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1.août.20201.8.2020
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Accord européen : Un saut fédéral par la dette ? – par Éric Juillot

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Source : Éric Juillot – Les-Crises

L’accord du 21 juillet 2020 entre les chefs d’État et de gouvernement de l’UE a été unanimement salué dans les grands médias comme un événement majeur dans l’histoire de la construction européenne, un tournant susceptible d’en réorienter le cours et d’en changer la nature.

Après des années de doute et de crise, les partisans de l’UE surinvestissent le résultat du sommet de leurs ambitions pour un temps retrouvées, et déversent sur l’opinion publique, par médias interposés, un flot de commentaires spécieux.

Il n’est pas certain cependant, qu’il y ait matière à réjouissance dans le contenu de cet accord, même pour un chaud partisan de l’intégration européiste.

Un triomphe par la dette

Car le résultat de l’accord du 21 juillet sonne en effet, d’abord et avant tout, comme le triste rappel de l’échec catastrophique de l’UE, et notamment de la zone euro, en matière économique. Vingt-huit ans après le traité de Maastricht – qui porta sur les fonds baptismaux l’UEM (Union Economique et Monétaire) –, 18 ans après la création de l’euro, les États membres de l’UE se réjouissent de ce qu’ils parviennent enfin à s’endetter ensemble massivement.

Faut-il rappeler qu’il ne s’agit pas là de leur ambition initiale, que l’UEM devait apporter prospérité et croissance à l’ensemble de l’Eurozone ? Si l’on avait dit aux électeurs de 1992 que, près de trente années plus tard, leur pays en serait réduit à saluer comme un immense succès le fait de s’endetter collectivement, le traité de Maastricht aurait sans doute été refusé.

Certes, la crise sanitaire de la Covid-19 a durement éprouvé le continent, occasionnant une dépression économique d’ampleur. Mais, outre que le traitement de cette catastrophe économique incombe essentiellement aux États plus qu’à l’UE – avant comme après le sommet – il ne s’agit que d’un problème conjoncturel. L’habileté tactique du président français a consisté à profiter de cette conjoncture pour obtenir de ses partenaires de quoi dissimuler un peu l’ampleur du désastre structurel auquel l’euro a abouti en moins de deux décennies.

Pourquoi, dans le cas contraire, l’Italie bénéficierait-elle de 100 milliards d’euro de « subventions » (sur les 390 évoqués dans l’accord) quand la France, aussi durement éprouvée économiquement par la crise sanitaire, doit se contenter de 40 milliards ? Ne faut-il pas y voir l’aveu implicite d’un échec, la situation économique d’une Italie corsetée dans l’euro s’étant dégradée bien avant l’irruption du virus [1].

Emmanuel Macron a donc bien su jouer des circonstances pour obtenir une avancée dans l’intégration européenne après trois années d’agitations diplomatiques stériles. Il n’aurait pas pu obtenir ce résultat sans l’accord et le soutien de la chancelière allemande, qui a fini par accepter un début de mutualisation des dettes – sans grand rapport toutefois avec les ambitions initiales du président français [2].

Cette victoire symbolique, indéniable au plan des principes, ne doit cependant rien à l’européisme et tout à l’intérêt bien compris de l’Allemagne. Elle est la grande gagnante de l’union monétaire, mais il lui faut, pour continuer à en profiter, solvabiliser un peu ses clients du Sud et calmer la défiance montante de l’opinion publique italienne à l’égard de l’UE [3].

Les pays du Nord ont fait le même calcul, se contentant de céder le minimum indispensable à la perpétuation du système. Ils sont donc les grands gagnants de l’accord. Les pays du Sud européen, quant à eux, en sont aussi les bénéficiaires à court-terme, car ils ont obtenu quelques compensations financières à leur aliénation économique et monétaire.

Faut-il s’en réjouir ? L’accord a ceci de désastreux qu’il confirme et conforte le statut périphérique de ces pays, de plus en plus dépendants financièrement d’un centre incarné par l’Allemagne et les petits États du Nord.

Si l’on compare cette trajectoire de déclin et de soumission à celle de l’Italie des années 1980 et du début de la décennie suivante – c’est-à-dire avant qu’elle ne mette en œuvre la politique économique nécessaire à sa qualification pour l’euro, le contraste et si grand qu’il suffit à démontrer le caractère funeste du projet européiste [4].

Ses partisans, aujourd’hui, semblent raisonner de la manière suivante : l’euro détruit certes méthodiquement l’économie des pays du Sud tandis qu’il profite au Nord, mais de cette divergence irrépressible naîtra nécessairement un bien, passé un certain stade, lorsque les pays du Nord accepteront – par idéal ou du fait de leur intérêt bien compris – une « union de transferts » financiers perpétuelle, dans le cadre de laquelle ils subventionneront massivement le Sud pour prix de son maintien artificiel dans l’Eurozone. Et ainsi, leur projet d’une ’UE fédérale pourra voir le jour…

C’est dans cette étape finale que l’UE s’est engagée, pensent-ils, le 21 juillet dernier. D’où leur recours systématique à l’adjectif « historique » pour exprimer la portée de l’accord [5]. Le terme semble pourtant galvaudé, comme à l’accoutumé.

Le seul résultat d’ampleur historique obtenu par l’euro depuis 2002, c’est le martyr de la Grèce au cours des années 2010, lorsque le Conseil européen a confié à la « troïka » de sinistre mémoire (BCE, commission européenne et FMI) la mission de maintenir à tout prix la Grèce dans la zone euro, en détruisant au passage son économie, faisant sombrer des millions de personnes dans la pauvreté.

Le souvenir de ce désastre devrait rendre les partisans de l’UE prudents dans le choix des mots. Mais l’emballement idéologique fait facilement perdre pied, lorsqu’il permet de dissimuler l’échec du projet que l’on défend ou les calculs cyniques censés le sauver envers et contre tout.

Quarante milliards !

Quid de la France dans cet accord ? Elle en apparaît objectivement comme la grande perdante. Notre pays paie cher, financièrement comme politiquement, l’exaltation idéologique du chef de l’État.

Jamais auparavant n’était apparu aussi nettement la capacité des « élites » françaises à nuire à leur pays : dans le cas présent, l’intérêt national n’a pas été ouvertement piétiné. La France est le seul pays en effet à n’obtenir aucune contrepartie véritable à ses engagements. Emmanuel Macron peut être fier de lui, il a fait acte de dévotion sacrificielle à l’Union Européenne ; aux Français maintenant d’en payer le prix.

Ceux-ci n’auront pourtant droit, dans l’immédiat, qu’à une version biaisée de l’accord, la seule que l’Élysée autorise et que des médias complaisants transmettent sans réticence : « nous avons obtenus 40 milliards d’euros, et cet argent est gratuit« . C’est, en substance, la teneur du propos présidentiel au soir même de l’accord [6].

Cet argent ne coûtera rien paraît-il aux Français puisqu’il sera intégralement remboursé par des taxes à l’échelle de l’UE dont la création est apparemment assurée à brève échéance. Outre que cette affirmation est très présomptueuse, elle n’est pas de nature à rassurer les contribuables : qu’ils payent à l’échelle française ou à celle de l’UE, qu’il paye directement ou indirectement (par répercussion, sur le prix des biens et des services, des taxes visant par exemple des multinationales), cela ne change rien à l’affaire : dans tous les cas, c’est bien sûr eux que pèseront les charges du remboursement avec intérêts des emprunts effectués.

Mais il y a pire. Des commentateurs avisés ont décrypté, chacun à sa manière, le contenu de l’accord, avec toute la rigueur qu’autorisent ses zones d’ombre persistantes [7]. Il apparaît ainsi que la fiscalité européenne évoquée par le président français comme la solution miracle au financement indolore du plan de relance communautaire est à peine mentionnée dans le communiqué final. C’est une marotte de la France à laquelle ses partenaires sont pour un grand nombre opposés.

Le président a également passé sous silence l’ampleur du remboursement supporté par la France qui devrait représenter environ deux fois ce qu’elle aura reçu. Il ne s’est pas attardé non plus sur l’augmentation du « rabais » dont profitent les pays d’Europe du Nord dans le cadre du financement du budget de l’UE, augmentation que la France prendra en partie à sa charge (à la différence de l’Allemagne), ni sur la baisse probable de 10% du budget alloué à la PAC pour la période 2021-2027 [8] (alors que la France est la première bénéficiaire de cette politique commune), ni – dernier exemple – sur le renoncement à son ambition à propos du Fonds européen de Défense, dont le budget se limitera à sept milliards d’euros quand la France, depuis des mois, ferraillait pour un Fonds à treize milliards [9].

Si l’on résume donc : la France va obtenir de l’UE 40 milliards de « subventions » à un taux supérieur à celui qu’elle aurait obtenu en empruntant cette somme en son nom ; elle en remboursera le double, et devra par ailleurs augmenter significativement sa participation au budget de l’UE tout en en recevant des montants amoindris. Un résultat aussi calamiteux relève peut-être du prodige.

L’exubérance irrationnelle du président français lorsqu’il s’agit de « l’Europe » coûtera à notre pays, directement et indirectement, plusieurs dizaines de milliards d’euros. Quand on songe qu’Emmanuel Macron voit dans cet accord l’aboutissement de l’ambition refondatrice qu’il avait formulée à l’occasion de son discours à la Sorbonne (septembre 2017), il faut se réjouir de n’y trouver qu’une part infime des intentions alors exprimées [10].

Solidarité ! Répondra-t-on cependant, au nom d’un internationalisme affirmé. L’idée serait tout à fait défendable si ce fonds de relance était vraiment utile aux pays qui en bénéficieront. Outre que ce n’est pas le cas – montants insuffisants, absence de solution pour ces pays dans le cadre de l’UE –, il aurait mieux valu que chaque pays du Nord décide d’aider directement les pays du Sud, car cela eût été moins coûteux en termes de taux. Mais un tel choix était inconcevable : il fallait agir ensemble, collectivement, à l’échelle de l’UE, pour prouver sa prétendue utilité.

Les chefs d’État et de gouvernement ont donc préféré ce montage baroque qui associe les méfaits traditionnels du néolibéralisme bruxellois à un technocratisme tout aussi typique de l’UE. Emmanuel Macron peut se flatter d’en avoir été la cheville ouvrière, il est l’incarnation parfaite de cette hybridation néfaste qui aboutit à un résultat aberrant au regard de la rationalité économique

Il faudra s’en souvenir lorsque la « clause dérogatoire générale » – qui a suspendu en mars dernier les règles économiques ineptes de l’UE [11] – sera désactivée, et lorsque le gouvernement français instaurera, une fois le plan de relance terminé, un tour de vis budgétaire au nom de la « responsabilité » et pour « préserver du fardeau de la dette les générations futures », selon les formules usuellement employées.

Quel fédéralisme ?

Un mot tourne en boucle dans le concert de louanges médiatiques qui accompagne l’accord : fédéralisme. Le 21 juillet aurait vu l’UE changer de nature, l’accord débouchant sur une forme de fédéralisme enfin assumé. Le Monde l’affirme même sans ambages : « l’Union européenne est maintenant un État » [12].

Non pas, précise l’auteur de l’article, « un super État » se substituant aux 27 États membres », mais un 28ème membre de l’Union agissant à leur côté. Il s’agirait là d’un superbe exemple de la « stimulante singularité » qui caractérise l’UE. Le propos, original, serait convaincant si l’auteur, tout à son enthousiasme, ne négligeait pas les bases de la science politique et de la connaissance historique, pour ne pas parler de la clarté conceptuelle.

Car affirmer que l’UE est soudain devenue un État au motif que la commission européenne a obtenu des États membres le droit de s’endetter est un peu court : un telle affirmation ignore qu’il manque à l’UE l’essentiel des attributs régaliens d’un État authentique et que les États ne naissent qu’au terme de processus séculaires mobilisant une volonté politique à grande échelle et de grandes quantités de sang.

Dire, par ailleurs, que ce nouvel État ne s’impose pas aux autres mais existe parallèlement à eux, dans une logique parfaitement horizontale, c’est oublier le fait que la commission européenne – c’est-à-dire l’instance supranationale de l’exécutif communautaire – s’est vu octroyer au fil des traités un pouvoir de contrôle et de sanction des États au titre du respect desdits traités, qu’elle ne vit que par et pour le respect de ces règles, par lesquelles elle est placée en surplomb des 27.

Il s’agit là d’un proto fédéralisme, auquel l’accord du 21 juillet ne change rien, avec pour limite essentiel que la commission est d’une substance juridique plutôt que politique : elle tire son existence de la légalité issue des traités, à défaut de pouvoir se réclamer d’une légitimité authentique et spécifique.

L’UE ne peut pas être un État, sauf à supposer l’abaissement et le renoncement préalable des États membres à l’essentiel de leur pouvoir, ce qui supposerait – il est nécessaire de le rappeler –, une adhésion populaire massive au projet communautaire, hors de portée hier comme aujourd’hui, pour la raison très simple que le peuple européen n’existe pas.

A ce sujet, le fédéralisme dit « furtif », c’est-à-dire rampant et insidieux, défendu par les partisans de l’UE, est un déni de démocratie qui devrait les discréditer.

Quant à la situation nouvelle créée par l’accord du 21 juillet, elle ne change rien à la nature de l’UE. Jusqu’à présent, certains États membres – les contributeurs nets – acceptaient de soutenir financièrement les autres avec leurs propres ressources financières ; ils le feront désormais, en plus mais temporairement, avec de l’argent qu’ils n’ont pas, mais qu’ils chargent la commission d’emprunter en leur nom.

Cette dernière continue à jouer son rôle traditionnel, qui consiste à mettre en musique les décisions prises par le Conseil européen à l’unanimité – conformément au respect dû à la souveraineté de chacun de ses membres – et à s’assurer qu’elles sont respectées par tous. Le nouveau pouvoir qui lui est confié n’est qu’un pouvoir délégué, lié à la signature des États jugés les plus fiables par le marché, et temporaire, puisqu’il est censé cesser au plus tard en 2026.

Un véritable glissement fédéral se produirait si les États acceptaient la création d’impôts européens en vue d’abonder le budget communautaire, renonçant ainsi au privilège fiscal par lequel ils se sont construits au profit d’une entité surplombante, dont les pouvoirs seraient accrus mais la légitimité toujours aussi faible. C’est l’étrange objectif que s’est fixé l’actuel président français prêt, par passion européiste, à abaisser la France au profit d’une chimère.

Les chefs d’État et de gouvernement ont réussi, dans la douleur, à mettre en place un mince filet de sécurité financière destiné à contenir les forces centrifuges qui menacent le projet européiste dans son existence même. S’il est mis en œuvre – car il lui faut encore franchir l’étape des parlements nationaux – il est peu probable cependant qu’il suffise à contrer cette dynamique libératrice.

Notes

[1] Le PIB réel par habitant en 2018 est inférieur à celui de 2000 : http://www.oecd.org/fr/economie/etudes/Italie-2019-OCDE-etude-economique-synthese.pdf (voir graphique page 4).

[2] https://www.les-crises.fr/emmanuel-macron-et-leurope-par-eric-juillot-3-4/

[3] https://www.la-croix.com/Monde/Europe/LItalie-atteinte-virus-anti-europeen-2020-04-21-1201090399

[4] https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/italie-comment-decimer-un-pays-en-moins-de-20-ans-824432.html

[5] https://www.lesechos.fr/monde/europe/plan-de-relance-europeen-macron-et-merkel-arrachent-un-accord-historique-mais-rabote-1225056

[6] www.lemonde.fr/international/article/2020/07/21/ce-n-est-pas-le-contribuable-francais-qui-paiera-l-accord-europeen-assure-emmanuel-macron_6046869_3210.html

[7] https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/202007211044136277-jacques-sapir-une-europe-en-decomposition/
https://frontpopulaire.fr/o/Content/co149794/conseil-europeen-accord-historique-ou-la-france-pigeon-de-l-ue
https://xn--dcodages-b1a.com/2020/07/24/les-a-cotes-du-plan-qui-meritent-detre-releves/#more-109965

[8] https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/07/22/les-agriculteurs-francais-satisfaits-du-futur-budget-de-la-politique-agricole-commune_6046934_3234.html

[9] http://www.opex360.com/2020/07/21/lunion-europeenne-divise-par-deux-ses-ambitions-en-matiere-de-defense-et-dautonomie-strategique/

[10] https://www.les-crises.fr/emmanuel-macron-et-leurope-par-eric-juillot-1-4/ – https://www.les-crises.fr/emmanuel-macron-et-leurope-par-eric-juillot-2-4/

[11] https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2020/03/23/statement-of-eu-ministers-of-finance-on-the-stability-and-growth-pact-in-light-of-the-covid-19-crisis/

[12] https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/22/sylvain-kahn-l-union-europeenne-est-maintenant-un-etat_6046896_3232.html

Source : Éric Juillot – Les-Crises

Commentaire recommandé

lecrabe // 30.07.2020 à 08h05

La clarté du propos est appréciable, et l’auteur a indéniablement un bel esprit de synthèse:

« Si l’on résume donc : la France va obtenir de l’UE 40 milliards de « subventions » à un taux supérieur à celui qu’elle aurait obtenu en empruntant cette somme en son nom ; elle en remboursera le double, et devra par ailleurs augmenter significativement sa participation au budget de l’UE tout en en recevant des montants amoindris. Un résultat aussi calamiteux relève peut-être du prodige. »

…et assurément de la haute trahison contre les intérêts fondamentaux de la nation.

54 réactions et commentaires

  • 123 Soleil // 30.07.2020 à 07h11

    C’est un pansement sur une blessure ouverte sans l’avoir nettoyé ni enlevé ce qui l’a occasionné.
    Macron dans sa grande sagesse pense peut-être avoir consolidé l’UE. On s’est trouvé un ennemi commun, la dette commune. Qui tôt ou tard asserviront l’UE comme elle asservit les États et leur populations, et en résultera un impôt européen et des politiques de rigueur. What else? En même temps c’est tout bénéfice pour les amis de Macron, les propriétaires de la dette. Ces nouveaux marchands dont nous sommes les esclaves consentants.

  • Pierre Darras // 30.07.2020 à 07h39

    MIS ça fait trente ans que la Nomenklatura française nuit à notre pays pour une chimère narcissique.
    Et les autres profitent. Allemagne en tête.

  • LibEgaFra // 30.07.2020 à 07h48

    « Jamais auparavant n’était apparu aussi nettement la capacité des « élites » françaises à nuire à leur pays : dans le cas présent, l’intérêt national n’a pas été ouvertement piétiné.  »

    Correction:

    dans le cas présent, l’intérêt national a été ouvertement piétiné.

    Ben, oui il a toujours annoncé la couleur: souveraineté unioniste! Et donc aux orties la souveraineté française. On en a renvoyé pour moins que ça.

    • LowCost // 30.07.2020 à 12h54

      Quand on voit la teneur de l’article, Cette formule semble complètement à contre sens.
      Je pencherais plutôt pour une coquille.
      Il est évident que l’Intérêt national n’as jamais été autant ouvertement piétiné.

  • lecrabe // 30.07.2020 à 08h05

    La clarté du propos est appréciable, et l’auteur a indéniablement un bel esprit de synthèse:

    « Si l’on résume donc : la France va obtenir de l’UE 40 milliards de « subventions » à un taux supérieur à celui qu’elle aurait obtenu en empruntant cette somme en son nom ; elle en remboursera le double, et devra par ailleurs augmenter significativement sa participation au budget de l’UE tout en en recevant des montants amoindris. Un résultat aussi calamiteux relève peut-être du prodige. »

    …et assurément de la haute trahison contre les intérêts fondamentaux de la nation.

    • Isary // 30.07.2020 à 11h25

      Mais la haute trahison en tant que crime a été supprimée de notre constitution par Nicolas Sarkozy, c’est ballot!

      • dd64 // 30.07.2020 à 17h09

        Comme il a piétiné en pleine collaboration avec les politiciens de droite et de gauche le résultat du référendum de 2005. Forfaiture de toute la classe politique française avec le soutient de toute la médiacratie.

    • Az // 30.07.2020 à 11h48

      Notre cher gouvernement ne serait-il pas en train de nous refaire le coup de juin 40 version 2.0?
      https://www.liberation.fr/planete/1997/12/02/or-nazi-sur-les-pistes-de-l-or-vole-par-hitler-1_223806

      • birin // 30.07.2020 à 18h17

        C’est pire que ça et, depuis des décennies, ce n’est pas seulement l’or qui est pillé, comme le montre à merveille l’exemple d’Alstom, ou de confier notre informatique stratégique à Microsoft.
        La France est vaincue.
        Pas militairement, mais par les mêmes fauteurs de guerre.
        Nos prétendues élites sont aux ordres, voire passées à l’ennemi, comme après une défaite.
        Sarco se surnommait lui même « l’américain », le président français s’avouant lui même sujet de l’empire.
        Il nous faut donc virer ces vendus ou collabos, quitter le piège de l’UE et de l’OTAN.
        Le chemin ne sera pas pavé de roses, c’est sur, mais comme le dit Thierry Balet, nous ne pouvons honnêtement pas laisser l’enfer en héritage à nos enfants.

        • Alfred // 31.07.2020 à 09h44

          Nous sommes d’accord sur tout ces sujets là (et c’est étonnant d’être si opposé sur d’autres).
          Comment pensez vous que nous pourrions concrètement sortir de l’UE et de l’OTAN?

          • birin // 31.07.2020 à 11h55

            Je suis immigré (blanc, catho et de tout près, mais immigré), j’ai vécu sous régime policier et fasciste, avec de la famille dans la police et l’armée.
            Arrivé en France en fin des 30 glorieuses, découvrant la solidarité entre « pauvres » (syndicats, assos, …), la sécu, services publics, … l’esprit du CNR.
            Mon pays que j’aimais tant (et aime encore) m’est alors apparu comme ce qu’il était, un coupe gorge régi de main de fer, un groupe prétendument nationaliste opprimant la nation, en se trouvant tout plein « d’ennemis intérieurs ». (le film Le labyrinthe de Pan illustre superbement mon sentiment)
            Le choc a alimenté mes réflexions et construit mes convictions.
            C’est la vie de la société et en société qui compte, et qu’il faut défendre contre les prédateurs.
            L’approximation 1%/99% me semble assez juste, mais les 1% sont très unis et les 99% sommes très désunis, c’est la clé de notre faiblesse à défendre nos intérêts vitaux, qui permet aux prédateurs de nous imposer l’UE et l’OTAN par exemple.
            Nous ne serons jamais unis à 99%, mais les 55% du NON de 2005 n’ont déjà pas suffi à bloquer l’UE.
            Qu’est-ce qui nous sépare toi et moi, aujourd’hui, en France, et nous empêche de nous unir pour virer les prédateur et vivre ensuite en société ?
            Nous avons tous deux les mêmes intérêts essentiels, ceux nécessaires à une vie paisible en société, et aussi nos propres phobies et priorités, qui nous séparent violemment, que nos prédateurs attisent pour nous désunir, depuis toujours.
            Comprendre et résoudre nos phobies, être capables de nous unir, est la clé de toute réponse à ta question.

            • Az // 31.07.2020 à 14h12

              Les prédateurs dont vous parlez ont tout d’une bourgeoisie comprador. ALR a écrit quelque part que le capitalisme français a toujours été plus au moins « comprador » même au moment de l’empire français.
              Les Allemands, d’ailleurs, ont toujours été conscient de cela. Dans les années 30, les plus nationalistes d’entre eux étalaient sans complexes leur mépris pour les élites politiques et économiques françaises, « décadentes», « dégénérées », qui n’étaient plus que l’ombre de leur gloire passée. Ils savaient bien ce qui s’était passé en 70.

              Ce que les bourgeoisies comprador comprennent pas, en général, c’est qu’à force de vendre aux enchères son propre peuple, on finit par être mis dans le même sac que lui. Au XVe siècle, les Portugais sont entrés en contact sur un pied d’égalité avec le roi et les nobles du Congo. Au XIXe, par contre, colonisation pure et dure et plus question de tenir compte ni de demander l’avis des élites locales. Entre temps, quatre siècle de vente d’esclaves aux puissants étrangers avec la bénédiction des élites du lieu. Celles-ci ont fini, au fil du temps, par être assimilés à ceux qu’ils croyaient dominer, probablement en vertu d’un droit naturel.

                +4

              Alerter
    • Cyd // 30.07.2020 à 15h25

      Crime contre la Nation, oui, contre l’Europe, non bien au contraire

      Les europeistes voient l’UE comme un but en soi non comme un moyen d’être mieux gouverné

      Ils la feront coûte que coûte, dussent t’ils sacrifier tout ce qui vous tient à coeur

    • Ming Tong // 09.08.2020 à 08h52

      Résumé de l’article:
      « Donne moi ta montre et je te donnerai l’heure!

  • Sharivan // 30.07.2020 à 08h27

    Les chaises ont cédé sous les bonds des cabris mais ceci sautent toujours plus frénétiquement…
    « L’EUROPE, L’EUROPE !!! »

  • Doodzy // 30.07.2020 à 08h29

    Whaooo ! Mais quelle justesse d’analyse ! Quelle claque ! Encore une fois M. Juillot frappe très fort avec cet excellent papier qui détonne radicalement avec tout le mainstream médiatique. Une sacrée recrue pour Les-Crises. Ça fait du bien de lire des choses bien plus censées que la fausse opposition « frugaux/solidaires » qu’on nous sert depuis 2 semaines.

  • Thierry Balet // 30.07.2020 à 08h39

    Faut arrêter de pleurer et utiliser la seule carte qui nous reste: Frexit.
    On vit déjà un cauchemar. Le saut fédéral sera un enfer.

  • Gévaudan // 30.07.2020 à 09h46

    Démonstration magistrale.
    Avec une sûreté chirurgicale M. Juillot débride tous les mensonges de la fameuse « Construction ».
    Idéalisme -négateur des réalités, et tragique pour nous français- du côté des européistes idéologiques.
    Hypocrisie intéressée du côté des pays réalistes, qui laissent la basse-cour chanter, en engrangeant le grain à moudre.

    L’auteur conclut avec un optimisme certain. On voudrait le partager. Mais en fait de dynamique libératrice des peuples, on note, en France, un immense sentiment d’accablement à l’égard des « questions européennes ». Couplé à l’impuissance chronique des tribus gauloises à organiser leur défense vitale, cela rend le pronostic plus que hasardeux.

  • Francesc // 30.07.2020 à 09h53

    Vive le frexit; depuis des années, est proclamée cette formule magique. ses partisans nous expliqueront que avant l’avènement de la communauté européenne, les travailleurs de l’état français jouissaient de paix et prospérité dignes de l’Eden. L’âge d’or!

    • Bourdeaux // 30.07.2020 à 10h41

      Mais les partisans de l’intégration ne nous promettent-ils pas depuis 30 ans l’eden ? Et l’histoire nous a démontré au XX ieme siècle que les peuples supportent toujours mieux leur infortune quand ils ne la doivent qu’a eux-mêmes que quand d’autres la lui font subir. Le machin bruxellois a fait naître entre lui et les peuples européens le même type de liens psychologiques que ceux qui unissaient les empires du siècle passé et leurs « peuples associés « .

    • FredT. // 30.07.2020 à 10h43

      Citez moi parmi les 11 candidats à la présidentielle de 2017 ceux qui auraient osé refuser de signer cet accord odieux pour les jeunes générations de français ?

      • Dominique65 // 01.08.2020 à 23h28

        Les deux qui voulaient sans ambiguïté sortir de l’UE… dont ne faisait pas partie Dupont-Aignan, faut-il le rappeler à Laetizia contrairement à ce que son post ci-dessous tente à laisser croire.

    • Véro // 30.07.2020 à 15h26

      Proclamée ? Vraiment ? Je ne l’entends que rarement. Et encore, les regards se détournent, le silence se fait, dès que le mot frexit est prononcé. La réalité c’est qu’on n’en parle pas, il n’y a pas de débat sur cette question.

      Et il n’y a pas de formule magique. Il faut sans arrêt se battre pour survivre sur cette planète. Le tout est de savoir comment et pourquoi. Personne ne dit qu’avant l’UE c’était le paradis. Les formules et les slogans sont le fait des partisans de l’UE, bien incapables qu’ils sont de prouver quels bienfaits l’UE a pu apporter à la population et à l’État.

  • Savonarole // 30.07.2020 à 11h13

    La presse aux US a tenté une comparaison avec Hamilton. C’était un ministre des finances qui a tenté de rapprocher les états US via la création de la dette fédérale après la guerre de sécession. Le contexte étant très différent, il y a les plus grandes chances que ça foire.

  • Urko // 30.07.2020 à 14h42

    Excellent résumé de ce qui s’est déroulé.

  • Véro // 30.07.2020 à 15h09

    Un article vraiment excellent.
    Mais je crains que ça n’intéresse pas grand-monde. Parlons plutôt d’autre chose, ça finira bien par aller mieux.

  • Myrkur34 // 30.07.2020 à 15h30

    Ce que l’on aurait bien aimé entendre de nos commentateurs télévisuels (au moins une fois) …
     » Accord favorable aux pays du nord pour sauver leurs pays clients du sud qui passeront au bassinet ultérieurement »

    Là on a juste eu droit à « La fumée est enfin blanche, allélulia…on est sauvé. » :o)

  • Uranus // 30.07.2020 à 17h42

    Excellent article
    ça change de beaucoup de choses que l’on voit et d’articles dont on bloque les commentaires….
    L’ouverture, et particulièrement l’ouverture à la critique, comme la critique de l’UE ne peuvent être QUE BENEFIQUE pour le débat.
    L’étouffement n’a jamais fait vivre quelque chose

  • Laetizia // 30.07.2020 à 18h23

    La construction européenne est un « coup d’Etat au ralenti ».
    Macron nous fait payer très cher une victoire en trompe l’oeil (après ses échecs partout, c’est inespéré, 40 milliards à payer par les Français « parce qu’il le vaut bien »), il agit par idéologie, et pour suivre une feuille de route imposée par des intérêts étrangers à la France. Nicolas Dupont-Aignan ne mâche pas ses mots : « Macron est un agent de l’étranger ».
    Des analystes politiques annoncent que les prochains pays à quitter l’U.E. pourraient être les Pays Bas, l’Autriche. L’Italie est en bonne voie avec un nouveau parti pour l’Italexit, à l’image du parti créé par Nigel Farage.

    • Boul // 31.07.2020 à 08h57

      pas 40 !

      66 !

      plus les intérêts

      Dans un soucis de qualité, merci d’étoffer un peu votre idée, votre commentaire semble bien court..
      Mieux vaut un commentaire court et précis qu’une longue tirade sans sens ou précision

  • Bourdeaux // 30.07.2020 à 19h26

    Le début de l’article touche très juste, il est en effet comique de voir des gens se féliciter de cette débandade. Comme si le fait de se mettre d’accord pour embarquer dans les chaloupes au cours d’un naufrage était une grande étape de la construction navale. Mais il est vrai que le sens critique se laisse toujours un peu hypnotiser par les gros titres des journaux installés.

  • RD // 30.07.2020 à 23h12

    Quelqu’un pourrait m’expliquer (ou alors me donner une source) en quoi le remboursement de la France serait à hauteur du double de la somme reçue (donc 80 milliards) ?

    Si je fais moi même les calculs :

    Je pars de l’hypothèse que le prêt est à rembourser en fonction des contributions nationales. L’hypothèse est contestable car il est dit que le remboursement se ferait via de nouvelles recettes de type taxes sur les multinationales, taxe carbone aux frontières, taxe plastique… Cela pourrait atteindre 10 milliards par an. De plus, il se murmure que la dette pourrait en partie être remboursée via…. un nouvel emprunt européen (dette perpétuelle, comme à peu près dans tous les pays).
    Je vais quand même conserver cette hypothèse car rien est acté à ces niveaux là.

    Je reviens au calcul. La contribution de la France étant de 11%, le total du « volet » subvention étant de 390 milliards, cela fait 0,11×390 = 42,9 milliards. L’autre « volet » (360 milliards) n’a pas encore été alloué et il serait donc incorrect de le prendre en compte à ce stade si on veut comparer le remboursement à la somme reçue

    • Boul // 31.07.2020 à 09h09

      il ne s’agit pas de rembourser ce qu’on recevra ( 40 Mards )

      il s’agit de remvbourser l’ensemble sur base d’une part française par rapport à ses ressources , qui ne serait pas de 40 mais de 66, comme pour le budget européen et donc rembourser 66 donnerait un cout final de 80

      • RD // 31.07.2020 à 10h00

        Relisez le calcul, je prends bien en compte l’ensemble des subventions ( que j’ai même rehaussé, car d’après le rapport officiel du 21/07/2020 que je viens de consulter, les subventions sont à hauteur de 312 milliards et non 390 dans mon calcul => on paierait donc plutôt aux alentour de 34 milliards ) pour calculer la contribution française au remboursement des subventions

        Comment trouvez vous 66 et 80 ?

        • Vercoquin // 01.08.2020 à 08h11

          Depuis le Brexit, la part contributive de la France au budget de l’UE est de 17% et non plus de 11%.
          Ce qui fait que pour les subventions, 390 x 0.17 = 66.3 milliards d’Euros.
          En espérant que pour les prêts, chaque pays bénéficiaire aura la capacité de les rembourser, sinon, la France devra participer à hauteur de 360 x 0.17 = 61.2 milliards d’Euros.
          Au total, ça ferait 127,1 milliards d’Euros, c’est un peu lourd.
          L’attribution des prêts et tellement verrouillé, qu’on peut penser que tous les prêts seront remboursés.
          Donc, ça fera pour la France au minimum 66.3 milliards d’Euros.

          • Guillaume // 02.08.2020 à 00h32

            avez-vous pris en compte les remises accordés au pays dit « frugaux »? du coup notre contribution devrait etre superieure, non?

            cela dit une partie du remboursement se fera via une diminution de service (reduction de la PAC et d’autres servives europeens pour lesquelles on paiera toujours la meme somme)

            • Guillaume // 02.08.2020 à 12h42

              d’apres « le vent se leve », le total des reductions de cotisations accordés dans cet accord pour Allemagne, Autriche, Danemark, Suede et Pays Bas s’élève a 7,5 Milliards d’Euro.

                +1

              Alerter
      • Ming Tong // 09.08.2020 à 09h42

        -Le calcul de la part contributive des pays membres au budget de l’UE est proportionnelle à leur PIB, lequel prend en compte le trafic de drogue; ce qui fausse comlétement les données économiques, du fait de l’impact et du coût de la consommation de drogue sur la santé
        – Alors que , cette année, la crise économique et financière ont un impact différentiel sur les PIB des pays membres de l’UE , le calcul de leur part contributive restera celui des années antérieures, voir va augmenter du fait de la nouvelle dette de l’UE.

    • Véro // 31.07.2020 à 10h22

      Pourquoi 11 % ? Je dis ça parce que la contribution pourrait se faire selon la clé de répartition du capital de la BCE qui est d’un peu plus de 16 % pour la France (et sa participation dans l’euro zone qui concerne moins d’Etats est plus élevée, au moins 20 %).

    • Frexit // 31.07.2020 à 18h06

      La contribution de la France au budget européen est d’environ 16% et non 11%.
      Chiffres 2019:
      Budget européen 2019 : 148 milliards d’€:
      Contribution de la France 2019 : 23,3 milliards d’€ soit 23,3/148 = 15,7%
      La contribution de la France se décompose en 4 postes :
      1/ Ressource basée sur le Revenu National Brut : 17,0 milliards d’€
      2/ Ressource basée sur une TVA « harmonisée » : 3,3 milliards d’€
      3/ Financement du rabais britannique (M. Thatcher 1984) : 1,3 milliard d’€
      4/ Ressources Propres Traditionnelles (droits de douane aux frontières de l’UE) : 1,7 milliard d’€
      Soit 17,0 + 3,3 + 1,3 + 1,7 = 23,3 milliards d’€
      En appliquant le taux de 15,7%, la France devrait rembourser : 390 (subventions) x 15,7 = 61,2 milliards d’€
      Merveilleux deal : on vous donne 40 milliards d’€; vous remboursez 61,2 milliards d’€ sans tenir compte des intérêts. La France emprunte actuellement (OAT à 10 ans) à un taux légèrement négatif. On ne connaît évidemment pas à quel taus sera fait l’emprunt de 750 milliards d€.
      Autre problème : la France est, juste derrière l’Espagne, le pays qui a vu son PIB décroître le plus au 2ème trimestre 2020 (13,8% par rapport au 1er trimestre 2020). Le montant des subventions a été décidé AVANT que les baisses de PIB des pays de l’UE soient connus. La France paiera a dit Macron…Idéologie européiste, quand tu nous tiens….

  • Gribouille // 31.07.2020 à 08h02

    Une video sur le sujet du cercle Aristote :
    https://www.youtube.com/watch?v=bOOwQmn0-d4

    • Boul // 31.07.2020 à 09h48

      excellente analyse

      qui se sert en premier et qui devra obtempérer pour recevoir l’aumone qu’on devra rembourser plus cher….
      cool

  • Richy // 31.07.2020 à 15h42

    Endetter l’économie italienne est une priorité, ce peuple étant rebelle il faut qu’il soit Pieds et poings liés . L « Europe » se fera de grès ou de force , La « pandémie » est là pour ça aussi !

  • Frexit // 31.07.2020 à 18h44

    Quel que soit le mode de remboursement de la partie de l’emprunt de 750 milliards d’€ affectée aux subventions aux Etats, la France est le dindon de la farce.
    1/ Soit le remboursement se fait en appliquant la règle de proportionnalité de la contribution au budget européen : la France reçoit 40 milliards d’€ et doit rembourser 61,2 milliards d€ (Cf. mon commentaire en supra)
    2/ soit par augmentation des ressources propres traditionnelles (droits de douane, taxes) et la France paiera proportionnellement à son activité économique (droits de douane sur les importations de produits hors UE, taxes sur divers secteurs économiques)
    L’Allemagne paiera certes mais elle a réussi à négocier la pérennité du rabais de sa contribution au budget européen (3,671 milliards d’€ par an)
    E. Macron n’est pas un négociateur : par idéologie européiste, il a cédé sur tout; « la France paiera » : ce sont donc les contribuables français qui paieront; nos enfants et petits enfants puisque le remboursement de l’emprunt est lissé sur 30 ans de 2028 à 2058 !!!!!!!!!!
    Merci qui? Allez, tous en choeur 1, 2, 3 : « Merci M. Macron »; je suggère que ceux qui sont ravis de cet accord « historique » lui envoient un chèque en guise de carte de remerciement.
    Personnellement, je préfère payer des impôts pour nos hôpitaux…

  • JnnT // 31.07.2020 à 21h08

    « Jamais auparavant n’était apparu aussi nettement la capacité des « élites » françaises à nuire à leur pays ». Voire…

    Certains commentaires parlent de haute trahison. Macron paradant, c’est un peu Daladier après les accords de Munich, Daladier qui a écrasé ensuite le Front Populaire avec la même férocité que le furent récemment les Gilets Jaunes avant d’accueillir Ribbentrop à Paris.

    La Débâcle de 1940 a été préparée d’un commun accord par les élites françaises justement, civiles et miliaires, avec comme objectif d’utiliser l’Allemagne hitlérienne pour réduire à merci la classe ouvrière (coup d’état contre la république) et d’écraser la révolution bolchevique en Russie. Sujet aussi tabou en France que l’assassinat de JFK au USA.

    Le péril communiste a disparu mais l’utilisation de l’UE aux mains de l’Allemagne pour réaliser un coup d’état contre la république française est un projet en cours de réalisation. Donc, oui, haute trahison, mais comme d’habitude. Aux dernières nouvelles, Macron porterait une Cagoule, tricotée par Mme Merkel.

  • Rond // 01.08.2020 à 09h26

    Bonne analyse.
    jupiter-minus-le-triomphant s’est fait ferrer les sabots, croit-il. Et alors ? Lui après les autres, d’un âne, on ne fera jamais un cheval de course. Comment pourrions-nous attendre quelque chose de bien de ce gamin et tutti quanti qui salopent tout ce qu’ils touchent ? En prenant un pouvoir, ces canards sans tête ne font pas « don de leur personne », mais assouvissent d’abord et avant tout une addiction irrépressible à cette drogue. Pourquoi les laissons-nous faire autant de mal ?
    Quant à la ou les dettes à l’assujettissement calculé, engagées en notre nom, rejetons-les comme iniques, irresponsables, mortifères. De toute façon, je n’ai rien signé et pas un kopek en poche ; libre donc…
    Tenez bon parce que ce cirque prévisible poursuit une trajectoire ressemblant à la logique de vol d’une mouche, mais globalement ascendante. Ca pourrait encore durer un certain temps ; au-delà de 2 ans si on jette un oeil au paddock…
    Il faut bien qu’effondrement se passe.

    • vert-de-taire // 01.08.2020 à 17h19

      Il faudrait pour cela par exemple boycotter les impôts :
      Revenu, TVA, TIPP, ..

      mais cela parait délicat.

      Le plus simple serait de faire sauter le système ..
      et le plus rapide est de tirer suffisamment de liquide de nos comptes…
      Chacun tire qqs centaines d’euros et on assèche les banques ..
      et tout s’arrête.
      Vraiment.

      Mais sommes-nous prêts à 1) ramasser les décombres, 2) en supporter les effets ? 3) prendre le pouvoir ?
      Savons-nous (individuellement et collectivement) ce que nous voulons ?
      La preuve que non : les élections restent des exercices inutiles.
      Bref : on veut que ça change, une révolution, mais vers où ? Pour quoi ?

  • Renaud // 01.08.2020 à 11h04

    Juste ce petit mot, je ne peux m’étendre en ce moment.
    Le pouvoir ultime est celui de créer la monnaie et de la contrôler quelle que soit sa forme visible ou électronique (y compris crypto-monnaies). Si les pays ne parviennent pas (mais la plupart y ont renoncé vampirisés par l’idéologie européiste !) à garder clairement leur monnaie reflétant réellement leurs réalités économiques et sociales, celles de chaque pays et régions, cela va se terminer par le triomphe des marchés par un pouvoir central déguisé en fédération-européenne pour capter l’attention de tous et ce serait l’Allemagne qui en serait l’armature directrice, cette dernière étant au service de l’empire anglo-américain. On peut avoir les pires craintes pour l’Europe du sud.

    • JnnT // 01.08.2020 à 15h06

      Entièrement d’accord. Ajoutons, comme d’autres l’ont signalé plus haut, que la création de dette par les états, y compris en France pour seulement payer les fonctionnaires, crée un esclavage par la dette : le pays est entre les mains de ses créanciers et une remontée des taux empêchant de « rouler la dette », soit ré-emprunter pour payer les intérêts, l’étranglerait complètement. Situation à la grecque en approche.
      C’est vraisemblablement un calcul : la dette génère des profits pour les banques qui placent les emprunts d’état jusqu’au moment où l’occasion sera donnée d’imposer en France la disparition complète de l’état social, la baisse des salaires et retraites, tout ce que souhaitent le patronat et les élites, non plus l’abolition des conquêtes du Front Populaire mais celles du CNR. Le parallèle avec les années 30 du siècle précédent est évident. Patronat et élites veulent toujours maximiser leurs profits, par tous les moyens.
      L’expression « esclavage par la dette » n’est nullement exagérée : aboli par Caracalla pour des raisons fiscales, l’esclavage réapparaît quand les paysans ne pouvant acquitter l’impôt se retrouvèrent serfs attachés à la glèbe.

      • vert-de-taire // 01.08.2020 à 17h24

        Il est donc URGENT de prendre le pouvoir avant qu’il nous « tombe sur la tête » !

        Car LA solution a-démocratique ‘usuelle’ EST de faire la GUERRE (civile et ou externe) et
        autres cataclysmes (détruire massivement la racaille, les pauvres et miséreux, opposants, …).

      • Jean // 01.08.2020 à 17h32

        JnnT,

        En Grèce lorsque la Troika a voulu une baisse importante du salaire minimum, l’équivalant du Medef pour la Grèce s’est opposé à cette mesure en expliquant qu’elle ruinerait un grand nombre de PME par effondrement de la demande intérieure. La Troika n’a pas changé d’avis, de nombreux commerces ont fait faillites mais des institutions financières européennes ont préservées leur rentabilité.
        Si le scénario de la Grèce se reproduit en France, ils seront 0,001% à s’enrichir de l’appauvrissement de tous les autres.

        • JnnT // 02.08.2020 à 22h24

          « l’équivalent du Medef pour la Grèce s’est opposé à cette mesure en expliquant qu’elle ruinerait un grand nombre de PME par effondrement de la demande intérieure. »
          Position OFFICIELLE obligée car les patrons de PME sont membres du syndicat patronal et nombreux.
          Mais les avis et les intérêts des patrons grecs, quels qu’ils soient, ne devaient pas beaucoup compter aux yeux de l’UE : tous un peu comme les petits porteurs en bourse. Les gros ont besoin qu’ils meurent : la ruine des uns fait les profits des autres.

  • Alain026 // 02.08.2020 à 13h34

    Grotesque ou affligeant? Les 2 mon capitaine!!
    Troquer de la monnaie gratuite, ou quasi, via la BCE, contre de la monnaie chère…
    Nos chers grosses banques vont pouvoir renouer, avec cet accord, une rente de situation… La plus value pour les orthodoxes UE, consiste a proposer une laisse pour les pigs…. Un outil de plus dans celui des contraintes fortes des trimestres UE. En clair, les orthodoxes surfent la vague et vont gagner le concours!!
    Le solde TARGET 2 est plus qu’évocateur pour mettre en evidence l’asymetrie nord sud. Les « teutons » on un solde de 1000 mds €… comment imaginer qu’il ne presente pas un peu de souplesse, en apparence! TARGET 2 n’ayant pas de collateral, les voilà rassurés de la bonne vieille recette du credit bancaire! Plus d’augmentation du risque de sortie d’un pigs qui ruinerait l’Allemagne. CQFD

  • Alain // 03.08.2020 à 14h24

    Et l’auteur a oublié le parlement européen – oubli compréhensible étant donné sa nature – qui s’est déjà montré opposé au nouveau budget tout en acceptant le plan dit « de relance »; ignorant par là même que les deux sont liés et qu’en refusant l’un on refuse l’autre. J’attend avec impatience les commentaires de Macron lors du possible crash final de ce montage « historique »

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