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22.novembre.201922.11.2019 // Les Crises

Von der Leyen et Borrell martèlent que l’UE doit « apprendre à parler le langage de la puissance » – Par Ruptures

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Source : Ruptures, 14-11-2019

Les deux dirigeants, qui vont entrer en fonction à Bruxelles le 1er décembre, annoncent des intentions martiales, voire impériales (éditorial paru dans l’édition de Ruptures du 28/10/19, et mis à jour)

Ursula Von der Leyen prendra ses fonctions à la tête de la Commission européenne le 1erdécembre – en principe. L’ancienne ministre allemande de la Défense n’a pas attendu pour dévoiler son état d’esprit martial.

« Aujourd’hui, le soft power ne suffit plus si nous voulons nous affirmer dans le monde comme Européens » – Ursula Von der Leyen

Dans un discours prononcé à Berlin le 8 novembre, précisément à l’occasion du trentième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, elle a tenu de mâles paroles, passées hélas trop inaperçues. Pour la future plus haute dirigeante de l’UE, « l’Europe doit apprendre à parler le langage de la puissance ». Et pour que tout soit clair, elle a martelé : « aujourd’hui, le soft power ne suffit plus si nous voulons nous affirmer dans le monde comme Européens ».

Il est vrai qu’elle avait été précédée dans ce registre par le futur Haut représentant pour la politique extérieure et la sécurité de l’UE. Lors de son audition par les eurodéputés, le 7 octobre dernier, Josep Borrell avait déjà préparé le terrain par un tir d’artillerie. A 72 ans, l’actuel chef de la diplomatie espagnole, a une longue carrière derrière lui, commencée au sein du Parti socialiste espagnol (PSOE) et jalonnée de nombreux portefeuilles ministériels (ainsi que de quelques scandales). Il présida également l’europarlement de 2004 à 2007.

Ovation

Il a donc suscité l’enthousiasme de ses anciens collègues – qui l’ont salué en conclusion par une ovation debout – en exposant ses intentions, à commencer par un discours très dur à l’égard de Moscou. Pas question de lever les sanctions, a-t-il notamment martelé. Une profession de foi peu surprenante pour un homme qui avait proclamé, il y a quelques mois, que « la Russie, notre vieil ennemi, est redevenue une menace », ce qui avait provoqué un incident diplomatique avec Moscou.

Pour l’UE, il ne s’agit certes pas d’un virage à 180°. Cependant, l’actuelle titulaire du poste, l’Italienne Federica Mogherini, a régulièrement été soupçonnée de trop d’indulgence vis-à-vis du Kremlin, notamment par les Etats membres de l’Est, désormais ravis de l’inflexion revendiquée par son successeur. Ce dernier a d’ailleurs affirmé son intention (comme bien d’autres avant lui), de modifier les prises de décision en matière de politique extérieure : celles-ci devraient, selon lui, ne plus nécessiter l’unanimité. Une telle évolution est, en l’état, improbable (elle suppose l’accord de toutes les capitales), mais elle en dit long sur les ambitions des dirigeants de l’UE.

Et pas seulement vis-à-vis de la Russie. M. Borrell a en effet martelé que l’Union devait désormais « apprendre à utiliser le langage de la force » afin de s’affirmer comme une puissance dans le monde. Pour cela, il faudrait, a-t-il poursuivi, renforcer les capacités militaires de celle-ci, notamment en sortant du placard les « groupements tactiques ». Ces bataillons multinationaux avaient été créées en 2004 mais n’ont jamais été utilisés. Certes, cette perspective n’est pas réaliste à court terme, pour des raisons de divergences d’intérêts et de stratégies entre Etats membres, mais son énoncé donne le ton. D’autant que M. Borrell n’a pas manqué de signaler qu’on pouvait bien financer tout cela sur le Fonds baptisé « facilité européenne de paix » (bonjour Orwell), soit 10,5 milliards d’euros.

Pour M. Borrell, la crédibilité de l’UE se joue d’abord dans sa capacité à aider l’Ukraine contre l’« expansionnisme russe »

Pour M. Borrell, la crédibilité de l’UE se joue d’abord dans sa capacité à aider l’Ukraine contre l’« expansionnisme russe » ; ainsi que dans les Balkans qualifiés de « priorité pour notre politique extérieure ». Dès lors, le futur chef de la diplomatie européenne a annoncé qu’il comptait effectuer son premier déplacement officiel au Kosovo. Une annonce d’autant plus remarquable que l’Espagne est l’un de seuls pays de l’UE à n’avoir pas reconnu l’indépendance de cette province qui avait fait sécession de la Serbie grâce aux bombardements que l’OTAN – dont les pays européens – mena en 1999. Madrid est en effet réticent aux proclamations d’indépendance, car confronté aux revendications séparatistes catalanes. Mais la tentation de « l’Europe puissance » prime tout… En tout cas, la priorité affichée par le futur Haut Représentant rappelle cette sentence formulée il y a vingt ans par Bernard Kouchner selon laquelle « l’Europe commence à Pristina » (la capitale du Kosovo), manière de signifier que la véritable intégration européenne ne peut se fonder que sur une guerre.

Très en verve, le dirigeant espagnol a également évoqué l’immigration : « la poussée de la jeunesse africaine représente une chance pour l’Europe », a-t-il affirmé. Comprendre : pour les patrons européens. Les mauvais esprits rapprocheront cet appétit pour la mondialisation d’une phrase lâchée il y a un an devant des étudiants. Il se lamentait alors des difficultés d’unir l’Europe, là où les Etats-Unis s’étaient constitués facilement – « il leur a suffi de tuer quatre indiens », avait-il lâché en rigolant… Il s’était excusé par la suite, et fut vite pardonné puisque cette fascinante analyse historique n’émanait pas d’un dirigeant « populiste » ou d’extrême droite.

Précisément, M. Borrell a tenu à déclarer sa haine au « nationalisme », proclamant qu’il détestait les frontières. Cette ultime affirmation n’a rien d’anodin. Car une entité qui ne se reconnaît pas de frontière, cela se nomme précisément : un empire.

Cela méritait bien une ovation.

Source : Ruptures, 14-11-2019

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Commentaire recommandé

Le Belge // 22.11.2019 à 11h36

Le langage de la puissance ? Avec ces deux là ? Sauve-qui-peut, tout mais pas ça ! Franchement, ils se foutent de nous ou quoi ? Qu’on démantèle ce brol (mot belge désignant un machin sans queue ni tête) et qu’on revitalise le Conseil de l’Europe (dont la Russie et la Turquie sont membres).

Bonne journée à tout le monde (chez-moi, le soleil brille, pour une fois).

25 réactions et commentaires

  • Le Belge // 22.11.2019 à 11h36

    Le langage de la puissance ? Avec ces deux là ? Sauve-qui-peut, tout mais pas ça ! Franchement, ils se foutent de nous ou quoi ? Qu’on démantèle ce brol (mot belge désignant un machin sans queue ni tête) et qu’on revitalise le Conseil de l’Europe (dont la Russie et la Turquie sont membres).

    Bonne journée à tout le monde (chez-moi, le soleil brille, pour une fois).

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    • Geoffrey // 23.11.2019 à 09h00

      pq tu fais encore du mou ?

      tu écris “Franchement, ils se foutent de nous ou quoi ?”

      mais faut-il qu’ils te le disent explicitement pour que ça rentre dans ta tête de flamand ? ils considèrent le peuple comme un troupeau…

      il faut juste un peu de courage, pas même de bcp d’intelligence.

      un con qui marche ira tjrs plus loin que 2 intellectuels assis

      Geof’-rey, neo-communiste belge

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      • biblo // 23.11.2019 à 14h56

        Votre “peuple” il n’existe pas, et s’il existe on peut aisément considérer qu’effectivement il se comporte en grande partie comme un troupeau (ce qui est, que vous le vouliez ou non un comportement plutôt normal pour un être humain). En réalité ce qui vous embête c’est de ne pas tenir la baguette voila tout.

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  • Laurent // 22.11.2019 à 12h03

    Et l’OTAN dans tout ça ?
    Veulent-ils parler le langage de la puissance en restant au sein de cette organisation ? Ca serait de la puissance soumise aux USA.
    Encore une fanfaronnade de plus ?

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  • Bachelerie // 22.11.2019 à 12h22

    la géopolitique et l’histoire semblent être des lacunes définitives des nouveaux dirigeants de l’UE, au nom de la soumission à l’administration américaine.
    Car qui menace l’UE, si ce n’est la politique de l’administration américaine, qui cherche avec succès à diviser, affaiblir l’UE.
    Qui colonise l’UE si ce n’est les multinationales américaines, qui plus est sans payer d’impôts!
    Inventer des menaces qui sont des fantasmes propagées par la CIA n’a jamais fait une politique indépendante!

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  • Bruno Kord // 22.11.2019 à 12h24

    Résumé : l’Union Européenne, c’est la guerre

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    • gracques // 23.11.2019 à 08h56

      Pfuu , même pas , vous vous effrayez de discours vides !
      Un …. on construit une puissance réelle , non sur des troupes multinationales , mais sur une industrie de l’armement d’abord . Et vu les demandes de TRUMP et l’intégration à l’OTAN , la seule industrie possible en Occident sera US.

      Deux , les objectifs affiches , ‘contre’ la Russie portes par une commission dominée par les allemands est un paradoxe , très explicable , Allemagne à besoin des matières premières Russes et plus tard de son marché intérieur , mais a besoin aussi d’un ‘hinterland’ forme de pays de sous traitants à son industrie ou de réserve de population. Problème cet hinterland d’Europe centrale et orientale est constitué de pays sortant de la sphère d’influence Russe et peu désireux de ressentir de nouveau la puissance de leur impérialistes voisins de l’est (avant de grogner regardez la carte de l’empire Russe à la fin du XIX ème siècle ).
      Donc tout ceci est gesticulation pour pour suivre les buts de la diplomatie allemande , intégrer les pays de l’est européen contre un ‘ennemi’ mais pas trop et continuer à commencer avec les russes.
      Et nous la’dedans ? Souvenez vous debla’seule’initiative intelligente de Sarkozy en matière de politique étrangère ‘ son Europe de la méditerranée , balayée par une Allemagne qui ne veut surtout pas de rival à l’ouest.
      Un jeux de nains au niveaux mondial.

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  • Tellor // 22.11.2019 à 12h58

    Eh oui! Il faut bien justifier le réarmement de tous les pays d’Europe depuis quelques années. Les budgets militaires explosent partout ! Un article de 2016 montre une hausse des dépenses militaires de plus 33% en Lituanie, plus 22% en Pologne, plus 17% en Slovaquie, et plus 11% en Roumanie. https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/europe-le-rearmement-est-en-marche_1393277.html

    En France, Espagne, Italie et même en Allemagne, l’objectif des 2% du PIB consacré à la défense est acté et mise en oeuvre. Même la Grèce exsangue joue le jeu.
    Et voici les budgets de défenses avec la variation entre 2000 et 2016. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires
    Qu’est-ce qu’on s’amuse avec l’UE et l’OTAN, ou plutôt l’OTAN dans l’UE. Enfin, nos dirigeants ont l’air tellement convaincu de la nécessité de cet engouement militaire, que même une improbable sortie de l’OTAN ne viendrait pas changer la donne. “ça crée des emplois et de la croissance” qu’ils disent !

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    • L’aieul // 25.11.2019 à 13h28

      Oui enfin +33% de 0 c’est toujours 0.
      Mettez bout à bout toutes les armées de L’OTAN en Europe et vous arrivez pas à une seule armée Russe…
      Et les armées Russes au dernier décompte y en avait une quinzaine.
      Pour vous donner une idée rien que les régiments de paras russes c’est la totalité de l’armée française… qui est régulièrement citée comme étant la plus grosse (parce qu’on compte typiquement pas les grecs et les turcs… qui sont trop occupés à se regarder en chien de faïence pour jamais faire la guerre à n’importe qui d’autre).
      On y passe un fric considérable mais on a ni soldats, ni tank, ni bateaux, ni avions donc bon à part faire mourir les russes de rire je vous pas trop ce qu’on va faire (et ils le savent très bien).

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  • Louis Robert // 22.11.2019 à 13h09

    Quelle pauvreté dès lors qu’il s’agit pour ces créatures de s’affirmer collectivement! Comme si « s’affirmer dans le monde », c’était d’abord et avant tout (uniquement?) «s’affirmer comme une puissance », pire encore « utiliser le langage de la force… ».

    Voilà qui en dit long, en peu de mots, sur les « talents » de diplomates et la diplomatie des vassaux du Grand Empire. Ces créatures s’expriment comme si les êtres humains n’existaient pas, comme si leurs propos ne les engageaient aucunement. Or le premier « matériel » de guerre, ce sont précisément les êtres humains. La guerre est cérémonie funèbre.

    Si j’étais Russe…

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    • Louis Robert // 22.11.2019 à 14h56

      Réflexion, après-coup…

      N’est-il pas révélateur de l’essence du Grand Empire pacifique que ces deux-là, qui en sont, soient aujourd’hui issus, l’une de la patrie du nazisme, ce fascisme raciste, l’autre de celle du franquisme, lui-même apparenté sans équivoque au fascisme?

      UE impériale et UEistes, il va sans dire, sont entre bonnes mains!

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  • weilan // 22.11.2019 à 13h49

    Le langage de la puissance: sonnez trompettes, battez tambours (de guerre) formez vos bataillons et marchons résolument et sans faiblir sur Moscou. Ce Borrell m’a l’air d’un fameux asticot et un dangereux fauxcialiste de première classe !!

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  • basile // 22.11.2019 à 13h55

    je ne me suis pas donné la peine de lire. j’ai juste tapé une recherche sur ces mots :
    – russ : écrit 3 fois
    – USA : 0
    – Trump : 0
    – Amérique : 0
    – États Unis : 0

      +12

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  • Julien // 22.11.2019 à 14h12

    Faudra expliquer à Ursula qu’elle n’aura aucun pouvoir au sein de l’UE et que les directives viendront de washington, comme depuis la création de ce monstre par la CIA entres autres …. qu’on arrête de prendre les européens pour des ploucs et qu’on dise la vérité, ce machin ne fera que du mal aux nations et aux peuples.

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  • serge // 22.11.2019 à 15h03

    Encore une fois, il faut souligner que l’UE, et sa déclinaison OTAN, sont les troupes au sol des futurs conflits (vers l’Est, of course). Et que le matériel en aide à ces troupes sera américain. Ces 2 points sont la traduction des voeux américains, les “US boys” à la maison et le retour sur investissement pour le complexe militaro-industriel US format licence d’usage, maintenance et accessoires (bombinettes et obus). La sortie des US du traité FNI n’en est qu’un exemple remarquable, puisque de fait il rend l’Europe de l’Ouest zone d’atterrissage des missiles à portée intermédiaire (500-5500 km), ce qui sert quand on commence à se taper. Ce qui sous-entend que les US ont clairement annoncé la couleur, les européens devront de bouger méchamment vers l’Est pour éviter la pluie d’obus/missiles. Même s’ils n’en ont pas envie… Se rappeler que mémère Ursula a été ministre de la défense d’Allemagne.

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  • lon // 22.11.2019 à 15h08

    Je viens de relire les péripéties d’Adolf pour faire rentrer dans la guerre l’Espagne de Franco…ce dernier l’a baladé et finalement Adof a laissé tomber . Une chose est sûre , avec Borrell , les teutons auront beaucoup moins de peine, lol . Cela dit on peut s’interroger sur la politique allemande vis à vis de la Russie , qui est beaucoup plus complexe que les rodomontades du couple Leyen-Borrell le laissent penser

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  • Roberto paravano // 22.11.2019 à 15h20

    On va pas s’ennuyer les cinq prochaines années avec ces deux Russophobes et va en guerre…
    3615 Ursula pour suivre les news….

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  • pie vert // 22.11.2019 à 15h37

    Ils sont pathétiques !
    Avec ces gens là, les intérêts de l’Amérique seront bien gardés, les yankees n’auront même plus à montrer les dents si un accord ne leur plait pas. Ces laquais iront même au delà de leur demande (dans le fond les Américains n’en demandent pas autant et auraient même tendance à se foutre de l’Europe si la Russie n’était pas sa voisine).
    De toute façon, cette Europe là mérite de disparaitre, depuis 30 ans voir même un siècle nos dirigeants veulent assassiner les Européens; la parenthèse De Gaule-Adenauer n’aura été qu’une parenthèse bien courte.

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  • obermeyer // 23.11.2019 à 08h15

    J’aimerais beaucoup que tous ces dirigeants bellicistes , qui peuvent déclarer la guerre en notre nom , soient en première ligne , eux , leurs enfants , leurs amis , en cas de conflit avec l’ogre russe . Ils y réfléchiraient sûrement à deux fois .

      +5

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    • Louis Robert // 23.11.2019 à 12h50

      L’Ogre impérial jamais rassasié, on se demande ce que  « l’ogre russe » peut bien se mettre sous la dent…

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  • xavier37 // 23.11.2019 à 08h30

    contre l’« expansionnisme russe »
    Poutine dirait “contre expansionnisme de l’OTAN”

    “proclamant qu’il détestait les frontières”
    sauf avec la Russie peut être ?

    « apprendre à utiliser le langage de la force »
    Tant que ça reste sous management OTAN, avec du matos made in USA et contre Poutine, les USA sont OK.

      +2

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  • Grd-mère Michelle // 23.11.2019 à 16h27

    La seule UE valable, ce serait celle dont tous les membres se concerteraient pour réaliser la paix, la santé, la prospérité, et le respect de la diversité, de tout qui y marche, nage, rampe ou vole.
    La notion de puissance(toujours désignée comme capacité de nuisance) est totalement dépassée dans un monde qui se sait désormais en proie à la proche disparition prématurée des espèces vivantes, due principalement aux déséquilibres causés par les erreurs des “grandes puissances” humaines: envahissements féroces ou subtils de territoires, guerres, appropriations et exploitations irraisonnées des ressources naturelles, dont la force de travail et d’invention humaine, surproduction de milliards de trucs inutiles, vite usés, vite jetés, dont on ne se soucie pas de se débarrasser…(dont les déchets nucléaires, ainsi que toutes les armes et les nouvelles technologies cassées qui traînent sur terre, dans les mers et les airs).
    La peur de la Russie est évidemment instillée, provoquée, par ceux qui craignent qu’une alliance entre l’ouest et l’est de l’Europe (de l’Atlantique à l’Oural, que certains imaginaient) permette au continent de se passer de tous les autres, constat fait depuis la première guerre mondiale, qui a conduit finalement à une Alliance Atlantique contre nature. Ne jamais oublier que l’Allemagne fut et reste gérée par les “gagnants” de la seconde guerre mondiale. Hélas, les descendants des anciens empires (dont l’Espagne) ne peuvent se résoudre à être des Nations comme les autres(voir le Brexit).

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  • moshedayan // 23.11.2019 à 18h07

    Désolé, bien que j’approuve l’essentiel de votre réflexion Le Belge, le Conseil de l’Europe est autant en voie de pourrissement que l’UE. Depuis l’élargissement de l’OTAN et de l’UE, la vérité est que l’équilibre et la mesure n’y sont que de simples souvenirs au Conseil de l’Europe.
    La ré-invitation de la Russie, sous l’égide officiellement de la France, s’avère depuis un véritable piège, une scène de mise en accusation plus exactement de la Russie, sous prétexte de défense des Droits de l’Homme et de la Paix en rapport avec l’Ukraine. Le MID s’en est vite aperçu et a même discrètement averti le CE, que si c’était cela l’objectif recherché (au lieu du dialogue) la Russie aura vite fait de sortir à nouveau en refusant d’abord toute participation financière au budget.
    La particularité des Européistes est de prendre les peuples et la Russie évidemment “pour des c….”.

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    • Grd-mère Michelle // 24.11.2019 à 14h20

      Heu… c’est quoi, qui, le “MID”?
      De quelle “ré-invitation de la Russie” parlez-vous? (Date? dans quel contexte?)

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  • Emmanuel Florac // 23.11.2019 à 20h00

    Note: Mme Van Der Leyen travaille à imposer à TOUS les commissaires des chefs de cabinet allemands. Le IVe Reich est en bonne voie!

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