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15.octobre.201915.10.2019 // Les Crises

[Recommandé] Jacques-Marie Bourget : “Devenue l’outil premier du mensonge et de la bêtise, la télévision a une urgence absolue”

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A la télé on ne peut pas regarder sans cesse Hanouna ou Zemmour, au bout d’un moment ça fatigue. Un de ces derniers soirs par hasard, je suis tombé sur un débat Marchais contre Chirac, ou inversement, cuvée 1971. Etonnant la façon de débattre de ces archétypes de politiciens. Ils avancent derrière le bouclier des chiffres de l’INSEE, ou des Comptes de la Nation, les arguments-missiles ont du poids, de la source. Même quand ils mentent, ces garçons affutent le fourchu de la langue sur la pierre de la statistique économique, plongent presque dans la « science ».

Pour dire qu’aujourd’hui, si vous assistez (deux minutes plus tard une bière s’impose) à un « débat » Christian Jacob-Olivier Faure, vous avez face à vous des ignares qui, une heure durant, vous jouer un ping-pong mou sur le thème : « C’est celui qui le dit qui y est ». Rien. Le vent d’El Nino et même pas d’éoliennes. Ca mouline avant. Et pendant. Assez pour vider les « hémisphères de Magdebourg ».

Devenue l’outil premier du mensonge et de la bêtise, la télévision a une urgence absolue, si elle veut se sauver, et nous aussi, elle doit faire jaillir une étincelle de connaissance et de vérité. De temps en temps alors que pour le reste nous sommes en apnée. Mais attention aussi, la vision du monde tel qu’il est c’est dangereux pour la santé. Les images peuvent vous précipiter vers le pharmacien et ses tubes de Lexomil. Ce qui mine aussi. Pour avoir suivi, à la devanture de la boutique d’Elise Lucet, un reportage traitant de « L’intelligence artificielle » ; puis un autre, sur la « 5 », consacré à « Amazon », tout cela vous dézingue lourdement. Finalement la seule tranquillité n’est pas le savoir, la connaissance, mais la certitude. Et c’est ainsi que je vais remplacer mon « Canalsat » par un abonnement à la « République en Marche ». Seule voie vers le bonheur.

Avant d’allumer l’écran noir de mes nuits blanches, des vôtres peut-être, vous avez l’injonction, sur « Arte » le 15 octobre au soir, de vous visser à votre cosy-corner : du lourd est au programme. Ce soir-là « Travail-Salaire-Profit » sera à l’affiche. Profitez-en avant que ne revienne assez vite le bon vieux temps annoncé du « Travail-Famille-Patrie ». Deux énergumènes se sont attelés à la charrue de l’histoire pour accoucher une vérité d’aujourd’hui : vers quel précipice nous poussent les Jeff Bizos et les libéraux, les démocrates, qui encouragent ces éradicateurs de l’humanité, tout dévoués à célébrer saint Uber. Ces deux égarés de l’orthodoxie, sont le réalisateur-écrivain Gérard Mordillat, compagnon de route et observateur accablé du monde du travail, et l’économiste Bertrand Rothé, personnage lui aussi étonnant. De la même façon qu’en 1968 quelques intellos, se voulant cohérents, sont allés « s’établir » comme ouvriers en usine ce Rothé, à rebours, a interrompu une belle carrière dans le CAC 40 pour passer du « Rotary » au col Mao. Glisser de premier à dernier de cordée pour pédaler contre le vent.

Ces deux échappés du peloton des économistes bien-pensants vont vous décevoir. Dans leur boutique ni Attali, ni Minc. Ce qui est dommage pour l’avenir du monde, mais l’étal donne la parole à des inconnus (de moi sauf James K. Galbraith). Naguère, reprenant l’odieux moulin à prières de Thatcher, « Il n’y a pas d’alternative » le duo Mordillat-Rothé a publié un bouquin ébouriffant portant ce titre. L’idée du film d’Arte est née du livre : bâillonner les mensonges de ces « économistes » peu économes de la sueur des autres. Et mettre en regard d’eux des hommes et des femmes qui, à force de chercher, travailler, observer, penser, aimer, se sont fait des ampoules au cerveau. Mais ont vu, et voient encore, le monde dériver comme on voit l’ours partir sur son bout de banquise. Onze de ces savants-sachants sont français et, croyez-moi ne sont jamais passés sur le plateau de la moindre télé Nescafé, instantanée. C’est dire s’ils ont à dire.

Et que puis-je faire pour vous mettre à nu les entrailles de tout ce savoir ? En crétin sachant seulement qu’Adam Smith est le nom d’une impasse ? Eh bien que fais-je ? Comme tout le monde j’ubérise. Je prends le dossier de presse parfaitement torché et « l’exploite ». Et je vous annonce le gala qui vous attend. Attention, contrairement aux critiques de films qui ne vont jamais au cinéma, n’étant pas systématiquement malhonnête, j’ai eu le privilège de regarder le travail de Mordillat-Rothé. C’est passionnant :

20 heures 50, « TRAVAIL » :

Certains mots sont d’un usage si courant qu’on finit par les utiliser sans en interroger le sens. Travail… par exemple. Depuis la nuit des temps l’homme travaille, or du Paléolithique à nos jours cette activité n’a cessé d’évoluer. Qu’est-ce que le travail aujourd’hui ? Le travail est-il devenu une marchandise ? Et qu’achète-t-on sur le marché du travail ? Pourquoi et comment est apparu le Code du travail ?

21 heures 40, « EMPLOI »

Le travail et l’emploi apparaissent comme deux termes interchangeables. De façon ordinaire, aujourd’hui, c’est l’emploi qui est le plus souvent utilisé pour désigner le travail… Travail et emploi seraient-ils de faux jumeaux ? D’un côté il y a les incroyables transformations du management contemporain, et de l’autre, l’invention de l’auto-entreprenariat comme forme moderne de l’emploi

22 heures 35, « SALAIRE »

« Le salaire est la somme d’argent que le capitaliste paye pour un temps de travail déterminé ou pour la fourniture d’un travail déterminé ». Cette citation de Marx est-elle encore valide aujourd’hui ? Il y a le salaire de subsistance, le salaire différé et depuis peu sont apparues les idées d’un revenu universel ou d’un salaire à vie. Serait-ce la fin du salariat ?

23 heures 25, « MARCHÉ »

Aujourd’hui, le marché occupe une place hégémonique dans les sciences économiques. D’Adam Smith et sa « main invisible » aux libéraux contemporains, tous y voient le principe central de l’économie. Forts d’un discours théologico-économique, ils en font un dieu incontestable. Pour les libéraux, le marché a toujours raison. Mais de la guerre commerciale à la guerre entre nations, il n’y a qu’un pas…

A partir du lendemain, le 16 octobre et les jours à suivre sur un site dont j’ignore l’accès mystérieux, vous pouvez achever de vous désespérer, sur Internet, en allant sur arte.tv avec deux épisodes qui n’ont pas trouvé place dans la « grille », comme le disait Saint-Laurent (pas YSL) :

« CAPITAL »

Comme tous les concepts économiques, le capital a une histoire. Une histoire singulière que l’on peut raconter de bien des manières. D’autant plus que la signification de ce terme s’est transformée au rythme du changement des modes de production… Plutôt que de faire une théorie du capital, la situation contemporaine de l’économie ne nous invite-t-elle pas à faire une théorie de l’actionnariat ?

« PROFIT »

D’où vient l’argent ? Au cours de l’histoire les thèses se sont succédées sans parvenir à répondre à la question. Le profit est un concept fuyant. Pour Marx il était le produit d’un vol, le capitaliste volait au travailleur une part de son travail ; pour Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, accroître les profits était l’unique responsabilité des entreprises. Entre l’enjeu financier et l’enjeu social, la querelle demeure.

Voilà. Si vous n’avez pas compris que vous n’avez pas d’autre choix, ce mardi 15 octobre, que d’aller au savoir -parce que c’est rare face à des écrans venimeux et crétins- c’est que vous êtes Alain Minc.

« Travail, Salaire, Profit ». ARTE Mardi 15 octobre 20h50

« Capital, Profit » sur arte.tv

Et un le livre de l’émission « Les Lois du Capital » Edition Arte-Le Seuil.

Jacques-Marie Bourget

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Duracuir // 15.10.2019 à 07h20

Faites comme moi, arrêtez totalement de regarder la télé. On y apprend rien, elle ne sert à rien, elle n’est qu’un producteur d’espace de cerveau disponible. C’est agaçant ces gens qui reprochent à la télé ce qu’on sait déjà depuis au moins 60 ans. S’ils ne peuvent pas s’en passer, qu’ils restent dans leur bauge et qu’ils arrêtent de cracher dans la fange dans laquelle ils se vautrent par pure paresse.

65 réactions et commentaires

  • Duracuir // 15.10.2019 à 07h20

    Faites comme moi, arrêtez totalement de regarder la télé. On y apprend rien, elle ne sert à rien, elle n’est qu’un producteur d’espace de cerveau disponible. C’est agaçant ces gens qui reprochent à la télé ce qu’on sait déjà depuis au moins 60 ans. S’ils ne peuvent pas s’en passer, qu’ils restent dans leur bauge et qu’ils arrêtent de cracher dans la fange dans laquelle ils se vautrent par pure paresse.

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 15.10.2019 à 10h07

      La télé est un médium. Il ne faut peut-être pas prendre au pied de la lettre la vieille thèse de MacLuhan : “The medium is the message”. (Je détourne un peu). Ce que vous critiquez, c’est le contenu. Mais condamner la télé à cause d’Hanouna, c’est comme s’interdire de lire parce qu’il y a de mauvais livres. Il faut savoir choisir et se limiter, c’est tout. Quant à ce que la télé porte spécifiquement en tant que médium, c’est bien sûr le caractère pyramidal : vous recevez passivement ce que l’on choisit pour vous. C’est certes désagréable, mais on peut toujours faire un choix dans le choix. Et on n’est pas fliqué. Big Brother ne sait que statistiquement ce que nous regardons.
      Une comparaison s’impose : l’alternative est aujourd’hui le réseau informatisé, dont la différence est la traçabilité individuelle. Connaissant les pratiques de la NSA, c’est inquiétant très au delà des effets politiques et sociaux de la télé.

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      • Actustragicus // 15.10.2019 à 11h27

        Certes, dans l’abstrait, on peut séparer médium et contenu, “apprendre à choisir”… mais concrètement non : lire demande un effort délibéré, la télé non – voilà tout.

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      • Louis St.O // 16.10.2019 à 12h34

        « Et on n’est pas fliqué. Big Brother ne sait que statistiquement ce que nous regardons. »
        Alors là détrompez vous, si vous avez canal +, ils savent exactement ce que vous regardez, la preuve, ils vous propose exactement les sujets des émissions que vous regardez les jours précedents. Si vous regardez une émission sur la nature, un match de foot ou un film d’action, vous êtes sûr que dans les propositions que vous fait Canal les jours suivants il y aura ces sujets en premier.
        Aujourd’hui c’est canal + …. Demain ….

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        • Jean-Pierre Georges-Pichot // 17.10.2019 à 09h13

          Canal + ? J’avoue que ce cas ne fait pas partie de mon univers perceptif. Je trouve tout à fait incompréhensible que des gens acceptent de payer pour recevoir des messages contrôlés. Il est vrai que la comparaison entre les médias d’aujourd’hui et les églises d’autrefois s’imposant de plus en plus, la quête à la fin de la messe est probablement dans la logique des choses.

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    • lois-economiques // 15.10.2019 à 11h06

      “Faites comme moi, arrêtez totalement de regarder la télé.”
      Surement pas, j’ai vu à la télé des émissions passionnantes que jamais sur aucun autre média j’aurais pu voir.
      Il suffit de choisir.

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      • Duracuir // 15.10.2019 à 13h35

        Oui, c’est ça. Pourquoi s’infliger la nullité et le consternant? Effectivement, si on repère un film, un docu, pourquoi pas? Pour ma part j’ai toujours trouvé l’intégralité des infos et des émissions, même et surtout prétendument sérieuses ou culturelles, totalement vaines voire fallacieuses.

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        • lois-economiques // 15.10.2019 à 14h31

          Ben voyons.
          Récemment 9 épisodes couvrant la guerre du Vietnam sur Arte.
          Le documentaire sur le cholestérol toujours sur Arte.
          Le documentaire “Espèces d’espèces”, fascinant.
          Le documentaire sur Mosanto, révélateur de la puissance et malfaisance de cette société.
          Le documentaire sur UBS, ou comment cette banque est dans les faits, une mafia.
          etc., etc.
          Aucun équivalent sur d’autres médias.
          Et je ne vais pas rater celui de ce soir.
          Ce n’est pas tous les jours que l’on peut écouter Lordon à la télé…
          Bref que du bon !

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    • geedorah // 15.10.2019 à 15h00

      si on y apprend des “trucs”, faut juste faire le bon choix, sur la bonne chaine, au bon moment
      ou alors tu vas t’abonner sur la chaine arte sur youtube, c’est nettement plus simple 🙂
      rts aussi c’est bien pour les docus

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    • haricophile // 15.10.2019 à 16h43

      Le seul truc de con, c’est qu’on paye de plus en plus cher une redevance pour un truc où il y a de plus en plus de pub et de moins en moins de contenu valable, qui est de moins en moins regardé sauf chez les vieux qui gardent leur habitudes en regardant des “émissions” ou tous les protagonistes aux cheveux teintés ou grisonnants étaient déjà la 30 ans en arrière.

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      • Mimi // 16.10.2019 à 11h48

        Tu sais ce qu’ils te disent « les vieux » !!!!!

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    • RGT // 15.10.2019 à 19h14

      J’ai arrêté dans les années 70 et je m’en porte très bien.

      Par contre, cette abstinence n’est pas du tout du goût de l’administration fiscale qui CHAQUE ANNÉE me relance pour que je participe financièrement à cette mascarade.

      Ils ont essayé pendant plusieurs années de me “prendre la main dans le sac” de détention illicite de “boîte à cons” en revenant toujours bredouilles. La dernière fois, comme je me sentais désœuvré et je je souhaitais m’amuser un peu (je peux être parfois sadique) j’ai même retenu de force la fonctionnaire qui venait faire ce contrôle en lui faisant visiter toute mon habitation de la cave au grenier, ce qui a pris près de 4 heures en allant fouiner dans tous les recoins et en ouvrant TOUS les cartons permettant d’accueillir cet objet tant honni.

      Ils ne viennent plus me contrôler car il doit y avoir une mention ‘INDIVIDU TRÈS DANGEREUX” dans mon dossier.

      Par contre, chaque année, ils essayent de me coller cette taxe, “si ça passe ça passe” mais je suis vigilant.

      Et, cerise sur le gâteau, la fameuse “suppression de la taxe d’habitation” s’est traduite cette année, en dehors de ladite taxe audiovisuelle, par une rallonge de 20% par rapport à l’an dernier.

      Je pense que cette suppression ne concernait que ceux qui ont déjà été dispensés de l’ISF et d’autres “impôts inéquitables” bien sûr.

      Enflures…
      C’est bien le seul mot non grossier qui me vienne à l’esprit.

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      • Jean-Pierre Georges-Pichot // 17.10.2019 à 09h22

        Bravo pour votre action persévérante de désobéissance incivique ! Moi aussi, j’ai vécu longtemps sans télé ni redevance. On m’a un peu écrit que l’on n’arrivait pas à croire que je me passe de l’objet, et qu’on me donnait une dernière chance d’avouer ma normalité. Mais quand l’inspectrice des cartons et chaussettes est venue, j’étais parti en vacances. Les choses en sont restées là. Depuis j’ai craqué. Ayant hérité, l’argent je n’en ai plus rien à foutre, et j’ai à l’occasion des invités télémanes. Alors je paye. La vieillesse est un naufrage. Mais Canal+, c’est tout de même aller trop loin dans la servitude.

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    • julien // 18.10.2019 à 08h31

      Ce que vous dites pour la tv est également vrai pour internet. Les algorithmes nous manipulent totalement et nous “empêchent” de plus en plus l’accès au savoir. Google par exemple fait tout pour éviter que certaines infos pertinentes sortent dans les résultats des recherches. Youtube supprime les vidéos non politiquement correctes (sur les sujets dit sensibles…) grâce aux chiens de garde… bref, internet est bien pire à mon sens que la télé. Ils faut apprendre aux jeunes générations à vivre sans… mais bon courage, cela dit je suis sur que c’est possible. Les ados commencent d’ailleurs à monter des asso qui traitent de la déconnexion, la génération actuelle des 15/16ans commencent à comprendre le piège d’internet et des smartphones, et ils en sortent grandis et se sentent plus libres et plus débrouillards. Pourvu que ça dure…

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  • Barbe // 15.10.2019 à 07h28

    Jean Marie : Est-ce que Bernard friot sera visible ce soir, si comme tu le prétends ça va dépoter ?

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  • ien // 15.10.2019 à 08h20

    Je reprends le commentaire de “DURACUIR”: cessons de regarder la télé, d’écouter la radio, d’acheter la presse écrite dite “d’information”, et allons sur des sites diversifiés, le Net compte d’excellentes adresses, pour avoir une idée plus ou moins précise du monde comme il va. C’est en tout cas ce que je fais, et je ne crois pas être plus mal informé que nos compatriotes qui se soumettent à la propagande quotidienne des “grands médias”. Disons carrément que je suppose être “mieux” informé. Raison entre autres pour laquelle je fréquente le site “lescrises”. Cet article est évidemment intéressant, mais sans doute superfétatoire pour beaucoup d’entre nous..

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    • thecis // 15.10.2019 à 10h37

      Il manque 2 prérequis fondamentaux dans votre remarque pertinente :
      – la nécessité de temps pour trouver les informations
      – l’esprit critique permettant de faire le tri, et encore, on est victime de ses convictions dans le traitement

      Par ailleurs, je suis aussi horripilé que Duracuir de constater une paresse intellectuelle de masse, autant il reste compliqué de mobiliser les gens quand on leur demande un quelconque effort dans notre société moderne. Trop de confort ! Et je pense hélas que le mur qui se rapproche va faire très mal…

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  • Urko // 15.10.2019 à 08h21

    C’est très bien d’écouter ce qu’a à dire Rothe, mais ça n’empêche pas d’écouter Attali non plus. Ce n’est pas parce que des médias crétins vous diffusent que vous en êtes un. Et puis, on ne peut pas reprocher aux médias de ne propager qu’un son de cloche aux dépens de ses alternatives pour ensuite suggérer de faire exactement pareil, en remplaçant le monopole d’un Attali par celui d’un Rothe. Ça n’aurait pas de sens. Bon, en revanche, Minc en effet, on peut totalement s’en passer. Faut pas pousser non plus.

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    • haricophile // 15.10.2019 à 16h50

      Le monopole des alternatif ça me fait penser a l’action anticoncurrentielle des logiciels libres, la dictature de la démocratie, et quelques autres non-sens provenant de cerveaux ayant oublié de connecter leur neurones ou voulant éviter que leur interlocuteur connecte les siens. D’ailleurs quand je repense a ce qui s’est passé a l’assemblée depuis des trucs comme les débats sur “Hadopi” je me dit que connecter ses neurones n’est vraiement plus une préoccupation moderne. En tout cas pas en politique.

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  • calal // 15.10.2019 à 09h04

    toujours cette lutte transversale entre le “bottom up” et le “top down”,la construction horizontale entre pair et l’imposition de la “meilleure solution” par des chefs,l’induction et la deduction, la loi jacobine et la jurisprudence ou la common law anglaise: tele ou internet?

    se faire imposer ce que l’on veut voir par la tele ou choisir grace a internet?

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  • fox23 // 15.10.2019 à 09h20

    Les chaînes privés sont à la botte de leurs propriétaires qui n’ont aucun intérêt à s’occuper vraiment de vos problèmes, les chaînes publiques sont à la botte du pouvoir qui ne représente que les intérêts des premiers nommés.
    La dedans, quelques corsaires œuvrent, mais s’ils durent, c’est aussi parce qu’ils savent jusqu’où ils peuvent aller. Genre d’interrogation que n’aura jamais à se poser une propagandiste comme Léa Salamé…
    Rappelons-nous quand même que le boycott reste une arme efficace !

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    • haricophile // 15.10.2019 à 16h58

      tu paye quand même ta redevance, de plus en plus cher pour un truc de plus en plus pourris de pub (il parait que on peut payer jusqu’à 1500€ de pub lors de l’achat d’une voiture neuve), alors ils s’en foutent de ton boycot. tant que ça raque…

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      • RC // 17.10.2019 à 09h32

        Il suffit d’être raccordé à la télé Internet. Pour l’instant, c’est encore libre de redevance et le choix de chaînes est mondial.
        Pour autant, il faut ne pas se tromper de case (à cocher ou à ne pas cocher, selon l’humeur annuelle de Bercy…) lors de la déclaration des revenus.

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  • la vieille gauloise // 15.10.2019 à 09h33

    Je me suis débarrassée de la télé depuis 3 ans environ ….
    Ça soulage !….Je préfère cibler l’ actualité sur internet sans tomber dans l’ excès….voilà, c’ est tout

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 15.10.2019 à 10h19

      Souvenez-vous tout de même que dès que vous allez sur la toile, des yeux vous observent et des oreilles vous écoutent. Lesquels commandent des drones armés. Vous ne les voyez pas mais eux vous voient. Vous croyez visionner et c’est vous qui l’êtes. Vous croyez vous informer sur le monde, et c’est l’Etat global qui s’informe sur vous. Par hygiène mentale, il nous faudrait, depuis que le réseau a remplacé la poste, terminer tous nos messages par “merde à celui qui le lira”.

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      • haricophile // 15.10.2019 à 17h00

        Oui mais on a fait des progrès, on a maintenant la TV connectée avec webcam qui permet aux opérateurs des marchands et des gouvernement de te regarder gratos baiser devant ta cheminée “pour optimiser les algorithmes”.

        Ou aux opérateurs de la CIA de regarder très longuement et attentivement les enfants des “cibles” nus dans la salle de bain, news qui n’a pas fait grand bruit… (sont fou les amerloques d’avoir des télés là).

        Bref…

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        • Jean-Pierre Georges-Pichot // 17.10.2019 à 09h37

          Sur les objets connectés en général, je vous recommande les mémoires d’Edgar Snowden récemment parues, ou le film d’Oliver Stone sur le même sujet. Vous y serez familiarisé avec un certain nombre de précautions et contre-mesures efficaces : ne pas trop fesser les boucs à cul nu, mais si vous êtes technophile, il y a aussi les messageries cryptées, jouer au rubicube, et surtout, la plus efficace de toutes concernant le voyeurisme des “webcams” , une innovation technologique de pointe : le sparadrap.

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    • JM Bourget // 15.10.2019 à 10h03

      Pour la première fois sur un télé qui ne soit pas alimentée par Internet….Donc pas “rediffusion” si on veut être précis

        +5

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      • Serge F. // 15.10.2019 à 12h42

        Effectivement. J’ai été trompé par ARTE qui a écrit sur son site “Prochaine diffusion le mardi 15 octobre à 20:50”. En fait, ARTE a une politique de diffusion de ses programmes assez étrange. Les documentaires sont disponibles en visualisation libre depuis le 8 octobre, jour de la publication d’une interview de Gérard Mordillat, l’un des deux réalisateurs des documentaires, dans l’Humanité :

        https://www.humanite.fr/gerard-mordillat-il-sagissait-pour-nous-de-rendre-au-public-le-pouvoir-de-penser-lalternative-678321

        D’ailleurs, à la question “Les deux derniers épisodes de votre série, « Capital et Profit », ne seront visibles que sur le site Internet d’Arte. Pourquoi ?”, Gérard Mordillat répond :

        « Je l’ignore. C’est le choix des programmateurs d’Arte, que nous n’avons d’ailleurs jamais rencontrés, avec lesquels nous n’avons jamais discuté. Je suis très hostile à ce type de programmation. Choisir de ne diffuser à la télévision que certains épisodes, c’est comme décider de publier seulement certains chapitres d’un livre. On se prive là de tout un public. »

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        • Dominique Gagnot // 15.10.2019 à 14h34

          “On peut pas tout dire à la tévision, y’a trop de monde qui regarde.” (Coluche)

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        • haricophile // 15.10.2019 à 17h13

          C’est comme les “magazines” ou tu peux fabriquer toi même une maquette ou quelque chose. Les trois premiers exemplaires sont gratuits, et ensuite “seulement” n€ le numero. Puis quand tu as acheté tous les numéro, tu te rends compte que tu aurais payé 5 à 10 fois moins cher en achetant directement la maquette chez un marchand.

          Bref, c’est du hameçonage, un truc fait pour pieger les gens et leur retourner les poches.

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  • Michel Le Rouméliote // 15.10.2019 à 11h03

    Moi, j’aime bien la télé. Mais pas les grrrandes chaînes généralistes et de soi-disant “information”.
    On peut trouver de très bons docus ici ou là, sur des sujets variés depuis la vie de Vauban jusqu’à l’histoire des villes françaises sous l’Occupation, de bons films, comme Timbuktu de Mahamat Saleh Haroun rediffusé récemment, et même, ici ou là, un peu de rigolade. le tout est de choisir ses chaînes, ses horaires et ses programmes.
    Ceci étant, il est toujours utile d’écouter rapidement ce qui se dit chez l’ennemi.
    Et après, un bon bouquin, une tisane et dodo !

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    • Myrkur34 // 15.10.2019 à 16h13

      “La sueur épargne le sang”, sur la vie de Vauban. Tout simplement génial.

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      • Ouvrierpcf // 16.10.2019 à 19h38

        Vauban un visionnaire un génie un humaniste un politique au sens noble du terme Quelqu’un d oublié de censuré même Par ses actes ses initiatives ses inventions au travers de ses œuvres mêmes architecturales il a sauvé des vies permis d épargner des guerres qu’il a fait gagner sans combattre Les Bataves s en rappellent encore Le Port d’Amsterdam n existerait pas ceux de Calais Dunkerque La Rochelle non plus Lui était écolo bien avant nos holibrihus Hullot
        t Gedot Cohn Bendit et même Les valeureux Dumont Qui avait un avis politique respectable mais une conscience technique a peu près nulle comment ne pas désespèrer devant la fillette [modéré] Quand et quel Suédois a t’il mis au point un brevet sur l’assainissement la maîtrise des marrées la surveillance des falaises des entrées de ports l ensoleillement des façades de châteaux de bâtiments Pourquoi uitiliser la brique a Arras le granit a Lorient la pierre ailleurs Qu est ce qu’elle en connaît la Greta des briques des pierres des marées Reviens Vauban il ou elles sont devenus fous

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  • Tonton Poupou. // 15.10.2019 à 12h06

    Travail salaire profit capital ……….. voilà une bien belle beauté de brochette de thèmes de réflexion ! Pourtant ! … Il manque un élément central : La propriété privée.

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    • Dominique Gagnot // 15.10.2019 à 12h24

      C’est à se demander s’ils le font exprès, ou inconsciemment ?
      Extrait de COMPRENDRE L’ARNAQUE CAPITALISTE, IMAGINER LE SYSTÈME D’APRÈS._ PDF gratuit : http://bit.ly/capitalisme :

      Il est un fait passé sous silence que les puissants tirent leur pouvoir de la propriété des ressources essentielles. Celui qui tient la gourde dispose d’un pouvoir absolu sur ceux qui ont soif…
      Une réelle démocratie supposerait que la collectivité en soit propriétaire car ils perdraient ainsi leur domination et, comme nous le montrons dans ce livre, nous serions enfin libres de les gérer afin de restaurer la planète et sauver ses habitants dans un système qui, par ailleurs, peut être libéral.
      Cette hypothèse détonante semble insensée tant nous sommes conditionnés. Et pourtant…

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      • Tonton Poupou. // 15.10.2019 à 13h25

        Certes ! Néanmoins il convient de faire le distinguo entre la propriété privée d’usage et la propriété privée de rapport. Le père de famille qui achète un appartement pour y loger sa femme et ses enfants ne peut pas être traité comme l’investisseur qui achète un immeuble pour y louer les appartements. N’est ce pas ?

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        • Dominique Gagnot // 15.10.2019 à 13h46

          Bien sur ! La propriété lucrative des ressources premières, dont le foncier et l’immobilier, devrait être collective, (y compris dans le cas du père de famille)
          tandis que la propriété d’usage serait généralement privée, avec les même avantages que la pleine propriété, (choix de la construction par ex., bien que financée par la collectivité) si ce n’est l’impossibilité de spéculer, puisque la propriété lucrative serait collective.

          Avantages :
          1 – pas besoin d’apporter un énorme capital généralement emprunté, pour être chez soi !
          2 – La collectivité en tirerait une rente ( les loyers) , qui va aujourd’hui à des proprios privés.
          C’est LA clé de tous nos problèmes.

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          • Tonton Poupou. // 15.10.2019 à 13h55

            J’abonde dans votre sens. D’autant plus qu’il faut aussi souligner que la spéculation immobilière non seulement impact fortement l’économie par une demande significativement amputée du poste important que consacre les ménages pour se loger tant en terme de remboursement des emprunts ou de loyer mais aussi que toutes les grandes crises financières mondiales depuis l’avénement du capitalisme ont comme origine la spéculation immobilière.

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          • Chewie // 15.10.2019 à 16h23

            Le modèle d’investissement immobilier plébiscité par le français moyen est le pavillon individuel avec son bout de terrain. C’est par essence un choix individuel dans sa configuration/décoration/utilisation (un couple adulte, leurs enfants) et dans son mode d’acquisition (titre de propriété au nom du couple adulte).
            Je ne vois pas bien comment cette propriété pourrait être collective ?
            1) Qui suggérez-vous comme copropriétaires sur l’acte notarial ? Les voisins de la même rue ? La Commune ? La Communauté de Communes ? Le Département ? La Région ?
            2) Il faudrait une autorisation de qui pour faire des travaux/aménagements dans ce type de logement ?
            3) Qui financerait les travaux/aménagements dans ce type de logement ? Sur la base de quelle décision ?
            3) En quoi cela serait-il la clef de tous nos problèmes, si ce n’est de vivre dans un cauchemar collectiviste où il faudrait six mois d’attente et trois dossiers administratifs différents pour poser un nouveau papier peint dans sa chambre à coucher ?

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            • Dominique Gagnot // 15.10.2019 à 17h21

              Collective signifie qui appartient à la collectivité. L’usage peut être privé et 100% individuel. Il n’y a pas de lien entre les 2.

              Sachez que c’est déjà le cas de tous les immeubles appartenant à l’état, et dont les locataires sont généralement très contents d’avoir pareil propriétaire…

              Pour sortir des clichés convenus, je vous invite à lire ceci, et en particulier la 2èm partie : http://bit.ly/capitalisme

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            • Logis // 15.10.2019 à 18h09

              Collectivisme n’est pas forcément synonyme de plus de tracas administratifs. Écrivez quelques lois pour dire que chacun est libre de poser le papier peint qu’il veut dans son logement (son = celui dont il a le droit d’usage qui peut être une pleine propriété), et le tour est joué.

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            • Dominique Gagnot // 15.10.2019 à 21h42

              @Logis

              Bien sur, mais la propagande a la vie dure (merci la télé)

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      • Antoine Block // 16.10.2019 à 02h27

        @Dominique Gagnot :
        Ce n’est pas vraiment nouveau, cela s’appelle le communisme.

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  • petitjean // 15.10.2019 à 17h46

    Nous payons pour nous infliger une propagande, un lavage de cerveau de tous les instants !
    Car l’outil télévision est l’arme de destruction massive des cerveaux
    face à cette machine à décerveler, des dizaines de millions de téléspectateurs viennent prendre leur dose de drogue chaque jour
    Et nos “euro-mondialiste-immigrationistes” le savent bien. Tous les médias sont des organes de propagande et de terrorisme intellectuel, mais le média audiovisuel est le premier d’entre eux
    Et, comme nous pouvons le constater………………..ça marche formidablement bien pour qui vous savez……………

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  • Omelette // 15.10.2019 à 20h05

    en dix minutes dans la boite à images :

    Sur franceinfoTV:
    Un représentants des pompiers sur le plateau.
    1ere “question” : est-ce que les gens ne vous appellent pas pour rien ?
    2ème question : votre réaction a la réaction de Marine Lepen ?
    3ème questions : ce sont bien des pompiers qui se sont affrontés aux forces de l’ordre ?

    Sur Bolloré 8, chez Hanouna.
    Point d’orgue de la soirée : porté pseudo improvisé à la Dirty Dancing (?) d’une petite meuf par un gros balaise.
    Après la pub…

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 17.10.2019 à 09h43

      Pourquoi vous regardez ça ? Si vous regardez Hanouna, vous savez qu’il va sortir sa bite.

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  • Jean D // 16.10.2019 à 01h31

    Merci Les Crises d’avoir fait circuler l’info !

    Le premier épisode est très instructif, on y entend notamment à de nombreuses reprises Alain Supiot, ancien professeur au Collège de France et actuel membre de l’OIT (https://www.youtube.com/results?search_query=alain+supiot)

    • Evolution du sens du Travail
    L’évolution du sens jamais n’est jamais interrogée mais les intervenants sont d’accord pour voir 2 césures : la Révolution industrielle du XIXe et les années 80 (on assiste à l’invasion du management anglo-saxon et son lexique). Le travail comme marchandise s’impose avec la construction du système capitaliste et le salariat qui isole des moyens de production. Cette organisation n’est pas (pas encore) universelle, il demeure des ilots. Il a fallu un temps très long pour la mise en place du travail-marchandise.

    • Définition du travail par Simone Veil : “C’est par le travail que la Raison saisit le monde et s’empare de l’imagination folle”
    Double fonction du travail humain : transformation du monde et domestication / maîtrise de soi. C’est pourquoi le chômage de masse est mortifère (Alain Supiot).

    • Définition Marchandise
    C’est un bien ou une prestation de service, et le travail devient une marchandise lorsqu’on échange son temps pour un revenu. Plus précisément la marchandise est la force de travail, non pas le travail lui-même (distinction de K. Marx). La force de travail est capacité à faire une chose, c’est cette capacité que paye l’employeur en contractualisant avec le travailleur.

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    • Jean D // 16.10.2019 à 01h34

      [suite]

      • Marché du travail
      S’est lentement conceptualisé entre le XIX et début XX (Walras, Marshall). Son fonctionnement ne répond pas aux classiques règles offre / demande, puisque le choix est à sens unique. L’employeur peut choisir son salarié mais pour le travailleur c’est “travailler ou mourir”. Parler de marché du travail c’est volontairement masquer la violence de ce conflit (Frédéric Lordon)

      • Déséquilibre capital / travail atténué par le Droit du travail
      Le Droit du travail est directement issu de la collision entre l’ordre juridique et les violentes mutations technologiques de l’ère industrielle. Le Droit du travail permet de rendre humainement vivable le progrès technique, c’est une technique d’humanisation des techniques. (Alain Supiot). Il introduit une nouvelle idée de la Justice : le conflit et la négociation vont élaborer à tâtons le Droit du travail (conditions de travail, salaires, stabilité, … protections)

      • Idée de Contrat
      Le contrat fixe l’échange temps / salaire. Dans un contexte dissymétrique entre capitaliste et prolétaire (K. Marx) le Contrat établit un certain équilibre dans les conditions de la négociation en reconnaissant des libertés (collectives exclusivement et au nombre de 3 : reconnaissance des organisations collectives, des actions collectives et les négociations collectives)

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      • IMBERT Olivier // 16.10.2019 à 17h54

        ….le contrat a pour base en tant que droit, “le fait” dans les rapports de production… et donc il y a le niveau des prix des marchandises en bien de consommation courantes disons à la fois nécessaire et de luxe..on peut comme le font baudelot et establet dans le petite bourgeoisie en france autour de 1978/80 définir assez objectivement le niveau de la reproduction de la force de travail même avec les luxes et conforts scolaires- la reproduction sociale plus ou moins longue et plus ou moins familialement coûteuse) comme de consommation quotidienne et annuelle( le logement ne relève de la même régularité que la nourriture etc…) et le moment où l’épargne salariale devient de l’accumulation en rétrocession de plus value..idem le revenu du commerce…donc je voulais dire que la conception de Marx des salaires et y compris échelle de salaire est assez indépendante de la subjectivation et aussi dépendante en revanche de l’état des luttes de classe…;mais dans le capitalisme un certain niveau de satisfaction des besoins utiles n’est populairement pas possible, en revanche il y a toute une production pour les consommations de luxe- voir le livre 2 du capital-!

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    • Jean D // 16.10.2019 à 01h35

      [fin]

      • Le néolibéralisme
      Le néolibéralisme agit avant tout sur le Droit en promouvant une justice procédurale ayant pour règle suprême le principe d’utilité (supérieur au Contrat de travail lui-même établi sur le principe de la parole donnée). Exemple récent du barème des indemnités de licenciement en France qui permet à l’employeur de faire un calcul d’utilité sans passer par la Justice pour estimer le préjudice causé par la rupture du contrat

      • Lien de subordination
      Antinomie latente entre la liberté individuelle des Droits de l’homme et la subordination absolue d’un individu à un autre. On touche au coeur de l’organisation capitaliste. Que le lien de subordination soit considéré comme “naturel” y compris par les salariés et non perçu comme une construction juridique et historique, en dit long sur l’intériorisation. Sa remise en cause implique la remise en cause du fonctionnement capitaliste de l’économie.

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    • gelmad // 16.10.2019 à 17h50

      Définition du travail par Simone Weil, avec un W, la philosophe, et non pas l’autre du panthéon !!!!!!!!!! qui s’écrit avec un V

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    • IMBERT Olivier // 16.10.2019 à 17h52

      En effet d’accord pour la distinction vente de la force de travail et donc prix du travail et non valeur produite (vendue puis revenue) par le travail…En revanche aucun rapport avec la métaphysique de Veil qui a rapport avec non seulement les néokantien, Max Weber inclus le “Beruf”, mais avec Kant déjà voire Hegel encore, et toujours Arendt et certaines interprétation fantaisiste de Michel Henry comme ceux insistant sur le concept d’aliénation et non d’exploitation; car justement il y a une objectivité de la définition du salaire des prolétaires et aussi sous la figure du travail complexe en unité de travail simple des cadres ingénieurs et technicien l’ensemble se définissant par la figure du temps de travail abstrait social et moyen l’emportant dans l’ensemble des rapports sociaux même de services

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 17.10.2019 à 09h45

      En 68, tout le monde citait Marx et personne ne l’avait lu. Il est peut-être temps de s’y mettre.

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  • Jacques // 16.10.2019 à 06h35

    (Marcel Jullian a assuré la présidence d’Antenne 2 et exercé des fonctions importantes dans des maisons d’édition).

    Marcel Jullian : ” On voulait, avec la télévision, faire des gens dociles et inertes; on y est arrivé en grande partie. […] Il s’agit d’ouvrir la plus grande vitrine du monde en donnant aux gens des produits agréables, bien faits, parce que ceux qui disent “T.F. 1 , c’est de la merde !” , c’est faux ! Je veux dire que c’est avec cette chose bien faite, répétée et euphorisante qu’on supprime l’individu. On a pas l’intention d’avoir un individu, on a l’intention d’avoir un consommateur; on fait très bien son métier envers ces consommateurs. On s’est trompé quand on a parlé de “mieux-disant culturel”, de toutes ces choses : ce sont des gadgets de politiciens, mais il n’est aucunement question de ça.”

    https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/pdfIR.action?irId=FRAN_IR_054917

    Les institutions que sont l’ ECOLE et les MEDIAS n’ont pas échoué dans leur mission … ceci étant considéré du point de vue de qui veut obtenir docilité et inertie.

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  • Pinouille // 16.10.2019 à 10h13

    Après visionnage, je dois admettre avoir été déçu car je n’ai grosso-modo rien appris de ces vidéos.
    Elles représentent une analyse détaillée des principes juridiques et économiques (très bien résumés par Jean D plus haut) dans lequel nous évoluons, avec un angle de lecture “marxiste”, qui éclaire ses points faibles / points de tension (pas tous).
    Soit.
    Et…?
    Rien
    Tout au plus, ces vidéos auront renforcé l’idée que le chômage est le talon d’Achille de ce système car il déséquilibre le rapport de force entre employeur et employé. Ce qui tend à expliquer pourquoi le français se distingue des autres sur son approbation du capitalisme: http://actualutte.com/80-des-francais-desapprouveraient-le-systeme-capitaliste-selon-un-sondage-ifopla-croix/
    Dans les pays où ce rapport de force est mieux équilibré que chez nous, la majorité des individus a tout de même tendance à accepter ces principes et notamment cette subordination. Tout simplement car cela contribue, pour l’instant, à améliorer sa vie.

    La critique est saine. Mais le rejet total du capitalisme ne peut se faire sans proposition alternative convaincante.
    Et…?
    Rien

    Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.
    Il pourrait tout autant se rire des hommes qui déplorent les causes dont ils chérissent les effets.

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    • Barbe // 16.10.2019 à 13h59

      C’est pour cela que je parlais de Bernard friot. Son système est puissant.

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  • IMBERT Olivier // 16.10.2019 à 11h20

    ce qui est dit dans l’article et donc la présentation est surtout avec la citation de Marx particulièrement trompeur car justement la différence avec Adam Smith qui dit que le salaire rémunère le travail, donc une certaine quantité horaire de travail contrairement à l’esclavage ou au servage( rémunération en nature) par la vente de son produit, Marx dit lui que le salaire paye la reproduction de la force de travail donc par le niveau des prix à la consommation des produits de première nécessité sociale… ce qui a pur conséquence entre autre que la baisse du niveau général des prix conduit à la baisse des salaires et pas seulement la concurrence( chômage-armée de réserve) dans la vente et le contrat de travail…et donc aussi que le surtravail ou temps au delà duquel la vente du produit du travail rémunère ou re-vient en revenu du capital donc survaleur.. Le capital donc accumule à partir du moment où il y a production au delà de la reproduction de la force de travail et de la reproduction de la maintenance ou entretien…Donc ce qui est dit du salariat actuel ubérisation flexibilisation ou salaire à vie etc n’a rien à voir avec le propos théorique marxien et marxiste, mais seulement avec la théorie smithienne ricardienne donc néolibérale prise à son fétichisme dont seule les crises leur rappel le lien d’origine à la prétendue valeur travail…

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  • Evias // 16.10.2019 à 17h41

    Oui, en effet, très intéressant de regarder sur ARTE ce travail de Mordillat-Rothé. A voir et à revoir.

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    • Jean D // 16.10.2019 à 18h53

      J’ai visionné 3 épisodes en tout.

      Sans nier l’intérêt de ces documentaires, je trouve tout de même certaines limites.

      • La référence constante et non questionnée à Marx
      On peut comprendre la pertinence de Marx concernant la mise en place du travail – marchandise mais cela me gêne un peu que d’un côté on tire à boulets rouges (avec raison) sur les penseurs libéraux de l’époque sans, de l’autre côté, questionner les manquements (inévitables, il n’a pas pu tout anticiper) de la pensée de Marx. Peut-être cette critique vient dans les épisodes suivants ?

      • Succession d’interviews sans les questions
      La diversité des intervenants est à la fois une force pour un exposé pluriel des points de vue (tous les continents) mais à la fois une “faiblesse” relative. Les documentaires que j’ai vu sont des successions très rapides de réponses … à des questions qu’on n’entend d’ailleurs pas. C’est à l’auditeur d’imaginer les questions et de se laisser porter par la succession de séquences et de thématiques. Je me demande au fond ce que peut retenir le spectateur d’un tel “mixage”, dynamique certes mais un peu déroutant.

      Cela dit, c’est une porte d’entrée très instructive pour poursuivre ailleurs la réflexion (livres, conférences, … des différents intervenants).

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      • Jean-Pierre Georges-Pichot // 17.10.2019 à 10h15

        Je rejoins votre critique du découpage. Arte, sur un sujet difficile et avec des intervenants de haut vol, copie la pratique devenue habituelle des émissions télé de vulgarisation historique ou scientifique : la parole des spécialistes n’est plus utilisée que comme une matière première que des “auteurs” d’audiovisuel qui veulent péter plus haut que leur cul se croient habilités à “mettre en forme”. C’est comme si le conservateur du Louvre se mettait à découper la Joconde, le couronnement de Napoléon et deux ou trois Vermeer, Raphael et Rembrandt, puis à coller les fragments à sa façon sur un bout d’aile de la Victoire de Samothrace pour en faire un beau mobile à exposer sous la pyramide. Comme ça, les touristes n’auraient pas à aller plus loin. Ils auraient une idée, certes imprécise, de l’essentiel. C’est une méthode tout à fait condamnable et intensément frustrante, en particulier quand on connaît, par exemple, l’éloquence jouissive qui peut être celle d’un Lordon lorsqu’on s’abstient de lui couper les ailes. Et de même pour les autres spécialistes, qui seraient très capables de se faire comprendre d’un vaste public si on les laissait maîtres du mouvement de leur exposé. Mais le veut-on ?

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      • Jean D // 17.10.2019 à 14h44

        Vous êtes trop sévère je trouve.

        Le découpage ainsi que le choix de ne pas faire entendre les questions est un choix de mise en forme dont le but n’est pas de masquer le propos (cela n’aurait pas de sens, sinon à quoi bon faire un documentaire) mais de le rendre le plus accessible et le plus dynamique possible, moins scolaire qu’une conférence ou un monologue de mandarin.

        Les auteurs sont allés à la rencontre d’une douzaine de chercheurs et se sont retrouvés avec des heures et des heures de rush. La question de la mise en forme n’a certainement pas été simple à trancher.

        Au final, il y a un documentaire riche de propos très instructifs. C’est assez rare pour être bienveillant avec les auteurs. Et rien n’interdit aux spectateurs de poursuivre ailleurs leur instruction 🙂

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  • domus // 20.10.2019 à 17h30

    la télé, au début, était un outil excellent qui permettait de s’instruire, de se distraire et de voyager dans son fauteuil. Aujourd’hui c’est un outil de propagande, maintenant que tout le monde est accroc. Mais chacun est libre de choisir ce qui l'”intéresse vu le nombre de chaines ou voir sur internet. [modéré]

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