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1.décembre.20191.12.2019 // Les Crises

Bilan des gaz à effet de serre en 2018 – Par Johan Lorck

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Source : Global Climat, Johan Lorck, 26-11-2019

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) vient de publier en cette fin novembre son bulletin annuel des niveaux de CO2 et autres gaz à effet de serre au niveau mondial. Comme le montraient déjà les relevés publiés en temps réel par la NOAA, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint 407,8 ppm, un record.

Le quinzième bulletin d’information sur les gaz à effet de serre de l’Organisation météorologique mondiale montre que la moyenne globale des principaux gaz à effet de serre a atteint des sommets en 2018 :

  • Dioxyde de carbone (CO2) : 407,8 ppm
  • Méthane (CH4) : 1869 ppb
  • Protoxyde d’azote (N2O) : 331,1 ppb

Gaz à effet de serre en 2018. Source : OMM.

Cela représente 147% du niveau préindustriel (avant 1750) pour le CO2, 259% pour le méthane et 123% pour le N2O. La tendance depuis la révolution industrielle est assez nette, d’après les reconstructions publiées par le GIEC :

Source: GIEC (2007).

La concentration de CO2 a donc atteint 407,8 ppm en 2018, des chiffres quasi-identiques à ce qui a été publié par la NOAA. Le pic a eu lieu en mai 2019 avec une concentration de CO2 de 415 parties par million, soit 100 ppm de plus qu’en 1958. C’est évidemment un record. « Evidemment » car la hausse de la concentration est continue depuis le début des mesures instrumentales.

Concentration de CO2 et tendance. Source : OMM.

L’augmentation de CO2 de 2017 à 2018 est proche de celle observée de 2016 à 2017, et pratiquement égale à l’augmentation annuelle moyenne au cours de la dernière décennie. Le CO2 atmosphérique augmente principalement en raison des émissions provenant des combustibles fossiles et de la production de ciment (environ 36,6 ± 2 GtCO2 en 2018), de la déforestation et autres changements d’affectation des sols (5,5 GtCO2 par an en moyenne pour la période 2009-2018).

Du total des émissions provenant des activités humaines au cours de la période 2009-2018, environ 44% du CO2 s’est accumulé dans l’atmosphère, 22% dans l’océan et 29% sur terre, avec un reste non attribué de 5%. La proportion de CO2 qui reste dans l’atmosphère varie d’une année à l’autre en raison de la variabilité naturelle des puits de CO2 et du phénomène El Nino notamment.

Pour le CH4, l’augmentation de 2017 à 2018 est plus élevée que celle observée de 2016 à 2017 et que la moyenne de la dernière décennie. Le méthane contribue à hauteur de 17% au forçage radiatif des gaz à effet de serre à longue durée de vie (donc sans prendre en compte la vapeur d’eau). Environ 40% du méthane est émis dans l’atmosphère par des sources naturelles (les zones humides notamment) et environ 60% est d’origine anthropique (bovins, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges et combustion de biomasse). Globalement, le CH4 moyen calculé à partir des observations in situ en 2018 ont atteint un nouveau sommet à 1869 ppb en 2018, soit une augmentation de 10 ppb par rapport à l’année précédente .

Concentration de CH4 et tendance. Source : OMM.

Cette augmentation de CH4 est supérieure à l’augmentation de 7 ppb sur la période 2016-2017 et l’augmentation annuelle moyenne au cours de la dernière décennie. L’augmentation annuelle moyenne du CH4 est passée d’environ 12 ppb/an à la fin des années 1980, à pratiquement zéro en 1999-2006. Le CH4 atmosphérique augmente depuis 2007 pour atteindre 259% du niveau préindustriel (~ 722 ppb). Les mesures du CH4 indiquent que ces émissions de méthane plus élevées proviennent probablement de zones humides sous les tropiques et de sources anthropiques aux latitudes moyennes de l’hémisphère nord.

Pour le N2O, l’augmentation de 2017 à 2018 est également plus élevée que celle observée de 2016 à 2017 et que le taux de croissance moyen des 10 dernières années. Le protoxyde d’azote contribue pour environ 6% au forçage radiatif des gaz à effet de serre à longue durée de vie, ce qui en fait le troisième contributeur le plus important.

Concentration de N2O et tendance. Source : OMM.

Le N2O émis dans l’atmosphère vient de sources naturelles (environ 60%) et anthropiques (environ 40%). Globalement, la concentration moyenne de N2O en 2018 a atteint 331,1 ppb, soit 1,2 ppb de plus que l’année précédente. Les causes probables de l’augmentation de N2O dans l’atmosphère sont une utilisation plus large des engrais dans l’agriculture et une plus grande libération de N2O des sols due à un excès de dépôt d’azote atmosphérique lié à la pollution atmosphérique.

Au total, le forçage radiatif des gaz à effet de serre a augmenté de 43% de 1990 à 2018, le CO2 représentant environ 80% de cette augmentation.

Le forçage radiatif total des gaz à effet de serre en 2018 atteint 3,1 W m-2, ce qui correspond à 496 ppm équivalent CO2. Les aérosols contrecarrent cependant une bonne partie de ce forçage. Avec une grande marge d’incertitude, les évaluations oscillent autour de – 1 W m-2.

Source : Global Climat, Johan Lorck, 26-11-2019

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Commentaire recommandé

Gilles // 01.12.2019 à 08h43

@ Loindevant
Le ratio de Carbone 13 par rapport au Carbone 12 dans le CO2 varie aussi. Cela discrimine le Co2 issu du dégazage de l’océan et celui crée par les activités humaines. La proportion du premier explose avec le temps, en forte corrélation avec le début de l’été industrielle vers 1850. La relation de causalité est certaine, du fait de la temporalité de la corrélation, et de l’identification du mécanisme chimique à l’oeuvre.

Je vous laisser chercher et vérifier, si vous avez le courage de mettre en doute vos postulats. Votre référence à une (fausse) évidence visible même par des gens ayant fait peu d’étude ne vous crédibilise pas…
Belle journée à vous

107 réactions et commentaires

  • Fabrice // 01.12.2019 à 07h15

    Vu que l’on aura un débat sans fin de qui est à la source (naturelle ou humaine), que les pays ne feront rien avant qu’il soit trop tard, les dogmes économiques étant plus fort que l’instinct de survie (les dégâts sont forcément pour les autres c’est connu).

    Ce qui est dommage à défaut de vouloir/pouvoir empêcher les effets de cet augmentation sur notre environnement, il est plus que temps d’anticiper les dégâts et conséquences pour les populations à risque au lieu d’attendre qu’il soit trop tard et se lamenter sur les victimes qui risquent d’être inéluctable vu que rien n’y fait pour changer le modèle qui nous conduit droit dans le mur, ou est-ce que même ça est considéré comme un risque de remise en cause ? même si le prix humain sera monstrueux (cynisme poussé à l’extrême ?). Mettre 20 milliards dans le CICE c’est vital mais la sauvegarde des populations une vaste farce inutile pour certains ?

    quelques liens pour réfléchir :
    https://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/catastrophes-naturelles-pourquoi-les-communes-francaises-ne-sont-pas-pretes-a-faire-face_818027.html

    https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&ved=2ahUKEwi2rbPT5JPmAhVz5-AKHT3aDMgQFjACegQIARAC&url=https%3A%2F%2Fwww.insee.fr%2Ffr%2Fstatistiques%2Ffichier%2F1379044%2Faq_oldcol_23.pdf&usg=AOvVaw0EqzpHwAenJPtTnEPrfdZ1

    https://www.cieau.com/eau-transition-ecologique/enjeux/rechauffement-climatique-les-consequences-sur-leau/

    http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/impacts-du-changement-climatique-sur-les-phenomenes-hydrometeorologiques

    j’ajoute une petite vidéo mais bon je ne me fais pas d’espoir : https://www.cieau.com/eau-transition-ecologique/enjeux/a-quoi-ressemblerait-un-monde-a-4/

    même si on ne se met pas d’accord pour empêcher au moins préparons ce qui arrivera désormais avec une quasi certitude.

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    • Yuri G. // 01.12.2019 à 09h04

      “même si on ne se met pas d’accord pour empêcher au moins préparons ce qui arrivera désormais avec une quasi certitude.”
      Absolument.
      Un complément d’information sur le cycle biologique de l’eau et quelques pistes d’action possibles:
      https://youtu.be/6-Sniofu-gw?t=126

        +5

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    • vert-de-taire // 01.12.2019 à 10h05

      ‘Il est plus que temps d’anticiper les dégâts et conséquences pour les populations à risque au lieu d’attendre qu’il soit trop tard ‘

      Puisque de fait il ne se passe rien ou presque pour éviter la cause (physique, les rejets GES) et que la raison de cette inaction est le choix de nos dominants (ceux qui FONT l’économie),
      comment et QUI prendrait sur lui d’anticiper les dégâts et leurs conséquences ?

      Il y a comme une contradiction dans vos propos entre la constatation du ‘ne rien faire’ et la demande de faire, quand bien même ce faire n’est pas le même, il reste le choix des mêmes !

      Qui pourrait se substituer à faire en lieu et place de nos dominants puisqu’ils ne le veulent pas ?

        +3

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      • Cyd // 01.12.2019 à 20h46

        C’est bien, continuez avec cette attitude archaïque et vaine de recherche de bouc émissaire, vous n’arriverez à rien sauf à un grand bain de sang

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        • herve_02 // 01.12.2019 à 23h48

          Je sais pas si vous avez bien compris.

          Comme les décisions de changement ne peuvent être prises qu’au niveau politique : vous voulez acheter un vélo alors qu’un bateau produit autant que toutes les voitures française ? et qu’il y a des centaines de bateaux…

          Ainsi prévoir les conséquence de ce changement ne peut se faire qu’a la même échelle. Passer au triple vitrage chez vous ne changera pas grand chose si l’air devient difficilement respirable.

          Ensuite puisque vous en parlez, il faudra effectivement un bain de sang pour dégager l’oligarchie et que l’on puisse prendre en main notre futur. Penser autrement est de mon point de vue, une erreur.

            +3

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          • Séraphim // 02.12.2019 à 04h36

            Est-ce que ce que vous appelez l'”oligarchie” contient les habitants des petites villes chinoises ou les paysans indiens? Ou les villages des Philippines? Croyez-vous que l’oligarchie de l’Europe de l’Ouest ait prise sur le monde? Peut-être croyez-vous subconsciemment qu’elle le devrait? La promotion Greta ne changera pas les faits: d’ici à 2040, l’UE et les US baisseront leur demande en énergie de 230MTep, tandis que la Chine augmentera de 790MTep et l’Inde de 1005MTep (données International Energy Agency). Avec l’accroissement en citadins d’une ville comme Shanghaï…tous les 4 mois. Même avec l’application des politiques dites “Nouveau Scenario” (énergies renouvelables à fond les ballons etc.); la demande globale en 2040 sera celle d’aujourd’hui + une autre Chine et une autre Inde…Le surplus, d’ici seulement 2030, en nouvelles centrales à charbon devrait, selon les projections du China Electricity Council, représenter 290GWe. Soit la capacité totale actuelle de la France +l’Espagne+ la Suisse. En charbon. Uniquement. En sus des capacités actuelles. Et juste en Chine. Alors bonjour les trottinettes!
            Sans énergie, il n’y a ni agriculture, ni médicaments, ni dentifrice ou eau potable! Quant aux amateurs de data, qui aiment faire des enquêtes internet supergreen sur les données de la Nasa ou du Giec, les projections à 2030 pour la consommation mondiale en kWh des “data center” sont de +6000TWh par rapport à maintenant, soit la totalité de la production électrique chinoise actuelle. En plus.

              +8

            Alerter
  • Loindevant // 01.12.2019 à 07h32

    0.03% de CO2 lourd, au «ras des pâquerettes», contre 30% de vapeur d’eau volatile. L’équation est de niveau 4 ème…
    La courbe du CO2 suit celle des températures, qui suit elle celle de l’activité solaire. Niveau deug de physique.
    Dans un régime idiocratique au sens grecque on peut faire avaler vraiment n’importe quoi et s’en mettre plein les poches…

      +25

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    • Gilles // 01.12.2019 à 08h43

      @ Loindevant
      Le ratio de Carbone 13 par rapport au Carbone 12 dans le CO2 varie aussi. Cela discrimine le Co2 issu du dégazage de l’océan et celui crée par les activités humaines. La proportion du premier explose avec le temps, en forte corrélation avec le début de l’été industrielle vers 1850. La relation de causalité est certaine, du fait de la temporalité de la corrélation, et de l’identification du mécanisme chimique à l’oeuvre.

      Je vous laisser chercher et vérifier, si vous avez le courage de mettre en doute vos postulats. Votre référence à une (fausse) évidence visible même par des gens ayant fait peu d’étude ne vous crédibilise pas…
      Belle journée à vous

        +26

      Alerter
      • Leterrible // 01.12.2019 à 11h38

        @Gilles(1/12 à 8h43) écrit :
        …” Le ratio de Carbone 13 par rapport au Carbone 12 dans le CO2 varie aussi. Cela discrimine le Co2 issu du dégazage de l’océan et celui crée par les activités humaines. La proportion du premier explose avec le temps, en forte corrélation avec le début de l’été industrielle vers 1850. La relation de causalité est certaine, du fait de la temporalité de la corrélation, et de l’identification du mécanisme chimique à l’oeuvre ” …

        Pardonnez…mais en français de tous les jours…qu’est-ce que ça veut dire..? Que faut-il en conclure concrètement dans la problématique qui nous occupe…??
        L’homme/individu/citoyen français , tout seul dans son coin , doit-il être restreint/forcé par la loi à “décroître” {{ = verbe générique global dont il serait impératif de LISTER clairement TOUTES, sans exception, les conséquences pragmatiques en terme d’adaptation de comportement INDIVIDUEL lié au niveau de vie 2020 }} en ayant au moins la CERTITUDE que ce comportement héroïque va permettre d’enrayer le réchauffement planétaire potentiellement mortifère combattu… ??
        Merci de bien vouloir répondre sérieusement à cette question sérieuse.

          +4

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        • Bouddha Vert // 01.12.2019 à 23h38

          En fait, il écrit pour des citoyens raisonnables et responsables qui pouvaient avoir encore des doutes sur l’origine du réchauffement global.
          Cela ne s’adresse évidemment pas à tout le monde!
          Inutile donc d’être un héros, l’envie qu’une autre génération puisse profiter des beautés du monde suffit largement…

          Pour finir et citer Guillaume d’Orange; “il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer”

            +3

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      • Patrice // 01.12.2019 à 17h24

        Le carbone 13 est un isotope stable du carbone. Le taux de 13C dans le CO2 est différent selon son origine. Le δ13C dans le CO2 atmosphérique diminue nettement depuis l’ère industrielle. La captation de CO2 par l’océan est neutre sur le plan du 13C, par contre la biosphère terrestre capte plus de 12C, et les combustibles fossiles relâchent plus de 12C (puisque ce sont d’anciens végétaux). Donc la baisse du 13C dans le CO2 de l’atmosphère correspond bien à un surcroît de CO2, de 12C, dû à la combustion de pétrole et autres fossiles.

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      • Séraphim // 02.12.2019 à 04h43

        Pas “la proportion du premier”, mais “la proportion du second”, sinon en effet on n”y comprend rien!

          +1

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    • LS // 01.12.2019 à 09h07

      Si on regarde les courbes sur une échelle du dernier million d’année, la courbe de réchauffement précède effectivement la courbe de CO2, ce qui suggère l’existence d’un mécanisme allant dans ce sens.

      Malheureusement, sur une échelle du dernier millénaire, la “causalité” est dans le sens inverse (le CO2 précède la montée en température) ce qui suggère qu’un autre mécanisme y est prépondérant.

      Et force est de constater le synchronisme (à l’échelle du millénaire) entre la production industriel et la montée du CO2.

      Merci à Gilles sur l’information sur le ratio C12/C13.

        +10

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      • Bouddha Vert // 02.12.2019 à 00h10

        En tout état de cause il existe une boucle de rétroaction dans le phénomène.
        Pour faire simple, lorsque notre planète se réchauffe le puit océanique s’amenuise, l’albédo diminuant les sols se réchauffent et libèrent les matières organiques congelées aux voraces bactéries, la chaleur assèche les forêts aux latitudes moyennes, les précipitations intertropicales augmentent les zones marécageuses… Les puits forestiers tropicaux et de hautes latitudes ne peuvent contrebalancer le phénomène.
        Il reste la couverture nuageuse qui offre le paradoxe d’être un GES et un barrage aux infra-rouges solaires et son rôle n’est certainement pas toujours identique dans les changements de climat terrestre.

        Sur des temps biologiques d’espèces, en dehors des rares et gigantesques explosions de volcans qui libèrent d’énormes quantité d’aérosols, les cycles de Milankovic mènent la danse, les cycles solaires n’offrant que des modifications relatives.
        Depuis la grande oxydation, à l’échelle géologique, le chef d’orchestre et son assistant sont le soleil et la tectonique des plaques.

          +4

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  • Roger Brunet // 01.12.2019 à 08h53

    Arrêtez d’écoper les gars… les cotons tiges, ça va pas suffire. Il serait temps de penser aux canots de sauvetage ou de lancer un “sauve qui peu”.

      +0

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  • Larousse // 01.12.2019 à 09h12

    Et dire que le CO 2 et le méthane sont physiquement des gaz qui, s’ils étaient captés, permettraient de faire avancer nos véhicules et avions en pompant beaucoup moins de pétrole… Cherchez l’erreur de la pensée scientifique des Hommes ou des Shadocks ////

      +3

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    • Yuri G. // 01.12.2019 à 09h20

      Dans la même logique, voir l’utilisation qui a été faite par les amérindiens du pétole naturel amazonien pour fabriquer des sols anthropiques (Terra Preta) saturés en carbone, qui ne se lessivent pas et qui donnent toujours une productivité record sans aucun intrant, même en étant restés à l’abandon pendant plus de 600 ans. (Tiens, ça nous intéresserait pas ça, avec les précipitations que nous connaissons?).
      Nous préférons mettre ce pétrole dans des tracteurs qui défoncent les sols et envoient tout ce carbone dans l’atmosphère.

        +9

      Alerter
      • vert-de-taire // 01.12.2019 à 10h11

        Preuve s’il en était besoin que la seule crise/catastrophe est la prédation totalitaire des riches sur le monde (au moyen des croyances du capitalisme qui a fait illusion auprès des populations grâce à une propagande difficile à mesurer tant elle est ubiquiste).

          +7

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        • Yuri G. // 01.12.2019 à 13h34

          D’accord sur ce point que le noeud du problème réside dans l’exploitation irrationnelle des ressources qu’impliquent nos modes de vie aliénés par la dictature de l’empire marchand.
          Le problème est qu’il faut remonter à la sortie du néolithique pour commencer à voir apparaitre avec l’agriculture (et le stockage de graines) cette conception de la valeur d’échange qui conditionne nos sociétés depuis lors.
          En se substituant à la nature pour la production de sa nourriture, l’homme a permis sa propre prolifération et l’épuisement des ressources nécessaires au fonctionnement de son système, dans un processus de réification totale du monde.
          Nous vivons peut être une phase terminale avec l’hyper-financiarisation de l’économie et la tentative de mise en esclavage de l’ensemble du corps social mais le problème selon moi ne date pas d’hier (voir les systèmes intensifs babyloniens, ce qu’il reste du ‘croissant fertile’, etc.)
          Des déserts (et le climat qui va avec), nous en avons déjà créé plein.
          Maintenant, le système est-il réformable à travers une rationalisation de l’utilisation des ressources, ou le capitalisme est-il fondamentalement auto-destructeur et nécessairement voué à la disparition de l’espèce humaine? je n’ai pas la réponse.
          Ce que je me dis, c’est que d’être sortis de nos forêts pour cultiver notre propre nourriture nous a quand même permis de développer le language, la culture, la technique et d’autres aspects qui ont probablement conditionné notre survie en tant qu’espèce à de maintes reprises.

            +4

          Alerter
          • Séraphim // 02.12.2019 à 04h47

            Au-delà du périphérique, il y a 2 Milliards d’êtres humains qui n’ont pas accès à l’électricité. Il y en a qui font des kilomètres à pied pour couper du bois qu’ils brûlent dans leurs foyers fermés (il faut bien s’isoler de la température extérieure, des agressions de toutes sortes), dont ils respirent donc les fumées. Vous leur proposez de “réviser leur mode de consommation”?

              +2

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            • Yuri G. // 02.12.2019 à 08h01

              “Vous leur proposez de “réviser leur mode de consommation”?”

              Je ne vois franchement pas le rapport avec ce que j’ai dit.
              Sinon, bien qu’ayant accès à l’électricité et vivant bien au delà du périphérique dans ma cambrousse, je me chauffe dans mon foyer fermé au bois de taillis, que je vais couper pour nettoyer les haies, et il m’arrive effectivement de marcher !
              Je serais donc bien mal placé pour leur proposer de réviser quoi que soit.

                +0

              Alerter
            • Séraphim // 02.12.2019 à 11h45

              J’ai honte de votre réponse de nanti. Qui ceci dit a le mérite d’être limpide: parce qu’on ramasse du petit bois pour la cheminée, on se croit à égalité avec les pauvres des pauvres du monde. Qui feraient n’importe quoi pour avoir une lampe électrique, ce qui permettrait aux petits de lire leurs cahiers par exemple. Vous méritez l’octroi d’un quota de CO2 pour prendre un billet d’avion, plus un train, un bus et un âne sur les derniers kilomètres, pour aller voir ce qu’est le monde!

                +0

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            • Yuri G. // 02.12.2019 à 12h12

              ” parce qu’on ramasse du petit bois pour la cheminée, on se croit à égalité avec les pauvres des pauvres du monde.”

              Je voulais juste vous montrer que votre exemple du chauffage au bois était mal choisi car ce n’est pas réservé aux pays du tiers monde.
              Et maintenant, je voudrais priver les pauvres d’une lampe torche pour faire leurs devoirs…
              Vous avez vraiment une imagination débordante.
              Petit rappel : je parle uniquement d’utilisation rationnelle des ressources. Rien d’autre.

                +0

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      • VVR // 01.12.2019 à 16h02

        la terra prêta n’a aucun rapport avec le pétrole. C’est de la culture sur brûlis, ni plus ni moins. On peut en apprendre beaucoup, mais pas une utilisation intelligente du pétrole.

          +2

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        • Yuri G. // 01.12.2019 à 17h33

          Des études bio-chimiques récentes de ces profils de sol mettent à mal cette théorie du brûlis exclusif.
          La structure du carbone (poly-saturée) présent dans ces sols indique qu’un autre matériau a été utilisé pour former ce complexe unique, prévenant tout lessivage et toute lixiviation sur des échelles de temps énormes.
          Outre la présence de charbon de bois dans les profils, on note de nombreux tessons de poteries contenant un marqueur organique suggérant qu’ils ont pu servir à transporter les hydrocarbures qui affleuraient à la surface de la forêt amazonienne.
          Cette piste prometteuse est en train d’être sérieusement étudiée à travers des expérimentations, je pense que nous en saurons plus prochainement.

            +1

          Alerter
          • Cyd // 01.12.2019 à 20h51

            Certes mais les mayas ont quand même provoqué une catastrophe qui les a réduit à presque rien

            Idem pour l’île de Pâques

            Faut arrêter de croire que les “naturels” font mieux
            Rousseau a tort

              +2

            Alerter
            • Yuri G. // 01.12.2019 à 21h11

              “Faut arrêter de croire que les “naturels” font mieux
              Rousseau a tort”

              Je ne pense pas être dans ce genre de considération binaire (Rousseau encore moins).
              Pour ce qui concerne l’agriculture, je persiste à dire que les pratiques culturales amérindiennes (et ce, bien avant les mayas) étaient bien plus perfectionnées que les nôtres, actuelles ou passées.
              Le Maïs, la Tomate et la Pomme de terre ( plantes les plus productives au monde sur lesquelles repose tout notre système agro-indusriel) sont un bel exemple de leur capacités de cultivateurs et de sélectionneurs, tout comme les tera preta évoquées plus haut.
              Je ne dis pas qu’il faut jeter tous les tracteurs et revenir à la canne à planter mais on ferait bien de s’inspirer de leurs pratiques, vu les défis qui pointent.

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    • lecrabe // 01.12.2019 à 09h54

      Faites le bilan énergétique selon les mécanismes industriels que vous imaginez pour capter/conditionner/distribuer votre CO² et votre méthane et revenez vers nous.

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      • Larousse // 01.12.2019 à 12h24

        Je n’ai aucune compétence pour faire ou imaginer un bilan de captation etc…; trop ignorante, je pense aux Shadocks lol ou CO2pétencel

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      • Yuri G. // 01.12.2019 à 12h46

        Le seul moyen de capter le CO2 atmosphérique de manière efficace, durable et gratuite, sont les végétaux et la vie du sol.
        Vu la concentration dans l’air (0,04%), il va falloir sacrément améliorer le rendement énergétique de nos véhicules avant qu’ils ne roulent au CO2!

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    • Dominique65 // 01.12.2019 à 17h42

      « Et dire que le CO 2 et le méthane sont physiquement des gaz qui, s’ils étaient captés, permettraient de faire avancer nos véhicules »
      Si tu sais construire un moteur qui marche au CO2, dépêche-toi de le développer et le vendre. Ce sont des centaines de milliards de dollars que tu vas engranger.

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      • Larousse // 01.12.2019 à 19h42

        L’ignorante que je suis a entendu cette histoire de CO2 capté et recyclé sur France Culture et confirme mon ignorance par ce lien
        https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-co2-transforme-acide-formique-stocker-energie-renouvelable-66430/
        La captation du CO 2 entre dans la perspective de recherches sur les énergies renouvelables, la pile à combustible, etc…
        Il s’agit d’un processus chimique indirect d’après l’article.
        Bref, je manipule l’humour “shadock” mais pas assez débile pour croire qu’un moteur à explosion fonctionnera en injectant du CO2, ..
        Ah si, il y avait partiellement le moteur “gazogène”…LOL

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        • Dominique65 // 02.12.2019 à 19h09

          Bonjour.
          Mon petit coup de rogne n’avait pas pour but de t’abaisser.
          Pour lire régulièrement futura-science.com, je connaissais cet article.
          Les propos que tu cites sont abusivement simplificateurs. Du reste, on peut lire dans l’article :
          « Pour s’assurer une empreinte carbone minimale, le réacteur mis au point à l’université Rice doit bien sûr fonctionner à partir d’électricité renouvelable »
          Bref, on une molécule au départ, un processus chimique, un catalyseur et beaucoup d’énergie (carbonée ou non).
          On est très loin de ce que tu avançais, à savoir : récupérer le CO2 et faire avancer les voitures.
          Cordialement.

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  • Abelard // 01.12.2019 à 11h54

    Il y a un petit problème avec la courbe fournie par le GIEC.
    D’abord parce qu’il y a un joyeux mélange entre les niveaux mesurés avec précision (50 dernières années) et les estimations (disons en gros avant 1950).
    D’autre part, si la courbe est à peu près juste, alors la corrélation CO2/température est fausse. En effet, l’optimum médiéval autour de l’an 1000, largement documenté par les historiens, devrait s’illustrer sur la courbe par un pic de CO2. Où est il ?

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    • Patrick // 01.12.2019 à 18h22

      Ah non !! maintenant l’optimum médiéval n’existe plus , sinon les théories du GIEC ne tiennent plus, on va bientôt pouvoir ressortir la courbe en crosse de hockey.
      Principe d’un système totalitaire : la réalité à tort.

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      • VVR // 01.12.2019 à 21h02

        Ou alors vous considérez qu’une théorie qui se racontait il y a 40 ans était forcement intégralement vraie a partir du moment ou nuancer cette théorie remettrait en cause trop de chose pour vous. ça pourrait s’appeller de la dissonance cognitive.

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        • Fritz // 02.12.2019 à 08h04

          La paille et la poutre… Comme disait Jean-Jacques Rousseau : « Écartons les faits ». Ils risqueraient de brouiller la belle crosse de hockey.

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          • VVR // 02.12.2019 à 11h22

            Pour eviter toute ambiguitée, la théorie dont je parlais c’est l’optimum medieval. Et la nuance, c’est que cet optimum ne s’observe totalement que sur l’atlantique nord.

            Ce qui explique d’ailleurs l’attachement des scéptiques pour les relévés du groenland, qui se distingue clairement de ceux du reste du monde et permettent de dire trés facilement: voici la réalité (Groenland), vous voyez bien que le GIEC falsifie les données.

            C’est d’autant plus facile que la notion d’optimum medieval est trés connu en occident (beaucoups moins en asie par exemple, mais bon, excusez les, chez eux ça n’a pratiquement pas existé), l’argument a donc un coté familier qui le rend facilement accéptable.

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            • Patrick // 02.12.2019 à 16h08

              il faut bien dire aussi que l’on manque passablement de données sur un certain nombre d’endroits du globe et que les moyennes générales ne veulent pas dire grand chose, ça permet de dire que lors de la dernière glaciation la différence de température n’était que de 5°C et sans falsifier les données ( juste des corrections ) , le GIEC utilise des moyennes pour l’hémisphère sud qui n’étaient calculées qu’avec un nombre très limité de stations météo il y a un siècle.

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            • Séraphim // 03.12.2019 à 08h38

              C’est tout à fait faux. Une fausse nouvelle destinée à emberlificoter le lecteur. Bien évidemment, le réchauffement médiéval est visible quasiment partout dans le monde. En particulier en Chine, comme cette étude de Harvard le démontre (https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2002AGUFMPP71C..09L/abstract). Il se voit aussi dans la littérature, et explique la floraison et la faune visibles sur les décors de l’époque Yuan. C’est aussi documenté au Japon, avec des pics à 7.6°C et 7.1°C au 10ème et 14ème siècle. S’il y a une chose que l’on sait, c’est précisément que ce réchauffement a été global, sauf vraisemblablement dans une partie du pacifique, mais ceci n’est guère prouvable. On en a retrouvé des traces au Pérou, dans l’Amérique tropicale etc. (https://kaltesonne.de/vorindustrieller-klimawandel-in-sudamerika-das-mittelalter-war-warm-gletscher-geschrumpft/)
              Et de fait, ou bien CO2 et températures sont corrélés, même avec décalage, ou bien non. Donc s’il y a eu réchauffement médiéval, cela doit se voir sur les courbes CO2. Si ça ne se voit pas c’est qu’il y a bug.

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              Alerter
  • Loxosceles // 01.12.2019 à 12h33

    Encore un os à ronger, et une belle partie de hockey en perspective… Qui pourrait nier, de toute façon, que l’homme projette des émissions, et que celles-ci s’accumulent ? La question n’est pas là…

    Quelles que soient les courbes qu’on essaye d’imposer à mon regard, je demeure un incurable rationaliste dans le sens premier du terme, face aux alarmismes. Etant donné que la peur ne change pas le danger, mais qu’elle devrait donner l’impulsion pour s’en protéger, je me borne à constater qu’on se contente de se faire peur avec ces sujets. Rien de concret n’en sort, juste des débats pour/contre, j’y crois/j’y crois pas, tatordcarjairaison.

    Je n’ai aucun espoir que ça aille plus loin que ça… Déjà car j’estime avoir perçu bien des indices qui tendent à démontrer que cet alarmisme n’est qu’un contre-feu pour donner l’illusion qu’on se préoccupe d’un problème à propos duquel on ne fait rien. Indices que beaucoup choisissent d’ignorer ou de ne pas prioriser, pour se livrer corps et âmes au catastrophisme chimérique qui camoufle d’autres problèmes beaucoup plus concrets et mesurables, par comparaison au prophétisme climatique qui nous annonce ni plus ni moins que les feux de l’enfer. Ensuite parce que tous ces débats sont stériles de toute façon, que les points de vue contradictoires sont censu… effa… modérés, et que l’état d’esprit général est à “i want to panic” plutôt qu’à la raison… S’adapter plutôt que renverser la table en hurlant que tout va mal. Même si c’est vrai, ça va mal…

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  • Dominique65 // 01.12.2019 à 17h50

    « l’optimum médiéval autour de l’an 1000, largement documenté par les historiens, devrait s’illustrer sur la courbe par un pic de CO2. Où est il »
    L’optimum médiéval n’est pas une augmentation de CO2 mais une augmentation des températures. Tu mélanges tout. D’autre part, ce fameux optimum représente, selon les études, entre 0 et 0,2 °C, et de plus n’est pas mondial. Il va falloir trouver un autre argument.

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    • Bouddha Vert // 02.12.2019 à 00h32

      Merci de rapporter, à cet endroit du post, le cadre de ce constat scientifique.
      La conversation vaut mille fois la dispute et cela permet de rappeler qu’effectivement le climat change dans des plages géographiques et temporelles pour des raisons naturelles, liées à des phénomènes désormais identifiés.

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      • Leterrible // 02.12.2019 à 14h20

        Qu’ajouter à cet instant…? Peut-être ce rappel , souvent ignoré car jamais mis en évidence…:
        ” ” “La climatologie est une science jeune qui a très peu de recul.
        Nous n’avons de données fiables sur le climat global de la Terre que depuis au mieux un siècle et demi. Les estimations des températures précédentes sont indirectes à partir de différentes sources: les dates des vendanges, les anneaux de croissance des arbres etc… Pour les périodes beaucoup plus anciennes, jusqu’à 800 000 ans, c’est par l’analyse des gaz contenus dans la glace que l’on déduit la température et la teneur en CO2……Cela est très imprécis d’une part sur les mesures, et d’autre part sur les périodes. En effet, on n’a pas 800 000 mesures qui nous donneraient la température année après année, mais un ou deux points de mesure par millénaire….
        Ce qui fait que l’on ne peut pas comparer des mesures actuelles année après année à des mesures millénaires. On ne peut donc pas dire que c’est la première fois que le climat change beaucoup plus rapidement que par le passé, car en réalité, ON N’EN SAIT RIEN…!!!
        La climatologie repose sur des modèles mathématiques comprenant un très grand nombre de paramètres physiques et chimiques. D’une part, ces paramètres sont souvent mal connus, et d’autres part certains paramètres peuvent être complètement ignorés. Il faut donc être très prudent dans les conclusions tirées des modèles.” ” “

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        • Bouddha Vert // 03.12.2019 à 00h31

          Malheureusement vous réfléchissez avec votre intuition, et même si vous utilisez des arguments raisonnables il semble que vous n’ayez pas lu les études, travaux et recherches en cours sur la paléoclimatologie.
          Cette science fait appel essentiellement à de la géochimie qui s’applique à bien des matériaux.
          Glace et calcaire biologique se forment et enregistrent très précisément les atomes présents dans l’atmosphère, les océans, avec des rapports isotopiques qui rendent compte des conditions climatiques au moment de leur formation.
          Alors certes cela ne remplace pas les satellites ou les thermomètres mais vos informations sont totalement erronées, dans la carotte antarctique à près de 2000 m de la surface on voit encore à l’oeil nu l’accumulation ANNUELLE des glaces (3 300 m pour remonter à 800 000 ans). Les mesures sont donc annuelles sur 300 000 ans, l’apparition de Sapiens!! Ils sont forts ces scientifiques!

          Votre prudence vous honore, elle est d’ailleurs l’outil, par excellence, de la science mais elle est fondée sur une ignorance totale de l’état de nos connaissances et des techniques utilisées.
          Par ailleurs, lorsque la communauté scientifique s’exprime par le biais des médias durant des décennies à propos d’un thème qu’elle déclare de mieux en mieux appréhender (fut il complexe) je vous trouve particulièrement vaniteux de croire que vos interrogations n’ont pas également étaient phosphorées par ce qu’il y a de plus compétent au monde sur le sujet!

          Pour débroussailler le terrain je vous engage vers un simple lien WIKI: https://fr.wikipedia.org/wiki/Carotte_de_glace

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          • Leterrible // 03.12.2019 à 11h18

            Merci pour votre réponse argumentée (et courtoise..)
            Dans votre lien je lis (aussi) ceci : Qu’en pensez-vous..?
            ” ” “Un point très important est la résolution d’une carotte de glace. Cette résolution temporelle est définie comme la plus courte période de temps qui peut être distinguée avec certitude d’après les caractéristiques de la glace. Elle est tributaire du taux d’accumulation, c’est-à-dire de l’importance des précipitations neigeuses. Une longue carotte de glace est de moins en moins « précise » en profondeur, car les couches se tassent sous le poids des couches supérieures. Ainsi, les couches superficielles correspondent à une saison ou à une année, tandis que les couches plus profondes ne permettent plus de distinguer une année précise. La précision passe au millier d’années, voire à plusieurs milliers d’années en profondeur. Une carotte de glace extraite et conservée dans de bonnes conditions sur un site bien choisi — grande profondeur de la couche de glace, peu de contractions déformant la glace — permet de reconstituer le climat sur des centaines de milliers d’années et d’après un grand nombre de paramètres. C’est cette variété de paramètres qui fait de la carotte de glace un si puissant et riche outil en paléoclimatologie, comparativement à ce qu’il est possible de faire en dendrochronologie, par exemple. De nouvelles analyses et des forages positionnés dans des dômes glaciaires (partie la moins déformée) devraient améliorer la précision chronologique…” “

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            • Bouddha Vert // 03.12.2019 à 14h24

              Ce que j’en pense n’a objectivement pas d’intérêt, par précaution j’ai arrondi à 300 000 ans l’état de nos connaissances précises à partir de la carotte de l’EPICA, au delà, comme le rappel l’extrait que vous proposez, les données sont plus sujettes à interprétation déductives.
              Par ailleurs, je n’ai aucune compétence que de lire et écouter des conférences sur le sujet.
              Comme vous rappelez que ces études sont récentes, ce qui est relatif, et les données le sont encore plus, il est fondamental de reconnaitre que depuis 30 ans nous disposons d’outils informatiques qui ont permis d’affermir des intuitions scientifiques et de resserrer les zones d’ombres, avec il est vrai des interrogations émergentes.
              Une petite présentation vidéo de Ramstein effectue un bref rappel sur l’histoire et les nouveautés du sujet:
              https://www.youtube.com/watch?v=UGMGKRpdfbQ

              Cet autre lien donne à comprendre que la cryosphère n’est pas le seul outil disponible à nos chercheurs des climats passés:
              http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/paleo/variations/paleoclimats/syntheses/indicateurs-paleoclimatiques

              Pour paraphraser Arthur Keller, est-il nécessaire de construire des canots de sauvetage pour un bâtiment comme le Titanic?
              https://www.youtube.com/watch?v=wumA1-M66Y8

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            • Leterrible // 03.12.2019 à 17h31

              J’ai découvert avec (très)grand intérêt votre vidéo de RAMSTEIN.
              Ce scientifique est visiblement ultra-prudent (ce qui est tout en son honneur..) dans ses affirmations. En particulier pour ce qui est de la validation des VALEURS ADMISES dans l’accumulation des divers(très nombreux ,et peut-être/probablement PAS ENCORE TOUS mis en évidence..) paramètres SUPPOSÉS influencer les changements climatiques du passé lointain, en particulier les valeurs de validation du “CO2 des bulles” (minute 37) qui , à elles seules, sous-tendent la tentation de lien corrélation-causalité(influence CO2) dans la transition glacière/inter-glacière par la mise en évidence (en résultats SIMULÉS via les Big-Data) de situations “inédites” (traduction= “inédites” :sans que soit émise l’hypothèse de l’existence d’un “perturbateur inhabituel”, en l’occurrence l’unique(?) et coupable CO2)…
              Mon expérience personnelle en techniques de simulation (en entreprise) hors époque Big-Data..!!..m’incite à la plus grande prudence quant au choix entre deux maux….l’un ABSOLUMENT CERTAIN ( (= drame occidental par fascisation populiste(tout à fait démocratique) liée aux conséquences socio-économiques d’une décroissance brutale inévitablement imposée par la Loi) ) et l’autre PROBABLE , sans plus.
              A moins que vous ne trouviez des alliés dans les 2/3 de chaque actuelle population occidentale pour suppléer au capitalisme prédateur des richesses terrestres par une autre technique de vie “pacifique” en commun….. (Voir Séraphim 2/12 à 04h36).

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    • Abelard // 03.12.2019 à 12h19

      Je ne mélange rien du tout.
      Soit le CO2 est bel et bien le thermostat du climat, comme on nous l’assène en ce moment tous les jours sur toutes les ondes et dans tous les journaux, et donc à toute augmentation de la température correspond une élévation antérieure de la concentration en CO2 .
      Soit il existe d’autres causes aux variations de température et l’alarmisme du GIEC n’est que billevesées…
      Je vous remets un lien déjà copié plus bas, mais il me semble qu’il s’insère mieux dans ce débat.
      Françoise Vimeux, climatologue :
      https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-sciences/le-journal-des-sciences-du-lundi-04-novembre-2019

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      • Bouddha Vert // 03.12.2019 à 15h09

        Reconnaissez que la démarche intellectuelle qui consiste à conspuer les conclusions du GIEC à partir des données scientifiques qu’ils analysent puis à valider vos “intuitions” à partir de nouvelles découvertes scientifiques, pas encore nettoyées de toutes les interrogations et interprétations, est pour le moins fallacieuse!
        Quand bien même d’autres facteurs seraient à intégrer, ce qu’il faudra évidemment valider, les changements observés et actuellement interprétés par le GIEC ne peuvent évidemment pas être balayés à votre manière… La science s’appuie sur des faits qu’elle cherche à modéliser dans des théories que ni vous ni moi sommes à même d’embrasser.
        Le risque en revanche encouru, autorise à envisager nos modes de fonctionnement sociétaux comme perturbateurs du monde qui nous porte, ce qui engage à interroger la récursivité de nos politiques depuis 2 siècles plutôt que d’absolument ne rien changer, non?

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      • Séraphim // 04.12.2019 à 13h30

        Vous avez raison. Voir mon commentaire plus haut sur le ‘fake’ du soit-disant ”moment européen de l’optimum médiéval”. Faux et archi-faux! C’est bel et bien un événement global, du Chili au Japon. Quant à Françoise Vimieux, merci de la citer. Elle rappelle que jusqu’à présent les carottes glaciaires, censées donner l’histoire du monde du CO2, ne remontaient qu’à 800 000 ans, c’est à dire fort peu

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  • Dreuf // 01.12.2019 à 23h34

    Beaucoup de constats des scientifiques, beaucoup de discours des politiques, beaucoup de réunions onusiennes, beaucoup d’argent dans les échanges carbone, et peu de résultats…..la température continue de monter.
    Sommes nous des êtres doté d’une conscience ou des chimpanzés évolués ?

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    • Fritz // 02.12.2019 à 07h59

      Monter ? En effet, ce matin c’est déjà la canicule. Et à Verkhoïansk, j’te dis pas.

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  • bili // 02.12.2019 à 08h48

    A quand un hiver de type doux comme en Bretagne à Paris ?j en rêve, j espère le voir de mon vivant.

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    • Bouddha Vert // 02.12.2019 à 12h16

      Le pourtour méditerranéen et le Sahel, entre autre, prient tous les jours pour cela!
      Pour la douceur bretonne, les habitants de la côte espèrent eux aussi que leurs perrons puissent accueillir coquillages et crustacés.
      Votre souhait n’est cependant pas gagné, aussi, concourons tous pour oeuvrer à organiser ces salutaires changements et faisons fi de l’ancien monde.
      Vous, comme moi, disposons des moyens, alors courage.

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    • Subotai // 02.12.2019 à 17h20

      Je crains qu’il failles passer d’abord par une période d’hivers doux comme au Labrador, parce que la question du Gulf Stream est fondamentale pour le climat ouest européen.
      D’ailleurs à propos; est ce que quelqu’un aurait des infos sur la circulation thermohaline pour le Pacifique nord?

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      Alerter
    • Dominique65 // 04.12.2019 à 00h00

      Bonjour. La douceur du climat de la Bretagne est d’une part océanique et d’autre part, encore adoucie par le Gulf Stream, comme toute l’Europe de l’Ouest d’ailleurs. Les plus chanceux en ce sens sont les Irlandais, et contrairement à ce que dit la chanson, on peut voir des orangers en Irlande, et même des palmiers !

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  • scriptsmith // 03.12.2019 à 08h37

    Je ne sais pas si je suis représentatif de qui que ce soit (sans doute pas…), mais la persistance des commentaires climatosceptiques particulièrement débiles aux arguments réfutés depuis des décennies et l’ambiance générale que cela imprime aux commentaires en général, tout ça me conduit – ce n’est pas un choix, juste une constatation – à ne plus venir sur le site que je lisais en intégralité depuis des années (avant l’Ukraine…). Je garde naturellement toute mon estime et même mon admiration pour Olivier mais la bêtise crasse de certains commentaires dont les remarques sur des problèmes géopolitiques m’avaient séduit me fait douter a posteriori du bien-fondé de mon ancien enthousiasme sur ces sujets…
    Je reviendrai bien sûr prendre la “température”, tremper un orteil… on ne sait jamais…

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    • Séraphim // 03.12.2019 à 11h31

      Tiens c’est original ça! Ne pas venir sur un site à cause des commentaires. Cela prouverait donc que, avant cette fatale évolution, c’était les commentaires qui étaient intéressants et attractifs, et pas le site lui-même. Comme flatterie, on fait mieux!

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      Alerter
    • Bouddha Vert // 03.12.2019 à 15h34

      Votre amertume peut être entendue, cependant, la géopolitique trouve ses chemins au travers de l’opinion contrairement à la science qui trouve sa légitimité dans l’analyse des faits.
      Peut être avez vous cru que l’Homme était raisonnable, cf Adam Smith, or les faits nous indiquent qu’il est, au mieux, raisonnant.
      Aussi, je vous engage à forger vos actions autour du principe que la raison croise toujours sur son chemin la passion.

      Bêtise et passion sont soeurs et elles nous habitent tous, comme la colère.
      En conclusion, le plongeon force à accepter la température.

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  • Abelard // 03.12.2019 à 12h10

    Allons bon ! Voilà où en est le débat aujourd’hui. Dés que l’on émet le moindre doute, on se fait traiter de blaspémateur…
    Pour les croyants fanatiques du CO2 comme thermostat du climat, ceux qui croient croix de bois, croix de fer, que la température ne dépend que de la concentration en GES, je vous incite à écouter les propos de la sans doute hérétique Françoise Vimeux, climatologue :
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-sciences/le-journal-des-sciences-du-lundi-04-novembre-2019

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    • Serge F. // 03.12.2019 à 20h36

      Dans le passé, les changements climatiques était très liés aux cycles de Milankovitch. La hausse du CO2 suivait la hausse des températures par dégazage des océans. L’écart temporel était de plusieurs centaines d’années (contrairement à ce qu’a raconté François Courtillot et Al Gore):

      https://www.youtube.com/watch?v=MXcY8Cf6hsI

      Ce dégazage constituait une rétroaction positive.

      Aujourd’hui, l’augmentation du CO2 précède de peu l’élévation de la température. Les océans absorbent plus de CO2 qu’ils n’en dégazent.

      Les propos de Françoise Vimeux concernent les paléoclimats, pas le climat actuel. La cause du changement climatique actuelle est bien d’origine anthropique et sa rapidité est anormale.

      Si vous aimez cette climatologue, je vous conseille de suivre cette conférence qu’elle a donnée le 20 mai 2019 :

      https://www.youtube.com/watch?v=SZyP5scG6tU

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      • Serge F. // 03.12.2019 à 21h18

        * Remplacer François Courtillot par Vincent Courtillot svp

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        • Abelard // 04.12.2019 à 12h14

          Et qu’est ce qui différencie le “paléoclimat” du climat actuel ?
          Voulez-vous dire que ce qui a fonctionné pendant 4,5 milliards d’années n’est plus d’actualité depuis 150 ans ?
          Les lois de la physique se seraient-elles brusquement inversées ?
          Avez vous d’autres exemples de ce genre de phénomène ?
          La gravitation newtonienne, que l’on pourrait sans doute qualifier de “paléogravitation” s’est elle aussi inversée ? Lorsque l’on lâche une pomme, la voyez vous monter au ciel ?

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          • Serge F. // 04.12.2019 à 14h19

            La différence est le temps. Dans le passé, l’homme n’était pas là ou ne dépensait pas 160000 TWh d’énergie par an pour ses besoins, ce qui en fait une véritable force géologique. En outre, les traces du passé s’effacent vitent alors que dans le présent elles sont encore là toutes fraîches, plus faciles à identifier.

            Non, les lois de la physique n’ont pas changé et elles s’appliquent aujourd’hui dans ce que l’on appelle l’effet de serre. Cet effet s’est souvent produit dans le passé, le plus souvent dans une boucle de rétroaction positive et non pas directement. L’homme, par ses milliards de tonnes de rejets de CO2 dans l’atmosphère, provoque ce phénomène à une rapidité que la Terre a rarement connu. Il agit comme des milliers de volcans qui relacheraient simultanément dans l’atmosphère essentiellement des gaz.

            https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw

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            • Abelard // 05.12.2019 à 09h44

              Merci pour votre réponse.
              Néanmoins permettez moi de vous signaler que ce que vous dîtes n’est pas très clair. Vous m’affirmez que la différence entre le passé et aujourd’hui est le temps. Bien. Jolie lapalissade (la différence entre hier et aujourd’hui, c’est 24h) qui ne nous apprend pas grand chose…
              Puis vous en arrivez aussitôt à ce qui est à mon avis le coeur du problème : la cause fondamentale du changement est l’apparition de l’homme.
              Nous savons au moins depuis Darwin que l’espèce humaine n’a pas été créée mais est le résultat d’une lente évolution, ce que j’espère vous ne contesterez pas. Il n’en reste pas moins que d’après vous cette “apparition” représente une rupture ontologique. Il y a l’avant et l’après.
              Avant, si j’en crois vos dires sans trop extrapoler, la planète vivait en équilibre et en harmonie. La concentration en CO2 était alors une conséquence des variations de température, ce qu’à ma grande surprise personne ne semble contester. Voyez ce qu’on peut lire dans un article du Monde par ailleurs dûment catastrophiste et gieco-compatible :

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            • Abelard // 05.12.2019 à 09h45

              « Lors des périodes glaciaires, les océans absorbent plus de CO2, qui se dissout plus facilement dans l’eau froide. En cas de réchauffement du climat et de sortie d’une glaciation, sous l’effet de causes astronomiques (comme les variations de l’orbite terrestre), les océans relarguent davantage de CO2, explique Jean-Pascal van Ypersele, professeur à l’université catholique de Louvain et vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Dans les âges géologiques, la concentration de CO2 a donc suivi la température, tout en venant également l’amplifier en raison de l’effet de serre. »

              https://www.lemonde.fr/planete/article/2014/05/09/800-000-ans-de-hausse-du-taux-de-co2-dans-l-air_5993406_3244.html

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            • Abelard // 05.12.2019 à 09h46

              Las, coup de tonnerre dans un ciel serein, le méchant humain arrive, issu tout armé de la tête de son père, et tout bascule. Le bouleversement est tel que les effets se transforment en causes ! C’est proprement miraculeux, les enfants préexistent désormais aux amours de leurs parents et les provoquent ! Sacrée rétroaction positive, comme vous dîtes 🙂
              Je n’ai même pas besoin de vous faire remarquer que malgré ce que vous écrivez les traces du passé abondent sur la planète. N’importe quel géologue est capable de lire dans un massif calcaire, par exemple, non seulement la date mais également les conditions climatiques de sa formation et les marques de l’activité des plaques tectoniques passée.
              Je n’en vois pas l’utilité car nous sommes sortis du débat scientifique pour entrer dans quelque chose qui est de l’ordre du religieux : “A cause du pêché originel, l’homme a été chassé du Paradis terrestre…” Il doit se repentir car la fin des temps approche, ce sera le jugement dernier (bien documenté par les travaux de St Jean publiés dans une revue à comité de lecture, l’Apocalypse).
              N’ayant pas été ordonné par quelque croyance que ce soit j’avoue ma totale incompétence, je n’ai aucune idée du sexe des anges.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 13h49

              @Abelard

              Vous me demandiez ce qui différencie le paléoclimat du climat actuel ? Que répondre d’autre que le temps ? Or, le temps est la cause de l’entropie croissante qui domine ce monde. C’est à cause de cela que les traces du passé s’effacent inexorablement. Je peux aujourd’hui adminer la couleur des plumes des oiseaux, mais je suis bien incapable de savoir quelle était celle des plumes des dinosaures (sauf dans de très rares cas). Les causes des paléoclimats sont bien plus difficiles à déterminer que celles du climat actuel. Nos connaissances sont plus lacunaires à ce sujet, et il est par conséquent normal que des études puissent remettre en cause une connaissance.

              Pascal van Ypersele ne dit rien de différent de ce que j’ai écrit. Un océan froid absorbe plus CO2 qu’un océan chaud. Plus l’océan est chaud, plus il va dégazer. Cette connaissance est prise en compte par les experts du GIEC. Si vous voulez en savoir plus sur les transfert de CO2 entre l’atmosphère et les océans, vous pouvez lire cet article :

              https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/gbc.20092

              Vous pouvez aussi écouter cette conférence de Laurent Bopp, directeur de recherche CNRS au laboratoire des Sciences du climat et de l’Environnement de l’IPSL et co-auteur de l’article :

              https://www.youtube.com/watch?v=HqpykyZGUEA

              Le shéma suivant résume le niveau de détail sur lequel les experts du GIEC s’appuie :

              https://www.researchgate.net/figure/Simplified-diagram-of-the-global-carbon-cycle-Numbers-denote-reservoir-mass-also_fig1_311760100

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 14h05

              @Abelard

              Si maintenant vous voulez en savoir plus sur l’effet de serre, vous pouvez lire cet article de vulgarisation écrit par Jean-Louis Dufresne et Jacques Teiner :

              http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/39839/meteo_2011_72_31.pdf?sequence=1

              Jean-Louis Dufresne, directeur de recherche au Laboratoire de Météorologie Dynamique, est sans doute le plus grand spécialiste français sur le sujet.

              Retenez toutefois ce qui est écrit dans la conclusion de l’article :

              « Il n’empêche qu’il est important d’élaborer des modèles simples qui permettent de comprendre les mécanismes à l’œuvre. Comprendre, c’est être capable de se faire une représentation mentale qualitative de ces mécanismes. Mais simple ne veut pas dire simpliste : nous avons vu que le modèle de l’effet de serre à une vitre est très incomplet pour interpréter la variation de l’effet deserre dû au CO2. Le modèle à N vitres permet de résoudre le paradoxe de l’effet de saturation mais, en revanche, il ne représente pas le fait que dans l’atmosphère ce sont les échanges par convection qui régissent le gradient vertical de température. Par cet article, nous espérons avoir contribué à combler ces lacunes. C’est ce qui justifie de traiter, comme nous l’avons fait, les propriétés d’absorption de façon globale et dans une géométrie simplifiée. »

              Vous pouvez aussi suivre cette conférence de Jean-Louis Dufresne :

              https://www.youtube.com/watch?v=8B4cRm1ox2Y

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 14h11

              @Abelard

              Si vous voulez en savoir plus sur ce qui se passe au niveau des océans, je vous conseille de suivre cette conférence de Julie Deshayes :

              https://www.youtube.com/watch?v=Jl_KeM34gfI

              Julie Deshayes est chercheur au CNRS-INSU, experte de la dynamique océanique et de sa modélisation. Depuis 2015, elle est affectée au laboratoire LOCEAN et est responsable de l’équipe NEMO R&D.

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          • Leterrible // 05.12.2019 à 14h02

            Le problème , le VRAI problème , sur ce site (mais pas que….!!) , est que si vous voulez CONFRONTER
            1// l’excellente vidéo 15′ de David LOUAPRE (“Science étonnante”) https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=R6eywXdssMw proposée par Serge F.(04/12 à 14h19)
            2// la non moins excellente vidéo 25′ de Vincent C.(nom proscrit cité par Serge F dans son post du 3/12 à 21h18) sur youtube du 30 mars 2013 intitulée ” Il n’y a plus aucun réch….” qui démontre le contraire..!!
            ….votre post est REJETÉ (sous forme de spam)….soit une machine programmée…soit que le modérateur est J JOUZEL …-:)

            Restera D’URGENCE à prendre connaissance du long commentaire de JMJ daté d’AVANT-HIER où ENFIN on envisage clairement les DÉTAILS PERVERS de toutes les décisions (de “décroissance”) que la Loi devrait IMPOSER aux particuliers et aux sociétés afin d’atteindre le but ( en gros – 5% chaque année d’extraction énergétique fossile…)
            Bonne et VITALE écoute.. https://www.youtube.com/watch?v=RIlh1MT9WsQ

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 14h22

              Vincent Courtillot ne maîtrise pas son sujet. Il parle du dégazage des océans pour nous expliquer que l’augmentation du CO2 est l’effet et non la cause du changement climatique. Il a oublié les centaines d’années qui séparent les réchauffements du passé et l’augmentation de CO2. Aujourd’hui les deux phénomènes arrivent pratiquement en même temps.

              Les arguments de Courtillot ont été réfutés :

              https://www.youtube.com/watch?v=WZb-y_N4ZwY

              https://www.youtube.com/watch?v=GMoqkWjSGvw

              https://www.youtube.com/watch?v=n-NJ-B_IIFw

              Vincent Courtillot enseigne à ses élèves le changement climatique et devant le public nous parle de ses thèses climatosceptiques. Il s’est discrédité dans le monde scientifique.

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            • Leterrible // 05.12.2019 à 17h54

              Je vous ai bien lu………….Venons d’urgence à la vidéo de JMJ qui , ENFIN , liste (et PROPOSE) une série de “problèmes” liés aux conséquences (perverses) des mesures à prendre (…DEMAIN…! matin..!) . https://www.youtube.com/watch?v=RIlh1MT9WsQ
              Pour votre facilité…questions auxquelles Jean-Marc Jancovici répond,
              0:46, est-ce que le système démocratique peut limiter le réchauffement climatique sous 1,5 voir 2 °C ?
              7:30, différence fait et opinion
              15:10, quid de l’éolien, du solaire ? (pour la convention citoyenne)
              15:40, extinction rébellion, est-ce que ça peut gagner assez de poids politique ?
              17:10, échelon local, que peut-on faire à l’échelon du territoire ?
              19:00, décroissance, quelles sont les activités salariées (ou pas) qui pourraient permettre au plus grand nombre de subsister ?
              36:01, collapsologie, est-ce qu’un effondrement brutal est probable ?
              39:36, est-ce qu’on a une idée du niveau de vie par habitant maximum qu’un monde renouvelable peut supporter pour 7 milliards d’individu ?
              41:20, prix du pétrole, comment se fait-il qu’il y ait une pénurie de pétrole puisque le prix n’augmente pas (et qu’il y en a toujours à la pompe) ?
              55:31, essence charbon ?
              55:45, dans une société low-tech, quelle place pour l’armée ?
              57:50, nucléaire, ressource en uranium ? (Puis 4eme generation…”ASTRID”)
              1:17:07, risque du nucléaire dans un monde qui s’effondre
              1:21:50, l’ouverture de la sncf à la concurrence ?
              1:28:14, les programmes scolaires ?
              1:45:30, faut-il faire la taxe carbone ?

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 18h28

              @Leterrible
              Jean-Marc Jancovici a des idées très intéressantes, mais il est un peu trop pro-nucléaire à mon goût.

              Si l’on voulait produire les 154750 TWh d’énergie nécessaire en 2015 qu’avec le nucléaire, il faudrait 19343 réacteurs nucléaires. 438 réacteurs étaient disponibles en 2015, il faudra donc en construire près de 19000 de plus d’ici 2050, soit plus de 1.5 par jour. Il faut donc se dépêcher. Et autant vous dire que la probabilité qu’il y en ait un qui explose ne sera pas négligeable. En outre, avec le changement climatique nous risquons fort d’avoir de fortes sécheresses dans les années à venir qui pourraient assécher des fleuves entiers, comme cela s’est passé lors des méga-sécheresses médiévales. Comment peut-on refroidir un réacteur nucléaire sans eau fraîche ? La seule solution est d’arrêter le réacteur et donc la production d’électricité.

              Certains m’objecteront qu’il y a les réacteurs au thorium. Ce réacteur est l’arlésienne que l’on attend encore. Cette technologie n’est pas prête et n’a pas fait ses preuves :

              https://www.youtube.com/watch?v=Ru-QPJLnvhw

              https://www.youtube.com/watch?v=DQ78iID1mF8

              Ce n’est pas une énergie verte. Et si c’est pour exploiter/ravager encore un peu plus la Terre, non merci.

              Nous devrions plutôt apprendre la sobriété (nous ne sommes pas entrés dans l’anthropocène pour rien) et attendre qu’une forme de gouvernance mondiale se mette en place afin de nous permettre d’exploiter l’énergie solaire à base de simples fours installés dans des zones désertiques.

              J’espère que les générations futures seront moins bêtes et plus pacifiques que nous.

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          • Abelard // 05.12.2019 à 15h14

            @Serge F.
            Ouhla !
            Quelle débauche d’arguments d’autorité !… Hélas, vous auriez pu en trouver tout autant et même bien plus pour contester, par exemple, les théories de Wegener sur la “dérive des continents”. Enoncées en 1912 ses idées n’ont été admises que vers la fin des années 1970 par la “communauté scientifique”. Il en a été de même pour la relativité, pour réfuter la “génération spontanée” et bien sûr pour l’évolution darwinienne qui continue à être contestée… Majorité de bien-pensance scientifique ne signifie pas vérité.
            Je n’ai aucune prétention à la vérité nue, j’estime, en tant que géologue de formation, que la série de mesures précises (mesures satellitaires depuis 1979) est bien trop faible pour en déduire quoi que ce soit. Pour mémoire, l’unité de temps géologique est le million d’années.

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            • Abelard // 05.12.2019 à 15h25

              @Serge F.
              Quant aux propos de monsieur Van Ypersele, l’important n’est pas “les océans froids absorbent plus de CO2”, ça tout le monde le sait depuis longtemps. Même un fêtard pas encore tout à fait saoul sait que plus la bouteille de champagne est fraiche, plus elle retient les bulles, c’est à dire le CO2.
              Ce qui est capital dans ce qu’il dit est : le CO2 SUIT la température, et pas l’inverse. C’est à dire que l’augmentation de la concentration de CO2 est un EFFET du réchauffement. Pouvez vous m’expliquer comment, sans modification des lois physiques, un effet peut devenir une cause ?
              Quant à l’entropie, qui est un principe de thermodynamique, elle est incontestable. Mais pour la voir à l’oeuvre sur la planète et à notre échelle, il faudrait que le monde se refroidisse. Or nous observons le contraire : la terre se réchauffe. Voir là un effet de l’entropie me semble pour le moins aventureux.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 16h27

              Tout ce que j’ai écrit est simplifié, mais factuel. Je parie que vous n’avez pas regardé une seule des vidéos que je vous ai proposées pour en savoir plus dans le détail sur le sujet.

              Du coup, je vais vous proposer une autre conférence donnée par l’un de vos collègues, Patrick De Wever, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle :

              https://www.youtube.com/watch?v=FR4gjhpzkn0

              Le géologue nous montre un nouveau visage du climatoscepticisme, un climatoscepticisme qui ne veut pas s’avouer :

              https://www.youtube.com/watch?v=FR4gjhpzkn0&t=3498

              Ce géologue confond l’eau et la vapeur d’eau. Un nuage est composé de gouttelettes d’eau (ou de glace) en suspension dans l’air, rien à voir avec la vapeur d’eau qui est dans l’air partout. La vapeur d’eau est un gaz à effet de serre puissant qui, contrairement à ce que dit ce géologue, est bien pris en compte dans les modèles climatiques. Les nuages jouent eux le rôle d’aérosols. Ce n’est pas du tout la même chose. Les nuages sont aussi pris en compte dans les modèles climatiques.

              Voilà donc que discrètement ce climatosceptique est en train tranquillement de distiller son venin dans cette conférence. Ecoutez la réponse surprenante qu’il donne à une question qu’on lui pose après sa présentation :

              https://www.youtube.com/watch?v=FR4gjhpzkn0&t=4181

              Cette conférence devait porter sur la biodiversité et ce géologue va essentiellement parler du changement climatique, un domaine qu’il ne maîtrise pas. Cherchez l’erreur.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 18h05

              Un autre exemple de climatoscepticisme qui ne dit pas son nom. Cette fois-ci, il vient de François Djindjian, préhistorien spécialiste de l’enseignement des méthodes de l’archéologie (Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne & CNRS UMR 7041) :

              https://www.youtube.com/watch?v=7QLrw-66Ir4&t=5836

              Il a le droit de dire ce qu’il veut, mais son affirmation n’est étaillée par aucun fait.

              Mon avis est que la plupart des climatosceptiques sont des conservateurs de droite, à l’image de Jean-Charles Taugourdeau député LR :

              https://twitter.com/LCP/status/1201873988626059264

              Si un changement climatique est d’origine anthropique cela implique que, pour y faire face, l’humanité soit obligée de changer de civilisation, ce qui est impensable pour un conservateur.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 19h14

              @Abelard
              Dans le passé, le CO2 augmentait effectivement après l’augmentation des températures (avec quelques siècles d’écart tout de même). Ce surplus de CO2 a produit par la suite un effet de serre qui a amplifié le réchauffement climatique dans une boucle de rétroaction positive (système qui s’auto-amplifie). Les cycles de Milankovitch ne peuvent pas à eux seuls expliquer l’ampleur des changements climatiques du passé, car les différences de rayonnement solaire reçu à cause de ce phénomène étaient bien trop faibles. En fait, ils sont la cause du déclenchement du réchauffement (ou du refroissement) et ensuite d’autres phénomènes sont entrés en jeu pour amplifier (ou pas) celui-ci (ce qui montre, au passage, le danger qu’il y a à perturber le climat). Regardez donc cette vidéo pour vous en convaincre :

              https://www.youtube.com/watch?v=n-NJ-B_IIFw

              Ce qui se passe aujourd’hui n’a pas eu besoin des cycles de Milankovitch. L’homme rejette chaque années plus de 36 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, c’est 150 fois plus que les volcans en activité :

              https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/question-de-la-semaine-combien-de-tonnes-de-co2-sont-rejetees-par-les-volcans-en-activite-dans-le-monde_122102

              Ce surplus de gaz à effet de serre suffit à lui seul pour expliquer le changement climatique en cours, et on peut parfaitement expliquer l’ordre de grandeur du réchauffement par la physique de base :

              https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw&t=523

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 19h37

              @Abelard
              Je n’ai utilisé la notion d’entropie que pour expliquer la destruction inévitable des choses matérielles de ce monde avec le temps, et non pour expliquer le changement climatique. Cette destruction fait qu’il est plus difficile de comprendre les changements climatiques du passé (paléoclimats) que l’actuel, car des éléments importants pour leur compréhension ont disparu.

              Les propos de Françoise Vimeux sur France Culture parle d’une découverte qui remet en cause une connaissance que l’on avait en lien avec les paléoclimats. D’autres découvertes seront sans doute faites à l’avenir sur les paléoclimats car on connaît assez peu de choses à leur sujet. Par contre, cette découverte ne remet aucunement en cause les connaissances que nous avons sur les causes du changement climatique actuel. Ces causes sont plus facilement identifiables car elles n’ont pas été détruites par l’effet destructeur du temps, d’où la différence entre climat et paléoclimat.

              Pensez-vous, par exemple, que l’on peut connaître avec autant de facilité les courants marins du passé que les actuels ?

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            • Abelard // 05.12.2019 à 20h09

              Bon.
              Même si je pense que vous vous trompez en affirmant que le climat de la terre était dominé par les cycles de Milankovic auparavant, et qu’il s’est depuis produit un évènement qui a inversé cause et effet (car malgré toutes vos tentatives, on en revient toujours à ça) je pense que continuer à discuter sur les “preuves scientifiques” est inutile. Je vous l’ai dit, ce n’est pas avec une série de mesures de 50 ans qu’on peut tirer le moindre indice de ce qui se produira dans l’avenir. En fait, ça dépend du tronçon de courbe que vous analysez. En prenant les températures entre 1945 et 1975 (en gros) on voit que la terre se refroidit, ce qui d’ailleurs a poussé les scientifiques pré-giec à annoncer que nous allions vers une glaciation…
              Ce que je voudrais commenter, c’est votre post concernant l’appartenance politique des climato-dubitatifs. Avez vous au moins conscience que le GIEC a été créé par Thatcher avec l’aide de Reagan ? Que son président emblématique, prix Nobel de la paix, était un ingénieur en… locomotives à vapeur, affairiste millionnaire, destitué pour harcèlement sexuel ? Que le nouveau représentant de l’ONU pour le climat est un banquier qui succède à un milliardaire ? Que le mouvement extinction/bidule est financé par des milliardaires américains, dont Soros ?… C’est justement quand je suis tombé sur l’origine du Giec que j’ai eu des puces de trois kilos à chaque oreille…

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            • Leterrible // 05.12.2019 à 20h36

              @Abelard&Serge F.

              Venons-en je vous en prie à la vidéo (Leterrible à 17h54) d’ AVANT-HIER de JMJ.
              Rappelons que JMJ part (aujourd’hui) du postulat qu’il FAUT réduire/arrêter AU PLUS TÔT l’utilisation/la production d’énergie fossile (charbon/gaz..) {{et DONC arrêter de projeter dans l’atmosphère du CO2 entre autres}}.
              Pour ce faire il rêve d’une coalition d’une dizaine de pays U€ dont la France prendrait la tête(vu son expérience PHOENIX-“ASTRID”..) pour construire==>produire( IVè génération) assez d’électricité sous-tendant la suite..
              L’interdiction dès 2028 de toute chaudière au gaz ou au fuel , obligatoirement remplacée (avec subventions étatiques conditionnées) par des pompes à chaleur (réversibles sans doute). L’exigence, sous contrainte d’amendes lourdes , à très court terme des constructeurs automobiles de réduire drastiquement la consommation des moteurs….. etc etc etc…. Votre avis après avoir tout (2h) vu (au moins écouté)… -;)

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h06

              @Abelard
              La raison du refroidissement après le milieu de XXe siècle est connue. Il vient des aérosols liés à la pollution des hydrocarbures et du charbon :

              « Les êtres humains émettent dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (principalement du CO2) et des aérosols (particules fines) depuis plus d’un siècle. Le CO2 s’accumule régulièrement et reste dans le système climatique pendant des millénaires, avec un effet de réchauffement croissant. Les aérosols ont un effet de refroidissement (en réduisant le chauffage solaire du sol) qui dépend du taux de pompage des aérosols dans l’air, car ils tombent au bout de cinq jours environ.

              Le refroidissement par aérosol a probablement réduit le réchauffement climatique de moitié environ au cours du dernier siècle, mais son importance est incertaine car les aérosols mondiaux et leurs effets sur les nuages ne sont pas mesurés avec précision. Les aérosols ont augmenté rapidement après la Seconde Guerre mondiale, car l’utilisation des combustibles fossiles a augmenté d’environ 5% par an avec un faible contrôle de la pollution (Fig. 1). La croissance des aérosols a ralenti dans les années 1970 avec le contrôle de la pollution aux États-Unis et en Europe, mais a repris de plus belle après ~ 2000. »

              http://www.columbia.edu/~jeh1/mailings/2013/20130329_FaustianBargain.pdf

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h10

              @Abelard
              Voici un extrait du discours que Margaret Tatcher a prononcé le 27 septembre 1988 devant les membres de la Royal Society :

              Monsieur le Président, Excellences, membres de la Royal Society, Mesdames et Messieurs.

              C’est lors de votre dîner annuel de 1972 que j’ai eu le privilège de parler à votre société en ma qualité de secrétaire d’État à l’éducation et à la science.

              En tant que Premier ministre, c’est la première fois que j’ai la chance de prendre la parole devant notre société, dont je suis très fier d’être membre.

              J’avoue que je suis assez heureux de ne pas avoir poursuivi mes travaux sur les monocouches de glycéride au début des années 50, sinon je ne serais peut-être jamais arrivé ici!

              (…)

              Monsieur le président, les membres de la Royal Society et d’autres scientifiques ont, par le biais d’hypothèses, d’expériences et de déductions, résolu de nombreux problèmes du monde.

              — «La recherche en médecine a permis de sauver des millions et des millions de vies en s’attaquant à des maladies telles que le paludisme, la variole, la tuberculose et d’autres. En conséquence, la population mondiale qui était de 1 milliard en 1800, 2 milliards en 1927, est maintenant de 5 milliards d’âmes et en augmentation.

              — La recherche sur l’agriculture a développé des semences et des engrais suffisants pour soutenir cette population croissante contrairement aux prophéties sombres d’il y a deux ou trois décennies. Mais nous nous retrouvons avec la pollution par les nitrates et une énorme augmentation de méthane qui pose problème.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h13

              (suite 1/4)

              — «L’ingénierie et les progrès scientifiques nous ont donné les moyens de transport, terrestres et aériens, la capacité et la nécessité d’exploiter les combustibles fossiles restés inutilisés depuis des millions d’années. Un résultat est une augmentation considérable du dioxyde de carbone. Et ceci est arrivé au moment même où de grandes étendues de forêts qui aident à l’absorber ont été coupées.

              Pendant des générations, nous avons supposé que les efforts de l’humanité laisseraient stables l’équilibre fondamental des systèmes et de l’atmosphère de la planète. Mais il est possible qu’avec tous ces changements énormes (population, agriculture, utilisation de combustibles fossiles) concentrés sur une période aussi courte, nous avons involontairement commencé une vaste expérience avec le système de cette planète.

              Récemment, trois changements dans la chimie atmosphérique sont devenus des sujets de préoccupation familiers. Le premier est l’augmentation des gaz à effet de serre – dioxyde de carbone, méthane et chlorofluorocarbones – qui a fait craindre à certaines personnes de créer un piège à chaleur global susceptible de créer une instabilité climatique. On nous dit qu’un effet de réchauffement de 1°C par décennie dépasserait de beaucoup la capacité de notre habitat naturel à faire face. Un tel réchauffement pourrait entraîner une fonte accélérée de la glace et une augmentation conséquente du niveau de la mer de plusieurs pieds au cours du prochain siècle.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h15

              (suite 2/4)

              Cela m’a été rapporté à la Conférence du Commonwealth à Vancouver l’année dernière, lorsque le président des Maldives nous a rappelé que la partie la plus haute des Maldives n’est qu’à six pieds au-dessus du niveau de la mer. La population est 177 000. Il est à noter que les cinq années les plus chaudes d’un siècle de records ont toutes été enregistrées dans les années 1980 – même si nous n’avons peut-être pas vu beaucoup de preuves en Grande-Bretagne!

              Le deuxième sujet à l’étude concerne la découverte par le British Antarctic Survey d’un large trou dans la couche d’ozone qui protège la vie des rayons ultraviolets. Nous ne connaissons pas toutes les implications du trou dans la couche d’ozone ni comment il pourrait interagir avec l’effet de serre. Néanmoins, il était de bon sens de soutenir un accord mondial à Montréal l’année dernière visant à réduire de moitié la consommation mondiale de chlorofluorocarbones d’ici à la fin du siècle. C’est la seule mesure possible pour limiter l’appauvrissement de la couche d’ozone mais c’est peut-être insuffisant, mais c’est un début de réduction du rythme du changement, tandis que nous poursuivons l’étude détaillée du problème sur lequel notre groupe (britannique) de révision de l’ozone stratosphérique est sur le point de faire rapport.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h16

              (suite)

              La troisième matière est le dépôt acide qui a affecté les sols, les lacs et les arbres sous le vent des centres industriels. Des mesures importantes sont prises pour réduire les émissions d’oxydes de soufre et d’azote provenant des centrales électriques moyennant des dépenses considérables mais nécessaires.

              En étudiant le système terrestre et son atmosphère, nous n’avons aucun laboratoire dans lequel effectuer des expériences contrôlées. Nous devons nous fier aux observations des systèmes naturels. Nous devons identifier des domaines de recherche particuliers qui aideront à établir la cause et l’effet. Nous devons examiner plus en détail les effets probables d’un changement dans des délais précis. Et examiner les implications plus larges pour les politiques – pour la production d’énergie, pour l’efficacité énergétique, pour le reboisement. Ce n’est pas une mince affaire que l’augmentation annuelle du dioxyde de carbone dans l’atmosphère est de l’ordre de trois milliards de tonnes. Et la moitié du carbone émis depuis la révolution industrielle reste dans l’atmosphère. Notre bureau de météorologie a un programme de recherche étendu et nous fournissons l’un des quatre centres du monde pour l’étude du changement climatique. Nous devons veiller à ce que nos activités reposent sur de bonnes données scientifiques afin d’établir la cause et l’effet.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h18

              (suite 3/4)

              Dans le passé, lorsque nous avions identifié des formes de pollution, nous avions montré notre capacité à agir efficacement. Les grands smogs de Londres ne sont plus qu’un cauchemar du passé. Nous avons réduit de 50% le plomb en suspension dans l’air. Nous dépensons 4 milliards de livres uniquement pour nettoyer le bassin de Mersey; et la Tamise possède maintenant le plus propre estuaire métropolitain au monde. Même si ce type d’action peut coûter cher, je pense que c’est de l’argent bien et nécessairement dépensé parce que la santé de l’économie et la santé de notre environnement sont totalement dépendantes les unes des autres.

              Le gouvernement souscrit au concept de développement économique durable.

              https://www.margaretthatcher.org/document/107346

              Le jour de la publication du rapport, elle fit un discours devant les climatologues britanniques : leur tâche était de «nous aider à sauvegarder le futur de la planète». Intervenant à nouveau lors de la conférence mondiale sur le climat, organisée à Genève, en novembre 1990, elle déclara que les incertitudes scientifiques ne pouvaient constituer une excuse pour ne pas agir. «Nous devons appliquer le principe de précaution au niveau international […] et ne pas perdre du temps et de l’énergie à discuter le rapport du GIEC.»

              Elle appelait le plus grand nombre de pays possible à signer une convention-cadre sur le climat en 1992. Ce fut son dernier message politique : elle devait démissionner quelques jours plus tard. Le sommet de Rio se réunit donc en l’absence de son principal inspirateur politique.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h23

              (suite 5/5, la suite 3/4 est la 4/5 etc., une partie n’ayant pas été numérotée)

              Margaret Thatcher changea d’avis après avoir quitté le pouvoir. Dans son livre testament, Statecraft : Strategies for a Changing World, publié en 2003, elle exprime le sentiment de s’être fait rouler dans la farine par des experts plus inspirés par une idéologie catastrophiste que par le souci de chercher la vérité.

              https://www.liberation.fr/planete/2015/12/01/magaret-thatcher-ecolo-de-la-premiere-heure_1417539

              Pourquoi Margaret Thatcher aurait déclaré s’être fait rouler dans la farine si elle n’était pas sensible au problème climatique ?

              Le GIEC n’a pas été lancé et financé par Tchatcher pour casser le syndicat des mineurs et promouvoir le nucléaire, en diabolisant le CO2 (c’est ce que l’on peut lire sur Internet). Ce sont des ragots, pour ne pas dire autre chose.

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            • Serge F. // 05.12.2019 à 23h43

              @Leterrible
              Je ne peux pas me prononcer sans avoir vu la vidéo de Jancovici. Je vais tâcher de la regarder.

              Ce qui est sûr, c’est que sans une action radicale, nous allons droit dans le mur. Sans compter que le changement climatique n’est qu’un problème parmi d’autres. L’épuisement des ressources minérales est un problème tout aussi préoccupant. On pourrait aussi parler de la pollution, de l’effondrement de la biodiversité (6ème grande extinction de masse) et d’un capitalisme financier devenu fou (inégalités intenables). Ce n’est pas compliqué, tous les voyants sont au rouge. Nous allons tout droit vers un effondrement de notre civilisation si nous ne faisons rien.

              L’heure n’est plus aux discussions stériles et aux comptes d’apothicaire. Il nous faut changer de civilisation.

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            • Abelard // 06.12.2019 à 09h01

              @Serge F.
              Les bras m’en tombent…
              Comment pouvez vous être aussi naïf ? Il faut vraiment avoir la foi du charbonnier chevillée au corps pour penser que ce chantre du néo-libéralisme (pour ne pas écrire chancre), la Dame de fer qui a détruit son pays, qui a inoculé au monde le virus de la finance sans frein, qui est tombée pour avoir voulu instaurer un impôt sur la personne de montant égal indépendamment des revenus, ait pu faire quoi que ce soit de philanthropique. Vous n’auriez sans doute pas les mêmes yeux de Chimène pour un groupe intergouvernemental si vous appreniez qu’il a été fondé par Staline et Mao.
              Cela dit je suis très admiratif, Thatcher annonçait en 88 ce que le Giec a mis trente ans à “prouver” ! La Pythie de Delphes ? Enterrée. Nostradamus ? Dépassé. Elle mérite une statue dans chaque ville pour ses dons de prospectiviste-devineresse.
              Pour tous ceux qui n’ont pas la crédulité de lapereaux de trois semaines, il parait évident que si Thatcher s’est engagée dans le bidule c’est parce que le capitalisme avait reniflé la bonne affaire. Elle avait raison, la manne qui devra être consacrée à la “transition énergétique” a été chiffrée par la banque mondiale à 89 000 milliards de dollars.
              Pensez-vous que ce fleuve d’argent ira dans la poche des pauvres du monde ?

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            • Abelard // 06.12.2019 à 09h40

              Il ne faut surtout pas croire que le capitalisme est un conservatisme, c’est une erreur funeste. Bien au contraire, le capitalisme a besoin de tout détruire pour créer de nouveaux marchés afin de maximiser ses profits. Le changement, la fameuse “destruction créatrice”, est la façon de fonctionner du capitalisme. Pour accroître encore ses bénéfices il lui faut “tout changer pour que rien ne change”.
              La mafia, “fille du capitalisme” comme le disait Meyer Lansky, l’a d’ailleurs très bien compris. Elle investit massivement dans les “renouvelables”.

              https://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/04/la-mafia-investit-dans-les-parcs-eoliens-pour-blanchir-son-argent_3442690_3244.html

              En ce qui concerne la transition énergétique, avez vous un peu conscience de ce que cela veut dire ? Il n’y a jamais eu de transition énergétique dans toute l’histoire de l’humanité, jamais. Nous ne sommes pas passé du bois au charbon puis du charbon au pétrole, nous avons empilé les ressources énergétiques les unes sur les autres. Le bois, la bouse de vache, la tourbe, le charbon sont encore aujourd’hui massivement utilisés dans le monde, à l’ère de l’électricité nucléaire…
              Et donc vous voulez interdire à l’humanité toute entière d’utiliser les énergies carbonées ?
              Il vous faudra pour ça établir une dictature totalitaire mondiale, c’est d’ailleurs ce que les réchauffards appellent de tous leurs voeux, François-Marie Bréon par exemple. Une telle transition se soldera par des millions de morts.

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            • Leterrible // 06.12.2019 à 11h54

              DANS CINQ JOURS…..le DIXIEME ANNIVERSAIRE de cette confrontation SUPER-intéressante….
              4 personnes (chacune experte dans son domaine) et 1 arbitre/organisateur qui a magnifiquement préparé son débat…

              TOUJOURS D’ACTUALITÉ !!

              Je rêve de l’organisation d’une réplique…” DIX ANS APRES” avec les mêmes personnages.
              A voir absolument (émission d’une heure vidéo-fusée en 4 parties)
              https://www.laterredufutur.com/accueil/c-dans-lair-climat-a-t-on-rechauffe-les-chiffres/

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            • Abelard // 06.12.2019 à 12h20

              @Leterrible
              Vous avez raison, mais une telle émission est impossible aujourd’hui. Les muftis-cardinaux-grands rabbins ont pris le pouvoir.
              Inviter Vincent Courtillot à la télé ? Vous rêvez.
              L’interdiction du débat, les anathèmes jetés sur des scientifiques, l’accusation de blasphème, l’excommunication des apostats montrent à eux seuls que le réchauffisme anthropique est sorti du domaine scientifique. Il s’agit désormais d’une idéologie totalitaire malthusienne à visée génocidaire.

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            • Serge F. // 06.12.2019 à 15h00

              @Abelard
              Je ne raisonne qu’à partir des faits, pas de mes impressions ou de mes jugements personnels. On peut dire ce que l’on veut de Margaret Thatcher, mais en tant que scientifique de formation elle croyait au changement climatique et s’en inquiétait. Une personne peut avoir des tas de défauts, elle peut aussi avoir quelques qualités. Lisez ses écrits et vous aurez du mal à croire qu’elle a souhaité la création du GIEC pour des raisons politiques.

              Le GIEC c’est 2500 scientifiques répartis dans 195 pays dans le monde. Ces scientifiques ne sont pas des employés du GIEC, ils travaillent de temps en temps ensemble dans le cadre du GIEC. Si les dirigeants du GIEC étaient corrompus, comment pourraient-ils corrompre les 2500 scientifiques qui travaillent pour ce groupe ? La France est bien dirigée par Macron, cela ne fait pas de tous les Français des macronistes.

              Ne pouvant vous attaquer aux faits, vous vous attaquez aux personnes. C’est un grand classique. Il n’empêche que tous les arguments des climatosceptiques ont été traités et rejetés. Vous trouverez dans la page suivante 197 contre-arguments climatosceptiques :

              https://skepticalscience.com/argument.php

              Paradoxalement, ce sont les climatosceptiques qui apportent le plus de soutien à la thèse d’un changement climatique d’origine anthropique. En effet, comme ils ne manquent pas d’énergie pour détruire cette thèse, ils apportent des contre-arguments, parfois très pointus, qui sont réfutés à chaque fois. Un sceptique honnête trouvera ainsi plus de réponses à ses doutes.

              La plupart des climatosceptiques n’appliquent pas une démarche scientifique rigoureuse. Ils partent de la conclusion et cherchent ensuite les arguments allant dans le sens de celle-ci. Leur démarche est orientée. Ce n’est plus de la science, c’est de la croyance.

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            • Serge F. // 06.12.2019 à 15h29

              @Abelard
              Sachez que Courtillot et Gervais ont fait partie des experts entendus par le Conseil supérieur des programmes scolaires au sujet du changement climatique, alors qu’ils n’ont pas fait leur preuve en tant qu’expert du climat :

              https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/25/des-climatosceptiques-font-ils-partie-des-experts-entendus-par-le-conseil-superieur-des-programmes_1759063

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            • Serge F. // 06.12.2019 à 15h52

              @Abelard
              Pourquoi vous inquiéter vous tant, vous qui souhaitez que l’on continue de rejeter 36 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année (voire plus, puisque ce chiffre augmente chaque année avec la croissance) ? L’homme, comme à son habitude, ne fera rien pour éviter les menaces qui pèsent sur lui. Il y a trop d’intérêts financiers en jeu, voyons ! Les honnêtes gens n’accepteront pas cela.

              L’Occident capitaliste est responsable, par mépris, de la mort de 50 millions de personnes en 1890, lors d’une sécheresse importante :

              https://www.youtube.com/watch?v=n3LyVbGUFu4&t=2030

              Les occidentaux ne veulent pas inscrire ce fait dans leurs livres d’histoire.

              Vous ne faites, au final, que réciter les éléments de langage des climato-négationnistes que j’ai déjà lus maintes fois sur de nombreux sites. Il y a un piège dans votre piège imaginaire, et ce piège vient de l’oligarchie dont vous dénoncez, à juste titre, les méfaits. Regardez le documentaire “System Error” pour essayer de comprendre.

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            • Leterrible // 06.12.2019 à 17h21

              ” ” ” ” ”
              Serge F. // 05.12.2019 à 23h43
              @Leterrible
              Je ne peux pas me prononcer sans avoir vu la vidéo de Jancovici. Je vais tâcher de la regarder.

              ” ” ” ” ”
              ——————————————————–
              Pardon pour le rappel… (Serge F. & Abelard)
              Il y aurait plus que probablement urgence à analyser sérieusement les récentes positions/propositions/réflexions de Janco (mardi …!)

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  • Myrkur34 // 03.12.2019 à 19h27

    Et pour accentuer le tout, l’urbanisation à outrance sur 60 ans.

    https://twitter.com/franceinfoplus

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  • Leterrible // 07.12.2019 à 13h39

    …” ” ” climato-réalistes (et non pas climato-négationnistes,…” ” ”

    S’il n’était pas URGENTISSIME de dépasser le stade des causes ((( puisque JMJ nous dit dans la vidéo qui ne semble pas avoir l’honneur de votre lecture……. que le RESTANT des ressources fossiles DOIT ( et NE PEUT PLUS QU’ ) ÊTRE CONSACRÉ à la proposition puis la “construction/fabrication/../..” de (des) “solution”(s) TRANSITOIRES à une (mise en application génération IV) (découverte technologique extraordinaire) (…autre…) DONT IL CONVIENT D’ÉTUDIER TOUS LES ASPECTS ET CONSÉQUENCES (surtout les “perverses”) sur le plan politico/sociétal/socioéconomique MONDIAL….!!!!!!

    je proposerais bien ” ” ” climato – agnostique ” ” ” ( ce que je pense personnellement être ) -:)

      +0

    Alerter
  • JC // 10.12.2019 à 22h28

    Relation de G. Myhre (1998) : E = α lnC/C0
    Où :
    α = 5,35
    C = 407,8 ppm est la concentration de CO2 aujourd’hui.
    C0 = 280 ppm concentration du CO2 avant l’ère industrielle.

    On trouve :
    E ~ 2,01 W/m2

    La Terre reçoit du Soleil : 390W/m2 soit avec l’effet de serre du au CO2 : 392,01 W/m2
    Si on applique maintenant la loi de Stefan : E = σ T⁴

    T = 288.35 k
    avec 390W/m2 on a : 287.98 k

    Soit une augmentation de : 0,37 k

    Citation météo France : “Depuis 1850, on constate une tendance claire au réchauffement, et même une accélération de celui-ci. Au XXe siècle, la température moyenne du globe a augmenté d’environ 0,6 °C”

    Il y a donc peu de chance que ce soit seul le CO2 qui réchauffe la Terre.

      +0

    Alerter
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