Les Crises Les Crises
19.août.201919.8.2019 // Les Crises

La Grande-Bretagne, un « Royaume-Uni » pour combien de temps encore ? Par Johanna Ross

Merci 86
J'envoie

Source : Consortium News, Johanna Ross, 06-06-2019

Le 6 juin 2019

Les élections européennes soulèvent des questions sur l’intégrité territoriale du Royaume-Uni, écrit Johanna Ross.

Londres, capitale de l’Angleterre et, pour l’instant, du Royaume-Uni (Colin, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons)

Par Johanna Ross

à Edimbourg, Ecosse

Exclusivité pour Consortium News

Il s’agissait d’élections qui n’étaient pas censées avoir lieu, mais qui se sont avérées très importantes pour la politique britannique. Le Royaume-Uni devrait déjà avoir divorcé de l’UE selon la promesse du Premier ministre Theresa May disant que : « Brexit signifie Brexit ». Mais son leadership s’avérant ne pas être si « fort » ni « stable », la Grande-Bretagne se retrouve toujours dans l’Europe. Par conséquent, le 23 mai, les électeurs du Parlement européen ont saisi l’occasion d’envoyer un message retentissant aux partis centristes traditionnels : le duopole qui a dominé la politique britannique depuis la Seconde Guerre mondiale – les conservateurs et les travaillistes – n’existe plus. Le changement est en marche.

Malgré deux années de négociations désastreuses de Brexit avec une série d’accords bloqués par les élus de Westminster et des efforts considérables de la part des partisans du Maintien (dans l’UE), dont l’ancien Premier ministre Tony Blair, pour obtenir un second référendum sur le Brexit, l’infatigable Nigel Farage a mené son parti pro-Brexit à une victoire décisive, avec 32 % des voix obtenues. Pris au pied de la lettre, ce résultat renforce le résultat du référendum européen de 2016 par un message clair : le Royaume-Uni veut sortir de l’Europe.

Nigel Farage : le Parti pro-Brexit conduit à la victoire décisive. (Gage Skidmore, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons)

L’Écosse toujours plus pro-européenne

Mais une carte du taux de participation électoral raconte une autre histoire pour l’Écosse. Comme prévu, le Parti national écossais [SNP, NdT] au pouvoir, qui s’est tenu sur une position Maintien, préconisant un second référendum, a fait un score historique. Leur résultat est passé de 29 % à 38 % lors des dernières élections européennes, il y a cinq ans. Le parti pro-Brexit, en revanche, a obtenu un peu moins de 15 pour cent. Comme l’a conclu le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon, l’Écosse a renforcé sa position pro-UE.

Depuis l’époque de l’Auld alliance avec la France [Alliance passée en 1295 pour contrer l’Angleterre, NdT], bien avant l’unification avec l’Angleterre en 1707, l’Écosse a eu ses propres relations avec le continent. Des liens avec des universités telles que Leyde aux Pays-Bas et des liens commerciaux avec Bruges, en Belgique, et Gdansk, en Pologne, étaient en place bien avant que des liens similaires soient établis avec l’Angleterre.

L’Écosse a toujours été plus pro-européenne et ce résultat des élections l’a souligné. Il est déjà salué comme le catalyseur nécessaire pour un deuxième référendum sur l’indépendance de l’Écosse ou « IndyRef2 », comme on l’appelle plus près de chez nous. Les nationalistes le réclament depuis qu’ils ont été défaits à 45 % contre 55 % lors du vote de 2014. Mais Sturgeon est resté sur ses positions, disant que le moment n’était pas propice, comme l’ont confirmé les sondages. Cependant, moins d’une semaine après les élections européennes, le SNP a déjà publié un nouveau projet de loi sur l’indépendance, déclarant que le résultat des élections européennes est un « nouveau départ » pour Indyref2. Une date limite a été fixée à mai 2021.

Sturgeon : Renforcement de la position pro-UE de l’Écosse. (Wikimedia Commons)

Westminster peut bien sûr essayer de bloquer tout deuxième référendum. Au moins trois des candidats au remplacement de Mme May ont dit qu’ils le bloqueraient. Mais cela pourrait avoir de graves répercussions. De plus en plus d’écossais pensent que Londres ne s’intéresse plus à leur point de vue sur quoi que ce soit, ce que les négociations sur le Brexit ont largement démontré. Comme l’historien écossais Tom Devine l’a avancé, les pourparlers du Brexit ont démontré que toute idée d’une union fondée sur le « partenariat et le respect mutuel » est « une fraude et un mythe ». Dans ces conditions, il n’est pas exagéré d’envisager une situation de type Catalogne dans laquelle l’Écosse va de l’avant avec un second référendum malgré Westminster.

Dans un tel cas, l’Écosse pourrait obtenir plus de soutien de la part de ses alliés de l’UE que la Catalogne. Après tout, la réputation de la Grande-Bretagne en Europe a été gravement entachée à cause du Brexit, et l’UE est sans doute plus susceptible de soutenir un pays intéressé à rejoindre l’Europe que celui qui l’a rejetée. En tout cas, ce ne serait pas la première fois que l’Écosse ferait une telle chose. En 1320, la Déclaration d’Arbroath fut envoyée au Pape, signée par 50 nobles écossais et proclamant l’indépendance de l’Écosse.

La copie « Tyninghame » de la Déclaration d’Arbroath de 1320. (barons écossais via Wikimedia Commons)

Ensuite, il y a la question du leadership. Contrairement à son homologue de Westminster, Sturgeon est largement reconnue et respectée en Écosse. Contrairement à Mme May, elle a fourni la seule chose que les citoyens apprécient chez un leader : la cohérence. Malgré les critiques pour ne pas avoir provoqué un autre référendum jusqu’à présent, elle s’en est tenue à sa stratégie – et cela a payé. La prochaine campagne pour l’indépendance sera certainement plus efficace que la précédente. Il a été largement reconnu que les arguments économiques étaient le maillon faible de la campagne en faveur de l’indépendance en 2014. Conscients de cela, les nationalistes sont en train de publier un guide sur le sujet, qui sera distribué à 2,4 millions de foyers écossais cet été.

Tous les indicateurs indiquent à présent un Brexit sans accord, ce qui ne fera que renforcer la position des nationalistes. Cela pourrait également créer le chaos dans une autre partie du Royaume-Uni, l’île d’Irlande.

Frontières de l’Irlande

Partir sans accord serait le pire des scénarios pour quiconque se souvient des troubles en Irlande du Nord. Il est à craindre qu’une frontière dure entre le Nord et le Sud – qui s’établirait si l’Irlande du Nord, en tant que partie du Royaume-Uni, quittait l’UE – avec toutes les douanes et contrôles douaniers stricts que l’UE exige à ses frontières – ne déclenche un retour aux temps des explosions et des tirs et ne compromette tout ce que l’accord du vendredi saint a permis de faire. Ce serait la provocation ultime pour les groupes paramilitaires nationalistes irlandais qui croient en une Irlande unie.

Une frontière dure serait donc considérée comme un retour aux jours sombres d’un conflit, dont personne ne veut qu’elle coûte à nouveau autant de vies qu’au XXe siècle. En effet, les temps ont changé, comme le paysage politique de l’île d’Émeraude. La République d’Irlande a bénéficié de l’adhésion à l’UE et à la zone euro et, pour beaucoup d’habitants du Nord, elle a semblé être un modèle de prospérité économique. En revanche, l’Irlande du Nord n’a même pas de gouvernement – l’accord de partage du pouvoir entre nationalistes et unionistes ayant été rompu il y a deux ans – et les perspectives économiques sont assombries par le Brexit.

La frontière entre le Royaume-Uni et la République d’Irlande traverse cette route à Killeen, marquée seulement par une limite de vitesse en km/h. L’Irlande du Nord utilise le mph [miles per hour, NdT]. (Oliver Dixon, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons)

Ces facteurs – ainsi que le fait qu’une majorité d’Irlandais du Nord a voté en faveur du maintien dans l’UE lors du référendum de 2016 – ont donc soulevé une idée qui aurait semblé impensable il y a quelques années à peine : celle de la réunification de l’Irlande. Plus tôt cette année, plusieurs ministres du cabinet britannique ont évoqué une perspective « très réelle » qu’un Brexit sans accord conduirait à un vote sur la réunification de l’Irlande. Les sondages, tant au nord qu’au sud de la frontière, indiquent que les deux côtés souhaitent de plus en plus que cela se produise. Certes, l’unification de Irlande entraînerait naturellement sa propre série d’obstacles et ce n’est pas une chose qu’on peut compter voir demain. Il est néanmoins remarquable qu’elle fasse malgré tout l’objet de discussions.

Tout cela soulève la possibilité réelle de la dissolution du Royaume-Uni. Une direction médiocre et incohérente de la part de Mme May et un parlement de Westminster qui a fait passer la politique partisane et les intérêts personnels avant la réalisation du Brexit ont créé la crise actuelle, qui à son tour a été un cadeau aux nationalistes écossais et irlandais.

Ce qui était auparavant considéré comme une option risquée et instable pour certains électeurs – l’indépendance – semble sans aucun doute plus sûr aujourd’hui étant donné le bourbier du Brexit. Les électeurs doivent maintenant peser le pour et le contre et voir s’il est dans leur intérêt de rester au sein d’une union qui ne sert plus le peuple écossais (certains diraient qu’elle ne l’a jamais servi).

Comme l’a dit Robert Burns, le barde écossais du XVIIIe siècle : « Je me demande depuis longtemps quels sont les avantages que l’Écosse tire de cette soi-disant Union qui peuvent contrebalancer l’anéantissement de son indépendance et de son nom même ? » Plus de 200 ans plus tard, les Écossais se posent toujours la même question.

Johanna Ross est une journaliste indépendante basée au Royaume-Uni.

Source : Consortium News, Johanna Ross, 06-06-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Fabrice // 19.08.2019 à 07h41

En temps normal je serais pour l’indépendance de l’écosse du fait de l’histoire, du peu de respect des gouvernements britanniques pour les écossais, mais franchement quitter un mauvais maître pour un pire là ça me désole.

69 réactions et commentaires

  • calal // 19.08.2019 à 07h31

    diviser pour mieux regner,le programme de toutes les dictatures

      +11

    Alerter
    • Lustig // 20.08.2019 à 21h03

      ce sera aux écossais de dire ce qu’il en est, ne vous déplaise… il est fort possible qu’ils ne choisissent pas l’indépendance dans un tel contexte. Mais si ils la choisissent, c’est leur voeu, et il a autant de valeur que celui des anglais concernant le Brexit. Laissons les peuples choisir.

        +3

      Alerter
  • Fabrice // 19.08.2019 à 07h41

    En temps normal je serais pour l’indépendance de l’écosse du fait de l’histoire, du peu de respect des gouvernements britanniques pour les écossais, mais franchement quitter un mauvais maître pour un pire là ça me désole.

      +67

    Alerter
    • Fritz // 19.08.2019 à 09h57

      J’étais pour l’indépendance écossaise lors du référendum du 18 septembre 2014, et je le reste.
      Mais je suis d’abord pour le Brexit, pour qu’enfin la volonté populaire soit respectée. Vas-y Boris !

      Honte à Corbyn, le soi-disant travailliste, honte à Hammond, le faux-jeton, honte à tous ces politiciens qui veulent enterrer le référendum du 23 juin 2016 sous prétexte que le peuple n’avait pas voté pour un « no deal ». En effet, il avait voté pour le Brexit, avec ou sans « deal ».

        +35

      Alerter
      • Logique // 19.08.2019 à 13h21

        Les étrangers sont tout simplement dans l’incertitude sur leur sort. Ils pourraient tout simplement se faire renvoyer dans leur pays d’origine, malgré des dizaines d’années de présence en Angleterre. La mère d’un ami est dans ce cas.

        PS: je répondais à Monsieur Fritz.

        Mais on peut discuter à l’infini pour savoir quel est le plus mauvais maître entre l’ue et le ru.

          +0

        Alerter
  • Malbrough // 19.08.2019 à 07h51

    Tout cela est tellement logique .
    Des régions pauvres , maltraitées par l’Angleterre ( cf M.Thatcher et les mineurs ,( Ecosse) ,imposant ses fermetures d’entreprises , la casse sociale (sociale étant devenu pire qu’un gros mot , équivalent à communiste) , la même imposant son libéralisme échevelé (qui au départ a fait exploser les prix de l’immobilier , faisant le bonheur des uns , devenus riches , et le malheur des autres n’arrivant plus à se loger…!)
    Des régions ayant une fiscalité digne de paradis fiscaux (Irlande) , tout cela ajouté à l’opportunisme des politiciens de tout horizon à la recherche de créneaux et à leur corruption (l’oligarchie proeuropéenne n’est pas avare de son pognon quand il s’agit de “convaince” les récalcitrants , hein Tony Lair , le roi de l’embrouille et du mensonge ?)…
    Les British en sont arrivés à une situation inextricable …

      +22

    Alerter
  • Malbrough // 19.08.2019 à 07h51

    suite ,
    Mais inutile de pavoiser: nous sommes sur leurs traces…!
    Le mieux sans doute , de mon point de vue, est que le RU , qui a conservé malgré tout sa monnaie , réussisse à sortir de l’UE , ce qui lui permettra de reprendre la situation en main (ce qui ne l’empêchera en rien de commercer , comme ‘avant”, malgré les allégations de nos médias )
    Courage les petits gars : certes vous habitez un ou des iles , mais ça vous a permis de ne pas céder au totalitarisme nazi en 40, et de ne pas être pays occupé soumis aux délires d’Adolf et à son coùt exorbitant .(70 % du PIB , les réserves d’or , les réquisitions humaines et matérielles et en guise de remerciements les destructions gratuites de “terres brulées” (comme en 14) produits de leurs défaites .
    Quant à nous , Français , nous allons nous enfoncer davantage dans le néolibéralisme , la destruction de nos sociétés et nous taper prochainement la réforme Macron des retraites , la n ième , la réforme dite à points ,( points liés uniquement à la santé industrielle de notre pays , donc pas du tout garantis), et la poursuite de la vente de nos actifs à des sociétés privées qui n’y voient que de magnifiques opportunités .
    Ach , misère !
    A côté , Bismarck , créateur d’une sécurité sociale , était un philanthrope !

      +41

    Alerter
  • LBSSO // 19.08.2019 à 08h04

    Vive l’Ecosse libre ! Vive l’Irlande libre! Vive la Catalogne libre! Vive et cetera !
    Vive les historiens ! Vive les régionalistes !
    Vive la mise en concurrence de tous ces pays !

    Je vais me faire un “pognon de dingue”, le tout emballé dans de bons sentiments ! Quel pied !

      +12

    Alerter
    • Lustig // 20.08.2019 à 21h10

      c’est un peu court… si les écossais veulent leur indépendance, qui êtes vous pour la décréter inférieure à celle de l’Angleterre ? Croyez-vous que les pays indépendants que vous appelez de vos voeux ne seraient pas également mis en concurrence ? bien sûr que si ! Le capitalisme met les pays en concurrence, l’UE n’en est qu’un avatar. La guerre de 14-18 vient de cette concurrence entre nations “souveraines”…
      Par ailleurs, nos pays se sont forgés par le fer et le sang, une ethnie ou région imposant son pouvoir aux autres. Nos pays eux-mêmes sont de petits “empires” à l’échelle de l’histoire. On peut souhaiter maintenir ces états que nous avons connu au 20ème siècle, mais il ne faut pas se faire d’illusions outre mesure.

        +0

      Alerter
  • douarn // 19.08.2019 à 08h19

    Curieusement on n’entend pas parler d’un autre paramètre de l’équation : ce qui reste de pétrole dans les champs de la mer du nord, et plus précisément, dans les eaux écossaises :
    https://www.crystolenergy.com/wp-content/uploads/2016/03/North-Sea-Oil-and-Gas-Fields.jpg

    Ce pétrole avait soutenu toute la politique éco de Mme Tatcher. Le pic de production de pétrole et de gaz est survenu en 2001 et on peut mettre en parallèle le fait que les conditions économiques du royaume se soient dégradées à partir de cette date.
    http://mazamascience.com/OilExport/output_en/Exports_BP_2017_oil_bbl_GB_MZM_NONE_auto_M.png
    http://mazamascience.com/OilExport/output_en/Exports_BP_2017_gas_ft3_GB_MZM_NONE_auto_M.png

    “l’Écosse pourrait obtenir plus de soutien de la part de ses alliés de l’UE que la Catalogne.” Un Ecosse dans l’UE c’est 1 millions de bl/jour de pétrole. Au regard du passif historique Ecosse/Angleterre, sûr que l’UE lui ouvrira ses bras. Pas comme à ces Catalans ayant expérimenté la révolution sociale anarcho-communiste en 1936.

      +13

    Alerter
  • Kokoba // 19.08.2019 à 08h46

    L’Union Européenne est en train de détruire les etats nations.

    La Catalogne en Espagne.
    Irlande et Ecosse au Royaume-Uni.
    La Belgique où Flamands et Wallons ne se supportent plus.
    La Ligue Nord en Italie.
    La France qui est très intégrée résiste mieux mais les gilets jaunes ont montré la fracture qui existe.

    C’est assez logique vu que l’etat, supplanté par les structures de l’UE, ne sert plus à grand chose.

      +15

    Alerter
    • la vieille gauloise // 19.08.2019 à 09h05

      “L’UE est en train de détruire les États Nations ” ….et si la France se morcelle en plusieurs régions, les oligarques franc macs n’ ont pas à se plaindre , ils auront ce qu’ ils ont voulu !!…. car les régions ( pas vraiment autonomes puisqu’ elles devront répondre au parlement européen ) deviendront encore plus revendicatrices ! Surtout avec la jeune génération plus identitaire y compris avec les diverses communautés qui la composent Je souhaite bon courage
      aux ” zelites” ça va devenir ingérable…..

        +9

      Alerter
    • Serge WASTERLAIN // 19.08.2019 à 09h09

      En Belgique, il n’a pas fallu attendre l’U.E. pour que les flamands ne supportent plus les wallons !

        +13

      Alerter
      • Fabrice // 19.08.2019 à 12h43

        Récemment je regardais une carte de l’impact de la hausse du niveau de la mer franchement à la place des flamands je resterais poli et ami avec les Wallons.

        Le moins impactant donnait ceci comme résultat :
        https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTAq_MCqWTdt8ONBMaO-Rznv5abD2tvnjkXTA5mdwkwDCnY7iFO

          +15

        Alerter
        • Hubrecht // 20.08.2019 à 00h02

          @Fabrice

          Toujours cette aversion tendancieuse envers les Flamands… Savez-vous seulement pourquoi les Flamands entretiennent des relations aussi tendues avec les Wallons ? Saviez-vous que la bourgeoisie wallonne (francophone), naguère, dédaignait complètement les “pèquenauds” flamands – qui ne bénéficiaient pas du dynamisme industriel de la Wallonie et persistaient à mener un modus vivendi basé en large partie sur le secteur primaire ? Que cette même bourgeoisie méprisait leur langue, dévalorisait leur culture, et raillait leurs traditions locales jusqu’à une date plutôt récente ? Pensez-vous que cette antipathie flamande est purement gratuite, infondée, ou maladive ? Mais je suis d’accord pour souligner les excès sectaires et les dérives chauvines de certains Flamands qui sévissent à l’heure actuelle, ceci dit, et je prends note de votre documentation très intéressante.

            +2

          Alerter
          • antoniob // 20.08.2019 à 05h43

            c’est plus compliqué: l’usage du français dans les Flandres remonte à l’époque médiévale, du aux liens avec la monarchie francilienne. C’est la noblesse locale, puis à l’époque industrielle, la bourgeoise locale, dont les bruxellois, ethno-culturellement hybrides, qui adoptaient le français comme langue de finesse et prestige culturel.
            Des écrivains flamands pure laine tels Rodenbach ou Mæterlinck ont écrit leur oeuvre en français.
            La paysannerie et le prolétariat industriel initial wallons ne parlait pas français, mais les variantes de vieux-picard septentrional. Dans les tranchées de 14-18, beaucoup de paysans wallons ne comprenaient pas plus leurs officiers bourgeois francophones, que les paysans flamands. Encore actuellement du côté de Charleroi les parlers qui subsistent sont incompréhensibles pour un francophone.

            Mais bon. la bonne santé économique flamande post-industrie lourde belge, comme adjuvant de l’indépendantisme, comme dans le cas catalan en Espagne. montre ce qu’il y a de parfois futile et transitoire dans les discours nationalistes.

            Pour rappel, initialement, au 19è siècle, Liège voulait utiliser Rotterdam pour acheminer charbon et métallurgie, mais c’est l’idéologie et mode belgicaine unificatrice, notamment des Bruxellois qui avait fait opter pour creuser le canal Albert et acheminer vers Anvers, pour justement développer le littoral paysan-pêcheur flamand. Ce à quoi les Flamands ne disaient pas non…

              +3

            Alerter
          • placide // 20.08.2019 à 07h02

            Je trouve l’attitude des flamands minable,les wallons d’aujourd’hui ne sont pas responsables des errances de leurs ancêtres;je suis Français et notre attitude vis à vis de l’Allemagne est tout à notre honneur et ce n’est pas seulement du mépris ce qui s’est passé evec eux , mais la guerre la plus génocidaire de l’histoire de l’humanité qui a laissé notre pays exsangue (voir les listes des monuments aux morts dans chaque commune), les catalans ont la même morgue vis a vis des Espagnols et des Français , je pense que cette morgue ne résisterait pas a un tunnel dans le Luchonnais lequel déplacerait les activités économiques dont catalans et basques (comme par hasard) bénéficient. Flamands et Catalans ont beaucoup de points communs un retournement de situation économique les ramènerait à plus de convivialité avec leurs voisins.Ceci dit je pense que la création de la Belgique par les anglais fût une erreur et que la place des Flamands est en Hollande et celle des Wallons en France.

              +1

            Alerter
    • François Lacoste // 19.08.2019 à 09h51

      “La France qui est très intégrée résiste mieux…”
      Allez faire un tour en Corse! et sur le chemin passez donc par Alsace après avoir sillonné les routes de Bretagne et du pays Basque, un effort encore en visitant tant qu’ils sont encore français, les départements et territoires d’outre mer (Tahiti c’est chaud, moins cependant et pour l’instant que la Nouvelle Calédonie…etc.).
      Un pays existe d’abord par le partage d’une même langue, raison pour laquelle le pouvoir en France à imposer le français, le plus souvent sans ménagement, à tout le territoire. A l’inverse, un pays ce démembre en l’éclatent en autant de langues régionales…
      L’Europe, l’Europe , l’Europe…c’est le détricotage des nations, parce que nous le savons, tant que c’est “horribles” nations existent il ne peut y avoir a terme d’entité nationale Européenne.
      L’Europe (entité politique) n’a jamais pu exister autrement que dans la durée de conquêtes militaires ou religieuses toujours vouée à l’effondrement. La raison en est la diversités des langues, des cultures, des meurs et des coutumes. Et ce n’est pas en appliquant un cataplasme de sous culture étasunienne indigente que cela changera.

      En revanche les nations d’Europe ont tout intérêt à coopérer intimement dans le respect de leur différences. De cette coopération uniquement, peut émerger une entité puissante dans les rapports de force internationaux.

        +18

      Alerter
      • Mohamed // 19.08.2019 à 10h26

        tout a fait d’accord. c’est pourquoi l’UE aurait du commencer par une diffusion linguistique.
        La France et l’Allemagne aurait du dès les années 50 se mettre d’accord pour que chaque allemand devienne bilingue (francais allemand) et que chaque français aussi. Il aurait été facile d’intégrer l’allemand dans le cursus scolaire en lieu et place de l’anglais dès le CM1.
        En l’espace d’une à deux générations, Français et Allemands auraient par ce rapprochement linguistique, aurait pu construire un vrai sentiment européen.
        ce rapprochement linguistique aurait pu règler le problème du chomage en France et celui du manque de main d’oeuvre en Allemagne.

          +3

        Alerter
        • zwartemilord // 19.08.2019 à 11h35

          Et pourquoi pas l’espéranto pour tous?
          Tous gardent leur langue et/ou dialecte et communiquent dans le monde entier.
          Ah oui, les anglophones n’en veulent pas!

            +7

          Alerter
          • lole // 19.08.2019 à 14h57

            Oui, c’est vrai, les sudistes on aurait du leur apprendre l’allemand, bien praticable à la frontière espagnole ou italienne.
            Sur que ca aurait plu.
            Mondialement ca représente quoi la langue allemande ???

              +7

            Alerter
          • Francesc Pougault // 19.08.2019 à 18h27

            Une langue c’est un dialecte qui a une armée.

              +5

            Alerter
          • Mohamed // 19.08.2019 à 20h18

            l’espéranto n’existe pas et n’est pas attractif. L’Allemand, langue de 3 grandes nations d’Europe, l’est.

              +3

            Alerter
            • Thierry Saladin // 20.08.2019 à 13h33

              Quelles sont vos sources pour affirmer que “l’espéranto n’existe pas et n’est pas attractif.” ?
              Nous serions curieux de les connaître, rien que pour voir …
              Vous avez donc deux points à nous prouver :
              1) l’espéranto n’existe pas.
              2) n’est pas attractif.

                +0

              Alerter
          • Thierry Saladin // 20.08.2019 à 13h29

            Pourquoi pas l’espéranto pour tous ?
            C’est effectivement une excellente question. La réponse tient au fait que se sont mêlés pour ne pas reconnaître cette langue géniale ET vivante, des caractéristiques bien humaines : la bêtise, l’ignorance, les préjugés, comme quoi elle n’aurait pas de culture (ben voyons…), etc.
            Tout cela se démontre, mais je suis certain qu’en ayant posé cette question vous voyez à quoi je fais allusion. François Cavanna, un amoureux de la langue française, lui, n’a-t-il pas écrit : “Vous ne voulez pas de l’espéranto ? Vous aurez l’anglais. Bien fait pour vos gueules !

              +1

            Alerter
        • ouvrierpcf // 19.08.2019 à 13h50

          En l’espace d’une à deux générations, Français et Allemands auraient par ce rapprochement linguistique, aurait pu construire un vrai sentiment européen.

          heu l’affaire a été engagée en 1939 et c’est le Marechal PETAIN qui dirigea la manœuvre ce fut la construction d’un vrai sentiment NAZI YAH VOLL Sinon je propose de rouvrir …pour commencer les hôtels résidences ouvrières de coopération amicale et d’éducation participative ouverte de NATZWEILLER de STRUTHOF de DACHAU de MATHAUSEN de HINZERT de FLOSSENBURGdeNEUSSUTRUM de BORGERMOOR de ESTERWEGEN de ASCHENDORFERMOOR de BRUALREHEDE de WALCHUM de OBERLANGEN de WESUWE de VERSEN de FULLEN de HESEPE de DALUM de ALEXISDORF pour les résidences ou était écrit en fronton ARBEIT MACHT FREI on étudiera la question au prochain scrutin européen ou avant par décret du gouvernement MACRON PS les archives nous renseigneront sur les arrières grands parents qui exercèrent leurs activités loisirs et détente coopération dans ces lieux en plus elles peuvent être numérisées c’est plus pratique

            +1

          Alerter
          • Sandrine // 19.08.2019 à 17h17

            Oh la la… En tout cas une sur, Guantanamo, pas besoin de le rouvrir, il n’est toujours pas fermé…
            Sinon sur le fond : une bilinguisme (comme un monolinguisme) ça ne s’instaure jamais par la douceur. On a essayé de faire la promotion de l’allemand en France (pour l’inverse, je ne sais pas) de manière “libérale”, par l’incitation et le libre choix. C’était perdu d’avance. Et puis quelle gifle ça aurait été pour les Italiens si un tel bilinguisme avait été promu de manière un peu plus agressive. Impossible.
            Non, il aurait fallu imposer le FRANÇAIS comme langue unique de l’Europe et faire de toutes les autres langues des langues régionales, mais avec des universités régionales n’enseignant que dans ces langues “régionales” (sur le modèle de l’université de Barcelone).
            Le français, c’est la langue paradigmatique de l’Europe : un mélange idéal de latinité, de grécité, de germanité et de celticité (celtitude?)…
            Oui mais voilà, qui osait avoir des idées comme celle-là en France dans les années 50 (je ne parle meme pas de maintenant)?!? C’est bien là le problème.

              +3

            Alerter
            • francesc pougault // 19.08.2019 à 20h19

              Le catalan n’est pas une “langue régionale”, étant langue officielle d’Andorre; aux universités de Barcelona, plusieurs matières sont enseignées en espagnol. Par contre rien an catalan aux universités de Madrid.

                +2

              Alerter
            • Sandrine // 19.08.2019 à 21h18

              Oui bien sûr, mais ce n’est pas la question. Je proposais, moi, de considérer l’italien, l’allemand, l’espagnol, etc. comme des langues des « régions » de l’Europe, le français ayant un double statut à la fois régional comme les autres mais également seul et unique langue administrative de la super-structure…
              On a le droit de rêver, non?

                +0

              Alerter
        • john // 19.08.2019 à 19h24

          Au bout de 189ans, les belges n’ont plus de parti unitaire (commun aux 2 partis du pays).
          Pour moi le projet fédéral UEpéen est à contre temps de l’histoire, car les peuples d’Europe divergent encore (lire “L’invention de l’Europe” ou regarder les taux de fécondité). La force de l’Europe, ça a toujours été sa diversité où les peuples ont chacun eu des expériences diverses qui se sont diffusés quand elles étaient bénéfiques. L’agilité me semblent aussi plus important qu’appartenir à un immense ensemble statique (voir un article récent sur la petite Islande qui s’est bien sortie de la crise sans l’aide de la bienveillante et forte UE).

            +4

          Alerter
    • Fritz // 19.08.2019 à 10h06

      @Kokoba : le soutien de l’UE aux indépendantistes catalans, comme à la Ligue du Nord en Italie, n’est pas évident, c’est le moins qu’on puisse dire. Certes elle cherche à dissoudre et détruire les États-nations, mais, il me semble, elle le fait en s’appuyant sur les gouvernements en place, dont certains (à Paris notamment) sont tout fiers d’arborer le zoli drapeau azur étoilé.

      Et ça se comprend. Soutenir des mouvements séparatistes, c’est prendre le risque de réveiller un esprit souverainiste.

        +9

      Alerter
      • Kokoba // 19.08.2019 à 10h19

        Je ne pense pas que l’UE soutienne activement les indépendantistes.
        Mais le travail de sape et de contournement des etats est bien réel.

          +12

        Alerter
        • chr bernard // 19.08.2019 à 20h32

          tout à fait d’accord !
          L’Europe veut détruire les Etats en tant que “organes” vivants et outils démocratique réels.
          Mais ils tiennent à les conserver en tant que “zombies” servant de courroies de transmission pour leurs directives et autres GOPE, et en tant que théâtres pseudo démocratiques distrayant les peuples.
          C’est la raison des désillusions catalanes..

            +6

          Alerter
    • RGT // 19.08.2019 à 10h10

      L’objectif de L’UE est simplement de remplacer les états “colonisateurs internes” (TOUS les grands états ont TOUS été bâtis sur la colonisation des voisins des “terres” de petits seigneurs locaux aux dents plus longues que leurs voisins).

      Pour ensuite bien sûr s’approprier la “manne céleste” de la collecte de l’impôt à son propre avantage.
      Ça a toujours été comme ça depuis la nuit des temps. L’expansion territoriale n’est rien d’autre qu’un moyen de racketter une population plus importante, donc d’augmenter ses “parts de marché” et ses revenus.

      Quelle était le moteur de TOUTES les invasions depuis que les humains ont fait la bêtise de se soumettre à des “élites” ?
      Juste l’augmentation des profits de ces “élites”, les peuples (originellement soumis ou récemment conquis) n’ayant qu’à fermer leurs gueules et à se soumettre à des lois qu’ils n’ont JAMAIS approuvé.

      Dans le cas d’un état “démocratique” avec des “élections” il est toujours possible de “revenir en arrière” (du moins dans les rêves) sur des lois ignobles en “votant” pour les “pourris d’en face”.

      Dans l’UE, cette option n’est même pas possible car dès sa conception l’UE a permis d’éviter que ce problème ne survienne en transformant le “parlement €uropéen” en simple assemblée consultative de godillots bien rémunérés (le prix de la corruption) par le biais de l’impôt (qui sert à encore plus assouvir les peuples).

      La Kommission décide et se fout royalement de l’opinion des peuples concernés et éventuellement des dirigeants locaux qui ne voudraient pas se soumettre.

        +18

      Alerter
    • Lustig // 20.08.2019 à 21h17

      @ kokoba : le problème, c’est que ces états se sont consitutés eux-mêmes dans des rivières de sang, une ethnie ou région imposant sa domination aux autres. Donc bon… on peut souhaiter maintenir ces états du 20ème siècle, mais faut pas trop insister sur leur “fondements historiques”, qui tiennent largement de la propagande. Restons pudiques…

        +0

      Alerter
  • Patrique // 19.08.2019 à 08h48

    Encore de l’infox journalistique.
    1°Contrairement à ce que dit Johanna Ross, le SNP a subi une lourde défaite aux législatives (vote sérieux) que ne compense pas le vote défouloir des européennes. Le parti du Brexit n’est pas non plus devenu le 1er parti de Grande Bretagne.
    2° Le SNP est totalement opposé à l’indépendance de l’Ecosse. Il souhaite en effet que l’Ecosse reste dépendante de l’UE et qu’elle reste dépendante de l’OTAN comme Johnson d’ailleurs..

      +7

    Alerter
    • Lustig // 20.08.2019 à 21h20

      oui… de toutes façons ils veulent tous rester dépendants du capitalisme international… donc bon… si les écossais ont envie de se faire une petite islande ou je ne sais quoi, pourquoi pas ? leur vote n’a pas moins de légitimité que celui des anglais

        +0

      Alerter
  • RGT // 19.08.2019 à 09h52

    “L’Écosse a toujours été plus pro-européenne et ce résultat des élections l’a souligné.”

    Encore une connerie des €urolâtres qui doit être corrigée.

    Les écossais ne sont PAS €urophilles, ils sont tout simplement anglophobes dans leurs tripes et souhaitent simplement se servir de l’UE comme cheval de Troie pour couper les chaînes qui les lient à Londres.

    Une fois ces chaînes coupées ils se débarrasseront de l’UE car ils ne souhaitent pas recommencer leur vassalité perdue avec l’UE.

    Qu’on arrête de nous bassiner avec les intentions d’autres peuples qui sont totalement différentes de la réalité de leur quotidien.

    Par contre, sa “gracieuse majesté” ne voit pas d’un très bon œil ces velléités d’indépendance.
    L’Écosse, ce n’est pas QUE le whisky et le pétrole, c’est (hélas pour les anglais) près de 50% du PIB produit par seulement 10% de la population, et cette prise de distances serait une véritable catastrophe économique pour le “royaume uni”.
    Ce n’est pas la City qui viendrait renflouer les caisses de l’état, les banquiers gardent tout pour leur usage personnel et ne veulent surtout pas que ça change, les écossais étant un moyen efficace (par le biais de l’impôt) de permettre à la population d’avoir le minimum vital.

    Juste une histoire de gros sous. L’Écosse et l’Irlande sont les deux dernières colonies britanniques et la perfide Albion préférerait crever que de les laisser enfin prendre leur indépendance.

    Et l’UE dans tout ça ?
    Elle ne souhaite qu’une seule chose : prendre la place de l’ancien colonisateur pour des raisons tout aussi sordides.

      +19

    Alerter
  • Denis Monod-Broca // 19.08.2019 à 10h32

    Cette Union Européenne, quelle machine à désunir !…

      +10

    Alerter
    • Lustig // 20.08.2019 à 21h23

      disons, à désunir ces états construits dans des rivières de sang, où une ethnie ou région avait imposé sa domination au autres… je ne suis pas spécialement contre les états du 20ème siècle, mais il ne faut pas les idéaliser… ils sont le fruit de l’histoire, le fruit des magouilles, des tripatouillages, des dominations, des guerres et des razzias opérés depuis quelques siècles. Ils ne sont pas éternels non plus.

        +0

      Alerter
  • tchoo // 19.08.2019 à 10h56

    Parler d’indépendance de l’ecosse qui resterait ainsi dans l’UE est une escroquerie. Les politiciens nationalistes s’imaginent sans doute pouvoir se servir de tremplin pour arriver à leurs fins. Ils ne font que tromper leur monde si ils ne trompent pas eux mêmes.
    et parler de “avec toutes les douanes et contrôles douaniers stricts que l’UE exige à ses frontières” me fait doucement rigoler.

      +7

    Alerter
  • Brigitte // 19.08.2019 à 11h01

    Dire que les pro-UE traitent les souverainistes de passéistes alors que leur référence est le 20ième siècle. Que dire alors des indépendantistes dont la référence est le 13ième siècle?
    De quelque angle on regarde l’UE, on y voit toujours un empire dont la stratégie est de morceler ses frontières pour mieux les digérer et les diriger.
    La France, qui est aussi une frontière de l’UE, prendra le même chemin. D’ailleurs les tentatives d’euro-régions Moselle et Alsace feront des petits si l’on n’y prend pas garde.
    Il y a urgence à agir sur les esprits formatés. Comme le dit Montebourg dans la vidéo, il faudra une génération pour que la France retrouve sa souveraineté économique et politique. Mais laquelle? Les jeunes d’aujourd’hui qui seront aux commandes demain ont été baptisés à l’euro-religion. Leur souci est l’écologie, pas la politique. Je suis assez pessimiste et pourtant je veux croire encore à la capacité de notre pays à se libérer de l’étau UE-US.

      +11

    Alerter
    • Lustig // 20.08.2019 à 21h26

      le problème, c’est que nos pays sont eux-mêmes de petits empires, où une éthnie ou région a imposé sa domination aux autres au fil des siècles et des guerres… alors on se fait maintenant bouloter par plus gros… c’est triste mais c’est ainsi… quant à la culture politique, je vous rejoins…

        +0

      Alerter
  • Albert Charles // 19.08.2019 à 11h11

    Article convaincant sur un point: vive (et vite) le Brexit, alors…!
    Une fois dans l’UE sans l’Angleterre, et une fois le Brexit bien rôdé (pas avant 5 ans), on pourra juger si l’ Ecosse et l’Irlande réunifiée ont fait le bon choix de préférer le mammouth UE au UK indépendant….. Comme je suis certain que le Brexit réussira à terme (plus de liberté en politique économique interne, en accords commerciaux, en investissements, etc…), je ne serai pas étonné que ces Nations crédules se mordent les doigts de leur choix. Il suffit déjà de regarder ce que les populations d’Europe de l’Est récemment entrées dans l’UE pensent de leur adhésion à cette structure politique et juridique ingouvernable et ingouvernée (tel un bateau ivre qui dérive au gré des courants sauvages de la mondialisation libérale en cours…..)

      +7

    Alerter
  • Emmanuel Florac // 19.08.2019 à 12h12

    Un indispensable à lire: Craig Murray, ancien ambassadeur britannique, citant Tom Jenkins sur l’Écosse:
    https://www.craigmurray.org.uk/archives/2019/08/the-unanswerable-case/

    “L’Écosse a la même population que le Danemark, à peu près les mêmes ressources, infrastructures et talents. Autrefois elle était bien plus riche, et de loin. Aujourd’hui son PIB par personne est de 33000US$ contre 63000US$ pour le Danemark. Je suis sûr que le décroche est du à la longue dépendance économique de l’Écosse envers le Royaume-Uni.”

      +5

    Alerter
  • douarn // 19.08.2019 à 12h20

    Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de questions qui se posent avec ce brexit et en particulier sur le plan géostratégique :
    – L’angleterre post-brexit, détachée de l’UE, de l’Ecosse et de l’Irlande ne risque t-elle pas devenir un “état supplémentaire” des USA ?
    – Que va t-il se passer au sein du commonwealth (~50 pays membres dont l’Inde, le Canada, la NZ ou l’Australie) dans un contexte où les USA mènent une guerre éco contre tous ?
    – Les gallois, que l’on entend pas, sont ils prêts à suivre les anglais ?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Commonwealth#/media/Fichier:Commonwealth_of_Nations.svg

      +4

    Alerter
    • Fritz // 19.08.2019 à 12h57

      Contrairement aux Écossais, les Gallois ont voté pour le Brexit, à 53 %.
      http://www.lefigaro.fr/international/2016/06/24/01003-20160624ARTFIG00139-brexit-les-resultats-du-vote-region-par-region.php

      Historiquement, le pays de Galles a été rattaché à l’Angleterre bien avant l’Écosse. Cela dit, les Gallois sont les descendants de ces Bretons chassés ou massacrés par les Anglo-Saxons du Ve au VIIe siècle.

        +8

      Alerter
    • Lustig // 20.08.2019 à 21h29

      @ douarn : en effet, l’Angleterre indépendante a peut-être bien prévu de devenir le 51ème état des USA… mais cela, les souverainistes ne nous en parlent pas trop… l’UE conçue par les USA est en train de devenir le jouet d’une Allemagne trop puissante… ça n’amuse plus du tout les oligarques américains, qui ne savent plus si ils doivent détruire ou renforcer l’UE…

        +0

      Alerter
  • Logique // 19.08.2019 à 13h17

    “Il est à craindre qu’une frontière dure entre le Nord et le Sud – qui s’établirait si l’Irlande du Nord, en tant que partie du Royaume-Uni, quittait l’UE – avec toutes les douanes et contrôles douaniers stricts que l’UE exige à ses frontières”

    C’est une blague. Allez donc faire un tour du côté des frontières suisses. Il y a davantage de “contrôles” du côté suisse que du côté ue. Déjà que les contrôles côté suisse sont pratiquement inexistants. C’est simple, autour de Genève il n’y a plus de douaniers sur de nombreuses routes qui traversent la frontière.

      +4

    Alerter
    • Malbrough // 19.08.2019 à 13h58

      Forcément , la Suisse a l’immense qualité d’attirer les capitaux en cas de crise dans ses banques .
      Lesquelles d’ailleurs ont le loisir de faire fructifier ces fortunes et de les récupérer si une communauté est détruite ….
      De plus pays “neutre” , jamais attaqué et pour cause : les fortunes ont toujours eu besoin de coffre forts inviolables .

        +4

      Alerter
      • Chris // 19.08.2019 à 14h03

        coffre forts inviolables ?
        Avec la loi FACTA ?
        Ça eut été…
        Dorénavant, les coffres inviolables sont aux USA qui ne reconnaissent pas la réciprocité de la FACTA !

          +6

        Alerter
      • Lustig // 20.08.2019 à 21h31

        la suisse c’est le lieu où être en cas de grabuge… un sanctuaire… une “olympie” moderne… aucun des oligarques mondiaux ne la détruira

          +0

        Alerter
  • Nicolas // 19.08.2019 à 13h49

    l’Irlande a bénéficié de l’UE, dit le texte. Mouais, si on regarde le PIB, qui est complètement déformé par l’évasion fiscale de Facebook etc qui font des milliards sans payer d’impôt ni en France… ni en Irlande. Du coup, ben, le PIB de l’Irlande n’a plus aucun sens. Tout le monde s’en est rendu compte quand le PIB de l’Irlande a augmenté de 26% en 2015, ça ne correspondait qu’au transfert de sièges sociaux et aux bons résultats de Facebook etc, (notamment une très grosse entreprise de leasing d’avions est arrivée, Cf. article “Ireland’s GDP figures: Why 26% economic growth is a problem”, du Irish Times, juillet 2016), et n’a eu aucune conséquence positive pour les Irlandais (contrairement à une vraie augmentation de PIB de 5%.. ). Du coup, les gens qui regardent le PIB irlandais pour parler de ses bonnes performances économiques ont 3 ans de retard sur les médias mainstream, qui ont découvert l’eau tiède avec beaucoup de retard.
    “La République d’Irlande a bénéficié de l’adhésion à l’UE et à la zone euro et, pour beaucoup d’habitants du Nord, elle a semblé être un modèle de prospérité économique.”
    J’en suis vraiment pas sûr. Ce qui est sûr, c’est que la partie de l’Irlande libérée du joug anglais… n’est plus pillée par l’Angleterre.

      +8

    Alerter
  • Logique // 19.08.2019 à 13h50

    En fait, les conséquences risquent de n’être catastrophiques pas seulement pour les étrangers, mais aussi pour les plus pauvres. Les plus riches trouveront toujours le moyen de s’en sortir.

    https://www.zerohedge.com/news/2019-08-18/cabinet-office-leaks-latest-draft-project-fear-whitehalls-plan-brexit-day

    Exemples :
    “Medical supplies will “be vulnerable to severe extended delays” as three-quarters of the UK’s medicines enter the country via the main Channel crossings
    The availability of fresh food will be reduced and prices will rise. This could hit “vulnerable groups”

    “Les fournitures médicales risquent de se voir soumises à des retards très importants alors que les trois quarts des médicaments du ru entrent par les voies principales à travers la Manche.
    La disponibilité de la nourriture fraîche sera réduite et les prix augmenteront. Cela pourrait toucher les groupes vulnérables.”

      +2

    Alerter
    • Chris // 19.08.2019 à 13h58

      Les Suisses allemands ont une expression très colorée pour illustrer ce type d’article :
      “peindre le diable sur la muraille”, que l’on peut traduire par projection de la peur (project fear). Ça marche du tonnerre de dieu, surtout quand la MSM savonne la planche !
      Les Canadiens se feront un plaisir d’adoucir ce blocus… Par contre, les Vénézuéliens ont moins de chance :
      http://ronpaulinstitute.org/archives/featured-articles/2019/august/08/us-seizes-cargo-ship-trying-to-deliver-food-to-venezuela/

        +5

      Alerter
    • Nicolas // 19.08.2019 à 16h26

      Vous croyez encore aux arguments du “Project Fear”? Vous imaginez vraiment que ce coup ci, c’est la bonne, le blocus continental napoléonien va mettre l’économie anglaise à genoux, affamer le peuple de Londres, façon siège moyennageux ou embargo américain contre les peuples souverains du Venezuela ou de Syrie?

        +3

      Alerter
  • Chris // 19.08.2019 à 13h52

    Pour parodier B. Pascal : Le cœur a sa logique que la logique ne connaît point.
    “Les conséquences pour les étrangers ne seront pas anodines”.
    Le RU a plus à craindre des étrangers du dedans (les colonisés colonisateurs !) que ceux du dehors, les expatriés. Les premiers caracolent encalminés en ghettos communautaires, les seconds s’égayent et se posent au fil des vents économiques sans alourdir la note sociale, tout en apportant leurs compétences.
    Pragmatique, Bojo a déjà annoncé ne rien vouloir changer du statut des seconds, trop utiles à l’économie numérique et tertiaire.
    La Suisse observe avec une attention soutenue le déroulement du Brexit et retarde certaines décisions, elle-même poussée sans ménagement dans l’Union Européenne par le biais d’un accord-cadre, qui est un copié-collé du deal de May/UE refusé par le Parlement britannique.
    J’ai longuement discuté avec des Suisses qui sont absolument convaincus que si le CF accepte et ratifie ce traité, ils pourront toujours modifier certains aspects par le biais de référendum (démocratie directe).
    Une pure illusion si on tient compte de deux faits cruciaux : les Suisses ont accepté les juges étrangers (référendum de nov. 2018), lequel place la législation européenne au-dessus de la législation suisse et qu’«Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens» comme l’a rappelé Jean-Claude Junker le 25 janvier 2015 après la victoire de Syriza en Grèce.
    Le réveil va être brutal pour ce petit peuple habitué à une démocratie directe pluricentenaire.

      +10

    Alerter
  • MIZZGIR // 19.08.2019 à 14h40

    Et que va devenir James Bond, lui qui est Ecossais ? Va t’il rester On Her Majesty’s Secret Service (le seul film de la série où on le voit en kilt)? Mon dieu, je n’en peux plus ! Ah ces rosbeefs sont vraiment les maîtres du suspense… Tiens voilà une idée de scénario pour le prochain opus. Ce sera pas pire que de le remplacer par une bonnefemme.

      +2

    Alerter
    • Fritz // 19.08.2019 à 19h20

      Et que va devenir Rufus Excalibur ffolkes, l’autre visage (barbu) de Roger Moore, qui libérait des plates-formes pétrolières prises en otage, à la demande de la Lloyd’s et du 10 Downing Street ?
      [modéré]
      Si son Écosse se sépare de Londres, ira-t-il libérer les pétroliers iraniens pris en otage par les Anglais ?

        +1

      Alerter
      • MIZZGIR // 20.08.2019 à 14h52

        C’est comme pour James, je me le demande. Sans doute et même certainement, s’il n’est pas qu’une vulgaire p*** (et il y a matière à en douter), ne devrait-il pas !
        En tous cas merci pour le lien vers ce film délicieusement kitsch.

          +2

        Alerter
        • MIZZGIR // 20.08.2019 à 17h49

          Sans doute le devrait-il ! Pardon @ Fritz, je m’aperçois que j’avais lu votre dernière phrase de travers. Mea culpa. Je suis tellement formaté, comme tout le monde, que j’en viens à ne plus voir certaines évidences… qui crèvent pourtant les yeux. Ouf j’ai pu profiter du lien avant qu’il ne soit effacé.

            +2

          Alerter
          • Fritz // 20.08.2019 à 20h36

            Merci de l’avoir apprécié. « Les loups de haute mer » (North Sea Hijack) est un film très agréable à regarder, mais assez méconnu.

              +0

            Alerter
  • serge // 19.08.2019 à 16h10

    C’est sûr que signer des 2 mains pour encourager le futur de l’UE est une bonne idée, lol… Etant donné que l’UE souhaite ardemment une fédération de “territoires”, pas trop gros et pas trop puissants, en vue de signer l’arrêt de mort des nations européennes ( de l’Ouest), je les incite vivement à se rapprocher de la Catalogne, de la future Wallonie ou Flandre, peut-être même du Luxemboug vu que ce micro état fournit régulièrement des dirigeants européens. Et quand (bientôt) ils n’auront plus de pétrole/gaz de mer du Nord, qu’ils escomptent récupérer en cas de scission d’avec les british, probablement demander des subventions européennes pour les aider, comme précédemment la Bulgarie ou bientôt la Croatie, le Kosovo, la Macédoine, rien que des états démocratiques et pleins de ressources économiques. Il me semble qu’ils n’ont pas vraiment les yeux en face des trous…

      +3

    Alerter
  • Charles de // 19.08.2019 à 22h10

    Ce qui a été uni sera désuni (Royaume-Uni ) et ce qui a été divisé (Allemagne )sera réunifié.

      +2

    Alerter
  • degorde // 20.08.2019 à 05h45

    Toute tentative d’autonomie ou d’indépendance de l’Ecosse serait bloquée par l’Espagne qui a trop de souci avec la Catalogne. Sturgeon sera obligée d’avaler le Brexit.

      +1

    Alerter
  • Jean-Paul B. // 21.08.2019 à 14h40

    Bonjour,
    inutile de vous “chamailler” sur le Brexit: sur les conseils amicaux de la Commission de Bruxelles,Corbyn (l’ami de Mélenchon!) essaye de fédérer (et/ou débaucher) autour de lui et de son parti (Labour),tous les opposants à la sortie du Royaume Uni de l’UE (Tories anti-Brexit, Libéraux, Indépendantistes écossais europhiles,etc.) pour renverser
    B. Johnson et tenter d’annuler enfin le résultat du référendum de 2016 en préparant un nouveau référendum pour que le peuple cette fois-ci vote bien!
    La Démocratie c’est juste un mot qu’on oppose au choix à: Poutine,Maduro,Bachar ou Xi Jinping pour que les citoyens regardent ailleurs et mieux les rouler dans la farine.
    Rien de nouveau sous le Soleil.
    PS: La même opération a lieu en Italie mais là c’est pour éviter des élections générales dont le résultat risquerait d’indisposer l’UE!

      +2

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications