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7.décembre.20197.12.2019 // Les Crises

Que gagnent les journalistes ? Entre précarisation et salaires faramineux

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Source : ACRIMED, Frédéric Lemaire, 26-11-2019

Lors des mobilisations des gilets jaunes, les journalistes n’ont pas manqué de s’interroger sur la « défiance » exprimée par les manifestants à l’égard des médias. Pour certains, leur profession serait victime d’un mythe, selon lequel les journalistes seraient membres d’une élite parisienne, fortunée, proche du pouvoir. En particulier, la question du salaire des journalistes a pris une dimension importante : dans quelle mesure son montant révèle-t-il une éventuelle déconnexion à l’égard du reste de la population ? Dans cet article, nous proposons un ensemble de chiffres qui livrent, en réalité, une situation très contrastée. Il n’en reste pas moins qu’au sein de la profession, les éditocrates et autres présentateurs stars – qui font l’agenda médiatique – affichent des rémunérations très supérieures à celles de la grande majorité de la population française – et en particulier des autres journalistes.

En décembre 2018, dans une émission d’Arrêt sur images, l’historienne Ludivine Bantigny expliquait la déconnexion des présentateurs stars des chaînes d’information vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes par leurs salaires très élevés. « J’ai vérifié les salaires des journalistes, ce sont des gens qui sont payés entre 15 000 et pour certains 50 000, 60 000 euros mensuels » avançait-elle, à la suite de la diffusion d’un extrait d’une émission de Bruce Toussaint.

Souvent prise au pied de la lettre – comme si l’historienne évoquait le cas de l’ensemble des journalistes – la citation a suscité de nombreuses réactions dans les médias [1]. Selon L’Express, les salaires faramineux des journalistes seraient « un mythe » ; un « fantasme » selon Challenges ; Le Parisien y va également de son article de « fact-checking ».

Autant de mises en perspective qui ont au moins l’intérêt de rappeler la grande hétérogénéité des situations parmi les journalistes. Ainsi, comme le rappelle l’article de L’Express, les titulaires d’une carte de presse ne disposent pas tous de revenus comparables à ceux de Natacha Polony, qui touchait 27 400 euros mensuels (l’article ne précise pas s’il s’agit du montant net ou brut) pour sa revue de presse sur Europe 1 jusqu’en 2017, ou de Maïtena Biraben (55 944 euros brut par mois comme présentatrice du « Grand journal », avant son licenciement en 2016).

Selon les chiffres de l’Observatoire des métiers de la presse, le salaire médian des journalistes en CDI est, en 2017, de 3 591 euros brut par mois (plus de 2 700€ net), celui des pigistes et des CDD de 2 000 euros environ (soit plus de 1 500€ net). À cela s’ajoute un abattement fiscal de 7 650 euros sur leurs revenus imposables. Pour rappel, selon l’INSEE le salaire médian mensuel net s’élevait à 1 789€ en 2016 en France dans le secteur privé (soit un peu plus de 2 300€ brut).

Challenges reprend quant à lui les chiffres de 2011, avancés par Éric Marquis (membre de la Commission de la carte de 1994 à 2018), pour étudier la répartition des salaires des détenteurs de la carte de presse embauchés en CDI. Nous les avons représentés sous forme de graphique :

Enfin Le Parisien apporte également d’autres éléments, en évoquant la grille de salaires établie par le Syndicat national des journalistes (SNJ). En 2017, dans la presse quotidienne nationale, les salaires varient entre 2 162 euros brut à la sortie d’une école de journaliste (près de 1 600€ net) à 5 430 pour un rédacteur en chef (près de 4 200€ net). Pour la presse quotidienne régionale, les salaires sont légèrement inférieurs, de 1 833 à 5 138 euros brut.

Dans Challenges, le sociologue Jean-Marie Charon, note « un phénomène de précarisation de la profession, mais qui n’est pas très nouveau », avec notamment le nombre croissant de pigistes dans les statistiques de la commission de la carte. Pigistes qui sont confrontés à des difficultés croissantes (comme le rappelait Arrêt sur images) et rémunérés à des tarifs bas et qui n’ont pas été revalorisés depuis parfois quinze ou vingt ans (comme le souligne le dernier rapport de la Scam). Et qui sont fortement pénalisés par la réforme de l’assurance-chômage en application depuis novembre 2019.

Le rapport de la Scam revient par ailleurs de manière détaillée sur le « grand écart » des rémunérations parmi les journalistes. Une enquête réalisée auprès de 4 000 journalistes pointe notamment les inégalités importantes entre permanents et pigistes, mais également parmi les permanents (avec des salaires nets mensuels allant de 1 150 à 10 000 euros). Les inégalités se distribuent selon les types de médias (télévision, presse écrite, radio ou web), l’âge (les plus jeunes étant embauchés à des salaires moindres), mais également le genre (les femmes étant moins bien payées, moins souvent embauchées en CDI ou à des postes d’encadrement).

 

Des « journalistes stars » aux salaires faramineux

Ces considérations importantes sur les fortes inégalités qui traversent le milieu – et la précarisation qui touche la profession – ne remettent nullement en question le fond du problème posé par Ludivine Bantigny. Car si la plupart des journalistes sont loin de rouler sur l’or, ce sont les rédacteurs en chef et autres animateurs ou journalistes stars – aux salaires parfois faramineux – qui sont en position de fixer les orientations éditoriales. Et dont la déconnexion avec la réalité de la plupart des salariés (y compris des « simples journalistes ») pose question. Outre les cas de Maïtena Biraben et de Natacha Polony, les exemples ne manquent pas.

Ainsi Mediapart évoque-t-il, dans une enquête publiée en avril 2019, les contradictions de la politique salariale d’Europe 1 : d’un côté, des réductions budgétaires pour les salariés et pigistes ; et de l’autre, des contrats aux montants mirobolants pour ses animateurs (avec des salaires moyens de 15 513 euros en 2015) et les « têtes d’affiche » telles que Nicolas Canteloup (qui bénéficie d’un contrat prévoyant une enveloppe « d’un montant mensuel forfaitaire et définitif de 150 755 euros HT » [2]) :

Il est vrai qu’Arnaud Lagardère peut se montrer généreux et que sa radio n’a jamais prétendu mettre au régime sec ses intervenants les plus prestigieux. Dans les fiches de salaire que nous avons pu consulter, on trouve d’anciennes gloires du petit écran payées 3 000 euros la chronique, des matinaliers flirtant avec les 30 000 euros de salaire.

Cyril Hanouna aussi a eu la promesse de voir son très confortable salaire augmenter régulièrement. S’il n’avait pas quitté la station après des scores d’audience décevants, sa société H20 aurait dû recevoir 750 000 euros pour la saison 2016-2017, 800 000 euros l’année suivante.

Le Dauphiné libéré a également publié une enquête en avril 2018 sur les salaires des journalistes. Le quotidien régional évoque notamment des ordres de grandeur pour les salaires des présentateurs de TF1 (Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray et Jean-Pierre Pernaut), estimés entre 30 000 et 45 000 euros par mois [3] ; de Ruth Elkrief sur BFM-TV (10 000 euros par mois) ainsi que pour le service public : 15 000 euros net par mois pour Laurent Delahousse (France 2) et 6 000 euros net par mois pour les présentatrices et présentateurs de France 3. Les matinales radio ne sont pas en reste : le prédécesseur de Patrick Cohen au 7-9 d’Europe 1, Thomas Sotto, touchait un salaire de 37 938 euros net par mois selon le Canard enchaîné. Des ordres de grandeur qui demeurent inférieurs au salaire de Claire Chazal, présentatrice de TF1 sur le départ, révélé par Challenges en 2015 : près de 120 000 euros brut par mois.

Une enquête de BFM-Business évoquait déjà les salaires des journalistes en CDI au sein des groupes audiovisuels français pour l’année 2014 :

À noter que ces moyennes de salaires sont des indicateurs qui peuvent être trompeurs, car très sensibles aux importantes inégalités de salaires. En l’occurrence, les salaires considérables des « journalistes stars », dont les ordres de grandeurs ont été évoqués précédemment, contribuent à tirer vers le haut ces moyennes.

Il n’empêche que le niveau de ces moyennes place les journalistes permanents dans les groupes d’audiovisuel parmi les salariés les mieux lotis de la population française. Selon les données 2016 de l’Observatoire des inégalités, la moyenne de ces salaires correspond aux 10% des salariés les mieux payés en France. Le pourcentage des salariés français touchant un salaire mensuel net au moins aussi élevé que les moyennes indiquées varie de 9% (pour ce qui est du montant le plus « faible », celui de NextRadioTV) à 6% (pour ce qui est de TF1).

Pour compléter ces informations, nous proposons, sur la base d’éléments fournis par différentes sources, plusieurs fourchettes de salaires pour l’année 2016 qui recoupent les informations déjà rendues publiques :

Ainsi, au sein même du groupe privilégié des présentateurs ou animateurs « en vue » sur les chaînes de TV et radio, les différences de salaires restent importantes. Et si François Gapihan (BFM-TV) peut se prévaloir publiquement d’un salaire très confortable mais pas extravagant (3 600€ net par mois), il est loin des montants touchés par les « stars » de sa propre chaîne, des présentateurs des JT de France 2 et TF1 ou des animateurs matinaliers des stations de radio privées. Ces derniers s’inscrivent tous largement, selon les chiffres de l’Observatoire des inégalités, dans les 1% des salariés les mieux rémunérés.

Un autre cas de figure intéressant à étudier est celui des éditocrates multicartes qui multiplient les sources de revenus en se déployant sur différents médias : presse, radio, télévision. Les cas sont nombreux, si l’on se réfère encore une fois à l’année 2016 : ainsi Christophe Barbier était directeur de rédaction de L’Express (jusqu’en octobre 2016) et chroniqueur pour BFM-TV, il était rémunéré par le groupe Altice Média (devenu SFR Presse en juillet 2016) ; Franz-Olivier Giesbert était rémunéré par Le Pointet RTL (« Les grosses têtes ») ; Hervé Gattegno par le JDD, RMC et BFM-TV où il donnait son « parti-pris » ; Nicolas Domenach était chroniqueur à Challenges, « La nouvelle édition » (Canal +) et débattait avec Éric Zemmour tous les matins sur RTL à partir du mois d’août ; Thomas Legrand intervenait comme éditorialiste politique dans la matinale de France Inter et chroniqueur dans « 28 minutes » ; Dominique Seux était également éditorialiste dans la matinale de la radio publique, et directeur des Échos ; Nicolas Beytout était rémunéré par L’Opinion dont il est le fondateur et par France Inter, où il donnait son éditorial le samedi matin ; Jean-Michel Aphatie cumulait les revenus de ses activités sur Europe 1, sur France Info et dans « C l’hebdo » (France 5). Enfin Yves Calviintervenait sur RTL (animateur de la matinale), sur LCI et dans « C dans l’air » (France 5). Là encore, au sein même de cet échantillon du petit groupe privilégié des éditocrates multicartes, les écarts de revenus cumulés sont importants puisqu’ils varient de 100 000 euros brut annuel à près d’un million d’euros [4]. Tous figurent (au moins) dans les 2% des salariés français les mieux rémunérés.

***

Que gagnent les journalistes ? Le rapide panorama que nous avons tenté de dresser fait état d’une situation très inégale parmi les journalistes. Non, tous les journalistes ne roulent pas sur l’or – et certains s’emploient à faire un travail exigeant dans des conditions de précarité accrue, en particulier parmi les pigistes de plus en plus nombreux. Les journalistes en CDI bénéficient en majorité de bons salaires (avec un salaire médian de 2 700€ net par mois en 2017). Enfin, une minorité de journalistes, présentateurs stars ou éditocrates multicartes – souvent dans des positions décisionnaires dans les rédactions – bénéficient quant à eux de salaires considérables. Et Ludivine Bantigny n’a sans doute pas tort de pointer que cela les place, à tout le moins s’agissant des conditions matérielles d’existence, bien plus près du grand patronat que des gilets jaunes…

Frédéric Lemaire

 

Annexe : les animateurs-producteurs de la télévision

Les animateurs-producteurs de la télévision ne sont généralement pas journalistes. Mais leur cas n’en reste pas moins intéressant, c’est pourquoi nous le traitons en annexe. Dans un article publié en avril 2018, Le Dauphiné libéré s’intéresse aux salaires des animateurs de télévision. Cette enquête fait suite à la publication d’une interview de Thierry Ardisson dans le JDD où il affirmait gagner entre 15 000 et 20 000 euros par mois. Elle reprend en grande partie les éléments d’un dossier publié par le magazine Capital en mars 2017 concernant les « animateurs-producteurs ».

L’article du Dauphiné évoque notamment le cas de Cyril Hanouna, dont la société (H20) affichait un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros pour la saison 2016-2017, sur la base d’un contrat de 250 millions d’euros sur cinq ans signé avec Vincent Bolloré et le groupe Canal+.

Le cas de Nagui est également cité :

France Télévisions commanderait pour 30 à 32 millions d’euros d’émissions à la société qu’il a créée, Air Productions (« Tout le monde veut prendre sa place », « Taratata », « N’oubliez pas les paroles »…). Pour les présenter, il toucherait un total de cachets estimé entre 750 000 et un million d’euros. Il percevrait par ailleurs entre 120 000 et 150 000 euros de salaire annuel pour animer quotidiennement « La Bande originale » sur France Inter. Mais c’est en tant qu’actionnaire que l’animateur gagnerait énormément d’argent : ses parts (5,3%) dans la société Banijay, qui lui a racheté Air Productions en octobre 2008 mais où il reste décisionnaire, pèseraient 20 millions d’euros aujourd’hui.

Ainsi que les cas de Yann Barthès, Arthur et Michel Drucker :

Le troisième animateur-producteur qui transforme ce qu’il touche en or ? Le Savoyard Yann Barthès, co-actionnaire majoritaire de Bangumi (« Quotidien » sur TMC, « Stupéfiant » sur France 2), qui aurait engrangé 27 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2016-2017. Arthur arriverait quatrième avec 14 millions d’euros de chiffre d’affaires pour sa société « Satisfaction » (« Vendredi tout est permis »), devant Michel Drucker et ses 9 millions d’euros avec « Production DMD » (« Vivement dimanche »).

Notes

[1] À propos de ce quiproquo, voir la chronique de Daniel Schneidermann.

[2] Selon les propos de l’agent de l’animateur, rapportés par Mediapart, cette enveloppe « permet de rémunérer deux ou trois coauteurs des sketchs », mais l’agent « n’apporte aucun élément, nom ou montant qui permettrait de vérifier ou de préciser ses dires. »

[3] Sauf indication contraire, le montant indiqué dans la suite est le salaire net.

[4] Contactés par nos soins pour commenter ces informations, la plupart des intéressés n’ont pas répondu. Thomas Legrand nous a cependant indiqué que ses revenus cumulés étaient bien inférieurs à 120 000 euros brut annuel. Christophe Barbier nous indique que « seul l’employeur est habilité à communiquer, s’il le souhaite, sur sa politique salariale. En l’occurrence, mon unique employeur est L’Express ».

Source : ACRIMED, Frédéric Lemaire, 26-11-2019

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Commentaire recommandé

basile // 07.12.2019 à 07h15

journalistes, comédiens (voire sportifs)… Mêmes métiers mythiques de la France du nouveau monde, où il n’y a plus d’usines, plus de paysans, plus de bureaux. Métiers brasseurs de vent qui font rêver toute une nouvelle génération qui n’a pas envie de s’em**** 40 heures par semaine pendant 40 ans à l’usine ou au bureau comme l’ont fait nos parents

ce qu’a fait pourtant l’ancienne génération, gagnant « petit » mais régulièrement. Attendant 10 ans pour se payer un objet cher, et non attendant 24 H

alors chez ces cigales pressées d’empocher rapidement pour la moindre fatigue, certaines réussissent très bien. Et les autres râlent (pigistes, intermittents …) Ils ont choisi, ils ont perdu. Je ne les plaint pas, car moi j’ai courbé l’échine 40 ans au boulot, faisant face, comme d’autres le courbaient aux champs. Et je n’en suis pas malheureux

63 réactions et commentaires

  • basile // 07.12.2019 à 07h15

    journalistes, comédiens (voire sportifs)… Mêmes métiers mythiques de la France du nouveau monde, où il n’y a plus d’usines, plus de paysans, plus de bureaux. Métiers brasseurs de vent qui font rêver toute une nouvelle génération qui n’a pas envie de s’em**** 40 heures par semaine pendant 40 ans à l’usine ou au bureau comme l’ont fait nos parents

    ce qu’a fait pourtant l’ancienne génération, gagnant « petit » mais régulièrement. Attendant 10 ans pour se payer un objet cher, et non attendant 24 H

    alors chez ces cigales pressées d’empocher rapidement pour la moindre fatigue, certaines réussissent très bien. Et les autres râlent (pigistes, intermittents …) Ils ont choisi, ils ont perdu. Je ne les plaint pas, car moi j’ai courbé l’échine 40 ans au boulot, faisant face, comme d’autres le courbaient aux champs. Et je n’en suis pas malheureux

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    • bruno.60@free.fr // 07.12.2019 à 09h44

      excellente description Basile.
      je m’en faisais à peu près la même analyse,y a quelques semaines en arrière.
      les gens sont en extase devant toute cette caste.

        +18

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    • Pirlouit // 08.12.2019 à 12h48

      bravo Basile, je suis comme toi
      je suis quand même surpris de voir les mêmes têtes régulièrement intervenir sur tous les sujets qui passent dans les débats de BFM, Cnews, etc.. et dont la légitimité comme la pertinence posent question, mais ces gens là sont donc bien rémunérés pour leur disponibilité à apporter une confrontation dans le débat, moi je zappe de plus en plus souvent
      je vais de plus en plus sur Euronews, ou des chaines US ou allemandes pour entendre autre chose

        +2

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    • Béatrice Turpin // 13.12.2019 à 19h31

      Désaccord total avec Basile même si son commentaire est recommandé par la rédaction. Je ne vois pas pourquoi un pigiste ou un intermittent du spectacle devrait galérer dans la précarité extrême alors qu’il y a des stars qui pompent des sommes faramineuses et injustifiables juste parce que vous avez courbé l’échine pendant 40 ans. En plus, souvent, il s’agit de vocations. Ce commentaire [modéré] veut justifier des inégalités énormes.

        +2

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  • Fabrice // 07.12.2019 à 07h43

    Personnellement qu’un journaliste touche bien sa vie cela ne me choqué pas quand on compare avec un footballeur qui touche des millions, mais il faut que cette rémunération se justifie, quand je compare Apathie et Natacha Polony la différence est net, l’un se cantonne à faire du chien de garde aveugle dans quelques émissions alors que Natacha Polony est presente dans des émissions où des rendez vous ou la rémunération n’est pas présente (thinkerview, forum sur l’éducation,…) pose des questions, soulève des points qui posent problème bref fait plus office de contre pouvoir (raisonné mais pas anarchique certes).

    Ce qui me désole c’est la paupérisation des reporter de terrain qui sont souvent abandonné à eux même si il y a de la casse.

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    • christian BERNARD // 07.12.2019 à 10h50

      … si pour justifier les hauts revenus de certains journalistes, vous invoquez l’existence de très hauts revenus de footbaleurs, on n’en finit pas de justifier le mal par le pire !
      Rien ne justifie que quelqu’un qui met sa vie au service du travail, gagne 5 ou 10 fois moins que quelqu’un qui ne peut mettre davantage que sa propre vie au service du travail.

        +32

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    • medmed // 07.12.2019 à 12h17

      Ben moi cela choque ces rémunérations. Qu’est-ce qui justifie qu’un type qui tape dans un ballon puisse gagner des millions ? Rien, absolument rien ! Surtout quand on compare cela avec une infirmière ou un éboueur qui sont infiniment plus utile a la société.
      Et il ne faut pas se leurrer, c’est nous qui payons ces joueurs, médiacrates, artistes et autres animateurs aux salaires délirants. Pour maintenir les salaires des 2 ou 3% de la société, on a la nécessité de précariser 40% de la population et rogner dans tous les acquis sociaux durement négociés par les luttes des anciens.

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      • LibEgaFra // 07.12.2019 à 12h43

        « Qu’est-ce qui justifie qu’un type qui tape dans un ballon puisse gagner des millions ? »

        Une société marchande et spectaculaire. Il faut donc assurer le spectacle quel que soit le prix. Et le bourrage des crânes par des journalistes aux ordres.

          +26

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      • Leterrible // 07.12.2019 à 13h01

        Pas un mot (jusqu’à présent) des spectateurs-payants ( ….et souvent pas un peu..)…
        Un oubli?

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        • christian BERNARD // 07.12.2019 à 13h50

          Ce ne sont pas les spectateurs payants qui créent ces torrents d’argent qui arrivent dans la poche des heureux élus, mais la pub !
          Et on paie la pub quand on achète un article, même si on ne « profite » pas des spectacles que la pub finance.

            +8

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          • Calal // 07.12.2019 à 16h05

            Moins le prix du produit est élevé,moins vous payez de la pub,moins vous leur donnez de l’argent. Pareil si le produit acheté n’est pas une marque connue.

            Drain the swamp.

              +4

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      • Valentin // 07.12.2019 à 13h59

        Une différence de taille tout de même, les footeux sont payés par de l’argent privé, du moins en grande partie, c’est à dire par ceux qui aiment le football. Les journalistes sont payés surtout par de l’argent public. Si vous trouvez ces salaires scandaleux ne possédez pas de téléviseur et donc ne payez pas la redevance. Prenez un bouquin, écoutez de la musique et votre cerveau ira mieux.

          +10

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        • medmed // 07.12.2019 à 18h22

          « Une différence de taille tout de même, les footeux sont payés par de l’argent privé, du moins en grande partie, c’est à dire par ceux qui aiment le football.  »

          C’est faux !

          Ces footeux sont payés en grande partie par la PUB. Pub payé par nous sur tous les produits de marque vendus en magasins, grandes surfaces, internet, etc. Les abonnements foot, et autres prix des billets des stades ne représentent qu’une petite partie des recettes.
          Les droits TV représentent des milliards. Ces milliards ne tombent pas du ciel. Un petite partie vient des abonnements foot. Mais le reste, c’est la publicité, payée par tout le monde y compris ceux qui détestent le foot. Ne croire pas les pubs Coca, ou Nestlé ne sont pas répercuté sur le prix de vente. Pour une paire de chaussures Nike les frais de pub sont au moins aussi élevés que le prix de la matière première.

          En fait c’est tous les consommateurs qui paient directement ou indirectement. On peut même parler d’impôt déguisé. Voilà pourquoi la pub c’est sans fin, ni limite, parce que c’est nous qui payons en bout de chaine.

            +16

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          • Balthazar // 08.12.2019 à 18h16

            Oui, la publicité règne en maîtresse sans partage, une religion universelle oserai-je dire.
            Quand on voit que des « influenceurs » gagnent des milliers d’euros chaque mois pour placer des produits, on rêve !
            C’est le problème soulevé au début dans Matrix: les gens préfèrent la pilule qui fait rêver, même si cela en fait des esclaves.

              +1

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      • db // 07.12.2019 à 20h19

        et si le salaire était basé sur l’utilité à la société plutôt qu’aux profits rapportés aux actionnaires et patrons du cac 40 ? et si l’on redéfinissait la valeur du travail ?

          +8

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    • fox23 // 07.12.2019 à 13h59

      Pas trop d’accord Fabrice. Natacha est largement aussi coupable que n’importe lequel des « coupables » précédemment dénoncés.
      La gauche caviar, ras le bol, même si ses analyses peuvent retenir l’attention parfois. Pouvez expliquer décemment ce salaire hors normes, même avec ses à-côtés « bénévoles » ?
      Dès l’instant où vous cautionnez ce genre de saloperie si loin de la réalité, il faut aussi accepter tout le reste, ce que vous faites….

        +12

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  • Vercoquin // 07.12.2019 à 08h01

    Un exemple récent et flagrant de la frontière entre les deux mondes:
    Il est absolument jouissif de regarder notre merveilleux ami Patrick Cohen dans l’émission « c’est à vous » du 03/12/2019.
    L’invité est Thomas Piketty de 00:05:00 à 00:26:00
    https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-11/1113333-c-a-vous.html
    Face à Thomas Piketty, il ne s’embarrasse pas de limite de classe. Il y va carrément, et dans la durée.
    Bin oui quoi, il faut défendre les hauts salaires, à 100 000 ou 200 000 € par an, il se pose là pour leur (ses) acquis sociaux quand même. Rendez-vous compte de ce qu’ils risquent de perdre: leurs pension peut passer de de 10 000 € à 7 000 €, ce n’est pas acceptable.
    M’enfin !
    Je trouve Thomas Piketty assez réservé, malgré ses « vous dites n’importe quoi », et ses « vous n’avez rien compris au film » entre autres admonestations. Trop calme et stoïque.
    Personnellement, je lui aurai procuré une bonne séance de CDPAC (coups de pieds au c..) de derrière les fagots.

      +32

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    • Dominique65 // 07.12.2019 à 14h45

      Gardons un peu de compassion pour Patrick Cohen. Il faut le comprendre : les idées de Piketty risque de compromettre quelque peu le montant de sa propre retraite.

        +4

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    • EugenieGrandet // 07.12.2019 à 17h12

      Piketty a quand même dit un moment qu’il trouvait qu’il passait trop de temps à répondre à des questions de P Cohen sur les salaires de plus de 120 000 euros par an quand ce dernier lui a reproché de maltraiter une masse importante de salariés (« vous voulez faire une correction d’inégalité massive ») avec sa proposition de cotisation plus élevée et de retraite moindre pour cette tranche de salaire.

        +1

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  • Urko // 07.12.2019 à 08h47

    La photo illustrant l’article semble résulter d’une erreur : elle n’en illustre absolument pas le contenu. En effet, l’article évoque les journalistes.

      +14

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    • Owen // 07.12.2019 à 10h13

      Oui, une image de Camille Lepage, par exemple, tuée bien trop jeune.
      Elle est allé couvrir des guerres africaines ignorées. Elle a obtenu des grands prix internationaux sans jamais pouvoir faire pige avec aucun medias français. Elle devait trouver les moyens sur place pour réaliser ses reportages sans pouvoir organiser sa sécurité.

      Pour les désespérés qui pensent que le reportage n’existe plus, il faut aller au festival « Visa pour l’image », à Perpignan. Qui a remis un prix à Camille Lepage en 2013, d’ailleurs, ce festival sait où sont les talents.
      Les diaporamas ou les films sont projetés au Campo Santo, la nuit en plein air. Avec ces reportages sortis d’on ne sait où et un regard très singulier à chaque fois, c’en est presque féerique.
      Éviter le festival international de journalisme à Arles: aucun intérêt.

        +11

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  • calal // 07.12.2019 à 08h50

    les journalistes c’est comme les profs,les psys,les avocats les juges,les editeurs , ceux sont des metiers du tertiaire qui ne font que faire « circuler » l’information.Ces metiers sont deja concurrences par internet et les contenus crees par les « influenceurs » d’instagram et tous les reseaux sociaux.

    Par exemple dans la sphere masculiniste us,on voit de plus en plus de coach en relation inter-personnelles delivrer des contenus qui rencontrent un marché. Des psychotherapeuthes diplomés commencent a s’y mettre et a les rejoindre car leur marché « institutionnalisé » est saturé ou monopolisé et surtout ne repond plus a la demande de la clientele.
    En france,le gouvernement macron vient de faire une loi decentralisant la formation professionnelle.
    Des programmes informatiques commencent a remplacer des postes de journalistes pour relayer les depeches afp.

    Si les professions du tertiaire continuent a ne pas apporter une valeur ajoutée reelle aux clients,ceux ci ,insatisfaits, iront aller voir ailleurs grace a internet…

      +5

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    • Fritz // 07.12.2019 à 16h33

      « Les journalistes c’est comme les profs » : erreur. Sans même aborder le métier des professeurs, le salaire mensuel de Natacha Polony à Europe 1 (27.400 euros) équivaut au salaire annuel qu’elle touchait lorsqu’elle enseignait dans un lycée d’Épinay comme agrégée de lettres modernes.

        +12

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    • euskadi // 09.12.2019 à 08h49

      « les journalistes c’est comme les profs,les psys,les avocats les juges,les editeurs , ceux sont des metiers du tertiaire qui ne font que faire “circuler” l’information »

      S’agissant des avocats c’est méconnaitre grandement leur rôle dans la justice. Oui il y en a des pourris motivés que par l’appât du gain comme dans chaque profession. Cependant, ils restent un élément essentiel à la défense des justiciables d’un côté et des victimes de l’autre. Ils sont tout autan utiles à la société que les infirmières et médecins.
      La justice et le droit à un process équitable sont l’un des fondements de la liberté, et quoi que vous pensiez de la moralité de cette profession, ils y jouent un rôle central.

        +1

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  • emmnueL // 07.12.2019 à 09h00

    Hors cas des éditocrates, il apparaît que les journalistes apparaissent ne pas gagner leur vie de façon abusive. Certains vivent confortablement, tant mieux, d’autres pas.
    Les francais en moyenne, sont eux très mal payés, et cela s’aggrave si l’on considère les inégalités d’accès à des services publics en perte de vitesse – quoiqu’il en soit de la fameuse redistribution. Ces deux effets proviennent des mêmes causes, effets que les politiques successives depuis 30 ans aggravent chacune leur tour.
    Évidemment on peut se comparer à la Roumanie (exemple parmi d’autre, rien de personnel à l’egard de ce pays), comme ne manqueraient pas de s’y référer les éditocrates susmentionnés mais aussi bien d’autres (conservateurs ? Réactionnaires ?), croisés dans la vie de tous les jours. Nous serions néanmoins en droit de nous référer plutôt aux mieux-disant tels les pays scandinaves voire à la Suisse en terme d’objectifs, ce qui ne leur effleure manifestement jamais l’esprit.

      +9

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  • Pepin Lecourt // 07.12.2019 à 09h03

    Comme partout il y a le salaire des maréchaux et la solde du poilu qui est sur le front et se fait trouer la peau !

    Ce qui importe c’est la motivation des journalistes Star des grands médias qui font l’opinion, ceux-là faut les dorloter, ensuite il y a les sans grade, que l’on ne motive pas par la paye mais par la précarité, en CDD, taillable et corvéable qui ont intérêt à ne pas décevoir la direction éditoriale s’ils ne veulent pas pointer à Pôle-Emploi !

    On est dans la bonne gestion capitaliste, maîtriser au max la masse salariale, pour la concentrer là où elle est la plus rentable !

      +22

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    • Calal // 07.12.2019 à 10h21

      Utiliser la masse salariale la ou elle est le plus rentable.

      C’est la ou est la crise du capitalisme actuellement. un des rôles de la monnaie est d’indiquer ou diriger les forces productives.mais en créant trop de crédits,les banques ont brouille cet indicateur. Donc des masses d’heures de travail d’occidentaux sont gaspillées dans des projets inutiles alors que russes et chinois voir iraniens ou nord coréens sont plus pertinents dans leurs allocations de capital.

        +3

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  • Patrique // 07.12.2019 à 09h16

    Il faut aussi ajouter les quasi-esclaves que sont les correspondants de presse. Ceux-ci font un travail de journalistes (interview, photos, compte-rendu) et sont payés quelques euros par papier en utilisant leur propre voiture. Leurs papiers sont parfois si bien fait que le journaliste se contente d’un papier collé et d’une mise en page.

      +12

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  • christian BERNARD // 07.12.2019 à 09h24

    Il y a deux sortes de gens obsédés par l’argent au point de prostituer leurs valeurs (ou de ne plus en avoir) :
    – les impécunieux qui mangent de la vache enragée, et courent après l’argent par nécessité
    – les amoureux du fric, gavés jusqu’à la gorge, et qui courent encore après l’argent car ils ne sont jamais rassasiés.

    C’est ainsi que la « société à deux vitesses » finit par ne plus connaître que l’obsession pour l’argent et l’antagonisme généralisé de tous contre chacun, et de chacun contre tous.

      +19

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  • erde // 07.12.2019 à 09h25

    Sans publicité, ces producteurs-animateurs,ces éditorialistes débitants toujours la même salade néo-libérale, ne gagneraient pas ces salaires indécents.
    Et cela nous reposerait les neurones de ne plus avoir à les supporter……

      +11

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  • tchoo // 07.12.2019 à 09h38

    Cet article est construit pour décrédibiliser le soi disant propos qui voudrait que les journalistes sont déconnectés du réel.
    prendre et mettre en avant Natacha Polony et Maïtena Biraben pour montrer les salaires démesurer des journalistes éditiocrates relève de la pure plaisanterie alors que les JM Apathie, P Cohen, Ruth Elkrief et autres sont à peine évoqué et non chiffré.
    Aucune analyse du système des pigistes, si ce n’est pour nous dire que certains tentent de bien faire leur travail alors que justement leur statut précaire les empêchent de le faire correctement et les mettent à la merci de leurs patrons juste pour continuer à vivre et, ce qui est légitime, encore plus si ils veulent monter dans la hiérarchie.
    Ensuite confondre chiffres d’affaires des sociétés de production avec le revenu de leur principal acteurs ou actionnaires concours à l’enfumage du lecteur.
    Bref un article fait pour justifier d’avoir traité le problème en ayant un peu grossièrement flinguer le propos comme l’on voit trop souvent dans notre « belle presse »

      +11

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  • Aquitanis // 07.12.2019 à 09h40

    Le Bernard GUETTA touchait 9500 € pour une chronique de….3 mn !
    J’aimerais savoir ce qui justifie un tel salaire ? alors qu’un agriculteur parfois n’ arrive pas à se faire 500 € par…mois !

      +26

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    • Calal // 07.12.2019 à 10h25

      Trop de gens encore,écoutent,regardent et croient ces gens.Voilà la justification de leur salaire.

        +11

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      • Aquitanis // 07.12.2019 à 12h09

        Tu as raison. Dans ce cas là « explique  » serais le terme plus approprié et non  » justifie » 😉

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    • Dominique65 // 07.12.2019 à 15h23

      « 9500 € pour une chronique de….3 mn ! J’aimerais savoir ce qui justifie un tel salaire »
      Ce n’est pas ces 3 minutes par jour qui étaient rémunérées, c’est l’efficacité de sa propagande atlantiste, pro UE et anti-Russie. Le travail qu’il effectuait, avec sa façon si convaincante de s’exprimer et ses faux-semblants d’objectivité, était tout à fait remarquable ( il m’a longtemps influencé) et méritait largement ce salaire.

        +8

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    • JLR72 // 10.12.2019 à 20h46

      c’est clair, c’est lamentable. Je crois qu’une telle société est insoutenable à terme.
      J’ajoute une petite anecdote: j’entendais un député LREM vendre sa réforme de la retraite à points en vantant le fait que grâce à ce nouveau système, les agriculteurs touchant les « 500€ » en guise de salaire percevraient 1000€ de retraite (la belle affaire).
      Visiblement, soit il n’a toujours pas compris que son rôle c’est de trouver des solutions pour permettre aux agriculteurs « en activité » de gagner convenablement leur vie, soit il utilise de manière cynique ces derniers.
      Dans les deux cas, c’est vraiment pas brillant.

        +1

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  • steph33210 // 07.12.2019 à 09h54

    Vous oubliez les impôts et de parler du scandaleux abattement forfaitaire (art 81 du Code général des impôts) de 7650 euros sur le revenu net et ceci est appliqué AVANT abattement classique des 10 % contrairement à la majorité des contribuables français.
    Exemple : un journaliste dont le revenu imposable communiqué par l’employeur est de 27.650 euros, par exemple, ne mentionnera que 20.000 euros sur sa déclaration d’impôt (27.650 euros de rémunération – 7.650 euros d’abattement). Puis, sur ces 20.000 euros, l’administration fiscale appliquera un abattement de 10 % et enfin calculera l’impôt dû.
    Tous les journalistes ne sont pas reporters de guerre et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec la défense de la liberté d’opinion, elle a bon dos ! Ce seront encore ceux-là qui hurleront aux privilèges des professeurs et autres agents du service public et donneront des leçons de patriotisme économique !

      +19

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    • LibEgaFra // 07.12.2019 à 12h53

      Si l’abattement était fait APRES, ils payeraient encre moins d’impôts.

        +3

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    • RV // 07.12.2019 à 17h15

      @ steph33210 // 07.12.2019 à 09h54

      Vous avez lu l’article en diagonale ?
      …/… À cela s’ajoute un abattement fiscal de 7 650 euros sur leurs revenus imposables. …/…
      extrait du cinquième paragraphe . . .

        +0

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    • RV // 07.12.2019 à 17h30

      @ steph33210 // 07.12.2019 à 09h54

      Les journalistes et assimilés ont deux choix pour leur déclaration d’impôt :
      – Opter pour la déduction de 7 650 € ET l’abattement forfaitaire de 10% ;
      OU
      – déduire les frais réels ce qui implique de perdre l’exonération de 7 650 €.
      article du 4 février 2019
      https://www.corrigetonimpot.fr/impot-journaliste-7650-exoneration-statut-avantage-comment/
      – – – – – – – – – – – – – – – – – –
      Cette allocation a été négociée en 1998 après trois longues années de lutte par les organisations syndicales, pour remplacer l’abattement de 30 % supprimé par le gouvernement Juppé.
      https://snjcgt.fr/dossiers/droits/salaire-et-fiscalite/la-fiscalite-des-journalistes/

        +1

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      • EugenieGrandet // 09.12.2019 à 18h38

        Je me souviens d’un journaliste (pas une star télévisuelle, a priori) demandant à la vendeuse d un stand Montblanc dans un grand magasin de lui appliquer sa réduction sur son beau stylo après avoir montré sa carte de presse et avant de, probablement mettre la facture correspondante dans ses frais réels.
        Ça ne vaut que pour ce cas. Je ne généralise pas.

          +0

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    • medmed // 07.12.2019 à 20h15

      « Tous les journalistes ne sont pas reporters de guerre et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec la défense de la liberté d’opinion, elle a bon dos  »
      De quelle liberté d’option on parle quand l’État soudoie les journalistes ?
      Et je ne parle même pas des centaines de millions que l’état déverse chaque année pour le Monde, le Figaro, l’Express, Libération, etc. La liste est longue comme le bras.
      Déverser des centaines millions pour des médias détenus par des milliardaires. Il n’est pas bien difficile de deviner le pourquoi de ce délire de l’état avec nos sous.
      À côté de ça les caisses sont vides et l’état doit faire la poche des miséreux à l’APL. T’as pas 5 balles !

        +7

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  • petitjean // 07.12.2019 à 10h21

    Il est normal que « les agents de propagande » soient très très bien payés. Le Système achète leur « loyauté ». Et, à ce jour, aucun de ces agents de propagande n’a craché dans la soupe. C’est vrai qu’avec 30 à 50 000 par mois…..
    Et je constate aussi que leur niche fiscale , très avantageuse, n’est remise en cause par personne. Et l’on pourrait aussi considérer les subventions de l’état à tous ces , ses , organes de propagande
    Personne n’aurait imaginé il y a un siècle, qu’on puisse tenir ainsi les peuples
    Relire la Charte des journalistes pour mesurer à quel point cette « profession » nous trahit……………

      +16

    Alerter
    • Catalina // 07.12.2019 à 12h50

      Ce forfait a été assujeti aux salaires ne dépassant pas 6000 euros.
      (art 81 du Code général des impôts) de 7650 euros

        +1

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    • basile // 07.12.2019 à 17h52

      vous faites bien de parler d’agents de propagande. Et ce particulièrement chez les chaines publiques (et elles sont nombreuses). C’est dur de penser qu’on a soutenu les services publics, qu’on a honni les chaines privées, et constater que c’est une chaine privée qui nous donne les meilleurs débats. Et que c’est cette même chaine qui ose attaquer le CSA pour abus de pouvoir.

      C’est le monde à l’envers. Visiblement, les journalistes du public pensent d’abord à leur confort..

        +2

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      • petitjean // 07.12.2019 à 19h20

        @basile
        ne vous y trompez pas : tous les médias , privés ou d’état, sont des organes de propagande
        ceux d’état devraient être exemplaires. Hélas…………………

          +1

        Alerter
  • petitjean // 07.12.2019 à 10h33

    Si vous me le permettez
    extrait de la Charte des journaliste, dont personne, comme c’est curieux n’y fait plus référence :
    « Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.
    Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
    Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.
    Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
    Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste »

    mesurons à quel point cette « profession » trahit sa Charte………………..

      +15

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  • azuki // 07.12.2019 à 10h59

    Moins on fait de journalisme au profit de la com, mieux on est payé si je comprends bien…

      +4

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  • bruno49 // 07.12.2019 à 11h38

    Ce qui est honteux ce sont les salaires énormes donnés dans le service public (qui ne l’est plus du tout) et les sommes donnés aux journaleux producteurs. Dans les médias privés c’est un peu différend ,il faut noter ceux qui reçoivent des aides(subventions) provenant de nos impôts et ceux qui n’en reçoivent pas . Quels journaux ou magazines (dont les journaleux sont omniprésents dans les médias radio ,tv) survivraient sans les subventions publiques ? Pratiquement aucun .Ce dont donc bien des organes de propagande payés par nos impôts. Jusqu’à quand?

      +4

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    • medmed // 07.12.2019 à 21h23

      Ces medias sont détenus par des milliardaires. Je vois pas pourquoi l’etat devrais mettre la main a la poche pour ces gens là. C’est une honte !

        +4

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  • Larousse // 07.12.2019 à 12h12

    Les journalistes mainstream se cachent derrière la masse des petits et précaires journalistes. Ils ont effectivement de très gros salaires et c’est pour cela qu’ils tiennent absolument à maintenir leur statut et leur vocation de « chiens de garde » du système… Ce sont les p… du Pouvoir, mais ça toujours était souvent comme cela quel que soit le Pouvoir…
    Quant à leur faire ce reproche… Peu on le courage de leur dire en face et de toute façon ils ont une faculté celle de masquer cette réalité, derrière un discours très bien élaboré et appris sur « l’indépendance ». Une vaste foutaise mais à force de le répéter ce discours , ils y croient…
    Il suffit d’analyser à travers plusieurs années les paroles d’un certain Y. Calvi… pour se demander s’il ne suffira pas la soupe… même quand le RN sera au pouvoir… (quand il sent le vent mal tourné, il met en veilleuse ses sermons macroniens)

      +4

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    • Leterrible // 07.12.2019 à 13h15

      … »  »  » Il suffit d’analyser à travers plusieurs années les paroles d’un certain Y. Calvi… pour se demander s’il ne servira pas la soupe… même quand le RN sera au pouvoir… (quand il sent le vent mal tourné, il met en veilleuse ses sermons macroniens)  »  » « .

      C’est à mon sens l’exemple le plus frappant….pour ceux qui ont la (mal)chance de l’avoir connu/admiré/../.. au début prometteur de (son) l’extraordinaire (sens littéral) émission « C dans l’air »

      Pour les plus jeunes ou les « distraits » à l’époque …une évocation sur un sujet encore aujourd’hui débattu dans le blog
      https://www.laterredufutur.com/accueil/c-dans-lair-climat-a-t-on-rechauffe-les-chiffres/

      DIX ans déjà…. « Ive a dream »…. la refaire aujourd’hui avec les mêmes… -:)

        +2

      Alerter
  • Jean D // 07.12.2019 à 13h42

    En complément il serait amusant de faire une petite sociologie des éditocrates.

    On se rendrait probablement compte qu’il y en a peu qui ont fait une école de journalisme et beaucoup plus qui sont passés par Science Po. Ces « parachutés » des Grandes écoles cadenassent les médias et pompent le gros des salaires. Sans compter l’air qu’ils nous pompent également à nous dire ce qu’il faut penser.

    Par ailleurs, il faut se rappeler que ces sommes astronomiques viennent de la publicité. Cela devrait nous faire réfléchir : celui qui paie commande. Il ne faut donc absolument pas compter sur ces gens-là pour nous informer sur la situation du monde, et notamment sur la réalité de l’effondrement écologique : ils sont en place exactement pour le contraire, désinformer.

    Pas tant pas le mensonge (quoique) que par la dilution de l’information essentielle dans un flots de faits divers. Fait divers faits pour le divertissement. Insouciance criminelle de ceux qui profitent : c’est un des points communs entre ces grands noms du journalisme et le monde des politiciens.

    D’ailleurs le sociologue convoqué au début pourrait également s’amuser à relever le nombre d’unions maritales entre ce deux mondes. Endogamie finalement peu surprenante : mêmes écoles, même jouissance déboutonnée et même vision du monde.

    Un naturaliste appelle ça des parasites.

      +14

    Alerter
  • EugenieGrandet // 07.12.2019 à 17h38

    Cet article pêche par deux aspects:
    – en parlant de vedettes superstars, il évoque certains « salaires » (1; ce ne sont pas des journalistes et 2; ce ne sont pas des employés des chaines de télévision) ainsi que le chiffre d’affaires de leur société comme si les 20-30 millions de ce chiffre d’affaire ou la valorisation de leur société allaient sur leur compte en banque.
    – un salaire moyen annuel brut (yc prime et/ou 13ieme mois if any) n’a pas de sens seul. Il faut donner la médiane car les très gros salaires perturbent complètement les moyennes et empechent les analyses sur ce qui constitue le corps social des journalistes.

      +2

    Alerter
  • Betty // 07.12.2019 à 21h44

    Les Assises du Journalisme donnent ces chiffres en 2018: « Les chiffres de CCIPJ pour 2017 montrent que les principaux
    paramètres sont marqués par les mêmes tendances : C’est ainsi que la précarité (pigistes + chômeurs) augmente passant de 22,7% à 26,2 entre 2006 et 2017. » https://www.journalisme.com/wp-content/uploads/2018/03/Barom%C3%A8treSocial2018.pdf

      +1

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  • Betty // 07.12.2019 à 21h49

    Difficile d’évaluer le montant des salaires des pigistes: « Au regard des statistiques d’Audiens (mutuelle du secteur), il y aurait 19 067 personnes s’étant vu payer des piges en 2017. Ce chiffre est en diminution sensible puisque dix ans plus tôt ils étaient 23 941 soit un recul de 20,40 %.
    Dans la même période, le revenu moyen de ceux-ci passerait de 8 241 à 9 122 euros, sachant qu’une telle moyenne n’est pas forcément significative pour des situations très hétérogènes (du pur occasionnel, à la star qui se fait payer un certain nombre de prestations sous forme de pige, en passant par les journalistes dont les revenus sont totalement ou majoritairement le fruit de ces piges). Proches des pigistes pourraient figurer les journalistes rémunérés uniquement en droit d’auteur, mais là l’organisme social dont ils relèvent – les AGESSA – se disent dans l’impossibilité de les comptabiliser. » http://theconversation.com/les-journalistes-en-france-en-2018-moins-nombreux-plus-de-femmes-et-plus-precaires-93167

      +0

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  • petitjean // 08.12.2019 à 10h29

    Le parti médiatique existe, il est peuplé de clones journalistiques.La carte de presse ne prouve plus rien depuis longtemps dans la plupart des cas
    Les rédactions des radios et télévisions sont constituées de journalistes ayant la même sensibilité à plus de 80 % et les autres se taisent. Ils sortent d’écoles syndicalisées au niveau très disparate mais à l’endoctrinement uniforme. Il suffit d’être dans le moule pour devenir journaliste. La compétence et la culture sont des critères moins décisifs.
    Ces journalistes clonés qui, dans les chaînes d’infos en continu, se multiplient à une vitesse aussi effrénée que la profession se féminise, pensent tous la même chose. Leur modèle c’est en gros Libération, Le Monde, un zeste d’Obs et une pointe de Canard Enchaîné. De temps en temps un éditorialiste de droite est là pour donner le change.
    Il y a un parti médiatique sinon pourquoi aurait-on, dans toutes les chaines audiovisuelles, les mêmes sujets dans la même hiérarchie et au même moment avec les mêmes points de vues.
    La diversité de l’information audiovisuelle est un mensonge. La multiplication des médias disant la même chose est le contraire de la diversité des opinions, qui seule prouve la liberté de la presse. La liberté d’opinion est faites pour toutes les opinions surtout celles qui contestent le système dominant.
    Car quelle différence entre des médias d’un régime autoritaire disant tous la même chose et les médias d’une soi-disant démocratie disant tous la même chose ? Aucune !…………………..

      +4

    Alerter
  • chris // 08.12.2019 à 11h09

    Bonjour,

    Ce qui est le plus alarmant, c’est que c’est ces journaliste qui gagnent des sommes nettement au dessus de salaire médian, qui influence encore plus que les hommes politiques. Ils occupent les antennes à longueurs de journées à analyser « la vie dans notre société » alors qu’ils n’ont aucune idée, ne peuvent même pas imaginer une seconde comment la plupart des gens vivent avec 1000 ou 2000 euros. C’est sa le vrai scandale. Ceux qui parlent de nous et nous informent doivent nous ressembler et nous comprendre. Si non évidement comme leurs revenus sont plus proches de ceux qui nous gouvernent alors il y a forcement connivence, même si elle ne peut qu’être qu’inconsciente.

      +3

    Alerter
  • Suzanne // 08.12.2019 à 11h42

    C’est bien, les moyennes, mais ça peut être également très très instructif de faire se confronter des extrêmes.
    Par exemple :
    Claire Chazal, selon l’article au-dessus, touche en 2015 un salaire brut d’environ 120 000 euros par mois.
    Le Figaro (https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/10/10/20002-20171010ARTFIG00148-revenu-des-agriculteurs-les-chiffres-restent-inquietants.php) nous indique que près de 30% des agriculteurs perçoivent un salaire de moins de 350 euros par mois.
    Tout est dit. Voilà notre société.
    Quel est le métier plus utile que celui d’un agriculteur? Il n’y en a pas. Il y en a d’aussi utiles (ouvrier qualifié, travailleur du bâtiment, architecte, médecin, infirmier …) mais pas de plus utile.
    Quelle est l’utilité de Claire Chazal? Je vous laisse faire la réponse.
    Elle gagne donc 360 fois plus qu’un agriculteur.
    Je ne sais pas vous, mais pour moi il faut VRAIMENT changer ça.

      +5

    Alerter
  • Paul // 08.12.2019 à 11h55

    Chercher à justifier une rémunération supérieur de plus de 4 fois le montant du
    revenu de base garantissant une vie normalement décente est une forme de mepris inacceptable digne d’ un crime de lèse intelligence.

      +2

    Alerter
  • clauzip12 // 08.12.2019 à 23h27

    S’agissant de la fonction « véritable » du métier de journaliste je perçois ,cela a déjà s’est confirmé avec la guerre de Syrie,une dégradation de l’information.
    La centralisation déjà effective comme en Syrie où toutes les chaines d’info officielles transmettait les données sur la guerre par l’OTAN ou un centre d’émission implanté à Londres.Nous avons été berné par cette propagande que tous les media mainstream ont arrosé sur tout les citoyens européens.
    La réforme de radio franque et France TV par Macron accentue encore plus la concentration de l’information dont la finalité est la suivante:une même voix pour tous,celle de Macron et de l’UE ,sans variante,donc ,LA VÉRITÉ!
    Par conséquent,il est indispensable de rechercher les info sur des vecteurs alternatifs,sur des voies d’ expressions étranges et de recouper en permanence,douter de tout.
    Ne comptez surtout pas sur les vecteurs publics ou privés en relation de propriété avec la presse écrite.Des exécutants très bien payes souvent sont prêts à dire sans retenue ce qui leur est imposé,ils tiennent à leur place .
    Nous sommes dans un monde,sur la planète info ou les principes de la charte de Munich relative à la pratique du métier de journaliste sont ignorés par les rédactions qui sont les pourfendeurs de cette profession et les hommes de paille du néolibéralisme.

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  • Wollaston // 09.12.2019 à 07h42

    Quand on accepte de vendre une parole, un avis, une idée, venant d’un donneur d’ordre, propriétaire, puissant, en échange d’un salaire en dehors de toute réalité de production ou d’économie, c’est que l’on est bien une prostituée.
    Quand on est cantonné a des salaires miséreux, a la prison, a l’assassinat parce que l’on fait un vrai travail de journaliste, c’est être comme un chômeur : précarité dangereuse voir couloir de la mort (cf Assange).
    Je réitère donc mon commentaire censuré…

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    • AlainBonnet // 13.12.2019 à 15h43

      Un journaliste c’est soit une pu** soit un chômeur.

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