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Naomi Klein : « Nous assistons aux prémices de l’ère de la barbarie climatique » – Par Natalie Hanman

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Source : The Guardian, Natalie Hanman, 14-09-2019

Naomi Klein : « Il va nous falloir réduire notre consommation effrénée de produits jetables ». Photo : Adrienne Grunwald/The Guardian

L’auteur de No logo envisage les solutions à la crise climatique, parle de Greta Thunberg, de la grève des ventres et de ses raisons d’espérer

Natalie Hanman

Samedi 14 septembre 2019

Pourquoi publier ce livre maintenant ? [interview à l’occasion de la sortie du livre On Fire : The Burning Case for a Green New Deal NdT]

J’ai toujours le sentiment que la manière dont nous parlons du changement climatique est trop cloisonnée, comme dissociée des autres crises auxquelles nous sommes confrontés. Un des fils conducteurs du livre c’est le lien entre, d’un côté, la crise climatique et, de l’autre, la montée du suprémacisme Blanc, les différentes formes de nationalisme alors même que tant de gens sont contraints de quitter leur pays, et la guerre menée pour distraire notre attention de ces sujets. Or ces crises se recoupent et s’entrecroisent, voilà pourquoi les solutions doivent aussi l’être.

Le livre rassemble des textes de la dernière décennie, avez-vous changé d’avis sur un de ces sujets ?

Quand je regarde en arrière, je ne pense pas avoir mis suffisamment l’accent sur le défi que pose le changement climatique à la gauche. Il est plus facile de voir comment la crise climatique remet en question une vision dominatrice du monde qui prédomine à droite, et le culte d’un centrisme rigoureux qui est toujours à la recherche de compromis, s’interdisant ce qui pourrait être ambitieux, tout en essayant toujours de nier les différences. Mais c’est aussi un défi pour une vision du monde de gauche qui ne s’intéresse essentiellement qu’à redistribuer le gâteau de l’extractivisme [le processus d’extraction des ressources naturelles de la terre] et non à tenir compte des limites de la consommation illimitée.

Qu’est-ce qui empêche la gauche de faire ce travail ?

Dans le contexte nord-américain, admettre qu’il va y avoir des limites est le plus grand des tabous. Il suffit de voir comment Fox News s’en est pris au Green New Deal – ils s’en prennent à vos hamburgers ! Cela touche au cœur du rêve américain – chaque génération reçoit plus que la précédente, il y a toujours une nouvelle frontière à atteindre [L’expression « Nouvelle Frontière » a été utilisée par le président américain démocrate John Fitzgerald Kennedy dans un discours d’acceptation de l’investiture à la Convention du Parti démocrate, le 15 juillet 1960, NdT], c’est l’essence même de nations colonialistes comme la nôtre. Quand quelqu’un arrive et dit, en fait, il y a des limites, nous avons des décisions difficiles à prendre, nous devons trouver comment gérer ce qui reste, nous devons partager équitablement – c’est une attaque psychique [Une attaque psychique est l’envoi d’énergie négative avec l’intention consciente ou inconsciente d’infliger un préjudice à une personne, NdT]. La réponse [à gauche] a donc été l’évitement, et de dire non, non, non, nous ne venons pas vous priver de vos biens, il va y avoir toutes sortes de bénéfices. Et il y aura des avantages : nos villes seront plus habitables, notre air sera moins pollué, nous passerons moins de temps coincés dans les embouteillages, nos vies seront plus heureuses, plus riches de bien des façons. Mais nous allons devoir restreindre notre consommation illimitée du tout jetable.

Les discussions sur un New Deal Vert vous encouragent-elles ?

Je suis à la fois profondément ravie et soulagée que nous parlions enfin de solutions à la hauteur de la crise à laquelle nous sommes confrontés. Que nous ne discutions pas d’une petite taxe sur le carbone ou d’un système de plafonnement des émissions et d’échange de droits d’émission comme d’une solution miracle. Nous parlons de révolutionner notre économie. De toute façon, ce système laisse tomber la majorité de la population, ce qui explique pourquoi nous nous trouvons dans une période de déstabilisation politique si profonde – ce qui nous donne les Trumps et les Brexits, et aussi tous ces dirigeants musclés – alors pourquoi ne pas réfléchir à la façon de tout changer de fond en comble, et le faire d’une manière qui réponde à toutes ces autres crises en même temps ? Il y a de grandes chances que nous rations le coche, mais chaque fraction de degré de réchauffement que nous réussissons à retarder est une victoire et chaque mesure que nous réussissons à faire adopter pour humaniser nos sociétés, nous permettra de faire face aux secousses et tempêtes qui sont inévitables sans tomber dans le piège de la barbarie. Parce que ce qui me terrorise vraiment, c’est ce qui se passe à nos frontières en Europe, en Amérique du Nord et en Australie – je ne pense pas que ce soit par hasard si les États colonisateurs et les pays qui sont les moteurs du colonialisme sont sur le devant de la scène. Nous assistons aux prémices de l’ère de la barbarie climatique. Nous l’avons vu à Christchurch, nous l’avons vu à El Paso, là où s’unissent la violence suprémaciste blanche et le racisme haineux anti-immigrant.

Incendie près de Porto Velho, Brésil, Septembre 2019. Photographie : Bruno Kelly/Reuters

Ce sont les pages les plus effrayantes de votre livre : Je pense que c’est un lien que beaucoup de gens n’ont pas fait.

Cela fait longtemps que cette logique est claire. La doctrine de la suprématie blanche est apparue non seulement parce que les gens avaient envie de faire naître des idées qui allaient se solder par la mort de nombreuses victimes, mais parce que cela permettait de perpétrer des actes barbares mais très lucratifs. L’ère du racisme scientifique commence en parallèle de la traite négrière transatlantique, c’est une des justifications de la brutalité de ce phénomène. Si nous voulons faire face au changement climatique en renforçant nos frontières, alors les théories qui le justifieraient, qui créeraient ces hiérarchies de l’humanité, vont bien sûr revenir en force. Depuis des années, on en voit les signes, mais il est de plus en plus difficile de le contester alors même que des assassins le revendiquent depuis les toits des immeubles.

Un des reproches que l’on peut faire au mouvement écologiste, c’est qu’il soit dominé par les Blancs. Qu’en pensez-vous ?

Lorsqu’un mouvement est majoritairement représentatif de la frange la plus privilégiée de la société, alors l’approche vis-à-vis du changement est beaucoup plus timorée, parce que ceux qui ont beaucoup à perdre ont tendance à redouter le changement alors que ceux qui ont beaucoup à y gagner sont plus susceptibles d’être déterminés dans leur lutte. Voilà le grand avantage que présente une approche des changements climatiques qui les lie à ce qu’on appelle les questions de pain quotidien : comment allons-nous obtenir des emplois mieux rémunérés, des logements abordables, la possibilité pour les gens de prendre soin de leurs familles ? J’ai eu de nombreux échanges avec des environnementalistes au fil des ans et ils me semblent croire réellement que le fait de lier la lutte contre les changements climatiques à la lutte contre la pauvreté ou la lutte pour la justice raciale va compliquer la tâche, la rendant plus ardue. Nous devons sortir de cette impasse « ma crise est plus grave que la vôtre : il faut d’abord sauver la planète avant de nous attaquer à la pauvreté, au racisme et à la violence contre les femmes ». Ça ne marche pas. Cela ne fait que décourager les gens qui se battraient le plus énergiquement pour le changement. Aux États-Unis, ce débat a beaucoup évolué parce que le radicalisme du mouvement en faveur de la justice climatique est porté par les femmes de couleur du Congrès qui défendent le Green New Deal. Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib viennent de communautés qui ont tellement souffert pendant les années du néolibéralisme et depuis plus longtemps encore, et elles sont déterminées à représenter, vraiment représenter les intérêts des communautés. Elles ne craignent pas les changements radicaux parce que leurs communautés en ont désespérément besoin.

« Les décisions individuelles que nous prenons, même additionnées, ne seront pas à la hauteur de l’ampleur du changement dont nous avons besoin »

Dans le livre, vous écrivez : « La vérité cruelle est que la réponse à la question « Que puis-je faire, en tant qu’individu, pour arrêter le changement climatique ? » est : rien ». Vous le pensez toujours ?

Pour ce qui est du bilan carbone, même en conjuguant nos décisions individuelles, nous n’obtiendrons pas le niveau de changement qu’il nous faut. Et je pense que le fait que pour tant de gens, il soit tellement plus confortable de parler de sa propre consommation personnelle plutôt que de parler de changement systémique est une conséquence du néolibéralisme, parce que nous avons été habitués à nous voir avant tout comme des consommateurs. À mes yeux, c’est justement le grand avantage de faire le parallèle avec ces analogies historiques que sont le New Deal ou le Plan Marshall – cela nous ramène à une époque où nous avons pu envisager des changements de cette ampleur. Parce qu’on nous a conduit à envisager les choses par le petit bout de la lorgnette. Le fait que Greta Thunberg en ait fait l’urgence vitale de sa vie est d’une importance capitale.

Oui, pour se rendre au sommet de l’ONU sur le climat à New York elle a pris la mer sur un yacht zéro carbone…

Tout à fait. Mais il ne s’agit pas de ce que Greta fait en tant qu’individu. Il s’agit de ce que Greta transmet par les choix qu’elle fait en tant que militante, et c’est cela que je respecte sans réserve. Je trouve ça magnifique. Elle utilise le pouvoir dont elle dispose pour faire admettre qu’il s’agit d’une situation d’urgence et elle essaie de convaincre les politiciens d’en faire de même. Je pense que personne ne peut se dispenser de revoir ses propres décisions et comportements, mais je pense que nous risquerions cependant de trop insister sur les choix individuels. J’ai fait un choix – et je m’y tiens depuis que j’ai écrit No Logo, on a commencé à me poser ces questions « que devrais-je acheter, où devrais-je faire mes achats, quels vêtements sont les plus éthiques ». Ma réponse continue d’être que je ne suis pas une conseillère en mode de vie, que je ne suis le gourou de personne dans le domaine du shopping et que je prends ces décisions dans ma propre vie sans me faire la moindre illusion sur leur portée réelle.

Certaines personnes choisissent de faire la grève du ventre, de ne pas avoir d’enfants, qu’en pensez-vous ?

Je suis contente que ce débat arrive dans le domaine public au lieu d’être de ces sujets qu’on aborde de façon furtive et dont nous avons peur de parler. Cela a été extrêmement perturbant pour ces personnes qui se sentaient bien seules. Cela a certainement été le cas pour moi. Une des raisons pour lesquelles j’ai attendu si longtemps avant d’essayer d’avoir un enfant, et c’est ce que je disais toujours à mon partenaire – quoi, tu voudrais qu’on ait un Mad Max qui aurait à combattre ses amis pour avoir eau et nourriture ? Ce n’est que lorsque j’ai fait partie du mouvement pour la justice climatique et que j’ai pu imaginer une voie d’avenir que j’ai pu, ne serait-ce qu’imaginer avoir un enfant. Mais je ne dirai jamais à personne comment répondre à cette question des plus intimes. En tant que féministe je connais l’histoire brutale qui entoure les stérilisations forcées et la façon dont les corps des femmes deviennent des champs de bataille quand les décideurs politiques décident d’essayer de contrôler la population, je pense que l’idée qu’il puisse exister des biais législatifs pour choisir ou non de faire des enfants est dramatiquement contraire au sens de l’histoire. C’est ensemble que nous devons affronter notre désarroi et nos craintes climatiques, et cela, quelle que soit la décision que nous prendrons, mais la discussion que nous devons avoir, c’est comment construire un monde dans lequel ces enfants pourront mener une vie prospère et sans carbone.

Le Malizia II, Greta Thunberg à son bord, arrive à Hudson Harbor, New York. Photographie : Bebeto Matthews/AP

Au cours de l’été, vous avez encouragé les gens à lire le roman de Richard Powers, L’Arbre Monde [The Overstory, NdT]. Pourquoi ?

Ce livre a été incroyablement important pour moi et je suis heureuse que tant de gens m’aient écrit depuis. Ce que Powers écrit sur les arbres, c’est que les arbres vivent en communauté, qu’ils sont en communication, qu’ils élaborent des projets et réagissent de concert, et notre façon de les voir est complètement erronée. C’est exactement la même chose qui se joue lorsque nous débattons pour savoir si nous allons résoudre le problème en tant qu’individus ou si nous allons sauver la planète en tant que groupe. Il est rare aussi, dans une bonne fiction, de valoriser l’activisme, de le traiter avec un réel respect, en prenant en compte les échecs, de reconnaître l’héroïsme de ceux qui mettent leur vie en jeu. Selon moi, c’est exactement ce que Powers a fait, d’une manière tout à fait extraordinaire.

Et que pensez-vous de ce que Extinction Rebellion est en train de réussir ?

Ce qu’ils ont remarquablement bien réussi est de nous sortir de ce modèle classique de campagne militante dans lequel nous nous trouvons depuis si longtemps, ce schéma par lequel vous dites à quelqu’un quelque chose qui fait peur, vous lui demandez de cliquer sur un bouton pour agir, vous évitez toute la phase où c’est ensemble que nous devons vivre le deuil, ressentir les émotions, et gérer ce que nous venons de voir. Parce que ce que j’entends souvent dire c’est que, OK, à l’époque, dans les années 30 ou 40, les gens pouvaient peut-être s’organiser par quartiers, par lieux de travail, et que ça nous ne pourrions pas le faire. Nous avons l’impression que notre espèce est tombée si bas que nous en sommes incapables. La seule chose qui va changer cette opinion, c’est de nous retrouver en tête à tête, ensemble, dans notre milieu, de vivre des expériences, loin de nos écrans, dans la rue et dans la nature, que nous allons connaître des victoires et prendre conscience de tout ce pouvoir.

Vous parlez d’énergie dans votre livre. Qu’est ce qui vous pousse à continuer ? Êtes-vous optimiste ?

En ce qui concerne la question de l’espoir, j’ai des sentiments assez complexes. Il ne se passe pas un jour sans que je ne traverse un moment de panique pure et simple, de terreur totale, de conviction entière que nous sommes condamnés, et puis je me reprends. Cette nouvelle génération si déterminée, si forte me redonne courage. Leur détermination à s’engager électoralement en politique me galvanise, parce qu’à leur âge, quand nous avions entre 20 et 30 ans, nous étions tellement méfiants de peur de nous salir les mains avec la politique électorale que nous avons perdu beaucoup de temps avant nous lancer, nous avons gâché des chances. Ce qui me donne le plus d’espoir en ce moment, c’est que nous avons enfin la vision de ce par quoi nous voulons remplacer l’existant, ou du moins nous en connaissons la première esquisse. C’est la première fois de ma vie que cela se produit. Et puis, j’ai décidé d’avoir des enfants. J’ai un enfant de sept ans qui est absolument fasciné par la nature, il en est amoureux. Quand je pense à lui, après que nous ayons passé tout un été à parler du rôle du saumon dans l’alimentation des forêts où il est né en Colombie-Britannique et de la façon dont ils sont reliés à la santé des arbres et du sol, et des ours et des orques, et à tout ce magnifique écosystème, et je pense à ce qui arriverait si nous devions lui dire que les saumons ont disparu, cela me tue. Voilà, c’est cela qui me motive. Et fait aussi mon désespoir.

Source : The Guardian, Natalie Hanman, 14-09-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Garonne // 28.02.2020 à 08h10

Des bonnes intentions et un aveugles typiquement américain : la cause de tous les effondrements (sociaux, culturels, environnementaux, intellectuels), c’est l’arraisonnement à la marchandise, à l’argent et à l’hubris du capitalisme qui a tout colonisé..

43 réactions et commentaires

  • Barbe // 28.02.2020 à 06h52

    « Nous parlons de révolutionner notre économie. »
    Encore un effort naomi , vous y êtes presque. Nationaliser la création monétaire. Et ne plus rendre possible la spéculation monétaire.

    La seule spéculation effective est la pensée, cette monnaie de l absolu.

      +32

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    • anarkopsykotik // 28.02.2020 à 14h35

      >Nationaliser la création monétaire. Et ne plus rendre possible la spéculation monétaire.

      Si on a les moyens de faire ça, pourquoi s’arrêter là en sachant que les dynamiques du pouvoir dans un modèle capitaliste nous renverrons au même point ?

        +4

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      • barbe // 29.02.2020 à 12h59

        Oui, il faut compléter : reprendre la création de la monnaie (je vous invite à lire Marc Dugois) signifie que la puissance publique, au niveau national (et non pas local), décide des projets utiles : permettre à des ploutocrates d’accumuler des milliards qui n’ont comme effets que d’être un poids mort, et qu’il faut nourrir, ne sert à rien pour la collectivité.

          +2

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        • marées // 03.03.2020 à 11h35

          Il s’agit de poser dans une constitution l’interdiction d’accumulation excessive « trouble à l’ordre public ». Notion déclinable précisément par loi et décret.
          Et d’y coupler juridiquement deux crimes de masse :
          – un crime économique
          – un crime écologique
          Et tout ça fait nationalement pour sortir du blocage. Donc libération + indépendance.

            +1

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  • koui // 28.02.2020 à 07h45

    Ouais, il faut oser dire que le prix du carburant doit augmenter, qu’il faut arreter les voyages au bout du monde pour y découvrir un mac do. Après tout ces abus, nous devons revenir a la sobriété et consolider une société qui se désintègre. La gauche doit devenir conservatrice. L’enjeu n’est pas d’inventer un nouveau sexe a greffer sur le nez et a connecter a Facebook. Il faut dessouler. On peut être heureux sans être ivre. Cela protege le foie, évite les conflits et les accidents automobiles. Sans saoulerie, les relations humaines sont plus intéressantes, plus complexes. Il en est de même pour la sobriété environnementale, elle favorise les contacts humains enrichissants.

      +42

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    • reneegate // 28.02.2020 à 09h17

      Pour ma part je suis bien plus matérialiste que vous, il faut oser dire qu’un ferroutage efficace sud-nord supprimerait les 2 files de camions ininterrompues et quotidiennes. Bien sur cela mettrait les actionnaires de vinci sur la paille. Quant aux discussions avinées ou pas entre amis, elles n’ont qu’un mérite, c’est celui d’exister encore.

        +33

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      • Véro // 28.02.2020 à 14h45

        Et il faut ajouter le transport fluvial. La France possède un réseau important de voies navigables, mais largement sous-exploité.

          +14

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    • Tullius D. // 28.02.2020 à 15h36

      « … le prix du carburant doit augmenter … » Non !
      Augmenter le prix d’un bien pour en diminuer sa consommation, c’est faire confiance au dieu marché, c’est faire confiance au libéralisme pour résoudre un problème qu’il a en partie créé.
      Dur, dur de sortir de ses automatismes néo-libéraux.

        +20

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      • Kiwixar // 29.02.2020 à 01h10

        Augmenter le prix du carburant permet aux 20% du haut de continuer leur vie pépère pendant que les 80% du bas crèvent, particulièrement les ruraux. Les gueux de la périphérie peuvent (bétaillères en commun) continuer à servir les 20% du haut. Un rêve oligarchique qu’il faut combattre (raccourcir).

        La seule solution juste est le ticket de rationnement. Chaque citoyen a droit à la même quantité d’énergie (kWh, carburant).

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        • Calal // 29.02.2020 à 11h44

          « Les tickets de rationnement »
          Ch gave vous citerait un dicton libéral qui dit que la première chose a acheter quand il y a des tickets de rationnement, c’est le fonk qui distribue les tickets…
          Plomo or plata? Du plomb ou de l’argent?C’est le discours des contrebandiers sud américain….

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    • Oli // 29.02.2020 à 08h05

      Bonjour,
      Augmenter le prix de l’energie en lui faisant supporter le poids de notre sécurité sociale est une bonne idée. Cela permettrait de réduire d’autant les charges actuelles sur les salaires et augmente du coup de salaire net. Le surcoût de l’énergie (et indirectement des produits) est compensé par l’augmentation du salaire net.
      Quelques avantages:
      1. Rééquilibrage du financement de la secu: Ceci se fait en faveur des salariés puisque notre sécurité sociale est essentiellement financée par les ttravailleur. Les « rentiers » participent mieux à l’effort de sécurité sociale dont ils profitent aujourd’hui sans y contribuer pleinement
      2. Aider à la cause environmementale:
      Un prix élevé de l’energie incitera naturellement les acteurs économiques (individus, entreprises, collectivités) a faire des économies, et toute économie est bonne à prendre pour améliorer la cuse environnementale
      3. Reequilibrage des échanges commerciaux:
      Ce système de financement de la sécurité sociales pourrait etre un bon justificatif pour mettre une barrière à l’entrée de l’Europe et les economies faites réduiront d’autant notre dépendance énergétique.

        +1

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  • Garonne // 28.02.2020 à 08h10

    Des bonnes intentions et un aveugles typiquement américain : la cause de tous les effondrements (sociaux, culturels, environnementaux, intellectuels), c’est l’arraisonnement à la marchandise, à l’argent et à l’hubris du capitalisme qui a tout colonisé..

      +43

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  • Malbrough // 28.02.2020 à 08h20

    Le discours de Naomi Klein est acceptable dans la mesure où est pointé davantage la pollution, la surexploitation minière , et la déforestation que le réchauffement climatique auquel nous ne pouvons pas grand chose semble t’il .
    D’autant que nous ne sommes plus en Europe des pays très industrialisés , malheureusement si je prends en compte le chômage , les déserts industriels , les balances commerciales .
    La « mondialisation » a imposé de transférer la production dans les pays moins coûtants …
    Nous observons sans surprise sur quoi cela débouche : nos productions stratégiques nous ont échappé (ex: la pharmacie , …) et la paupérisation de masse limite pour beaucoup la consommation .
    D’autant que le recyclage , qui aurait du être mis en avant , avec les métiers qui vont avec est balbutiante . Je parle de la remise en état, en circulation d’objets courants et non de mise en pièces très discutables si j’en juge par certains scandales en Afrique .
    Quand à augmenter le prix des carburants : stop . Limitons la puissance et la consommation des moteurs .

      +18

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    • Véro // 28.02.2020 à 14h48

      En plus, il me semble que la consommation de carburant n’augmente pas.

        +1

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      • Yann // 28.02.2020 à 19h24

        @Véro : Vous avez tout à fait raison, la consommation de carburant diminue. L’augmentation du prix du carburant lors du mouvement des gilet jaunes était due à la baisse de consommation, en fait le TICPE se casse la gueule depuis 10 ans, donc macronibus a augmenté les taxes pour rester dans le budget en disant au peuple qu’il consommait trop. Facile à vérifier dans le budget de l’état.

          +5

        Alerter
  • Catalina // 28.02.2020 à 08h47

    L’auteur a aussi écrit « t La Stratégie du choc (2008) . » livre bien plus récent que « No logo »

      +10

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    • christian BERNARD // 28.02.2020 à 13h02

      …. plus récent et plus intéressant.

        +6

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  • Dominique Gagnot // 28.02.2020 à 09h20

    La seule solution qui soit à la hauteur du problème, c’est celle-ci : (re)prendre la propriété des ressources essentielles et les utiliser pour remettre en état l’éco-socio-système planétaire.

    Comment ? : voir la 2èm partie de ce livre :
    Comprendre la tragédie capitaliste, Imaginer le système d’Après ! PDF : http://bit.ly/tragédiecapitaliste

    Extrait :
     » Nous exposerons une forme de capitalisme débarrassé de sa tare originelle : la propriété lucrative privée des ressources premières. Désormais, ces ressources appartiendraient aux collectivités, qui en tireraient une Rente, aujourd’hui privée…
    Selon le désir des populations cette Rente, utile à l’équilibre du système financier alimenté par la Banque centrale, servirait l’entretien des éco-socio-systèmes. Les entreprises publiques bénéficieraient de cette manne, et les entreprises privées associées seraient alors motivées par le profit issu, non plus de l’accaparement ou de la destruction de ces ressources comme depuis toujours mais, comme nous le verrons, du profit résultant de la restauration et de l’entretien des éco-socio-systèmes!
    Par ailleurs, le profit n’autorisant plus l’accumulation privée de ressources, il deviendrait inoffensif. « 

      +6

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  • christian gedeon // 28.02.2020 à 09h30

    Donc la barabarie climatique…peut-être. Entretemps,je signale quand même qu’en Syrie,on est passé à l’affrontement direct armée syrienne,peut-être russes,vs islamistes et Turquie. Erdogan va lâcher les réfugiés vers l’Europe sans sourciller. Il y a quelque temps,et face à des articles annonçant la fin de la guerre en Syrie et la victoire de Bachar el Assad,j’avais répondu qu’on en était encore et hélas aux débuts de cette guerre. Poutine vient de faire sa première erreur dans l’analyse du conflit,ce qui est vraiment inattendu et dommageable.Même si sur le fond ,il a raison quand il accuse les turcs de participer directement aux affrontements. Il y a urgence à sortir de cette situation,mais j’ai peu d’espoir. Alors barabarie climatique? peut-être.Barbarie humaine tout court,sûrement.

      +15

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    • Fritz // 28.02.2020 à 10h39

      En effet, ça devient sérieux. Notez quand même que c’est l’armée turque qui s’ingère en Syrie, pas l’inverse. Comme si le sandjak d’Alexandrette ne suffisait pas au sultan Erdogan, cette région syrienne que la France a donnée aux Turcs en 1939 (« le Munich de l’Orient »), au grand plaisir des Arméniens qui s’y étaient réfugiés…

        +18

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    • Fritz // 28.02.2020 à 11h01

      Deux frégates russes viennent de passer le Bosphore pour entrer en Méditerranée :
      https://francais.rt.com/international/71703-moscou-annonce-envoi-deux-navires-de-guerre-mediterranee
      L’Occident ne s’était pas ému quand des dizaines de soldats syriens avaient été tués en Syrie par des frappes américaines, en 2016.
      https://francais.rt.com/international/26494-coalition-americaine-frappe-armee-syrienne

        +21

      Alerter
      • christian gedeon // 28.02.2020 à 15h31

        Vous avez raison cher Fritz,mais mon propos n’est pas de justifier l’un ou l’autre.Mais d’essayer de faire comprendre que les articles de M. Naba qui proclamaient la fin de la guerre en Syrie n’avaient pas de sens à mes yeux. Quand je dis que Poutine a commis sa première erreur,je le pense vraiment,même s’il a raison,aussi contradictoire que cela puisse paraître.

          +4

        Alerter
  • Calal // 28.02.2020 à 09h58

    Le vote des noirs sera important pour les élections présidentielles américaines.Le but de cette phrase est de cibler  » en même temps » les blancs a tendance démocrate ( mot clé écologie) et les noirs grâce au  » c’est la faute des blancs ».
    Les élections ne se gagnent plus tellement en essayant de convaincre les gens raisonnables car c’est trop coûteux de leur faire changer d’avis,mais en ciblant ceux qui se décident au dernier moment,les indécis.Et ceux la,l’utilisation de mots clés répétés souvent emporte leur vote.

      +10

    Alerter
  • Myrkur34 // 28.02.2020 à 11h43

    Pourquoi ne pas faire un référendum avec la question qui fâche…. » Seriez vous prêt à revenir au confort individuel de « La petite maison dans la prairie » plus un système de santé correct avec en contrepartie un toit, un travail et à manger pour 100 % de la population ?

    Quant on pense comment se fait haranguer Sanders alors qu’il propose juste des mesures du bon sens commun…Vous imaginez s’il proposait de sortir du capitalisme, il se ferait arrêter par le FBI pour atteinte à la sûreté de l’état…

      +8

    Alerter
    • christian BERNARD // 28.02.2020 à 13h05

      … heu…. le projet écolo n’est pas de nous faire vivre dans une petite maison dans la prairie.
      J’ai lu naguère un décroissant (et, de fait, ce sont les écolos cohérents) et la maison (énergivore, isolée et consommatrice de surface arable) est condamnée au profit du HLM…

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      • Myrkur34 // 28.02.2020 à 14h44

        Moi je pensais surtout au référendum à la majorité des 3/4 (autrement guerre civile plus ou moins larvée) qui donne un mandat impératif aux gouvernants. On pourrait se dire que même avec 30% des citoyens pour qui tout va bien, ce genre de référendum serait gagnable car une grosse partie de ces 30% a bien compris que la dégradation touchera tout le monde à terme. Donc es ce qu’un pays dans le monde (à part le Bhoutan) aura le courage de poser les premiers jalons ?
        Faut pas se leurrer, les 2° en plus sur les moyennes, ce sera en 2050 et pas en 2100.

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      • Karine // 29.02.2020 à 06h54

        Cet entassement dans les villes est effectivement la doctrine de nombreux écologistes. Cela me semble étrange de vouloir concentrer les personnes dans des villes qu’il faudra ensuite irriguer de nourriture, d’eau, etc… j’étais « écolo » depuis longtemps, mais un avenir entassé en ville, ça ne me parle pas. Naomi Klein parle du pain quotidien, mais il y a aussi la qualité de vie à défendre. Sinon ce n’est pas mobilisateur!
        Et la surface arable? chez nous, un agriculteur a 250 ha pour produire blé et maïs pour l’exportation, et il enferme ses vaches dans une étable,elles ne broutent plus dehors depuis un an.
        N’est-ce pas un biais de citadin que d’opposer les habitants à l’agriculture? sans revoir tout le système? le biais dont parle Naomi Klein entre ceux qui ont les idées et ceux qui vivent concrètement la situation?

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  • lemoine001 // 28.02.2020 à 11h44

    Dénoncer le suprémacisme blanc, c’est bien. Mais, il aurait fallu dire que ce n’est qu’une forme du fascisme. Le danger c’est d’accepter de placer le débat sur la question raciale et d’opposer à ce racisme un particularisme ethnique, ou plutôt même tout un panel de particularismes comme cela devient la mode. C’est ce qui se fait sous prétexte cultural studies ou d’études de genre. Ce qui est jeté par dessus bord par cette nouvelle idéologie c’est l’universalisme.
    Lire à ce sujet le livre de Stéphanie Roza : « la gauche contre les Lumières ? »

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    • pap // 29.02.2020 à 15h35

      Pas vraiment d’accord sur le rapprochement entre suprémacisme blanc et fascisme (tel qu’il a tellement existé) mais ce n’est pas l’objet de mon commentaire.
      Je suis rassuré de lire au moins un commentaire sur les dérives d’un tel discours, qui amha relève d’autant plus d’ethnomasochisme (osons le mot) qu’il est sans rapport avec le réchauffement climatique. Elle critique le fait que les Verts soit majoritairement blancs bon sang, je suis le seul à trouver que c’est du délire tellement c’est hors-sujet ?

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  • Vincent P. // 28.02.2020 à 12h14

    Chère Naomi Klein ,
    Un livre comme La Stratégie du Choc a littéralement construit mon rapport au réel concernant la politique (et Donald Rumsfeld, qui jouit toujours avec les autres de la plus grande impunité…parlons justice climatique ok, mais parlons justice tout court.)

    Alors donc tu veux vraiment qu’on parle espoir, saumons et chaine alimentaire en Colombie Britannique ?
    Alors pour moi, en un mot ça donne : Fukushima ! (et courants marins)
    Sûr qu’avec ça, toute la chaine alimentaire du grizzli est nickel ! et ton enfant ne verra rien.

    Je n’ai pas acheté le moindre morceau de colin d’Alaska depuis 2011 ;
    Et vous ?
    Je n’ai pas bien vu la couleur de l’espoir depuis au moins aussi longtemps, le climat étant, faut il le rappeler, un symptôme.
    Mais bon, la médecine moléculaire aussi ne traite que des symptômes : ça ne l’empêche pas de se croire efficace, ni d’être rentable.

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    • Calal // 28.02.2020 à 14h40

      Des compteurs de radioactivité sont dispose a la vente par internet pour entre 200 et 300€.j’en ai un et je n’ai rien détecté dans tout ce que j’achète.
      PS: méfiez vous des scintigraphies…

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      • grumly // 28.02.2020 à 15h23

        On ne mesure pas la radioactivité des aliments comme on mesure une source de radiations externe. Vous ne pouvez pas détecter une dose nocive juste en pointant un compteur geiger parce que les doses toxiques sont beaucoup plus faibles quand elles contaminent un aliment. Si vous mangez un aliment contaminé, les éléments radioactifs vont émettre directement dans l’organe qui aura assimilé l’aliment, l’organe ne sera pas protégé alors que pour une exposition externe ils sont protégés par la peau. Je crois que pour tester un aliment il faut le brûler et séparer les différents éléments de la cendre pour savoir quel est l’élément radioactif, pour avoir une idée du risque suivant l’organe qu’il contaminerait.

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  • Chris // 28.02.2020 à 13h00

    Autant j’ai apprécié la « stratégie du choc » de madame Klein, autant son ode à Gretina me laisse de marbre, mais si je lui donne raison sur l’urgence de sortir du « tout jetable » et de recomposition sociétale.
    Peut-être est-ce dû à mon âge, mais de mon point de vue, les carottes sont cuites. Trop d’inertie, trop d’escrocs, trop de psychopathes, trop de dégâts irréversibles, trop d’inconscience et d’inconduites, trop… pour le gateau à partager.
    D’où l’apparition du covid 19 ?

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  • xavxav // 28.02.2020 à 14h16

    « j’ai le sentiment » = « je pense que »… mais si elle dit « je pense que » un lecteur va l’enquiquiner en lui disant qu’elle est trop affirmative ou arrogante alors elle préfère la jouer profil bas. J’ai vraiment le sentiment que vous faites tout un fromage de rien.

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  • Onna // 28.02.2020 à 16h13

    Cela fait plaisir de voir de l’optimisme s’épanouir dans un marasme moral pessimiste, cependant la question de la politique électorale et surtout sa vision me laisse perplexe, « galvanisée » par l’engagement des jeunes dans l’électoralisme est pour moi excessif, les groupes de pressions, le financement politique, le lobbying et autres joyeusetés ne laisserons pas les mains libres à moins de « corrompre » ceux-ci ce qui est pour moi utopique. Ceci dit tout peut arriver …

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  • Marie Pan-Pan // 28.02.2020 à 20h12

    Julien,
    Intéressant.
    Ces psychopathes renvoient au livre  » La Ponérologie politique » de Andrew Lobaczewski et son intuition du phénomène pathocratique , phénomène de propagation des pathologies mentales dans toutes les strates d’un pouvoir totalitaire
    ou
    la genèse du mal appliquée à des fins politiques.
    Et je crois bien qu’actuellement se trouvent au gouvernement ces gens malades psychiquement, faute de virus, et qui assurent leur pouvoir au travers de leurs pathologies.

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  • tepavac // 28.02.2020 à 21h15

    Bien triste constat effectivement, j’ai même du mal à croire que c’est la même personne qui s’exprime ici? Il semble que le choc dont elle parlait si bien l’a totalement terrassé.
    Elle l’exprime d »ailleurs de multiple fois avec nombre de superlatif,
     » j’ai des sentiments assez complexes. Il ne se passe pas un jour sans que je ne traverse un moment de panique pure et simple, de terreur totale, de conviction entière que nous sommes condamnés »

    Ceci dit, c’est mon sentiment, il est vain et même indigne de lui jeter une quelconques pierre, ses causes sont autan nobles que périlleuses, nous avons tous nos limites, alors il est bon que le site lui rende grâce.

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  • destartine // 29.02.2020 à 09h20

    Je ne suis pas aussi optimiste qu’elle. De tous les jeunes que je connais (à commencer par mes filles), aucun ne parle de ces problèmes. Ce qui les scandalise, c’est la souffrance animale, ce sont les coupes sombres dans les forêts. Mais aucun ne parle du problème global, systémique. Ils veulent toujours consommer, et même plus que nous. C’est normal, ils veulent vivre, ils veulent jouir de tout ce que l’appareil productif leur fait miroiter. Et c’est pareil dans tous les pays, les jeunes quittent la campagne pour aller en ville, pour gagner de l’argent, pour consommer. Les mouvements qu’on peut constater (retour à la terre, vie locale, décroissance) sont marginaux. Désolé de casser l’ambiance, mais ainsi va l’histoire humaine: il n’y a pas de marche arrière. On fonce tant que ça fonctionne, jusqu’à la crise majeure, catastrophique, qui nous OBLIGERA à changer.

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  • gracques // 29.02.2020 à 09h40

    La ‘controverse de valladolid’…… les indiens ne supportent pas d ‘être esclaves …. c’est parce qu’ils ont une’âme et donc on ne peut les réduire en esclavage…..
    C’est bien beau , mais qui va faire le boulot ? Ben cetrains africains sont deja’habitués à être esclaves….. donc ils n’ont pas d’âmes …… pas d’ âme donc pas humains…. CQFD
    Interprétation matérialiste.

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    • Calal // 29.02.2020 à 11h55

      Vous étés bien trop europeo- centré: »certains africains sont déjà habitué s « .
      Nous,européens, sommes bien plus  » domestiqués » que la plupart des africains.Nos instincts sont de plus en plus éteints et la seule réaction de la plupart d’entre nous a un danger ou un événement imprévu est l’immobilisme,la confusion et le regard vers le maître dans l’attente d’un ordre…

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      • gracques // 29.02.2020 à 13h55

        C’est effectivement de l’européen du XVI ème siècle ….. juste pour expliquer comment on passe idéologiquement de le’esclave antique pas forcément inférieur (mais’quand meme) à l’escalve car de race inférieure ….. juste parce que l’on a’besoin’ de main d’oeuvre massive (un’contient à exploiter ) et pas chère.

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  • cedivan // 02.03.2020 à 19h01

    Rarement lu autant d’inepties en si peu de lignes

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