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18.septembre.201918.9.2019 // Les Crises

Emmanuel Macron et l’Europe – Par Eric Juillot (1/4)

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Plan :

– Les discours : idéalisme et manichéisme (1/4)

– Les discours : incohérence et indigence (2/4)

– Refonder « l’Europe » : entre petits pas insignifiants et ambitions démesurées (3/4)

– Actes et résultats de la politique européiste d’Emmanuel Macron (4/4)

« C’est notre histoire, notre identité, notre horizon, ce qui nous protège et ce qui nous donne un avenir » [1] : lorsqu’il parle de « l’Europe », Emmanuel Macron déborde d’un enthousiasme qu’il espère communicatif et qui l’incite à présenter la construction européenne comme un processus dont nous avons tout à attendre, et hors duquel nous ne sommes rien. Avant même d’être élu président de la République, au cours de la campagne électorale, il a fait de son adhésion au projet européen le point central de son ambition pour la France, sans doute pour donner un peu de relief à un programme de type giscardien désespérément plat, mais aussi — reconnaissons-lui cette qualité — par attachement sincère à ce que l’Union européenne représente à ses yeux.

Plus de deux ans après son arrivée au pouvoir, il est possible de dresser un bilan en forme d’échec de son action en faveur de l’UE. Ses partisans trouveraient sans doute cette affirmation prématurée, estimant que tout ne se fait pas en un jour, qu’il faut laisser du temps au temps, etc. Nous pensons, à l’inverse, que le bilan aurait pu être fait dès l’automne 2017, lorsque le nouveau président a exposé ses vues sur l’UE dans un discours présenté comme fondateur, à la Sorbonne le 26 septembre 2017 [2].

Ce discours condense une telle somme d’incohérences et de billevesées qu’il porte en lui les germes de l’échec observable aujourd’hui. Pour comprendre cet échec, pour saisir ce qu’il avait d’inévitable, il faut donc revenir à ce discours et à ceux qui l’ont suivi, qui n’en sont que des reprises sous une forme ramassée : Le discours prononcé devant le Parlement européen [3] (17 avril 2018), le discours à l’occasion de la remise du prix « Charlemagne » [4] (10 mai 2018), et le discours célébrant le Traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle [5] (22 janvier 2019).

Idéalisme et manichéisme

L’Union européenne n’existe pas. C’est en tout cas l’impression paradoxale qui émane des discours que l’actuel président lui consacre, puisqu’elle n’y est jamais ainsi mentionnée. Emmanuel Macron préfère à cette désignation officielle et rigoureuse le terme « Europe », scandé des dizaines de fois à chacune de ses interventions. Cette substitution n’est en aucune manière anodine et inconsciente. Lorsqu’il évoque la construction européenne, le président français tente en effet systématiquement de la présenter sous les dehors grandioses d’une cause sacrée. L’expression « Union Européenne » a quelque chose de terne et de terre-à-terre, incompatible avec cette ambition. Il s’empare donc de « l’Europe » pour se placer d’emblée dans le ciel éthéré des principes et des Idées, au côté de la fille d’Agénor dont Zeus lui-même tomba amoureux.

Ce que le procédé perd en honnêteté intellectuelle, il le gagne en force par sa puissance évocatrice. Du moins le croit-on, car il y a dans cet accaparement de l’Europe par l’UE une mystification qui, si elle peut séduire dans un premier temps, rend plus aride et plus sinistre encore l’évocation concrète de l’Europe communautaire à laquelle il faut bien revenir à un moment ou à un autre. D’où une sorte de grand écart permanent d’un paragraphe à un autre, observable dans chaque discours, qui suscite la circonspection plutôt que l’adhésion, l’incrédulité plutôt que l’enthousiasme, tant la volonté de faire tenir ensemble les grands principes et les propositions techniques à portée limitée semble artificielle.

Quoi qu’il en soit, Emmanuel Macron espère, en se plaçant au niveau de l’Idéal, raviver la flamme de l’européisme depuis longtemps vacillante — sinon éteinte — dans l’esprit public. Il tente d’inscrire le projet européiste dans une perspective morale, parfois même eschatologique, hors du temps et de l’Histoire. Cela l’autorise à toutes les déformations dans sa lecture du passé, jusqu’à sombrer souvent dans un manichéisme grossier.

Le poncif de la paix par « l’Europe » est ainsi tout naturellement utilisé dès que l’occasion se présente : « Pour définir ce que la construction européenne nous a apporté depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, nous avons coutume de dire qu’elle nous a permis de vivre 70 ans de paix et c’est vrai. L’Europe a connu ce miracle historique de 70 années de paix entre les ennemis héréditaires d’hier ». Il permet évidemment d’évoquer au passage Robert Schuman et sa déclaration du 9 mai 1950 : « Je pense à ses mots saisissants lorsqu’il dit : “L’Europe n’a pas été faite et nous avons eu la guerre.” ». Il n’est pourtant plus grand monde pour souscrire à cette fable.

Rappelons-le rapidement : affirmer que la construction européenne a apporté la paix au continent, c’est tout simplement confondre la cause et son effet. Car c’est, à l’inverse, la paix qui a rendu possible l’affirmation du projet européiste. Et cet état de paix entre les nations européennes est une conséquence de la disparition du nationalisme guerrier, victime des deux guerres mondiales et des dizaines de millions de morts qu’il a provoquées. La guerre est devenue impossible, d’abord parce qu’elle n’était plus concevable culturellement. Croire que le Marché unique, la Politique Agricole Commune ou la création de l’euro sont les causes profondes de la paix en Europe depuis des décennies, c’est se fourvoyer.

On comprend cependant l’intérêt d’une telle mystification : elle permet de donner à « l’Europe » une lettre de noblesse que ses réalisations concrètes et prosaïques ne lui permettraient pas d’obtenir. De plus, elle confère à l’européisme un tour idéaliste. Ses partisans peuvent à peu de frais se complaire dans l’idée qu’ils sont l’incarnation du Bien, et il s’agit là du carburant le plus puissant que la Cause puisse utiliser, puisqu’il rend possible en retour la diabolisation des opposants et même des simples sceptiques, accusés de faire le jeu du Mal.

« Nous voyons poindre de nouveau ce qui pourrait détruire cette paix qui nous berce », « Cette ambition que nous portons, c’est le sursaut des consciences que nous devons assumer au moment où cet obscurantisme se réveille en Europe un peu partout ». Quel est donc cet obscurantisme de retour, ce Mal ressuscité, bizarrement insensible à la grandeur et à la beauté de « l’Europe » ? Le président Macron répond lui-même à cette question pleine de suspens : « Je ne laisserai rien, rien à toutes celles et ceux qui promettent la haine, la division ou le repli national ». « National » : le mot est lâché. Il est le seul qui soit précis dans cette phrase ruisselant d’héroïsme, et il est évidemment associé à l’idée de repli, et amalgamé à « la haine » et à « la division », ces autres fléaux dont il est peut-être la cause.

Et puisque « l’Europe » le vaut bien, il est possible d’aller plus loin encore dans la dénonciation du Mal national, en l’assimilant franchement à un nationalisme guerrier pourtant difficile à observer aujourd’hui en Europe. Ainsi, « une forme de guerre civile européenne réapparaît, où nos différences, parfois nos égoïsmes nationaux paraissent plus importants que ce qui nous unit ». L’expression « guerre civile européenne », forgée par certains historiens pour désigner la période 1914-1945 en Europe, est tout sauf anodine, mais il ne faut manifestement reculer devant rien lorsqu’il s’agit de sauver la Déesse « Europe » des forces du Mal.

Dans le même discours, le président insiste sur cette idée : « ceux qui font commerce de cette colère [des peuples] qu’ils attisent proposent pour seul avenir la voie sans issue du retour au déchirement nationaliste d’hier. Nous en avons expérimenté toutes les voies et toutes les conséquences ». « L’Europe », donc, ou la mort par le chaos nationaliste… Il ne vient apparemment pas à l’esprit du président que l’actuel retour des nations s’enracine notamment dans le sentiment de dépossession démocratique que l’approfondissement de l’UE a engendré dans beaucoup de pays. Il ne lui vient pas à l’esprit que les dangereuses crispations identitaires ou nationalistes observables ici et là seraient sans doute moins aiguës si l’UE n’était pas, avec quelques raisons, perçue comme une menace pour l’indépendance et la liberté des peuples du continent.

C’est là un des principaux points aveugles des discours présidentiels : non seulement l’UE n’a été historiquement pour rien dans l’éradication du nationalisme à l’échelle du continent, mais, bien plus gravement, elle contribue en fin de parcours à sa résurgence. En se persuadant qu’une dose supplémentaire d’européisme vaccinerait l’Europe contre le retour du Mal, le président Macron agit de manière tout à fait irresponsable et fait le nécessaire pour que les peuples se débarrassent à terme d’une UE devenue avec le temps ouvertement spoliatrice. Les eurosceptiques ne sauraient se plaindre de cet aveuglement, mais chacun doit cependant craindre qu’à l’extrémisme européiste ne finisse par répondre un extrémisme nationaliste ressuscité.

Berné par ses illusions, Emmanuel Macron préfère cependant s’enfermer dans les fausses alternatives de son manichéisme primaire et dans une lecture révisionniste de l’histoire du continent. Ainsi, « [la division] tends à réduire la plupart des débats à une superposition de nationalismes convainquant ceux qui doutent de renoncer aux libertés conquises au prix de mille souffrances ». On note au passage l’emploi de l’expression « ceux qui doutent » comme la reconnaissance tacite de ce que la Cause est avant tout une question de foi.

Plus gravement, cependant, la mention des « mille souffrances » qu’il a fallu endurer pour conquérir de nouvelles libertés a de quoi laisser stupéfait : l’UE n’a rendu possible que la liberté de circulation des capitaux, des marchandises et des travailleurs, et on ne voit pas quelle montagne de souffrances il a fallu gravir pour mettre en œuvre ces libertés typiquement communautaires, sans rapport avec les glorieuses libertés publiques établies par exemple en France au fil des révolutions de 1789, 1830 et 1848 ainsi que par la IIIe République naissante. Le propos, volontairement confus dans l’espoir d’amalgamer la petite histoire de l’UE avec la grande Histoire de nations européennes, relèvent d’une pure escroquerie intellectuelle.

Idéalisme de pacotille et manichéisme de comptoir constituent donc les deux mamelles de l’européisme macronien. Le thème surexploité de l’Europe salvatrice contre le Mal qui est en nous témoigne d’une ambition : convaincre que le projet européiste est ontologiquement supérieur à tout ce qui est et à tout ce qui a été, apte à transformer radieusement tout ce qui sera, pourvu que ses partisans aient la foi grâce à laquelle on déplace les montagnes. Une telle manière de voir vise évidemment au grandiose, mais elle sombre rapidement dans le ridicule tant l’objet auquel elle s’applique ne s’y prête pas : qui peut sérieusement prétendre ressentir un frisson sacré lorsqu’il songe au Marché Unique, à la BCE ou à la Commission européenne ? L’entreprise de sacralisation de l’UE relève en fait de la mission impossible, aucune propagande ne pourra jamais émouvoir les masses à ce sujet. Elle semble présenter cependant un avantage sur le plan de la rhétorique, puisque le président français affecte de croire — ses discours le démontrent à l’envi — qu’elle le dispense de toute argumentation sérieuse.

Eric Juillot, pour Les-Crises.fr

Notes

[1] https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2017/09/26/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique

[2] https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2017/09/26/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique

[3] https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2018/04/17/discours-du-president-de-la-republique-au-parlement-europeen-a-strasbourg

[4] https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2018/05/10/discours-du-president-de-la-republique-emmanuel-macron-lors-de-la-ceremonie-de-remise-du-prix-charlemagne-a-aix-la-chapelle

[5] https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/01/22/signature-du-traite-franco-allemand-d-aix-la-chapelle

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Commentaire recommandé

M.Smith // 18.09.2019 à 07h26

L’article inaugure bien de la série.

De quoi Macron est-il le nom ?
Un cabri ?
https://m.youtube.com/watch?v=zufecNrhhLs
Qui en même temps de rêver sauter sur l’Europe pourrait aussi bien sauter sur le monde ou sur n’importe quoi. Le cabri Macron n’est pas plus européen que français, il saute, c’est tout ce qu’il sait faire.

17 réactions et commentaires

  • M.Smith // 18.09.2019 à 07h26

    L’article inaugure bien de la série.

    De quoi Macron est-il le nom ?
    Un cabri ?
    https://m.youtube.com/watch?v=zufecNrhhLs
    Qui en même temps de rêver sauter sur l’Europe pourrait aussi bien sauter sur le monde ou sur n’importe quoi. Le cabri Macron n’est pas plus européen que français, il saute, c’est tout ce qu’il sait faire.

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  • roby // 18.09.2019 à 09h15

    M.Macron est un banquier. Les banquiers sont apatrides, ils ne connaissent que l’argent, et tout ce qui permet “d’en faire”. Déjà Voltaire le disait “si vous voyez un banquier sauter par une fenêtre sautez derrière lui c’est qu’il y a de l’argent à prendre”.
    Les discours ne sont là que pour amuser la galerie.

      +18

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  • Duracuir // 18.09.2019 à 09h33

    En attendant j’attends qu’on m’explique pourquoi on a rompu le pacte tacite qui interdit de choisir un président de commission citoyen d’un grand pays.comment peut on laisser le plus puissant pays d’Europe prendre la présidence de la commission ? Pourquoi un silence si absolu sur un tel précédent ? Pourquoi la plus atlantiste acharnée à ce poste?

      +23

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    • Véronique // 18.09.2019 à 18h52

      Et pourquoi a-t-on accepté que ce pays ait aussi le plus grand nombre de députés au Parlement européen ?

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      • RGT // 18.09.2019 à 19h53

        Et pourquoi a-t-on accepté de plus que ce pays soit le SEUL dont le parlement national ait le droit d’approuver ou de refuser sur son territoire CHAQUE paragraphe de toute les directives de la Kommission ?
        Donc, avec comme effet secondaire d’avoir un DROIT DE VÉTO sur toute décision de la commission qui ne PROPOSERA JAMAIS un article qui puisse déplaire à ce pays afin de préserver sa crédibilité.
        Ce qui fait qu’au final, TOUTES les décisions de la “chère” UE sont favorables à ce pays, voire même à lui seul.

        Quand les dés sont pipés, seul le tricheur gagne dans la partie.

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  • jmk011 // 18.09.2019 à 09h47

    Excellent premier article d’introduction sur l’Europe vue par Macron, il me tarde de lire les suivants qui, je l’espere, donneront davantage de détails sur ses positions à propos de l’UE et de l’euro ainsi que sur le Brexit et les relations avec l’Allemagne, même si on n’a aucun doute sur sa politique fondamentalement néolibérale.

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  • Michel Le Rouméliote // 18.09.2019 à 11h11

    La politique de Macron ? Et celle des dirigeants des 27 autres pays de l’UE (sauf Boris Johnson !) ?
    Elle es là : https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/07/09/economic-employment-and-fiscal-policies-2019-country-specific-recommendations/
    On peut télécharger les PDF en français, sauf pour la Grèce, en anglais. Tiens ? Pourquoi ?

      +9

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  • Kokoba // 18.09.2019 à 11h42

    Un bon 1er article.
    Un point très interessant, c’est cette utilisation du terme “Europe” au lieu d'”Union Européenne”.

    Une petite technique de comm très simple mais très efficace.
    “Union Européenne”, çà fait trop technocratique.
    Et puis c’est très précis comme terme, les gens comprennent qu’on parle des structures de l’Union Européenne.
    Les gens peuvent immédiatement réfléchir et avoir une opinion.

    Alors qu'”Europe” est un terme neutre et ambigue.
    Il peut signifier l’Union Européenne mais aussi tout simplement le continent.
    Mais, on ne peut pas être contre un continent.
    C’est comme dire “etes-vous pour ou contre l’himalaya?”, çà n’a aucun sens.

    Simple mais vraiment très efficace.
    Les médias maitrisent parfaitement ce genre de chose.

      +16

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  • Charles Degauche // 18.09.2019 à 13h36

    Si on veut une Europe il va falloir revenir aux fondamentaux des relations diplomatiques.
    Historiquement , des alliances fortes se sont montées en Europe au fil des siècles (Castille-Aragon , Autriche-Hongrie , Pologne-Lituanie , 7 Provinces , Saint-empire Romain Germanique etc …) et elles ont TOUTES été bâtie autours d’une nécessité de défense commune. La monnaie , les normes , le commerce n’ont jamais construit des alliances solides.
    Donc si on veut vraiment faire l’Europe , on se barre de l’OTAN et on commence une véritable alliance INDEPENDANTE avec toute l’infra attenante , autant en matières d’intelligence que de production d’équipement , de formation des cadres etc …
    Le reste , si il doit venir, viendra de lui même par les nécessité attenantes à ce genre d’alliance.
    Penser qu’on peut construire une union en dehors de tout besoins réels , c’est se bercer d’illusions et penser qu’on vit dans un monde peuplé par des altruistes … c’est franchement pas le cas.

      +8

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  • Amourdésamour // 18.09.2019 à 17h04

    Sortie du format conventionnel, je trouve l’analyse pertinente. Pour moi un des voiles est levé sur la prudence qu’a Macron de ne surtout pas parler d'<<Union européenne<< mais que d'<<Europe<< terme subliminal… Détail auquel on pense rarement. Sommes nous nombreux à s'être rendu compte de son subterfuge ? Merci à Eric Juillot d'avoir joint les quatre discours d'E. Macron. Une approche très intéressante !

      +2

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    • Dominique65 // 22.09.2019 à 10h48

      « sommes-nous nombreux à s’être rendu compte de son subterfuge ? »
      Certainement, oui, mais ici c’est exposé avec maestria.

        +0

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  • Myrkur34 // 18.09.2019 à 17h41

    C’est du même tonneau que les armes françaises qui ne sont pas utilisées au Yémen. C’est pas Mister Président, c’est Mister bla-bla. C’est un mauvais tribun à la Peppone.

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    • Larousse // 18.09.2019 à 18h28

      Peppone faisait rire lui au moins et les Don Camillo un charme désuet. pour moi c’est pas une bonne comparaison..

        +2

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  • Véronique // 18.09.2019 à 19h04

    Il n’y a pas que Macron qui utilise le mot “Europe” pour désigner l’UE.
    En fait c’est général et depuis fort longtemps, et en particulier de la part des pro-UE.
    Pour l’argument de la paix, idem. C’est un classique. Et pas seulement pour ce qui concerne l’UE.
    Howard Zinn dans son livre “une histoire populaire des Etats-Unis” mentionne que cet argument de paix fut utilisé au moment de la création des USA.
    Il en donne une analyse intéressante : dire que ce genre d’union permet la paix, ce n’est pas faux. C’est juste que lorsqu’on parle de paix, la population comprend qu’il s’agit de la paix entre les Etats, alors qu’en réalité il s’agit de la paix entre le pouvoir central et la population, grâce à l’éloignement existant entre les deux et au fait que les Etats fédérés servent de tampon.
    C’est exactement ce qui se passe avec l’UE.

      +10

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  • Ando // 18.09.2019 à 21h13

    M. Macron a beaucoup de chance de vivre dans un vieux pays cad un pays encore structuré par une histoire très ancienne. De ce fait, son impuissance béante à réussir n’importe laquelle de ses entreprises nuit point encore trop à notre pays (et non pas “ce” pays comme aiment le dire certains commentateurs manifestement déracinés). La Belgique a vecu ainsi quelques temps sans exécutif central, à priori sans dommages. L’usage systématique d’éléments de langage complètement creux et sans prises sur le réel fait a la longue plutôt penser à une farce. M. Macron fait penser à un godelureau qui s’amuse.

      +9

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  • Pi // 18.09.2019 à 22h39

    Souvent les européistes nous disent qu’avec la mondialisation et les grandes puissances un pays seul n’aurait pas assez de poids pour négocier. Mais les pays en dehors de l’ue s’en sortent mieux. Les traités de l’ue nous empêchent complétement de nous défendre de la mondialisation. Et pour les traités comme le ceta, on voit bien qu’ils n’ont absolument rien négocié en répétant juste les mensonges des lobbys ou en créant des fausses clauses de véto..

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  • Haricophile // 19.09.2019 à 14h37

    J’irais plus loin, utiliser qu’en parlant de «l’Europe», le continent (-les Russe), les peuples… on renforce TINA en fermant la porte à tout discours alternatif (si tu critique l’administration de l’UE tu es contre l’Europe), [modéré]

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