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La trajectoire suicidaire du capitalisme – Par Jonathan Cook

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Source : Consortium News, Jonathan Cook, 03-12-2019

Ceux qui vivent en Occident n’ont qu’un son de cloche – celui d’un triomphe contre le communisme, écrit Jonathan Cook

Si l’on arrive à se sortir de l’urgence climatique, il se pourrait bien qu’on en vienne à considérer les quelques décennies de la guerre froide, après la seconde guerre mondiale, comme des jours heureux – du moins en comparaison de la situation du moment.

La guerre froide était la lutte de pouvoir entre deux empires économiques qui visaient l’hégémonie mondiale – avec d’un côté les États-Unis et ses vassaux, dont l’Europe, et de l’autre la Russie et ses États vassaux, regroupés au sein de l’Union Soviétique. C’était une lutte entre un capitalisme conduit pas les USA et ce qui était présenté comme un genre de « communisme » conduit par les soviétiques.

Cette lutte a conduit à une course aux armements hors de prix, à l’accumulation rapide de vastes arsenaux nucléaires, à l’équilibre de la terreur, à des bases militaires dans tous les coins de la planète et à la diabolisation de son opposant par chacun des camps.

Rien de tout cela n’a beaucoup changé, malgré la fin officielle de la guerre froide il y a trente ans. Le monde est encore au bord de l’anéantissement nucléaire. La course aux armements bat toujours son plein, quand bien même elle est aujourd’hui dominée par des entreprises privées qui profitent des « interventions humanitaires » basées sur des campagnes de bombardements « Shock and Awe » [doctrine militaire traduite par « choc et effroi », « choc et stupeur », ou de « domination rapide » basée sur l’écrasement de l’adversaire par une très grande puissance de feu, la domination du théâtre des opérations et des démonstrations de force spectaculaires pour paralyser la perception de l’adversaire et annihiler sa volonté de combattre, NdT]. Le monde est toujours submergé de bases militaires, bien que la grande majorité appartienne désormais aux Américains, et non aux Russes.

Un secteur du mur de Berlin en 1975, vers l’Est. (Edward Valachovic)

« Fin de l’histoire »

Après la chute de l’Union soviétique à la fin des années 1980, nous sommes passés d’un monde bipolaire à un monde unipolaire, dans lequel les États-Unis ne connaissaient aucun rival militaire sérieux et où l’équilibre des forces, même du type équilibre de ta terreur, n’existait plus.

C’est la raison pour laquelle des intellectuels de l’empire américain comme Francis Fukuyama purent déclarer avec audace – et soulagement – la « fin de l’histoire ». Les États-Unis avaient gagné, le capitalisme était sorti victorieux, l’idéologie de l’Occident avait prévalu. Après avoir vaincu son rival, l’empire américain – dépositaire supposé des valeurs démocratiques – allait désormais régner sur le monde sans opposition et avec bienveillance. La dialectique de l’histoire avait pris fin.

Dans un sens, Fukuyama avait raison. L’histoire – pour autant qu’elle signifie des récits contradictoires, des mythes divergents, des revendications conflictuelles – avait pris fin. Pour un résultat peu positif.

On oublie souvent que le début de la guerre froide a coïncidé avec une période intense de renforcement des institutions internationales, qui s’est épanouie au sein de l’ONU et de ses diverses agences. Les États-nations ont reconnu, du moins en théorie, la nature universelle des droits – le principe selon lequel tous les êtres humains jouissent des mêmes droits fondamentaux qui doivent être protégés. Et les règles régissant la guerre et la protection des civils, telles que la Convention de Genève, ont été renforcées.

En fait, la constitution d’un nouvel ordre international à la fin de la Seconde Guerre mondiale n’est pas le fruit du hasard. Il a été construit pour éviter une troisième guerre mondiale, potentiellement apocalyptique à l’ère nucléaire. Les deux nouvelles superpuissances n’avaient pas d’autre choix que de reconnaître que le pouvoir de l’autre partie signifiait qu’aucune des deux ne pouvait tout contrôler. Elles ont convenu d’un accord sur des restrictions, souples et malléables, mais suffisamment fortes pour limiter leurs propres capacités de destruction.

Gerald Ford et Leonid Brejnev signent un communiqué conjoint restreignant les armes stratégiques offensives en 1974. (Wikimedia)

La carotte et le bâton

Cependant, si ces deux empires étaient enfermés dans un conflit extérieur l’un contre l’autre, ils craignaient également, en interne, la guerre des idées. Le risque, pour chaque camp, était que ses propres citoyens ne finissent par être convaincus par les arguments de la partie adverse.

Aux États-Unis, on a répondu à cette menace par la carotte et le bâton.

Le bâton, ce fut des vagues de chasses aux sorcières. Les plus célèbres, dirigés par le sénateur Joe McCarthy dans les années 1950, ont traqué et diabolisé ceux qui étaient considérés comme « anti-américains ». Il n’est pas surprenant que ce règne de terreur, dénonçant les « communistes », se soit concentré sur l’ultime machine à mythes des États-Unis, Hollywood, ainsi que sur les médias en général. Par les purges, la classe créative fut efficacement mobilisée comme soldats du capitalisme américain, propageant le mot d’ordre selon lequel il constituait le meilleur système politique et économique, tant au niveau national qu’international.

Mais étant donné les enjeux, il fallait aussi une carotte. Et c’est pourquoi le capitalisme d’entreprise a été dompté pendant quelques décennies par l’économie keynésienne. C’était une façon de partager la richesse, juste assez pour éviter que la classe moyenne ne se rallie à quelque mouvement social menaçant les élites richissimes qui régnaient sur l’empire des États-Unis.

Une guerre d’usure

La guerre froide a été une guerre d’usure que l’Union soviétique a perdue. Elle a commencé à se disloquer sur le plan idéologique comme économique au cours des années 1980, avec l’émergence d’un mouvement dirigé par le syndicat Solidarité en Pologne.

Alors que l’empire soviétique, affaibli, a fini par s’effondrer, les obstacles internes au capitalisme purent être levés, ce qui permit au Premier ministre britannique Margaret Thatcher et au président américain Ronald Reagan de mettre en place dans leurs pays une économie néolibérale dérégulée. Ce processus s’est intensifié au fil des années, à mesure que le capitalisme mondialisé gagnait en confiance. Sans entraves, le capitalisme a cru entrevoir sa dernière heure en 2008, lorsque le système financier mondial a été mis à genoux. Ce qui se répétera bien assez tôt.

Manifestation anti-Wall street, New York, mars 2012. (Michael Fleshman)

Néanmoins, on cite souvent l’effondrement soviétique pour en arriver à deux conclusions, à savoir que le capitalisme était non seulement un meilleur système que le système soviétique, mais qu’il apparaissait comme le meilleur système politique et économique que les êtres humains soient capables de concevoir.

En vérité, le capitalisme n’est impressionnant que comparativement – parce que le système soviétique était effroyablement inefficace et inhumain. Ses dirigeants autoritaires ont réprimé la dissidence politique. Ses bureaucraties rigides ont étouffé l’ensemble de la société. Ses services de sécurité paranoïaques ont surveillé toute la population. Enfin, l’économie soviétique dirigiste était rigoriste et peu innovante et à l’origine de fréquentes pénuries.

Les fragilités et les atrocités du capitalisme ont été beaucoup moins manifestes à nos yeux uniquement parce que la culture dont nous sommes imprégnés nous avait sans relâche fait passer le message selon lequel le capitalisme était un système parfait et sans égal fondé sur la nature prétendument compétitive et avide de l’être humain.

La mise en place de dictatures

L’histoire, souvenez-vous, est écrite par les vainqueurs. Or, le capitalisme a gagné. Vivant dans les sociétés capitalistes occidentales, nous n’entendons qu’un son de cloche – celui du triomphe sur le communisme.

Nous ne savons presque rien de notre propre histoire de la guerre froide : combien l’empire américain se souciait peu de la démocratie à l’étranger, tout entier à la recherche de matières premières pour s’approvisionner et de marchés pour écouler sa production. Ce qu’il fit en soutenant et en mettant au pouvoir des dictateurs dans le monde entier, généralement au prétexte qu’ils étaient un rempart nécessaire contre les méchants « communistes ». Communistes qui étaient souvent des socialistes démocrates et bénéficiant d’un soutien populaire pour leurs politiques de redistribution des richesses.

Pensez au général Augusto Pinochet, qui a dirigé une dictature féroce au Chili dans les années 1970 et 1980. Les États-Unis l’ont aidé à fomenter le coup d’État militaire de 1973 contre Salvador Allende, le dirigeant de gauche démocratiquement élu. Il a instauré une société de terreur, en exécutant et en torturant des dizaines de milliers d’opposants politiques afin d’imposer un système libéral basé sur la « Stratégie du choc » développée par des économistes américains qui ont conduit l’économie du pays à l’effondrement. La richesse, au Chili comme ailleurs, a été siphonnée par une élite américaine et ses alliés locaux.

Cette ingérence sociale et économique catastrophique s’est reproduite dans toute l’Amérique latine et bien au-delà. Dans les années d’après-guerre, Washington ne fut pas responsable uniquement des terribles souffrances directement infligées par sa machine de guerre pour faire barrage aux « communistes » en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Washington est également responsable de la multitude des victimes de ses clients, que ce soit en Amérique latine, en Afrique, en Iran ou en Israël.

Le complexe militaro-industriel

La plus grande innovation de l’empire américain a peut-être été l’externalisation de ses atrocités en les confiant à des sociétés privées. Ce fut l’émergence d’un complexe militaro-industriel contre lequel Dwight D. Eisenhower, l’ancien général de l’armée américaine, a mis en garde dans son discours d’adieu de 1961, en quittant la présidence.

Les multinationales au cœur de l’empire américain – les industries de l’armement, les compagnies pétrolières et les entreprises technologiques – ont gagné la guerre d’usure non pas parce que le capitalisme était meilleur, plus juste, plus démocratique ou plus humain. Les entreprises ont gagné parce qu’elles étaient plus créatives, plus efficaces, plus téméraires, plus psychopathes dans leur soif de richesse et de pouvoir que les bureaucraties soviétiques.

Toutes ces caractéristiques sont aujourd’hui dégagées des contraintes qu’imposait autrefois un monde bipolaire, un monde partagé entre deux superpuissances. Les multinationales ont désormais le pouvoir absolu de puiser jusqu’à la dernière des ressources de la planète pour alimenter un système capitaliste axé sur le profit et la consommation.

La véracité de ce constat était en grande partie inaudible il y a 16 ans, quand les propos d’un conspirationniste coiffé d’un chapeau en papier d’aluminium étaient tournés en ridicule car il avait souligné que les États-Unis avaient inventé deux prétextes – les prétendues armes de destruction massive de l’Irak et ses liens également imaginaires avec Al-Qaïda – pour prendre le contrôle du pétrole du pays.

Aujourd’hui, Donald Trump, le stupide et impétueux président des États-Unis, ne prend même pas la peine de cacher le fait que ses troupes sont en Syrie pour avoir la mainmise sur ses gisements de pétrole.

Les chiens de garde édentés

Le monde unipolaire qui a résulté de la chute de l’Union soviétique a non seulement effacé les dernières entraves au pouvoir guerrier de l’empire américain – à sa capacité à conduire des guerres à l’étranger – mais elle a également eu de terribles répercussions sur le front de bataille des idées aux USA.

La concentration des médias ne fait que s’accélérer. Aux États-Unis, l’information est aux mains de multinationales souvent liées aux mêmes groupes de l’armement, du pétrole et des technologies toujours aussi fervents pour s’assurer que le climat politique reste favorable à leur pillage de la planète.

Depuis un certain temps, je donne, dans ces colonnes, des exemples de mensonges des médias institutionnels.

Mais les élites américaines en sont venues à régenter également les institutions internationales d’après-guerre qui avaient été créées pour contraindre les superpuissances à rendre des comptes, pour servir de chiens de garde de sa puissance mondiale.

Désormais écartées de la scène et largement tributaires des États-Unis et de leurs alliés européens dans leur quête de financements et de légitimité, les agences internationales de surveillance ne sont plus que de pâles reflets de ce qu’elles furent, sans plus personne pour contester leurs discours officiels.

Les effets conjugués de la mainmise sur les institutions internationales et de la concentration de la propriété des médias ont assuré que nous vivions en vase clos. Nos médias relaient sans discernement la propagande des dirigeants occidentaux qui est ensuite reprise par des institutions internationales désormais réduites au rôle de porte-voix des intérêts de l’empire américain.

Un coup d’État se transforme en « démission ».

Quiconque doute de cette appréciation n’a qu’à se pencher sur la description qui a été faire du coup d’État militaire en Bolivie, qui a renversé le dirigeant démocratiquement élu Evo Morales. Les médias institutionnels ont unanimement décrit l’éviction et la fuite de Morales au Mexique comme étant une « démission ». Les médias ont pu recourir à ce cadrage grotesque en invoquant les déclarations de la très corrompue Organisation des États américains (OEA), financée par les États-Unis, selon lesquelles le gouvernement Morales était illégitime.

[L’opposition bolivienne, @OAS_official [l’OEA], le gouvernement américain et les médias mainstream ont fabriqué un faux récit de fraude électorale, ouvrant la voie au coup d’État fasciste contre @evoespueblo. J’explique comment c’est arrivé]

Dans le même ordre d’idées, le journaliste d’investigation indépendant Gareth Porter a fait la démonstration convaincante que l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’organisme chargé de surveiller les activités nucléaires des États, était passée sous le joug de l’impérialisme américain.

Ses inspecteurs ont produit des informations extrêmement trompeuses pour faire en sorte que les États-Unis puissent justifier le bombardement par Israël, en 2007, d’un soi-disant réacteur nucléaire secret construit en Syrie.

Il est apparu plus tard qu’il s’agissait d’une supercherie : l’AIEA avait notamment violé ses propres protocoles en dissimulant les résultats des échantillons prélevés sur le site, qui montraient l’absence de contamination radioactive. En revanche, l’AIEA a signalé une anomalie dans un vestiaire, vraisemblablement due à une contamination du site par un des inspecteurs.

Rendre visage humain aux coupeurs de têtes

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) est une autre illustration frappante de la façon dont les agences internationales sont devenues des satellites des États-Unis. L’OIAC a joué un rôle central en soutenant la thèse américaine non étayée, reprise par les grands médias occidentaux, selon laquelle le dirigeant syrien Bachar Al-Assad s’était rendu coupable d’une série d’attaques aux armes chimiques contre son propre peuple.

Ce discours a été essentiel pour justifier les tentatives occidentales de renverser le régime dans un État clé du Moyen-Orient qui s’oppose à l’hégémonie américano-israélo-saoudienne dans la région. Il a également été utile pour redonner un visage humain aux extrémistes de l’État islamique et d’Al-Qaïda – qui contrôlaient les zones où ces attaques présumées ont eu lieu – ce qui a permis à l’Occident de les soutenir dans une guerre par procuration pour chasser Assad, conflit à l’origine d’une détresse des Syriens qui est passée sous silence.

Mais l’OIAC n’est plus l’organe d’experts indépendant et respecté qu’elle était autrefois. Il y a longtemps qu’elle est, dans les faits, passée sous le contrôle des États-Unis. Cela remonte à 2003, lorsque son premier directeur général, José Bustani, a été évincé par Washington à la veille de la seconde guerre du Golfe. A ce moment-là, les États-Unis ont dû fabriquer un faux prétexte à l’invasion de l’Irak en laissant entendre que Bagdad était dotée d’armes de destruction massive. L’administration de George W. Bush avait à ce point besoin d’intimider l’agence que John Bolton a été jusqu’à proférer des menaces à l’encontre des enfants de Bustani.

En Syrie, l’OIAC de l’après-Bustani a été le pivot de la propagande des États-Unis contre Assad. Les protocoles d’enquête de base ont été abandonnés par l’OIAC, comme par exemple l’exigence d’une « chaîne de contrôle » pour s’assurer de la traçabilité de tous les échantillons depuis leur prélèvement. En revanche, l’OIAC a incriminé le régime syrien pour les attaques chimiques présumées en se basant sur des échantillons qui avaient été recueillis par des extrémistes islamistes prêts à tout pour inciter les Occidentaux à intervenir davantage contre Assad pour renforcer leur propre emprise sur la Syrie.

Le premier test sur le terrain de la propagande sur les armes chimiques a commencé l’année dernière à Douma, ville où les islamistes ont affirmé avoir de nouveau été attaqués. Cette affirmation a conduit les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, en violation du droit international, à lancer des frappes de missiles sur les positions syriennes.

Quelques jours plus tard, les islamistes ont perdu le contrôle de la ville au profit des forces d’Assad et, pour la première fois, les inspecteurs de l’OIAC ont pu eux-mêmes se rendre sur les lieux d’une attaque présumée et y prélever leurs propres échantillons.

Les conclusions de Douma sont fallacieuses

Le rapport officiel sur Douma, publié en début d’année, semble confirmer le récit américain. Il suggère fortement que l’armée de l’air syrienne aurait largué deux bombes dont les impacts auraient été localisées par l’OIAC et testés positifs au chlore.

Mais, grâce à deux lanceurs d’alerte de l’OIAC, dont l’un faisait partie des enquêteurs à Douma, nous avons appris que le rapport officiel n’est pas celui qui avait été soumis par les enquêteurs et qu’il n’est pas fidèle aux éléments factuels décelés sur place ni aux analyses scientifiques auxquelles les indices ont été soumis. Il a été réécrit par les responsables de l’OIAC à La Haye pour convenir aux visées de Washington.

Le rapport officiel était, en fait, une falsification complète des preuves. Les enquêteurs ont découvert que les teneurs en chlore sur les sites présumés des bombardements n’étaient pas plus élevés que les valeurs du « bruit de fond » et qu’elles étaient inférieures à celles de l’eau potable. C’était bien inférieur aux concentrations qui auraient pu être létales pour les cadavres visibles sur les photos prises par les groupes islamistes à Douma.

Les conclusions des enquêteurs suggèrent une toute autre version des faits : les islamistes de Douma ont placé les bombes sur les deux sites pour faire croire qu’une attaque chimique avait eu lieu et ainsi fournir un prétexte à un renforcement de l’ingérence occidentale.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les responsables du siège de l’OIAC ont décidé de dissimuler les conclusions de leurs experts s’étant rendus sur place et de céder à l’intimidation américaine.

Les véritables conclusions auraient :

  • fait voler en éclat la thèse officielle qui impute sans équivoque les attaques perpétrées à l’arme chimique aux autorités syriennes, ce qui aurait ridiculisé le prétendu argument humanitaire des Occidentaux qui, pendant des années, ont alimenté et financé une guerre par procuration qui a dévasté la Syrie ;
  • révélé la politisation de l’OIAC ainsi que la négligence des grands médias dans le traitement des communiqués des islamistes ;
  • indiqué la connivence entre les autorités occidentales et les groupes islamistes qui ont massacré des populations non sunnites au Moyen-Orient et lancé des attaques terroristes en Occident ;
  • souligné que la riposte militaire conjointe des français, des britanniques et des étasuniens contre la Syrie – en violation de la souveraineté syrienne – n’était pas simplement un crime de guerre mais le « crime de guerre suprême » ;
  • et plaidé pour que le gouvernement syrien puisse reprendre le contrôle de son territoire.

Au fond du trou de mémoire

Les fuites des lanceurs d’alertes de l’OIAC brossent un tableau bien troublant, dans lequel on ne peut avoir confiance, pour mener les investigations, dans nos institutions internationales les plus réputées. Elles sont là pour servir la seule superpuissance du monde, qui cherche à nous manipuler pour accroître toujours plus son pouvoir.

[Les propagandistes en chef pour la Syrie ont affirmé que, quand bien même Assad ne serait pas coupable du massacre de Douma, cela ne changeait rien car il restait nuisible. Mais BIEN SÛR, c’est important, car les preuves de plus en plus nombreuses que l’OIAC a été manipulée dans le sens des intérêts américains ont des implications majeures et une portée considérable.]

Il est tout à fait extraordinaire que l’accumulation de preuves indiquant que les responsables de l’OIAC ont comploté en falsifiant les éléments factuels pour permettre à l’empire américain de renverser un gouvernement ne soit pas considérée comme un scoop, sans même parler de faire la une. On a assisté à un embargo médiatique total sur ces révélations.

Dans un moment d’égarement en mai dernier, lorsqu’elle a entendu parler du premier des lanceurs d’alerte, Lyse Doucet, correspondante internationale en chef de la BBC, a répondu à une interpellation sur Twitter que c’était « une affaire importante » et qu’elle « ferait en sorte que les spectateurs en soient informés ».

[merci pour votre message. Je suis à Genève aujourd’hui, j’étais à Sarajevo et à Riga la semaine dernière, et je me rends dans le Golfe la semaine prochaine. C’est une affaire importante. Je veillerai à ce que les programmes en parlent. Comme vous le savez, les médias britanniques se sont surtout intéressés à May et au Brexit ces derniers jours.]

Six mois et un autre dénonciateur plus tard, ni Doucet ni la BBC n’ont fait entendre la moindre protestation quand le rapport de l’OIAC s’est vu discrédité. Cette « affaire importante » a sombré dans un trou de mémoire collectif des médias institutionnels.

Dans cette réalité fabriquée de toute pièce, nous, le public, avons été laissés désemparés face à de fausses nouvelles non seulement de la part de comptes mal intentionnés sur les réseaux sociaux ou d’autorités partisanes, mais aussi de celle des « chiens de garde » des grands médias et des institutions mondiales soit-disant crées pour rendre des arbitrages impartiaux et faire prévaloir la justice et la vérité. On nous a renvoyés dans un monde où seul le pouvoir fait force de droit.

La destruction de l’environnement

Les choses vont déjà assez mal, mais tout porte à croire qu’elles vont s’aggraver. Les problèmes du capitalisme vont au-delà de son besoin inhérent de violence et de guerre pour conquérir toujours plus de territoire et ouvrir de nouveaux marchés. Sa logique économique repose sur une croissance sans fin basée sur l’exploitation sans limite des ressources d’une planète limitée.

D’où deux problèmes majeurs.

Le premier est qu’à mesure que l’Occident épuise ses ressources – la plus évidente étant le pétrole – pour alimenter sa consommation sans bornes, l’extraction des ressources devient toujours plus ardue et moins rentable. Les marchés se contractent et les ramifications se font également sentir au niveau national. Les jeunes occidentaux n’ont aucune chance de connaître la réussite ou la richesse de leurs parents, voire même de leurs grands-parents.

Dans un monde où les ressources se raréfient et sans adversaire idéologique ou économique sérieux, l’économie keynésienne – la base sur laquelle les élites occidentales ont conquis les foules en élargissant la classe moyenne – a été écartée comme une complaisance désormais non nécessaire. Nous vivons une ère d’austérité permanente pour que le plus grand nombre puisse subventionner l’enrichissement de ceux qui sont déjà fabuleusement riches.

Le second est – pire encore – que le capitalisme se révèle être une idéologie suicidaire. Dans sa propension à tout monétiser, il pollue les océans avec du plastique et rend l’air à ce point chargé de particules qu’il en devient irrespirable. Il conduit à l’extinction rapide des insectes, principaux baromètres de la santé de la planète. Il détruit les habitats nécessaires aux animaux plus grands et à la biodiversité. Et il crée un climat dans lequel les humains ne pourront bientôt plus survivre.

Le capitalisme n’est pas seul à dégrader l’environnement. Les économies soviétiques en ont fait de même. Cependant, le capitalisme nous donne la preuve qu’il est d’une efficacité inégalée pour détruire la planète, comme pour tout ce qu’il approche.

Le naufrage

Désormais, ce ne sont plus uniquement les pauvres, invisibles dans leurs pays lointains, qui souffrent du capitalisme, bien qu’ils en soient toujours les principales victimes.

Ils fuient les territoires que nous avons contribué à dégrader avec nos armes, les pertes de récoltes dues au changement climatique alimenté par notre industrie et la pauvreté que nous avons généralisée en nous appropriant les ressources et en consommant comme des junkies. Mais, du haut de notre arrogance toujours renouvelée, nous leur bloquons toute échappatoire en durcissant les politiques migratoires et en mettant en œuvre des stratégies pour leur faire la vie dure. Nous banalisons la détresse de ceux que nous avons contraints, par l’avidité de notre système à l’échelle du globe, en les désignant comme « migrants économiques ».

Petit à petit, il devient plus évident – avec l’urgence environnementale – que nous sommes tous sur le même bateau. Seule la machine de propagande créée par l’élite capitaliste – d’une remarquable efficacité – réussit toujours à convaincre un nombre trop élevé d’entre nous qu’il n’existe pas de moyen de quitter le navire. Ou que si nous essayons, nous allons nous noyer.

Mais la cruelle réalité est que nous sommes sur un navire en train de sombrer – le navire du capitalisme. La brèche s’élargit et chaque jour nous embarquons plus d’eau. Ne rien faire, c’est une mort certaine. Il est temps de nous montrer courageux, d’ouvrir les yeux et de chercher la terre ferme.

Jonathan Cook est un journaliste freelance résident à Nazareth.

Source : Consortium News, Jonathan Cook, 03-12-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

M.Smith // 02.01.2020 à 09h01

Jonathan Cook n’est pas américain mais britannique vivant en Palestine. Point de beurre ni de fil à couper le beurre (l’auteur n’apporte aucune solution) mais un constat. Celui du caractère idéologique et mortifère du capitalisme. Vous pouvez l’avoir déjà fait, comme une grande partie des lecteurs de ce blog, nous vivons dans un monde qui l’ignore. Et aujourd’hui encore, JC n’est pas la voix de l’Amérique ou de l’occident. Donc un discours bien construit et documenté sur une vérité mise à mal, jour après jour, par la propagande de nos sociétés est toujours bienvenu, ne serait-ce que pour y orienter ceux qui pourraient l’entendre.

128 réactions et commentaires

  • Caton77 // 02.01.2020 à 07h41

    Certains redécouvrent « le fil à couper le beurre »! Moi, cela fait 20 ans que je sais tout cela! Et je ne suis pas le seul! C’est bien que ce soit un citoyen américain qui le redécouvre enfin! Je ne doute pas qu’il y ait beaucoup de gens lucides aux Etats-Unis…mais que de temps perdu!

      +19

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    • océan de sagesse // 02.01.2020 à 09h35

      C’est dingue ca !
      Vous etes donc un génie aux visions futuristes , non seulement vous savez depuis 20 ans qu une pseudo attaque chimique allait avoir lieu en Syrie il y a 2 ans , mais vous aviez aussi prédit Fukuyama et tant d’autres choses décrites dans cet article !
      Aaaah les Rodomont du net……
      Merci de me faire rire dés le début de l ‘année !!!

        +11

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      • jean-pierre.georges-pichot // 03.01.2020 à 09h32

        Vous êtes un peu injuste. Evidemment que le détail précis des prétextes sous lesquels les Américains allaient envahir et dévaster le Moyen-Orient n’était pas prévisible avant qu’ils les inventent. En revanche, comme disent les anglo-américains eux-mêmes « the leopard can’t change its spots » : c’est à dire qu’un pays donné a un ‘habitus’ au sens de Bourdieu. Il fait toujours ses coups de la même façon. L’habitus américain, c’est de criminaliser les gouvernants des pays auxquels il entend faire la guerre. C’était déjà comme ça dans les années cinquante où en Corée, puis au Viet-Nam, il faisait la guerre non pas à la Chine et à l’Union soviétique pour des raisons de concurrence territoriale, mais au « communisme totalitaire ». Et ses entrées en guerre étaient déjà habituellement précédées de fabrications comme l’incident du Golfe du Tonkin donnant à croire que l’agressé était en réalité l’agresseur. Cela fait donc non pas vingt ans, mais plusieurs siècles que les connaisseurs de l’histoire savent ce qu’il faut attendre des Etats-Unis en matière de politique étrangère.

          +13

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  • M.Smith // 02.01.2020 à 09h01

    Jonathan Cook n’est pas américain mais britannique vivant en Palestine. Point de beurre ni de fil à couper le beurre (l’auteur n’apporte aucune solution) mais un constat. Celui du caractère idéologique et mortifère du capitalisme. Vous pouvez l’avoir déjà fait, comme une grande partie des lecteurs de ce blog, nous vivons dans un monde qui l’ignore. Et aujourd’hui encore, JC n’est pas la voix de l’Amérique ou de l’occident. Donc un discours bien construit et documenté sur une vérité mise à mal, jour après jour, par la propagande de nos sociétés est toujours bienvenu, ne serait-ce que pour y orienter ceux qui pourraient l’entendre.

      +48

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  • calal // 02.01.2020 à 09h14

    « Aujourd’hui, Donald Trump, le stupide et impétueux président des États-Unis, ne prend même pas la peine de cacher le fait que ses troupes sont en Syrie pour avoir la mainmise sur ses gisements de pétrole. »

    peut etre que le but de trump,en disant cela,etait de faire prendre conscience a un certain nombre d’electeurs du masque de « liberateur » sous lequel se cache une partie de l’etat profond americain pour faire avancer ses pions et par la,saper son pouvoir de fabriquer du consentement chez ces electeurs.

    2020 est une annee electorale importante chez les americains,ca va depoter grave toute l’annee:preparez vous a une guerre de propagande epique,avec coups tordus a gogo…

      +12

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    • Patrick // 02.01.2020 à 11h34

      Trump est loin d’être stupide , il est seulement en train d’affronter le complexe militaro-industriel.
      Il a toujours déclaré que les USA devaient d’abord s’occuper d’eux-mêmes et il est contre les interventions extérieures. Le fait de déclarer que les USA restent pour le pétrole officialise les vrais raisons de ces interventions.

        +16

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      • RV // 02.01.2020 à 14h51

        …/… Le fait de déclarer que les USA restent pour le pétrole officialise les vrais raisons de ces interventions …/…
        plutôt qu’officialise je dirai pérennise . . . !

          +2

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      • jean-pierre.georges-pichot // 03.01.2020 à 09h52

        Vous vous méprenez. Trump, c’est simplement Obama sous un autre déguisement. Obama, c’était Bush en noir. Bush fils, c’était Clinton en républicain. Clinton, c’était Bush père en plus cool. Bush père, c’était Reagan en plus terne, Reagan, c’était Carter sans complexes, Carter, c’était Ford mais élu, Ford, c’était le vice-président un peu con de Nixon, Nixon, c’était Johnson en plus vulgaire, Johnson, c’était Kennedy sans la mafia, Kennedy, c’était le successeur d’Eisenhower, qui avait vu la guerre et qui fut le dernier président américain de la période moderne à ne pas l’aimer et à avoir peur de ce qu’il voyait venir. Depuis, la politique américaine fut toujours d’une grande continuité. La devise semble être : pas une journée sans opérations extérieures !

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  • Geoffrey // 02.01.2020 à 10h14

    je n’aime pas trop qu’on dise 1) URSS = communisme et 2) communisme = pollution

    ça donne l’impression (cohérente/légitime mais erronée) que communisme = mutatis mutandis capitalisme.

    ceci étant, rappeler que l’… »Empire » fait autant voire pire que l’URSS en terme de morts et de cruauté, est salvateur : ça établit que la tyrannie n’est plus un marqueur EXCLUSIF du « communisme ». Être syndicaliste au Paraguay en ’70, c’est chaud : qu’en disait un type comme Soljenitsyne ?

    Dire que – a-minima – rien n’est blanc ou noir mais que tout est gris, c’est utile à la Cause (et en plus c’est vrai). D’où la question : veut-on une société kapitaliste qui donnent des alloc’ (comme on jette un os à un chien) ou une société communiste, libérale dans la mesure du possible ?

    Geof’ : je choisis le communisme démocratique

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    • Anouchka // 02.01.2020 à 11h35

      Le libéralisme est incompatible avec le communisme; Platon déjà l’avait compris.

      Mais de toute façon, le libéralisme n’est pas forcément pacifique, hédoniste et tolérant; le maquillage de Sade était un avatar du libéralisme des lumières, ne l’oublions pas.

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      • Patrick // 02.01.2020 à 12h02

        il faut toujours aborder le libéralisme par sa composante philosophique ( l’être humain , sa liberté , son droit à la propriété privée ), cette composante va d’abord définir la relation avec l’état.
        La composante économique n’est qu’une conséquence de cette façon de considérer l’être humain comme un être libre et responsable de ses choix .

        Conclusions :
        – l’état s’occupe de ses fonctions régaliennes , sous le contrôle des citoyens ( donc la société française et la société américaines ne sont pas libérales ).
        – le capitalisme est une des façons d’organiser la vie économique mais vous êtes libres de vous organiser autrement, vous êtres libres de créer des mutuelles, des scopes , de vivre en communauté.

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        • Leterrible // 02.01.2020 à 12h33

          …  »  »  » cette façon de considérer l’être humain comme un être libre et responsable de ses choix  »  » « … !!!

          Impossible que vous croyez CELA…. et pourtant vous l’écrivez…. seriez-vous un zélé propagandiste?? c’est à dire quelqu’un QUI N’EST PLUS.. ni libre..ni responsable de ses choix ..??

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          • Patrick // 02.01.2020 à 12h58

            C’est comme cela que nous devons considérer l’être humain , et c’est la base du libéralisme.
            Notre société a effectivement des gros progrès à faire pour atteindre cet objectif, nous n’en prenons pas le chemin avec des politiciens qui veulent toujours plus de contrôle de l’état sur tout ce qui bouge .. et le peuple qui croit que l’état les protégera de tout.
            La faillite du système nous remettra sur de bons rails.

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            • Dominique Gagnot // 02.01.2020 à 13h16

              Patrick,

              Et vous pensez que l’on peut tenir encore longtemps en permettant à de puissantes entreprises de faire n’importe quoi avec les ressources de notre planète ?

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            • Patrick // 02.01.2020 à 13h43

              il n’y a pas besoin de capitalisme pour que de grandes entreprises fassent n’importe quoi, ça marche dans n’importe quel système.
              Le problème principal est le contrôle de l’état par les citoyens ( et donc des lois et de leur application ).
              Les ennuis commencent à partir du moment où les gouvernements veulent /peuvent s’occuper de tout sans se soucier des citoyens.

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            • Dominique Gagnot // 02.01.2020 à 14h06

              Et comment l’état peut il empêcher les grandes entreprises de faire n’importe quoi, sinon en plaçant d’authentiques représentants des citoyens majoritaires au conseil d’administration ? Ce qui suppose une nationalisation.

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          • calal // 02.01.2020 à 13h18

            Suivez l’affaire carlos gosn: vous verrez qui sont des « vrais liberaux » et ceux qui sont justes des ploutocrates,dominants ( la loi ne s’applique plus a tous,l’argent et la mondialisation permet aux riches de s’exonerer des consequences de leurs actes)

            les masques tombent de plus en plus…
            les journalistes qui essaient de faire passer carlos gosn pour un  » robin des bois » ou un personnage « romantique » qui lutte pour la liberte et la justice…

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            • Patrick // 02.01.2020 à 13h38

              l’affaire Ghosn est assez intéressante.
              Le problème est que nous n’avons pas forcément toutes les infos concernant les luttes de pouvoir internes et les tiraillements entre les états japonais et français.
              Ghosn a certainement fait des âneries qui sont mises à profit pour le faire sauter par des Japonais n’ayant pas envie de perdre le contrôle du groupe Nissan.

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            • Leterrible // 02.01.2020 à 13h56

              Ceci , par son esprit de synthèse et sa puissance de suggestion , m’a bien intéressé:

              https://amp.lefigaro.fr/story/carlos-ghosn-du-sommet-a-la-disgrace-12111

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            • Patrick // 02.01.2020 à 14h28

              dernières rumeurs sur l’évasion : organisée par une société privée de sécurité !!
              le reste de la description faisant penser au groupe Wagner.
              Commandité par qui ? la France ?

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            • calal // 02.01.2020 à 19h15

              je parie que macron va faire venir carlos gosn en france ou il sera peinard et protege pendant que les gilets jaunes continueront a etre eborgnes tout comme les grevistes luttant contre la reforme des retraites…
              President des riches…c’est quand meme pratique de soutenir la candidature d’un president,d’acheter les elections dans un pays de naifs et de beneficier apres de renvois d’ascenseur…

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            • Kokoba // 03.01.2020 à 08h28

              J’ai vaguement regardé une partie de l’émission « C dans l’air » consacrée à l’évasion de Ghosn.
              Cette émission permet de suivre l’etat d’esprit de l’oligarchie.
              Ici, le résultat était assez fabuleux.

              Exemple :
              A la question « est-ce que cette évasion ressemble à Carlos Ghosn? »
              Réponse admirative de l’intervenant :
              « Mais oui !
              C’est totalement Carlos Ghosn çà !
              Un homme qui toute sa vie s’est battu, à affronté l’adversité et n’a jamais abandonné devant les obstacles »

              Les yeux du type brillaient d’admiration devant son héros…

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            • harvest02 // 05.01.2020 à 02h25

              « Les yeux du type brillaient d’admiration devant son héros… ». Voilà, et des Patrick vont encore aller présenter « l’être humain comme un être libre et responsable de ses choix ».
              L’être humain, dans la plupart des cas, est un caniche qu’on dirige à coup de propagande, publicité ou religion.

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        • RV // 02.01.2020 à 14h26

          @ Patrick // 02.01.2020 à 12h02
          Il me semble que vous confondez libéralisme et néo-libéralisme (et peut-être même libertarisme)
          Le libéralisme ne condamne pas le rôle de l’Etat.
          …/… La plupart des libéraux considèrent que l’action de l’État est nécessaire à la protection des libertés individuelles, dans le cadre de ses fonctions régaliennes, et nombre d’entre eux (comme Adam Smith, Raymond Aron, Karl Popper ou Benedetto Croce) acceptent et même recommandent certaines interventions de l’État dans l’économie, notamment en matière de contrôle et de régulation. …/…
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme

          Le néo-libéralisme lui, lui attribue une portion congrue.
          …/… Le terme de néolibéralisme désigne aujourd’hui un ensemble multidimensionnel d’analyses d’inspiration libérale — ou supposées telles — qui partagent un socle :
          – d’orientations critiques : la dénonciation du poids de l’État-providence dans les pays développés après 1945 et de l’accroissement des interventions publiques dans l’économie
          – d’orientations positives : la promotion de l’économie de marché au nom de la liberté de l’individu et du développement économique ;
          – d’orientations politiques : la dérégulation des marchés (qui doivent se « réguler eux-mêmes » par le jeu de la concurrence et des « lois du marché ») et la disparition progressive du secteur public au profit du privé. …/…
          https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme

          …/… Les libertariens se fondent sur le principe de non-agression qui affirme que nul ne peut prendre l’initiative de la force physique contre un individu, sa personne, sa liberté ou sa propriété. De fait, ses partisans, les libertariens, sont favorables à une réduction voire à la disparition de l’État (antiétatisme) en tant que système fondé sur la coercition, au profit d’une coopération libre et volontaire entre les individus, avec un État limité à des fonctions régaliennes. …/…
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme

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          • Patrick // 02.01.2020 à 14h36

            non, je ne confond pas.
            Je parle bien de libéralisme ( canal historique ).
            L’état est là pour assurer ses missions régaliennes ( police, justice, sécurité ) en priorité.
            Et j’admets tout à fait que l’état supervise les infrastructures ( exemple : supervision du réseau ferré mais privatisation des compagnies de chemins de fer ) et fournisse un filet de sécurité aux citoyens.

            En respectant ces limitations , l’état ne s’endette pas , gère correctement ces missions ( alors qu’en ce moment il en est totalement incapable ) et n’empiète pas sur la vie privée des citoyens.

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            • Barbe // 02.01.2020 à 14h50

              Vous avez oublié parmi les fonctions régaliennes la création monétaire…

                +8

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            • RV // 02.01.2020 à 14h57

              Patrick // 02.01.2020 à 14h36
              L’Etat s’endette parce qu’il ne lui est plus permis de recevoir des avances sur investissement de sa banque centrale.
              L’Etat s’endette parce que les gouvernements successifs ont réduit drastiquement ses recettes
              L’Etat s’endette parce qu’il y a 100 milliard d’évasion fiscale tous les ans
              etc.

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            • Patrick // 02.01.2020 à 15h03

              Non, rien n’oblige , ni n’a jamais obligé le gouvernement à faire des déficits, ça a été un choix délibéré pour des raisons électoralistes , et ça le reste.
              Même la fameuse loi de 73 prévoyait ( article 19 ) comment l’état pouvait emprunter à la Banque de France ( sous le contrôle de l’Assemblée Nationale .. c’est là que ça a coincé ).
              La création monétaire est une prérogative des états , avec le danger évident de faire tourner la planche à billets jusqu’à la faillite ( les exemples ne manquent pas , il reste à inventer le bon mode de contrôle ).

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            • RV // 02.01.2020 à 15h09

              @ Patrick // 02.01.2020 à 15h03

              Et bien nous sommes d’accord, l’endettement est un choix politique, dont acte !

              Les moyens mis en œuvre consistent en ces mesures que j’ai énumérées et le but est le désengagement généralisé de l’Etat redistributeur, la République sociale de notre constitution, au profit exclusif de la sphère privée.

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            • RV // 03.01.2020 à 11h28

              @ Patrick // 02.01.2020 à 14h36
              …/… Et j’admets tout à fait que l’état supervise les infrastructures …/…
              Tout est dans ce « supervise » !
              Vous le connaissez peut-être déjà, mais je ne résiste pas à l’envie de redonner un lien vers ce texte de Walras publié en 1875, dans lequel loin d’une « supervision » de l’Etat, c’est bien son « monopole » qu’il y défend.
              https://taieb.net/auteurs/Walras/etat_cdf.html

              Toutes les activités dépendant d’un réseau unique national, à l’instar des chemins de fer, devraient relever d’un monopole d’Etat.

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            • Barbe // 03.01.2020 à 15h03

              Vous ne comprenez pas pat
              Notre état c’est les banques
              La puissance publique n a plus la création monétaire
              Il est donc inepte de l accabler de tous les maux…

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        • Geoffrey // 02.01.2020 à 16h05

          @Pat’,

          ce que tu ne comprends pas….entre autres choses, c’est que ce n’est pas le citoyen qui vote (riche ou pauvre) mais le prolétaire !!!

          qu’il a les couilles dans l’engrenage du salariat.

          écrire que « le capitalisme est une des façons d’organiser la vie économique mais vous êtes libres de vous organiser autrement », c’est démontrer que tu ne sais pas que qqn qui n’a RIEN……ne peut RIEN faire. La liberté SANS les moyens pour en jouir, çà ne sert à RIEN…

          tu penses que le prolo’ d’usine à 100 hectares derrière son logement, terres en jachère ? qu’il va en usine parce qu’il n’aime pas la travail de la terre ?

          allez…réfléchis un peu avant d’écrire quoi que ce soit

          Geof’-Rey, commentateur infaillible

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          • Anouchka // 02.01.2020 à 17h33

            C’est vrai ce que vous dites. Mais je pense aussi que vous écrivez ça parce que vous n’avez pas 100 hectares derrière chez vous. Il y en a qui les ont, les 100 hectares, et qui font quand même le choix de faire allégeance au système capitaliste, d’aller bosser comme cadre intermédiaire dans une banque ou comme prof de management dans une école de commerce, alors qu’ils pourraient peut-être faire autrement avec un peu plus d’imagination.
            Le problème c’est le manque d’imagination. Bien plus que le manque d’hectares. C’est lui qu’il faut attaquer.

              +2

            Alerter
        • Cornelius // 03.01.2020 à 13h39

          Bien commode de toujours se défausser. Système idéal mais jamais appliqué nulle part. On se demande bien pourquoi d’ailleurs, si ce système est si performant. Les êtres humains aiment vraiment se faire du mal !

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      • Dominique Gagnot // 02.01.2020 à 13h10

        Libéralisme et communisme sont incompatibles, mais complémentaires !
        – Le libéralisme pour la liberté d’entreprendre – ou non – à laquelle chacun aspire,
        – Le communisme pour gérer collectivement de manière raisonnée les ressources premières, biens communs : en effet, abandonner leur « gestion » à des acteurs privés, qui n’y voient là qu’une source de profits, ne peut que conduire à leur destruction et à la disparition de ce qui permet la vie sur Terre. Hélas il aura fallut que l’humanité se trouve au bord du précipice pour entrevoir cette évidence…

        Une fois posé ces principes, imaginer un (il en est d’autres) système d’après n’est qu’une histoire de bon sens, décrite dans le livre ci-dessous. (sous réserve d’une transition réussie)
        COMPRENDRE L’ARNAQUE CAPITALISTE, IMAGINER LE SYSTÈME D’APRÈS.
        PDF gratuit : http://bit.ly/capitalisme

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    • RV // 02.01.2020 à 14h12

      @ Geoffrey // 02.01.2020 à 10h14
      « je n’aime pas trop qu’on dise 1) URSS = communisme et 2) communisme = pollution »

      Je suis assez d’accord avec vous, mais alors il faut aller plus loin.

      Vous pouvez le tourner dans tous les sens, mais les faits restent des faits. Les pollutions industrielles ne sont pas exclusivement dues au système capitaliste occidental, elles sont bien présentes pendant l’ère soviétique.
      Si deux systèmes qu’apparemment tout oppose engendrent de mêmes effets, alors soit leur opposition est factice soit la cause de ces pollutions n’est pas le système mis en cause ici ou là.
      De mon point de vue c’est la seconde alternative qu’il faut privilégier. La révolution industrielle rendue possible par la maitrise technique des énergies fossiles est à mon sens la cause première desdites pollutions en cela qu’elle a manipulé notre environnement à une échelle que seule l’utilisation de ces énergies a rendu possible. Capitalisme ou communisme n’y a rien changé en ce qui concerne les pollutions.

        +2

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      • Geoffrey // 02.01.2020 à 15h56

        cher Rv,

        mon propos, c’est que l’Urss a pollué pour rattraper/dépasser le niveau de vie des Occidentaux, et pas pour le profit en soi…

        sauf que l’Urss est avant tout une dictature, et pas un communisme démocratique…donc ? donc, l’Urss = pollution mais pas communisme = pollution

        on peut produire SANS POLLUER dans le communisme, et seulement dans le communisme (car les kapitalistes, s’en moquent, des peuples et de leurs besoins).

        Geof’

          +3

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        • RV // 02.01.2020 à 16h53

          Merci pour ce développement !
          Il ne vient pas en contradiction formel avec mon propos.
          Quand à savoir si dans un système authentiquement communiste (à construire) la pollution serait absente par construction, j’en doute, tout comme dans un système authentiquement démocratique (à construire).
          La conscience émergente aujourd’hui de la question de l’unicité de notre écosystème et de sa destruction en cours est loin de faire sens pour l’écrasante majorité des citoyens, même dans nos contrées « éduquées ».
          Il y a un grand chantier d’information et d’explication devant nous avant que le plus grand nombre accepte d’en faire une règle première incontournable devant présider à toute décision politique.
          Je cite souvent l’exemple de l’agriculture de Cuba qui a du se construire sur un embargo unilatéral et illégitime. Sans cette contrainte extérieure je doute qu’elle aurait emprunté le chemin qu’elle a défriché, avec peu de pétrole, peu de machines, peu d’intrants.

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          • Anouchka // 02.01.2020 à 17h08

            Donc l’exemple de Cuba tendrait à montrer que l’écologie n’est compatible ni avec la démocratie ni avec la liberté…
            Le capitalisme est ni forcément démocratique ni forcément libéral…
            Bref, l’écologie peut donc être compatible avec le communisme autoritaire et avec le capitalisme dictatorial…

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            • RV // 02.01.2020 à 18h20

              @ Anouchka // 02.01.2020 à 17h08

              Comme vous y allez !
              L’exemple de cuba montre simplement que nécessité fait loi et que l’on peut nourrir une population autrement qu’en imposant une agriculture industrialisée. Pas la peine de faire appel à la « démocratie » ou la « liberté ».

              La démocratie pour être effective doit se donner les moyens d’éduquer et d’informer les citoyens pour que les décisions qu’ils sont amenés à prendre ne soient pas biaisées par des intérêts « cachés ».

              Des régimes autoritaires peuvent prendre des décisions autrement rapidement, que des démocraties, ce qui ne présume pas du bien fondé de ces décisions.

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              Alerter
          • RV // 02.01.2020 à 19h31

            L’écologie réelle : capitalisme ou socialisme?

            https://germinallejournal.jimdofree.com/2020/01/01/l-%C3%A9cologie-r%C3%A9elle-capitalisme-ou-socialisme/
            Un article passionnant, dans lequel il est notamment question de Cuba, mais pas seulement.

            EXTRAIT :
            …/… Lorsque l’on parlait d’agrobiologie, n’importe quel écologiste, aujourd’hui, tomberait de sa chaise en se rendant compte qu’à l’époque, cela signifiait être contre les produits chimiques ; et ceci jusque dans les années 1952-53-54. Les soviétiques étaient contre les produits chimiques et pour une agriculture extensive. Il faut dire que leur problématique numéro un était de fertiliser des territoires de plus en plus grands, ce qui va à l’inverse de l’agriculture intensive qui consiste, comme en Europe où les territoires sont limités, à doper à mort les terres agricoles déjà existantes. En URSS, la question était de comment fertiliser les sols qui ne le sont pas encore ; et c’est la raison pour laquelle la pédologie, la science des sols, compte des russes parmi ses pionniers, et ce même avant 1917, des scientifiques qui se sont illustrés par des grandes avancées dans ce domaine. Mais il ne s’agit pas de science des sols du point de vue agrochimique, ni pour comprendre comment faire pousser des plantes le plus vite possible, cette démarche scientifique devait servir à savoir comment protéger le sol de façon durable, y compris en respectant les différentes sortes de vies qui y prospèrent, comment on arrive à avoir des cultures qui soient particulières à chaque région et chaque type de sol. C’est une science en tant que telle et qui a été mise en avant en URSS depuis les années trente …/…

            source de l’article
            http://levenissian.fr/L-ecologie-reelle-Capitalisme-ou-socialisme

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            • Anouchka // 02.01.2020 à 21h23

              Tout à fait. Les soviétiques mangeaient bio…
              Mais ce n’était pas qu’un choix de développement, c’était aussi un problème de moyens financiers. Pas d’argent pour développer (et encore moins acheter à l’ouest) des produits agro-chimiques.
              En tout cas, la nostalgie des produits « sains » sans colorants ni conservateurs fait partie des grands thèmes de la nostalgie pour l’URSS aujourd’hui en Russie.

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            • RV // 04.01.2020 à 11h10

              @ Anouchka // 02.01.2020 à 21h23
              …/… Mais ce n’était pas qu’un choix de développement, …/…
              L’article n’explique-t-il pas le contraire ?
              Le tournant de la fin des années cinquante dans la politique agricole de l’URSS n’est-il pas décrit justement comme un choix politique ?

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  • Gilbert Gélinas // 02.01.2020 à 10h31

    Texte plutôt superficiel. On nous dit au départ qu’on ne connaît que la version occidentale de la guerre froide mais on nous sert en même temps ses clichés sur l’Union soviétique. On a aussi des anachronismes camouflés ici et là par une rhétorique vague. Et, enfin, on nous présente le capitalisme comme étant sur un élan suicidaire. Qu’il doive crouler sous ses contradictions, Marx l’a déjà démontré au XIXe siècle. Mais que ses éléments dominants soient aveugles ou suicidaires, c’est une affirmation à étayer. Je miserais plutôt sur le fait qu’ils savent des choses que les angoisses climatiques nous cachent. Enfin, qui est ce « nous » qui avons dégradé des territoires avec nos armes pour consommer comme des junkies? Je n’ai pas ces moyens-là et nous sommes très énormément nombreux à ne les avoir jamais eus

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    • Anouchka // 02.01.2020 à 11h24

      Je suis assez d’accord avec votre message, mais qu’entendez-vous par “des choses que les angoisses climatiques nous cachent”?

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      • Gilbert Gélinas // 02.01.2020 à 23h09

        Il est clair que ni Gates, ni Bezos, ni Buffet, ni Soros, ni même Obama et sa troupe de marionnettes ne croient en l’urgence climatique et ils doivent avoir leurs raisons. Si c’était le cas, ils auraient entrepris des mesures appropriées et nous serions engloutis par la propagande les justifiant. Et, en plus, ils trouveraient le moyen de s’enrichir ce faisant

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        • Catalina // 03.01.2020 à 05h50

          Anuska,
          « En tout cas, la nostalgie des produits « sains » sans colorants ni conservateurs fait partie des grands thèmes de la nostalgie pour l’URSS aujourd’hui en Russie. »
          oui peut-être mais j’ai un gros doute, la Russie a inscrit DANS SA CONSTITUTION l’interdiction d’ogm ! combien de pays ont fait pareil ? bon, il faut avoir les moyens aussi, c’est vrai et de la volonté et… du courage !
          cdlt

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        • Ives // 03.01.2020 à 07h10

          Sauf si se croyant supérieurs, ils espèrent se sortir des problèmes générés. Tout est question d’Hubris.

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          • Gilbert Gélinas // 03.01.2020 à 07h35

            Il est impossible qu’ils soient tous courageux

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        • RV // 04.01.2020 à 11h17

          @ Gilbert Gélinas // 02.01.2020 à 23h09

          …/… et ils doivent avoir leurs raisons. …/…

          Mais enfin, tout ces présidents sont soutenus par les plus grosses fortunes du pays, le système électoral est ainsi fait, elles n’ont aucun intérêt à remettre en cause leurs sources de profit, à commencer par le pétrole et tout ses dérivés. Leurs convictions personnelles ne doivent pas peser bien lourd chez des individus qui se sont hissés à une telle fonction par de tels moyens.

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          • Gilbert Gélinas // 04.01.2020 à 21h23

            Chez la plupart des gens, la conviction la plus profonde est l’instinct de survie

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            • RV // 05.01.2020 à 13h50

              La survie à court terme de bénéfices pécuniaires ou la survie de l’espèce ?

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    • lois-economiques // 02.01.2020 à 11h29

      « Enfin, qui est ce « nous » qui avons dégradé des territoires avec nos armes pour consommer comme des junkies? Je n’ai pas ces moyens-là et nous sommes très énormément nombreux à ne les avoir jamais eus. »

      En effet, votre remarque est pleine de bon sens.
      80% des français ne sur consomment pas, tout simplement par ce qu’il n’en n’ont pas les moyens.
      C’est la grande erreur des décroissansistes, ce n’est pas la consommation finale qu’il faut décroître mais celle en avant de la production, celle qui est nuisible (pub; maketing, ) et finalement, l’ostentatoire (celle des 1% les plus riches)
      Cette décroissance ne touchant absolument pas le niveau de vie des 80% dont vous faites partie.

        +11

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      • Patrick // 02.01.2020 à 12h05

        de quelle surconsommation parlons-nous ?
        même le plus pauvre d’entre nous vit dans une forme de bulle constituée par l’ensemble de la société qui fonctionne en consommant des quantités énormes de ressources et d’énergie .. juste pour fonctionner !!!
        Le problème de sur-consommation est global , pas individuel .

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        • lois-economiques // 02.01.2020 à 12h18

          C’est exactement ce que j’ai écrit sauf pour les 1% où la c’est à la fois global et individuel.

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        • charles // 02.01.2020 à 14h20

          systémique plutôt que global. Le phénomène pourrait être global tout en étant désorganisé. Ici c’est l’intégration du système dans nos vie, et vis-et-versa, qui pose un souci certain.

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      • calal // 02.01.2020 à 13h23

        je connais des « pauvres » qui ont parfois du mal a « boucler la fin du mois » et quand j’ouvre leur frigo,j’ai honte du gaspillage que j’y vois…
        les deux cotes ( production et consommation) ont des choses a corriger…votre chiffre de 80% est exagere.

        les vertus « viriles » et « fachistes » comprennent souvent la frugalité…qui est une valeur commune aux grecs,romains,chretiens… pour rester en europe…

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        • herve_02 // 02.01.2020 à 14h09

          on le voit le truc…

          moi je connais des pauvres qui… mazette 4 yaourts périmés dans le frigo, mazette un smartphone si on fait le compte… ça fait au moins 200 euros. C’est une somme pour une bonne partie d’entre nous.

          Mais combien coûte un écran de pub à la gare du nord. Combien il consomme par jour, semaine… combien de toutes ces choses… maintenant on regarde le 200 euros du pauvre qu’on connaît et les sommes de l’autre coté. Et on se demande comment on peut pointer du doigt le pauvre avec ces 200 euros alors qu’on les lui vend à longueur de journée à travers les écrans gare du nord.

          Est-ce plus facile de convaincre 10 millions de pauvres de ne pas regarder l’écran gare du nord ou juste supprimer l’écran ?

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          • lois-economiques // 02.01.2020 à 14h59

            Vous avez raison.
            La PUB outre le gâchis qu’elle représente formate les cerveaux du berceau à la mort.
            C’est de la propagande hyper sophistiquée qu’il est impératif de supprimer.
            Ce devrait la priorité n°1 des écologistes et des décroissantistes.

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          • calal // 02.01.2020 à 19h31

            le « plus facile » c’est de s’ameliorer soi meme: apres 16 ans d’Ed nat,des annees passees devant des ecrans,avec l’acces a internet et aux medias dissidents,vous ne devriez plus etre aliené de cette facon en france ,20 ans apres l’an deux mille…

            Le panneau publicitaire de la gare devrait etre eteint car son proprietaire devrait s’apercevoir qu’il n’est pas rentable car il n’arrive plus a influencer les passants…

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            • lois-economiques // 03.01.2020 à 12h29

              Là vous rêvez, ,2 fois !

              La première fois :
              Le système publicitaire étant suffisamment sophistiqué pour connaître l’influence de telles ou telles campagne.
              Et si le panneau existe c’est qu’il est rentable.

              La seconde fois :
              le “plus facile” c’est de s’ameliorer soi meme
              Ben voyons, la multiplication quasi infini des sources d’informations va justement totalement dévaster le jugement des personnes ce qui explique d’ailleurs vos rêveries…
              Il n’y a rien de plus difficile de nos jours que de faire la part du faux et du vrai, c’est quasiment impossible.
              (exemple récent la condamnation du journal le Monde pour diffamation à l’encontre de l’auteur de ce site, si un journal comme le Monde se trompe imaginez le citoyen lambda….).

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      • RV // 02.01.2020 à 14h34

        @ lois-economiques // 02.01.2020 à 11h29
        Attention !
        Ce n’est pas parce qu’une infime minorité de la population française émet beaucoup plus que le reste de la population que la décroissance qui permettrait d’atteindre une neutralité carbone ne devrait toucher que cette infime minorité. Vous avez là une vision un tant soit peu optimiste de la situation. Même le niveau de vie moyen de la France consomme plus d’une planète par an à ce jour.

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        • lois-economiques // 02.01.2020 à 14h52

          « Ce n’est pas parce qu’une infime minorité de la population française émet beaucoup plus que le reste de la population que la décroissance qui permettrait d’atteindre une neutralité carbone ne devrait toucher que cette infime minorité. »

          Je n’ai jamais écrit cela j’ai même écrit exactement le contraire.

          « Même le niveau de vie moyen de la France consomme plus d’une planète par an à ce jour. »
          Qui dit le contraire ?
          Maintenant si vous supprimez la pub, le marketing, l’hypertrophie financière, bancaire et assurancielle, relocaliser la production en France, simplifiez l’hyper structure étatique, réduisez drastiquement les écarts salariaux plus d’autres mesures annexes je vous assure qu’en France on ne consommera pas plus d’une planète et cela sans toucher le niveau de vie de 80% des plus modestes.

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          • RV // 02.01.2020 à 14h59

            @ lois-economiques // 02.01.2020 à 14h52
            …/… je vous assure qu’en France on ne consommera pas plus d’une planète et cela sans toucher le niveau de vie de 80% des plus modestes. …/…
            C’est là où vous vous trompez et que vous êtes optimiste, à mon sens.

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            • lois-economiques // 02.01.2020 à 15h30

              Je peux me tromper mais je ne pense pas.
              J’ai fais les calculs, une planète pour la France reviens à consommer ce que consommait la France dans les années 1970.
              C’est tout fait jouable en supprimant tout le travail inutile et nuisible qui a été créé depuis.
              Un petit exemple, savez vous combien de programmes sont nécessaire pour gérer la retraite des salarié du privé ?
              40 000 via 2 0000 écrans de saisie….
              L’informatique a complexifié notre monde au delà de l’imaginable.
              C »est cette complexité totalement absurde qu’il faut détruire en plus de tous ce que j’ai écrit précédemment.
              Je tiens à votre disposition mes calculs si vous le souhaitez.

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            • Ives // 03.01.2020 à 07h21

              plutôt que d’enlever ce qui complexifie le monde, il serait peut-être plus judicieux de retirer ce qu’on a réussi à nous « fourguer » comme indispensable.
              Je suis toujours surpris en lisant quelques livres décrivant des mondes post-apocalyptiques (exemple : « le paradoxe de Fermi », « une seconde après », « le jour des fous ») qui présentent toujours la fin de la civilisation alors que finalement il s’agit juste de la fin de « notre » civilisation. En réfléchissant bien, ce que décrivent leurs auteurs, ne toucherait probablement pas un certain nombre de communautés humaines de part le monde.

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            • RV // 03.01.2020 à 17h37

              @ Ives // 03.01.2020 à 07h21
              la question aujourd’hui est globale, elle concerne l’écosystème, et pas une aire géographique circonscrite, qui permettrait à d’autres aires de prospérer. La perte de biodiversité, le dérèglement climatique, l’élévation du niveau des océans, impactent indistinctement toute la surface du globe. Que des communautés subsistent ne peut pas être exclu mais seulement jusqu’à un certain point, les bouleversements en cours et à venir peuvent franchir des paliers au delà desquels on peut très bien imaginer des emballements peu souhaitables

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  • LibEgaFra // 02.01.2020 à 10h35

    « C’était une lutte entre un capitalisme conduit pas les USA et ce qui était présenté comme un genre de « communisme » conduit par les soviétiques. »

    Guillemets bienvenus. Car en fait entre un capitalisme privé et un capitalisme monopolistique d’Etat. Entre une conception de l’Etat au services des oligarques propriétaires des multinationales et de l’Etat au service de son peuple. En France on est passé du second (CNR) au premier depuis Mitterand. Macron est en train de parachever le processus.

    Un peuple uni, jamais ne sera vaincu. Français, UNISSEZ-VOUS!

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    • Patrick // 02.01.2020 à 12h36

       » l’Etat au service de son peuple  »
      Je n’ai jamais eu l’impression que les états communistes étaient au service des peuples, mais plutôt le contraire. Et le politburo soviétique ( et ses filiales ) avait de nombreux points communs avec le complexe militaro-industriel américain.

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      • Dominique Gagnot // 02.01.2020 à 13h26

        Si, Allende par exemple au Chili, renversé par les américains car il était communiste au service de son peuple.
        Fidel Castro, aussi, et d’autres qui dérangeaient trop certains intérêts, pour accéder au pouvoir.

        Les états qui ne sont pas au service de leur peuple, ne sont pas communistes, puisqu’ils ne défendent pas l’intérêt commun ! En ce sens l’URSS n’avait pas grand chose de communiste.

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        • Patrick // 02.01.2020 à 13h50

          Allende ? dictature marxiste comme une autre.
          Les chiliens ont eu raison de se débarrasser de ce gars là qui les avaient emmenés à la faillite.
          L’avantage de ce genre de dictature c’est qu’il n’y a même pas besoin de les attaquer de l’extérieur , il suffit d’attendre.
          Idem pour Cuba qui n’a tenu debout que grâce à l’aide de l’URSS.

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          • Ives // 02.01.2020 à 14h17

            aide de l’URSS contrebalançant le blocus américain. Donc difficile de dire ce qu’il adviendrait de Cuba avec des relations normales.

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          • Catalina // 02.01.2020 à 14h34

            sauf que ce ne sont pas les Chiliens qui ont viré Allende mais un coup d’état !!!! « au service du peuple », et oui, mon bon monsieur, quand vous ne payez pas les soins, pas les études, que votre logement au bout de 20 ans est à vous et que vos enfants peuvent en hériter, sans parler du droit de vote des femmes et du divorce, ben oui, le communisme à la sauce URSS a aussi « soigné » les gens ! mes parents étaient toujours étonnés d’entendre des gens qui n’avaient pas VECU en URSS en parler, ils avaient la sagesse d’être plus mesurés et de reconnaitre certains bienfaits indiscutables de ce « communisme ». Lors d’un voyage en 2006 en Hongrie, toutes les personnes avec qui je me suis entretenue regrettaient le communisme.
            Cdlt et pis au fait, le premier parti d’opposition à Poutine est le parti communiste avec plus de 13% des voix. ;o)

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        • RV // 02.01.2020 à 14h43

          @ Patrick // 02.01.2020 à 13h50
          Le gouvernement d’Allende a été renversé par un coup d’Etat essentiellement commandité par les EUAN, ce fait est suffisamment documenté.

          L’URSS a disparu depuis 30 ans et Cuba est toujours debout, non ? Cette aide n’est donc pas la raison suffisante de la pérennité de cette révolution.

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  • Myrkur34 // 02.01.2020 à 11h08

    « Dans sa propension à tout monétiser », quelle belle définition du capitalisme.

    https://www.lemonde.fr/bourse/article/2017/09/23/l-eau-un-investissement-qui-rapporte-en-bourse_5190201_1764778.html

    On comprend que les barrages français suscitent la convoitise….

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  • christian gedeon // 02.01.2020 à 11h24

    Bon! Intéressant comme piqure de rappel,mais quid de l’oubli,dans le capitalisme actuel et la pollution ou la dérèglementation financière, des pays non occidentaux. Le passé est le passé,et on n’y peut rien changer, et aucune personne douée d’un minimum de raison ne peut ignorer les ravages de l’utralibéralisme à tous points de vue. Mais l’auteur ignore complètement la Chine et les dragons et dragonnets qui sont lancés dans une course à celui qui sera plus ultralibéral que l’autre au plans économique et financier. Et la Chine,corrigez moi si je me trompe,est bien un pays communiste,à moins que quelque chose m’ait échappé. L’analyse anti-occident a ceci de contradictoire qu’elle traduit,comme d’habitude dirais je,un ocidentalo centrisme(voulu ou inconscient) plus vivace que jamais. On reproche à l’Occident la situation actuelle,et bizzarement,on attend de l’Ocident qu’il y rémédie. Le deus ex machina « occidental  » est bel et bien vivant; çà me fait penser aux athées qui se definissent étymologiquement par rapport à Dieu. A privatif,théos. Etonnant,non?

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    • Tatave // 02.01.2020 à 13h42

      « çà me fait penser aux athées qui se definissent étymologiquement par rapport à Dieu. A privatif, théos »
      Ce n’est pas eux qui se sont définis ainsi, c’est l’autre camp qui les a (dé)qualifiés avec le A privatif, non ?

        +2

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      • Christian Gedeon // 02.01.2020 à 15h04

        Non. Et il n’y pas de camp en l’occurrence. Juste la liberté de choix mais pour combien de temps encore ?

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    • charles // 02.01.2020 à 14h30

      c’est la fameuse grande accélération dont on peut facilement trouver les graph https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/acceleration-terrestre

      Pour qui s’intéresse à ces questions climatique, voir l’Australie en flammes (depuis 4 mois maintenant…), conséquence des activité du siècle passé, alors que le gros de l’accélération est toujours en cours, pose un souci certain.

      Mais bon je me réjouit du gps drawing….. youpi…

      Sinon, je ne suis pas étonné de voir l’occident donner le « la » du « changement ». Les chinois ne le feront jamais par tradition culturelle et les russes parient sur une amélioration de leurs environnement climatique.. Le reste du monde, n’étant que le reste, n’est pas entendu autrement que pour faire façade démocratique.

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  • Catalina // 02.01.2020 à 11h32

    OUAIS….. »le monde est toujours submergé de bases militaires, bien que la grande majorité appartienne désormais aux Américains, et non aux Russes. », bon, il parle de quoi de l’URSS ou de la Rusie ?
    Mais il ment le monsieur et il manipule, « désormais » ? mais ça a toujours été !!!! et la Russie n’a jamais eu de bases militaires ailleurs que dans sa géographie proche, alors que les USA envahissent le monde entier !
    http://fr.nextews.com/11a81847/
    ( si je me trompe, merci de me le dire)

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    • Philippe // 02.01.2020 à 15h39

      Bonjour,
      C’est de mémoire, on me corrigera si il y a des erreurs.
      L’URSS disposait de bases militaires à Cuba (Lourdes), au Vietnam (Cam Ranh), en Syrie (Tartous et/ou Lattaquié), en Somalie (Berbera), au Sud Yémen, en Lybie, en Ethiopie, plus des facilités pour sa flotte en Angola et à Malte.
      Certaines de ces bases n’ont duré que le temps des régimes marxistes locaux.
      Et certes ces bases n’avaient que peu à voir en importance avec les bases US outre-mer de Diégo Garcia, Ramstein, Incirlik ou Okinawa, ou autres.

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      • Gilbert Gélinas // 02.01.2020 à 22h40

        Il y a, au minimum, quatre fois plus de bases militaires américaines hors des États-Unis qu’il n’y a de pays dans le monde

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  • Patrick // 02.01.2020 à 11h41

    En fait , l’auteur nous présente le capitalisme comme un système politique , ce qu’il n’est pas au départ. C’est juste un système économique , une des composantes économiques d’un système libéral.
    A l’inverse du système communiste qui prétend englober l’ensemble des composantes de la société.

    Les dérives des USA sont directement liées à celles de leur système politique , totalement noyauté par quelques intérêts privés et bureaucratiques ( politiciens + administrations ) qui constituent le fameux complexe militaro-industriel. Tout cela constitue le marais que Trump disait vouloir nettoyer.

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    • RV // 02.01.2020 à 15h03

      Ca c’est la doxa dominante qui voudrait nous faire croire que tout peut se réduire à des chiffres, l’homo œconomicus !
      Le capitalisme est bien plus qu’une doctrine économique, c’est un système de pensée.

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      • Patrick // 02.01.2020 à 15h10

        Non , si on considère les différentes écoles libérales en matière d’économie, on peut voir que l’école autrichienne tourne le dos à l’homo oeconomicus, en s’intéressant à toutes les « composantes » de l’individu.
        En ce sens , dans la pensée libérale , le capitalisme n’est qu’un élément du système économique.
        Si on réduit le système de pensée uniquement au « capitalisme » , on ne va nulle part.

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    • Anouchka // 02.01.2020 à 16h31

      Effectivement, le capitalisme est un mode de production.
      Je suis toujours assez gênée par ces gens qui répète « abattons le capitalisme » comme un mantra, sans jamais le définir… Et ils sont très nombreux à droite comme à gauche, ce qui montre bien toute l’ambiguïté qu’il y a à designer le capitalisme comme le nouveau satan.
      Le problème à mon avis n’est pas le capitalisme en tant que tel : il n’est, en réalité, qu’un moment de l’entreprise de domination de l’homme sur lui-même et sur son environnement qui est en germe depuis bien plus longtemps.
      Je ne pense pas d’ailleurs que l’esclavagisme ou le féodalisme auraient laissée la terre moins » amochée «  que le capitalisme si ces systèmes avaient disposé de la même puissance technique que le capitalisme aujourd’hui.
      Pierre Musso (et avant lui Legendre et d’autres) a montré que la grande entreprise capitaliste était née au même moment que l’état souverain ( qui deviendra l’état-nation), dans le creuset du christianisme occidental (la réforme grégorienne au moyen-age). Le capitalisme et la révolution industrielle, dont l’entreprise privée, qui en est la pierre angulaire, nous donne tant de soucis écologiques aujourd’hui sont en gestation depuis très longtemps.
      Sans doute pour cette raison nous est-il si difficile de nous en défaire et d’inventer d’autre institutions et d’autres modes de production.

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      • RV // 02.01.2020 à 18h32

        Pour la définition du capitalisme il ne manque pas de littérature. Parmi nos contemporains je vous propose Paul Jorion qui est assez précis sur la question.

        …/… Sans doute pour cette raison nous est-il si difficile de nous en défaire et d’inventer d’autre institutions et d’autres modes de production. …/…
        Une partie de la difficulté est la guerre menée contre toutes les tentatives d’en sortir. Guerre idéologique et guerre tout court. C’est en cela que le capitalisme n’est pas qu’un « mode de production ». Il véhicule et distille son idéologie à travers de multiples médias, films, littérature, presse, publicité, etc.

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        • Gilbert Gélinas // 02.01.2020 à 22h45

          Il y a aussi un auteur nommé Karl Marx. Son best-seller ne s’intitule pas Le capital pour rien

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          • lois-economiques // 03.01.2020 à 11h00

            Totalement indigeste et peut ce résumer en quelques lignes.
            Le livre de Proudhon « Qu’est ce la propriété ? » est infiniment supérieur.

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            • Gilbert Gélinas // 03.01.2020 à 11h14

              Bref, vous ne l’avez pas lu. Si ça pouvait se résumer en quelques lignes, je me serais fait un plaisir de le faire. C’est probablement ce que vous avez retenu des ragots à son sujet qui se résume en quelques lignes

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            • lois-economiques // 03.01.2020 à 12h15

              @Gilbert Gélinas
              Je l’ai lu au 3/4 est j’ai abandonné car cela ne m’enseignait rien.
              Je maintiens cela se résume en quelques lignes que voici :
              Marx emprunte à Proudhon la théorie de la plus-value et de l’exploitation des travailleurs qui en résulte. C’est cette plus-value est la partie du travail qui est détournée par un tiers au profit de lui-même ou d’autres acteurs du système.
              Le second point développé par Marx c’est son analyse des effets néfastes de la concurrence.
              Il veut donner un coût sociétal à cette concurrence. Pour cela, il considère que pour fonctionner un outil de production a besoin d’un capital C qui possède deux composantes : le capital constant que nous nommerons K, (c’est le coût d’acquisition des biens de production, machine, matières premières, …) et le capital variable S composé par les salaires.
              Donc C = K + S. Le but du système capitaliste c’est qu’un jour K soit remboursé avec une plus-value, ce remboursement ne peut se faire que s’il existe une plus-value sur S qui dure même lorsque K a été remboursé, autrement dit un détournement d’une partie du travail des salariés.
              (suite en dessous).

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            • lois-economiques // 03.01.2020 à 12h15

              (suite)
              Cependant, pour Marx, la concurrence fait en sorte qu’il est nécessaire d’investir toujours davantage dans le capital constant ce qui a comme conséquence de demander toujours plus d’effort au capital variable (pression sur les salaires, les horaires et autres conditions de travail,…) pour qu’il puisse amortir le capital constant, pour in fine générer des bénéfices.
              Comme il existe une limite au détournement du travail (la survie des travailleurs), il en conclut à une baisse tendancielle du profit et donc des crises récurrentes du système économique. Ces crises sont dues au fait que la contrepartie du travail qui a été effectué pour le capital constant sera en partie perdue (pas de retour sur amortissement). Pour éviter cette baisse tendancielle du profit, le système capitaliste cherche à accroître sa production ce qui implique de nouveaux débouchés (ce qui explique la première mondialisation), ou cherche à baisser le coût du capital variable (moins de salariés ou des salariées payés moins chers). Mais ni la baisse des coûts salariaux ni l’augmentation des débouchés ne sont infinies dès lors le système économique basé sur la concurrence ploie sous les coûts des pertes et va de crise en crise.

              That’s all folks !

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            • Gilbert Gélinas // 03.01.2020 à 21h48

              D’accord. Et en quoi est-ce que l’explication de Proudhon est supérieure?

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          • lois-economiques // 04.01.2020 à 10h40

            @Gilbert Gélinas
            L’idée géniale de Proudhon est non reprise par Marx et de distinguer deux formes de propriétés :
            1. La propriété lucrative qu’il appelle simplement « propriété » est le fait de posséder un bien qui permet d’acquérir d’autres biens du seul fait de la possession sans que le propriétaire ait lui-même participé à la production de ces biens. Autrement dit, un capital qui rapporte, quelle que soit la forme de ce capital.
            2. La propriété non lucrative qu’il appelle « possession » qui elle ne rapporte rien parce que non exploité par le propriétaire.
            En effet, il écrit dans son mémoire de 1840 :
            « La propriété est le suicide de la société. La possession est dans le droit ; la propriété est contre le droit. Supprimez la propriété en conservant la possession; et, par cette seule modification dans le principe, vous changerez tout dans les lois, le gouvernement, l’économie, les institutions : vous chassez le mal de la terre ».
            Tout le système économique et politique repose sur la propriété, en la remettant en cause on change de système.

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            • RV // 04.01.2020 à 11h38

              @ lois-economiques // 04.01.2020 à 10h40

              La « propriété d’usage » défendue par Bernard Friot en ferait-elle un proudhonien ?

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            • Grd-mère Michelle // 05.01.2020 à 13h11

              À noter que la mise en question de la propriété privée remet automatiquement en cause les propriétés des États/Nations (généralement mal acquises) ainsi que leurs frontières…

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        • lois-economiques // 04.01.2020 à 12h33

          @RV
          « La “propriété d’usage” défendue par Bernard Friot en ferait-elle un proudhonien ? »

          Toute la mouvance Lordon, Friot, Begaudeau, Onfray, Michéa, … , se revendique plus ou moins de Proudhon.
          La mouvance anarchiste est la mouvance en vogue puisque c’est la seule qui n’a pas été invalidée par les faits comme a pu l’être le communisme ou le capitalisme.

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      • Kilsan Aïtous // 02.01.2020 à 18h36

        Nous ne pouvons pas nous en défaire parce que nous n’avons pas les rênes, pas le pouvoir. Les gros bénéficiaires du Système capitalisme, ceux qui ont véritablement le pouvoir avec leur milliards feront tout pour que perdure voire se renforce ce Système, jusqu’à son autodestruction s’il le faut. Ils ne lâcheront rien, et ils en ont les moyens. Ils ne veulent pas qu’on imagine un autre système.

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      • Grd-mère Michelle // 05.01.2020 à 13h00

        N’ayant pas lu tous les savants(?) économistes cités dans cette discussion, j’ai constaté pour ma part que, dès les années 60-70, les gens qui réussissaient à faire quelques économies(à se constituer un petit capital), au lieu de les réinvestir dans des entreprises/activités de la société où ils/elles vivaient, les « plaçaient » aveuglément, suivant en cela les conseils/exhortations des banques(publicité en radio,Tv,presse)
        L’idée étant de devenir riche sans lever le petit doigt, l’argent pondant de l’argent…(et permettant à ses gestionnaires d’offrir du crédit et de créer ainsi des dettes monstrueuses-voir les travaux du CADTM)
        « Ah…si j’avais des sous, je ferais des affaires… », chantait G.Bécaud.
        Qu’on l’appelle comme on veut, il me semble que cette conviction/pratique (répandue par des financiers rapaces) a largement contribué à entraîner le désastreux déséquilibre économique, écologique et sociétal que nous déplorons.

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  • Santerre // 02.01.2020 à 12h05

    Hello Olivier.
    Pour commencer cette année 2020, je te propose de faire quotidiennement l’observatoire de l’anglo-centrisme du blog en recensant un article concernant l’anglosphére ( GB, USA, Canada, NZ, Australie) et ou écrit par un ressortissant de ces pays
    Aujourd’hui, c’est 2 sur 3 articles:66%. En rappelant que l’anglosphére, c’est moins de 6% de la population mondiale.
    Merci de ne pas censurer ce décompte.

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    • Brigitte // 03.01.2020 à 08h36

      Merci Santerre, vous pouvez compter sur mon soutien.
      Cet article n’est pas mauvais en soi, bien au contraire, il rappelle des évidences qui sont toujours bonnes à entendre.
      Là où je vous rejoins et ce qui me dérange aussi, c’est effectivement l’anglo-centrisme. Cela revient à critiquer l’empire US mais à lui laisser la part belle, ce qui est plutôt paradoxal.
      Nous savons bien qu’il a des opposants en interne mais ils ne seront jamais les mieux placés pour défendre les points de vue des pays vassalisés. Nous ne devons pas nous contenter de relayer l’auto-critique de l’empire, nous devons faire entendre notre propre critique, signe de notre bonne santé et de notre liberté intellectuelle.
      Le problème, c’est que l’anti-américanisme (dit primaire) n’est pas de bon ton en Europe, connoté « rouge » ou « brun » . Nous sommes tellement imprégnés de la culture anglo-saxonne hyper-dominante, que nous ne pouvons même plus la critiquer et pire, nous en passer. C’est la forme de dépendance ultime aux biens culturels que nous vend l’empire.
      Nous sommes devenus notre propre censeur, notre propre ennemi.

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  • Louis Robert // 02.01.2020 à 13h17

    « Mais la cruelle réalité est que nous sommes sur un navire en train de sombrer – le navire du capitalisme. La brèche s’élargit et chaque jour nous embarquons plus d’eau. Ne rien faire, c’est une mort certaine. Il est temps de nous montrer courageux, d’ouvrir les yeux et de chercher la terre ferme. »

    *

    Nous devrions mettre notre discours à jour. La terre ferme brûle. Les victimes et les animaux qui le peuvent se réfugient dans les cours d’eau.

    En direct (pardon, « en live » ) sur YouTube, aujourd’hui même, en Australie, hier en Californie, le capitalisme brûle et manque d’eau, y compris pour combattre les méga-feux. Puis il y a l’Inde, l’Espagne, l’Afrique du Sud, etc. — Franchis, déjà, des points de non-retour!

    Le plus souvent entendu: « Nous avons tout perdu », « Je crois que nous devrions (que nous devrons bientôt!) abandonner nos fermes, l’élevage et l’agriculture», « Nous ignorons ce que nous allons devenir ».

    L’heure de vérité a sonné. 2 janvier, à suivre.

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  • Blueman // 02.01.2020 à 14h35

    « Alors que l’empire soviétique, affaibli, a fini par s’effondrer, les obstacles internes au capitalisme purent être levés, ce qui permit au Premier ministre britannique Margaret Thatcher et au président américain Ronald Reagan de mettre en place dans leurs pays une économie néolibérale dérégulée. » les obsacles internes ? Quelqu’un pour disserter là dessus ? Je ne visualise pas. (et bonne année à tous… Longue vie à LES CRISES en ces jours sombres de l’information où il est devenu impossible à part RTFRANCE d’allumer un poste de TV ou de radio tant la propagande proUE proAtlantisme proOTAN pro€ proUSA et anti tout le reste est devenue insupportable)

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    • Gilbert Gélinas // 02.01.2020 à 22h56

      C’est un des anachronismes dont je parlais en commentaire. La néolibéralisation de la société a commencé avant l’effondrement des partis communistes du bloc soviétique. Elle est plutôt due au fait que, les transports étant rendus beaucoup moins coûteux, on pouvait commencer à délocaliser, ce qui fait que les États occidentaux n’avaient plus la même nécessité de maintenir leur main-d’œuvre en vie. C’est aussi pourquoi ça a coïncidé avec la généralisation du libre-échange

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      • lois-economiques // 03.01.2020 à 11h06

        Analyse erronée.
        Le néo libéralisme a commencé lorsque les pays dans les années 1970 ont connu la stagflation non prévu par la théorie de Keynes.
        Ils ont donc rejeté la théorie pour basculer vers Milton Friedman et ainsi favoriser le retour de la croissance mais qui ne pouvait se faire qu’en faveur des classes les plus aisée de la population.
        Voir : http://www.toupie.org/Textes/Croissance_probleme.htm

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        • Gilbert Gélinas // 03.01.2020 à 11h28

          C’est votre référence qui est erronée. La théorie de Friedman n’était qu’un justificatif pour appliquer des mesures qu’ils auraient prises bien avant si ça avait été possible. Les mesures sociales viennent du fait que la déplétion de la classe ouvrière faisait augmenter le coût du travail. Elles ont été instaurées par les partis libéraux qui sont ceux de la classe dominante. C’est sûr qu’ils se sont appuyés sur la classe ouvrière pour surmonter les réticences de la classe moyenne à laquelle ils ont refilé le plus possible les frais (et en ont profité aussi pour éliminer de petits concurrents). Les mouvements socialistes se sont pété les bretelles mais ont dû déchanter quand, aussitôt que la classe dominante a pu changer de mode opératoire, la force de négociation des ouvriers est tombée à plat

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          • lois-economiques // 03.01.2020 à 12h05

            Non, vous ne comprenez pas l’économie.
            La stagflation des années 1970 est LE critère qui fait basculer dans le néo libéralisme car la stagflation ne permettait plus la croissance économique.
            Je ne peux rien dire d’autre que ce fait.
            Si vous ne le comprenez pas, je ne peux plus rien pour vous.

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            • Leterrible // 03.01.2020 à 17h48

              …  »  »  » Si vous ne le comprenez pas, je ne peux plus rien pour vous. »  » « .

              Si ! Synthétiser,en la décrivant, la période de stagflation à laquelle vous faites allusion…-:)

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            • lois-economiques // 03.01.2020 à 18h05

              @Leterrible
              La très forte augmentation du prix du pétrole, la rigidité du système économique de type keynésien qui protège les salariés de baisses de salaires vont engendrer un phénomène nouveau la stagflation, mélange d’inflation et de faible croissance.
              La stagflation met à mal le principe de Phillips qui tendait à montrer que le chômage et l’inflation étaient incompatibles puisque lorsque le chômage augmente alors les salaires ont tendance à diminuer car les salariés ne sont plus en position de force pour exiger une augmentation salariale.
              Dans les faits, le chômage augmente en Europe car les systèmes économiques en place de type Keynésien protègent les salariés dans un grand secteur public (monopoles) et dans le secteur privé on préfère licencier tout en préservant (voir en augmentant) les salaires existants, les marges se reconstituant par une augmentation des prix. Une spirale inflationniste se met alors en place.

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            • lois-economiques // 03.01.2020 à 18h06

              @Leterrible (suite)
              C’est ce système que dénonce Milton Friedman, une trop grande rigidité du marché du travail dû à un poids excessif des États dans le système économique. Les politiques « de relance » des États destinées à combattre le ralentissement économique ne faisant qu’accentuer l’inflation. Contre l’inflation qu’il estime essentiellement d’ordre monétaire Milton Friedman propose une politique monétaire stricte basée sur les taux de croissance constatés du système économique afin d’éviter d’une part l’inflation et d’autre part une restriction monétaire trop importante qui pourrait aggraver une économie en récession. Contre le chômage, il propose de « libéraliser » l’économie ce qui passe par le démantèlement des grands monopoles étatiques, une déréglementation et une fiscalité réduite. En résumé, une politique à bien des égards, à l’opposé du keynésianisme.

              Les pays vont adopter au début des années 1980 une politique économique inspirée de Milton Friedman.

              Le néo libéralisme est né.

              CQFD !

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            • Gilbert Gélinas // 03.01.2020 à 21h12

              Vous ne pouvez rien pour vous-même, à ce que je vois. Je me souviens très bien de la stagflation. Elle est arrivée sous Reagan, pas avant. À un sommet du G7, tous les autres pays ont supplié les États-Unis de baisser leur taux d’intérêt qui dépassait les 20%. À son retour, notre ministre des finances a déclaré, avec un air désespéré, que ce sommet a démontré qu’il existait une superpuissance économique impériale et que c’était les États-Unis d’Amérique

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          • lois-economiques // 04.01.2020 à 18h39

            @Gilbert Gélinas
            « Vous ne pouvez rien pour vous-même, à ce que je vois. Je me souviens très bien de la stagflation. Elle est arrivée sous Reagan, pas avant.  »
            Désolé, mais avant d’écrire, un peu d’humilité en faisant un simple click sous google vous évitera de sortir des bêtises.

            « Mais, au cours des années 1970, et spécialement avec le premier choc pétrolier en 1973, la stagflation s’est banalisée.»
            Source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Stagflation

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            • Gilbert Gélinas // 04.01.2020 à 21h51

              Si j’ai à choisir entre un article de Wikipédia et mon expérience personnelle, je ne serai pas humble au point de croire que j’ai rêvé tout ça

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          • lois-economiques // 04.01.2020 à 22h10

            La stagflation est un concept économique reconnu par la communauté économique.
            Votre propre expérience n’a, dans ce cas, aucune valeur.

            Pour complément :
            Des pays vont adopter au début des années 1980 une politique économique inspirée de Milton Friedman. C’est le cas des USA confrontés à une forte inflation qui avec une politique de déréglementation et de fort taux d’intérêt arrivera à juguler l’inflation au prix d’une récession en 1983. Le bon côté est que la spirale inflationniste est cassée. La modération salariale imposée, l’innovation informatique et l’ingénierie financière en pleine expansion vont donner l’illusion que cette politique économique fonctionne. Mais le ver est dans le fruit car cette politique non redistributive compte tenu des baisses d’impôts, va d’une part accentuer considérablement les inégalités privilégiant les classes au cœur du système concurrentiel (informatique, finance) et de certaines castes (avocats, médecins qui profitent des failles du système de santé ) et d’autre part accentuer l’endettement du pays aussi bien au niveau de l’État fédéral qu’au niveau de ses citoyens (les personnes exclues du système concurrentiel à forte valeur ajoutée compensant la modération salariale imposée, par le crédit).

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            Alerter
            • Gilbert Gélinas // 05.01.2020 à 03h00

              Bon, je comprends que vous avez des problèmes de compréhension de texte. Je vous laisse à vos illusions quant à la communauté économique et leur célébration d’une politique de modération des salaires qui débouche, à leur grand étonnement, sur des inégalités accrues

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  • tchoo // 02.01.2020 à 17h50

    Si vous appellez capitalisme le système économique dans lequel les USA, l’UE et une partie du monde vit, vous n’avez pas tord mais c’est comme parler de chrétiens en parlant des catholiques, ils le sont certes mais différement des protestants et orthodoxe
    Nous somme dans un capitalisme finianciarisé, où le revenu financier est devenu plus important que tout autre considération d’entreprise et ce par nécessité d’abonder au départ les fonds de pension de retraites qui ont besoin de revenu de capital incompatible avec l’industrie et le long terme.
    Il n’y a plus beaucoup d’entreprise parmi les plus grande, dont le but est de produire des biens ou des services pour le bien et le confort des habitants de la terres, car la production et la vente de ces biens et services n’a qu’un seul but faire du pognon, part tous les moyens qu’il qu’ils soient y compris autodestructeur.
    Alors je sais bien, que certains, vont très vite rebondir là dessus pour dire que ces dérives sont inhérentes à ce système et probablement l »évolution incontournable qui a aussi l’avantage de satisfaire la cupidité humaine.
    Il est bien évident que ce système économique ne devrait jamais être érigé en système politique

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  • Narm // 02.01.2020 à 18h50

    Le navire du capitalisme qui sombre….
    nous sommes en 1914 , en 29 ou en 39 ?
    ça vient…
    finalement je pense qu’ils sont tous en train d’essayer de gagner du temps …
    avant le crac ou la guerre.
    quand on voit avec quel aplomb ils sont tous en train de mentir effrontément.

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  • Brigitte // 03.01.2020 à 09h03

    Le capitalisme, en tant que système économique, n’est pas prêt de sombrer. Sa flotte asiatique et bientôt africaine sont là pour prendre la relève. La Chine n’est qu’une copie des USA, qui veut prendre la place de l’original et qui y arrivera certainement. Souhaitons qu’elle améliore un peu le modèle au moins en ne cherchant pas à contraindre le reste du monde par la force comme le fait l’empire US. Un petit espoir persiste du côté de l’Afrique, crise climatique oblige mais c’est juste parce que l’espoir fait vivre.
    Un petit espoir persiste aussi du côté de la démocratie, en Europe cette fois-ci. Le capitalisme financier mondialisé a renversé le capitalisme d’état pour mettre à la place des nations des instances supra-nationales qu’il contrôle plus facilement. Nous devons nous opposer au capitalisme global en gardant le contrôle de notre souveraineté nationale. J’y crois encore même si hélas les peuples ont été biberonnés à l’US-UE depuis les années 50, j’en veux pour preuve les résultats des élections.

      +2

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  • RGT // 03.01.2020 à 11h18

    Je vois que ça commence déjà avec quelques écarts sur la réalité :
    « La guerre froide était la lutte de pouvoir entre deux empires économiques qui visaient l’hégémonie mondiale – avec d’un côté les États-Unis et ses vassaux, dont l’Europe, et de l’autre la Russie et ses États vassaux, regroupés au sein de l’Union Soviétique. »

    La guerre froide, c’était les USA qui voulaient dominer le monde et l’URSS qui refusait de se laisser faire.

    Certes le régime soviétique était très loin d’être parfait mais tout ce que désiraient ses dirigeants était qu’on leur foute la paix, ce qui était totalement contraire au messianisme US.
    Quant aux pays satellites, ils n’étaient qu’un périmètre de sécurité pour éviter que ne se reproduise la tragédie de la seconde guerre mondiale, et rien d’autre.
    Sachant qu’en plus ces pays avaient dés régimes proches des nazis ou avaient fourni des hordes de volontaires-chair_à_canon aux armées allemandes, on comprend que l’URSS ait préféré réduire leur pouvoir de nuisance.

    Quant aux soutiens aux « révolutions marxistes », elles n’étaient que la réponse du berger à la bergère et permettaient simplement de faire comprendre aux USA qu’il ne fallait pas dépasser les bornes sous peine de retour de bâton.

    Et quand l’URSS intervenait militairement dans un pays voisin, c’était toujours à la demande du gouvernement légal de ce pays pour qu’il se défende contre une agression extérieure US directe ou par proxy interposé.

    Regardez simplement ce qui s’est réellement passé en Afghanistan, non pas du point de vue du « monde libre » mais de la population locale.
    En dehors des « moudjahidin » les russes étaient reçus comme des pacificateurs par la population qui souhaitait vivre en paix.

    Et les russes sont intervenus à reculons, ne l’oublions pas non plus.

    Cerise sur le gâteau, quand on voir ce qui est advenu plus tard, on ne se pose plus de questions.

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    • Gilbert Gélinas // 03.01.2020 à 22h00

      Je me souviens, concernant l’Afghanistan, que le représentant américain au Conseil de sécurité avait qualifié les explications de l’URSS comme étant un insulte à l’intelligence et tous les médias occidentaux ont rapporté ça comme une évidence. Je bénis Internet qui nous permet d’avoir des source d’information alternatives. Au total, les États-Unis auront mis une décennie et des moyens énormes à ramener ce pays au moyen-âge en prétendant voguer au secours de la liberté. Et Brzeziński a eu le front de s’en vanter plus tard

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      • RGT // 04.01.2020 à 11h18

        Au début des années 80, un ami de mes parents était médecin humanitaire et avait immédiatement été envoyé en Afghanistan pour aider les populations contre « l’ogre bolchévik »…
        Ce qu’il avait alors constaté était à l’opposé de ce que « vendait » la « communauté internationale » : Un pays dans lequel les femmes avaient des droits très étendus, une population qui souhaitait qu’on lui foute la paix, des « moudjahidin » qui faisaient des razzias et tuaient sans complexe toute personne qui émettait la moindre réserve sur leurs « motivations », les femmes parquées comme du bétail, etc, etc..
        Ensuite, quand l’armée russe arrivait dans un village, c’était la fête car les russes, malgré toutes les horreurs qu’ils étaient CENSÉS commettre, commençaient par sécuriser la zone et porter assistance à la population… Et apportaient toute leur aide aux humanitaires en leur fournissant des médicaments (russes), des hôpitaux de campagne et de la nourriture.

        Ensuite sont arrivés les « Divins Talibans » sponsorisés par Washington en échange de la promesse d’un gazoduc, promesse qui n’a jamais été tenue et qui est assurément la cause principale du « mécontentement » US à l’égard de ces « étudiants » (en massacres de masse).

        À ce moment là, il a dû, comme tous les humanitaires, fuir le pays sous peine d’être égorgé sur la place publique par les « envoyés messianiques ».

        Il nous a quitté il y a quelques années après avoir vécu (aussi) l’expérience des « Divins Combattants Kurdes qui se battaient contre Saddam Belzébuth » et qui, encensés par la même « communauté internationale » n’étaient en fait que des bandits de grands chemins qui rackettaient les populations locales et exterminaient les convois humanitaires pour les piller s’ils n’étaient pas protégés par l’armée de Satan.

        Un homme bien, qui a voué son existence à aider ceux qui souffraient le plus.
        Paix à son âme (si elle existe).

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  • moshedayan // 03.01.2020 à 12h36

    Les accidents et crises chroniques écologiques accèléreront les problèmes et l’effondrement du capitalisme actuel. Il suffit de voir ce qui se passe en Australie. La facture australienne est gigantesque, avec d’autres faits similaires (Californie, Portugal, Grèce…) l’amortissement financier mondial s’épuise…
    Pour le reste, c’est une simple analyse anglo-saxonne de la fin de la Guerre froide.
    Tout le monde a bien simplement compris et sans « en faire des tonnes de lignes » que, depuis la fin de l’URSS, la Ploutocratie capitaliste n’a plus aucune limite dans l’application de ses doctrines libérales, c’est Open Bar… mais certains sont peut-être déjà conscients du danger « bolshevik return », comme Boris Johnson qui décide une augmentation du salaire minimum. affaire à suivre donc sur la capacité des Nations à se développer rationnellement.
    ps. n’attendez pas que de l’UE sorte une quelconque conscience « à la Johnson » mis à part que l’Allemagne poursuit son impérialisme discret et méprisant pour les peuples fainéants.

      +3

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  • Narm // 03.01.2020 à 12h43

    Je disais hier
    « Le navire du capitalisme qui sombre….
    nous sommes en 1914 , en 29 ou en 39 ?
    ça vient……
    avant le crac ou la guerre. »

    ça y est, la guerre, pour se « défendre »
    je ne pense pas que l’Iran ait les même nerfs que la Russie

    je vomi trumpy , comme macron et sa frappe en Syrie.

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  • Grd-mère Michelle // 03.01.2020 à 14h22

    Article et analyse trop simple(simpliste?) que pour être juste.
    Au courant des années 1960, s’était répandu en Europe (Belgique, France, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, Italie, pour ce que j’en sais) un mouvement « underground » (non organisé) principalement tourné CONTRE la « société de consommation », inspiré par la culture de jeunes étasunien-ne-s (idealement placés pour en parler), réfractaires à la guerre, au racisme et à la xénophobie, au patriarcat, aux modes de travail déshumanisés, avilissants, aux contraintes socio-culturelles/cultuelles qui tendaient à transformer les humains laborieux en robots, en détruisant leur faculté de penser, en les « divertissant » et en les « programmant ».
    Nous savions, déjà alors, que le SYSTEME ÉCONOMIQUE CAPITALISTE SE MORD LA QUEUE (maximalisation des profits par l’utilisation des machines et la diminution du nombre de travailleurs-euses actifs…donc chômage, pauvreté et impossibilité de consommer les produits proposés par le système, malgré le CRÉDIT -d’où déséquilibre et faillite économiques et production de DETTES(financiarisation de l’économie).
    Et nous n’étions pas plus rassurés par les deux principaux régimes politiques communistes(dont nous avions des échos fiables)qui brimaient leurs populations tout en s’engageant dans une compétition industrielle insensée(dont la « conquête spatiale », plus jamais contestée de nos jours).

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  • Grd-mère Michelle // 03.01.2020 à 15h10

    Suite- « Mai 68 » (dernière révolution française brutalement mais surtout habilement réprimée), par la mise en évidence de ce mouvement révolutionnaire diffus mais, de ce fait, dangereux pour le système, a permis sa récupération (médiatique, commerciale, psychologique, politique, sociale), et ses éléments conscients subsistants n’ont plus été considérés, dévalorisés, que comme de « doux rêveurs ».
    « You may say i’m a dreamer, but i’m not the only one.
    I hope someday you will join us… and the world will be as one. »(« Imagine »J.Lennon)

    Finalement, la crise annoncée du capitalisme et des systèmes hyper-productivistes compétitifs s’est concrétisée, en même temps que les dégâts environnementaux qu’ils causent se sont avérés(aujourd’hui révélés et transmis au jour le jour grâce aux progrès de la communication instantanée).
    Ainsi, nous pouvons espérer que les peuples du monde entier se solidarisent pour lutter contre leurs « dirigeants » exploiteurs et se liguent pour faire valoir l’essence de leur humanité: perpétuer dignement leur espèce, dans le bien-être que peuvent leur apporter les progrès certains de leur « génie »(leur particularité langagière qui leur offre la capacité de se transmettre, à travers le temps et l’espace, leurs savoirs-notamment que la violence entraîne la violence), tout en respectant les autres espèces vivantes, dont nous savons aujourd’hui qu’elles sont toutes inter-dépendantes.

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  • Jerome // 06.01.2020 à 00h13

    Je suis un peu dans le flou.. et j’aimerais bien comprendre.
    Pour l’instant, je vois un point commun entre capitalisme et dictature communiste*, c’est que l’homme DOIT travailler une grande partie de sa vie pour une organisation (Entreprise privée ou d’État) afin de gagner sa vie (et donc le droit de vivre en société).
    1) Existe-t-il un principe d’organisation sociale où chaque individu bénéficie d’un salaire de base quelque soit sa contribution à la société?
    2) Est-ce que l’anarchie permet ou admet que les individus puissent avoir le droit à la dignité et donc à une part des richesses produites, en quantité suffisante pour (dignement) se loger, se nourrir, se déplacer, se soigner et bénéficier d’un enseignement de haut niveau?
    J’imagine que si personne ne travaille, il ne peut y avoir de productivité, mais je n’imagine pas que personne ne souhaite gagner plus en travaillant plus et finalement que le nombre de travailleurs puissent générer les gains de productivité nécessaire pour faire fonctionner la communauté.
    3) Est-ce qu’une société avec un fonctionnement capitaliste mais aussi démocratique ne peut pas être le meilleur mode de fonctionnement possible?

    *(période précédant l’avènement du partage – au profit de tous les citoyens – des moyens de production et donc des richesses)

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  • Jerome // 06.01.2020 à 00h36

    J’ai aussi l’impression que pour diffuser son message universel d’équité dans la distribution des richesses, l’URSS faisait du mal à son propre peuple. Alors que les Etats-Unis pour faire du bien à son peuple, faisaient mal au reste du monde sauf à ses alliés.
    Et finalement, la démocratie meurt inévitablement avec la concentration des richesses et donc du pouvoir.
    Quand les oligarques ont soumis les autres nations, il ne leur reste plus qu’à soumettre leur population locale. Ce qui me paraît être un mauvais calcul puisque si les salaires sont trop faibles, les salariés ne pourront plus consommer pour enrichir les oligarques. Peut-on concevoir qu’un appauvrissement rapide (en moins de 20 ans) des populations des pays riches puissent entraîner un manque à gagner, voire une faillite des oligarques? ça m’étonnerait, sinon les puissances d’argent souhaiteraient des rémunérations suffisantes pour avoir une classe moyenne qui consommerait pour préserver l’équilibre.

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