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24.novembre.201924.11.2019 // Les Crises

Voilà la véritable raison pour laquelle certains scientifiques minimisent les risques du changement climatique – Par Dale Jamieson, Michael Oppenheimer et Naomi Oreskes

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Source : The Guardian, Dale Jamieson, Michael Oppenheimer & Naomi Oreskes, 25-10-2019

Les négationnistes du changement climatique accusent souvent les scientifiques d’exagérer les menaces liées à la crise climatique, mais si tant est que cela soit, ils sont cependant encore souvent trop réservés en la matière

Mer de glace sur l’océan autour de l’Antarctique. Photographie : Ted Scambos/AP

Bien que les résultats de la recherche sur le climat soient concordants depuis des décennies, les climatologues se sont efforcés de faire comprendre la gravité de la situation aux profanes en dehors de leur domaine. Ce n’est que récemment que le grand public semble s’être éveillé à la menace de la crise climatique. Pourquoi ?

Dans notre dernier livre, « Discerning Experts : The Practices of Scientific Assessment for Environmental Policy » [Des spécialistes exigeants : Les Pratiques d’évaluation scientifique pour les politiques environnementales, ouvrage non traduit, NdT], nous avons tenté d’expliquer la façon dont les scientifiques fondent leurs jugements. En particulier, nous voulions savoir comment les scientifiques réagissent aux pressions, tantôt subtiles, tantôt manifestes, qui se font jour lorsqu’ils savent que leurs conclusions seront diffusées à l’extérieur du milieu des chercheurs – bref, comment les scientifiques se sentent influencés quand ils se savent sous les regards extérieurs.

Nous nous sommes penchés sur ces questions en ce qui concerne plus particulièrement le domaine des pluies acides, de l’appauvrissement de la couche d’ozone et des prévisions de l’élévation du niveau de la mer à partir de la calotte glaciaire occidentale de l’Antarctique.

Alors que les climato-sceptiques et les négationnistes accusent souvent les scientifiques d’exagérer les menaces associées à la crise climatique, les preuves disponibles suggèrent le contraire. Dans l’ensemble, les scientifiques ont soit eu raison dans leurs évaluations, soit se sont montrés trop timorés. Nous avons constaté une tendance claire à sous-estimer certains indicateurs climatiques clés et, par conséquent, à sous-estimer la menace du bouleversement climatique. Lorsque de nouvelles observations du système climatique ont fourni davantage de données ou de meilleures données, ou nous ont permis de réévaluer des conclusions antérieures, les résultats concernant la fonte des glaces, la hausse du niveau de la mer et la température des océans ont généralement été pires que ceux prévus initialement.

L’un des facteurs qui semblent contribuer à cette tendance à la sous-estimation est la recherche apparente d’un consensus, ou ce que nous appelons « univocité » : le besoin éprouvé de parler d’une seule voix.

Nombre de scientifiques craignent que s’ils exposent publiquement leur désaccord, les responsables gouvernementaux ne prennent leurs divergences d’opinion pour de l’ignorance et ne s’en servent pour justifier leur inaction.

D’autres craignent que, même si les décideurs politiques souhaitaient agir, il leur serait difficile de le faire si les scientifiques ne parviennent pas à envoyer un message sans ambiguïté. Par conséquent, les scientifiques cherchent résolument à trouver un terrain d’entente et à se concentrer sur ces points d’accord. Dans certains cas, lorsqu’il existe des divergences d’opinion inconciliables, les scientifiques peuvent choisir de se taire, donnant l’impression erronée que l’on ne sait rien.

Comment la pression en faveur d’une position univoque peut-elle conduire à une sous-estimation ? Prenons un cas où la plupart des scientifiques pensent que la bonne réponse à une question se situe entre 1 et 10, mais certains pensent qu’elle pourrait atteindre 100. Dans ce cas, tout le monde sera d’accord pour dire qu’il y en a au moins un à 10, mais tout le monde ne sera pas d’accord pour dire qu’il pourrait y en avoir jusqu’à 100. Par conséquent, le domaine d’accord est de un à 10, et cela sera rapporté comme étant le point de vue consensuel. Chaque fois qu’il y a une gamme de résultats possibles qui comprend une longue suite de probabilité dans la fourchette haute, la zone de chevauchement se situe à l’extrémité inférieure ou près de celle-ci.

Nous ne sommes pas en train de dire que chaque exemple de sous-estimation est dû aux facteurs que nous avons observés dans notre travail, ni que la recherche de consensus entraîne toujours une sous-estimation. Mais nous avons constaté que cette tendance se produisait dans tous les cas que nous avons étudiés. Nous avons également constaté que les aspects institutionnels de l’évaluation, y compris l’identité des auteurs et la façon dont ils sont choisis, la façon dont la question est divisée en chapitres et les directives mettant l’accent sur le consensus, penchent aussi généralement en faveur du conservatisme scientifique.

Une fois cela établi, que faisons-nous ?

Aux scientifiques, nous suggérons que de ne pas considérer la recherche de consensus comme un objectif. Le consensus est une propriété émergente, quelque chose qui peut survenir à la suite de travaux scientifiques, de discussions et de débats. Lorsque cela se produit, il est important de formuler le consensus aussi clairement et précisément que possible. Mais lorsqu’il existe des divergences d’opinion importantes, il convient de les reconnaître et d’en expliquer les raisons. Les communautés scientifiques devraient également être ouvertes à l’expérimentation de modèles alternatifs pour formuler et exprimer des jugements de groupe, et pour en apprendre davantage sur la façon dont les décideurs interprètent réellement les conclusions qui en résultent. De telles approches peuvent contribuer à faire que les évaluations soient des outils plus utiles face à la réalité de l’adaptation à la crise climatique et aux perturbations qui en résulteront.

Pour les dirigeants politiques et les hommes d’affaires, nous pensons qu’il est important de savoir qu’il est extrêmement improbable que les scientifiques exagèrent la menace de la crise climatique. Il est beaucoup plus probable que les choses soient pires que ce que les scientifiques ont dit. Nous avons déjà vu que les effets de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère se manifestent plus rapidement que les scientifiques ne l’avaient prévu. Il est fort probable que les effets continueront de s’accélérer, et que les estimations du GIEC – selon lesquelles les émissions doivent être réduites rapidement, voire entièrement éliminées, d’ici 2050 – pourraient bien être optimistes. Le fait que cette conclusion soit difficile à avaler n’en fait pas une déclaration mensongère.

Et pour les citoyens ordinaires, il est important de reconnaître que les scientifiques ont fait leur travail. C’est maintenant à nous de forcer nos dirigeants à agir d’après ce que nous savons, avant qu’il ne soit trop tard.

Dale Jamieson, Michael Oppenheimer et Naomi Oreskes sont les auteurs du livre « Discerning Experts : The Practices of Scientific Assessment for Environmental Policy ». Cet article est en grande partie extrait de ce livre

Source : The Guardian, Dale Jamieson, Michael Oppenheimer & Naomi Oreskes, 25-10-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

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M.Smith // 24.11.2019 à 07h56

La question des climatosceptiques ne porte pas seulement sur le constat du réchauffement ou sur son évaluation mais aussi sur ses causes, l’article n’en parle pas.
Par contre il n’existe aucun “pollutionsceptique”, il faut donc reporter le problème du réchauffement sur celui plus vaste des dégradations de la planète qui ne font pas débat.

Idem le remède doit être global, et porter sur les causes et non les symptômes, ce ne sont pas des COP ou des taxes qui vont changer quoique ce soit mais seulement l’abandon de l’idéologie de la croissance.
Les politiques sont soumis à ce dogme imbécile, on parle de lutter contre le réchauffement et on signe des CETA ou on projète d’installer la 5G pour multiplier les objets connectés, quelle plaisanterie.

Une première mesure pourrait faire la différence, développer une quasi autonomie alimentaire dans chaque pays par une agriculture sans biocides, et ne plus encourager la surconsommation technologique.
Jamais les politiques ne le feront et préfereront les discours creux, mais aussi tirer sur les manifestants, les éborgnants, les mutilants ou les tuants si besoin est. Tant les politiques, et les médias, sont les valets (conscients ou idiots utiles) des transnationales et autres puissances financières mortifères.

193 réactions et commentaires

  • Wakizashi // 24.11.2019 à 07h53

    Il ne faut jamais croire ce que disent les médias mainstream et les hommes politiques, sauf quand ils parlent du réchauffement climatique…

    On prête souvent aux gens atteints de la pathologie du “climatoscepticisme” des intentions inavouables, voire nauséabondes (l’olfactif est à la mode quand il s’agit de désigner le Mal) : ils rouleraient pour l’industrie pétrolière, ils seraient en fait soit menteurs ou de mauvaise foi, soit idiots.

    Pourtant, beaucoup de climatosceptiques pensent que l’écologie est primordiale, que la planète est de plus en plus dégueulasse par la faute de l’homme, et que le taux croissant de la disparition des espèces afférent constitue un crime contre la Vie de la part de l’humanité dans son ensemble.

    Sauf que sauf que, ces climatosceptiques menteurs-nauséabonds pensent que cela est essentiellement dû à d’autres facteurs que le climat, des facteurs indiscutables en l’occurrence : surpopulation humaine ; déforestation, bétonnage et disparition des habitats naturels des animaux ; déversements de produits chimiques industriels dans les eaux, la terre et l’atmosphère ; décharges sauvages ; OGM, etc. etc. Sans parler du mal fait aux animaux dans les élevages industriels principalement.

    Ces climatosceptiques mentalement instables sont aussi complotistes : ils pensent le réchauffement est un cheval de Troie parfait pour éviter d’avoir à emmerder les industriels de l’agroalimentaire, de la pétrochimie ou de l’huile de palme par exemple qui, eux, sont directement responsables des maux cités plus haut. Heureusement qu’ils ont tort !

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.11.2019 à 09h58

      Les dimensions de la crise écologique peut-être terminale devant laquelle nous nous trouvons sont multiples mais il est faux de dire que les savants qui alertent sur la question du carbone dissimulent les unes derrière les autres. La démographie, l’artificialisation des sols, les pénuries à venir de sources d’énergie et de matières premières, les limites intellectuelles et morales des élites dirigeantes sont toutes prises en considération, par exemple, par quelqu’un comme JM Jancovici.

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      • Wakizashi // 24.11.2019 à 11h41

        @ Jean-Pierre Georges-Pichot

        Je ne parle pas des “savants”, mais du système politico-médiatique, et des industries qui sont derrière. Un fait indiquant que le réchauffement est un cheval de Troie idéal pour esquiver le reste, qui est bien plus important à mon humble avis : pour un congrès international sur le climat rassemblant les plus hautes autorités politiques mondiales, combien avez-vous vu de congrès analogues sur la déforestation ou les fongicides ?

        Sans parler de cette diabolisation absurde du carbone, qui est l’atome de la vie par excellence, et dont l’histoire de la formation (à partir de l’hydrogène via la chaîne proton-proton et la réaction triple alpha) confine au miracle, mais ceci est un autre sujet…

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        • Bouddha Vert // 24.11.2019 à 21h49

          Rien de miraculeux à la nucléosynthèse du carbone, en tout cas pas plus que celle des autres atomes.
          Nucléosynthèse primordiale ou stellaires sont toutes merveilleuses.

          Il n’y a aucune diabolisation du carbone mais le simple constat que dans une atmosphère presqu’exclusivement diatomique, toute molécule à 3,4,5 atomes et plus est un GES aux infra rouges longs.

          Réduire cette réalité physique à un caprice d’ignares relève d’un obscurantisme dont je ne comprends pas la finalité.

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          • Wakizashi // 25.11.2019 à 10h31

            “Rien de miraculeux à la nucléosynthèse du carbone”

            Dans ce cas, pourquoi à votre avis la probabilité que 3 noyaux d’hélium fusionnent pour donner du carbone a été considérée comme impossible jusqu’à récemment ? (Voir la publication de Hans Bethe de 1939 notamment.)

            Pour que la formation du carbone soit possible, il faut que l’état de Hoyle existe, à savoir que le carbone possède un état excité dont l’énergie est exactement égale à celle d’un noyau d’hélium plus celle d’un noyau de béryllium 8 (pour qu’il soit résonnant).

            Sachant qu’en plus le béryllium 8 est extrêmement instable (temps de demi-vie d’environ 10^-16s), et qu’il constitue pourtant une étape intermédiaire obligatoire. Bref, on a là affaire à l’une des plus grosses coïncidences de l’histoire de la physique. C’est le jackpot du siècle ; il faut être vraiment aveugle pour ne voir là rien que quelque chose de banal.

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            • Yuri G. // 25.11.2019 à 15h36

              Super intéressant. J’imagine que la nucléosynthèse du Carbone n’intervient que dans des conditions extrêmes de température et de pression ?
              Auriez-vous des informations sur la formation du calcium ?
              Les théories divergent dans la littérature.
              Y-a t’il un calcium primordial ou est-il uniquement issu de la sédimentation des organismes vivants?

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            • Bouddha Vert // 26.11.2019 à 01h52

              Pour Wakizashi:
              Parlons nous du même sujet?
              En quoi la probabilité (infinitésimale?) que vous évoquez à propos de la nucléosynthèse du carbone invaliderait les propriétés spectroscopique du carbone lorsqu’il est oxydé par deux atomes d’oxygène?

              Vous parlez de l’atome de la vie (super) mais là aussi quel est le rapport avec sa forme oxydée dans notre atmosphère?
              Un atome n’a pas de caractère univoque, sinon la chimie ne nous offrirait pas toutes les richesses de ce monde!

              Et, il se trouve que pour des raisons physique le CO2 est un miroir aux infra-rouges longs et par conséquent un GES, ce qui n’est pas “le” diaboliser que de rappeler ce fait indéniable.

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            • Wakizashi // 26.11.2019 à 07h35

              @ Yuri G.

              Bonjour Yuri et merci. Je n’ai pas plus d’informations que ce qui est généralement admis. Au départ le calcium provient de la fusion de l’oxygène lors de la nucléosynthèse stellaire (20 protons), il possède plus d’une vingtaine d’isotopes, et effet plusieurs de ces isotopes sont primordiaux (notamment le calcium 40), donc leur origine est antérieure à la formation de la Terre depuis sa formation.

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            • Wakizashi // 26.11.2019 à 07h45

              “Parlons nous du même sujet?”

              Visiblement non. Vous disiez que la formation du carbone n’a rien de miraculeux, je répondais à ça.

              Sur le reste, bien-sûr que le CO2 est un GES. Sauf qu’il n’est pas le seul, loin de là, et que le carbone et le CO2 sont deux choses différentes. Pourquoi cette fixette sur le carbone, pourquoi entendons-nous sans cesse parler d’un “monde sans carbone”, et jamais par exemple d’un “monde sans oxygène” ou d’un “monde sans eau” (H2O est un GES).

              Ca n’a pas de sens de prendre arbitrairement un GES en oubliant les autres, et encore moins d’isoler un de ses atomes pour le diaboliser (le carbone n’est pas un GES ; ça ne veut juste rien dire). Je sais bien que ce sont des raccourcis journalistiques, des slogans politiques, mais malheureusement ils sont repris en chœur par la majorité des apôtres du réchauffement anthropique (qui ont souvent une culture scientifique avoisinant le zéro), et c’est justement cette manie de tout simplifier jusqu’au manichéisme que je dénonce.

              Et enfin, le CO2 est un gaz indispensable à la vie sur Terre. Mais bon, je dis ça, je ne dis rien…

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            • Yuri G. // 26.11.2019 à 09h00

              Est-ce qu’on peut dire que vous avez tous les deux raison?
              Le CO2 est à la fois une ressource rare sur laquelle toute vie repose et un problème (pour l’humanité) si sa concentration dans l’atmosphère venait à augmenter trop fortement (sans parler hausse des températures, on peut aussi évoquer l’effet “acidification” avec plus de CO2 dans le cycle de l’eau).

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            • Wakizashi // 26.11.2019 à 10h34

              Avoir raison… c’est ambitieux. Être cohérent et de bonne foi (honnête), c’est déjà pas mal, même en cas de désaccord.

              Sur le CO2, sa concentration est passée de 280ppm au début de l’ère industrielle à 400ppm aujourd’hui, soit une augmentation d’environ 40%. Dit comme ça, ça paraît beaucoup, mais quand on regarde en pourcentage (unité bien plus connue du grand public), ça fait qu’on est passé de 0.028% à 0.04%, soit une différence de 0.012% en 2 siècles. Un pet de mouche tout de suite beaucoup moins impressionnant…

              Quand on met ça en regard des données, notamment satellitaires (UAH & RSS), qui montrent une quasi-stagnation des températures depuis 20 ans, alors que dans le même temps les émissions de CO2 n’ont pas cessé d’augmenter, l’honnêteté devrait au minimum nous pousser à nous interroger.

              Je n’épilogue pas sur la confusion récurrente entre corrélation et cause, ni sur l’arnaque de la courbe en crosse de hockey, ni sur les falsifications du GIEC (qui est un organisme politique inédit en science), tout ça est trop long pour le présent format. Je souligne juste que la climat est une “science” essentiellement fondée sur des modélisations statistiques, et que les modèles en question sont sujets à caution.

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    • Anouchka // 24.11.2019 à 12h05

      L’un des intérêts majeurs de focaliser l’attention du public sur le réchauffement climatique (et ses causes humaines) est de régler la crise de surproduction à laquelle nous assistons actuellement en autorisant une augmentation des prix sans avoir a augmenter les salaires.
      L’augmentation des taxes sur l’énergie (taxe carbone) rend acceptables cette augmentation des prix. Le fait que la demande va baisser dans un tel contexte n’est pas très grave car de toute façon elle aurait baissé du fait de l’absence de besoins.
      Les besoins sont encore très élevés dans les pays « du sud », mais ça, ça n’est pas très intéressant car il ne s’agit pas d’une demande solvable.
      D’ailleurs on parle peu du réchauffement climatique dans c’est pays. C’est chez nous, dans les pays anciennement industrialisés, que cette question est omniprésente.

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      • RV // 24.11.2019 à 21h11

        @ Anouchka // 24.11.2019 à 12h05

        oui, c’est bien connu, l’accord de Paris n’a été signé que par une poignée de pays industrialisés.

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      • XCO // 24.11.2019 à 22h58

        Oui car le réchauffement climatique met fondamentalement notre mode de vie en cause, et très peu celui d’un africain.

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    • Almire // 24.11.2019 à 21h27

      Si comme vous le dites dans votre avant-dernier paragraphe, les climatosceptiques considèrent que l’humanité est responsable des dégâts infligés à la biosphère, alors ils tiennent les mêmes propos que la plupart des scientifiques et pas seulement du GIEC, que ceux des écolos, que ceux de G. Thunberg etc.. Pour moi les climatosceptique, sont des gens comme Allègre qui falsifie des données scientifiques, comme Trump ou Bolsonaro, qui défendent leurs intérêts. Alors je vous accorde que le système médiatique, scientifiquement ignorant, se focalise sur la question climatique. Mais ne regardez pas le doigt de celui qui montre la lune, le dérèglement climatique n’est qu’un des produits des transformations effectuées par les hommes : Nous prélevons des ressources (énergies, minerais, agrégats, faune et flore) qui s’épuisent, nous les transformons et rejetons nos produits autour de nous. Comme le plastique, les pesticides, les médicaments, etc, le CO2 s’accumule et cela crée des effets délétères, parce que sa production est supérieure à la capacité d’absorption du système. En d’autres termes l’humanité dépasse les capacités de charge de la planète, et cela ne durera pas éternellement.

        +10

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      • Wakizashi // 25.11.2019 à 10h47

        Une usine Seveso 3 qui prend feu et projette un cocktail hautement toxique dans l’atmosphère (puis l’eau et les sols), ce n’est pas le réchauffement climatique.

        Un industriel qui coupe des hectares de forêt primaires pour exploiter une mine quelconque ou pour produire de l’huile de palme, ce n’est pas le réchauffement climatique.

        Un industriel qui pratique la surpêche en mettant en péril l’existence de certains poissons, ce n’est pas le réchauffement climatique.

        Une industrie entière qui proclame qu’il faut injecter des tonnes de biocides dans les sols pour faire pousser des plantes, ce n’est pas le réchauffement climatique.

        Une société qui bétonne chaque jour de plus en plus de surface de la Terre au détriment des habitats naturels des animaux (empêchant au passage l’écoulement de l’eau), ce n’est pas le réchauffement climatique.

        Une société qui préfère produire et vendre 6 lave-linges d’une durée de vie de 5 ans chacun plutôt qu’un seul lave-linge d’une durée de vie de 30 ans pour faire monter le PIB, ce n’est pas le réchauffement climatique.

        Pourtant toutes ces prédations de la nature sont indubitablement imputables à l’être humain. Si vous utilisez l’expression “réchauffement climatique” comme synonyme du mot “pollution”, la lecture d’un dictionnaire devrait suffire à régler le problème…

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        • Almire // 26.11.2019 à 09h22

          Nous sommes d’accord ! C’est l’action prédatrice de l’humanité, plus exactement, celle du système techno-thermo-industriel (qu’il soit ultralibéral ou autre) qui est en cause. Mais il n’empêche, le dérèglement climatique est patent, (et même il s’accélère). Mais, il n’est, comme je voulais le rappeler, qu’un des aspects, d’une grande perturbation de la biosphère, que les médias privilégient pour des choix éditorialistes et intéressés. De mon point de vue, sur l’échelle des risques que rencontrera l’humanité, se trouve en premier la fragilité de la ressource alimentaire, car elle dépend à la fois, de la production (et l’instabilité du climat est critique) et de l’efficacité du système d’approvisionnement, sensible à l’instabilité économique, politique, financière, énergétique. L’accumulation des polluants, la disparition des espèces, l’érosion des sols, la fonte des glaciers, la déforestation sont peut-être plus inquiétants, mais moins perceptibles et à effets différés.

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          • Yuri G. // 26.11.2019 à 11h29

            “L’accumulation des polluants, la disparition des espèces, l’érosion des sols, la fonte des glaciers, la déforestation sont peut-être plus inquiétants, mais moins perceptibles et à effets différés.”

            Je ne vois pas en quoi la perte de plusieurs tonnes de sol / ha / an ou la déforestation auraient des effets différés.
            Non seulement les effets sont parfaitement observables, mais c’est également une perte sèche immédiate en terme de séquestration de carbone et de régulation climatique.

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            Alerter
          • Wakizashi // 26.11.2019 à 13h14

            Oui nous sommes (presque) d’accords, sauf sur l’utilisation idéologique qui est faite du réchauffement : je persiste à penser qu’il sert d’arbre pour cacher la forêt, et que ce n’est pas anodin.

            Autrement dit, pendant qu’on focalise l’attention sur les émissions de GES, on ne touche pas aux puissants intérêts industriels vraiment polluants, et on remet encore moins en question une des causes fondamentales de tout ce merdier, à savoir le capitalisme, ou le néolibéralisme, ou l’idéologie de la marchandisation, appelez ça comme vous voulez.

            Après, que la Terre s’adapte à la prédation dont elle est l’objet en reconfigurant son climat, ça me semble être un mécanisme d’auto-défense dont les causes sont bien plus profondes que quelques ppm de CO2. A mon humble avis tant que l’on ne verra pas la Terre comme un organisme vivant, on passera à côté de l’essentiel.

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  • M.Smith // 24.11.2019 à 07h56

    La question des climatosceptiques ne porte pas seulement sur le constat du réchauffement ou sur son évaluation mais aussi sur ses causes, l’article n’en parle pas.
    Par contre il n’existe aucun “pollutionsceptique”, il faut donc reporter le problème du réchauffement sur celui plus vaste des dégradations de la planète qui ne font pas débat.

    Idem le remède doit être global, et porter sur les causes et non les symptômes, ce ne sont pas des COP ou des taxes qui vont changer quoique ce soit mais seulement l’abandon de l’idéologie de la croissance.
    Les politiques sont soumis à ce dogme imbécile, on parle de lutter contre le réchauffement et on signe des CETA ou on projète d’installer la 5G pour multiplier les objets connectés, quelle plaisanterie.

    Une première mesure pourrait faire la différence, développer une quasi autonomie alimentaire dans chaque pays par une agriculture sans biocides, et ne plus encourager la surconsommation technologique.
    Jamais les politiques ne le feront et préfereront les discours creux, mais aussi tirer sur les manifestants, les éborgnants, les mutilants ou les tuants si besoin est. Tant les politiques, et les médias, sont les valets (conscients ou idiots utiles) des transnationales et autres puissances financières mortifères.

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    • Anouchka // 24.11.2019 à 10h25

      “Le dogme imbecile de la croissance”. Non désolée, ça aussi c’est un dogme.
      Tout dépend de quoi est constituée la croissance et comment elle est obtenue.
      La croissance de l’agriculture bio doit elle être stoppée? Et celle du nombre d’infirmières aussi?

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      • Florent // 24.11.2019 à 12h47

        Je pense que dans l’expression “dogme imbécile de la croissance” il est entendu la croissance en tant que telle, la croissance pour la croissance. C’est ça le dogme. Évidemment que continuer à développer l’agriculture biologique (la vraie, enfin pas celle estampillée “bio” par le secteur agro-alimentaire), au détriment de formes intensives et polluantes, est nécessaire. Mais on ne la développe pas “juste pour faire de la croissance”.

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        • Gilles // 24.11.2019 à 12h56

          Vous pouvez préciser: croissance du PIB.

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        • Vero // 25.11.2019 à 08h11

          L’agriculture bio aussi est un dogme imbécile. Les propagandistes du bio de ce site vont supprimer mon message, sans doute gênant pour eux, mais ce martèlement sur le bio c’est une manière de mettre dans la tête des gens qu’il n’existe que deux sortes d’agriculture : l’agriculture bio, dans le camp du bien, et tout le reste, forcément dans le camp du mal. Or les choses sont un peu plus compliquées que ça et l’agriculture bio ne produit pas forcément de la qualité et n’est pas forcément plus respectueuse de le biodiversité ou des sols que l’agriculture non bio. Mais il y a de gros intérêts financiers en jeu. Le bio est un marché à part entière.

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          • Leboeuf // 25.11.2019 à 09h24

            bonjour,

            excusez moi mais je n’ai pas souvenir d’avoir lu quelqu’un qui faisait la promotion du bio comme vous l’entendez, tout ce que j’ai lu si j’ai bien lu se sont des gens qui parlent finalement de redonner son rôle à la terre, au sol, pas de promouvoir bêtement l’agriculture bio.

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            • Vero // 26.11.2019 à 08h15

              Alors vous croyez que désormais on peut dire par exemple sur ce site que le glyphosate est bon pour l’environnement dans la mesure où il contribue à préserver les sols ? Sachant que certaines techniques autres peuvent être utilisées mais qu’elles ont des limites.
              Alors c’est très bien. Je note le changement.

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      • M.Smith // 24.11.2019 à 14h36

        Florent a répondu. Une agriculture sans biocides est une agriculture biologique (les biocides sont les produits phytosanitaire, pesticides, herbicides,…)

        La croissance pour la croissance ou la croissance indéfinie puisant indéfiniment sur des ressources finies est un non sens. Aussi par rapport aux besoins réels qui sont sursatisfait ce qui crée inévitablement des problèmes (obésité, maladies, stress,…)
        Par exemple la surconsommation des produits laitiers (et pas seulement de la viande) par rapport au besoin de croissance de l’être humain, le lait de vache est pour le veau qui a besoin d’ hormonne de croissance en grande quantité et non pour l’enfant et encore moins pour l’adulte. Un levier efficace serait de diminuer drastiquement les exploitations animales pour le bien des sols, des animaux et des humains.

        Le manque de discernement et le règne de la démesure caractérise l’époque moderne et contemporaine, les idéologies néolibérales en découle.

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        • Yuri G. // 24.11.2019 à 16h59

          @ Mr Smith
          Je vous suis sur toute la ligne, à part là :
          “Un levier efficace serait de diminuer drastiquement les exploitations animales pour le bien des sols, des animaux et des humains.”
          Sauf que pratiquer l’agriculture biologique sans animaux est extrêmement compliqué en termes d’autonomie, surtout si la société attend toujours de nous des rendements à trois chiffres.
          Supprimer l’élevage industriel hors-sol, oui .
          Diminution drastique de la consommation de viande et de lait, oui (par contre on consomme de la viande de qualité).
          Par contre, se passer du levier agronomique que représente l’élevage (bien conduit) dans un agro-système serait vraiment dommage, vu les défis majeurs qui nous attendent.

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          • Brigitte // 24.11.2019 à 19h05

            Yuri G. oui, l’agro-pastoralisme est indissociable d’une véritable agriculture bio de proximité. ce qui est dommageable, c’est l’intensif et le hors-sol, y compris dans le bio.
            Les animaux d’élevage ne sont pas fait uniquement pour la consommation de viande, c’est même relativement nouveau dans l’histoire de l’agriculture. Autrefois, ils servaient surtout au labeur (boeufs) et à la fertilisation des sols (moutons). La viande, c’était la volaille, le lapin et le porc, élevés à la ferme et le gibier chassé.
            Le grand tournant de l’élevage intensif vient encore une fois des USA avec le productivisme agricole, machinisme et engrais chimiques, adopté en Europe après la deuxième guerre mondiale. René Dumont, devenu fervent écologiste a participé à ses débuts à cette transition productiviste en l’utilisant dans les territoires coloniaux dans l’entre deux guerres, après quelques voyages outre atlantique.

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        • Stef // 26.11.2019 à 21h01

          @ M. SMITH,
          Je vous suis également sur toute la ligne. Un point cependant qu’il n’est pas politiquement correct d’évoquer est la surpopulation. Et pourtant il est toujours sous-jacent quand on parle de pollution et de ses conséquences climatiques. On peut s’interroger sur ce qu’il en adviendra dans un avenir plus ou moins proche (sans tomber dans le “complotisme” façon MSN).

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      • porcinet // 24.11.2019 à 15h17

        La croissance, même constituée de bio et d’infirmieres (c’est vrai qu’avec 10 millions d’infirmières,on pourrai pourrir plus longtemps) atteint toujours un niveau insoutenable, juste plus lentement.

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        • Anouchka // 24.11.2019 à 15h42

          « Pourrir plus longtemps »?? Que voulez-vous dire?
          J’ai l’impression que pour vous, « croissance » est un mot magique, un succédané au « Mal radical » dont parlait Kant (et que lui identifiait à l’égoïsme).
          Il existe plusieurs façon de « croître ». On peut croître matériellement et quantitativement (ce qui nous conduit effectivement à l’impasse écologique actuelle); mais on peut aussi croître qualitativement et spirituellement.

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    • Barbe // 24.11.2019 à 10h26

      J’aime le
      “Jamais les politiques ne le feront et préfereront les discours creux, mais aussi tirer sur les manifestants, les éborgnants, les mutilants ou les tuants si besoin est”

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    • Dominique65 // 24.11.2019 à 11h38

      « Jamais les politiques ne le feront »
      Bonjour. Ce que tu proposes est théorisé par un homme politique français dans son livre « Il est où le bonheur ». Il n’est certes que député, mais son livre a été relayé dans les médias. On a donc pu entendre son propos. Après, c’est au peuple de le soutenir ou non.

        +17

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    • vert-de-taire // 24.11.2019 à 14h54

      “l’idéologie de la croissance.”

      Non idéologie est un terme trop fort, ce serait une logique avec cohérence des parties.
      La croissance n’est que la condition sine qua non d’un système capitaliste où le capitaliste ne peut avoir d’autre but que de rentabiliser son capital sauf à le perdre.
      C’est l’intérêt, la rente de son capital qui est indispensable à toute justification de son usage.
      Donc le capitalisme EST croissance, sans croissance il meurt.

      ET DE FAiT IL MEURT, car la croissance n’est plus, pas nouveaux pillages sinon aux marges et fin des vaines tentatives (finances virtuelles, dettes, ..).

      Les 5G, CETA, etc .. ne sont pas de l’ordre du dogme mais de la survie du système capitaliste.
      Il n’y a pas (que des) d’imbéciles mais un Système qui ne peut survivre sans croissance, sans la rente.
      Et si la COP ne donne rien c’est que le Système n’y trouve pas ses garanties de gains. Au contraire, celui qui s’y lancerait prendrait un risque vital (sauf à prendre les subventions et faire joujou pour aider le politique à se maintenir en faisant illusion auprès des électeurs consommateurs).

      Le Système n’est pas réformable puisque son moteur est mort.
      Sauf si, et c’est la dinguerie, sauf si un genre de consensus type OMC parvenait à normaliser un accord de financement durable pour des “fantaisies sans pétrole”, des énergies sans GES.

      Et ce serait catastrophique car maintiendrait ce capitalisme dévastateur.
      et donnerait l’illusion d’une possible continuation de l’absurdité de ce système.

        +9

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    • Grd-mère Michelle // 24.11.2019 à 15h43

      @M.Smith “Jamais les politiques ne le feront…”
      Vous parlez des politiques qui gouvernent, sans doute?
      Mais pourquoi une majorité d’électeurs-trices ne votent-ils-elles pas pour des politicien-ne-s réellement soucieux-ses du bien-être actuel et futur de leurs compatriotes?
      Peut-être sont-ils-elles absent-e-s au bataillon des candidat-e-s?

      @Dominique65 Pourquoi n’osez-vous pas écrire ici le nom de celui qui a écrit le livre “Il est où le bonheur”? J’aimerais bien le lire, moi, cet audacieux député…

        +3

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    • Bhhell // 24.11.2019 à 17h33

      Le problème est comme l’explique très bien le physicien Tim Garrett que la civilisation industrielle n’a jamais pu découpler consommation et énergie disponible. Plus l’énergie est disponible plus le niveau de consommation croît. L’efficience énergétique ne conduit pas à des économies mais à une nouvelle expansion. Comme il l’explique nous sommes dans la situation inextricable suivante:
      Si la civilisation ne s’effondre pas rapidement, alors les niveaux de CO2 finiront probablement par dépasser 1000 ppmv; mais, si les niveaux de CO2 augmentent d’autant, alors le risque est que la civilisation tendra progressivement vers l’effondrement.

        +11

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      • Lo // 25.11.2019 à 00h00

        Voilà sans doute pourquoi nous ne recevons aucun signal d’intelligence extra-terrestre. Le vivant accumule des réserves fossiles pendant des centaines de millions d’années (terrestre) et en une fraction de temps, les espèces intelligentes et dotées de technologies avancées s’autodétruisent par des armes ou par l’épuisement des ressources avec altération profonde de l’écosystème global.

          +6

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    • marc // 24.11.2019 à 19h07

      “le réchauffement… sur ses causes, l’article n’en parle pas”

      on dit que très rarement par exemple, que le soleil nous présente un comportement hors du commun depuis 1940, du jamais vu depuis 9000 ans…

        +9

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  • Kiwixar // 24.11.2019 à 08h09

    Chaque année, on consomme 11 fois plus de pétrole que ce qu’on découvre. Je pense que bien bien avant l’an 2050, on ne se souciera plus du tout du réchauffement, du +2 degrés en l’an 2100, mais plutôt de bouffer, et quels humains sont les plus comestibles, comment les chasser, les assaisonner.

    L’épidémie de tatouages sur tous les épidermes actuellement est sans doute un talisman inconscient de ne pas finir bouffé. Jeffrey Dahmer a révélé que les tatouages donnent un goût dégueu à la viande humaine.

      +37

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.11.2019 à 10h02

      Absurde ! Avant de manger un type, on l’écorche, et on garde la peau pour faire un abat-jour. N’importe quel anthropophage vous le dira.

        +38

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      • vert-de-taire // 24.11.2019 à 14h57

        “Absurde ! Avant de manger un type, on l’écorche, et on garde la peau pour faire un abat-jour. N’importe quel anthropophage vous le dira.”

        Et les tambours alors ?

          +8

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    • AH // 24.11.2019 à 16h39

      Manger un être humain est la meilleure manière de mourir 10-20 ans plus tard (pour les chanceux) du Kuru ou autres formes d’encéphalopathies spongiformes, maladies à prions populairement connu sous le nom de “maladie de la vache folle”, pour faire simple. Joies de la dégénérescence cérébrale garanties.

        +7

      Alerter
      • vert-de-taire // 25.11.2019 à 09h55

        “Manger un être humain est la meilleure manière de mourir 10-20 ans plus tard ”

        Peuh ! Mauvaise cuisson !

        Ignorants sauvages barbares bachi-bouzouk

          +3

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  • aladin0248 // 24.11.2019 à 08h11

    la mécanique, la physique et la chimie de l’atmosphère sont des vraies sciences dures, idem pour l’océan. Coupler tout ça en vérifiant ce qu’on peut avec des séries de données d’autant plus insuffisantes qu’on remonte sur le passé, mettre ’cause’ là où on a un coefficient de corrélation positif (ou négatif) est un bricolage sophistiqué, mais reste un bricolage. On fait de la statistique quand on n’a pas mieux. Mettez ensuite la “science” économique là dessus et vous êtes sûr d’obtenir un gros paquet de m.. Ensuite, les politiques feront ce qu’ils voudront (d’autant plus que leur culture scientifique est voisine de zéro), mais la recherche du bien commun est rarement leur objectif. Tout ça est mal parti.

      +33

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.11.2019 à 10h10

      Très juste. Vous hiérarchisez bien les choses. Mais il faut un peu rectifier le vocabulaire. Il y a les sciences d’une part, puis les pseudo-sciences, comme l’économie -ce qui ne veut pas du tout dire que tous les économistes soient des escrocs : mais les bons économistes sont des statisticiens et leur savoir est exclusivement descriptif – , puis les pouvoirs, qui gèrent les conflits et n’ont aucun rapport avec les procédures de vérité mais calculent seulement les rapports de force dans la société humaine. Une contradiction entre les forces naturelles et les problématiques internes aux sociétés humaines ne peut être prise en charge par personne. Heidegger disait : “un dieu seul peut nous sauver”. Son dieu à lui était Adolf Hitler, mais Hitler est mort et nous sommes mal barrés.

        +1

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      • Patrick LEVACHER // 24.11.2019 à 11h18

        L’économie c’est simple. C’est partager un gâteau et décider de la portion des parts des intervenants.

          +8

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        • Patrick LEVACHER // 24.11.2019 à 13h38

          Mais après c’est compliqué puisque les calculs mathématiques dépendent de tellement de postolats dont de nombreux sont erronés ou biaisés. Qu’à la fin du partage l’on ne peut que constater l’iniquité du partage ou un petit nombre à très habilement pris beaucoup plus qu’ils ne peuvent en manger et que d’autres n’ont reçu qu’une part infime en proportion juste pour subsister.

            +7

          Alerter
        • calal // 24.11.2019 à 14h20

          lol c’est qui qui fabrique le gateau?
          vous etes un de ces partisans des ressources naturelles qui se transforment toutes seules en trucs utiles a l’etre humain?

            +7

          Alerter
  • Morne Butor // 24.11.2019 à 08h16

    Humour noir en approche : il faudra donc attendre de 1 à 10 ans (dans mon oreillette on me dit que ce sera peut être 100 ans, mais je n’en tiens pas compte) avant qu’un politique n’annonce clairement qu’il nous faut nous préparer au pire.

      +5

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    • Gilles // 24.11.2019 à 08h26

      On peut le dire autrement : il faudra peut-être 100 ans pour qu’on réagisse, alors qu’il aurait fallu le faire en 10 ans. Cette version est plus cohérente avec le consensus “en plus petit dénominateur commun”…

        +5

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    • RV // 24.11.2019 à 21h41

      Oui, bien sur,
      Jean-Luc Mélenchon, n’est pas un politique,
      et ses annonces claires et répétées que la priorité des priorité c’est la transition écologique,
      ne sauraient être prises en compte.

      Quelques extraits du livret thématique du programme
      ” l’avenir en commun de 2017 ” :
      “Face à l’urgence climatique, la planification écologique ”

      …/… Notre constat : le productivisme détruit l’écosystème compatible avec la vie humaine …/… Notre écosystème global est entré en état d’urgence écologique. La vie sur la seule planète à notre disposition est en danger. …/… Le changement climatique, conséquence majeure des trop nombreuses émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, a atteint un niveau tel qu’il met en danger la survie de notre espèce …/… Le changement climatique n’est pas seul en cause. La dégradation de la qualité des sols et leur artificialisation, ainsi que la pollution par les pesticides et par les rejets industriels, provoquent la disparition d’habitats naturels tout en fragilisant l’agriculture …/… La multiplication des molécules chimiques présentes dans l’environnement ainsi que la pollution de l’air ont des répercussions graves sur la santé humaine (cancers, maladies cardiovasculaires, asthme, atteintes neurodégénératives, baisse de la fertilité, etc.).

        +8

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  • Araok // 24.11.2019 à 08h23

    Les chiffres sont des êtres fragiles. Si vous les torturez un peu ils finissent par avouer tout ce que vous voulez leur faire dire. Alfred Sauvy

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.11.2019 à 10h16

      En torture comme en chiffres, Sauvy, qui commence sa vie de penseur comme techno du Maréchal, a vu les choses de près ! Pour la science, il en fut toujours éloigné.

        +4

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  • air135 // 24.11.2019 à 08h41

    Le blabla c’est intéressant mais les données c’est beaucoup mieux.
    Puisque vous connaissez les données, pourriez-vois faire un graphique : Ce qui était prévu, et y copier les modèles de l’IPCC, sans remonter jusqu’à l’AR1 mais au moins depuis l’AR3, et sur le même graphique plus facile les données relevées réellement ??
    Faites le par vous-même, même si c’est déjà fait, vous serez surpris 😉

      +16

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  • Julien // 24.11.2019 à 09h22

    En tout cas une chose est sûre, interdit ici de penser que nous vivons une période de réchauffement non imputable à l’homme, période que la planète a déjà connue au cours des millions d’années qui viennent de s’écouler. Mais chut, ne surtout pas penser comme ça. Non, il faut à tout prix mettre l’homme au centre du réchauffement, l’en rendre responsable, le culpabiliser, instaurer un business mondial brassant des milliards, basé sur la culpabilisation, les croyances d’officines officielles totalement soumise au pouvoir quand on gratte un peu et dont les résultats sont bien souvent démentis, démontés, et mis à mal par la communauté scientifique, celle à qui on évite de donner la parole. Regardons le vocabulaire employé pour qualifier les sceptiques : “négationnistes”, un mot lourd de sens n’est ce pas ? le disqualificatif suprême. Tout ceci n’est que propagande climatique sur fond de culpabilisation. Un seul mot d’ordre afin de lutter contre cette période de changement inévitable dont je ne me sens pas responsable loin de là : Adaptons nous !

      +51

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    • Nico // 24.11.2019 à 11h14

      Alors pourquoi ne pas informer les scientifiques qu’ils ont loupé le coche et qu’il y a déjà eu des périodes plus chaudes par le passé ? On gagnerait du temps.

      Ou alors ils sont déjà au courant et c’est un poil plus compliqué.

      Allez un indice, là c’est un “tantinet” plus rapide.

        +18

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      • RV // 24.11.2019 à 21h52

        Merci de remettre les pendules à l’heure, mais je crains que votre message ne soit trop discret.
        Alors j’enfonce le clou.
        Julien, vous faites allusion aux bien connues périodes glaciaires et interglaciaires.
        Ce qui est moins connu c’est qu’il suffit de 5° pour passer d’une période glaciaire à une période interglaciaire.
        Et la question posée aujourd’hui c’est que ces 5° pourrait bien advenir, non pas en quelques milliers ou dizaines de milliers d’années mais en un peu moins d’un siècle, ce qui n’a jamais été observé dans l’étude du climat.
        Par ailleurs l’étude de la répartitions des isotopes du CO2 dans l’atmosphère comparée à celle constatée dans les carottes glaciaires sont sans équivoque quand à la source humaine de leur provenance, à savoir la combustion des énergies fossiles.

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        • Lo // 25.11.2019 à 00h13

          Le plus grave dans cette histoire ce n’est pas le post délirant de julien, c’est le nombre de “likes” sur un blog drainant normalement des personnes éclairées.
          La science n’est pas une affaire d’opinion, la politique si. Là est le problème.

            +11

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          • Vero // 25.11.2019 à 08h29

            Je ne savais pas que pour avoir de la lumière à tous les étages, il fallait éviter de se poser des questions. Je croyais que c’était le contraire.

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          • Chalpitek // 25.11.2019 à 09h20

            En quoi le post de Julien est-il délirant ? Le votre par contre sent un sacré parfum d’intolérance et montre bien le danger du climato-fascisme qui pointe son nez, à la sauce Nouvian. Je suis scientifique, je me suis beaucoup intéressé au climat, et plus je fouillais plus je trouvais des choses curieuses, données absentes ou bidonnées etc etc. Par exemple le fameux Mann et sa courbe en hockey stick, qui est une pure escroquerie. Je vous conseille de regarder les vidéos de Tony Heller sur YouTube, elles sont édifiantes.

              +17

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            • vert-de-taire // 25.11.2019 à 10h23

              En quoi une escroquerie scientifique (une publication mensongère) invaliderait ou confirmerait un thèse ?

              Un scientifique est plongé dans un monde de forces pour divers intérêts, avantages comme nous tous.

              Un scientifique peut se soumettre à certaines de ces forces. Et c’est de plus en plus le cas puisque le politique actuel (le capitalisme des ultrariches) a une furieuse tendance à tout décider, y compris les subsides des recherches.

              Le bidonnage en a été facilité.

              Certains de nos politiciens (en France récemment) pourris ont facilité cette dépendance entre fric et recherche/publications scientifiques. Crime contre l’humanité – dans la mesure où plus personne ne peut plus rien décider de rien puisque le vrai et le faux ne sont plus distinguables, ni la fable du réel.
              Il suffit de parcourir ce site pour s’en rendre compte.

                +3

              Alerter
          • Julien // 25.11.2019 à 09h22

            Excusez de penser autrement que vous. Pardon de me poser des questions et d’essayer de voir les choses autrement que par le prisme de la presse mainstream et d’officines officielles. Pardon. Ô maître. Je vous laisse entre gens totalement éclairés.

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            Alerter
          • Julien // 25.11.2019 à 09h24

            J’oubliais une chose de taille : merci de confirmer par votre commentaire, mon commentaire. C’est sympa de votre part je n’en demandais pas tant. Bonne journée au pays de Candy.

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        • Julien // 25.11.2019 à 09h57

          RV vous faites allusion au CO2, l’argument phare du réchauffement : Alain Préat dit (comme des centaines d’autres scientifiques à qui on ne donne pas la parole, pour rappelle le GIEC ce sont des milliards de subventions à justifier…) « Dans le détail à notre disposition il n’y a aucune corrélation simple ou linéaire entre le taux de CO2 et la température.”

          autre chose toujours à propos du Co2 : “Il est heureusement permis d’en douter très fortement. Cette teneur est particulièrement faible à l’échelle des temps. Pour parler chiffres, elle se situe actuellement à 400 parties par million soit 0,04 % ou si l’on préfère une molécule sur 2 500 ! Elle était quatre fois plus forte à l’ère jurassique où la vie prospérait grâce à une végétation luxuriante, et même 15 fois plus forte à l’ère cambrienne. Certes l’élévation actuelle de la température terrestre depuis 150 ans existe. Mais elle n’excède pas un degré par siècle, sans rapport avec les prévisions apocalyptiques du GIEC.”

          enfin bref, trop peu d’espace pour développer, mais la théorie du CO2 est depuis longtemps démentie, le GIEC joue juste la sourde oreille car cela démonterai toute leur pseudo démonstration. Si demain on vous demandait d’accepter de dire que votre travail ne sert à rien, vous feriez tout pour le cacher et éviter de le montrer. Comme un fonctionnaire dans l’administration derrière son bureau qui fait semblant de bosser pour 2500 balles par mois…

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  • charles // 24.11.2019 à 09h55

    mais du coup, quand on aura atteint la singularité et que celle ci décrétera que l’homme est son propre cancer, à la manière d’un vieux film de sf, on niera encore ?

      +8

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  • Ardéchoix // 24.11.2019 à 10h09

    Moi-même étant expert en réchauffement climatique, je propose que tout les français se mettent contre la face sud de leur maison le 1er janvier et poussent très fort, afin que nous remontons de quels degrés plus au Nord.
    Je suis aussi sérieux que les deux demoiselles dans leur voiture, interview de Bfm hier à propos des inondations dans le sud. Réponse ” habituellement pour aller à mc Donald on met 13 mns , là 30″ 🙂

      +21

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 24.11.2019 à 10h24

      Le “micro-trottoir” comme genre journalistique produit des résultats qui vont de l’hilarant au désolant, en cumulant parfois les deux. Une pratique qui déshonorerait les boutiques qui y recourent si ce n’était en général pas déjà fait par ailleurs, avec les interviews obséquieuses et le saucissonnage systématique des démonstrations intellectuellement cohérentes. On lèche le cul des puissants, on glorifie les maîtres à penser de l’hégémonie culturelle, on rend les vérités incompréhensibles et on cherche à avilir le public.

        +22

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      • Dominique65 // 24.11.2019 à 11h58

        Les micro-trottoirs ont deux avantages : Ils ne coûtent rien ou presque, et en choisissant de diffuser tel ou tel propos, on peut arriver à la conclusion prédéfinie en rédaction. Voilà pourquoi on les retrouve partout.

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  • Océan de sagesse // 24.11.2019 à 11h04

    Et a CA https://www.youtube.com/watch?v=p8CWlQNslEA
    Que répondent nos indécrottables négationistes ?
    Jancovici trop Malthusien ?
    Il est bien plus tard que vous ne le pensez !!

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    • Yuri G. // 24.11.2019 à 13h28

      Premièrement, je n’ai vu personne ici contester l’épuisement des ressources en phosphates.
      Deuxièmement, avez-vous regardé le documentaire que vous partagez jusqu’au bout? Quelle en est la conclusion?
      Des solutions existent. La plus prometteuse étant la piste agronomique : produire le phosphore in situ, sur les parcelles agricoles, en incluant une “ration du sol” dans la rotation afin de stimuler l’activité biologique et capitaliser sur les symbioses comme les mychorizes pour séquestrer le phosphore (et le carbone).
      Autre solution peu évoquée, les arbres et plantes pérennes. Leurs puissantes racines peuvent aller puiser dans la roche mère des minéraux comme le phosphore afin de le rendre disponible en surface à travers les feuilles et parties aériennes.
      Soit-dit en passant, les sols contenant de l’argile sont naturellement blindés de phosphore. Il n’est juste pas disponible le plus souvent à cause de problèmes de compaction du sol.
      En ce qui concerne l’affirmation qu’AUCUNE agriculture n’est possible sans intrant phosphaté, heu comment dire…
      Je suis agriculteur bio sur terres argilo-calcaires moyennes, je n’ai jamais eu recours au moindre intrant phosphaté sans que les rendements soient complètement ridicules.

        +27

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      • Leboeuf // 24.11.2019 à 15h06

        bonjour,

        il faut quelles plantes lorsqu’on a un sous sol argileux pour faire “remonter” le phosphore et le rendre utilisable par les autres plantes ?

        c’est Hs mais j’en profite pour m’informer.

        merci

          +2

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        • Yuri G. // 24.11.2019 à 16h34

          Bonjour, je crois que vous mentionniez Gérard Ducerf l’autre jour. Dans son encyclopédie des plantes bio-indicatrices, il cite notamment les 3/4 des espèces de chardons dont la levée de dormance est grandement favorisée par les terrains hydromorphes et compactés (donc déficients en phosphore). C’est déjà un bon marqueur pour déterminer si il y a un réel problème.
          Mais bon, comme on n’a pas le temps de laisser les chardons faire le boulot (on estime que ça prend 6 ans sans intervenir), l’idée est je pense, d’arrêter le travail du sol autant que possible (interdiction d’utiliser des outils rotatifs par exemple), et mettre en place en inter-culture des plantes à fort pouvoir racinaire. Personnellement, j’utilise beaucoup les féveroles (biomasse et séquestration de l’azote) mélangées à des graminées (seigle, avoine au système racinaire fasciculé). Le top, c’est les plantes pérennes (luzerne, fétuque élevée) qui ont vraiment le pouvoir de venir fissurer les semelles de labour ou autre, mais ça prend du temps (minimum 2 ans).

          Pour les légumes très gourmands en phosphore, j’amène de l’extrait fermenté de bardane (que je produis moi-même) qui est rempli de phosphate de potasse organique.

            +16

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          • Leboeuf // 24.11.2019 à 20h10

            j’ai les deux tomes de ducerf depuis des annees mais jamais eu l’occasion de les utiliser. Je ne suis absolument pas dans du milieu agricole.
            Le coup de l’ortie sur un terrain riche en fer, y en a un paquet là ou je vais habiter de dans le mille emile, la toiture qui laisse couler l’eau sur un endroit du terrain ou ce trouve cette ortie en abodance est de la simple tole ……

            dans la terre de se terrain, tout a l’air de pousser, pecher, noyer, cerisier, figuier, pommier, raisin de table etc une 10 aines de fruitiers c’etait au cas en cresant je trouve un bloc d’argile.

            merci

              +2

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        • Subotai // 24.11.2019 à 19h09

          Du vétiver. 🙂
          Planté en haie
          Des racines qui descendent verticalement jusqu’à 3 m dans l’argile, empêchent l’érosion, font remonter tout ce qui est bon pour les plantes alentours.
          C’est costaud, c’est pas envahissant et ça fonctionne très bien sous les Tropiques.
          Par chez vous, chais pas, mais pourquoi ne pas essayer… 🙂

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          • Yuri G. // 24.11.2019 à 19h48

            Vous nous faites rêver avec votre vétivier!
            Mais il me semble que sous nos latitudes métropolitaines, c’est rapé.
            Je sais que certains utilisent le miscanthus aux mêmes fins, ainsi que pour produire du paillage.

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            Alerter
  • martin // 24.11.2019 à 11h06

    Personnellement, je respecte le consensus au sujet du réchauffement d’origine anthropique. C’est le mieux que j’aie à faire compte tenu de mon incompétence dans les domaines qui constituent la science du climat. Cependant, je n’apprécie guère la démarche qui consiste à ranger tous ceux qui émettent des objections dans la catégories des “révisionnistes” aux desseins suspects. C’est contraire à l’esprit des communautés scientifique vivantes, je n’aime pas ça. D’autant moins que l’expérience CLOUD, menée au CERN par une équipe exempte de tout soupçon nous invite à une certaine prudence dans l’adhésion au dit consensus. En outre, il reste le problème dit du HIATUS, à savoir que les satellites d’observation qui mesurent la température de la troposphère (ex. UAH) ne voient rien bouger, ou presque, depuis plus de 20 ans. IL y a là, il me semble, un FAIT qui mérite explication. Bref, le ton quasi-ecclésiastique de ce texte (vade retro!) renforce mon sentiment d’antipathie à l’égard des GIECistes, quelque soit par ailleurs le lieu du vrai.

      +36

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    • Dominique65 // 24.11.2019 à 12h00

      Bref, tu demandes aux scientifiques de se taire pour pouvoir les écouter. 😉

        +5

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      • Fritz // 24.11.2019 à 12h07

        Non. @martin ne demande pas aux scientifiques de se taire, il souligne un fait : à supposer même que les partisans du GIEC aient raison sur le fond, leur manière d’asséner leur thèse en disqualifiant les autres avis est à la fois déplaisante et anti-scientifique.

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        • RV // 24.11.2019 à 22h07

          Le GIEC n’est qu’une compilation de travaux scientifiques reconnus comme tels par la communauté scientifique. Travaux sur lesquels s’appuient les climatologues pour concevoir et faire tourner leurs modèles.

          Après, la science n’a pas vocation à asséner des vérités, mais plutôt à trouver des lois qui permettent d’agir sur le réel. C’est sa force et sa faiblesse, les lois peuvent s’avérer incomplètes ou fausses, l’histoire des sciences est une longue et interminable réfutation d’acquis.

          Par exemple, dans un tout autre domaine que le climat, la loi de Newton permet encore aujourd’hui de calculer les trajectoires des satellites et des sondes inter-planétaires, mais pour caler la géolocalisation elle reste trop imprécise et il faut faire intervenir celle d’Einstein.

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        • bhhell // 24.11.2019 à 23h09

          Il ne souligne pas un fait, mais le déforme:
          ici: https://skepticalscience.com/global-warming-hiatus-explained-not-good-news.html
          et ici: https://skepticalscience.com/cern-cloud-proves-cosmic-rays-causing-global-warming.htm
          Ensuite la science n’est pas une Eglise oecuméniste Si une théorie ne résiste pas à l’observation et l’ expérimentation, elle est rejetée. Si elle est convaincante et créé le consensus, elle est acceptée comme vraie. Rejeter cette approche, c’est rejeter la rationalité scientifique.

            +5

          Alerter
          • martin // 25.11.2019 à 09h25

            Sur le premier lien, bof. C’est toujours la même chanson: il semblerait, le fait s’expliquerait par, il faut penser le contraire de ce qu’on voit, etc. Rien de convaincant.

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            Alerter
  • Louis Robert // 24.11.2019 à 11h55

    « Alors que les climato-sceptiques et les négationnistes accusent souvent les scientifiques d’exagérer les menaces associées à la crise climatique, les preuves disponibles suggèrent le contraire. Dans l’ensemble, les scientifiques ont soit eu raison dans leurs évaluations, soit se sont montrés trop timorés. Nous avons constaté une tendance claire à sous-estimer certains indicateurs climatiques clés et, par conséquent, à sous-estimer la menace du bouleversement climatique. Lorsque de nouvelles observations du système climatique ont fourni davantage de données ou de meilleures données, ou nous ont permis de réévaluer des conclusions antérieures, les résultats concernant la fonte des glaces, la hausse du niveau de la mer et la température des océans ont généralement été pires que ceux prévus initialement. »

    Comme quoi l’intimidation dans une atmosphère hostile (euphémisme) produit les effets recherchés par lesdits «influenceurs », fait taire MÊME les scientifiques qui se croient par ailleurs «neutres », « objectifs », « à l’abri des manipulateurs », etc. … Science sans courage peut en notre temps, par simple omission, mener l’humanité à sa perte.

    Ainsi donc, Bertrand Russell dénonçait « le crime du silence ».

      +8

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  • Jean-Marc // 24.11.2019 à 12h56

    Pouvez vous nous donner les températures annuel moyenne en France depuis 1870….ce serait le meilleur moyen d’observer le réchauffement climatique … depuis 1997-1998 on ne les retrouvent plus

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    • Leboeuf // 24.11.2019 à 15h18

      bonjour,

      j’ai toujours pensé que la meilleurs facon d’obtenir des infos fiable niveau temperature c’etait de se tourner vers de vieilles maisons vigneronnes.
      je suis persuadé qu’ils ont des relevés régulier et très ancien dans leurs tiroirs

        +1

      Alerter
    • Maurice // 24.11.2019 à 15h29

      Voici un graphe de 1870 à 2019 qui représente la température moyenne de l’hémisphère Nord:
      http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4nh/from:1870/to:2019
      Toutes les données existent, il suffit de chercher un peu.

        +6

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      • rolland // 24.11.2019 à 19h40

        A savoir dans quelle proportion cela dépend de l’action humaine pour savoir si l’humain peut travailler à inverser la tendance !?

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        • RV // 24.11.2019 à 21h05

          @ rolland // 24.11.2019 à 19h40

          La question serait plutôt de trouver quel levier employer pour que les politiques publiques imposent une transition vers une économie décarbonée.
          D’après le GIEC nous devons réduire nos émissions et tendre vers une neutralité carbone à partir de 2050.

            +0

          Alerter
    • RV // 24.11.2019 à 18h28

      @ Maurice // 24.11.2019 à 15h29

      je vous propose de télécharger les supports des vidéos des cours de Jancovici
      https://cloud.mines-paristech.fr/index.php/s/nCzdipz0uhIlTlw
      et d’ouvrir le “4- Le changement climatique (2) – Cours des mines 2019- Jancovici.pdf”
      à la page 10 vous trouverez la planche de l’évolution régionale de la température moyenne de l’air au niveau du sol et l’enveloppe des élévations simulées par les modèles, avec et sans l’influence humaine, extrait du 4e rapport d’évaluation du GIEC de 2007.

      La page 16 devrait aussi vous intéresser.
      “Evolution de la température moyenne de l’air au niveau du sol, selon les scenarii et mise en perspective avec le passé de l’an 1000 à 2100.

      et la page 27, aussi . . .

        +5

      Alerter
      • Maurice // 24.11.2019 à 20h20

        Merci RV pour le lien.
        Je connais (un peu) Mr Jaconvici, je suis ses interventions (pas toutes bien sûr).
        La première video que j’ai visionnée date de fevrier 2013, il intervient sur le changement climatique devant une commission sénatoriale.
        A l’époque je lui avais même écrit, au sujet de la montée en puissance de la voiture électrique, et il m’avait répondu, fort aimablement d’ailleurs.
        Je trouve ses présentations et conférences fort utiles.
        Cela dit, la simplification extrême, qui consiste en gros à lier la quantité de CO2 émise dans l’atmosphère par une simple règle de 3 (j’exagère un peu) à l’augmentation de la température globale ne me satisfait plus.
        Par exemple, elle n’explique pas pourquoi la température est restée pratiquement stable de 2000 à 2015, alors que le CO2 a augmenté de 20 ppm sur la même période.
        Cela n’enlève rien à la pertinence de ses propos sur l’énergie en général et la dépendance du niveau de confort de notre société technologique qui est assujetti à la quantité de cette dernière.

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        Alerter
        • RV // 24.11.2019 à 22h20

          Si vous considérez les courbes publiées ici ou là vous verrez qu’il y a même des périodes où la température moyenne baisse. Les courbes sont toujours en dents de scie. Suivant l’échelle des courbes ces dents de scie peuvent englober quelques années ou quelques dizaines d’années. Ce qui compte c’est le temps long, la tendance longue, et là elles disent toutes la même chose, sauf à choisir des périodes tronquées pour les besoins de la cause.

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          Alerter
    • RV // 24.11.2019 à 22h31

      @ Jean-Marc // 24.11.2019 à 12h56

      je vous propose de télécharger les supports des vidéos des cours de Jancovici
      https://cloud.mines-paristech.fr/index.php/s/nCzdipz0uhIlTlw
      et d’ouvrir le “4- Le changement climatique (2) – Cours des mines 2019- Jancovici.pdf”
      à la page 10 vous trouverez la planche de l’évolution régionale de la température moyenne de l’air au niveau du sol et l’enveloppe des élévations simulées par les modèles, avec et sans l’influence humaine, extrait du 4e rapport d’évaluation du GIEC de 2007.
      La page 16 devrait aussi vous intéresser.
      “Evolution de la température moyenne de l’air au niveau du sol, selon les scenarii et mise en perspective avec le passé de l’an 1000 à 2100.

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    • Chalpitek // 25.11.2019 à 09h24

      Vous aurez du mal car il y avait seulement 2 stations officielles en France en 1900. La disponibilité des données de température est une illusion.

        +1

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      • RV // 03.12.2019 à 13h51

        @ Chalpitek // 25.11.2019 à 09h24
        Renseignez-vous, lisez sur la question et vous découvrirez par exemple, mais ce n’est pas la seule technique disponible, que l’on peut reconstituer les températures moyennes annuelles en examinant les troncs d’arbres centenaires ou plus.

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  • jbal // 24.11.2019 à 13h59

    Cherchez : Les paramètres de Milankovic …

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    • RV // 24.11.2019 à 19h11

      extrait du wiki :
      …/… Les paramètres de Milankovića sont les paramètres astronomiques qui engendrent des variations cycliques du climat terrestre, les cycles de Milanković. Ces paramètres sont l’excentricité, l’obliquité et la précession. Les paramètres de Milankovitch sont notamment utilisés dans le cadre de la théorie astronomique des paléoclimats.
      Joseph-Alphonse Adhémar (1797-1862), James Croll (1821–1890) et Milutin Milanković (1879-1958) sont les principaux scientifiques ayant avancé l’idée que ces trois paramètres interviennent dans les variations climatiques naturelles, en particulier sur Terre. Cette hypothèse n’a cependant été soutenue par des données expérimentales cohérentes qu’en 1976, avec l’article fondamental de Jim Hays (en), John Imbrie et Nicholas Shackleton1.
      Ces changements climatiques naturels ont pour principale conséquence les périodes glaciaires et interglaciaires. Leur étude en termes de phénomènes périodiques est du ressort de la cyclostratigraphie. …/…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Param%C3%A8tres_de_Milankovi%C4%87

      Ceci dit, ces effets sont connus et pris en compte, notamment par Jean Marc Jancovici
      https://jancovici.com/changement-climatique/aspects-physiques/variation-du-climat-et-augmentation-de-leffet-de-serre-due-a-lhomme-cest-pareil/

      La question qui nous concerne en ce XXIe siècle est le rythme auquel le dérèglement climatique a lieu aujourd’hui, rythme beaucoup plus rapide que tout ce que nous connaissons du passé du climat.

        +5

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    • RV // 24.11.2019 à 20h52

      RV // 24.11.2019 à 20h22
      @ jbal // 24.11.2019 à 13h59
      Vous faites allusion aux bien connues périodes glaciaires et interglaciaires.
      Ce qui est moins connu c’est qu’il suffit de 5° pour passer d’une période glaciaire à une période interglaciaire.
      Et la question posée aujourd’hui c’est que ces 5° pourrait bien advenir, non pas en quelques milliers ou dizaines de milliers d’années mais en un peu moins d’un siècle, ce qui n’a jamais été observé dans l’étude du climat.

        +2

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  • Arcousan09 // 24.11.2019 à 14h00

    Article de Richard Armenante
    “D’après l’Agence internationale de l’énergie, site en anglais (Key World Energy Statistics), voici la liste des émissions de CO 2 par pays, pour l’année 2016 :
    Les données sont en milliards de tonnes. Arrondi des pourcentages à la première décimale.
    Monde entier 32,32 100 %
    Chine 9,06 28,0 %
    États-Unis 4,83 14,9 %
    Inde 2,08 6,0 %
    Russie 1,44 4,4 %
    Japon 1,15 3,6 %
    Allemagne 0,73 2,3 %
    Corée du Sud 0,59 1,8 %
    Iran 0,56 1,7 %
    Canada 0,54 1,7 %
    Arabie saoudite 0,53 1,6 %
    Brésil 0,52 1,6 %
    Indonésie 0,45 1,4 %
    Mexique 0,45 1,4 %
    Afrique du Sud 0,41 1,3 %
    Australie 0,39 1,2 %
    Royaume-Uni 0,37 1,1 %
    Turquie 0,34 1,0 %
    Italie 0,33 1,0 %
    France 0,29 0,9 %
    Les 177 autres pays qui sont au-dessous de 1 %. Ne sont pas listés . Même en admettant que la France divise par deux ses émissions de CO 2 grâce à la disparition des voitures à essence (quid des transports routiers ?), l’impact sur le dérèglement climatique mondial serait quasiment négligeable. Ainsi, augmenter le prix des carburants en France en invoquant la lutte contre le dérèglement climatique est une véritable supercherie. PS : Bien évidemment, dans notre quotidien nous devons tout faire pour éviter de polluer … sans qu’il soit besoin de pénaliser les tous petits travailleurs en leur imposant des taxes horribles sur les carburants

      +21

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    • vert-de-taire // 24.11.2019 à 17h08

      Euh je crains un biais :
      Et nos produits matériaux importés qui ont produit du CO2 sont-ils comptés ?

      Ensuite la pertinence par pays ?
      Comme si la politique de l’un était indépendante des autres ..

      brefs ces biais méritent approfondissements.

        +10

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      • Subotai // 24.11.2019 à 20h09

        Et surtout, production par habitant. Parce que polluer à 10% quand on est 1 milliard, ce n’est pas pareil de polluer à 1% quand on est 100 millions.
        0.1%
        0.01%
        il est plus facile de réduire quand on est 0.1% que quand on est à 0.01%, hélas…
        M’est avis qu’on n’évitera pas la décélération rapide du mur…

          +2

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  • charles // 24.11.2019 à 14h20

    en tout cas, quoi qu’en dise tous ces commentateurs prompte à inverser les rôles de censeurs, les varois font floc floc, bfm s’éclate à faire des reportage in situ à la sauce “survivons à la nature”, et comme prévu par bien des scientifiques les “intempéries” sont à chaque fois plus intense.

    floc floc..

      +1

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    • calal // 24.11.2019 à 14h28

      “et comme prévu par bien des scientifiques les “intempéries” sont à chaque fois plus intense.”

      ca ou bien chaque annee le sol est plus artificialise et moins permeable?

        +20

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    • petitjean // 24.11.2019 à 18h19

      les inondations dans le sud du pays à cette période de l’année font partie des “marronniers” !
      ça fait aussi de belles images pour les médias, comme la neige en hiver et les tempêtes dans l’ouest du pays
      Mais jamais, jamais , les médias ne mettent en cause ceux qui ont délivré des permis de construire dans les zones inondables !
      Pleurnicher sur les conséquences sans jamais nommer les causes c’est une grande spécialité des politiques et des médias…….

        +22

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  • Yuri G. // 24.11.2019 à 14h47

    @Charles.
    Le rapport c’est qu’il faut travailler avant tout à une meilleure résilience de nos agro-systèmes (couvertures permanentes) avant d’accuser 50mm de pluie de transformer nos rivières en torrents de boue.

      +12

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    • Maurice // 24.11.2019 à 15h34

      Absolument d’accord !
      Voir les travaux passionnants de Claude et Lydia Bourguignon.
      J’ajouterais des permis de construire accordés en dépit du bon sens et le bétonnage souvent associé …

        +19

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  • RLG // 24.11.2019 à 15h45

    La belle affaire … 50 milliards de barils ça paraît beaucoup quand on le dit … mais lorsqu’on en consomme 100 millions par jour dans le monde … ça ne rajoute que 500 jours avant la pénurie …
    Alors on peut continuer à faire semblant de croire qu’il y en aura toujours … ou choisir de se préparer à la pénurie qui vient …
    En Europe, la consommation d’hydrocarbures à déjà baissée de 15% depuis le pic de 2006 …
    On arrive dans le dur et ça commence à peine …

      +11

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    • RV // 24.11.2019 à 19h43

      @ RLG // 24.11.2019 à 15h45
      quelques courbes pour bien enfoncer le clou . . .

      Voici deux courbes de la variation de la consommation d’énergie de 1966 à 2016
      une pour l’Europe page 93 et l’autre pour l’OCDE page 96
      https://cloud.mines-paristech.fr/index.php/s/nCzdipz0uhIlTlw
      document : 1-L’énergie – Cours des Mines 2019 – Jancovici.pdf
      et
      une courbe des découvertes mondiales de pétrole conventionnel depuis 1947 page 38
      https://cloud.mines-paristech.fr/index.php/s/nCzdipz0uhIlTlw
      document : 2 – Les énergies fossiles – Cours des Mines 2019 – Jancovici.pdf
      et
      cette page du site de Jean-Marc Jancovici
      https://jancovici.com/transition-energetique/petrole/le-pic-de-production-une-realite-deja-courante/
      qui recense les courbes d’extraction pays par pays et zone par zone
      et conclue en bas de page :
      …/… Alors le pic, juste une invention de Cassandre ? En fait, non seulement le pic n’est pas une chimère, mais comme c’est une obligation mathématique dès lors que le stock de départ est donné une fois pour toutes, la seule bonne question pour la production mondiale est : à quand le pic ? Et, depuis 2005, la réponse la plus probable est : modulo quelques ajouts marginaux (agrocarburants, liquides de gaz, etc), nous y sommes…
      …/…

        +6

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      • Leterrible // 25.11.2019 à 12h36

        Bjr. Je suis une “groupie” des raisonnements de JMJ… sauf que…quand on(il) démarre sur l’ “évidence de la finitude du stock de départ”…comment dire…sans doute vrai encore quelques années… MAIS ceux-ci sont-ils cinglés…?? http://www.slate.fr/story/169512/espace-asteroides-exploitation-miniere-metaux-precieux-terres-rares

          +0

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        • RV // 03.12.2019 à 13h59

          L’existence d’un autre stock dans l’espace proche n’invalide pas la “finitude” du stock terrestre.
          A cet instant il reste inaccessible en terme de technique et de prix aux échelles qui nous intéressent.
          Nous irons sans doute récolter ces ressources dans l’espace mais à moins de les utiliser dans l’espace elles contribueront aux émissions de CO2 sur Terre.

            +0

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  • aErian // 24.11.2019 à 16h05

    On n’a pas besoin de scientifiques pour voir la gravité de la situation. Les scientifiques font des travaux très pointus pour cibler la précision de la réponse. Ce jour 24.11.2019, il y a autour de moi des arbres avec feuilles vertes. L’automne est décalé d’un mois! Les hivers se compriment, les printemps et les automnes se decalent, les étés restent, mais dans leur milieu arrive une nouvelle saison: four.

      +9

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    • Subotai // 24.11.2019 à 20h23

      Yes, Man!
      Cette année, magie sous les tropiques!
      Comme le régime des vents a fait perdurer le temps sec presque toute la saison chaude (théoriquement pluvieuse) il c’est trouvé que les fruitiers (arbres mais aussi les plantes comme tomates, poivrons) ont fructifié en dehors de la saison des pestes (mouches des fruits diverses – pour info produits importés par la mondialisation) résultat: récolte moyenne en quantité mais bonne en qualité. Pas vu une pièce piquée et hier mon voisin m’a offert une pleine bassine de kava (fruit)* https://fr.wikipedia.org/wiki/Pometia_pinnata
      Chose qui ne s’était pas vu depuis plusieurs années, la saison étant normalement mars – avril et étant régulièrement piquée.
      On verra l’année qui vient. Pour l’instant déficit en pluie – 2 mois de retard…
      * Oui, on s’échange des produits de la nature entre voisins par chez moi. 🙂

        +4

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  • Ccerbere // 24.11.2019 à 16h21

    Les constatations sont que :
    Augmenter le taux de CO2 dans un milieu clos que l’on éclaire fait augmenter sa température.
    Chauffer un corps le fait se dilater (pas seulement certaines extrémités).
    Le CO2 libéré depuis la révolution industrielle à été formé il y a quelques millions d’années.
    La projection intuitive des constatations est que à minima l’eau monte au moins pour quelques dizaines à quelques centaines d’années.

    À l’éemien (-131 000 – 114 000 ans) la température était de + 5° (le minimum calculé à 2050 sans changement de société) la Scandinavie était une Île. Je vous laisse imaginer la tête de la tour Eiffel.
    Les calculs des scientifiques portent sur ce qui à fondu et sur ce qui s’est dilaté (groënland, antarctique, eaux de surface,…) et à quelle vitesse (imaginez combien font 100 couvertures dans un empilement de 130.000 et discutez en).
    Quelles sont les variations locales à prévoir et quand dans des modèles qui sont très loin d’être maitrisés ? quelques cyclones supplémentaires, engloutissement de capitales, reverdrissement du Sahara, ralentissement du Gulf Stream,…

    Personne n’est capable de prévoir comment les hommes vivront dans 100 ans et encore moins de penser à l’échelle de l’évolution Il est certain que la terre sera là, la biodiversité réduite pour quelques millénaires, les hommes n’auront pas disparu mais moi oui.

    Par contre imaginer qu’un univers à la Mad Max est possible dans 50 ans on peu le réfléchir et se sentir concerné pour l’éviter.

      +6

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  • RV // 24.11.2019 à 18h14

    une proposition de lecture,
    les vidéos du cours de Jean-Marc Jancovici
    à l’école des Mines de cette année 2019
    1 l’énergie : https://www.youtube.com/watch?v=xgy0rW0oaFI
    2 les énergies fossiles : https://www.youtube.com/watch?v=1NHPgrH5lcQ
    3 le changement climatique (1) : https://www.youtube.com/watch?v=l8pdSClyRds
    4 le changement climatique (2) : https://www.youtube.com/watch?v=JKoRsO5fkAQ
    5 les économies d’énergie : https://www.youtube.com/watch?v=PEY6LmscKc4
    6 le nucléaire : https://www.youtube.com/watch?v=t0Xp6CCte0U
    7 les énergies renouvelables : https://www.youtube.com/watch?v=Z4teA8ciuRU
    8 la comptabilité carbone : https://www.youtube.com/watch?v=lgoUns8Cu0w
    les diaporamas des conférences : https://cloud.mines-paristech.fr/index.php/s/nCzdipz0uhIlTlw

      +9

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  • R // 24.11.2019 à 19h01

    Quel est le rapport entre la négation de la Shoah, et le fait de ne pas croire les théories imposées par le “consensus scientifique”. Les journalistes ont tendance à employer des termes qui ont une connotation forte en dehors de leur contexte. L’altération du sens des mots ou Novlangue, voilà la meilleure arme de la bien pensance…

      +4

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  • Patrick // 24.11.2019 à 19h22

    Michael Oppenheimer ?? le gars qui nous annonçait le refroidissement de la planète et une nouvelle ète glaciaire dans les années 70 ?? c’est bien lui ?
    Tout ça dans une grande revue scientifique comme le Guardian ??

    on peut oublier.

      +7

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  • Brigitte // 24.11.2019 à 21h23

    Les croissances démographique, économique et technologique nous mènent lentement mais surement vers la destruction totale de notre environnement naturel. Nous le savons et aucune utopie survivaliste ou transhumaniste ne pourra nous sauver.
    S’il n’y avait que le dérèglement climatique, ce serait un moindre mal. Il suffirait de s’y adapter et la nature humaine est pleine de ressources à ce niveau. A quoi bon s’écharper sur ses causes, GES ou pas GES. C’est un épiphénomène comparé à d’autres problémes bien plus inquiétants et dommageables.
    En effet, la perte de la biodiversité mais aussi de l’anthropo-diversité, la pollution généralisée et sa morbidité avérée, l’artificialisation galopante des sols, tout cela nous promet des lendemains qui déchantent et un futur qui ressemblera sans doute à un enfer terrestre (à contrario du paradis terrestre ou jardin d’Eden peuplé d’animaux et d’humains vivant en paix dans une nature généreuse).
    N’étant pas climatologue, je ne me permettrais pas de critiquer les rapports du GIEC mais par contre, le GIECisme me fait penser au pacifisme de l’entre deux guerres. Bonnes intentions, limites dans la course aux armements, négociations, organisations internationales, et puis…..l’histoire s’est écrite autrement.

      +8

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    • RV // 24.11.2019 à 22h25

      @ Brigitte // 24.11.2019 à 21h23

      Vous êtes en phase avec le programme de la FI !

      Quelques extraits du livret thématique du programme
      ” l’avenir en commun de 2017 ” :
      “Face à l’urgence climatique, la planification écologique ”
      …/… Notre constat : le productivisme détruit l’écosystème compatible avec la vie humaine …/… Notre écosystème global est entré en état d’urgence écologique. La vie sur la seule planète à notre disposition est en danger. …/… Le changement climatique, conséquence majeure des trop nombreuses émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, a atteint un niveau tel qu’il met en danger la survie de notre espèce …/… Le changement climatique n’est pas seul en cause. La dégradation de la qualité des sols et leur artificialisation, ainsi que la pollution par les pesticides et par les rejets industriels, provoquent la disparition d’habitats naturels tout en fragilisant l’agriculture …/… La multiplication des molécules chimiques présentes dans l’environnement ainsi que la pollution de l’air ont des répercussions graves sur la santé humaine (cancers, maladies cardiovasculaires, asthme, atteintes neurodégénératives, baisse de la fertilité, etc.).

        +1

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      • Brigitte // 25.11.2019 à 09h20

        @RV. Merci pour votre proposition mais FI me fait trop penser à Syriza et Mélanchon à Tsipras, qu’il a soutenu ouvertement. Au final ça donnerait FS (France Soumise)….
        De toute façon, il y a longtemps que je ne crois plus aux programmes des partis, vitrines de Noël pour enfants politiques.
        Non mais sans rire, vous êtes déjà en campagne pour les prochaines élections?

          +3

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        • RV // 03.12.2019 à 14h01

          Je suis en campagne tous les instants de ma vie pour faire advenir ce que je crois bon pour le plus grand nombre.
          Je ne connais pas de Mélanchon, mais un Mélenchon . . . chère Brighitte

            +0

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  • Almire // 24.11.2019 à 21h42

    Comme lecteur régulier des communications scientifiques, je confirme que les scientifiques sous estiment leurs conclusions et atténuent leurs propos quand ils communiquent sur les questions environnementales. Argument souvent avancé : faire peur paralyserait.
    Je pense que lorsqu’on est malade il vaut mieux le savoir et se soigner que l’ignorer !

      +5

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  • Amiraldonne // 25.11.2019 à 01h44

    Tout à fait d’accord avec Wakisashi. Le grand problème et la vraie affaire qui est anthropique c’est la pollution et le non respect de la nature et de ses lois. Le climat est un écran de fumée pour collecter un taxe carbone qui ne sert à rien car que peut on faire pour ou contre le climat? Mais ce que l’on peut faire contre la pollution, l’obsolescence programmée, l’extinction animale, ça c’est mesurable et faisable. On poursuit des chimères pour éviter de changer ce qui est à notre portée.

      +13

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    • Bouddha Vert // 26.11.2019 à 02h09

      Sans hydrocarbures, même à bientôt 8 milliards impossible de polluer comme nous le faisons.
      Ce sont nos machines qui nous donnent ce pouvoir de destruction, or elles fonctionnent à 80% avec des hydrocarbures!
      Impossible de fabriquer, de répandre autant de produits polluants sans elles etc…

      Donc taxer le carbone revient à utiliser moins de machines, surtout à ne conserver que celles qui nous permettent de vivre, ce qui arithmétiquement polluera moins.
      Baisser le pouvoir d’achat a également l’avantage de conserver un peut de ressources pour les générations qui suivent.
      Taxer le carbone c’est finalement moins de production, toujours polluante à grande échelle, et moins de CO2 dans notre atmosphère.

      Certes il nous faudra assurer des politiques localement et globalement plus équitables mais c’est un autre sujet.

        +0

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  • Cyd // 25.11.2019 à 09h27

    Tous premiers mots de l’article: “les négationnistes…”
    Voilà le ton est donné, c’est celui de l’outrance et de l’insulte.
    Donc ca ne convaincra que les convaincus. Ces gens parlent donc à leur nombril, en se disant, qu’ils sont les meilleurs et qu’ils ne comprennet pas pourquoi personne ne le remarque.

    Oui être sceptique est une attitude raisonnable, rationnelle, scientifique, légitime
    Oui il y a encore des choses à comprendre sur le climat
    Oui il faut décarbonater l’énergie, pour le climat peut être, mais surtout à plus court terme pour des raisons d’épuissement des réserves, d’indépendance geo stratégique, et aussi, bien qu’ici ca soit souvent décrié, pour augmenter le niveau de vie

      +9

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  • Lydia // 25.11.2019 à 10h03

    Je suis à 100 pour 100 d’accord avec ce que je viens de lire, il est vraiment évident que le réchauffement climatique a commencé à faire des dégâts et entrainer des réfugiés climatique ainsi que des morts… les dirigeants de la planète le savent mais ils pensent pouvoir aller se réfugier aux endroits les moins atteint et après moi le déluge…il faut absolument refuser toutes les nouvelles technologies et le Ceta et la5 g …

      +0

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    • Arkhenes // 26.11.2019 à 10h03

      Bonjour Lydia,
      Si vous pouviez me donnez un exemple de ces fameux réfugiés climatiques. J’en entends toujours parler, mais je ne les ai pas encore vu, donc si vous pouviez m’éclairer, je vous en serais reconnaissant.

        +3

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  • Homosapiens // 25.11.2019 à 10h20

    Il existe aussi une difficulté psychologique pour l’Homme d’envisager un ralentissement, voire un arrêt de la « croissance « et du « progrès ». Il a découvert au début de son existence qu’il pouvait se servir sans fin de ce que la terre pouvait lui offrir et qu’il pouvait dominer les autres espèces. Il a appris d’abord à fabriquer des outils et des armes de chasse et de pêche, puis à faire du feu, puis à s’habiller pour coloniser les zones aux climats difficiles, puis à cultiver la terre, puis à tirer des ressources du sous-sol. Il a aussi compris qu’il pouvait « progresser » dans cette domination et que cela lui était favorable aussi bien individuellement que pour sa propre espèce ou du moins sa propre lignée. Chaque « progrès » est suivi d’un autre « progrès » et ceci sans fin, du moins apparemment. Il lui est, aujourd’hui, très difficile d’imaginer que cela puisse s’arrêter car cette progression fait partie de sa spécificité. On pourrait dire que c’est cela qui le distingue des animaux. Cette « progression » exponentielle se poursuit aujourd’hui plus que jamais et la domination de l’Homme fragilise la terre, c’est à dire le vivant, les sols et les sous-sols, les mers et les océans, ainsi que ll’atmosphère et son fonctionnement. l’Homme a aujourd’hui « gagné » définitivement sur les éléments, même au delà, mais il n’en a pas le sentiment et, inconsciemment, pense qu’il ne peut que toujours progresser. Il lui faut changer de paradigmes mais ce n’est pas dans sa nature.

      +2

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    • Louis Robert // 25.11.2019 à 12h59

      Homosapiens, le conditionnement de l’Occidental n’est pas universel. Il n’est donc aucunement révélateur de la nature humaine. Celle-ci ne se limite surtout pas, en effet, à ce qu’est devenue cette créature post-moderne narcissique, rapace et prédatrice qui ne l’incarne aucunement de façon exemplaire.

      Il est une sagesse très ancienne qui exprime la nature profonde de l’être humain. On la retrouve éloquemment exprimée en acte et vécue notamment chez les bouddhistes, les taoïstes, les Amérindiens, etc. On aurait tort de faire comme si ces êtres humains exemplaires, parfois, souvent même oubliés ou négligés par l’Occident, n’existaient tout simplement pas comme partie intégrante de l’humanité… et l’une des meilleures.

        +3

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  • Tancrede // 25.11.2019 à 11h19

    Oui je confirme, je n’ai jamais vu un vrai scientifique injurier ceux qui mettent en doute ses théories. En agissant ainsi ils se disqualifient eux-mêmes.
    “negationniste” est un terme grave car historiquement très chargé. Cette manière de faire dépasse les bornes condamne la théorie ainsi défendue et révèle un esprit à tendance totalitaire ce qui est vraiment inquiétant si ces personnes arrivent au pouvoir.

      +9

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  • onna // 25.11.2019 à 13h05

    De toutes les façons, la société s’écroule à tout niveaux, un consensus entre 1984 et le meilleur des mondes, avec une touche de soleil vert et bientôt nous pourrons ajouter quelques poignées de l’age de crystal. Toutes les dystopies de la littérature d’anticipation post 45 sont de véritables prédictions que l’on peut vérifier à certains degrés, mais la projection vers l’avenir donne raison à tous ces auteurs, nous sommes acteurs et spectateurs de la déliquescence du monde, de l’annihilation des espèces vivantes, animales ou végétales et de notre propre extinction programmé, mais l’humain s’attache à parader comme un paon à se perdre dans sa vanité et dans son ego. L’heure n’est plus à la parlotte.

      +2

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  • serge // 25.11.2019 à 16h42

    1- L’inculture scientifique de tous les dirigeants est une donnée essentielle.
    2- La culture du profit est une donné de court terme incompatible avec une perception d’effondrement. Et les financiers et économistes n’ont aucune culture scientifique, cf 1.
    Rien ne sert donc de s’énerver, ceux qui ont les commandes n’en ont rien à faire.

      +2

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  • maoul // 25.11.2019 à 17h37

    Cet article pose le problème clairement de la communication scientifique et ses réserves.
    En 2014, juste avant la COP 21 j’ai assisté à une conférence sur le climat par un membre du GIEC dont je me suis dépéché d’oublier le nom. Je n’ai pas du tout trouvé ces gens fébriles sur le plan de la communication mais à l’inverse particulièrement aggréssifs et moralisateurs. Dans le même temps au sein de mon université la plupart ne se donne même pas la peine de se renseigner sur les modèles climatiques et font consensus par normalisation. D’un point de vue comportement scientifique ce phénomène est très grave. Les autres (qui portent un regard plus critique sur la science en général) se murent dans le silence sous peine d’être classés de climatosceptiques. Aujourd’hui douter semble être un défaut.
    Cet article traite de la recherche de consensus et d’une vérité. Ce qui est le sens de la science quand l’idéologie ou l’économie ne prend pas le dessus sur la pensée.

    Ainsi, certains raisonnent en intégrant d’autres paramètres (https://theshiftproject.org/), Jean Marc Jancovici (https://jancovici.com/).
    Leur reflexion porte sur l’influence des ressources fossiles sur les modèles climatiques.
    Le portail de données du think tank permet de mieux appréhender ces questions :
    http://www.tsp-data-portal.org/

      +5

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  • Arkhenes // 26.11.2019 à 10h05

    “Pour les dirigeants politiques et les hommes d’affaires, nous pensons qu’il est important de savoir qu’il est extrêmement improbable que les scientifiques exagèrent la menace de la crise climatique. Il est beaucoup plus probable que les choses soient pires que ce que les scientifiques ont dit. Nous avons déjà vu que les effets de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère se manifestent plus rapidement que les scientifiques ne l’avaient prévu.”

    Eh bien non. En réalité, c’est exactement est systématiquement l’inverse de ce qui est dit dans ce paragraphe. Il suffit de comparer les prédictions des rapports précédents du GIEC avec ce que l’on a constaté a posteriori.

      +3

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  • jp // 26.11.2019 à 20h00

    Cher Olivier berruyer,
    Comment vous qui êtes régulièrement victime de dénigrements, pouvez vous prendre au sérieux un article qui parle de negationistes du climat ?

    Outre le fait que le terme est insultant vis à vis des références historiques, il est stupide.
    Comment reprocher de nier quelque-chose qui n’est pas encore arrivé ??

      +4

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