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5.octobre.20195.10.2019 // Les Crises

Un prix Nobel face au krach à venir ? Joseph Stiglitz. Par Thinkerview

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Source :Thinkerview, Youtube, 25-09-2019

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Commentaire recommandé

Urko // 05.10.2019 à 09h13

Stiglitz, l’homme qui a officiellement conclu dans les années 2000 que le système centré sur Fannie Mae et Freddy Mac (gse refinancant des créances douteuses pour satisfaire à une loi democrate pour favoriser l’accès à la propriété des minorités ethniques notamment) était parfaitement sain et qu’il ne lui arriverait rien. lol. Les subprimes qu’il défendait de facto ont causé la crise que l’on sait. Stiglitz, l’homme qui avait prédit que si Trump entrait à la Maison Blanche, l’économie, l’emploi et les marchés s’effondreraient aussitôt. lol. Les chiffres de l’emploi us publiés cette semaine n’avaient plus affiché pareil niveau depuis 1969. L’homme est sympathique, intelligent, parfois pertinent, mais rappeler à quel point ses avis et analyses ont pu s’avérer totalement erronées, pour rester poli, permet à ses lecteurs et auditeurs de relativiser ses propos et prédictions souvent entachées de partialité manichéenne.

13 réactions et commentaires

  • Urko // 05.10.2019 à 09h13

    Stiglitz, l’homme qui a officiellement conclu dans les années 2000 que le système centré sur Fannie Mae et Freddy Mac (gse refinancant des créances douteuses pour satisfaire à une loi democrate pour favoriser l’accès à la propriété des minorités ethniques notamment) était parfaitement sain et qu’il ne lui arriverait rien. lol. Les subprimes qu’il défendait de facto ont causé la crise que l’on sait. Stiglitz, l’homme qui avait prédit que si Trump entrait à la Maison Blanche, l’économie, l’emploi et les marchés s’effondreraient aussitôt. lol. Les chiffres de l’emploi us publiés cette semaine n’avaient plus affiché pareil niveau depuis 1969. L’homme est sympathique, intelligent, parfois pertinent, mais rappeler à quel point ses avis et analyses ont pu s’avérer totalement erronées, pour rester poli, permet à ses lecteurs et auditeurs de relativiser ses propos et prédictions souvent entachées de partialité manichéenne.

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    • Patrick // 07.10.2019 à 11h55

      si même Stiglitz a compris qu’il y allait avoir une crise , alors on est vraiment dans la m…

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    • Séraphim // 07.10.2019 à 14h52

      De plus Stiglitz est membre du Club de Rome, celui-là même qui en 1972, éditait le rapport “The limits to growth”, si fameux, si répandu qu’il fut vendu à 30 Millions d’exemplaires (pour ceux qui prétendent que l’écologie n’est pas populaire et doit “se battre contre les oppositions”!!). Et qui justifiait ses arguments par: “En cherchant un ennemi commun contre lequel nous pourrions nous unir, nous avons trouvé que la pollution, la menace d’un réchauffement global, le manque d’eau, les famines, pourraient faire office…toutefois ces dangers ne doivent pas nous faire prendre les symptômes pour les causes. Tous résultent de l’intervention humaine à travers des processus naturels, et c’est en changeant nos attitudes et notre comportement seulement qu’ils peuvent être dépassés. Le véritable ennemi, c’est l’humanité elle-même.”
      Bienvenue dans la nouvelle rationalité, on n’ose parler d’humanité…

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  • RGT // 05.10.2019 à 10h56

    Ce n’est pas parce qu’il a participé à la création de Fannie Mae et Freddy Mac qu’il est responsable de ce que les banquiers cupides en ont fait.

    Les banques se sont goinfrées en créant à partir ce ces créances douteuses des “produits dérivés” tordus uniquement destinés à tondre les couillons qui les achetaient, et la cavalerie de créances pourries a été pour ces banques un moyen de pigeonner en premier lieu les couillons en leur fourguant des actifs totalement pourris qui étaient encensés par les agences de notation complices.

    Cette arnaque a simplement été permise car les lois qui étaient censées protéger les utilisateurs des ESCROQUERIES des banques avaient été supprimées pour ne pas “gréver la compétitivité” des banques et ne pas “freiner leur créativité”.
    Du coup, ça a été la fête du slip mais tout ce fric “évaporé” n’a pas été perdu pour tout le monde.

    Et comme d’habitude, qui a finalement payé la note ???
    Je vous le donne en mille.

    En France, l’affaire SG/Kerviel n’était pas mal non plus car si vous vous avez eu vent du résultat du dernier jugement en appel, Jérôme Kerviel a été innocenté pour 99,98% des pertes de la banque.

    Suite à ce jugement, certaines personnes ont demandé que cette banque rembourse les “allègements fiscaux” (qui sont équivalents au prêt consenti avec le fric des cons-tribuables) car les pertes incombaient totalement à la banque… On en a plus jamais entendu parler…

    Là aussi, les banques peuvent faire ce qu’elles veulent.
    De toutes façons elles ne seront JAMAIS condamnées et des bouc-émissaires seront désignés pour les innocenter.

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    • Urko // 05.10.2019 à 18h03

      Je me permets de nouveau de vous contredire : la crise n’a pas été déclenchée par le gel du marché interbancaire, qui n’était qu’une conséquence et un révélateur de l’ampleur des déséquilibres accumulés en vingt ans (pour diverses raisons sur lesquelles il n’y a guère de consensus, entre dérèglementation bancaire, lois favorisant la génération de subprimes, politique de la fed après le 11 septembre.. ), constituant un baril de poudre géant auquel la hausse des prix du pétrole a mis le feu selon moi (ça vaut ce que ça vaut… ). Dire que la crise a été déclenchée par le gel du marché interbancaire, c’est comme dire que la rougeole est déclenchée par les boutons.

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    • john // 06.10.2019 à 18h28

      Il n’existe pas de Prix Nobel d’économie mais un prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. L’utilisation du mauvais terme aide à propager l’idée fausse que l’économie serait une science dure comme la physique ou la chimie.

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  • Urko // 05.10.2019 à 15h38

    Expliquer la crise de 2008 par la seule cupidité des banquiers (en voilà des boucs émissaires) semble commode, confortable et simple. Quand on crée plus de liquidités que de richesses, les banquiers, cupides ou non, compétents ou non, honnêtes ou malhonnêtes, vont les recycler. C’est leur métier. Mon propos ne portait néanmoins pas sur les responsabilités des uns et des autres : je rappelais que dès le début des années 2000, certains s’interrogeaient sur la pérennité d’un système où des établissements étaient forcés par la loi à refinancer des crédits dont on savait que ceux qui les contractaient n’étaient pas solvables, et que Stiglitz avait conclu que ce système était pérenne et sain. La crise de 2008, qui que vous en teniez pour responsables ( et les banquiers le sont… mais certainement pas seuls), avait démontré que non, ce système n’était pas sain ni solide du tout. M. Stiglitz, aveuglé par son attachement aux démocrates à l’origine de ces lois créant les subprimes de masse, a commis une erreur d’analyse technique. Ça lui arrive à lui aussi. Ne l’oublions pas : l’oracle n’a rien d’infaillible et il ne faut pas prendre tout ce qu’il raconte au pied de la lettre

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    • Kiwixar // 06.10.2019 à 03h15

      Je vais me permettre de vous contredire : il me semble que la crise de 2008 a été causée par les prêts immobiliers donnés à n’importe qui (les ninja : no income no job no assets) à grand coups de fraudes (aucune vérification, fausses signatures etc).

      La perte de confiance et le gel du marché interbancaire sont les conséquences du problème, et non sa source. Dire que la crise a été déclenchée par le gel du marché interbancaire ou la perte de confiance, c’est comme dire que la rougeole est déclenchée par les boutons ou la mise en quarantaine des malades.

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  • HerrHesser // 05.10.2019 à 18h27

    Thinkerview, malgré son format long et la grille de lecture fine de Sky, peine à offrir la même pertinence et la même richesse dès lors que l’invité vient du monde mainstream.

    Les « stars » passées chez eux ont presque systématiquement donné les moins bonnes émissions.

    Stiglitz nous sert du réchauffé greenwashé, un progressisme du siècle dernier.

    Son discours ne tient pas et prouve que tout un pan de la gauche a cessé de réfléchir, engourdi par l’assurance que le système libéral — devenu néo — était indépassable et susceptible de régler tout problème, anecdotique comme systémique, quand bien même il en serait l’origine.

    Il lui suffit de faire le panégyrique des énergies renouvelables pour prouver à quel point son univers intellectuel est factice, pour ne pas dire faussaire.

    Quid de la collision entre rapport Meadows et EROI des énergies dites vertes ? Quid de notre rapport au monde réduit à sa marchandisation ?

    Il semble vivre dans un univers parallèle où le Dieu-Marché veille à ce que rien fâcheux n’arrive à ses ouailles… c’est très optimiste… voire franchement sectaire et simpliste.

    Il n’est pas la solution. Il fait partie du problème.

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    • Genuflex // 05.10.2019 à 22h38

      Gael Giraud rappelle encore récemment que le modèle économique général orthodoxe ne prend pas en compte la physique (et l’énergie, donc), et s’appuie encore sur le postulat de Jean-Baptiste Say comme quoi les richesses de la nature sont infinies (sic), et donc qu’il n’est pas besoin d’en tenir le compte. Le discours de Stiglitz s’inscrit totalement dans cette vision la. Naufrage intellectuel devant les évidences.

      A propos d’intellectuels qui passent à côté de la question environnementale, Emmanuel Todd semble cheminer dans sa réflexion sur le sujet dans son récent entretien chez Lenglet (sic), et on sent l’inquiètude pointer alors qu’il avait toujours arboré un optimisme tranquille dans ses propos. Les temps changent.

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      • Séraphim // 07.10.2019 à 15h11

        Vous préfèreriez un réalisme encore plus enflammé, du genre:
        “…Si le monde veut survivre, les pays riches devront signer un accord réduisant leur impact sur l’environnement. Mais le feront-ils? La conclusion du groupe est «non». Les pays riches ne le feront pas. Ils ne changeront pas. Alors, pour sauver la planète, le groupe a conclu: Le seul espoir pour la planète n’est-il pas que les civilisations industrialisées s’effondrent? Alors n’est-il pas de notre responsabilité de faire advenir cela?” Maurice Strong, créateur du Sommet de la Terre en 1992 et à l’origine de l’intégration du GIEC dans l’ONU

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  • rolland // 06.10.2019 à 22h06

    Que faudrait-il pour que JS ( et consort.. ) change de ton et change de fond dans son discours et sa pensée ?
    Telle est la question !

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  • Haricophile // 08.10.2019 à 16h10

    On ne rappellera jamais assez que :
    1. le «Le prix de la Banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel» N’EST PAS un «prix Nobel» !!!
    2. Le prix Nobel lui même a une forte proximité géographique (1 place a traverser) avec l’ambassade des US… pas que géographique quand on regarde le CV de son inamovible directeur. Malgré la bonne volonté (la naïveté) de certains, ça a permis par exemple de nommer un serial drone-killer «prix nobel de la paix»; Mais on en parle sur ce blog.

    En tout cas ça serait bien de faire le distingo, les approximation et racourcis sont des nids à mensonges et désinformations. Je me passerait bien de lire ce genre de mensonge sur ce blog.

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