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26.décembre.201926.12.2019 // Les Crises

Température mondiale : les prévisions du Met Office pour 2020 – Par Johan Lorck

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Source : Global Climat, Johan Lorck, 22-12-2019

D’après le Met Office, l’année 2020 devrait confirmer la tendance récente en étant l’une des années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1850.

L’année 2015 a été la première où la température moyenne globale a dépassé 1,0°C au-dessus de la période préindustrielle (1850-1900), d’après les chiffres du Met Office (agence météo britannique).

L’année la plus chaude jamais enregistrée a été 2016 avec +1,16°C, lorsqu’un réchauffement important lié à El Niño dans le Pacifique tropical a fait grimper la température mondiale. 2020 devrait être encore une année très chaude, aux alentours de +1,11°C mais cette fois sans un fort signal El Niño.

Pour mettre en perspective ses prévisions, le Met Office les compare à ses propres données de température (HadCRUT) combinées à celles de la NASA et de la NOAA. A noter que la NASA donne habituellement des anomalies plus élevées que le Met Office et la NOAA en raison d’une couverture plus étendue du globe, notamment au niveau des pôles. L’écart à la période préindustrielle serait donc plus élevé si l’on ne prenait que la NASA pour référence.

Anomalies de température mondiale par rapport à 1850-1900 à partir de trois ensembles de données de températures : HadCRUT (Met Office) ; GISTEMP (NASA) et NOAA.

Le Met Office prévoit que la température moyenne mondiale pour 2020 se situera entre +0,99°C et +1,23°C avec une estimation centrale de 1,11°C au-dessus de la période préindustrielle (1850–1900). Si cette prévision centrale se confirmait, cela en ferait la deuxième année la plus chaude des archives après 2016 et mettrait 2020 quasiment au-même niveau que 2019.

En l’absence de réchauffement induit par El Niño dans le Pacifique, l’augmentation des niveaux de gaz à effet de serre est à l’origine des prévisions de température pour 2020. Les événements naturels tels que le réchauffement induit par El Niño dans le Pacifique influencent le système climatique, pouvant ajouter près de 0,2°C lors des événements extrêmes. Une prévision à +1,11°C laisse peu de doute quand au rôle des émissions de gaz à effet de serre depuis 1850.

Les calculs sont basés sur les principaux moteurs du climat mondial, mais elles n’incluent pas les événements imprévisibles, tels qu’une grande éruption volcanique, qui provoquerait un refroidissement temporaire.

Les prévisions du Met Office pour la température moyenne mondiale de 2019, publiées fin 2018, annonçaient entre +0,98°C et +1,22°C avec une estimation centrale de +1,10°C. Cela concorde étroitement avec la température mondiale effectivement observée cette année. Les données de janvier à octobre 2019 montrent que la température moyenne mondiale est de 1,10°C au-dessus des niveaux préindustriels, si l’on se base sur les chiffres du Met Office, de la NASA et de la NOAA.

Depuis que les prévisions du Met Office sont publiées sur global-climat, la température réellement observée tombe toujours dans la fourchette des anticipations de l’année précédente.

Voici les anomalies de température mondiale par rapport à 1850-1900 et 1981/2010 à partir de trois ensembles de données de températures : HadCRUT (Met Office) ; GISTEMP (NASA) et NOAA.

On peut comparer les anticipations de l’agence britannique à celles du modèle NCEP CFSv2, qui vont jusqu’à août 2020. Si le Met Office table sur +0,5°C au-dessus de 1981-2010 sur l’ensemble de l’année 2020, NCEP CFSv2 indique que la moyenne globale au premier semestre serait au-dessus de +0,5°C, avant de retomber à partir du mois de juin.

Autre comparaison, avec celle de Gavin Schmidt, le directeur de NASA GISS. Comme on l’a dit, la NASA couvre davantage le globe et l’amplification arctique donne habituellement des anomalies plus élevées que celles du seul Met Office. En décembre 2018, le directeur du GISS avait prévu +1,16°C au-dessus de la période 1880-1899. Il s’est basé pour cela sur les projections d’ENSO (variabilité naturelle dans le Pacifique). Les observations de l’année 2019 en cours montrent qu’un niveau de +1,18°C sera atteint.

Il a fait la même chose en ce mois de décembre 2019 pour 2020 cette fois et s’attend à un niveau légèrement supérieur (comme on peut le voir ci-dessous en vert) avec une probabilité de 68%. Gavin Schmidt estime qu’il y a 40% de chances pour que 2020 soit l’année la plus chaude des annales.

Prévisions de Gavin Schmidt pour 2019 et 2020. Source : Gavin Schmidt (Twitter).

Les prévisions sur 5 ans

Le Met Office fait aussi des prévisions à plus long terme. La dernière prévision remonte à janvier 2019 et la prochaine sera publiée en janvier 2020. Ces modélisations sont spécialement conçues pour prévoir les fluctuations du système climatique au cours des prochaines années grâce à la connaissance de l’état actuel du climat et de la variabilité pluriannuelle des océans.

Sur les 50 dernières années, les tests rétroactifs du Met Office montrent une corrélation de 0,63 dans la distribution mondiale de la température de surface sur les années 2 à 5 de la prévision. Les prévisions ne capturent pas tous les pics et tous les creux de température, car la prévisibilité de phénomènes comme El Niño et La Niña se limite au plus à un an à l’avance.

En moyenne sur la période de cinq ans 2019-2023, les modèles de prévision suggèrent un réchauffement accru au-dessus des terres et au niveau des hautes latitudes de l’hémisphère nord. Les modèles semblent annoncer des conditions fraîches dans l’océan Austral. Les conditions actuelles relativement froides dans le gyre sub-polaire de l’Atlantique Nord devraient revenir à des conditions plus normales, avec des impacts climatiques potentiellement importants sur l’Europe, l’Amérique et l’Afrique.

Au cours de la période de cinq ans 2019-2023, la température moyenne mondiale devrait rester élevée et se situera très probablement entre 1,03°C et 1,57°C au-dessus de la période préindustrielle de 1850–1900. Il y a faible chance (~ 10%) de voir une année dépasser temporairement 1,5°C.

Si les prévisions pour l’année suivante peuvent partiellement anticiper les conditions ENSO, il n’est pas encore possible de le faire pour les prévisions à cinq ans. La nouvelle modélisation du Met Office publiée en janvier 2020 prendra en compte l’évolution récente dans le Pacifique mais se heurtera une fois de plus à la difficulté d’anticiper l’évolution à plus longue échéance.

Une moyenne aux alentours de +1,30°C sur 2019-2023 impliquerait un très fort réchauffement sur 2021-2023. Aussi ne serait-il pas étonnant que la prévision réinitialisée en janvier 2020 revoie la fourchette des cinq prochaines années à la baisse. Les conditions ENSO sont actuellement neutres et le Met Office table sur un léger refroidissement dans le Pacifique ces prochains mois. Réponse en janvier.

Source : Global Climat, Johan Lorck, 22-12-2019

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Commentaire recommandé

calere // 26.12.2019 à 10h00

« Cela dit, il fait – 47 °C à Iakoutsk. Ça, c’est pour taquiner Alligator. »

Pour taquiner tout le monde, on signalera que certains prétendent que certains froids continentaux sont précisément la conséquence du réchauffement climatique, en tout cas de celui de l’Arctique.

« des études suggèrent que le réchauffement de l’Arctique est à l’origine de changements dans le jet-stream et le vortex polaire avec comme conséquence un apport de l’air du grand nord vers les latitudes moyennes. »
https://global-climat.com/2019/01/31/polar-vortex-quel-lien-avec-le-rechauffement-climatique/

Dans la même veine, on peut voir aussi
« Une étude confirme le lien entre le réchauffement de l’Arctique et le froid polaire aux USA »
https://global-climat.com/2018/03/14/une-etude-confirme-le-lien-entre-le-rechauffement-de-larctique-et-le-froid-polaire-aux-usa/

Il y en aurait d’autres.

42 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 26.12.2019 à 08h45

    Qui vivra verra.

    Je me réjouis à l’avance des hivers sans neige et surtout sans verglas: moins de poignets cassés à cause de mauvaises chutes, moins de jambes cassées au ski, moins d’accidents sur les routes (plus besoin de pneus d’hiver), moins de foyers privés d’électricité, moins besoin de chauffer les immeubles, etc. Que du bonheur!

    En attendant il fait +1°C à Moscou. Ça, c’est pour taquiner Fritz.

      +17

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    • Fritz // 26.12.2019 à 09h07

      Je plussoie et confirme votre constatation : +1°C en ce moment à Moscou, ce qui est nettement au-dessus des moyennes de température calculées sur 30 ans. Depuis quelques semaines, il fait doux (trop doux ?) en Pologne, en Biélorussie et dans la plus grande partie de la Russie d’Europe.

      Cela dit, il fait – 47 °C à Iakoutsk. Ça, c’est pour taquiner Alligator.

        +5

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      • Theoltd // 26.12.2019 à 09h39

        En fait, je dirai plutôt que c’est Berruyer qui taquine ses lecteurs!

          +6

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      • calere // 26.12.2019 à 10h00

        « Cela dit, il fait – 47 °C à Iakoutsk. Ça, c’est pour taquiner Alligator. »

        Pour taquiner tout le monde, on signalera que certains prétendent que certains froids continentaux sont précisément la conséquence du réchauffement climatique, en tout cas de celui de l’Arctique.

        « des études suggèrent que le réchauffement de l’Arctique est à l’origine de changements dans le jet-stream et le vortex polaire avec comme conséquence un apport de l’air du grand nord vers les latitudes moyennes. »
        https://global-climat.com/2019/01/31/polar-vortex-quel-lien-avec-le-rechauffement-climatique/

        Dans la même veine, on peut voir aussi
        « Une étude confirme le lien entre le réchauffement de l’Arctique et le froid polaire aux USA »
        https://global-climat.com/2018/03/14/une-etude-confirme-le-lien-entre-le-rechauffement-de-larctique-et-le-froid-polaire-aux-usa/

        Il y en aurait d’autres.

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        • Bouddha Vert // 28.12.2019 à 02h36

          Une des propriété des systèmes complexes est de ne réagir que très rarement selon des intuitions basiques, mais aussi de ne pas avoir de réponse linéaire.
          Les deux articles que vous citez abordent les réactions en cascades possibles d’un système qui n’est plus à l’équilibre et les conséquences chaotiques qui peuvent en découler, merci.

          Merci de nous apporter ce genre d’informations qui passe sous le radar des climatosceptiques et redonner une dimension scientifique à un sujet qui, malheureusement, fait l’objet d’opinions plutôt que de l’analyse d’études, de recherches et de débats.

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          • PHILIPPE // 28.12.2019 à 16h10

            @Bouddha Vert

            Les enjeux étant en l’occurrence considérables et déterminants pour notre avenir,il va de soi que les opinions gratuites et autres croyances infondées semblent bien dérisoires!
            il existe bien d’autres domaines concrets et moins vitaux où des opinions diverses puissent s’exprimer à moindre frais!
            il serait donc irréaliste d’assimiler,( plus ou moins consciemment), le débat actuel sur le climat, qui est avant tout une affaire de spécialistes scientifiques,avec les débats ordinaires qui alimentent nos préoccupations basiques…
            Les signes indiquant un changement climatique sont pourtant, d’ores et déjà, une réalité géographique.
            Leur interprétation rigoureuse est cependant impossible puisque le climat au niveau planétaire ne peut être modélisable en raison d’une complexité inouïe quant au nombres infinis de paramètres à traiter de nature variable.

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            • Bouddha Vert // 28.12.2019 à 19h39

              Il n’est cependant pas difficile de compulser les nombreux modèles climatiques internationaux et de constater que tous sans exceptions, avec des dynamiques certes différentes, nous promettent une hausse de la température moyenne mondiale si nous ne diminuons pas considérablement nos consommations de ressources en volume.

              Donc l’interprétation que j’en fait est la certitude qu’à ne rien changer cela va très mal se terminer.

              Remarque: si les paramètres que vous évoquez sont indéfinis, et peut être pas “infinis”, ceux qui comptent le plus dans l’affaire semblent être suffisamment bien identifiés car les modèles climatiques employés le sont, parce qu’ils répondent suffisamment correctement à décrire aujourd’hui en fonction des données d’hier (back testing), mais je vous accorde que certains phénomènes non-historiques ne sont pas pris en compte: dégazage des pergélisols et autres clathrates ne le sont pas!

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    • Danielle // 26.12.2019 à 09h31

      Comment pouvez-vous parler ainsi?
      Avez-vous entendu parler des incendies qui ravagent l’Australie, de la Californie qui luttait l’été dernier contre les flammes, de la ville de Paradis entièrement détruite.
      Avez-vous connaissance des graves problèmes d’approvisionnement en eau que connaissent de nombreuses régions du monde? Alors que dans d’autres pays ce sont des inondations catastrophiques avec glissement de terrain qui ont lieu.
      Sans compter le risque lié au dégel du permafrost qui aura un impact catastrophique.
      Comment peut-on être à ce point focalisé sur son petit confort personnel?
      De toute façon, ne vous y trompez pas, vous serez impacté aussi. Le dérèglement climatique aura des conséquences à tous les niveaux. Il y aura des exodes massifs de populations, probablement des famines, des guerres.
      De plus, on ne sais pas vraiment comment ce dérèglement climatique va évoluer, on pourrait aussi avoir un refroidissement et même une période de glaciation en Europe du Nord.

        +15

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      • charles // 26.12.2019 à 11h16

        selon certains ce serait dû à une déformation de la compréhension du monde induite par le cerveau qui cherche désespérément à se rassurer.

        https://www.youtube.com/watch?v=qW1R0XpW7Kg

        on est pas tous égaux devant la réalité.

          +6

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        • PHILIPPE // 26.12.2019 à 18h04

          @CHARLES
          Votre lien est intéressant.
          Pour compléter votre message,remarquez aussi que le cerveau fonctionne étrangement en faisant en sorte que”ce qui ne le concerne pas ,par essence n’existe pas”
          Au milieu du flot d’informations anxiogènes,plus ou moins sujettes à caution,c’est également une façon de se rassurer que de redéfinir comme à peu près “naturel,voire normal” un”supposé”réchauffement climatique qui serait simplement une vue de l’esprit très dans l’air du temps.
          La réalité ne pouvant pas être éludée,la question essentielle restant posée est bien la suivante :
          Dans quelle mesure l’homme pourrait il vraiment maîtriser un ensemble de forces d’origine naturelle ,dont l’évidence de sa propre nature essentiellement pour le meilleur mais aussi pour le pire ?
          La réponse n’est elle pas un peu hélas dans la question ?
          Rien n’interdit pour l’instant les divergences d’opinions des spécialistes qui seules pourraient être retenues, puisque au niveau planétaire un certain équilibre “apparent” perdure et l’apocalypse ne semble pas à priori pour demain.
          N’oublions pas cependant que certains bouleversements naturels importants se sont toujours produits durant des périodes relativement courtes de l’histoire de notre planète par une sorte “d’effet domino”.

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          • Séraphim // 29.12.2019 à 19h56

            Avez-vous entendu parler de la psychologie ? Depuis Aristote à Freud, depuis les ”pères du désert” à Derrida, en passant par Pascal et Nietzsche, il y a une grande diversité d’analyses et d’opinions. Il y a toutefois un ”consensus” comme on aime dire aujourd’hui : la plus grande passion de l’homme est celle de l’autodestruction. Elle explique les vertiges (attirance/répulsion du vide), les agressions (contre l’autre est un contre soi), les guerres, les sacrifices vertueux ou perfides etc. Donc non, l’homme ne se camoufle pas les dangers. Bien au contraire. Il aurait tendance à se les augmenter! D’où le succès des compagnies d’assurance !! Révisez vos classiques…et revisitez non pas l’an mil, mais la mythologie de la peste, le bogue de l’an 2000, toute la filmographie des fins du monde, le buzz de Fukushima, toutes les théologies de la punition ou de la rétribution (bouddhisme), bref, l’histoire!

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            • PHILIPPE // 31.12.2019 à 16h06

              @Seraphim

              Je vous remercie de m’éclairer de votre précieux conseil de réviser mes classiques,car je ne possède en rien un savoir encyclopédique et encore moins la science infuse !!!
              Le sujet du “réchauffement” climatique,(concernant cet article faut il le rappeler), ne semble pas pouvoir être classé à priori dans la catégorie des” opinions” basiques qui nous sont chères, et dont les conséquences sont toujours limitées :
              -Soit il s’agit d’une fausse nouvelle ou d’une information fallacieuse dans le but de manipuler ou tromper,
              -Soit il s’agit d’une réalité démontrée par des scientifiques qualifiés,représentant un nouveau défi pour l’humanité si l’on considère le moyen-long terme.

              Contrairement à un certain “consensus,”il est loin d’être certain que la plus grande passion de “l’HOMME” soit l’autodestruction, en dépit du fait que depuis la nuit des temps les hommes s’entretuent par une sorte de déterminisme.
              Les formidables découvertes scientifiques récentes montrent que l’Humanité, qui a beaucoup lutté pour survivre au cours des millénaires, n’acceptera jamais une destinée funeste sans réagir.
              Le millénarisme est avant tout une croyance qui n’a aucune raison d’être dans un débat devant rester objectif.
              Enfin n’oublions pas la science de l’anthropologue , comme celle de Grégory Bateson , sur le constructivisme : l’homme ne doit pas construire la réalité mais plutôt s’attacher simplement à la reconnaître par l’observation et la concentration : la connaissance devient alors récompense !

              Allez tchao bonsoir!

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              Alerter
      • Marie Pan-Pan // 26.12.2019 à 13h02

        Danielle,
        Avez-vous entendu parler de l’humour…? Les dessins du 25 que nous a offert ce site ont dû être douloureux.

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        • PHILIPPE // 27.12.2019 à 12h05

          @Marie Pan-Pan

          MARIE,
          Dans certains cas l’humour est à manier avec précautions comme l’actualité dramatique récente a pu le démontrer.
          Peut on faire systématiquement de l’humour et rire de TOUT en TOUTE occasion?
          Comme dirait un grand humoriste disparu,cela dépend en avec qui,et l’on pourrait rajouter : dans quelles circonstances.
          Ne pas oublier par ailleurs que l’on n’est jamais autant “sérieux” que lorsqu’on plaisante, et c”est bien là où le bât blesse!

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      • LibEgaFra // 30.12.2019 à 12h54

        Non seulement je le peux, mais je le veux.

        Le réchauffement climatique n’a rien à voir avec ces incendies. Renseignez-vous un minimum. Leur cause est humaine, uniquement humaine dans la grande majorité des cas. Idem les approvisionnement en eau. Plus chaud, plus de vapeur d’eau, plus de nuages, plus de pluies globalement. Inondations catastrophiques? Seulement parce que des maisons ont été construites dans le lit majeur des rivières et que les forêts ont disparu.
        Le dégel du permafrost, dans l’histoire de la Terre, c’est ce permafrost qui est une anomalie. Au contraire, ce sera un bienfait avec de nouvelles terres pour l’agriculture et les forêts.

        Vous ne savez rien de mon confort: sophisme donc. Question: comment vous chauffez-vous? Après on pourra discuter.
        Je suis déjà impacté et je m’adapte. Aucun problème.
        Les famines, les guerres n’ont pas attendu le réchauffement climatique.

        Refroidissement en Europe du Nord… raison de plus de relâcher encore davantage de CO2 dans l’atmosphère!

          +2

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    • JEAN DUCHENE // 27.12.2019 à 08h01

      Vu de votre petit clocher, peut-être ! Le changement climatique n’a pas les mêmes effets partout.

        +0

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  • Blabla // 26.12.2019 à 09h12

    J’aimerais reformuler une phrase : Voici les ÉCARTS de température mondiale par rapport à 1850-1900 et 1981/2010 à partir de trois ensembles de données de températures : HadCRUT (Met Office) ; GISTEMP (NASA) et NOAA.

    Il n’y a pas d’anomalie dans ce relevé de températures, car toutes ces mesures sont reconnues exactes, mais des variations significatives à la période de référence.

    J’ai l’air de pinailler, mais les mots ont un sens et orientent la réflexion.

      +3

    Alerter
  • Fritz // 26.12.2019 à 09h28

    NASA, NOAA, Met Office, IPCC alias GIEC…
    J’ai l’impression de me trouver devant une OTAN météorologique, qui cherche à mobiliser contre le « climate change » comme on mobilisait jadis contre le « missile gap » (Kennedy) ou « l’empire du Mal » (Reagan).

      +24

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    • Arcousan09 // 26.12.2019 à 16h11

      Cette histoire de climat est bien trop “politique” pour avoir une once de crédibilité ….
      Cependant continuer à faire tout et n’importe quoi au niveau des responsables politiques en accusant le citoyen lambda d’en être le seul et unique responsable c’est complètement débile.

        +18

      Alerter
      • Bouddha Vert // 28.12.2019 à 02h54

        Pouvez vous citer un responsable politique qui accuse le citoyen lambda?
        Personnellement je n’en connais pas!
        En revanche, il serait salutaire qu’un responsable rappelle qu’à 7,5 milliards, chaque geste s’il est suivi de 9 zéro aura des conséquences non négligeables, en bien (planter un arbre, cultiver un jardin, consommer sobrement…) comme en mal (prendre l’avion, consommer de la viande quotidiennement, privilégier les machines aux outils…).

        Cela n’est pas prêt d’arriver car le politique s’appuie sur les puissances économiques qui ont justement besoin d’une consommation outrancière du plus grand nombre pour faire leur puissance.

          +2

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        • PHILIPPE // 28.12.2019 à 15h18

          @Bouddha Vert

          Permettez moi de rectifier quelque peu votre conclusion :
          Ce sont en premier lieu les puissances économiques, seules forces réellement décisionnaires, qui s’appuient sur le politique dont le rôle principal est de faire en sorte que les lois nécessaires puissent s’appliquer dans tous les cas, de manière pragmatique.
          Contrairement à une idée répandue, l’importance du politique est toute relative, ce qui explique la difficulté à trouver rapidement des solutions aux problèmes environnementaux qui perdurent depuis plusieurs décennies.
          Notre monde arrive cependant à la croisée des chemins puisqu’il est désormais acquis que la préservation de notre environnement, pour ce nouveau siècle, sera déterminantes pour l’avenir de l’ensemble des humains,(entre autres,acteurs économiques et politiques), qui devront ainsi relever, dans leur plus grand intérêt COMMUN,le plus grand défi de leur histoire.

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          • Bouddha Vert // 28.12.2019 à 19h16

            J’ai effectivement négligé ma conclusion; à mon sens en démocratie, le politique tente de répondre aux désirs du plus grand nombre en s’appuyant sur les puissances en places:
            Puissances financières pour le financement
            Puissances industrielles pour la production de biens et services
            Ces acteurs économiques ne sont puissants que parce qu’il existe depuis 2 siècles une croissance structurelle des richesses produites.
            Parallèlement les populations ont accompagné ces changements sociétaux, ce qui a modifié les normes sociales: la croissance est désormais un acquis indiscutable à toute décision politique, et il n’est pas question que demain soit moins bien pourvu en biens et services qu’aujourd’hui.

            Fort de ces réalités, nos politiques arbitrent sur ce que le monde économique propose, et ce sont toujours des solutions qui offrent plus mais avec un corollaire de ressources, entre autres énergétiques, toujours plus important en volumes (pour assurer transport, nourriture, High-tech, démographie etc).

            Le politique qui nous promettra moins tout en travaillant plus n’est donc pas près d’être élu.

            L’intérêt commun est, en général dans nos sociétés, le souhait de celui qui ne manque de pas grand chose, en revanche, dans les sociétés traditionnelles il était certainement le moteur et le combustible qui permettait de continuer à devenir, mais ça c’était avant, et il serait effectivement souhaitable d’y revenir, donc vaste programme.

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        • Séraphim // 29.12.2019 à 19h36

          Auriez-vous raté, par hasard, la ‘révolte”’ des Gilets Jaunes, depuis un an maintenant? Faut le faire ! Le président en personne allant haranguer les foules avec son ”vous vous occupez de la fin du mois, moi je me soucie de la fin du monde”! Les Français ‘ordinaires’ loin de se battre ”pour le pouvoir d’achat’ comme le rabâchèrent jusqu’à plus soif les propagandistes de BFM, CNews et consorts, se battaient contre une accusation clairement formulée et injuste: vous êtes responsables (et déplorables par la même occasion) du réchauffement avec vos diesels, va falloir payer. Il faut bien payer les 9milliards/an que nous avons promis aux lobbies du ”renouvelable”!
          Enfin bref, faut oser. Comme disait Audiard….

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  • Fritz // 26.12.2019 à 09h51

    Encore une preuve du réchauffement, le destin tragique de ce réfugié climatique :
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/belgique-un-loup-vagabond-soupconne-d-avoir-mange-un-kangourou-20191225

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    • Catalina // 26.12.2019 à 17h58

      Fritz,
      mais que foutait ce pauvre kangourou si loin de chez lui ? Einstein pensait que la connerie de l’homme n’avait aucune limite, un vrai savant.

        +2

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      • Fritz // 27.12.2019 à 09h10

        Ce kangourou fuyait l’Australie brûlante ( 23°C à Sydney, 24°C à Melbourne, 26°C à Brisbane). Mais voilà, il est tombé sur l’animal emblématique de la bi-o-di-ver-si-té.
        Cette histoire belge illustre les méfaits de la mondialisation…

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  • Louis Robert // 26.12.2019 à 10h18

    Met Office and Global Climat en live from Paris?

    Bon.

    Moi, tant que le français se porte bien, j’veux bien, ça m’va …

    Mais…

    Mais tandis que les dévastations s’accumulent un peu partout, que les espèces disparaissent allègrement, que s’accroissent les millions de victimes humaines sur une Terre qui devient peu à peu invivable… à part de garder les yeux rivés sur un thermomètre et quelques graphiques, de COP en COP parfaitement dérisoires et après avoir bien vomi sur le petite Greta Thunberg, on fait quoi?

    Il vous importe à ce point de connaître à la décimale près à quelle température vous allez bientôt crever?

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  • Macarel // 26.12.2019 à 10h54

    Peut-on basculer sur des sources d’énergies renouvelables dans les cinquante ans qui viennent,
    tout en continuant à bénéficier du même type de “confort de vie” qu’aujourd’hui ?

    Objectivement, ce n’est pas gagné…

    https://www.youtube.com/watch?v=SWmQUVv8Gi4

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    • Blabla // 26.12.2019 à 11h27

      Oui, on peut… en réduisant drastiquement la population!
      Sept millions d’humains peuvent vivre avec un confort de bourgeois US avec uniquement de l’hydraulique, de l’éolien, du solaire et de la biomasse “écoresponsable”.
      Bon, évidemment, la simple limitation de la procréation ne suffirait pas à y arriver avant la cata.

        +4

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      • Michel G. // 26.12.2019 à 12h00

        J’approuve, mais… le bourgeois à la vie confortable saura-t-il faire fonctionner une usine hydraulique, réparer une éolienne ? Comprendra-t-il pourquoi l’onduleur lui fait des misères ? Et se nourrir avec la biomasse “responsable” nécessite une certaine connaissance de ce qui la compose et de sélectionner ce qui en vaut la peine.
        Suis-je bête ! Il y aura sûrement une masse d’idiots qui seront prêts à se passer de ce confort pour exécuter tous ces travaux pénibles et salissants. Disons 4 ou 5 pour un bourgeois !

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        • Blabla // 26.12.2019 à 13h53

          Oui, il faudra qu’il travaille. Le confort de bourgeois US n’implique pas l’oisiveté (je n’ai pas parlé de rentier).
          N’oublions pas qu’une large part de l’activité humaine est occupée par la fourniture des moyens de subsistance à l’humanité

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      • Jeanne L // 27.12.2019 à 18h03

        Ne vous en faites pas avec la “réforme” des retraites, le nombre de vieux va drastiquement diminuer …!

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    • Yuri G. // 26.12.2019 à 13h35

      “Peut-on basculer sur des sources d’énergies renouvelables dans les cinquante ans qui viennent,
      tout en continuant à bénéficier du même type de “confort de vie” qu’aujourd’hui ?”
      Les seules ressources renouvelables que je connaisse sont celle produites par le vivant puisque comprises dans un cycle naturel. Je mets à part les bio-carburants, la méthanisation et dans certains cas les éoliennes qui n’ont pas pour l’instant des bilans énergétiques favorables à un développement à plus grande échelle. Ça concerne donc principalement l’alimentation et le bois-énergie. Pour toutes les autres sources d’énergie, il va falloir procéder à un sérieux rationnement, notamment pour tout ce qui concerne les besoins en métaux rares si on ne veut pas se prendre très vite des murs quant à la disponibilité des ressources. Ce n’est donc effectivement pas gagné…

        +3

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      • Blabla // 26.12.2019 à 14h01

        Sont comptées comme renouvelables également l’hydraulique (qui mérite le terme) et le solairel (qui s’épuise en fait, mais indépendamment de l’utilisation qui en est faite sur Terre).
        L’exploitation des différences de chaleur (pompe à chaleur et maréthermique) est également envisageable mais n’a pas atteint sa maturité (pour autant qu’elle l’atteigne un jour)

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        • Yuri G. // 26.12.2019 à 15h39

          Absolument, merci d’avoir complété la liste!

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  • Myrkur34 // 27.12.2019 à 17h18

    Entendu dans un reportage hier sur les serres aux pays-bas….
    Alors elles sont toutes chauffées, et éclairées toute la nuit et presque toute la journée sauf 6 heures (cycle des végétaux). Pour produire des fleurs et tout le reste toute l’année et …….des herbes de Provence.
    Résultat le secteur produit autant de C02 que le secteur des transports !
    Ne comptez pas sur moi pour les pleurer quand ils seront envahis par la mer du Nord, idem pour les Australiens qui détruisent littéralement à vitesse grand V un pays immense avec 20 millions d’habitants.

      +3

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