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15.décembre.201815.12.2018 // Les Crises

La lutte contre les «fake news» passera par le «deep learning». Par Catherine Frammery

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Source : Le Temps, Catherine Frammery, 02-12-2018

Des projets utilisant le «machine learning» s’attachent non au contenu des fausses nouvelles mais à leurs structures de diffusion sur le Net pour les combattre

«Il faudrait pouvoir étiqueter les nouvelles comme on étiquette les aliments. Pouvoir dire «Attention, risque de fausse information, traces de manipulation» comme on dit «Attention, risque d’allergie, traces de cacahuètes». Sinan Aral était à Genève ces derniers jours, orateur invité à la conférence TEDxCERN(organisée en partenariat avec Le Temps) pour présenter ses découvertes sur les fake news qui ont fait la une de la revue Science en mars. Avec deux autres chercheurs du Media Lab du Massachusetts Institute of Technology (MIT), il y montrait qu’une fausse nouvelle met six fois moins de temps qu’une vraie pour atteindre 1500 personnes sur Twitter et qu’elle est 70% plus susceptible d’être partagée.

Plus vite, plus loin, touchant plus de monde: on ne pourra jamais empêcher la création de fausses nouvelles ou de rumeurs, un tweet rageur ou une photo retouchée étant si faciles à produire et les intérêts si grands. En revanche, il doit être possible de réduire leur contagion, leur potentiel de nuisance. Le prochain livre de Sinan Aral s’intitulera The Hype Machine, The Madness of Crowds in the New Social Age («La machine à pub, la folie des foules dans la nouvelle ère sociale»). Tout un programme…

Rencontré quelques heures avant d’ouvrir la conférence, le chercheur note cinq pistes de lutte contre les fake news, «qui ont chacune ses limites». Des étiquettes donc, pour identifier les sites tendancieux ou sincères. «Mais qui décidera des étiquettes?» Facebook a d’ailleurs commencé à qualifier ses sources en se fondant sur Wikipédia (le petit «i» qui apparaît sous une publication), et il n’est que de consulter les étiquettes du Matin ou du Temps pour comprendre que la partie n’est pas gagnée.

Deuxième piste, réduire l’incitation économique qui a poussé par exemple de jeunes Macédoniens à inonder le web de publications spectaculaires pendant la campagne présidentielle américaine, des posts qui ont attiré beaucoup de publicité et leur ont donc rapporté beaucoup d’argent – mais cela irait contre le modèle d’affaires des réseaux sociaux: pas réaliste.

Troisième piste, la régulation. Aux Etats-Unis, toute publicité politique doit être clairement identifiée, et l’ingérence de pays étrangers est interdite. «Mais davantage de régulation peut devenir dangereux aux mains de pouvoirs autoritaires. En Malaisie la diffusion de fake news est désormais punie de 6 ans de prison!»

La quatrième piste est celle de la transparence. «Facebook et Twitter doivent être plus ouverts et montrer leurs algorithmes, leurs données. Mais c’est contradictoire avec notre volonté de protéger nos données, qui doivent être en sécurité, inaccessibles…»

Geometric deep learning

Dernière piste, la plus prometteuse: un mélange d’intelligence artificielle et d’intelligence humaine, pour identifier les schémas de diffusion de fake news. C’est ce que Sinan Aral a utilisé pour son article dans Science, étudiant la structure des cascades de tweets, ce qui peut permettre par la suite de ralentir la viralité d’un contenu problématique en le masquant, en l’isolant sur le web.

C’est aussi ce que développe dans sa start-up Fabula le professeur à l’Université du Tessin et à l’Imperial College de Londres Michael Bronstein, qui vient d’être primé à Lausanne par la Fondation Dalle Molle pour ses travaux sur la détection des fake news dans les réseaux sociaux grâce au geometric deep learning. Il s’intéresse non au contenu mais à la façon dont il se propage, les fake news se diffusant différemment des vraies nouvelles, comme l’a montré l’étude du MIT. Michael Bronstein utilise les modèles de réseau neuronal pour identifier les caractéristiques les plus significatives des cascades de fake news. «J’ai été surpris de la polarisation. Fondamentalement, sur Twitter, les gens qui partagent surtout des fake news et ceux qui partagent de vraies nouvelles sont deux communautés qui ne se parlent quasiment pas. On savait que Twitter était politiquement polarisé, mais c’est la première fois qu’on le voit dans le contexte des fake news

Etudier les cascades de tweets pour identifier les fakes. (Fabula)

La lutte contre les fake news est capitale. Le projet de Michael Bronstein a reçu d’importantes bourses de la Commission européenne… et de Google et Facebook.

Le réseau aux plus de 2 milliards d’utilisateurs multiplie de fait les tentatives de mieux lutter contre les fake news, qui mettent en danger son fonctionnement et son modèle d’affaires. Facebook conclut des partenariats par exemple avec le site de fact checking américain Snopes, qui va labelliser des contenus et aider les ingénieurs de Facebook à entraîner leurs algorithmes. Parodie ou diffamation, le diable est dans les détails, et souvent seul un esprit humain peut aujourd’hui encore faire la différence. «Les fack checkers contribuent à corriger les problèmes, à mieux flaguer les contenus. Mais ils donnent gratuitement leur savoir-faire», regrette le mathématicien spécialiste de la protection des données et basé à Genève Paul-Olivier Dehaye.

Source : Le Temps, Catherine Frammery, 02-12-2018

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Commentaire recommandé

Pol ux // 15.12.2018 à 06h54

Et la sixième piste: réinvestir dans l’éducation.
Septième piste: de bons journalistes libres

2 pistes qui permettront aux individus de développer le libre arbitre, leur sens critique, leur humanité, leur capacité d’analyse.

Huitième piste: comdamner fermement les USA pour la plus grosse fake news jamais produite et qui a mené au massacre de centaines de milliers de civils irakiens innocents.

Specialistes financés par L’UE… On a tout compris.

46 réactions et commentaires

  • kasper // 15.12.2018 à 06h48

    C’est formidable. Au moins avec les decodeurs et autres fact checkers, on vous expose la raison pour laquelle une nouvelle est considérée fausse. On peut essayer de se faire sa propre idee en ayant comme on dit “entendu les deux camps”.

    Avec le deep learning, même les tenants de l’algorithme ne pourront pas vous expliquer pourquoi une nouvelle a été déclarée suspecte. La technologie utilisée fait que si l’on sait qu’un certain type de donnee a ete reconnu avec 99.9% de probabilite, on ne sait pas pourquoi (en gros le deep learning peut reconnaitre une photo de chat apres en avoir appris a les reconnaitre en etudiant 100.000 photos de chat, mais personne ne peut vous dire exactement comment il s’y prend).

    Il pourront seulement vous dire: l’oracle a parle, cette nouvelle est fausse. D’ailleurs puisqu’elle est fausse on ne va pas t’en parler. Ta gueule, c’est scientifique, cherche pas.

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    • Citoyen // 15.12.2018 à 08h09

      Vous répondez à votre question : l’algorithme reconnaitra une fausse nouvelle en ayant appris ce qu’est une fausse nouvelle à partir de quelques milliers de fausses nouvelles. Et qui étiquettera ces fausses nouvelles servant à l’apprentissage ? Les décodeurs et autres fact checkers autoproclamés, ceux des réseaux sociaux, la médiacratie, les officines de type Desinfo Lab…

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      • kasper // 15.12.2018 à 12h02

        D’une part, vous avez totalement raison, il faudra d’abord constituer un corpus de fake news pour que l’algorithme apprenne ce qu’est une fake news. Gageons que les nouvelles jamais verifiees du type “la main de Poutine est derriere [inserez ici la derniere deconvenue du camp atlantiste]” n’en feront pas partie.

        Mais ce que je voulais dire c’est que tecniquement on ne sait pas interpreter les conclusions du deep learning. L’algorithme vous repond par “oui” ou “non”, pas “oui, a cause de ca, ca et ca”. Du coup il sera impossible d’expliquer pourquoi une nouvelle en particulier est rejetée. Et du coup d’avoir sa propre opinion sur la pertinence du filtrage.

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    • RGT // 15.12.2018 à 10h38

      Ce que ne vous disent jamais les défenseurs du “deep learning”, c’est qu’il est très facile de faire partir en vrille un dispositif de reconnaissance en ajoutant dans un petit coin une petite information qu’un être vivant négligerait totalement mais qui fera totalement disjoncter les IA et les dispositifs de reconnaissance d’images les plus perfectionnées.

      C’est d’ailleurs la raison qui avait poussé à interdire les petits logos régionaux finement ouvragés et bariolés sur les plaques d’immatriculation des voitures car les systèmes de reconnaissance informatisés partaient en vrille et il fallait perdre beaucoup de temps avec de vrais humains pour arriver à déchiffrer les plaques.

      J’avais lu un article scientifique (du MIT il me semble, je ne retrouve plus la source) sur ce sujet et les chercheurs avaient réussi avec un tout petit logo coloré dans un angle à totalement faire dérailler une IA de reconnaissance d’objets (style faire identifier un bulldozer pour un chaton, c’est fort).

      Une fois les failles des mécanismes de reconnaissance identifiés il sera possible de faire passer des informations totalement erronées comme 100% certifiées sans avoir besoin d’aller pirater les systèmes “certificateurs”.

      N’ayez JAMAIS une confiance absolue dans une technologie. Plus elle est complexe, plus il est facile de lui faire passer des vessies pour des lanternes.

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      • calal // 15.12.2018 à 11h12

        on peut meme tirer une version “complotiste” de votre information. On peut imaginer qu’un service secret (au hasard la nsa) se serve de ce bug comme d’une faille pour prendre le controle de l’ia et rendre “invisible” ce que ce service ne voudrait pas que l’on voit: par ex une voiture de ce service secret aurait un petit logo sur la plaque et a une requete adressee a l’ia du type “une voiture est elle passee sur cette route de telle heure a telle heure,l’ia repondrait “non” ou ne sortirait pas la plaque de la voiture en question parmi la liste des autres plaques relevees.

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    • fais-gafa-tes-donnees // 15.12.2018 à 19h33

      “L’Intelligence Artificielle est un artifice pour tirer les ficelles…. au nom de l’intelligence.”

      Plus de détails, sur cette manière d’utiliser l’IA,…
      https://www.les-cris.com/pages-010-quelques-articles-2018/cri-pensee-du-jour-171103-l_intelligence-artificielle-sera-a-la-vie-quotidienne.php

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    • RV // 15.12.2018 à 21h54

      J’ai eu la même idée en lisant le titre de l’article, qui va apprendre à la machine ce qui est fausses nouvelle ?
      Mais en fait ce n’est pas de cela dont il est question dans cet article.
      La reconnaissance ne se fait pas sur le contenu.
      La machine va “simplement” reconnaitre le mode de propagation, “en cascade”.
      Reste à trouver quels sont les biais qui pourrait mettre en échec ce mode de reconnaissance
      et surtout si ce mode de propagation est nécessaire et suffisant pour qualifier une fausse nouvelle.

        +2

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      • ty89 // 16.12.2018 à 19h30

        2 Schéma :
        – Mouvement de l’information verticale de haut en bas : média classique, TV, Radio => Information valide et sûre
        – Mouvement de l’information horizontal, sans schéma particulié de diffusion (ce qui en fait sa particularité) : réseau sociaux, Twitter, Slack… => Information fake ou peu sûre

        Le but est simple, reprendre le monopole de la vérité.

          +1

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  • Pol ux // 15.12.2018 à 06h54

    Et la sixième piste: réinvestir dans l’éducation.
    Septième piste: de bons journalistes libres

    2 pistes qui permettront aux individus de développer le libre arbitre, leur sens critique, leur humanité, leur capacité d’analyse.

    Huitième piste: comdamner fermement les USA pour la plus grosse fake news jamais produite et qui a mené au massacre de centaines de milliers de civils irakiens innocents.

    Specialistes financés par L’UE… On a tout compris.

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    • Guadet // 15.12.2018 à 08h38

      Très bien pour la sixième et la septième. Pour la huitième, disons que si on revenait en arrière, on n’en aurait pas fini.
      J’ajoute qu’il faudrait revenir à la bonne vieille culture générale, depuis la Bible et la mythologie grecque jusqu’à Victor Hugo. On ne peut pas trouver un meilleur moyen de construire la pensée libre d’une personne que de lui montrer comment les schémas de pensée existants se sont structurés et modifiés au cours des siècles.
      C’est pourtant ce qu’on ne trouve plus guère dans les écoles – dont le but est aujourd’hui de préparer un bon rouage de la Start-up-nation et un sujet obéissant de l’état – ni dans les bibliothèques municipales – qu’on oblige à suivre la demande comme un rayon livre de supermarché.

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      • Fritz // 15.12.2018 à 09h02

        « Si on revenait en arrière, on n’en aurait pas fini »
        Non, @Pol ux a raison. Les États-Unis doivent être mis au ban des nations. Quant à Bush fils, Tony Blair, Aznar et Barroso, ils devraient être déférés devant un tribunal international pour crime contre la paix, crime de guerre, crime contre l’humanité, le premier chef d’accusation incluant leur propagande grossière et totalement mensongère.

        Je suis entièrement d’accord avec vous sur la culture générale, les écoles et les bibliothèques. Il est consternant de voir celles-ci épurés sans relâche pour les mettre au goût du jour (et bien souvent, les livres retirés sont mis au pilon).

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    • calal // 15.12.2018 à 09h01

      sixieme piste: laisser les gens libres de decider de ce qu’ils veulent croire. S’ils veulent croire que la terre est plate c’est leur liberte. S’ils veulent payer pour entendre un gars dire que la terre est plate c’est encore leur liberte. Tant qu’ils ne veulent pas m’obliger a croire que la terre est plate ou m’obliger a leur donner du pognon si je ne le veux pas,c’est leur liberte et pas mon probleme ni le probleme de l’etat ou de la justice.Comme si la diffamation n’existait pas deja…Graine de fachiste…

        +10

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    • RGT // 15.12.2018 à 10h42

      Éducation, journalistes libres (et indépendants), pourquoi pas apprendre aux humains à réfléchir par eux-mêmes pendant que vous y êtes ?

      Cher Polux, je ne sais pas ce que vous prenez mais ce ne sont pas des produits approuvés par nos gouvernements si soucieux de la santé mentale de la population.

      Cordialement,

        +4

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  • anatole27 // 15.12.2018 à 07h42

    8ième Piste Interdire l’Anonymat sur Internet
    9ième Piste recouvrer notre souveraineté numérique : les GAFAS dehors
    10ième Piste Un institut indépendant CITOYEN (on est pas idiot) pour évaluer l’indice de Fakitude d’une Info avec un arsenal d’amendes associés

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    • Pierrot // 15.12.2018 à 12h39

      Non.

      Les « fake news », qui sont loin d’être un phénomène nouveau, ne sont pas forcément une mauvaise chose en soi.

      La pire des choses qui pourrait arriver serait de faire croire aux gens qu’ils vivent dans un monde d’informations totalement aseptisé. Parce qu’il est impossible d’éradiquer les mensonges, les manipulations (notamment de la part de ceux qui prétendent les combattre) ni même les erreurs de bonne foi, il apparaît comme salutaire pour les gens qu’un doute puisse toujours subsister dans leur esprit, qu’ils restent attentifs et maîtres du jugement qu’ils portent sur les informations qu’on leur soumet, et que la pluralité de ces informations et la contradiction restent toujours possibles.

      Une information n’est pas faite pour être acceptée tout de go, mais pour être confrontée à la sagacité de chacun, et c’est notamment l’émergence d’informations contradictoires qui aide à former l’esprit critique. Les « fake news » sont donc en quelque sorte les piqûres de rappel nécessaires à une vaccination efficace.

      Par conséquent, toute solution visant à aseptiser autoritairement les informations doit être rejetée, au risque de se retrouver dans un système qui ne diffuse plus que les mensonges de ceux qui contrôlent ces informations.

      Avec la chasse actuelle aux « fake news », un tel système est en train de voir le jour, et il pourrait bien aboutir si on lui donne les moyens de contrôler totalement la diffusion des informations disponibles. Or :

      – l’anonymat sur Internet que vous voulez abolir est le premier garant de la liberté d’expression, parce qu’il empêche que la censure s’exerce directement sur les individus, notamment au travers de moyens de coercition, réels ou suggérés. Une perte totale de l’anonymat impliquerait une réduction de la contestation des fausses informations du fait d’une autocensure plus importante, et poserait par ailleurs le problème de l’usurpation d’identité.

      – si l’idée d’un institut citoyen indépendant « pour évaluer l’indice de Fakitude d’une info » n’est pas un mauvaise idée parce qu’elle proposerait un point de vue alternatif, le fait qu’elle dispose d’un arsenal répressif va dans le sens d’une censure de la contestation des mensonges qu’elle accréditerait. Je me dois d’ailleurs de vous rappeler qu’on trouve pléthore d’institutions censément indépendantes qui en réalité ne défendent que des intérêts particuliers, et que par exemple l’État français (auquel on peut reprocher nombre de mensonges d’État) est censément une institution citoyenne.

      Concernant les GAFAs (et même les GAFAMs, voire plus), il paraît sain de s’opposer par tous les moyens à leur prise de contrôle sur nos informations, et également sur nos données personnelles. Mais pour l’instant je ne vois que des actions individuelles comme forme d’échappatoire.

      Quant à notre souveraineté numérique (aujourd’hui bien mal en point), bien qu’elle soit tout-à-fait nécessaire, elle reste synonyme d’un contrôle collectif de nos moyens d’information. Il subsiste donc la question de savoir qui en assurera le contrôle, car nous émanciper de puissances étrangères ne nous empêchera pas de tomber entre les mains d’« ennemis de l’intérieur ».

      (NB : il y a vraiment un problème au niveau de la saisie des commentaires sur cette page.)

        +3

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    • Subotai // 16.12.2018 à 01h03

      Il n’y a pas d’anonymat sur Internet.
      Il n’y a pas d’anonymat sur Internet.
      Il n’y a pas d’anonymat sur Internet.
      Etc…
      Tout est enregistré (log).
      Vous retrouver est juste une question de volonté, du temps et des moyens mis en œuvre.
      “L’anonymat” est juste pour votre interlocuteur de l’instant.
      Moi c’est Subotai, et vous..? 🙂

        +1

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      • Pierrot // 16.12.2018 à 12h04

        Quoi qu’il en soit, la perte de l’anonymat tient toujours aux moyens mis en œuvre pour le percer. Et en effet, la conservation systématique des traces et des logs instaurée par Sarkozy (loi LOPPSI2) fournit aujourd’hui une grande part des moyens d’enquête nécessaires pour y parvenir. Toutefois, cela ne signifie pas que l’anonymat n’existe plus, mais juste qu’il est déjà relativement menacé.

        À l’heure où j’écris ce commentaire (sur mon ordinateur portable, assis dans un café), et parce que je n’ai pas eu à indiquer clairement mon identité (l’adresse mail que j’ai dû fournir n’en étant que le reflet très indirect), il faudrait que ceux que mes écrits dérangent passent du temps et dépensent de l’énergie avant d’obtenir les éléments qui leur permettraient effectivement d’user de coercition à mon encontre. Pour des personnes autorisées, sur la durée et contre un seul individu en particulier (dans le cas où les propos tomberaient sous le coup de la loi, par exemple), c’est tout-à-fait jouable, même si ce n’est pas forcément gagné d’avance.

        Mais pour faire de même contre des milliers de commentateurs sur des sites web variés, par exemple dans le but de faire taire rapidement la contestation d’une information publiée ou une rumeur (vraie ou fausse) qui se propage, il faudrait dépenser beaucoup trop de temps et d’énergie. (Dans ce cas de figure, une censure directe des sites s’avère plus efficace, mais c’est un autre sujet.)

        Et en dehors d’une procédure judiciaire, retrouver l’identité d’une personne anonyme en partant de sa publication sur un site n’est pas non plus à la portée de tout le monde, ce qui limite fortement le risque que des individus lambda s’en prennent à elle.

        Il y a donc encore une différence évidente, du point de vue de la libre diffusion des informations par le public, entre une absence totale d’anonymat et une forme d’anonymat qui tient à l’absence d’une enquête individuelle approfondie.

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  • UnJournaliste // 15.12.2018 à 08h20

    Ces algorithmes vont être de toute façon complètement biaisés à partir du moment où pour des raisons commerciales les pubs ou autres messages sponsorisés (genre conférence de presse de l’entreprise xx ou du ministère yy, ou tout article de l’organisation partenaire zz) seront notées “vraies” pour ne pas bloquer leur diffusion. Par nature, tout ce qui s’éloignera de ces messages officiels et publicitaires sera décrété “fake”.

      +15

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  • Fritz // 15.12.2018 à 08h32

    Fake news, deep learning…
    Dès qu’on utilise ce fake language, c’est qu’il y a un wolf.

    Pour commencer : une rumeur n’est pas forcément fausse. Celle qui circulait en novembre 1981 sur le cancer de François Mitterrand s’est révélée parfaitement exacte, jusque dans ses détails, en janvier 1996. Jean-Noël Kapferer l’avait prédit dans un livre publié en 1987, où il soulignait l’origine très officielle (l’armée américaine) de la vision négative de la rumeur, assimilée à un ragot mensonger. Et bien entendu, nos journalistes diffusent cette vision-là : « on ne pourra jamais empêcher la création de fausses nouvelles ou de rumeurs ».

    Pour ma part, je définirais ainsi la rumeur : “une information qui circule sans être garantie ou reconnue par les autorités”.

      +21

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    • JLT // 15.12.2018 à 14h56

      Et quand elle sera garantie par les autorités, deviendra-t-elle une “vraie” ou une “fake”news ?

        +0

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  • Jerrick // 15.12.2018 à 08h36

    Ultime ou plutôt UNIQUE piste : la liberté d’expression…
    De tout temps des fausses et des vraies et des vraies-fausses ou fausses-vraies nouvelles ont circulé. Leur origine étant tout autant les peuples que les gouvernants. Interdire celles (supposées) des populations s’appelle tout simplement du totalitarisme… ce dans quoi nous sommes en train de sombrer, j’allais dire entrer, mais c’est déjà fait, le “monde connecté” est devenu tentaculaire.
    Sur ce site et sur d’autres tout autant recommandables, nous avons la possibilité de nous faire notre avis par la très grande diversité des articles. Pendant combien de temps encore ?

      +10

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  • Jeanne L // 15.12.2018 à 08h57

    Epiménide le Crétois dit que tous les Crétois sont des menteurs, a-t-il dit la vérité ?

      +3

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    • Alfred // 15.12.2018 à 16h43

      Oui. Mais il n’est pas crétois.
      (C’est les crétois qui disent qu’il est crétois).
      ((Ce trolage s’apparente au petit logo qui fait bugger un algorithme décrit plus haut mais aussi à la méthode Attali du raisonnement juste mais mensonger car basé sur des prémisses fausses)).

        +2

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      • Jeanne L // 15.12.2018 à 21h13

        Certes ex falso sequitur quodlibet mais je m’insurge cher Alfred !!!
        Platon et Diogène Laërce ne mettent pas en doute la qualité de Crétois d’Epiménide ! Quant au “paradoxe du menteur” allez regarder le traitement qui en est fait dans “La logique sans peine” de Lewis Carroll.
        Il y dans un chapitre intitulé “trio de propositions,concrètes proposées en guise de syllogisme ” et qu’il s’agit d’examiner (p172 de mon édition chez Hermann) le trio suivant qui n’est pas du tout hors de propos en ce fil sur les fake news et la “deep learning” (la ou le?) [trio n°4]

        1- je l’ai lu dans un journal
        2- Tous les journaux disent des mensonges
        3- C’était un mensonge.

          +2

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        • Alfred // 15.12.2018 à 21h33

          Bonjour Jeanne L. C’était du pur “trollage” autrement dit de la pure malhonnêteté intellectuelle. Je ne remet pas en question la qualité du paradoxe.
          Par contre je suis moins sensible au “trio” que vous citez par la suite. Je n’y vois aucun paradoxe pour le coup mais simplement une prémisse de n’importe quelle discussion politique contemporaine : ce qui est dit dans le journal est par définition probablement un mensonge. Pour être précis au temps de Lewis Carroll cela avait du sens de jouer sur “tout les journaux disent des mensonges” par opposition à “l’entièreté du journal est constitué de mensonges”. Il y avait la place pour le petit glissement qui fait le paradoxe.
          De nos jours la part de mensonge ayant décuplé jusqu’à tout submerger (des pages de pubs retouchées en passant par les copier coller de dépêches, les micro trottoir pseudo representatifs et les informations économiques..etc) cette subtilité tombe un peu a plat: L’entièreté de tous les journaux est mensonges. Grosse et grasse époque…

            +2

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          • Jeanne L // 16.12.2018 à 09h44

            Et oui ! la conclusion du pseudo syllogisme “c’était un mensonge” est fausse. La conclusion correcte serait au dire même de Lewis Carroll : “le journal dans lequel je l’ai lu, raconte des mensonges” .
            Finalement la logique formelle n’est pas “sans peine” et souvent nos décrypteurs de fausses nouvelles nous manipulent par ce “trollage” malhonnête constant, où des conclusions hâtives qui n’ont que l’apparence de la vérité, sont en fait de purs et simples sophismes.
            C’est à dire que les manipulations intellectuelles se font non seulement sur le fond, mais aussi sur la forme logique en mélangeant les propositions universelles et particulières, la contradiction et la contrariété etc…
            Bref, ma remarque ne se voulait qu’ une boutade ! mais elle nous a entraînés dans une discussion bien intéressante, du moins je trouve ! Bon dimanche.

              +2

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  • Stanislas Robert // 15.12.2018 à 08h59

    Le false news est un fâcheux procédé qui existe depuis fort longtemps malheureusement.
    L’exemple qui est gravé en mémoire, un simple mot d’ordre, une simple rumeur que nous appelons actuellement False News a fait mouvementer toute une communauté de pieds-noirs , un mensonge qui nous a déracinés de nos biens et c’était dans les années 60.
    Plus d’un demi-siècle plus tard, nous continuons à supporter cet horrible mensonge.

      +3

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  • ima // 15.12.2018 à 08h59

    La bobotisation est en marche !
    J’ai cru que le français était une langue vivante, répandue, (elle est une des langues de l’ONU), la première chose serait plutôt de l’utiliser en lieu et place de ces anglicismes !
    Pourquoi accepter ces déviances linguistiques qui nous enchaînent jour après jour, qui font reculer le français jusqu’au jour où ?
    Si c’est pour se donner un vernis de “culture”, rappelez-vous Manu et la femme du 1er ministre australien…

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    • RGT // 15.12.2018 à 10h48

      Non, c’est simplement parce que TOUS nos dirigeants et leurs serviteurs les plus influents sont TOUS issus de la French-American Foundation.

      Leur pensée se résume dans cette simple phrase :
      Fuck populace, Fuck France, Fuck UE and Fuck the world !!!

      Excusez-moi, je pense que cette information sera identifiée comme “fèce niouze”

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  • guenievre // 15.12.2018 à 09h00

    Ce qui m’horripile au plus haut point, c’est ça, les expressions anglaises. Nous sommes en France. Ne pourrait-on pas nous exprimer en français ? Ce n’est pas parce que la France a un Président qui persiste à s’exprimer en anglais, que tout le monde doit faire pareil.

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    • calal // 15.12.2018 à 09h13

      la france c’est 60 millions de personnes donc pas grand chose et depuis 40 ans,de moins en moins .Cette domination de mots anglais tend a le prouver et pourrait servir d’aiguillon afin de pousser nos “dominants” a se bouger le cul pour produire quelque chose qui a de la valeur. Par ex,je viens d’acheter ” les 12 regles pour la vie” de Peterson en version anglaise…

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  • calal // 15.12.2018 à 09h22

    Toussa c’est encore de l’economie de “service”. Google et facebook qui sont capable “d’influencer” les consommateurs et donc recoivent du pognon pour cela. “influencer” les consommateurs c’est arriver a leur faire acheter des trucs dont ils n’ont pas besoin ou/et a les leur faire payer plus chers. Donc du mal-investissement et de la pollution en plus.
    D’un autre cote,plus vite les imbeciles sont separes de leur pognon,moins ils font de conneries avec donc c’est peut etre pas autant de mal-investissement ou de pollution que cela.
    Le probleme serait donc a nouveau que certains esperent amener l’etat a legiferer la dedans pour pouvoir extorquer du pognon a tous,pigeons comme consommateurs ou citoyens avertis.

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  • Loki // 15.12.2018 à 09h31

    Perdons notre temps et notre esprit ! La science de Start up offre toutes les solutions a nos fausses maladies sociales

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  • bluetonga // 15.12.2018 à 11h25

    Le deep learning ou apprentissage profond pour les anglophobes est une technique parmi d’autre de data mining – forage de donnée. Les anglicismes relèvent simplement de la prépondérance de l’anglais dans la communauté scientifique mondiale. C’est triste pour certains, mais c’est un fait devenu incontournable. Le latin a eu ce statut auparavant dans notre histoire.

    L’apprentissage profond consiste à empiler des couches de traitement dans des réseaux de neurones artificiels. En gros, des réseaux de neurones captent les régularités dans des systèmes de données complexes, même et surtout ceux invisibles à l’oeil nu. Plus on met de couches, plus il est capable d’accéder à des subtilités. C’est un modèle d’algorithme très puissant mais où effectivement il est impossible de distinguer les méandres de l’arbre décisionnel. Bref, il fournit une solution mais il est impossible de dire pourquoi c’est celle là. Comme tout algorithme de big data, la solution dépend de la manière dont les data ont été récoltés et organisés, de ce qui a été défini comme fake ou pas fake auparavant. En l’occurrence, il risque très fort de s’attacher à la forme plutôt qu’au contenu.

    Bref c’est une solution malsaine et dangereuse pour un fonctionnement démocratique, car non seulement on perd le contrôle des décisions, mais celles ci dépendent entièrement de la classification des data et l’algorithme tend donc à entériner le statu quo, les biais de sélection antérieurs.

    Des exposés magistraux d’une spécialiste en la matière, sous-titré français:

    https://www.youtube.com/watch?v=PAosWff57Gg

    https://www.youtube.com/watch?v=5BzJSvX6nXA

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    • ima // 15.12.2018 à 14h05

      Et c’est pour cela qu’on doit courber l’échine et s’incliner ? Nous sommes en phase colonialiste et c’est curieux, alors que nos aventures africaines occupent l’espace de ceux qui aiment bien se battre la coulpe, pas un mot sur NOTRE mise à l’écart !

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      • bluetonga // 15.12.2018 à 15h36

        Excusez-moi mais vous parlez de quoi là? Des vidéos? De l’anglais dans la communauté scientifique? Des aléas du deep learning?

        Si vous regardez les vidéos, vous verrez que justement l’idée est de pas rester sans rien faire.

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  • Olivier MONTULET // 15.12.2018 à 11h43

    La définition de la fake news est très simple, c’est l’information non conforme avec la pensée dominante c’est à dire, comme le faisait remarquer Durkheim, la pensée des dominants. Pour que la pensée des dominants reste la pensée dominante il faut s’opposer aux fake news.
    Les médiats classiques en démocratie libérale ne font que colporter la pensée dominante.

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    • Moussars // 17.12.2018 à 12h51

      “colporter la pensée dominante” aussi appelée “pensée unique”.
      Et quid des infos non sorties, non révélées, filtrées, amoindries, atténuées ?
      Il faudrait aussi suivre les infos “institutionnelles” sorties un instant, avant de disparaître parfois une heure plus tard (sur la même radio, au flash suivant, par exemple) ou quelques jours ou semaines plus tard, car la mayonnaise n’a pas pris…
      Exemple récent parmi toutes les tentatives : les membres du KGB qui auraient pris un taxi pour se rendre à Sheremetivo puis oublié leur passeport dans le coffre de la voiture, avec un PC portable, dans une rue en Hollande, près du centre international de contrôle des armes chimiques, là où un certain désiquilibré et dangereux malfaiteur, répondant au nom de Bolton, avait menacé violemment son responsable de diplomate brésilien qui faisait l’admiration de tous, avant de le faire destituer…
      Hé oui, les infos non révélées sont encore plus dangereuses que les nouvelles erronnées !

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  • Olivier MONTULET // 15.12.2018 à 11h46

    Théorie du complot, complotisme, conspirationnisme

    http://mai68.org/spip/spip.php?article411

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  • Olivier MONTULET // 15.12.2018 à 12h00

    Les théories du complot ont de quoi s’alimenter et même trouver légitimité.

    N’oublions jamais qu’en matière de complot, il y a deux erreurs à ne pas faire. D’une part, en voir partout et, d’autre part, nier que le complot puisse exister (et même en démocraties des complots et assassinats d’état abominables, il y en a déjà eu plus qu’exceptionnellement, singulièrement aux USA, en France, en Grande-Bretagne et ailleurs).

    La dénonciation de la dénonciation du complot est une manière pour les dominants de discrédité toute autre version de la vérité que la leur, d’interdire toute remise en question de leur vérité, d’éluder sans autre forme de procès tout question dérangeante.

    Une fake news ne se combat que par des arguments. Tout interdit ou toute l’imitation au droit d’expression ou d’interpellation est un déni de démocratie et ce sans aucune exception possible. La démocratie c’est le débat pas la sanction de celui-ci. La liberté d’expression ne peut en aucun cas être restreinte (même pas le négationnisme, ou le prosélytisme fanatique,. En démocratie se sont les actes et eux seul qu’on condamne, jamais, absolument jamais les pensées et les idées et les paroles.
    Le seul procès aux idées, aux pensées et aux parole se fait par le débat et c’est uniquement l’émergence d’une vérité suite à ce débat qui sanctionne les idées, les pensées et les paroles.

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    • RV // 15.12.2018 à 22h06

      Vous plaisantez j’espère.
      La liberté d’expression n’a rien à voir avec les fausses nouvelles.
      Vous mélangez tout.
      L’appel au meurtre est puni par la loi.
      Tout comme le racisme, l’antisémitisme etc.

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      • calal // 16.12.2018 à 09h47

        c’est bien le “etc” qui pose probleme dans votre commentaire.
        la liberte d’expression se reduit comme peau de chagrin [modéré]

        On connait bien maintenant ces techniques de manipulations pronees par l’ocde a savoir y aller par pas progressifs ( la fameuse grenouille qu’on ebouillante par petite augmentation de temperature) ou par des mesures effectives en 2024 (sauf que les mesures de ce genre prises en 2012 pour 2018 sont mises en place et que de plus en plus de gens s’apercoivent qu’ils se sont fait endormir).

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  • Olivier MONTULET // 15.12.2018 à 12h09

    En définitive qui serait capable de définir un message est une fake news ? Qui détient la vérité ? Sur qu’elle base se fonde la vérité ? Qui peut détenir avec certitude la vérité ?

    La vérité n’existe simplement pas. Demandez à deux témoins d’une même scène de la décrire, leur description sera fort différente et pourtant tout deux seront sincère. Il n’y a pas de vérité. Même une photo, cadre un fait et ne montre qu’un point de vue isolé. Même la vérité judiciaire, qui vaut ce qu’elle vaut car subjective aussi, se construit par le débat et non pas par des preuves, des aveux ou des témoignages qui tous trois ne sont que des éléments apportés au débat. On ne demande pas à un jury qu’il dise la vérité on demande qu’il dise son intime conviction et s’ils y a de nombreux jurés c’est bien pour qu’il y ait débat entre eux.

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  • Olivier MONTULET // 15.12.2018 à 12h13

    La seul chose qui doit être impérativement interdite dans la libre expression, c’est la monopolisation de la parole c’est-à-dire la censure. Aucune autre limitation de la parole n’est admissible.

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    • AA // 17.12.2018 à 03h42

      Votre idée de la liberté est fausse comme celle qu’il n’y a pas de vérité (qu’est-ce qu’il n’y a pas ?)
      La liberté de parole c’est l’INVERSE des fake news vous réfléchissez totalement en dehors de la réalité.

      Les “fake news” = des anonymes manifestement experts en fabrication de fausses nouvelles qui expliquent sur des forums publics (4chan par exemple) comment en produire dans le but d’influencer des élections par exemple, en manipulant des bandes de petits malins qui ensuite inondent les réseaux de leurs trouvailles photoshopees. On vous expliquera comment faire un titre accrocheur, plein d’astuces pour tromper. Pour ces petits malins c’est un jeu quand ce ne sont pas des gens payés pour faire ca.

      Alors vos discours sur la liberté d’expression je m’excuse mais sont complètement bidons, la situation est pas celle d’une confiscation de la parole mais d’un trop plein et d’influences de masse, et la seule vraie problématique pour moi c’est l’identification de ce qui est vrai, la hiérarchisation de ce qui est important, de ce qui est urgent.
      Pour terminer donc vous manquez d’imagination quand ces réseaux peuvent aussi servir à transmettre les infos vraies et importantes que vous voudriez avoir.

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