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2.janvier.20202.1.2020 // Les Crises

La grève du 5 décembre au 20h de France 2 : quatre jours de propagande – Par Pauline Perrenot

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Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 05-12-2019

Après une observation du 20h de France 2 du 1er au 4 décembre, le bilan est sévère pour le service public. Son traitement de la grève du 5 décembre, qui n’invite à aucune prudence langagière, se résume en un mot simple : la propagande.

Commençons par quelques chiffres : sur les quatre jours ayant précédé la journée de grève du 5 décembre, la rédaction du 20h a consacré 25 sujets à cette journée, pour un total de près de 52 minutes. Sur ces 25 sujets, seuls quatre sont « dédiés » réellement au fond de la réforme : deux sur les régimes spéciaux, un autre sur le montant des pensions et le quatrième, prétendant « suivre » un syndicaliste (nous y reviendrons). Syndicalistes qui sont, du reste, totalement marginalisés dans les différentes éditions, puisqu’ils ne s’expriment sur le « fond » du sujet que… 1 minute et 8 secondes au total [1] !

Un « temps de parole », si on peut encore l’appeler ainsi, qui contraste avec celui accordé aux usagers, dirigeants d’entreprises, hôteliers, commerçants, cadres des hôpitaux interrogés sur l’organisation de leurs services, cadres de la SNCF, personnels non-grévistes de la RATP ou tout autre interlocuteur « impacté », que la rédaction a choisi de mettre au premier plan de ses reportages : 7 minutes et 38 secondes : soit sept fois plus que les syndicalistes.

Mais alors, de quoi France 2 a-t-elle bien pu parler ? Eh bien de ce dont ont parlé la plupart de leurs confrères, comme nous l’avions noté dans le cas du Journal du dimanche et du Parisien : du coût des régimes spéciaux, de l’organisation des usagers, de la galère à venir, du micmac des patrons d’entreprises et, bien sûr, des risques de « dérapages » en série. En images, et les sujets sont exhaustifs, ça donne ceci [2] :

Arrêtons-nous sur quelques exemples (on vous épargne les multiples reportages annonciateurs de « la galère »).

En premier lieu, une enquête signée du communicant Laurent Delahousse, qui lui vaudra à coup sûr le prix Albert Londres. Après s’être demandé « quelle sera la couleur du ciel sous le front social en fin de semaine ? Tempête ou ouragan sur les retraites ? », le météorologue, maître-cireur mais également analyste sportif, se penche sur les « éléments de langage » du gouvernement. Analyse :

Je vous le disais, le gouvernement est réuni ce soir à Matignon afin de dresser la feuille de route des prochains jours, coordonner les éléments de langage. Et le premier message de communication était visible aujourd’hui dans le dress-code du jour, dans le catalogue vestimentaire. Chemise ouverte, jean et baskets. Volonté clairement affichée de ne pas sur-jouer la tension, bien au contraire.

On attend avec impatience le « décryptage » du prochain message de communication ! Une analyse qui a succédé à un reportage tout aussi brillant sur le coût des régimes spéciaux, ayant notamment valu à France 2 un droit de réponse de la part des avocats. Dommage pour la rédaction de France 2, car ce n’était pourtant pas la corporation qu’elle avait le plus dans le viseur… Vous devinez laquelle ? Et vous avez raison :

Le verbatim est à l’avenant :

Ils sont dans le viseur du gouvernement : les régimes spéciaux. La facture ? 9 milliards d’euros environ chaque année, financés par des taxes, mais surtout par l’État. C’est lui qui paye une partie des retraites de la RATP et surtout de la SNCF : 3 milliards 300 millions d’euros. Les cheminots partent plus tôt à la retraite, à partir de 52 ans pour les conducteurs, 57 ans pour les autres. Ce syndicaliste justifie la participation élevée de l’État.

Le syndicaliste en question, Bruno Poncet, disposera de 12 secondes pour apporter son point de vue, déplorant notamment le peu d’embauches à la SNCF. Quant au cadrage du sujet ou aux non-dits concernant les surcotes des cotisations des cheminots, il ne pourra évidemment en piper mot.

Et la rédaction remet le couvert le 4 décembre. Du « coût des régimes spéciaux », on passe ainsi à la question fatidique : « Faut-il supprimer les régimes spéciaux ? » Comme dans les sondages, la construction du reportage, sous forme de questions successives, impose légèrement la réponse à donner à la question : « L’origine des régimes spéciaux ? » – « Un régime privilégié ? » – « Combien ça coûte à l’État ? » – « Il y a donc un déficit. Alors, faut-il supprimer les régimes spéciaux ? Pour le ministre Jean-Paul Delevoye, la réponse est claire. » Si un « expert » est invité pour dire que le métier serait moins attractif sans le régime, si un syndicaliste est invité à s’exprimer 19 secondes, les infographies proposées par France 2 vont dans le sens des propos d’un ancien rapporteur de la Cour des comptes, qui ne mâche pas ses mots :

François Ecalle : D’abord les trains ne sont plus à vapeur et on n’est plus obligé de mettre le charbon dans les chaudières hein. […] Ils gagnent un peu sur tous les tableaux !

L’essentiel, pour France 2, est donc démontré : en miroir du Parisien daté du 1er décembre, et de sa Une dévoilant fièrement « le vrai coût des régimes spéciaux », le tout en écho à la communication gouvernementale, la rédaction de service public aura apporté sa contribution au pilonnage d’un autre service public.

Une démarche qui culmine dans une « enquête » pour le moins inattendue, diffusée la veille du 5 décembre et intitulée « Mon maire m’emmène à la manifestation ». Anne-Sophie Lapix donne le ton :

Ils devraient être nombreux demain à Paris à défiler contre la réforme des retraites. À condition toutefois de pouvoir venir. La grève des transports rendra les trajets compliqués, d’où l’idée, dans certaines mairies de banlieue, plutôt communistes, de mettre à la disposition de leurs agents des bus. Est-ce bien légal ? L’enquête de « L’œil du 20h ».

Un beau sujet anti-mobilisation sur un phénomène parfaitement anecdotique, que France 2 va grossièrement amplifier et dramatiser, avec cerise sur le gâteau, un délicieux parfum de délation. Florilège :

– Demain en région parisienne il y aura bien quelques bus, mais pas pour ceux qui vont travailler. « L’œil du 20h » a découvert que certaines mairies vont mettre des cars à disposition des manifestants. [Scoop ! NDLR]

– Une pratique méconnue, et surtout illégale selon le Conseil d’État. Ces cars de la ville de Stains, en Seine-Saint-Denis, d’habitude, sont utilisés lors des sorties scolaires. Mais demain, le maire va faire une exception. Les deux bus municipaux emmèneront gratuitement à Paris les manifestants de sa commune.

Coût pour la commune : 500€ pour deux autocars. Selon le maire, ils seront conduits par des employés municipaux grévistes, qui ne seront donc pas payés. [Du Balkany tout craché ! NDLR]

– Le Conseil d’État a tranché la question il y a près de trente ans : c’est illégal, et cette décision fait toujours jurisprudence, comme nous l’a confirmé ce matin la plus haute juridiction administrative. Un arrêt fondé sur la neutralité du service public.

Et en neutralité, France 2 s’y connaît ! La rédaction affiche ensuite une carte de France épinglant les 18 villes – « communes gérées par des élus socialistes, et surtout communistes » – qui affréteront les cars. « Et les travailleurs non-grévistes eux ? Pourront-ils profiter de ces bus pour braver la grève des transports ? La mairie est catégorique. » La journaliste, affichant un sourire entendu, est filmée en pleine conversation téléphonique avec la maire PCF de Malakoff, qui répond que les cars sont affrétés pour les grévistes souhaitant se rendre à la manifestation. Ainsi la rédaction de France 2 vient-elle de déclencher « l’affaire des mairies communistes » – qui restera probablement dans les mémoires de la corruption – et conclut fièrement :

À la mairie de Malakoff on assume, et peu importe les décisions du Conseil d’État […]. Aucune sanction n’est prévue par les textes, mais devant la polémique, la maire de Malakoff précise ce soir que le coût du transport des grévistes sera refacturé aux syndicats.

Vous avez dit sabotage ?

 

Service après-vente du gouvernement

Rappel : sur un total de 25 sujets donc, seuls quatre ont été consacrés au fond de la réforme. Après les deux sujets sur les régimes spéciaux vient un sujet sur le montant des pensions. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le 3 décembre, il s’agit avant tout pour Anne-Sophie Lapix de faire le service après-vente des problématiques que le gouvernement souhaite mettre en avant. Ainsi le seul sujet est-il dédié à deux études de cas qui verront leur pension… « augmenter » ! Les retraités touchant le « minimum contributif », dont France 2 déclare qu’ils toucheront 20 euros en plus, et les agriculteurs, 100 euros en plus. « Un montant qui pourrait ensuite être revu à la hausse selon la majorité » s’empresse de rajouter le journaliste, avant de tendre le micro à un député LREM.

Un suivisme et une complaisance qu’annonçait déjà Anne-Sophie Lapix au moment d’introduire le sujet :

Pour l’heure, beaucoup ont le sentiment qu’ils seront perdants. Le gouvernement rappelle au contraire les progrès de sa réforme, comme la retraite à 1000 euros minimum.

Rappelons-nous que la population « a le sentiment que » et que le gouvernement lui, « rappelle », pense… et sait. Dans la suite du reportage, le journaliste va même vanter la générosité du Président :

Remplir le porte-monnaie des millions de retraités parmi les moins fortunés. Leur garantir la somme de minimum de 1000 euros pour vivre. Voilà la promesse d’Emmanuel Macron.

Au cas où vous n’auriez pas compris, une belle allégorie enfonce le clou :

Vous avez dit propagande ?

Mais ce n’est pas terminé. Anne-Sophie Lapix dans le texte :

Le gouvernement compte atténuer les effets de la grève en mettant en place un dispositif pour garantir des trains, des bus, des métros dans la capitale. […] Qu’est-ce qui pourrait rouler jeudi en pleine grève ? Peut-être des cars Macron.

L’homme de toutes les solutions, en somme.

Le quatrième et dernier sujet de fond – et l’unique anglé sur les revendications des syndicats – est diffusé le 4 décembre. « Reportage » prétendant « suivre » au plus près des cheminots de Laroche-Migennes dans l’Yonne, qui laisse en réalité au syndicaliste CGT… 28 secondes de temps de parole. La belle affaire ! Une parole que la rédaction vient en outre immédiatement contrebalancer avec celle du propriétaire d’un bar de la ville (16 secondes), en affirmant que « tous ne partagent pas l’avis du syndicaliste ». C’est tout ? C’est tout [3].

 

La construction médiatique de la peur

Sans doute à court de bonnes idées, la rédaction de France 2 opte également pour des exercices de futurologie. Et quand Anne-Sophie Lapix pose la question le 2 décembre, elle le fait sans trembler : « Doit-on craindre des dérapages lors des manifestations contre la réforme des retraites le 5 décembre ? » La construction du reportage qui s’ensuit apporte quelques éléments de réponses. Scoop : c’est oui. Le journaliste, qui s’interroge sur les « dérapages » possibles (des manifestants évidemment), tient tout d’abord à rafraîchir la mémoire des téléspectateurs en déroulant le film des violences du 1er mai parisien – à défaut d’être encore pourvu d’images choc, France 2 recycle.

Le tout au prix d’une belle réécriture journalistique de l’histoire de cette manifestation :

Avec un risque : des débordements, comme ceux il y a quelques mois du 1er mai 2019 à Paris. La marche avait dégénéré. Les syndicats sont alors dépassés. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, est exfiltré, certains militants plient bagage.

Des « débordements » qui n’étaient, comme l’ont montré bien des confrères, nullement le fait de violences policières. Car France 2 tient à rappeler, foi d’expertise, que plane toujours la menace de l’ennemi principal :

– Journaliste : Pour cet expert, des groupes violents peuvent s’infiltrer dans les cortèges officiels.
– Éric Delbecque : Viennent se greffer, s’enchâsser à l’intérieur de ce mouvement social des éléments qui eux ne sont pas là pour manifester calmement et exprimer des revendications, mais pour essayer de propager une onde de violence. On l’a vu avec le black block.

Et on peut dire qu’il s’agit là d’un cas d’expert chimiquement pur ! Éric Delbecque, présenté comme simple auteur, est « expert en sécurité intérieure » mais aussi « colonel de réserve de la Gendarmerie nationale » et « ancien conseiller au ministère de l’Intérieur » [4]. Expert très prisé des médias (Le Figaro en tête, mais aussi BFM-TV, Europe 1, Le Point, Sud Ouest, RMC et tant d’autres rien qu’en 2019), particulièrement bien placé pour gloser sur les « groupes violents », lui qui exprimait sur son blog en avril dernier que « ceux qui sont dans les rues le samedi ne sont plus des gilets jaunes », que les actions actuelles de désobéissance civile sont « un dévoiement » (FigaroVox), qu’il voit dans la ZAD un « reflet du discours salafiste » (Le Point), que « la France insoumise tente d’exister en maximisant la haine et les provocations » (Journal de l’économie) ou, last but not least, en avril, que « le temps de la complaisance est terminé » avec les manifestants (Le Point). Biographie que les téléspectateurs de France 2 devront aller chercher par eux-mêmes !

Et l’édition spéciale du journalisme de préfecture se poursuit le lendemain. Fidèle porte-parole, Anne-Sophie Lapix monte d’un cran :

Le gouvernement prend très au sérieux de voir la manifestation contre la réforme des retraites dégénérer jeudi. Il s’apprête à déployer un dispositif de sécurité exceptionnel : 5 000 hommes seront mobilisés. Autant qu’il y a un an après le chaos du 1er décembre. La préfecture appelle les commerces qui se trouvent sur le trajet de la manifestation à baisser le rideau.

Entendu ? Si tel n’est pas le cas, la rédaction vous refait encore le film – mais cette fois du 8 décembre 2018 – sous-titré de quelques douceurs journalistiques :

– Les autorités se préparent à faire face à tout débordement ;
– Un dispositif de sécurité parmi les plus conséquents jamais vus dans la capitale ;
– Des policiers à moto, capables de se déplacer rapidement pour interpeller des manifestants violents.

Le tout enrobé de reportages sur les craintes des commerçants invités par la préfecture à fermer boutique. Reportages dont les lancements confirment le ton général. Exemple le 4 décembre :

Des planches de bois taillées sur mesure pour résister aux assauts des casseurs. Les banques ont donné pour mission à cette entreprise de protéger leurs façades.

Une conclusion, en un mot, pour qualifier l’information selon France 2 ?

Pauline Perrenot

[1] 12 secondes le 1/12 ; rien le 2/12 (un syndicaliste s’exprime, mais sur le rôle de son service d’ordre…) ; 9 secondes le 3/12 (un syndicaliste intervient mais concernant la possibilité des cars Macron de circuler dans Paris…) ; 47 secondes le 4/12 pour trois syndicalistes, dont deux micro-trottoirs : le troisième, CGT, « suivi » par la journaliste, dispose de 28 secondes de temps de parole dans le reportage.

[2] Il manque simplement deux sujets dans les bandeaux : le sujet « Agenda du gouvernement » (1/12) et, un sujet le 4/12 : « L’histoire secrète », dédié à récolter les bruits de couloirs aux détours des cabinets ministériels pour jauger l’état d’esprit du gouvernement…

[3] Ou presque : le 4 décembre, on notera un sujet dans lequel des salariés de l’usine Laguiole témoignent de leur inquiétude vis-à-vis de la réforme à venir (1 minute 19).

[4] Voir sa biographie longue comme le bras sur son site.

Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 05-12-2019

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Commentaire recommandé

Barbe // 02.01.2020 à 06h36

J’ai délaissé la télé depuis 15 ans. Comme on abandonne un territoire à d autres. Des étrangers. Et pourtant il faut bien que des personnes soucieuses et honnêtes se la coltinent pour constater les délits quotidiens de la part de la propagande en marche. Merci à elles pour leur sacrifice.

49 réactions et commentaires

  • Barbe // 02.01.2020 à 06h36

    J’ai délaissé la télé depuis 15 ans. Comme on abandonne un territoire à d autres. Des étrangers. Et pourtant il faut bien que des personnes soucieuses et honnêtes se la coltinent pour constater les délits quotidiens de la part de la propagande en marche. Merci à elles pour leur sacrifice.

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    • M.Smith // 02.01.2020 à 09h27

      Idem pour la presse papier. Hélas, les médias mainstream sont toujours la source d’information première et les faiseurs de rois de pacotille (ou de vrais valets des puissances financières).

        +37

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      • M.Smith // 02.01.2020 à 09h59

        Une info qui ne fera pas la une :
        https://francais.rt.com/france/69605-patron-blackrock-france-devient-officier-legion-honneur-distinction-qui-interroge

        La plus haute distinction honorifique française pour l’un des principaux acteurs financiers spéculatifs mondiaux (et principale bénéficiaire de la réforme des retraites).
        La macronie reconnaissante !

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        • Erick // 03.01.2020 à 04h08

          Le subterfuge fonctionne à merveille: ils ont laché le nom blackrock et tout le monde est en effervescence autour de blackrock (ah le gros méchant fond américain), au lieu de se poser les bonnes questions sur qui va vraiment en profiter de cette future retraite par capitalisation qui s’en vient tranquillement.
          Je parie que la légion d’honneur est une manip de plus pour exciter la population (et brouiller les pistes).

          Pour info, le business de blackrock, c’est les ETFs, et la spéculation ce n’est pas blackrock qui la fait, mais ceux qui achètent et revendent les ETFs (les “gentilles” banques, compagnies d’assurance et tutti quanti, bien françaises du coup, vont se régaler en revendant les ETFs de blackrock avec quelques commissions).

          Je vois déjà l’arnaque: une banque français propose un fond d’épargne retraite avec gros frais de gestion – genre 2% ou plus – composé d’ETFs de blackrock dont les frais de gestion varient de 0.1 à 0.5% à la louche – bénéfice garanti avec pratiquement aucun effort. Juste un bon coup de marketing de la banque pour expliquer que leurs meilleurs experts financiers sont sur le coup et le tour et joué.

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      • fox23 // 02.01.2020 à 23h59

        Zavez raison, d’ailleurs, depuis la disparition des petites maisons au fond du jardin, l’intérêt des quotidiens a beaucoup diminué…

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  • Fritz // 02.01.2020 à 07h23

    « Les zuzagers » : ce mot insultant n’est pas employé par hasard. Les médias l’emploient pour persuader les travailleurs qu’ils sont les victimes des grévistes, qu’ils sont pris en otage, et surtout pour les DISSUADER de rejoindre les rangs des grévistes. Non, un zuzager qui se respecte doit coûte que coûte rejoindre son poste de travail, même si c’est un « jeudi noir ». Surtout, qu’il n’ait pas l’idée farfelue de rejoindre un mouvement de grève générale.

    Et comme il se doit, les médias-qui-mentent se font discrets sur l’abattement fiscal des journalistes, comme sur les régimes spéciaux des policiers, qui ne seront pas touchés par la contre-réforme.

      +79

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  • Cyclone // 02.01.2020 à 07h36

    Le visage de la bourgeoisie, quand on laisse libre cours à ses pulsions, à la TV… Tirer la chasse, il y a un bouton extinction sur la télécommande, c’est la solution. Puis sortir respirer l’air où il est pur encore. Voilà des résolutions pour la nouvelle année, une année où on va recevoir 20 sur 20.

      +37

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    • Larousse // 03.01.2020 à 09h30

      Vous avez bien raison.
      Du reste, je ne vais pas trop m’attarder sur cet article. Le bilan est évident , accablant…
      En cas de Grande Révolution, 80% des journalistes “en vue” seront licenciés, débarqués… et prendront leurs billets pour l’étranger pour l’exil…
      avec leurs maîtres… c’est un scénario rêvé à la 89-92 ou qui peut effrayer par la violence qu’elle suppose …
      Personnellement, je suis persuadé que cacher ou travestir la Réalité mène à la catastrophe… Elle est en marche c’est évident pour moi, c’est juste une question de temps…car on ne peut pas prévoir la date de son déclenchement.

        +6

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  • Kokoba // 02.01.2020 à 08h48

    Joli résumé.

    C’est une histoire qu’on connait par coeur maintenant :
    Les médias publics au service du gouvernement.
    Les médias privés aux mains des oligarques.

    Le gouvernement étant le bras armé de l’oligarchie, la boucle est bouclée.

    En contre-partie, Internet permet (pour l’instant encore) quelques espaces de liberté.
    Si on veut vraiment s’informer, l’information est disponible.
    En 2020, il est quasiment impossible de cacher quoi que ce soit.
    Le problème, c’est que cette information ne va réussir à toucher qu’un tout petit nombre de personnes (qui sont souvent déjà convaincus).

      +60

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    • jules Vallés // 02.01.2020 à 09h26

      D’un autre côté ce sont toujours les minorités qui font évoluer et changer les choses pour la majorité….

        +9

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      • Geoffrey // 02.01.2020 à 09h52

        à condition qu’elles soient violentes
        …et pas pacifistes, du genre Boulo ou Rodrigo

        la Révolution ? Qqn DOIT la faire, et c’est pas macron qui va y aider. Il FAUT agir sur la matière, nécessairement !!!!!!!!! Y a pas de hasard…

        Geof’, anti-pacifiste

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    • Vercoquin // 02.01.2020 à 10h33

      “En contre-partie, Internet permet (pour l’instant encore) quelques espaces de liberté.”

      Pas sûr.
      Macron a encore le temps d’édicter des lois liberticides comme in sait si bien le faire.
      Il peut s’attaquer très vite et très violemment aux “complotistes” qui pullulent sur le net.
      Aujourd’hui, quand on n’est pas pour Macron, on est “complotiste”.

        +26

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  • Urko // 02.01.2020 à 11h37

    Certains passages dénoncés par ce papier relèvent en effet, sinon de la propagande, du moins de la communication gouvernementale à peine déguisée en journalisme. En revanche, que les médias donnent davantage la parole aux usagers qu’aux grévistes, bien moins nombreux, ne me paraît pas aberrant. Après tout, c’est bien par leur impact sur un maximum d’usagers que les grèves pèsent et rendent visibles les grévistes et leurs revendications : il semble donc tout à fait logique et juste que les médias s’intéressent à ces usagers, qui pour rappel n’ont pas à être pris pour des objets avec lesquels les syndicats peuvent jouer librement et n’auraient que le droit de se taire en attendant que les grévistes jugent bon d’en terminer avec eux. Un peu de cohérence tout de même. Pour le reste, ok.

      +2

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    • FPOLE // 02.01.2020 à 12h38

      Certes les usagers sont beaucoup plus nombreux que les grévistes. Bien.

      appliquons ce raisonnement logique à toute l’information :
      Les manifestants (gilets jaunes ou syndicalistes) étant beaucoup plus nombreux que les policiers, les membres du gouvernements et les chiens de garde, ils faut leur donner la parole au prorata de ce que chacun représente.
      Du coût, on entend plus que les manifestants dans les médias cités dans l’article.
      étrangement, ce n’est pas l’impression que j’ai eue.

        +23

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      • Urko // 02.01.2020 à 14h03

        Certes. Mon message n’avait pas vocation à établir une règle, seulement à rappeler que donner la parole à quelques uns des très nombreux usagers perturbés par une grève d’importance n’avait quand même pas grand chose à voir avec de la propagande. Ce que vivent lesdits usagers relève bel et bien de l’information et ne rend la grève ni plus ni moins légitime. Cela paraît normal que les médias les entendent.

        Quant aux gilets jaunes, ce qui mériterait interrogation viendrait plutôt de la façon dont les médias ont choisi ceux qui représentaient soi disant ce mouvement, qui a selon moi souffert d’un kidnapping par une extrême gauche l’ayant au début méprisé et moqué, avant de l’infiltrer et de l’affaiblir de l’intérieur, au grand plaisir du gouvernement, qui n’en demandait pas tant. La communication se niche partout, même dans le propos d’un usager, d’un journaliste impartial (ça existe) ou d’un syndicaliste. Parfois, elle se retourne contre ceux qui abusent d’elle

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        • FPOLE // 02.01.2020 à 15h44

          “Quant aux gilets jaunes, ce qui mériterait interrogation viendrait plutôt de la façon dont les médias ont choisi ceux qui représentaient soi disant ce mouvement, qui a selon moi souffert d’un kidnapping par une extrême gauche l’ayant au début méprisé et moqué, avant de l’infiltrer et de l’affaiblir de l’intérieur, au grand plaisir du gouvernement,…”

          Sérieusement, je ne vois pas à qui vous faites allusion.

            +2

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  • FPOLE // 02.01.2020 à 12h02

    Comme nous sommes en démocratie, nous avons de nombreuses sources d’information. TF1, FRANCE 2, FR3, BFM, LCI… sans compter les radios.
    Une petite pensée pour ces pauvres russes avant la chute du mur de BERLIN. 2 grands journaux : la pravda et les izvestias qui délivraient la propagande du gouvernement.

    La démonstration est faite, vive la démocratie et la pluralité de l’information dans notre grand et beau pays, vive le président Macron, que dieu lui prête vie. Ceux qui contestent sont des complotistes et des jamais-contentistes, pire, de sales syndicalistes moustachus (c’est nul, c’est pas tendance, alors que ce Martinez pourrait porter une barbe de 3 jours, comme notre 1er ministre et notre ministre de l’intérieur)

    signé Laurent DELAHOUSSE, Christophe BARBIER, Ruth ELKRIEFF, Jean-Michel APHATIE, Léa SALAME…

      +18

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    • Zorglub // 02.01.2020 à 15h57

      On en revient à la phrase mythique de Coluche, La dictature c’est “ferme ta gueule” (2 journaux dans l’URSS), la démocratie c’est “cause toujours” (pleins de journaux qui disent la même merde). Coluche avait des fulgurances de génie. Il nous manque.

        +18

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  • chris // 02.01.2020 à 12h05

    Une grosse majorité des commentateurs sur les chaînes infos sont du coté de macron, “il ne lâchera pas”. Ils vont même jusqu’à avouer que la politique de macron favorise leurs situations, qui relèvent de classes supérieurs. On est un bien sur une lutte de société d’un coté les plus favorisés ou le mettre mot reste le capitalisme profond et enrichissement personnel, face à des personnes qui veulent simplement pouvoir assurer de pouvoir se loger, se nourrir, s’habiller, se soigner et prendre sa retraite à minima. Alors la lutte est déséquilibré, mais elle doit se prolonger car avec le nouveau monde de macron, ce nouveau paradigme, vise à ce que ce minimum soit rogné. C’est plus possible, la France
    est dans les pays les plus riches du monde et doit montrer l’exemple.

      +10

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  • Louis Robert // 02.01.2020 à 12h16

    « Service public »? — Constamment, en permanence, de manière cohérente… au-dessous de tout.

    Une seule question me hante: comment les spectateurs citoyens peuvent-ils voir et entendre ÇA, les créatures des médias dire et présenter ÇA, encore et toujours, et demeurer sains d’esprit?

      +8

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    • Roselyne Arthaud // 02.01.2020 à 12h51

      En regardant et écoutant mon entourage, je crains fort que les esprits soient en dégradation rapide…même pas de disputes pendant les “fêtes” tous et toutes dans un déni béat.

        +15

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      • Louis Robert // 02.01.2020 à 13h39

        La chose semblant retenir votre attention, je vous suggère de regarder l’air béat des responsables australiens sous le choc, en conférence de presse et aux bulletins de nouvelles, suite aux dévastations en cours par les méga-feux (« la concrétisation du pire des pires scénarios »), en Australie. On peut parler ici, je crois, de la fin dramatique d’un long déni…

        Voyez notamment:

        « NSW Premier responds to bushfire crisis | Nine News Australia »

        https://www.youtube.com/watch?v=L_gIYm5Sjow

        La panique n’est pas loin… et pour cause! Les modèles (en cours de révision urgente) ne tiennent plus devant la brutale réalité. Menace sous-estimée.

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      • FMAL // 02.01.2020 à 20h18

        Effectivement Roselyne, lorsque j’écoute au réveillon un enseignant du collège (dans le privé) me raconter que la réforme des retraites est indispensable et qu’il me donne des arguments incohérents (et repris des media principaux), alors je désespère. Non seulement parce qu’un prof est abruti à ce point mais aussi parce qu’il enseigne à des enfants son absence de sens critique !

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        • Louis Robert // 02.01.2020 à 21h15

          Quelle chance, quelle émancipation d’avoir un prof qui enseigne à ses élèves, en l’incarnant, comment on ne DOIT surtout PAS penser! Ce sont expériences inoubliables. Rien ne vaut l’éducation par l’exemple.

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        • Larousse // 03.01.2020 à 09h44

          La baisse d’intelligence et du sens du recul et encore plus de la critique est générale . Et comme le dit un collégue titulaire détaché dans un établissement privé, l’Education nationale est pleinement touchée par ce phénomène. Il est pessimiste de caractère, certes, certes, …mais votre exemple il en récolte aussi régulièrement sur l’endettement, la circulation monétaire, la valeur fiduciaire, la spéculation, et évidemment l’euro…
          il développe un mépris pour toute cette petite classe moyenne qui s’accroche sur l’euro pour s’acheter des SUV allemands ou japonais… Ce matin, il m’envoie un sms furibard sur Carlos Ghosn et tous ces médias français qui le défendent et ont sciemment menti sur les conditions “scandaleuses de la Justice japonaise” et il souhaite l’éviction du groupe Renault de Nissan et la faillite même… c’est vous dire quand on ment … ça peut finir très mal…

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    • Jérôme // 02.01.2020 à 15h40

      Cela me fait penser à la notion de zone grise qui serait une zone géographique dont un Etat aurait perdu le contrôle parfois volontairement mais le plus souvent involontairement. En vendant les activités économiques sources d’enrichissement de l’Etat (Autoroutes, loterie nationale, etc.), le gouvernement me semble faire le choix de réduire l’Etat à la seule fonction du maintien d’un ordre en vue de protéger les puissances d’argent. On pensait que les banques n’avaient pas d’armée… or, en mettant un banquier au pouvoir, les banques ont bel et bien une armée à disposition. Et bientôt, une armée européenne pour s’assurer que les militaires n’hésiteront pas à appuyer sur la gâchette lors des révoltes régionales. L’Etat français devient une zone grise, où l’Etat de droit n’existe plus, où seuls les intérêts privés de certains oligarques comptent. Je pensais que c’était de la science fiction mais en reconstituant le puzzle, j’y vois un scénario en construction. A-t-on jamais vu autant d’actions de désinformation de la part d’un gouvernement sur un laps de temps si court? Dans quel pays au monde, on compte autant de manifestants mutilés, de prisonniers en attente de procès, de gens arrêtés préventivement, de gens frappés gratuitement, de répression judiciaire hors normes?

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      • Louis Robert // 02.01.2020 à 17h21

        La tyrannie ne dit pas son nom, tous ceux à qui elle profite ne voulant tout simplement pas l’entendre.

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  • Jérôme // 02.01.2020 à 13h09

    J’ai vu passer récemment une étude menée aux Etats-Unis sur le niveau d’information des citoyens américains mais surtout sur leur investissement à vouloir s’informer.. Je ne me souviens que d’un nombre, 17 % d’américains (de mémoire) savaient qu’un pays avait déjà fait usage de l’arme atomique.
    Ces chercheurs américains avaient mis en évidence que la population ne cherche pas à s’informer sur le fond. Leurs choix électoraux ne se fondent pas non plus sur une réflexion basée sur une connaissance factuelle.. Bref, je suis agréablement surpris et je ne m’explique pas que tant de français arrivent à soutenir la grève générale tout en étant soumis à autant de désinformation. Moi, aussi, j’ai abandonné l’idée d’être informé par les médias appartenant à l’Etat ou à des milliardaires.. comme une acceptation de la défaite. Le marketing n’est pas fait pour les chiens, il est très efficace et ça permet de truquer des élections en amont. Macron joue un double rôle, il joue le jeu du capitalisme qui tue tout en permettant aux français d’ouvrir les yeux, tellement il est difficile de ne pas être conscient de ce qui se déroule.

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  • Julia // 02.01.2020 à 15h20

    Beaucoup de journaux, dont Sputnik-France ont fait un article sur le coût pour le contribuable des régimes spéciaux et le scandale que représente cette grève s’accrocher à leurs privilèges surtout au regard du privé.
    Il est vrai que c’était mon métier, mais la retraite à points que j’appelle depuis longtemps de tous mes vœux, est la seule équité, il n’y en a pas d’autre.
    Je n’aime pas Macron qui est une marionnette et je n’ai pas voté pour lui. Cependant la retraite c’est autre chose.
    En 1947, les cadres qui à cette époque étaient forcément l’élite, ont fait le choix d’une retraite complémentaire à points. Ils n’auraient pas fait ce choix s’il ne leur avait pas été favorable. Ce régime devient facultatif pour tout le privé en 1962 et obligatoire en 1972. Il faut savoir que le régime de base n’est pas si généreux. Même pour un cadre supérieur qui prend sa retraite aujourd’hui, percevra moins de 1500€/mois.
    Depuis 2003, tous les secteurs d’activités y compris le publique, ont une retraite complémentaire par points. Les professions libérales, sauf les avocats, ont également le régime de base par points. Nous avons une parfaite connaissance du calcul par points qui n’a rien à voir avec la Suède par exemple.
    Certains y perdront, notamment nos élus. C’est pourquoi ils contestent laissant croire que c’est mauvais pour tous. Du privé, ils en n’ont rien à faire.

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    • Gilles // 02.01.2020 à 17h13

      la retraite par point: génial. le système suédois tant admiré par nos gouvernants et nos médias= 17 % de taux de pauvreté chez les retraités contre 6,9 % chez nous !!

      julia, Bravo !! vous personnifiez l’avenir de nos retraités.

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  • Julia // 02.01.2020 à 15h22

    Je continue mon article précédent
    En 2015, les syndicats ont signé en catimini un accord avec effet au 1er/01/2019 pour les régimes complémentaires AGRIC/ARRCO qui ont fusionné, portant l’âge de la liquidation de la retraite à 67 ans. Avant cet âge il y aura une décote pendant 3 ans, jusqu’à 67 ans, cette décote n’étant pas définitive. L’appel des cotisations est passé de 125 à 127% qui mécaniquement fera baisser le nombre de points acquis par an. Et ces syndicats qui ont un régime spécial s’inquiètent que les retraites du privé sont menacées.
    Si la réforme qui n’aura bientôt plus d’universelle que le nom, seuls les salaires de 10000€ auront une cotisation de solidarité ne donnant pas de droit à point. Au lieu de 8 plafonds SS aujourd’hui ce sera 3. Pour le surplus ce sera au salarié de se constituer une retraite par capitalisation, PERP,PERCO et autres fonds de pension.
    Je suis retraitée donc plus concernée directement, mais j’entends tellement de sottises, de confusions.

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    • Zorglub // 02.01.2020 à 16h12

      Bonjour Julia, vous devriez refaire vos calculs, la réforme des retraites va également pénaliser les cadres et les cadres sup sur la partie SS de leur retraite. En 20 ans nous sommes déjà passé des 10 meilleures années aux 25 meilleures années pour le calcul de la base salariale, gros recul, et là le système par points va prendre toute la période d’activité, encore un gros recul. Au final cette régression sur les retraites aura les mêmes conséquences que pour les pays comme la Suède qui y sont passé, appauvrissement des revenus des retraités qui n’auront pas surcotisé de façon privée et individuelle pour se constituer un patrimoine. Cette transformation de la retraite est une étape de plus vers la destruction du modèle solidaire français. Les gens qui auront bien gagné leur vie se protégerons contre la baisse de leur revenus liée à la pension de retraite, ceux qui avaient des bas salaires, et donc ne pouvaient pas se constituer de capital, vont être encore plus pauvre. On avance à fond les ballons vers une enième augmentation des inégalités de revenus et de patrimoine dans la société. Et cette divergence croissante entre riches et pauvres est je vous le rappel un des facteurs principaux des crises du monde occidentale, voir les bouquins de Piketty sur le sujet…

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    • Aliocha // 04.01.2020 à 19h41

      Petite précision, les retraites par points Agirc Arrco ont subi une décote du point pendant trois ans à la prise de retraite de 10% comme quoi c’est possible de modifier la valeur du point.

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  • Julia // 02.01.2020 à 17h48

    Attention la retraite de base c’est 50% de la moyenne des 25 meilleurs années limitées au plafond SS. Le plafond SS/an 2019 était de 40524€ ce qui peut donner tout au plus une moyenne de 34000/2= 17000 brut/an soit 1416,67 brut/mois.
    Le plafond SS était de 3377€/mois en 2019 pour une cotisation de 6,90% sal.-8,55% sur le plafond et 0,40% et 1,85% déplafonné total 17,70 % à quoi s’ajoute 7,87 % de complémentaire pour 1 plafond et donc un total de 25,57 % le calcul des points = sal brut/an cotisé X cot.sal + cot.pat. /prix du point achat = nbre de points annuels. Le prix du point augmente selon l’évolution des salaires. Actuellement les taux de cotisations appelé à 127 % sont ramenés à 100 %, ce qui ne serait plus le cas dans le nouveau régime. Le taux sur la tr2 est de 21,59 % de 2 à 8 fois le plafond qui serait maintenant de 3. Enfin des petits salaires seront favorisés ainsi que les carrières achées et les chômeurs indemnisés qui jusqu’à n’obtenaient que des points de retraite complémentaire et validaient pour le régime de base ce qui n’est pas la même chose que cotiser.
    La retraite à points est largement répandue en France. Elle concerne 24 millions de cotisants. Le nouveau régime est identique ce n’est pas comme en Suède en comptes notionnels. La retraite reste par répartition. Fort heureusement comment paierait-on les retraités actuels. Nos pensions sont déjà si peu revalorisées depuis 2013.

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    • Gilles // 02.01.2020 à 20h38

      Vous dites: ” Enfin des petits salaires seront favorisés ainsi que les carrières hachées et les chômeurs indemnisés qui jusqu’ici n’obtenaient que des points de retraite complémentaire et validaient pour le régime de base ce qui n’est pas la même chose que cotiser.”

      Expliquez-nous comment un calcul sur une base de 43 ans (comprenant des périodes de bas salaire, de stages “rémunérés”, de chômage, de maternité etc….) peut-il être meilleur pour le retraité qu’un calcul basé sur les 25 meilleures années de travail (qui étaient au nombre de 10 auparavant) ? faites-nous, svp, la démonstration.

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  • EugenieGrandet // 02.01.2020 à 18h35

    Je suis au système à points depuis des lustres.
    On est passé des 10 meilleures années au 25 meilleures, donc entraînant une pension de retraite significativement plus faible.
    On m’avait dit le premier jour de ma vie de salarié que je devrai cotiser 37,5 ans. Les réformes successives m’en ont demandé 40,5.
    .
    J’ai accepté au nom de la solidarité, et de l’équilibre économique.

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  • Julia // 02.01.2020 à 23h11

    Ah une conférencière évidemment fonctionnaire qui ne sait pas que le public bénéficie d’une retraite complémentaire par points. 1947 création de l’Agirc et 1961, création de l’Arrco par répartition et par points. Voilà donc cette année 73 ans que l’on calcule ainsi. Si c’était si mauvais, cela se saurait depuis longtemps. Ce n’est pas du tout le régime suédois comme le prétend cette conférencière qui visiblement ne connaît pas grand-chose et s’inquiète surtout de sa retraite calculée sur les 6 derniers mois.
    Mitterrand a mis la retraite à 60 ans en 1983 espérant juguler le chômage. La retraite était alors à 65 ans et ceux qui avaient cet âge cette même année étaient nés en 1918 et donc de 1918 à 1923. 6 années d’un coup qui ne cotisaient plus. Levée de boucliers des syndicats la retraite n’était pas financée, donc problèmes à termes. Nous aurons d’ailleurs en 1991 le livre blanc sur les retraites de Roccard.

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    • SanKuKaï // 03.01.2020 à 01h32

      Pour votre information les fonds Agirc et Arrco sont gérés par la société Malakoff Méderic Humanis très appréciée de Guillaume Sarkozy. Vous allez voir la gueule de la valeurs de vos points après la prochaine crise systémique.
      Le problème n’est pas le système par point en soi, c’est surtout le manque de confiance total envers ceux qui gèreront la valeur de ce point et pour qui l’objectif n’est clairement pas de couvrir le plus grand nombre contre les aléas de la vie comme c’était le cas après la guerre.

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      • KTI // 03.01.2020 à 09h09

        Renseignez-vous avant de raconter n’importe quoi ! L’agirc et l’arrco sont les organismes de tutelle des groupes de protection sociale, de TOUS les groupes.
        Allez, un peu de culture :
        Ce sont les partenaires sociaux, représentants des organisations patronales et syndicales qui ont créé les régimes de retraite complémentaire à l’origine du régime Agirc-Arrco.
        L’Agirc, le régime de retraite des cadres a été créé le 14 mars 1947, par la Convention collective nationale de retraite et de prévoyance des cadres.
        L’Arrco, le régime de retraite complémentaire des salariés a été créé le 8 décembre 1961, par l’Accord national interprofessionnel de retraite complémentaire.
        L’Agirc-Arrco, le régime de retraite complémentaire de l’ensemble des salariés du secteur privé de l’industrie, du commerce, des services et de l’agriculture a été créé par l’accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017.
        Le régime Agirc-Arrco est mis en œuvre par la fédération Agirc-Arrco et les 13 institutions de retraite complémentaires Agirc-Arrco. ces organismes sont gérés par les partenaires sociaux.
        Au quotidien, les partenaires sociaux représentent les employeurs et les salariés dans les instances de la fédération et des caisses de retraite. Il s’agit :
        • des organisations d’employeurs : MEDEF, CPME et U2P ;
        • des organisations syndicales des salariés : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO

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        • Catalina // 03.01.2020 à 21h40

          oui, bon vu que les syndicats sont financés par l’ue et plus du tout au service du peuple, vous pouvez direct les enlever de la liste, ils ont promis allégeance à l’ue, donc, il reste ? le patronat dont médérik fait partie !!!! lol
          Ces mêmes syndicats qui n’ont moufté mot contre la loi du chomage structuré heu, “la loi travail”, appellée loi khomery pour faire monter encore une peu plus le racisme parce que de fait, c’était une “recommandation’ ou plutot un ordre de l’ue et certainement pas venu d’une énième incompétente de ce gouvernement En fait en cherchant bien, il n’y a personne de compétent nulle part dans ce truc dénommé gouvernement et qui n’en a que le nom.

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  • Julia // 02.01.2020 à 23h21

    Depuis fin 1979, dans le privé, celui qui n’a pas connu une période de chômage voire plusieurs, est une espèce en voie de disparition.
    J’ai travaillé 44 ans avec des périodes de chômage indemnisées. Je n’ai pas pris ma retraite à 60 pour des raisons professionnelles. Il y avait alors une surcote par trimestre en plus. Aussi je suis du 21/7 et pour ces seuls 21 jours, 2 jours c’était idem, pas de majoration, le trimestre devant être entier. Une personne du public a bénéficié d’un changement d’indice 3 mois avant sa retraite. Elle a demandé à travailler 3 mois de plus pour avoir 6 mois avec ce nouveau salaire. Près de 100 € en plus par mois. J’avoue que cela m’est un peu resté en travers. En revanche j’ai obtenu des points de retraite complémentaire sur tous mes salaires.

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    • roby // 03.01.2020 à 09h46

      Pauvre Julia ! On vous sent bien amère ! Que n’avez vous fait grève et revendiqué des carrières, des primes et des retraites identiques dans le privé et le public ? Tout aligner sur le public puisque si avantageux (sans parler des avantages en nature).Pourquoi toujours vouloir égaliser vers le bas ?

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    • Aliocha // 04.01.2020 à 19h50

      Petit commentaire : il faut choisir sa date de départ pour valider un trimestre entier, question de jugeote non?
      Pour les fonctionnaires ayant fait une carrière moitié privé moitié fonctionnaire j’ai comme fonctionnaire à qualification égale été payé toute ma demi carrière au minimum 30% de moins que dans le privé. Peu de primes et pas prises en compte pour la retraite alors de grâce n’accablez pas les fonctionnaires venez tester leur salaire et leur retraite puis seulement après en parler!
      D’ailleurs la retraite de fonctionnaire pour une demi carrière est plus faible malgré ces merveilleux avantages que vous supposez que celle du privé!

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    • Gilles // 04.01.2020 à 20h20

      CQFD: Ainsi, ce n’est donc que par jalousie et amertume que vous tentez de soutenir ce projet .

      Et toujours sans réponses claires aux questions posées: Vous devriez militer à LREM.

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  • Thierry // 03.01.2020 à 18h52

    Un compromis sur les retraites ? Pourquoi pas un compromis sur le SMIC, la CGT propose une SMIC à 1800 euros contre un SMIC actuellement à 1500 euros soit un compromis qui pourrait être à 1650 euros ? Avec l’appui de la CFDT ?

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    • Catalina // 03.01.2020 à 21h59

      Therry, et du coup on arrive à la somme que claquait manu avant d’être président et par jour, un smic par jour !!! comment donc s’en sort-il avec son petit salaire de président que nous avons encore la bonté de lui allouer malgré qu’il mutile, tue, handicape nos compatriotes ? des renvois d’ascenseur ah pis aussi le buget de l’état, parions qu’il fera mieux que narkosy, et même que caeucescu !!! ;o)
      D’autant plus que ce n’est m^me pas la peine d’aller voter, c’est déjà joué, le minus contre lepen, et hop, on se retape l’autre pendant 5 ans, bon, je le pense largment capable de carrément supprimer les élections, bon, vu comme c’est bidon les élections, franchement, ça changera pas grand-chose. ah ben si, les gens ne pourront plus avoir bonne concience de la seule journée tous les 5 ans où ils s’affirment être citoyen , oui, je sais, un jour tous les 5 ans, c’est peu et ceci explique peut-être l’état du pays ! !j veux dire qu’être citoyen c’est tous les jours et pas seulement pour faire semblant comme les enfants, une fois tous les 5 ans !!!

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  • TX // 04.01.2020 à 10h29

    Pseudo journalistes mais vrais propagandistes au service non pas du public, de la vérité et de l’objectivité, mais de l’oligarchie, du mensonge et d’un ordre cannibale. Du goudron et des plumes pour de tels individus qui déforment la réalité.

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