelande…). Les modèles sociaux de l’après guerre reposaient sur une croissance importante. C’est le niveau de croissance, pas le niveau de richesse qui compte, pour expliquer la capacité du capitalisme à supporter des dépenses sociales. Quand à l’argument des aides sociales aux immigrés comme moyen de dissuasion, l’exemple des Etats Unis, où les aides sont très faibles et le flux de migrants est très soutenu suffit à le démonter. Des gens qui sont prêts à mourir sur un radeau dans leur quête ne sont de toute manière pas motivés par des allocations mais par l’instinct de survie. Si le mode auto-correctif consiste pour les pays à protéger leur espace vital tout en maintenant le statut quo, ce n’est pas un orage mais un ouragan perpétuel qui nous attend.

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        • Jean // 27.10.2019 à 09h10

          @bhhell

          Pourriez-vous citer un économiste néolibéral qui soit pour la “décélération de la croissance” ? Peut-on comparer la croissance d’un pays qui fait sa révolution industrielle à celle d’un pays qui l’a achevée ?
          Le néolibéralisme c’est du capitalisme sauvage qui récuse l’idée d’intérêt général et ne peut conduire qu’à toujours plus de concentration des richesses et de dégradations environnementales. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, malgré l’accroissement de la productivité, cette richesse n’a cessé de ce concentrer et ceci d’autant plus rapidement que s’affaiblissait l’État, qui est le seul acteur économique en capacité de contrecarrer cet effet délétère. Vous prétendez qu’il ne faut pas regarder le montant de cette richesse produite, pour savoir si un pays peut se permettre une protection sociale efficace, mais que l’augmentation perpétuelle de la taille du gâteau peut seul en assurer le financement. Pourtant, la taille de ce gâteau ne peut pas augmenter indéfiniment et les goinfres, qui ont accumulés assez de gâteau pour nourrir tout le monde, bien qu’ils n’arrivent pas à manger ce qu’ils ont, réclament des parts toujours plus importantes. En outre, avez-vous évalué le cout économique d’une société sans protection sociale ? C’est pourtant ce modèle de développement qui a détruit l’Amérique.

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          • bhhell // 27.10.2019 à 16h43

            Pardon je ne mettais pas du tout en cause la sécurité sociale (et je souscris à tous vos arguments sur son rôle stabilisateur), mais la capacité du capitalisme (version néolibérale ou keynésienne) à assurer une bonne socialisation avec une croissance quasi nulle (si on la rapporte au niveau d’endettement). La financiarisation et le néolibéralisme sont le produit de la baisse de la croissance et pas l’inverse. Il faut mettre cette situation en regard avec l’extraction des ressources de nos écosystèmes, toujours plus laborieuse, en raison de leur épuisement
            (https://www.youtube.com/watch?v=kLzNPEjHHb8). Demander à un système basé sur le profit d’assurer l’égalité dans un monde sans croissance et bientôt en décroissance n’a pas de sens

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  • Fabrice // 24.10.2019 à 08h31

    Ce qui m’étonne c’est avant de s’interroger sur l’immigration, pourquoi personne ne s’interroge sur le fait que les migrants doivent partir de chez eux, personne à part une minorité ne part vert d’autres contrées pour le plaisir mais souvent par la nécessité ou la promesse d’une vie meilleure.

    On trouve plus commode de soigner les effets que les causes.

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    • K // 24.10.2019 à 09h04

      Pour que les flux de migrations internationales se tarissent d’elles-même, ils faudraient que l’on puisse obtenir à peu près le même niveau de vie dans tous les pays du monde (et ainsi faire disparaitre l’incitation à accroitre son niveau de vie en migrant). Autant dire que cela n’arrivera pas, ou alors dans plusieurs siècles.

      En attendant il y aura toujours des Centrafricains qui voudront aller au Maroc, des Marocains en France et des Français aux Etats-Unis.

      Nous n’avons que peu de moyens d’agir sur les causes, alors il faut agir sur les effets : sélectionner avec soin les immigrés à qui on accorde un titre de séjour et empecher l’accès physique au territoire national aux personnes non titulaires d’un titre de séjour.

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      • Robert // 24.10.2019 à 09h23

        Vous préconisez une mesure efficace (l’ immigration choisie) que mettent en œuvre certains pays, mais qui demande de la conviction et du courage politique, lesquels manquent cruellement à nos politiques français et européens !
        A défaut un système communautariste s’ installe, dans lequel une communauté (devinez laquelle) prendra le dessus sur les autres à moyen terme ( plus ou moins une trentaine d’années paraît réaliste…).
        Ensuite, selon la capacité de réaction (ou non) des autres, des troubles sociaux voire une guerre civile, peuvent être l’issue de cette longue déliquescence…

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      • Fabrice // 24.10.2019 à 09h42

        Non je suis désolé, tous le monde ne veut pas avoir le même niveau de vie partout c’est aberrant, juste avoir une vie descente, en sécurité, … Pour cela il faudrait cesser ces interventions dans des pays qui n’ont rien demandé, cela éviterait un bon tiers des migrations que nous connaissons actuellement (hé oui il faudra cesser de vouloir piller certains pays dit du “mal” et commercer équitablement ça fera bizarre à certains), aider des pays à encaisser les crises environnementales, … mais effectivement ça demande un effort et de changer d’attitude égocentrique.

        oui cela demande un effort mais qui est quand même plus constructif que de dépenser des sommes folles à repousser un nombre de migrants de plus en plus grand et qui atteindra un niveau ingérable sans utiliser des méthodes létales à nos frontières (ce qui nous placera au rang des plus grands criminels de l’histoire).

        Mais c’est sûr attendre et après se plaindre est l’attitude habituelle pour laquelle l’humanité est championne. Depenser des milliards pour des banques ne choque personne mais par contre faire le même effort pour améliorer le destin d’humains pour qu’ils puissent rester chez eux là c’est aberrant.

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        • K // 24.10.2019 à 16h22

          Arreter les guerres d’agression fera donc baisser l’immigration d’un tiers. Quid des 2 tiers restants?

          “Sans utiliser des méthodes létales à nos frontières”.
          l’Australie a un très haut niveau de vie, une faible densité de population, est bordée de pays pauvres et pourtant l’immigration irrégulière y est quasi-nulle. Comment? Non pas en utilisant des méthodes létales mais simplement en mettant en place les principes de bon sens que je préconise : immigration choisie (sélection par point) + controle des frontières.
          Aucun candidat à l’immigration clandestine (provenant de sud-est asiatique) n’acceptera de payer un passeur $5000 + le risque de noyade; tout ça pour avoir 99% de chances de se faire intercepter par les garde-côtes Australiens.

          C’est toute la stratégie des immigrationistes européens : faire croire à l’opinion que l’immigration est une fatalité contre laquelle on ne peut pas lutter efficassement sans devenir inhumains. Alors que bien des pays (comme l’Australie) nous montrent le contraire tous les jours.

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      • Louis Robert // 24.10.2019 à 11h27

        « Nous n’avons que peu de moyens d’agir sur les causes… »?

        Vous vous moquez?

        Partie intégrante de l’Empire, nous attaquons, envahissons, pillons, détruisons des pays entiers, l’un après l’autre, dont les citoyens, morts ou vivants, échouent sur nos rives. Nous avons tous les moyens d’agir sur les CAUSES: nous les sommes!

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.10.2019 à 10h11

    Hannah Arendt explique que pour tout groupe humain la façon dont il est entré dans la communauté est de nature à peser indéfiniment sur sa position et son destin dans cette communauté. Elle fait remarquer que les deux communautés qui des siècles plus tard n’arrivent pas à participer à égalité au destin états-unien sont les Indiens et les Noirs, qui ont en commun d’être les deux seules à ne pas avoir immigré volontairement. Pour la France, l’essentiel de l’immigration depuis les années soixante-dix s’étant fait à coup de régularisations après-coup de personnes venues ou restées irrégulièrement, elle n’est qu’une des formes de l’effondrement de la légalité républicaine qui ne peut que déboucher sur le chaos politique ou la dictature. Il est étonnant que des intervenants aussi pertinents que les deux sondeurs ici présents ne soulèvent pas ce point. Une réflexion que tout Français se fait quotidiennement, même si l’on sait que c’est faux et que la police mène la vie dure aux étrangers, aux immigrés régularisés et à leurs enfants, est quelque chose du genre : “nous on nous réprime, et eux peuvent tout se permettre”. De l’autre côté, la leçon initiale reçue par les nouveaux venus, c’est qu’en France, la façon normale d’obtenir quelque chose, c’est de le prendre, et que c’est une question de rapport de force. Il me semble que cela explique beaucoup des attitudes des uns et des autres.

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  • bhhell // 24.10.2019 à 10h14

    Les projections démographiques de l’Afrique prévoient un continent à 4 milliards d’ici la fin du siècle. Ce alors que les écosystèmes sont en voie d’effondrement (forêts, sols, océans), et que les habitats n’offrent plus à certaines populations les conditions nécessaires à leur survie.
    C’est ce qui ce passe notamment en Amérique centrale où l’immigration est pour partie liée à la sécheresse et la destruction des sols.
    Ces gens n’ont plus rien à perdre (il n’y a pas d’alternative pour eux) et les discours musclés, les miradors, n’arrêteront pas les flux. Les politiques répressives en la matière sont ce que le greenwashing est à l’écologie. Elles tentent de préserver le statut quo sous couvert de s’attaquer aux causes

      +6

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    • david // 24.10.2019 à 11h02

      C’est d’abord le problème des africains, pas celui des français…
      Chaque nation a son destin et sa démographie dans ses mains.

        +11

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      • bhhell // 24.10.2019 à 16h14

        Faux. Les termes de l’échange et la dette sont des leviers d’asservissement tout aussi puissants que les conquêtes militaires du passé.
        Les pays pauvres riches en énergie et minéraux sont contraints de brader leurs ressources, alors qu’elles sont le socle de notre expansion. L’autosuffisance agricole est impossible car ils ne peuvent lutter avec nos produits subventionnés. A la place, on leur impose un modèle agricole d’exportation peu rentable, qui détruit les sols, mais répond à NOS besoins. Quand aux zones de pêche, on sait que les pays développés opèrent une razzia sur les côtes et ne laissent aux petits pêcheurs que des miettes.
        Enfin le phénomène des réfugiés climatiques (Syrie, Irak, Amérique centrale) est directement lié à NOS comportements, puisque nous sommes les principaux émetteurs de CO2.
        Nous sommes donc co-responsables de ce qui se passe dans l’économie globalisé. Et non, l’Europe non plus ne tient pas son destin entre les mains. Très mal lotie en ressources (le pire continent), elle dépend intégralement de l’extérieur.

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    • MJ // 24.10.2019 à 15h00

      puisqu’on parle chiffres, à combien peut on mettre la barre de l’immigration ?
      1 million par an, 10 ?, 50 ?
      si 10 % des 4 milliards prévus veulent migrer ç fait tt de suite 400 millions (plus que la population EU actuelle).
      Et puis soyons fous, puisque l’Afrique ne serait pas capable de nourrir tout ce monde on aurait 50% soit 2 milliards de migrants?
      Envahis ou pas, “grands remplacés” ou pas, la question est à combien le curseur ?

        +6

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      • chr bernard // 24.10.2019 à 18h19

        Effectivement, j’ai déjà considéré le problème de même manière.
        Rocard aurait dit “La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde”
        Certains rétorquent qu’il aurait ajouté “mais elle doit faire ce qu’elle peut”
        Le problème c’est qu’il ne sont jamais prêts à débattre de savoir si elle peut encore et plus.

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        • bhhell // 25.10.2019 à 09h07

          Ce n’est pas la France, mais la planète qui se trouve en saturation. Nous consommons l’équivalent de deux planètes annuellement, ce qui en bonne arithmétique nous conduit sur une pente d’effondrement assurée, inévitable. Plutôt que de s’en prendre aux victimes de cette situation, pourquoi ne pas affronter plutôt cette réalité dérangeante? Les lois physiques se moquent de la protection ou du maintien de nos modèles et elles ne manqueront pas de nous le faire savoir. Reste à savoir avec quelle partie du cerveau nous allons réagir. Personnellement, le mode militaire survivaliste ne m’intéresse pas

            +3

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  • Louis Robert // 24.10.2019 à 11h04

    Que de mots! Oui que de mots qui enfument, donc ne mènent nulle part!!!

    Immigration, réfugiés, populisme…

    Si « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément », alors là on n’y est pas, hein?

    S’il y a « si évidemment«  un problème d’IMMIGRATION, mais alors en quoi consiste ce problème, faits, preuves et chiffres à l’appui?

    S’il s’agit plutôt d’un problème de RÉFUGIÉS, mais alors disons-le, et en quoi il consiste, ce qu’est son ampleur, quelles en sont les causes, les origines, quelle est la cause de ces causes, etc., faits, preuves et chiffres à l’appui?

    S’il s’agit de POPULISME, énonçons clairement, de long en large, en quoi cela consiste. C’est quoi le populisme? Comment ça fonctionne, ce truc-là? Faits, preuves, chiffres et exemples à l’appui?

    Et si le problème, c’est plutôt la récession, la régression sociale, cette menace plurielle ( financière, économique et écologique), ou encore le POUVOIR français, alors assumons, avouons, parlons-en, faits, preuves, chiffres et exemples à l’appui?

    Cessons enfin de tourner bêtement autour des mêmes pots en nous contentant de faire semblant… Le problème, c’est nous ou ce sont encore les autres? Si ce sont les autres, au moins interrogeons-les.

      +9

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  • tchoo // 24.10.2019 à 11h08

    Comme quoi le morceau de viande lancé pour que les gens mordent dedans fonctionne bien.
    Et l’autre qui nous parle de grand remplacement et aimant se faire peur sert bien la cause machiniste avec in bel écran de fumée.
    Les élus des territoires y compris ceux proche du pouvoir déplorebt tous les jours du désengagement de l’état de ses devoirs élémentaires et pendant on l’écharpe sur le voile, la laïcité, l’immigration, mulsulmane bien entendu
    Pauvre français aveuglé

      +7

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  • Duracuir // 24.10.2019 à 12h47

    L’ineffable Minc a eu une idée brillante : réserver un quota de 5% d’étudiants grandes écoles aux jeunes issus de l’immigration. Sachant que les classes moyennes inférieures et les promos de souche représentent… 5% des effectifs des grandes, qui c’est qui va laisser sa place d’aprés vous?
    Quel pied de changer le peuple. Pardon, changer DE peuple.

      +28

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    • Ladioss // 24.10.2019 à 15h42

      Une solution très symptomatique de la manière dont les classes privilégiées conçoivent la question de l’immigration : elle leur permet de se parer de toutes les vertues, mais c’est le prolo qui paie la note.

      A un autre temps, ce sont les affairistes dissimulés derrière un certain discours sur “la mission civilisatrice de la France” qui envoyaient les autres au casse-pipe dans les guerres coloniales…

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  • Czerny // 24.10.2019 à 17h08

    We Work to Promote Safe, Orderly and REGULAR Migration……..Il y a quand même de quoi s’interroger devant ce descriptif de l’action mené par cet organisme officiel de l’ONU .https://twitter.com/UNmigration
    Encore plus quand on passe deux minutes sur leur fil Twitter ….Tout y est ……

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  • Larousse // 24.10.2019 à 20h33

    Mr Smith a une réflexion censée et il n’y a rien à ajouter. Pareil pour Ladioss.
    Enfin, autre réflexion :
    Les parlementaires britanniques qui bloquent le brexit sont pour moi des moins que rien qui méritent d’être débarqués au plus vite.
    Et je serai une migrante, sûr !
    si les banques françaises arrivent à mettre en place leur projet de supprimer complètement la monnaie papier pour le numérique. Je ne supporterai pas vivre dans un pays où l’on est “fliqué” partout et à tout moment…
    Voilà pourquoi j’attends que ces ploutocrates voient leur système s’effondrer !

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  • Calal // 25.10.2019 à 11h03

    /sarc on
    Les gens qui ont un problème avec l’immigration sont soit des paranoïaques,soit des gens avec un qi faible soit manipules par les médias.
    Tous les experts ,toutes les stats le disent: y a pas de problème( wir schaffen es)
    Devrait on continuer de permettre a ces gens de voter?
    /sarc off

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  • César // 25.10.2019 à 21h26

    Tous sur cette terre sommes des immigrés, des migrants.

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  • Thmos // 01.11.2019 à 18h18

    L ‘immigration devrait être clairement quantifiée avant tout. pourquoi tant d’instituts divers et autant de concepts tels que celui d’un « solde migratoire «  ‘ on n’est jamais sûr de quitter définitivement son pays ) ? d’autre une immigration d’urgence et catastrophique résulte de conflits « impérialistes « ( américains essentiellement ) et tant que nous assumerons, mal, cette conséquence les causeurs de telles migrations n’ont aucune raison de ne pas continuer. Traiter in situ les causes de ces éxodes toujours contraints n’a jamais été concrètement abordé. L’ Afrique est pillée et abandonnée, son taux de natalité insoutenable n’est pas même évoqué

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