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24.octobre.201924.10.2019 // Les Crises

Pétition pour la défense de la langue française

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Source : Le Grand Soir, 16-10-2019

« A chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle ». Antonio Gramsci, Cahiers de prison.

« Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant ». Louis Aragon, poète et résistant.

Accompagnant la casse néolibérale et euro-atlantique du cadre national, des services publics et des conquis sociaux, une politique destructive de substitution systématique du « globish » à la langue française (pourtant « langue de la République » au titre de la Constitution…) affecte tous les aspects de la vie sociale en France. Entre mille exemples : Carrefour-Market lance une campagne intitulée Act for food ! ; Renault, Airbus et PSA basculent toute leur documentation technique à l’anglais ; des centaines de grandes entreprises, voire de « startup », obligent illégalement leurs salariés francophones à ne plus travailler qu’en anglais, pendant que la Poste lance « Ma French Bank », que la SNCF en voie de privatisation promeut ses Ouigo (lire we go), qu’EDF invite ses « clients » à « pulser », et que, plus grave encore, la contre-réforme Blanquer du lycée s’ajoute à la loi Fioraso et aux pratiques délétères de la direction de la Recherche pour faire de l’anglais, de la maternelle au Supérieur en passant par le CNRS, non pas une langue enseignée en France, mais une langue d’enseignement concurrençant et évinçant systématiquement le français (et se substituant de fait de toute autre langue étrangère !).

Il est clair qu’à terme, si ces pratiques continuent de se généraliser en France et en Europe (au détriment de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, du russe, de l’arabe, du turc, du chinois, etc.), il n’y aura bientôt plus qu’une langue de prestige, celle de l’Oncle Sam et de Wall Street, ce qui portera un coup gravissime à la diversité culturelle qui fut toujours un aliment vital des échanges et de la culture. Le mauvais exemple est donné par Macron, qui ne perd jamais une occasion de jargonner en Globish devant les grands patrons et de promouvoir l’anglais comme langue internationale unique, non seulement à l’étranger mais en France même… Même si les intéressés n’en ont pour la plupart pas conscience parce qu’elle suit la mode, par mimétisme ou par « modernisme branché », cette invasion de la langue française par des mots ou des expressions d’origine anglosaxonne a contaminé jusqu’aux milieux populaires, voire militants : le tract n’est-il pas trop souvent devenu un flyer ? Il y a peu, des chercheurs en lutte défilaient derrière une banderole portant l’inscription Academic Pride…

Il faut dénoncer ces pratiques faussement anodines car elles sont le symptôme de l’allégeance sournoise à l’impérialisme occidental qui génère guerres et inégalités entre les hommes et entre les peuples. Du reste, des phénomènes identiques d’acculturation au détriment des langues nationales se déroulent en Europe orientale ou en Afrique, partout où l’impérialisme occidental est prégnant, économiquement et politiquement. Et nous sommes solidaires de tous ceux qui, en Roumanie, au Sénégal, etc. luttent pour la défense de leur langue et de leur culturel.

En France, derrière cette manœuvre antipopulaire de grande envergure et totalement soustraite au débat démocratique, on trouve le MEDEF : son ex-président, le baron Sellières, clamait ainsi en 2004 que l’anglais doit désormais « devenir la langue (sous-entendu : unique) de l’entreprise et des affaires » ; pratiquant de fait une « préférence nationale » inavouée, le CAC-40 n’embauche déjà plus guère que des « English Mother Tongue » (anglais langue maternelle) comme cadres supérieurs, pendant que l’OTAN a fait de l’anglais, y compris en France, la langue de travail unique des armées.

Quant à l’UE, elle ne craint pas, en plein Brexit et alors que l’anglais n’est plus la « langue officielle déposée » d’aucun Etat-membre, de promouvoir l’idée qu’il faut faire de l’anglais la langue officielle unique des institutions bruxelloises au détriment des autres langues nationales d’Europe. L’enjeu de cette politique de casse et de classe est énorme : il s’agit de renforcer le « marché unique » cher aux monopoles, de préparer la future « Union transatlantique » sous la houlette de Washington et de faciliter la mise en place des traités néolibéraux transcontinentaux (du type CETA, UE/Mercosur ou TAFTA).

En instituant la langue unique, les maîtres du grand capital rêvent de mettre en place un hypermarché continental et mondial de la force de travail qui, tout en humiliant les peuples non anglophones, en affaiblissant décisivement les nations existantes, en dévaluant les travailleurs actuels et futurs qui ne maîtriseraient « que » leur langue nationale (ou une langue étrangère autre que l’anglais), accentuerait brutalement la concurrence acharnée et le moins-disant social et salarial entre les prolétaires d’aujourd’hui et de demain : énormes avantages pour le grand patronat sur tous les terrains, social, politique, culturel…

C’est pourquoi, considérant que la résistance ne se divise pas et qu’elle comporte nécessairement une dimension culturelle et linguistique (comme le comprirent Lénine, Gramsci, Nicolas Guillen, Aragon…), nos organisations communistes appellent, non pas à proscrire l’anglais (qui, comme tel, n’est pas plus responsable que « le français », des prédations de type néocolonial que les impérialismes rivaux ont commises ou commettent encore en leurs noms), mais à combattre vigoureusement la POLITIQUE DU TOUT-anglais : c’est-à-dire la politique oligarchique et antidémocratique tentant à imposer une langue unique continentale, voire mondiale.

Nous communistes appelons donc à : · exiger des autorités, du patronat, des services publics et des collectivités publiques le respect et le renforcement de la législation visant à protéger le français ; · promouvoir un véritable apprentissage des langues étrangères dans leur pluralité dans le cadre de l’Education nationale (avec des maîtres qualifiés), y compris des principales langues de l’immigration de travail (ainsi que des langues régionales là où une demande significative existe) ; · reprendre et élargir le grand combat du PCF de Barbusse, d’Aragon, d’Eluard ou de Jean Ferrat pour la langue, pour la chanson francophone et pour des « lettres françaises » et francophones dans toute leur diversité (Wallonie, Suisse Romande, Afrique francophone, Québec…) ; non dans un esprit de « purisme » ou de fermeture aux autres cultures, mais pour favoriser un dialogue et une coopération égalitaires entre toutes les nations, toutes les langues et toutes les cultures nationales d’Europe et du monde. c’est-à-dire l’anglo-américain managérial…

Appel publié à l’initiative des organisations ou réseaux suivants (par ordre alphabétique) :

Association Nationale des Communistes (A.N.C.), Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC), Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF), Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF), Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Rassemblement communiste (RC), et d’autres militants communistes engagés dans la résistance linguistique. PREMIERS SIGNATAIRES (o.a.) : Francis Arzalier, historien, professeur IUFM retraité, bureau de l’A.N.C., Collectif Polex 95 ; Paul Barbazange, PCF 34, Faire vivre et développer le PCF (FVR-PCF) ; Danielle Bleitrach, (PCF 13, FVR-PCF) ; Saïd Bouamama, Rassemblement Communiste (RC) ; Pascal Brula (PCF 69, FVR-PCF) ; Marie-Christine Burricand (PCF 69, direction nationale, FVRPCF) ; Michel Decourcelles (RC) ; Gilliatt De Staërck, conducteur de bus (50), responsable national des Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) ; Christian Champiré, maire PCF de Genay (62) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, militant communiste (62), syndicaliste ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste CGT, militant communiste, resp. d’association linguistique (59) ; Marianne Dunlop (PCF 62, FVD-PCF) ; Madeleine Dupont, ancien PEGC français/anglais, trésorière nationale du Comité Internationaliste pour la Solidarité internationaliste (CISC), 62 ; Vincent Flament, rédacteur en chef de Solidarité de classe, bulletin du CISC, professeur de français (59) ; Roland Fodé Diagne (RC) ; Rachida El Fekaïr, médiathécaire, membre du secrétariat national du PRCF (81) ; Mireille Gabrelle (RC) ; Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), philosophe, fondateur d’une association internationaliste de résistance au tout-anglais (62) ; Dominique Haquette (RC) ; Jean-Pierre Hemmen, président du CISC (80) ; Charles Hoareau, syndicaliste International, président de l’A.N.C., 13 ; Fadi Kassem, secrétaire national adjoint du PRCF, professeur agrégé d’histoire (78) ; Razika Kerchouni, syndicaliste, bureau ANC, 93 ; Annie LacroixRiz, historienne, membre du Comité central du PRCF (78) ; Léon Landini, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des FTP-MOI, président du PRCF, Médaille de la Résistance, président d’honneur d’une association de lutte contre le tout-anglais (92) ; Claude Langlet (RC) ; Armand Lecoq (PCF 31, FVR-PCF) ; Pierre Lenormand, géographe, universitaire retraité, C.A. de l’ANC, 41 ; Jean Lévy, Blog Ca n’empêche pas Nicolas” ; Annette MateuCasado, coordinatrice de la direction du PRCF, militante de la culture catalane (66) ; Robert Malcles, historien, professeur retraité, C.A. de l’ANC, 30 ; Anne Manauthon (PCF 06, FVR-PCF) ; Pierre-Alain Millet, PCF 69, FVD-PCF ; Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF, éditeur (92) ; Leila Moussavian-Huppe, PCF 67, FVR-PCF ; Moussa Naït (RC) ; Laurent Nardi, élu communiste de Passy (74), militant contre le tout-anglais ; Jean-Michel Padot, élu franchement communiste de Bully-les-Mines, militant contre le tout-anglais (62) ; Damien Parrot, dessinateur industriel, responsable JRCF (33) ; Hervé Poly (PCF 62, direction nationale, FVRPCF) ; Pierre Pranchère, président de la commission internationale du PRCF, anc. député, anc. Franc-Tireur et Partisan français (19) ; Jean Penichon, journaliste e, bureau de l’ANC, 75 ; Anna Persichini, trésorière nationale du PRCF, syndicaliste Métallurgie, 06 ; Gilbert Rémond, PCF 69, FVR-PCF ; William Roger (RC) ; Jany Sanfelieu, professeur de français retraitée, secrétaire à l’organisation du PRCF (89) ; Matthieu Seeburger (RC) ; Guillaume Suing (RC) ; Stéphane Toque, Paris, syndicaliste Énergie, bureau ANC ; Bernard Trannoy (PCF 33, FVR-PCF) ; Yves Vargas, philosophe, communiste sans parti (93) ; Mireille Villemin, bureau de l’ANC, 30

LES SIGNATURES DOIVENT ÊTRE ADRESSÉES À

djament.aurelien@orange.fr

Source : Le Grand Soir, 16-10-2019

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Guadet // 24.10.2019 à 06h46

Ajoutons que cette hégémonie du globish fait partie de la casse culturelle destinée à empêcher les gens de penser. On sait juste assez de français et d’anglais pour avoir l’avantage de se faire exploiter dans les entreprises, pas assez pour réfléchir.

151 réactions et commentaires

  • Guadet // 24.10.2019 à 06h46

    Ajoutons que cette hégémonie du globish fait partie de la casse culturelle destinée à empêcher les gens de penser. On sait juste assez de français et d’anglais pour avoir l’avantage de se faire exploiter dans les entreprises, pas assez pour réfléchir.

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    • Kesse // 24.10.2019 à 10h11

      Oui, oui, parlez deux langues, c’est mal. Ça empêche de réfléchir.

      Et tout ça, c’est de la faute au patronnat français: il nous a imposé la musique anglaise et américaine … il a promu des acteurs nuls pour doublé les films et séries en français, de sorte qu’on soit obligé de revenir à la VO … en téléchargement illégal, ils ont rendu les VF plus dure à trouver … Il a fait de l’Angleterre, des états-unis, de l’australie, du canada, des pays de recrutements ouverts aux jeunes diplômés. Il a forcé les scientifiques du monde entier (Japonais, bulgare, kenyan …) à communiquer leur recherche en anglais … et il a finalement décidé que les gens éduqué du monde entier parlerait anglais afin de communiquer entre eux. Salaud de patronnat français omnipotent.

      Et vive les communistes, et leur représentation du monde volé à ma grand-mère dans les années 80. Avec des gens si sérieux, la lutte des classes est gagné d’avance.

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      • Kess // 24.10.2019 à 11h16

        Bien sûr, c’est l’usage de la novlangue-business qui rend l’anglais si sexy. Stoppons Ouigo, disrupter et brainstrorming en tout genre …
        Vive la France, vive les inversions causes-conséquences.

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        • azuki // 24.10.2019 à 11h51

          Bien d’accord, ce n’est certainement pas de la «langue de Shakespire» dont on parle, mais d’un baragouinage d’incultes sévères, fumeuse et perverse dénaturant let corrompant es mots et les concepts, quelque soit la langue servant de médium.

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        • Jean-Do // 24.10.2019 à 12h08

          Pour “brainstorming”, mon prof nous avait conseillé “remue-méninge” qui est, en plus, bien plus exact et précis.

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      • amipb78 // 24.10.2019 à 14h46

        Pour avoir vu et voir encore en entreprise de nombreuses personnes inféodées au globish, et parfaitement incapables de parler ou même d’écrire correctement en français ou en anglais, je peux vous dire que le problème n’est pas de parler 2 langues ou plus, mais de n’en parler, au final, aucune !

        Or une langue bien maîtrisée, avec un vocabulaire riche, est un champ de conscience gigantesque. N’avoir plus qu’un jargon technique et quelques mots dans quelques langues finit par produire des employés sans curiosité, sans créativité et donc, in fine, sans réelle valeur ajoutée.

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        • Kesse // 24.10.2019 à 15h43

          Vous parlez d’un instrument de pouvoir au sein de l’entreprise … d’accord.
          Mais cela n’a rien à voir avec l’utilité de l’anglais.
          À l’heure actuelle, refusé l’anglais est un combat de “vieux pas formé en anglais” ou “d’inculte pas formé en anglais”.
          Qui veut réecrire toute la recherche en Francais? C’est juste une absurdité.

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          • Madudu // 24.10.2019 à 20h54

            Je parle très mal l’anglais mais je lis bien le globish scientifique de mes domaines de prédilection.

            Au quotidien je veille à expurger de mon vocabulaire tous ces vocables issus de l’américain, qui ne désignent généralement que des parodies ou des euphémismes : l’on fait semblant de réfléchir en “brainstormant”, l’on fait semblant d’être moral en étant “inclusif”, l’on organise la compétition de tous contre tous avec le “team-building”, etc.

            D’ailleurs, le globish scientifique est lui aussi d’une pauvreté terrible. Le fait que la plupart de ceux qui rédigent dans ce dialecte n’ait pas l’anglais pour langue maternelle doit beaucoup jouer.

            Si on voulait bien faire, dans l’intérêt de la science, il faudrait publier beaucoup moins et le faire mieux. Cela passerait par publier dans sa langue de prédilection, presque toujours la langue maternelle, et faire traduire en un globish standardisé ensuite.

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            • Kesse // 25.10.2019 à 09h09

              “Si on voulait bien faire, dans l’intérêt de la science, il faudrait publier beaucoup moins et le faire mieux.”
              C’est un voeu pieu … Il faut penser à l’écosystème de la recherche en terme de théorie des jeux. Un équilibre apparait dans un système complexe. Il est le fruit d’un construction lente, dans laquelle les agents ont tenté de justifier le crédit à leur accorder. L’accumulation des bullshits papers est une réalité. Des carrières entières se construisent, parfois uniquement, autour de la publicité de quelques idées qui ont simplement été récupérés chez d’autres … Et le mieux, c’est que les scientifiques qui agissent de la sorte le font parfois en toute bonne foi …
              Ainsi, le champs le plus actif, en terme du volume de chercheurs, est l’apprentissage statistique (machine learning), il y a 1 papier tout les 1/4d’h. Diriez vous que ce champs disciplinaire est freiné par une trop intense publication … ca se débat. En tout cas, tant qu’il y aura competition pour les financements, je ne vois pas comment changer le rythme de publications.

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            • Madudu // 25.10.2019 à 11h17

              Si vous croyez qu’un système dysfonctionnel peut se maintenir de lui-même indéfiniment, vous vous trompez.

              Il ne se maintient que par l’entremise d’un cadre idéologique vicié qui légitime aussi bien la pseudo-science institutionnelle (les “bullshits papers” dont vous parlez), que la pseudo-économie institutionnelle, que la pseudo-philosophie institutionnelle, que la pseudo-démocratie institutionnelle, etc.

              Le fait que l’on puisse parler de cet échafaudage symbolique comme d’une triste parodie, comme une chose insensée et nuisible, indique qu’elle vacille déjà et tombera bientôt.

              Avec lui, tombera le mode de publication par très courts articles directement rédigés en globish, approuvés par des comités théodules et édités par des rançonneurs sans scrupule.

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            • kess // 25.10.2019 à 13h58

              Je ne peux pas souscrire à votre pessimisme revigorant, hélas. Le problème est toujours celui du pouvoir. L’organisation de potentats.

              Je publie dans deux domaines correspondant à des ufr différentes. Dans l’un, les publications sont rares: 1 tous les deux ans (pour les revues exigeantes, avec des délais pouvant atteindre 2 ou 3 ans avant publi); dans l’autre, elles sont monnaies courantes: 4 par an (publié en quelques mois) … Bien sûr, ce ne sont pas les même types de papiers, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de qualité dans les papiers courts.

              Aujourd’hui, il y a de plus en plus de petites revues qui se montent avec de réelles exigences et qui publient des papiers courts à un rythme rapide. Cela permet de déconstruire une certaine lenteur qui favorise les potentats (2 ou 3 ans pour publier un papier: la chance est non nul que le grand professeur qui vous relit parle de votre bonne idée avec ses étudiants et les soutienne pour publier avant vous). Alors certes, il y a des mauvais papiers qui passent, mais il y a aussi beaucoup d’idées diffusées.

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          • chr bernard // 25.10.2019 à 09h26

            @ Kesse 24.10.19 – 15h43
            Merci pour votre double aveu : “refusé l’anglais est un combat de “vieux pas formé en anglais” ou “d’inculte pas formé en anglais”.

            1- Il fallait écrire “refuser l’anglais..” ; anecdotique, je le concède.
            2- Je ne suis pas formé à l’anglais et ne me sens ni vieux, ni inculte (un modeste bac+5 tout de même et grand lecteur de littérature et d’essais) et je trouve dans vos insultes, la preuve que vous ne défendez pas le choix de parler plusieurs langues (voire la nécessité dans certains cas) mais le choix d’imposer par tous les moyens l’usage de l’anglais dont vous vous flattez de votre maîtrise ; c’est bien le problème réellement démocratique que soulève ce fil de discussion.

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            • kess // 25.10.2019 à 14h15

              De plus, l’imposition de l’anglais n’est pas un problème en France, à part bien sûr chez les bonobos du management, mais le problème n’est plus l’anglais, mais le management.

              Les francais ont un grand retard en langues étrangères comparées aux nations voisines. il faut plutôt travailler à promouvoir l’anglais et les autres langues que lutter contre des chimères passéiste: genre rétablir l’empire colonial francophone.

              Moi aussi, j’aime le francais. Mais, j’aime aussi l’efficacité.

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          • kriss34 // 25.10.2019 à 12h30

            Vous même pourriez aussi apprendre à écrire correctement en français, ça pique les yeux. Ca ne vous empêche aucunement de parler des langues étrangères mais au moins respectez (“ez”, impératif) la culture locale svp (plize)

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            • kess // 25.10.2019 à 14h07

              pfff, chr bernard , vous êtes naze. L’argument de l’orthographe et le pire trollage que l’on trouve sur ce site. Un truc de vieux et d’inculte en général. L’orthographe est aussi un moyen d’oppression et de démarcation des classes sociales. Il ne s’agit pas de jeter l’orthographe et la grammaire, mais je ne me relirais pas pour vos beaux yeux: Sabs comepter les fauted de frapees.

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          • kess // 25.10.2019 à 13h59

            L’idée de ne plus passer par les revues mais par des sites dédiés sans relecture favoriserait aussi une communication plus rapide, et peut-être à terme, de plus grande qualité si l’évaluation des chercheurs se fait non pas à la quantité mais à la qualité, mais cela n’est pas simple à mettre en place. Un système basées sur les citations ne marche pas: effet de mode et de réseaux; de plus l’avancée de la science se fait par perpétuelle réecriture, et l’on réecrira vos bons papiers … ce jour là pas sûr que l’on se souvienne de seulement vous citer: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Stigler

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  • Christian Bernard // 24.10.2019 à 06h49

    BRAVO ! Tout est dit.
    Je signe, des deux mains.
    (je suis précisément en train de préparer mes prochaines vacances, au Quebec !)

    NB l’adresse courriel indiquée est incorrecte !
    En ajoutant un ‘r’ au suffixe, elle reste incorrecte…

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    • placide // 26.10.2019 à 10h40

      la bonne adresse est Djament.aurelien [.a r o b a s e :] orange.fr [supprimer la partie entre crochet et remplacer arobase par @]

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  • M.Smith // 24.10.2019 à 07h25

    Oui mais cela ne suffit pas.
    Il faut non seulement se préserver d’une contamination de l’anglais mais aussi d’une dénaturation du sens des mots, autrement dit de la novlangue.

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    • Logique // 24.10.2019 à 22h17

      “conséquent” au lieu d'”important”, par exemple.

      Floraisons de “du coup”, “sur le coup”, “pour le coup” dans le Français parlé. Ça coup(e) l’envie d’écouter. Un comédien et acteur (je passe son nom sous silence par compassion) a prononcé durant un entretien plus de 16 “coups” avant que je n’abandonne.

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      • Non Insulaire // 25.10.2019 à 09h32

        Je vais répondre car ça n’est pas la première fois que je lis des commentaires outrés par cet usage de l’adjectif “conséquent”.

        https://www.cnrtl.fr/lexicographie/cons%C3%A9quent

        “CONSÉQUENT, ENTE, adj. et subst. masc.
        I.− Adjectif
        […]
        C.− Fam. Qui est susceptible de produire de l’effet par sa valeur ou son étendue. Synon. considérable, important.

        Rem.[…]2. L’emploi de conséquent dans cette accept. est signalé comme vicieux et impropre par Besch. 1845-46, Lar. 19e, Littré, Quillet 1965.”

        Ainsi, “conséquent” était déjà utilisé avant 1845 en tant que “considérable, important”, même si le Bescherelle de l’époque le considère cet usage comme vicieux.

        Deux remarques :
        1) Cet usage n’est pas lié à l’utilisation récente du globish. Votre remarque est donc hors sujet.
        2) Si votre problème ici est de préserver la “pureté” de la langue, je me range du côté de ceux qui trouvent normal que la langue évolue. Les figures de style existent, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas suggérer des conséquences par cet adjectif, qui sert à l’origine à qualifier explicitement des conséquences.

        Et votre passage sur “du coup”, “sur le coup” et “pour le coup” est également hors sujet.
        Lorsque c’est un tic de langage, c’est effectivement énervant à entendre, mais ça n’en est pas moins français.

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  • Galvan // 24.10.2019 à 07h28

    La prééminence de l’anglais en tant que langue de travail n’est que le résultat de la mondialisation des entreprises. Quand vous travaillez dans une entreprise qui possède des filiales a l’étranger vous êtes bien obligés de trouver un moyen de communiquer et un des moyens les plus simple c’est l’anglais.
    Ceci étant dit, cela n’est pas incompatible avec une très bonne connaissance du Français pour discuter avec ses congénères. Et la mode ridicule qui consiste à utiliser des tournures anglophones ou globish notamment pour de la publicité à destination des Français n’est sans doute pas étrangère au fait que traduire chaque slogan dans chaque pays coute plus cher … On en revient souvent aux mêmes causes : uniformiser pour gagner encore plus d’argent.
    Pas sûr que cette uniformisation soit du goût des populations qui recherchent de plus en plus l’opposé.

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    • Gaby // 24.10.2019 à 10h39

      Inscrivons donc la défense de la langue française dans un combat plus large contre la mondialisation !

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      • Fritz // 24.10.2019 à 13h03

        C’est exactement ce que proposait le linguiste Claude Hagège.
        https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/linguistique-psycholinguistique/combat-pour-le-francais_9782738116925.php
        Et je crois qu’Étiemble aurait approuvé votre souhait (Parlez-vous franglais ? , publié fin 1963, avec une grammaire amusante du « sabir atlantique »).
        https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/linguistique-psycholinguistique/contre-la-pensee-unique_9782738125637.php

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        • Krokodilo // 24.10.2019 à 18h57

          Avec le respect qui leur est dû, les linguistes, célèbres ou obscurs, pèchent souvent par une absence de réalisme. Ils font un constat, une bonne critique, mais rien ensuite de constructif, de structuré. Que ce soit pour l’école, ou pour l’UE : apprenons plein de langues et traduisons les documents. Alors même que nous n’avons pas réussi à maintenir la fable de trois langues de travail (rappelons qu’il y a eu jadis un embryon d’armée, une unité bilingue franco-allemande, et que le français survit aujourd’hui dans le judiciaire je crois, de justesse (cf. l’article de Quatremer)

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      • Séraphim // 24.10.2019 à 15h56

        On peut très bien être dans la mondialisation et conserver le français! Je parle 5 langues, j’utilise l’anglais à bon escient mais pas seulement; je ne me sens nullement “contraint”! Apprenez le japonais et le hongrois, le russe et le vietnamien, et au Japon en Hongrie, en Russie et au Vietnam, personne ne viendra vous faire ch…avec l’anglais!!

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        • krokodilo // 24.10.2019 à 17h52

          Excusez mais j’y vois un exemple typique d’utopie et de déni : chacun a son propre métier à bosser, avec parfois pas mal de vocabulaire. On a aussi chacun des loisirs selon nos goûts, pourquoi devoir apprendre cinq langues à un bon niveau (ce qui, soyons francs représente un travail monstrueux et une motivation égale, au-delà des possibilités et même des capacités de la majorité). L’UE elle aussi recommandait naguère d’apprendre l’anglais + la langue des voisins (espagnol, italien)+ l’allemand (notre 1er commerce), plus une langue régionale, plus le chinois qui monte, plus, plus… J’oubliais le jardinage, le bricolage, un instrument de musique (langage universel s’il en est), etc. etc. : halte au feu ! Cette ‘solution” irrationnelle et hypocrite de l’UE n’a servi qu’à dorer la pilule de pédagogues naïfs, à masquer tout ce qui a été fait en faveur de l’anglais langue de communication de l’UE. Je l’ai écrit il y a plus de dix ans, en détail, avec des preuves du lobbying (notamment le programme Erasmus Mundus) sur le site Agora vox, en proposant également une vaste réforme de l’enseignement – mais faute d’autorité et donc d’argument d’autorité, j’ai prêché dans le désert, comme bien d’autres.

            +6

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    • Ebi.ko // 24.10.2019 à 16h03

      La langue française est aussi utilisé pour des publicités dans d’autres pays, soyons fière de notre langue et fière de comprendre celles des autres !!

        +5

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  • Brossa Dante // 24.10.2019 à 07h30

    Nous communistes appelons donc à : · exiger des autorités•ées, du patronat•nesse, des services publics•ques et des collectivités•ées publiques le•la respect et le•la renforcement de la•le législation visant à protéger le•la français•e.

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    • Grd-mère Michelle // 24.10.2019 à 14h40

      Votre manière de féminiser le français est grotesque, ridicule, et indique votre méconnaissance de cette langue. Elle ne peut que nuire à la noble démarche humaniste (et non pas féministe) de tou-te-s ceux-celles qui tentent de réaliser l’égalité des genres en l’inscrivant au quotidien dans leur langage parlé et/ou écrit.
      Mais… c’était peut-être votre but?
      Ne pas oublier que l’usage et l’imposition de la langue française fut une des principales armes de l’impérialisme français, décidément colonial et patriarcal
      (c’est une belge, wallonne, qui vous le dit).
      Idem avec la langue russe, par exemple. À savoir qu’en Roumanie, où les personnes d’un âge certain(qui l’ont apprise à l’école) refusent de l’utiliser “pcq c’est la langue de l’envahisseur”, tou-te-s les jeunes s’empressent(sans se rendre compte) de parler anglais.
      L’uniformisation, “la normalisation” des populations, ainsi que leur abêtissement, reste le meilleur instrument de domination, abondemment utilisé, au cours des siècles et jusqu’à aujourd’hui, pour les réduire à l’esclavage (le comble de l’esclavage étant celui consenti).
      La défense de ses particularités est donc un des premiers devoirs de chaque personne soucieuse de sa LIBERTÉ.
      Pour que nous ne devenions pas des robots…

        +7

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      • Séraphim // 24.10.2019 à 16h00

        Est-ce une question de langue? Quand dans tout discours, il faut commencer par “à toutes et à tous”, uniquement pour satisfaire des lobbys, des susceptibilités, des vexations, au lieu de dire simplement “je m’adresse à tous”, la langue n’y est pour rien. La bêtise pour tout!

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        • krokodilo // 24.10.2019 à 17h58

          Je plussoie – l’usage généralisé dans les médias de “celles et ceux”, et autres “chanteurs et chanteuses”, commence à nous courir sur le haricot (sans oublier les petits pois) ! Si cela peut se comprendre dans un discours officiel et solennel de président, ‘Françaises, Français !”, ça ne s’impose pas vraiment dans les infos courantes et quotidiennes. Neutres, neutresses !

            +9

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        • Grd-mère Michelle // 25.10.2019 à 16h22

          Si vous étiez capables,Seraphim, Krokodilo,Langage, un seul instant, de vous mettre dans la peau d’une femme francophone, vous comprendriez le sentiment d’exclusion qu’elles ressentent toutes quand, dans les discours généralistes, on s’adresse à “tous”.
          Beaucoup d’hommes de ma connaissance en sont capables, eux, et sont d’accord avec moi que le “bonjour à tou-te-s” est un signe de respect et de reconnaissance pour l’existence de leurs compagnes trop longtemps discriminées, et un progrès social décisif.
          La bêtise, c’est de ne pas le voir…
          Et de ne voir que ça dans mon commentaire….

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          • krokodilo // 25.10.2019 à 17h13

            Bonjour à tous et toutes les enfants et les enfantes ? C’est un autre débat, récent, loin d’être divisé entre idiots et non-bêtes! La passion de la langue française a initié bien d’autres débats : réforme(s) de l’orthographe, de la grammaire (accord du participe passé, tellement peu respecté même par les gens des médias, dont la langue est pourtant un outil quotidien, qu’il devient une variante officieuse), l’anglicisation – ça fait un sujet polémique de plus.
            Quid du droit de ne répondre qu’à un des points de votre commentaire ? Sinon, les discussions seraient encore plus longues que ce qu’elles sont déjà, vu la passion sur ces sujets.

              +2

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      • Langage // 24.10.2019 à 22h11

        Grand-mère Michelle… Étiez-vous sérieuse en écrivant : “Elle ne peut que nuire à la noble démarche humaniste (et non pas féministe) de tou-te-s ceux-celles qui tentent de réaliser l’égalité des genres en l’inscrivant au quotidien dans leur langage parlé et/ou écrit” ?
        Car si oui, vous êtes concernée au premier chef par l’abêtissement, instrument de domination des masses, auquel vous faisiez allusion.

          +4

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      • Logique // 24.10.2019 à 22h19
  • Kiwixar // 24.10.2019 à 07h33

    La destruction de la langue nationale fait partie de la destruction de la Nation – seul bien commun des pauvres, les protégeant de la férocité des riches. Ceux-ci rêvent de profiter du chaos lié à la transition énergétique (voir les troubles sociaux actuels dans différentes parties du monde) pour se débarrasser de quelques milliards de “déplorables” pollueurs, tout en mettant en place une nouvelle féodalité bien ordonnée.

    Les laquais actuels (cadres, journalistes) – utilisateurs les plus enthousiastes du globbish – espèrent qu’ils resteront laquais privilégiés dans un océan de serfs dont le nombre sera réduit drastiquement (culling : abattage sélectif). Reste à voir si les forces de l’ordre seront assez shootées (psychotropes, coke) pour “shooter”dans le tas des “no-teeth”.

      +52

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    • azuki // 24.10.2019 à 11h59

      Je tiens a souligner quand même que le fait d’avoir imposé le Français dans l’hexagone a été une démarche de même nature, jusqu’a récement, jusqu’à la génération de mes grands parents et même de mes parents. C’est très très loin d’être un “phénomène naturel” causé uniquement par les échanges commerciaux ! Les commerçants sont les premiers a s’adapter s’ils y voient leur intérêt.

      Le contrôle de la langue comme le contrôle de l’argent (des transactions en fait), c’est le privilège du maître. Pour s’affranchir du maître, il faut comemncer par contrôler soi-même ces deux aspects, sinon tout es vain.

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  • Renaud // 24.10.2019 à 08h08

    Même lors des matchs de rugby,les arbitres Français qui sont amenés à se consulter sur une face de jeu,se parlent en Anglais.

      +5

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    • Jean-Do // 24.10.2019 à 12h10

      S’ils se consultaient sur une “phase” de jeu, leurs résultats seraient plus pertinents. Quand on veut parler français… on l’écrit bien, aussi 😛

        +7

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      • LS // 24.10.2019 à 13h29

        Oui, mais c’est tellement moins drôle.

        Et vive la bravitude !

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  • Je me marre // 24.10.2019 à 08h25

    “Le mauvais exemple est donné par Macron, qui ne perd jamais une occasion de jargonner en Globish devant les grands patrons et de promouvoir l’anglais comme langue internationale unique, non seulement à l’étranger mais en France même…”

    Quand il vend les bijoux d’Alstom aux ricains, tout est dit. Ce n’est qu’un autre mode de soumission.

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    • Séraphim // 24.10.2019 à 16h02

      Avec son fameux “your wife is delicious” au premier ministre australien. Ce qui en anglais ne se dit que pour les cookies et les glaces à la crème, ou, à la rigueur, la tête de veau sauce gribiche…

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      • MIZZGIR // 24.10.2019 à 18h56

        En voici une de mon invention : “I LIKE THE RAY OF YOUR FACE”.
        Heureusement ça ne se dit pas en anglais, donc pour les mal-embouchés du franglais le problème de traduction ne se posera pas.

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  • RGT // 24.10.2019 à 08h27

    Il est passé où Jacques Toubon ?

    Et la loi de 1994 sur l’usage de la langue Française ?

    Personnellement je n’ai pas de problèmes avec la langue de Donald (Trump ou Duck au choix) mais je ne vois pas l’intérêt de faire des communications d’entreprises dans ce FRANÇAIS ULTRA DÉGÉNÉRÉ (avec quelques mots de saxon) alors que notre langue est si riche.

    Et quand, dans un “meeting” (une réunion) en globish qui ne comprend QUE des français et qui porte sur des sujets uniquement français je viens la ramener en exigeant que la langue natale des participants soit utilisée pour éviter les erreurs d’interprétations je me retrouve ostracisé, même par ceux qui auraient le plus intérêt à ce que cette demande soit appliquée.

    De plus, si je demande à ce que TOUS les participants à ces réunions bénéficient d’une formation en Anglais, payée par l’employeur et faite durant les heures de travail j’ai droit à une levée de boucliers de la part des “managers” qui prétendent que la maîtrise de l’anglais es “required” dans l’entreprise.

    Et si je leur réponds que je ne vois nulle part dans les statuts de l’entreprise ni dans les contrats de travail que cette exigence est précisée, j’ai toujours droit à la même réponse : “IMPLICIT”, pas marqué mais évident…
    Pas cons, s’ils marquaient que le globish est obligatoire ils se prendraient des procès à répétition et ce serait un beau bordel.

    Cette technique “d’épuration par la langue” a commencé à être utilisée au début des années 80 par les entreprises US en France pour se débarrasser des “vieux coûtons” aux salaires “trop élevés”.

    Pour résumer : du “bullshit”.

      +49

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    • Recits d’Yves // 24.10.2019 à 08h49

      J’ai les mêmes à la maison. Dans les secteurs informatiques, l’anglais s’est imposé naturellement par l’origine des matériels et logiciels pour maintenant s’imposer tout court.
      C’est compliqué aujourd’hui d’expliquer à de jeunes ingénieurs français que notre langue à besoin d’être défendue parce que eux, ils n’ont qu’une idée en tête : quitter la France sans avenir et partir dans un pays anglo-saxon dont ils maîtrisent (du moins ils le pensent) les bases de la langue anglaise nécessaires à leurs épanouissement général (enfin surtout du porte monnaie).
      Le neolibéralisme a une langue qui est une arme: l’anglais. Et il a envahit les jeunes cerveaux y compris ceux des plus brillants (ou supposés comme tels) qui dépouillent la France de son avenir, peu à peu..

        +21

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      • azuki // 24.10.2019 à 12h21

        L’anglais dans l’informatique ne me dérange pas tant que ça, parce que justement c’est modialinternetisé et qu’il faut bien trouver un protocole commun pour communiquer simultanément avec des gens de toute origine. J’aurais rêvé que ce soit en Esperanto ou quelque chose comme ça, mais ça reste un rêve.

        Mais ça ne me dérange pas dans une démarche totalement bilingue, quand je parle informatique avec des Français, ma référence du langage et du vocabulaire c’est l’Office Québécois de la Langue Française http://granddictionnaire.com qui sont très réactifs contrairement a nos poussiéreux académiciens.

        J’ajouterais qu’il existe une méthode, formalisée depuis déjà un certain nombre d’années, baptisée «intercompréhension» qui part du postulat qu’il est bien plus facile de comprendre la langue de l’autre que de construire des phrases bien faites et non ambigues.

        Il est infiniment plus facile à un groupe de 5 européens parlant 5 langues différentes d’avoir une discussion en parlant chacun sa propre langue et en comprenant celle des autres que d’apprendre à parler correctement 5 langues. C’est pas une méthode révolutionnaire dans la mesure ou ça s’est toujours pratiqué plus ou moins selon les lieux et époques, mais on a formalisé et développé des techniques, et ça marche bien sans porter atteinte à la culture des uns et des autres.

          +4

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        • Deka // 24.10.2019 à 13h14

          Ton dernier paragraphe: si chacun parle sa langue natale t’es obligé de savoir parler les 4 autres… Si tu comprend tu le parle, si ce n’est pas le cas tu va potentiellement mal comprendre donc il n’y a plus d’intérêt. Alors que les 5 peuvent utiliser l’anglais ( qui est très facile à parler et comprendre) ça ne fait plus qu’une langue à maîtriser pour tous…
          Il serait temps d’en finir avec notre langue vieillissante… Pour le travail (je travaille en contact d’étudiants français et étrangers) , les voyages, et les rencontres, l’anglais c’est la base. Facile d’apprentissage et de compréhension, ça vous ouvre au monde.

            +1

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          • Fritz // 24.10.2019 à 13h40

            Je dirais même plus : il serait temps d’en finir avec notre pays vieillissant.
            D’en finir avec notre peuple vieillissant…

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          • RGT // 24.10.2019 à 18h33

            Apprendre le globish est relativement facile (l’anglais étant dans sa majorité un français dégénéré) mais parler correctement anglais n’est pas la même histoire…

            Ce n’est pas parce qu’on baragouine une langue étrangère qu’on la maîtrise, et loin de là.

            Les anglais, concernant le globish, ont une expression très évocatrice : “Pigeon English”, qui se traduirait par “Parler français comme une vache espagnole”…

            Ayant de la famille anglophone je suis dans le bain depuis mon enfance (en faisant de belles siestes pendant les cours au lycée) et j’avoue que je reste assez pantois quand j’entends des français “maîtriser l’anglais” et raconter des aberrations dans cette langue.

            Sincèrement, les indiens (d’Inde) parlent largement mieux anglais que nos “divines élites” bien qu’ils aient un accent à couper au couteau.

            Par contre, je me garde bien de mettre en valeur cette “compétence” et si on me demande de parler Anglais j’exige d’avoir une formation payée par l’entreprise ET pendant mes heures de travail.

            Et je demande incessamment à mon interlocuteur (s’il est français) de répéter ou de traduire jusqu’à ce qu’il craque et s’exprime totalement en français. Soit en faisant l’inculte (s’il ignore mes connaissances), soit en lui demandant des explications en français et en lui donnant la VRAIE traduction anglaise, ce qui le met encore plus dans l’embarras car il passe alors pour un abruti.

              +10

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      • Fritz // 24.10.2019 à 12h26

        Dans les secteurs informatiques… Pourtant nous avons imposé ORDINATEUR à la place de “computer”, LOGICIEL à la place de “software”…. Rien n’est perdu, car ce processus de grand remplacement linguistique n’est pas inéluctable : c’est une question de volonté.

        Volonté néfaste de la part des classes dirigeantes, justement dénoncée par cet appel de tendance communiste. Leur tra·hi·son est récompensée chaque année par le Prix de la Carpette anglaise : une liste infamante à publier urbi et orbi, c’est jubilatoire.

        Volonté trop molle de la part des francophones. Reprenons-nous, résistons aux mirages de l’anglomanie et disons “en direct”, pas “en laïve” ; “réfuter”, pas “débunker” ; “bobard”, pas “fake news” …. A chacun de nous de reprendre notre dignité linguistique.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Académie_de_la_Carpette_anglaise
        Parmi les lauréats : Christine Lagarde, Anne Hidalgo, Jean-Marie Colombani, Pascal Lamy, Pierre Moscovici… Donald Tusk…

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      • Casimir Ioulianov // 24.10.2019 à 12h35

        En même temps , moi , quand je vois un BIOS traduit , j’y comprend plus rien …
        J’ai rien contre la traduction , il faut juste que ce soit bien fait , ce qui dans les métiers techniques est très rarement le cas car les gens ou les machines qui traduisent font du mot-à-mot vu qu’il ne comprennent rien des notions abordées.

        J’ai toujours en tête cette doc “en français” de chez Seagate qui nous recommandait de “désactiver le patin de vinyle dans le cadre d’une utilisation dans un réseau répété”. Mouais … voyons ce que dit la doc en english : “disable disk buffer in RAID” , haaaa … moi comprendre 🙂

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    • Univers sale // 28.10.2019 à 14h35

      ” la langue de Donald (Trump ou Duck au choix) ”
      Dans la liste des clowns, tu as oublié Tusk (prononcer ‘Teusk”) !!

        +1

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  • Dufy // 24.10.2019 à 08h30

    L’adresse correcte à laquelle envoyer la signature est : djament.aurelien@orange.fr

      +8

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    • chr bernard // 24.10.2019 à 13h07

      Merci !
      (il faut que j’étoffe mon commentaire, alors je vous dis mille fois merci !)

        +3

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  • lemoine001 // 24.10.2019 à 08h37

    Il ne faut pas seulement défendre le français contre l’envahissement de l’espace par des anglicismes ou directement par l’usage abusif de l’anglais, il faut le défendre de l’intérieur.

    Il faut, en particulier, dénoncer l’usage incorrect des temps : la nouvelle mode qui consiste à utiliser le présent de l’indicatif pour parler du passé. Par exemple : “en 1954, je suis un jeune garçon” (ceci de la part d’un septuagénaire !)
    Ou encore contre l’incapacité à utiliser correctement la forme interrogative. Par exemple : “la vérité, c’est quoi ?”

    Qu’il y ait un langage parlé et un langage écrit, c’est normal. Qu’on utilise un langage soutenu ou un langage familier, également. Mais le parlé familier ne doit pas envahir tout l’espace.

    Il faut également lutter contre l’écriture inclusive, qui n’est qu’un délire prétendument égalitaire qui rend les écrits complètement illisibles.

      +39

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    • Suzanne // 24.10.2019 à 11h20

      Vous avez raison, il y a des manières insidieuses.
      Par exemple lorsque les gens commencent à employer des soi-disant traductions qui sont en réalité des faux-amis. Maintenant on dit être inconsistant au lieu de être incohérent. Une relation romantique au lieu de une relation amoureuse (romantique signifie autre chose, l’ensemble des thèmes du romantisme et pas seulement l’amour). La sensitivité au lieu de la sensibilité. Etc. il y en a de partout.

        +7

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      • Séraphim // 24.10.2019 à 16h20

        Même dans le “Dîner de cons” on disait déjà ‘confusant’ au lieu de déroutant. Pourtant, dans le film, ça marche d’une certaine façon

          +3

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    • azuki // 24.10.2019 à 12h30

      Je ne suis certainement pas pour l’écriture inclusive, mais je suis totalement pour aller fouiller les archives du vieux français, avant qu’un certain cardinal suivi d’une certaine académie supprime tout un tas de genre féminins des mots et fonctions dans une démarche volontairement et intégralement sexiste !!!

      L’idéal serait d’introduire un genre neutre pour tout un tas de choses qui n’ont pas la nécessité fonctionnelle d’être sexué.

        +2

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      • lemoine001 // 24.10.2019 à 13h28

        Le féminin et le masculin quand ils sont appliqués à des choses par essence indifférentes ne sont là que pour assouplir la langue. Par exemple, je dis : “le billet et la pièce grise que je lui ai donné”. Il n’y a aucune ambigüité sur le fait que c’est la pièce qui est grise. Tandis que si je dis : “le carnet et les crayons jaunes ” ce n’est que la place de l’adjectif qui permet de supposer qu’il ne se rapporte qu’aux crayons.Il pourrait tout autant se rapporter aux deux objets, le carnet et les crayons. En revanche dans “la fiche et le stylo vert” il n’y a aucun doute sur ce qui est vert. Voir aussi l’adjectif “indifférentes” dans ma première phrase !
        Il est absurde de discuter le genre des objets. Souvent le même objet peut être masculin en français et féminin ou neutre en allemand. Ces deux langues n’ont simplement pas la même histoire. En français, le masculin et le neutre sont confondus. C’est souvent un inconvénient mais cela ne peut pas se changer par décret. C’est l’usage qui en décidera dans un temps qui est celui de l’histoire et se compte en lustres.

          +8

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        • Kasper // 25.10.2019 à 03h26

          De fait un même objet peut avoir différents genres selon comment on l’appelle: un vélo est aussi une bicyclette. Le genre grammatical est évidemment une propriété du nom et pas de l’objet. Une première leçon de philosophie accessible aux jeunes enfants.

            +2

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    • chr bernard // 24.10.2019 à 13h10

      D’accord pour la forme interrogative (et aussi le très laid, ‘ce qu’il s’est passé’ au lieu de ‘ce qui s’est passé’ ; ou la confusion devenue systématique entre ‘être prêt à’ et ‘être près de’, d’où accouchent le ‘prêt de’ ou le ‘près à’) ; d’accord aussi pour l’écriture inclusive, ‘idéologiquement bête et féroce.

      Mais pour le présent de l’indicatif dans la formule que vous citez il me semble qu’il s’agit d’une forme connue, appelée ‘présent de narration’..

        +3

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      • lemoine001 // 24.10.2019 à 13h47

        En moins de deux minutes j’ai trouvé sur internet un bel exemple de l’usage correct du présent de narration : “Il aperçut un de ses camarades qui traversait la rue. Il se précipite vers lui et l’appelle.” Il montre clairement que l’action est mise en situation, puis rendue comme présente par ce procédé. Mais l’ensemble du texte ne peut être qu’au passé.
        Ce n’est pas ce qui est visé dans la définition trouvée également sur internet (et qui pointe clairement l’usage journalistique) : “Le présent historique, aussi appelé présent de narration, est l’emploi de l’indicatif présent dans une phrase ou un texte relatant des événements passés du point de vue du narrateur. L’emploi de ce temps verbal est fréquent dans le discours journalistique et historiographique”.

          +3

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  • Recits d’Yves // 24.10.2019 à 08h39

    A village global, langage global, unique, simple et profondément orienté commerce.

    Tout comme l’humain de base n’est et ne sera qu’une variable d’ajustement destiné à enrichir les quelques uns (certes toujours plus nombreux).
    L’humain de base n’a pas besoin d’user d’un langage bien trop complexe pour rendre l’argent fournit par Uber lorsqu’il travaille à Amazon lorsqu’il consomme.
    L’humain de base n’a pas non plus d’autres besoins que de suivre les flèches balisées pour lui et pour lui indique la route, la seule route possible à suivre.
    L’humain de base ne devrait jamais pouvoir nourrir son intellect avec des idées qu’il pourrait trouver dans des livres écrits dans une langue où la nuance lui permettrait d’explorer le champs des possibles.

      +11

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    • Jeanne L // 24.10.2019 à 11h00

      En bon français on dit “l’homme” ou “l’être humain”, “humain” est principalement un adjectif . L’anglais emploie “human” pour le distinguer de “man” et ceci dans les deux langues dans une optique pseudo-féministe…

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      • azuki // 24.10.2019 à 12h33

        Pour aller jusqu’au bout de la démarche, remplacer «pseudo-fémiste» par «non discriminatoire» même s’il y a un gouffre entre les discours politiques et les intentions réelles.

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        • Fritz // 24.10.2019 à 12h41

          Entièrement d’accord avec vous, @Jeanne. En français, le mot « homme » recouvre deux sens distingués en d’autres langues (grec anthrôpos/anêr, latin homo/vir, allemand Mensch/Mann). Je sursaute quand je lis « un humain » là où on disait simplement « un homme ».

          Franchement, qui accepterait de dire : « la Déclaration des droits de l’humain et d·u·e la citoyen·ne » ? Un humain de Néanderthal ? Un humain de Cro-Magnon ?

          La langue anglaise elle-même est victime de cette manie féministe : le mot anglo-saxon « man » est de plus en plus délaissé, quasiment proscrit, au profit de « human » ou de l’affreux « male » ; « mankind » est remplacé par « humanity », quand ce n’est pas « humankind » ; et « woman » devient rare, au profit de l’affreux « female »…

          Sur des articles en anglais de Wikipédia, j’ai remplacé le ridicule « male adult » (fort peu anglo-saxon) par « man »…

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          • Séraphim // 24.10.2019 à 16h29

            En effet dire “les droits humains” ce n’est pas faire du français à tout prix. Bien au contraire, c’est continuer à faire de l’anglais. En français les droits sont humains par essence (il n’y a pas de droits infantiles, mais des droits de l’enfant, il n’existe pas de droits chevalins etc.). Ils peuvent être universels ou nationaux etc. mais ne peuvent être humains ou pas!!! Même d’éventuels droits de la nature, ou de la planète Mars à rester inhabitée comme j’ai lu récemment, même ces droits restent “humains”!!

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      • Recits d’Yves // 25.10.2019 à 00h18

        Je comprends votre réaction. Mon propos était davantage centré sur l’humain en tant qu’être, issu du vivant, merveille biologique et non pour obéir à des règles pseudo-féministes que je désapprouve.
        Je ne veux aucune confusion: l’humain de base décrit ici est l’Homme populaire (la population).
        Désolé pour mon imprécision du matin.

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  • anatole27 // 24.10.2019 à 08h41

    Tout le monde se souvient du superbe discours d’Emmanuel MACRON à l’université Humboldt de Berlin

    cf 11min07s
    https://www.youtube.com/watch?v=WXF-8IlOYmw

    “L’usage voudrait que je parle en Français. Et ce serait déroger à la règle de ne pas parler ce soir en Français devant vous. Néanmoins, j’ai pris l’habitude de préférer être compris des auditoires”

    “J’ai donc pris le parti de vous parler ce soir en anglais, par facilité et pour que nous puissions tous et toutes nous comprendre facilement”

    On remarquera , la présence de Sylvie Goulard au premier rang en tailleur CHANEL LIKE
    On comprend maintenant un peu mieux ce qu’est la souveraineté au sens de l’institut BERGGRUEN

    https://www.youtube.com/watch?v=caHaR8haoaw

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    • azuki // 24.10.2019 à 12h37

      S’il avait parlé en Allemand, cela aurait été une marque de grand respect et non de foutage de gueule de quelqu’un qui est tellement obnubilé par lui même et le son de sa propre voix qu’il en oublie jusqu’à savoir à qui il parle.

      Au fait, avec le Brexit, on vire l’Anglais des langues officielles Européennes ?

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    • Fritz // 24.10.2019 à 13h17

      En organisant l’élection de Macron, les oligarques ont mis le droit homme dans la droite place.

      En 2014, pendant le discours de Gorbatchev à Berlin, ses propos étaient traduits en anglais, ce qui m’avait déplu (j’aurais dû me souvenir que l’anglais est la langue du IVe Reich). Mais au moins, lui-même parlait en russe.

      Macron n’a aucune dignité. Un président français, un ambassadeur français, quand ils sont à l’étranger, doivent parler en français, ou dans la langue du pays qui les accueille, ce qui est grandement apprécié.

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    • Grd-mère Michelle // 25.10.2019 à 17h07

      Lorsque Ursula Von…, future présidente de la Commission européenne, allemande, a présenté la création de la nouvelle fonction de “Commissaire à la protection du mode de vie européen” (qui regroupe la sécurité, le marché du travail, la migration et L’ÉDUCATION), elle l’a fait en anglais (vu à la Tv). Sinistre présage… pour une UE “unie dans la diversité”… Hum… diversité, mais pas trop, hein!
      Pourtant, dans les cénacles des institutions européennes, œuvrent une foule d’interprètes payé-e-s (aie, ceci va encore déranger certains que je souligne que les interprètes sont autant des hommes que des femmes) pour aider les parlementaires et autres autorités à bien se comprendre, et un équipement technique de qualité est à la disposition de ceux-celles (aie, idem pour les autorités) qui veulent entendre dans leurs langues respectives.

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  • Kokoba // 24.10.2019 à 08h57

    Qu’il existe une langue majoritaire n’est pas une mauvaise chose en soit.
    Quand je travaille avec des Finlandais, c’est tout de même plus commode si tout le monde parle Anglais.

    Mais ici nous avons affaire à quelque chose de totalement différent.
    Si nos “élites” parlent à longueur de journée de “french touch” et autres conneries, c’est parce qu’ils adoptent la langue du dominant.

    C’est un phénomène vieux comme le monde.
    En adoptant les coutumes et manières du dominant du moment, certaines couches sociales s’imaginent grimper sur l’échelle sociale. Elles veulent montrer qu’elles font parti du “grand monde”.

    C’est aussi risible qu’habituel.

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    • Fritz // 24.10.2019 à 13h36

      Concernant vos relations avec les Finlandais : avez-vous envisagé le suédois ? C’est une langue très belle (“l’italien des langues germaniques”), bien moins déroutante que le finnois, et que de nombreux Finlandais connaissent.

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      • Suzanne // 25.10.2019 à 12h35

        Par expérience, à une centaine de kilomètres au nord d’Helsinki, les gens ne parlent déjà plus que le finnois. En Laponie finlandaise, c’est le finnois qui est la langue d’échange, sinon c’est le same. Donc, le suédois, hein… Je ne râle pas du tout de ça, ça m’a donné envie de prendre contact avec cette magnifique langue qu’est le finnois (pas de futur, pas de genre, quinze déclinaisons, c’est pas génial?). Ce que je veux dire, c’est que les langues sont cet espace magique qui nous permet d’entrer un peu dans la pensée des autres, et que c’est aussi cette magie qui nous est retirée avec l’ultra-libéralisme et son pseudo-anglais lamentable (et j’adore l’anglais, je précise).

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  • Dounia // 24.10.2019 à 09h34

    Je suis d’accord. Nous avions une si jolie langue bafouée par un métissage linguistique.

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  • Brigitte // 24.10.2019 à 09h36

    Cette pétition arrive hélas après la bataille….mais perdre une bataille n’est pas perdre la guerre. Le tout est d’avoir une vraie stratégie de lutte or pour l’instant il n’y en a pas. Je ne suis pas sure que l’étiquette “communiste” soit bonne pour cette cause qui dépasse de très loin l’horizon de la représentation politique française. Ne serait-ce que par leur représentativité justement….
    Le texte d’Aragon est-il bien choisi? je le trouve ambigu. Il parle de la langue comme la marque d’un pays disparu, laissant entendre que la langue peut exister sans le pays (nation) ou au contraire qu’elle en est le socle, l’un ne disparaissant totalement qu’avec l’autre. La langue est comme la proue du navire “nation”, elle sombre en dernier.
    Ensuite, il dit que la disparition du pays est un progrès sur les ténèbres…du nationalisme. Bien sur il fait référence au nazisme. En tant que résistant, se battait-il contre le nazisme ou pour la France….les deux sans doute car la nation est le rempart contre l’ingérence étrangère, protégeant les peuples du chaos et des ténèbres.
    Le français ne peut pas devenir un dialecte européen! rien à voir avec le breton, le basque ou le catalan, que je respecte par ailleurs. Le français c’est la 5ème langue parlée dans le monde, sur tous les continents. Nous ne pouvons pas laisser la France, pays peuplé d’imbéciles et d’incontinents culturels, “pisser” sur le flambeau de la francophonie!

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  • zozefine // 24.10.2019 à 09h51

    c’est très particulier au français il me semble. en grec, c’est pas le cas, et le week-end, c’est le samedi-dimanche, et le football, c’est la balle au pied. et il me semble qu’en italien, ce n’est pas non plus le cas.
    mais faut pas rêver : nos vies sont totalement dépendantes de nos interactions avec les systèmes et les programmes d’ordinateur, et on a beau gerber la s’tarteupenéchionne, on fera pas sans.
    je serais pour une solution orthographique : le week-end, c’est le ouiquende, le football, c’est le foutebol. bon, c’est vrai que c’est foutu pour la ligne étymologie dans le dico.

    l’autre jour (et à propos d’une réflexion de lemoine001 plus haut) j’entends sur france culture ceci, texto, par un des journalistes de l’antenne (que je ne dénoncerai pas, parce qu’en général il parle plutôt correctement) : “comment est-ce qu’un nombre peut-il être rond ?”…le français est sans pitié.

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    • LaurentL // 24.10.2019 à 10h31

      La question de Monsieur Moulinot , marchand d’articles de pêche à Carjac : un article de pêche de qualité s’achète chez Moulinot !
      Guy Lux – Posez votre question Monsieur !
      Oui , alors est-ce que Schmilblick est-il vert ?

      Il y a quelques années la manière de formuler la question par Coluche faisait encore rire .
      Pas sûr que ça fasse marrer aujourd’hui.

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    • Suzanne // 24.10.2019 à 11h14

      Pour le week-end, je suggère d’employer la forme québécoise de “fin de semaine”. Pour eux, la fin de semaine ce n’est pas comme pour nous la fin de la semaine (le vendredi par exemple), mais le week-end. Cela demande un peu d’habitude, mais on s’y fait.

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      • jp // 24.10.2019 à 13h25

        d’accord avec vous. J’utilise volontairement certaines mots du français québécois à la place de globish.

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    • azuki // 24.10.2019 à 12h51

      Intégrer week-end au Français n’est pas grave en soi. Le Français integre beaucoup de mots étrangers, mais pas tant que ça par rapport a d’autres langues :

      – Le plus drôle c’est le japonais qui est truffé de mots étrangers qu’on ne reconnait pas parce qu’ils les ont déformés (on ne peut pas terminer une sillabe par une consonne et il y a des sons qui n’existent pas).

      – Autre chose de drôle, nous importons parfois des mots anglais… qui sont des anciens mots français exportés outre-manche. L’anglais est truffé de mots d’ancien français, et pas que.

      – Je me suis lançé dans l’apprentissage du Russe, l’écriture est très différente, la prononciation aussi, mais je suis surpris du nombre de mots que je n’ai pas besoin d’apprendre !

      Bref, le problème est moins l’utilisation de mots étranger que de leur utilisation à bon escient, et ça ne se limite pas aux mots et discours d’une autre langue ! Les mots français doivent aussi être utilisés dans leur véritable sens et à bon escient !!!

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      • Séraphim // 24.10.2019 à 16h40

        une langue, ça n’est pas “des mots”…C’est toute une pensée. Les Japonais ne perdent pas la pensée japonaise, la culture japonaise, en insérant des mots anglais japonisés. Nous en revanche si! Nous sentons bien que l’envahissement par des mots anglais c’est autre choses que des mots. Pourquoi?

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  • Baptiste // 24.10.2019 à 09h58

    Il n’ya pas que ça, le néologisme et le “” “” “” vers-lang””” “” “” doivent être combattus farouchement.

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    • Brigitte // 24.10.2019 à 10h34

      Le verlan n’est pas à combattre, c’est au contraire une richesse de la langue française, comme l’argot. Cela n’a rien à voir avec le globiche!
      Je lis beaucoup de commentaires qui confondent globiche et pureté de la langue. Quel contre-sens!
      Donc beaucoup n’ont rien compris au phénomène ou le minimisent à l’insu de leur plein gré…..

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      • Jeanne L // 24.10.2019 à 11h15

        Je suis d’accord avec votre réponse Brigitte, le problème de l’anglais c’est qu’il arrive souvent en “lousdé”…

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  • Renard // 24.10.2019 à 10h33

    Passera t-on à l’espéranto comme langue internationale une fois l’hégémonie culturelle américaine terminée ou l’anglais est-il déjà installé trop profondément ?

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    • Kiwixar // 24.10.2019 à 11h12

      Il y a eu dans le passé d’autres langues implantées très profondément et jugées alors indétrônables : le latin, le français. L’histoire est juste : la roue tourne, tout le monde a eu ou aura sa chance. L’OCS (la moitié de la population mondiale) peut un jour décider d’imposer l’esperanto comme langue neutre sur toute la zone (80% de l’Eurasie).

        +4

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      • azuki // 24.10.2019 à 12h55

        Anéfé. Et je crains de devoir me mettre au chinois, c’est une des langues les plus difficile que je connaisse, au vu de ceux qui l’apprennent.

          +3

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        • Suzanne // 25.10.2019 à 12h37

          Oui, mais ça me paraît être un excellent investissement pour l’avenir 🙂

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        • Univers sale // 28.10.2019 à 17h18

          Cher azuki,
          Il y a des dizaines de millions d’enfants de 3 à 4 ans qui parlent très bien le chinois!

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  • Renaud // 24.10.2019 à 11h10

    Cet article du regretté Janpier Dutrieux devient de plus en plus d’actualité, à diffuser partout !

    http://prosperiteetpartage.free.fr/franglais-et-autres-anglicismes-chevaux-de-troiede-lhegemonie-liberale-anglo-saxonne.html

      +4

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    • azuki // 24.10.2019 à 12h59

      Vivi, mais en dehors du franglais et du liberal-globish le libéralisme pervertis tout autant les mots français, a commencer par le mot «libéralisme» lui même !

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  • Kafka // 24.10.2019 à 11h13

    Je suis d’accord sur le fond. Je regrette seulement que les signataires communistes, aient oublié un acte important du PCF dans la résistance (manifesté notamment par la création du Front National (pas celui de JMLP, celui de la guerre) : à savoir aller au delà de leur socle idéologique et du Parti.
    Ils oublient la référence à Orwell et à l’annexe de 1984 sur la novlangue (presque aussi instructive que le reste du livre).
    On pourrait, soyons fou, étendre aussi à Alphonse Daudet et la “dernière classe” des contes du lundi (en allant au delà des engagement du fils Daudet, et du contexte des contes du lundi qu’on pourrait juger trop cocardeir voire nationaliste : encore que, en se rappelant que déjà en 1870, la classe possédante préférait voir les Prussiens à Paris que les italiens à Rome, et que l’écrasement de la Commune de Paris s’est fait sous l’oeil bienveillant de l’ennemi!)

      +2

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  • Marie Pan-Pan // 24.10.2019 à 11h13

    Et tout logiquement ce langage infecte le marché du chômage.
    Pôle Emploi avec ses usines à gaz, pardon formations d”accompagnement vers l’emploi”, “de redynamisation transversales” et de ” clés pour booster la recherche d’emploi”,
    en truffe ses présentations à défaut de contenu.
    Il faut pouvoir assister aux réunions d’information de ces formations pour mesurer l’étendue de la vacuité de cette pratique.
    Et surtout observer les visages de celles et de ceux conviés au barnum: incompréhension et malaise, type complexe d’infériorité.
    Malheureusement je constate que la majorité de ce public accepte et s’approprie ce nouveau langage nauséeux sans plus se poser de questions…ça fait moderne ! faut vivre avec son temps !
    Exemple: ” Nous vous proposons un work-shop intitulé Escape-Game, qui veut dire Echapper et Jeu. L’objectif c’est-à-dire le Target est de vous échapper à l’aide d’énigmes à résoudre. Résoudre des énigmes permet au cerveau de rester actif, réactif et pro-actif dans votre recherche d’emploi. Ce work-shop se fera sur deux jours aprés votre Day-off du mercredi pour que vous puissiez vous occupez de vos enfants et pour les autres faire du shopping” ( je précise que maintenant des formations s’adressent exclusivement aux femmes, histoire de goûter à l’école de filles de ma grand-mère).

      +10

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    • Marie Pan-Pan // 24.10.2019 à 11h20

      pardon pour mes deux fautes ( transversale sans s ;échapper avec z; occupez avec r )

        +0

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      • Marie Pan-Pan // 24.10.2019 à 11h23

        mes trois fautes…ah la la l’inattention est aussi un fléau !

          +0

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  • lemoine001 // 24.10.2019 à 11h35

    J’ai oublié encore une mauvaise habitude qui appauvrit la langue : l’usage incorrect et abusif du pronom “on”. Aujourd’hui la langue est si mal maitrisée qu’il faut faire un effort pour éviter de truffer ses phrases de “on”

    Quand j’étais collégien, nous étions repris car nous faisions cette faute. La réplique était “on, pronom imbécile qualifie celui qui l’emploie”. Et pourtant nous étions dans un collège de basse Normandie, avec des professeurs refusés ailleurs ! Cela permet de mesurer la dégradation du français.

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  • Louis Robert // 24.10.2019 à 11h40

    La langue de chez nous – Yves Duteil

    https://www.youtube.com/watch?v=joUeMoDDcYM

      +1

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  • SanKuKai // 24.10.2019 à 11h48

    Les anglophones utlisent aussi des mots Français dans les publicités mais pas toujours á bon escient, comme dans cette publicité pour des quiches ayant pour slogan: “Petites bites, Big compliments” 😉
    https://askafrenchguy.wordpress.com/2012/02/07/petite-bites-pauvre-nancy/

    Concernant E. Macron, il fait le kéké mais les anglais se sont bien poilés quand il a sorti au 1er ministre Australien: “Thank you and your delicious wife”.
    Un Francais comprend ce qu’il veut dire mais pour un anglais, cette phrase a un contexte sexuel indiquant qu’il mettrait bien la femme du 1er ministre dans son lit 🙂

    Mais la pire destruction de la langue n’est pas mentionnée dans cet article/pétition et elle n’utilise aucun anglicisme. C’est celle qu’utilisent le président, le gouvernement et leurs journalistes. Celle qui utilise des mots bien français pour désigner leurs exact contraire: “plan de sauvegarde de l’emploi”, “Plan de modernisation des hopitaux, “ministère de la défense”, “Démocratie”, “Progrès”, etc.
    Cette “défiguration de la langue” est parfaitement décrite par F. Lordon dans son réquisitoire: https://blog.mondediplo.net/requisitions

      +14

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    • Marie Pan-Pan // 24.10.2019 à 12h06

      SanKuKaï,
      Exact, ce qui nous éclaire amplement à présent sur la volonté de nos gouvernants.
      Avant il fallait lire entre les lignes, maintenant il suffit d’inverser un propos pour connaître le fond ( parfois pour certains sans fond ) de leurs pensées.
      Un peu comme feue la cassette audio que l’on lirait dans le bon sens.

        +4

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  • Arcousan09 // 24.10.2019 à 11h56

    Deux choses me hérissent le poil:
    1/ tous ces anglicismes destinés à faire semblant d’être moderne et branché
    2/ Il n’existe plus un seul journaliste à utiliser les formes interrogatives dans leurs discours
    Allez donc faire un tour au Québec et vous entendrez parler le français …

      +9

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  • Ovni de Mars // 24.10.2019 à 12h35

    Le Parti Communiste utilise un slogan globish “green is the new red” :

    https://www.humanite.fr/europeennes-ce-soir-japy-red-new-green-672315

    J’espère que les signataires de la pétition n’ont rien en commun avec la direction de ce parti qui autorise un slogan dans la langue de l’impérialisme nord-américain

      +3

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  • Gael // 24.10.2019 à 13h18

    Adressée mail mauvaise. Message d erreur en retour.

    Merci d indiquer une correcte svp

      +1

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  • fox23 // 24.10.2019 à 14h51

    Incapables de trier le bon grain de l’ivraie !
    Ce n’est pas la négation d’une seconde langue, mais la nécessité de ne pas laisser ceux que les études poussent à se sentir leader, même French Young Leader pour les plus récents, comme seuls dépositaires de la vérité !
    Dois-je rappeler que la langue officielle de notre République est le Français et qu’un soi-disant président parlant en Anglais est un non sens, surtout quand, en plus, il commet, malgré sa soi-disant grande érudition des non-sens amenant des frictions diplomatiques. (La femme du premier ministre australien elle est bonne !)
    Ce qui est à hurler de rire, c’est d’entendre ces bobos très fiers d’annoncer qu’ils subissent un burn-out, sans même savoir ce que ça recouvre.
    Voulant faire oeuvre de savoir sur ce blog, le burn-out est une expression étasunienne du milieu du dragster. Ce sont ces courses automobiles qui leur sont spécifiques où il faut parcourir les 400 yards le + vite possible. dans ce cadre, le burn-out se situe quelques instants avant la confrontation. Le véhicule, sur une zone auparavant humidifiée fait chauffer ses pneus, qui sinon ne tiendraient pas à l’effort réclamé, c’est LE BURN-OUT !
    A comparer avec les déclarations de nos petits messieurs voulant faire croire à une érudition dont ils sont si loin !

      +7

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    • Fritz // 24.10.2019 à 14h58

      En français, on dit : cramé. C’est plus court que l’anglais, pour une fois…
      Pour le substantif, pourquoi ne pas dire « cramage » ?

        +2

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    • Grd-mère Michelle // 24.10.2019 à 15h19

      Pour le “burn out”(en général subi par des travailleurs-euses),
      je proposerais “ras le bol”!

        +4

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      • BOURDEAUX // 25.10.2019 à 17h12

        Si vous voulez promouvoir le français, pourquoi ne pas commencer par essayer de le comprendre ? Le genre neutre n’existe pas, c’est le genre masculin qui en tient lieu. Ensuite, le genre d’une fonction ne détermine pas le genre biologique de l’individu qui la remplit. Ainsi, un homme peut être UNE canaille ou UNE andouille, et être LA sentinelle à l’entrée d’une caserne, tout comme une femme peut être UN ministre, UN capitaine ou UN professeur sans pour autant cesser d’être une femme…

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        • Univers sale // 28.10.2019 à 17h23

          Les panthères mâles et les jaguars femelles te remercient !!

            +1

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  • JiDégé // 24.10.2019 à 15h15

    “le CAC-40 n’embauche déjà plus guère que des « English Mother Tongue » (anglais langue maternelle)”

    Si les rédacteurs des avis d’embauche du CAC 40 étaient de véritables “native speakers” (je préfère dire “locuteurs autochtones”), ils ne confondraient pas “tongue” (l’organe musculeux qui se trouve dans la bouche) avec “language”, la langue parlée à l’aide du dit organe.

      +1

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    • Fritz // 24.10.2019 à 15h25

      “Tongue” (mot anglo-saxon) était employé jadis au sens de langue parlée dans un pays. De mémoire, ces lignes écrites par William Harrison (1534-1593) : « After the Saxon tongue came the Norman or French language over in our country, and therein were the laws written for a long time ».
      Mais là encore, le mot latin ou français fait plus chic en anglais. Dommage pour cette langue.

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      • JiDégé // 24.10.2019 à 16h15

        @ Fritz
        Merci pour cette précision historique.

        Ma langue maternelle étant le néerlandais, j’ai imaginé l’hilarité générale déclenchée par un orateur (francophone ou autre) qui, devant un auditoire néerlandophone, confondrait “de taal” (la langue parlée) et “de tong” (l’organe),

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        • Fritz // 24.10.2019 à 16h42

          Merci pour ce renseignement, @JiDégé. Votre langue maternelle est belle… Ceux qui l’ignorent devraient écouter cette chanson de Jacques Brel, Laat me niet alleen : https://www.youtube.com/watch?v=ooxDl31VrKk

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        • Marie Pan-Pan // 24.10.2019 à 18h17

          JiDégé,
          Bah..rien qu’en Belgique dés qu’un francophone s’exprime en flamand au nord du pays c’est de suite l’hilarité. Curieusement on me précisait que mon accent ressemblait à celui d’un ” coolie indonésien “….(?).
          En tout cas je leur rétorquais que mon flamand pourri était lui exempt de tout mots d’anglais, ce qui n’est plus le cas maintenant chez beaucoup de néerlandophones, bien dommageable pour cette langue si créative…c’était bien la peine de se battre contre l’hégémonie culturelle francophone.
          Et je vous rejoins Fritz, les chansons en néerlandais ( celui du “sud”, je veux dire le flamand) sont magnifiques.

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    • Grd-mère Michelle // 24.10.2019 à 16h16

      Hum… Une autre façon d’introduire de la perplexité et de la confusion dans les esprits (trop) curieux, c’est cette habitude d’employer des acronymes (dont tout le monde serait sensé connaître l’origine…) C’est quoi, le CAC-40?
      Un truc français, peut-être? Excusez-moi, je ne suis pas française, juste francophone…

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.10.2019 à 15h26

    La langue est un fait social. Son état résulte des pratiques collectives. La contamination par l’anglais résulte d’une situation de domination coloniale qui résulte de l’issue de la seconde guerre mondiale. Ce phénomène irrésistible transforme peu à peu le français en un “créole” : une langue dont le vocabulaire est importé depuis la langue des maîtres alors que les structures syntaxiques et phonologiques, plus stables sous les influences transformatrices, sont une version toujours plus simplifiée de la langue traditionnelle. Le tout fonctionne comme un patois, exclu en tant que tel des usages de prestige. Les locuteurs natifs deviennent donc bilingues, mais de façon très rabaissée dans les deux langues qu’ils doivent manier. Dans la langue ancienne, en évolution rapide, une sorte de “bas-français” comme on a parlé de “bas-latin”, ils n’ont plus accès à leur propre tradition culturelle, et dans la nouvelle, ils sont stigmatisés par leur accent de colonisé et leurs incorrections.

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  • Jeremia // 24.10.2019 à 15h56

    On voit que le bon vieux chauvinisme du PCF se porte encore très bien! Malgré quelques formules de pure forme pour apprendre les langues étrangères, il faudrait que les travailleurs (français) s’uinissent derrière leur langue nationale, sous-entendu contre les travailleurs des autres pays et leur propre langue nationale.
    Car que veut dire “défendre la langue française” dans un pays qui ne reconnaît officiellement aucune langue minoritaire, contrairement à l’écrasante majorité des pays européens (et du monde)? Le basque, le corse, le breton, l’alsacien, les créoles? Ce n’est pas le PCF qui va lutter contre l’hégémonie du français dans “son” propre pays, ça non!
    Poubelle, sa pétition. Les travailleurs ont d’autres chats à fouetter.
    (Et je préfère de loin “Gay Pride” à “Marche des fiertés” — fierté de quoi?)

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    • krokodilo // 24.10.2019 à 18h38

      Vu le sujet, je pense qu’il faut signaler cet article récent de Jean Quatremer, européen convaincu mais critique, et peut-être le seul journaliste à faire parfois des papiers sur les langues dans l’UE :
      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2019/10/03/union-europeenne-vent-de-revolte-contre-le-tout-anglais/

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    • Brigitte // 24.10.2019 à 20h28

      @Jeremia “pride” veut dire fierté…..donc si j’ai bien compris vous préférez “gay pride” parce que vous ne savez pas bien ce que ça veut dire….c’est souvent le cas, le globiche est facilement adopté car ça évite aux gens de penser au sens des mots….

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  • Alex // 24.10.2019 à 15h58

    L’adresse mail indiquée pour signer est non valide.

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  • Renaud // 24.10.2019 à 16h15

    C’est vrai que, comme l’a écrit en substance quelqu’un plus haut, pourquoi accoler le parti communiste à la défense de la langue française? Quand on voit l’ “état” dans lequel se trouve le parti communiste, ce serait plus que dommage d’y associer le français qui est, normalement, une langue vivante (ce qui n’est pas le cas du communisme…).
    Ce n’est pas une affaire “politique”, c’est une affaire organique et culturelle.
    Cette ligne de non résistance aux anglicismes et à l’anglais est révélatrice du ‘j’m’enfoutisme’ de tous ceux qui, parlant le français dans l’usage quotidien, laissent passer l’anglais, même quand ce n’est pas du tout nécessaire !
    Je parle l’espagnol, et bien, par exemple, (même avec l’océan de problèmes suraigus qu’il y a entre le Mexique et les États-Unis et le monde hispanique en général et les États-Unis) les livres et les journaux (internet et papier) mexicains et hispaniques comportent statistiquement bien moins de mots anglais ou anglicisés que dans la presse française (internet et papier). Quand un mot anglais arrive, les hispaniques l’hispanisent presque tout de suite, ce qui est une preuve de vitalité ‘interne’ de l’espagnol. Alors que le français est devenu une passoire pour l’anglais. C’est grave quand-même!

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    • BOURDEAUX // 25.10.2019 à 17h42

      Vous visez sans doute juste au sujet de la vitalité interne de l’espagnol qui ferait défaut chez nous. Ceci dit, l’essentiel du phénomène tient au fait que les termes anglais qui s’imposent dans nos langues définissent des modes, des techniques ou des phénomènes culturels anglo-américains qui viennent remplir un vide chez nous. La semaine prochaine nos enfants vont nous bassiner avec « halloween », folklore importé il y a une vingtaine d’années avec une facilité qui décourage notre chauvinisme…Pourquoi ? Tous ces termes anglais ne seraient-ils pas les simples symptômes d’une culture qui s’essouffle, ou qui lasse à force de ne plus se renouveler ? Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas par la xénophobie que l’on lutte contre cette « invasion », mais c’est par la créativité, ou pour reprendre votre terme, la vitalité. Or, ce genre de chose ne se décrète pas dans un ministère…

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  • Renaud // 24.10.2019 à 16h24

    La langue est le principal instrument de notre entendement.
    Pourquoi (tous les usages bien compris, l’anglais pouvant servir de langue intermédiaire) se laisser aller à recueillir l’entendement anglo-saxon? La langue française a fait ses preuves de longue date et devrait se suffire à elle-même. Abandonner une langue est aussi grave que la disparition d’espèces végétales et animales. On sait ce qu’on perd, mais rien, ou presque, ne la remplacera. Ce sont les civilisations et les cultures en générale qui s’appauvrissent.
    Voir ci-dessus : Renaud // 24.10.2019 à 11h10, le lien du site – prospérité et partage – . Un article magistralement bon sur ce sujet d’une bien plus grande portée qu’on croit.

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  • piotrr // 24.10.2019 à 16h38

    Merci pour cet article auquel je souscris à 100%,
    et merci aussi pour vos commentaires…
    je voudrais illustrer de façon rigolote la dérive de notre langue…. par ?…. par ? …le Ministère de l’Intérieur
    qui fait afficher dans les brigades de gendarmerie un “français” simplifié (pour être compris par le plus grand nombre je suppose)
    https://goopics.net/i/k7vae
    Quand d’autres visiteurs tombent là-dessus, ils s’exclament : “Mais qu’est-ce que ce truc ? .”…avant qu’ils NE partent !” et on rit de concert (ou de conserve ?)

    Juste à coté de cette affiche, une autre dérive de notre Ministère de l’Intérieur (ouf, ce n’est pas l’Educ Nat !) où l’on parle des “usagers du chat de la Brigade” ! Ayant attendu fort longtemps dans le hall de cette brigade pour des procurations de vote, je n’avais, à aucun moment, vu passer de tigré-européen ou de chatte trois-couleurs. Je ne sais donc toujours pas comment utiliser un chat dans une brigade de gendarmerie.
    https://goopics.net/i/pAreN

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  • Jeanne L // 24.10.2019 à 16h43

    C’est une pétition dont les signataires sont des communistes mais pas tous loin de là au PCF.
    Pour connaître, suivre, lire plusieurs d’entre eux je remarque qu’il y a de nombreux polyglottes dans ces signataires dont certains sont capables de lire traduire aussi bien l’anglais que le turc ou le chinois tout en étant agrégée de Russe et espérantiste.

    Je trouve très bien que des membres du parti, tout comme des dissidents et même des gens ostracisés par des pans entiers du parti “muté” puissent marquer ensemble un point de vue qu’il font circuler à l’extérieur de leurs chapelles.
    Je trouve très bien que à partir d’un socle idéologique commun de réaction et de lutte contre le capitalisme, ces communistes mettent l’accent sur les problèmes de langue.

    Comment la langue est-elle devenue un élément fondamental de la propagande et de la diffusion d’un certain point de vue, d’une vision du monde (weltanschauung ?je crois en allemand).
    C’est aussi à partir de leurs principes et de leur analyse de la situation actuelle telle qu’elle se manifeste dans les phénomènes langagiers des discours quotidiens qu’ils alertent, qu’ils engagent à réfléchir.
    Je pense qu’on a pas besoin d’être adhérent ni à un parti, ni même à une réflexion marxiste au sens large pour se sentir impliqué dans le débat sur la langue et poser la question de la nécessité d’une réaction .
    Mais je pense que c’est tout à fait une réaction que doivent et peuvent avoir les communistes .

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  • ALIN JAVIER // 24.10.2019 à 17h09

    Oui une LANGUE façonne une manière de penser , imposée hors de ses frontières elle est l’expression d’une volonté de domination culturelle et économique, car échanger c’est aussi commercer dans tous les sens du terme.

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  • vicami // 24.10.2019 à 17h52

    Gros boulot d’éducation à refaite pour toutes les Stars du “TVShow Business”
    On lâche rien, bravo et merci

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  • krokodilo // 24.10.2019 à 18h18

    Malheureusement, même nos meilleurs médias culturels ignorent ou font semblant d’ignorer la vraie problématique de la communication entre Européens, et mondiale. Télérama a sorti récemment un dossier intitulé (de mémoire) “Why nos kids are so nuls” (!), lequel consacrait 90% à la pédagogie et 10% (un encadré) à l’aspect politique. Or, la question de l’anglais est à plus de 90% politique (au sens large, la société) et un chouia pédagogique ! Aucun grand média n’ose dire les choses franchement : l’anglais est imposé de fait depuis la réforme de l’école primaire (hypocritement intitulée initiation “aux” langues), ce n’est pas une langue facile (phonétique irrationnelle, confirmé dans les recos officielles de l’EN), le multilinguisme européen est un échec, le français n’est pas défendu par nos élites, si l’on veut atteindre le niveau d’anglais de la population globale des pays nordiques, il faudra accepter le sort de leurs langues (pas d’actualisation technique et scientifique, déclin progressif, marginalisation) – le veut-on? Et le “bizness” de l’anglais rapporte des fortunes (en augmentation !) à la GB et aux USA, les pays donnés en exemple de multilinguisme heureux ont en fait beaucoup de problèmes (Belgique, Suisse, quelques pays africains où se pose le difficile choix de la langue d’enseignement).

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  • krokodilo // 24.10.2019 à 18h27

    (Suite du message) Pire : la science est dévoyée en lui faisant dire plus que ce qu’elle a prouvé : les enfants du primaire ont certes une plus grande aptitude musicale, mais pour l’exploiter il n’est pas indispensable d’en faire des spécialistes de l’anglais dès la crèche (!) (un projet d’initiation aux langues était déjà en phase d’essai, EVLANG) : il s’agit bien d’une décision politique. D’ailleurs, l’avant-projet de réforme du primaire indiquait nommément l’anglais, cela a été modifié dans le projet en “aux langues” CQFD, QED !
    Bon, le site dit que je dois “résumer ma pensée” , allons-y : dans l’UE, une égalité linguistique est utopique (trop de langues), et injustice si on s’en tient à fr-all-engl, plus grande encore avec l’anglais-roi, ridicule à l’heure où la GB quitte le navire. L’espéranto mériterait d’être essayé (autre sujet boycotté dans nos médias, sauf les journaux régionaux.) Alia mondo eblas (= un autre monde est possible.)
    Une proposition de réforme de l’enseignement : au primaire, une initiation linguistique non spécialisée (autres alphabets, prononciation des autres langues européennes, par exemple), puis véritable choix de deux langues en 6e parmi toutes, (grâce à la mutualisation et aux techn de comm pour les langues rares ou peu demandées), sachant que 80% choisiraient l’anglais.

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  • Scilicet // 24.10.2019 à 18h47

    Je signe en soutien de cette pétition notamment parce que nous pensons comme nous parlons. La promotion actuelle de la langue anglaise au détriment de toutes les autres est une colonisation des esprits, une hégémonie qui touche au plus près et au plus profond notre liberté celle de penser et de penser la différence.

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  • GREGORI Céline // 24.10.2019 à 20h12

    Mettons tout en œuvre pour garder nos racines linguistiques…

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  • MIZZGIR // 24.10.2019 à 20h25

    Concernant la question du manque de « résistance » du français face à l’influence de l’anglais, se pose aussi le problème de l’accent tonique. Le français est une langue très peu et très « bizarrement » accentuée, comparativement à d’autres langues, dont l’anglais.
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/y-a-t-il-un-accent-tonique-en-42348
    Le sujet paraît très ardu, à tel point que même les spécialistes ne sont pas d’accord.
    C’est comme si, en français, on mettait l’accent tonique principal en fonction de la signification des groupes de mots de la phrase, et non sur chaque mot en particulier, comme dans nombre de langues, d’une manière très complexe et assez difficile à saisir, y compris pour les linguistes.
    Ce qui, entre autres causes possibles, car ce n’est pas la seule, pourrait expliquer pourquoi les Français sont en moyenne assez mauvais en langues étrangères.
    Et ce qui pourrait aussi expliquer, en plus des raisons culturelles (les poètes cherchant peu à peu à se libérer d’un carcan formel devenu à leurs yeux trop contraignant), l’abandon quasi total du vers français (rythme et règles liés au jeu sur le retour de l’accent tonique + décompte des “pieds”+ rime ou assonance régulière). C’était pourtant une vraie merveille, peu à peu assouplie et améliorée par des générations entières de poètes. Il fallait certainement s’en libérer, mais pourquoi l’avoir abandonné totalement ? On aurait très bien pu continuer à l’utiliser, à côté d’autres formes. Voilà qui reste à mes yeux une énigme, derrière laquelle il y a probablement des choses essentielles à comprendre sur l’évolution (la dévolution) de « notre » culture.

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    • Fritz // 24.10.2019 à 20h52

      Cet accent bizarre que vous évoquez, c’est l’accent d’insistance. Il semble artificiel et peut agacer : encore une faiblesse d’une langue devenue “hors sol” à force de purisme citadin. Les francophones qui ont gardé un “accent régional”, quel qu’il soit (alsacien, méridional, québécois…), parlent mieux le français que les locuteurs “sans accent” qui n’ont plus qu’un accent d’insistance, un accent de phrase.

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      • MIZZGIR // 24.10.2019 à 23h18

        Je suis d’accord avez vous sur l’affectation vaine dont est parfois porteur l’accent d’insistance, ainsi qu’avec vos propos sur les accents régionaux, mais non c’est bien de l’accent tonique dont je parlais. Les deux ne se confondent pas mais se surajoutent. Toutefois l’accent tonique possède un rôle linguistique beaucoup plus profond que le simple accent d’insistance, et en français il est vraiment très “spécial” comparé à d’autres langues, ce qui confère à notre idiome à la fois une certaine fragilité “structurelle” (sur le plan de la pure architecture sonore, d’où l’abandon progressif des formes versifiées “classiques” basées justement sur un rythme pas assez marqué par la langue elle-même) mais aussi une énorme capacité de “subtilisation” par un soulignement plus fin du sens, lié à cette plasticité. C’est à la fois une faiblesse et une force et cela explique sans doute beaucoup de choses sur la mentalité française. Mes excuses pour cette longue réponse sans doute pas très claire…

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        • krokodilo // 25.10.2019 à 10h37

          Merci d’avoir cité mon vieil article sur l’accent tonique. Mais mon opinion était – est toujours – qu’en français l’accent tonique est fixe, sur la dernière syllabe (la dernière non muette). Malheureusement, certains qui ont une petite notoriété en matière de français ou de linguistique ont embrouillé le sujet à loisir, avec pour résultat que les profs de nos enfants ne savent comment l’enseigner, et donc n’enseignent pas cette notion de base ! Seuls les profs de FLE (français langue étrangère), plus pragmatiques, l’expliquent sans façon, de même que certains profs de langue (plus rarement les profs d’anglais, réticents à expliquer qu’en anglais l’accent tonique est mobile, de façon irrationnelle ou nécessitant un livre entier d’explications…)

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        • skirlet // 25.10.2019 à 15h25

          Il est très bien, l’accent tonique français. Il est certes fixe mais il existe d’autres langues avec l’accent tonique fixe (polonais, hongrois, tchèque, slovaque, finnois…) Contrairement aux langues avec l’accent tonique mobile, il ne pose pas de problèmes aux natifs francophones, car la règle est claire, mais il existe bel et bien. Ce n’est pas parce que quelqu’un à l’époque des Lumières avait déclaré l’absence de l’accent tonique en français que c’est vrai. Les langues à accent mobile possèdent également les accents de groupe de mots, de phrase etc., c’est normal. À force d’occulter l’accent tonique, la poésie française s’est développée de façon assez particulière (d”compte des syllabes, césures etc.) ; pourtant, c’est une langue comme une autre, elle possède sont rythme – lire sur le sujet Louis Dumur, « À propos de l’accent tonique ». Dumur a été critiqué à son époque, l’idée de l’absence de l’accent tonique étant trop fortement ancrée dans les têtes des intellectuels…

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          • skirlet // 25.10.2019 à 15h25

            Suite :
            Non, les Français ne sont pas si différents des autres : il suffit d’expliquer la notion de l’accent fixe avec quelques exemples, normalement quelques minutes suffisent pour la compréhension, ensuite il suffit d’y faire attention en parlant une langue étrangère, et c’est bon. Le soulignement plus fin du sens (m’est avis que le français n’est pas non plus différent des autres de ce point de vue) n’a rien à voir avec l’accent tonique.
            Autre chose : j’ai l’impression que les Français (statistiquement parlant) n’arrivent pas à la perception “tranquille” de leur langue. Ça va de la glorification (la plus claire et précise au monde, ce qui est faux, soit dit en passant) à l’auto-humiliation (le français est ringard et nul, sinon il n’aurait pas cédé à l’anglais). Il suffirait pourtant d’aimer simplement sa langue juste parce que c’est la sienne, avec ses avantages et ses défauts, sans faire perdurer cette comparaison totalement inutile.

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            • MIZZGIR // 25.10.2019 à 20h12

              Merci @ Krokodilo et Skirlet !
              Vous m’avez l’air plus calés que moi et je ne chercherai pas à polémiquer.
              Toutefois je souligne que vos réponses à tous les deux attestent bel et bien qu’il existe un contentieux certain sur le sujet, avec de nombreux points de vue divergents, ce qui pourrait peut-être signifier aussi qu’il y a là tout de même quelque chose qui n’est pas si évident que vous semblez l’affirmer l’un et l’autre.
              Mais quoi qu’il en soit, je vous sais gré de l’éclairage que vous m’apportez, et je vais me remettre à étudier cette question.

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  • Renaud // 24.10.2019 à 23h10

    Juste encore un commentaire.
    C’est une idée à moi. L’on peut très bien penser que l’Intelligence Artificielle (IA) devrait, normalement, sauver les langues régionales et nationales. En effet, ils sont encore loin de la perfection généralisée, mais les traducteurs automatiques, logiquement, n’ont pas fini de faire des progrès. J’aurai dans ma poche un appareil en forme de stylo et mon interlocuteur chinois (ou X) de même, chacun parlera dans sa langue. Je parlerai en français à mon interlocuteur chinois qui me comprendra en chinois et me répondra en chinois que je comprendrai en français. Ce procédé ne devrait que se perfectionner, préservant ainsi les langues régionales et nationales au lieu de s’habituer stupidement à un sabir anglo-insipide inculte … Ce serait le bon côté de l’IA tellement il y a d’inconnues de l’autre côté….

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    • Grd-mère Michelle // 25.10.2019 à 17h43

      À Renaud: “Ce procédé ne devrait que se perfectionner… ”
      Quand on sait d’où viennent les programmes, il y a de quoi douter…
      Mais vous avez tout-à-fait raison, ce serait une utilisation de l’IA qui permettrait un ÉNORME PROGRÈS du point de vue de la Paix et de l’entente cordiale entre les peuples. Comme c’est un progrès certain de pouvoir échanger ici nos idées, les lire et les relire, et y réfléchir(entre francophones de France, de Belgique, de Suisse et du Québec…et peut-être d’ailleurs?)
      Car les langues, au-delà du plaisir de l’expression individuelle, de la facilité de la communication immédiate, et de l’indispensable transmission des savoirs, peuvent aussi permettre aux êtres humains de se parler et de s’entendre pour résoudre leurs conflits, plutôt que de se rentrer dans le lard.
      BONNE FIN DE SEMAINE À TOU-TE-S!

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  • Jean-Pierre Kayemba // 24.10.2019 à 23h29

    De la servitude volontaire par la colonisation mentale. Il y a de cela plus de quarante ans, alors que j’étais stagiaire dans un laboratoire du CNRS, ma tutrice arriva un jour furieuse:” Ils exagèrent ces Américains! Mon collègue aux USA se plaint que je lui écrive en français car il a beaucoup de mal à faire traduire mon courrier. Je lui ai répondu que je me débrouillais à trouver traducteur de ses lettres en anglais, qu’il fasse comme moi!” Il est loin le temps où un éminent scientifique disait: ” Si la science n’a pas de patrie,les scientifiques en ont.”

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  • Alexandre // 25.10.2019 à 01h32

    Personne ne décide de l’évolution des pratiques linguistiques mis à part la société qui décide d’adopter ou non ces pratiques. Si une chose perdure dans la société, c’est souvent parce qu’elle est utile. C’est vrai que s’arranger pour que les acteurs internationaux parlent au moins une langue en commun afin de pouvoir se comprendre, c’est surfait. Restons entre francophones… notamment ceux de Suisse romande puisqu’apparement ils ne parlent plus romanche.
    Par ailleurs, à vous entendre, vous semblez oublier que la République d’Irlande est un pays membre de l’Union Européenne et dont une des langues officielles est… l’Anglais. Encore une information erronée donc.
    Enfin, l’Académie Française n’est pas là pour faire joli. On a une institution de prestige entièrement réservée à la préservation de la langue française, le genre de chose peu commune. De plus, l’état promeut toujours la langue française, notamment en contraignant les radios à diffuser un minimum de chansons françaises.
    Vous parlez aussi de la difficulté de trouver des films en VF… Ah bon? Première nouvelle sachant que les VF rapportent suffisamment pour que cela vaille le coup de refaire toute la bande son d’un film pour la VF. Les polonais et les russes n’ont pas cette chance, le doublage étant effectué par dessus les dialogues originaux.
    Enfin, l’apprentissage des autres langues serait écarté? Raison pour laquelle on est obligé de prendre une LV2 durant notre parcours scolaire. Personnellement, j’ai même eu l’occasion de commencer une LV3.

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    • Krokodilo // 25.10.2019 à 16h06

      Pas du tout d’accord : le lobbying existe, les investissements pour soutenir une langue aussi (Alliance fr, Instituts Confucius, British Council, et la myriade de fondations américaines, les séjours aux “States” des “Young Leaders”), les décisions politiques aussi (le programme Erasmus Mundus, la réforme de l’école primaire).
      En fait, l’expression “guerre des langues” dit bien ce qu’elle veut dire : l’anglais a mis le français KO (et l’allemand, qui s’en moque un peu), avec la complicité active ou passive de nombre de nos dirigeants.

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  • domus // 25.10.2019 à 01h58

    De tous temps, le français était la langue parlée dans les cours d’Europe, elle a été la langue des élites, c’est la plus belle langue du monde, avec ses différents sens, et sa richesse. L’anglais ne prend même pas la peine d’apprendre une autre langue car il sait que cela ne sert à rien pour lui. La novlangue rétrécit la pensée. Et avec les sms et autres dessins/symboles, le français est vraiment atteint.

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  • Biben // 25.10.2019 à 05h21

    La victoire de l’anglais est aussi la conséquence de l’éradication des cultures régionales. De nombreux arguments utilisés pour imposer le français au détriment des cultures régionales peuvent être repris pour parler anglais au détriment du français, nombre de locuteurs, rayonnement de la culture… Cette victoire du Français sur les langues régionales, nous a fait perdre le lien entre la langue et nos racines et le goût de défendre une langue contre la logique du plus utile.
    Le temps où les enseignants disaient que l’anglais est une langue étrangère comme les autres est révolu depuis longtemps. De nombreux français ont compris que la connaissance de l’anglais est nécessaire pour réussir bien des études et des carrières professionnelles. N’ayant pas les moyens d’envoyer leurs enfants vivre plusieurs années dans des pays anglophones, ils considèrent le globish comme un moyen comme un autre de progresser dans cette langue.

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  • Blablabla // 25.10.2019 à 10h23

    Je suis larguée….je ne comprends plus mes concitoyens quand ils s’expriment oralement ou par écrit à travers les médias , radio, télévision, journaux, cinéma… Quant aux voisinage et proche entourage ce n’est que bof, oops, super… parfois bah…et autres onomatopées. Pour comprendre les messages SMS des réseaux j’utilise via le Net un dictionnaire des abréviations djeunes, si possible bilingue qui me permet d’acquérir une nouvelle langue…un plus? Pourquoi pas? Un moins je ne veux pas!
    A l’ère de la communication on ne communique plus vraiment… Pas le temps?
    Mais il reste encore bien sûr des sources d’info et de lectures précieuses qui me sont personnelles… il en est encore, qui me permettent de comprendre ma langue maternelle et d’entretenirle patrimoine linguistique légué par la littérature et mes aïeux.
    Ne globalisons pas notre langue. Cessons de substituer d’autres langues à notre langue. Pour cela ne pas omettre d’adjoindre une traduction française correcte quant on impose un jargon anglais

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