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22.septembre.201922.9.2019 // Les Crises

« Les Informés » (France Info) : le triomphe de la communication en huis-clos. Par Pauline Perrenot

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Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 11-09-2019

« France Info, et tout est plus clair » entonne allègrement le jingle de la chaîne publique d’information en continu à chaque interruption des « Informés » [1]. Ce n’est pourtant pas le sentiment que peuvent avoir ses auditeurs et téléspectateurs, chaque soir de 20h à 21h, tant le bavardage et le commentaire vide prennent le pas sur l’information dans cette émission « de débat ». Et pour les alimenter, des journalistes se disputent les ronds de serviette avec d’obscurs communicants, sortis de nulle part, ou presque : la magie des réseautages propres au petit monde médiatique les propulse quotidiennement au rang d’éditorialistes. Panorama statistique de la compagnie des « informés », qui nous « informent » donc sur la principale – voire l’unique – émission de débat politique disponible sur la chaîne de service public.

Avant d’exposer quelques résultats statistiques issus d’une observation des « Informés » et d’un comptage exhaustif de ses invités sur six mois, quelques précisions sur le format et le dispositif de l’émission s’imposent. Les invités en plateau, généralement au nombre de quatre (parfois plus), balayent de deux à six sujets d’actualité chaque soir : on peine à ne pas d’emblée les comparer aux « fast-thinkers », les tenants du prêt-à-penser critiqués par Pierre Bourdieu.

D’autant que, d’une durée de 55 minutes environ, l’émission subit cinq interruptions, soit une toutes les dix minutes, laissant la place aux « flash infos », eux-mêmes d’une durée moyenne d’1 minute et 20 secondes. Excepté pour la coupure intervenant à la moitié de l’émission, qui s’étend, quant à elle, sur 5 minutes, réparties entre la météo et le journal (3 minutes 40 en moyenne).

Parfaitement indigeste, calqué sur le rythme de l’information immédiate jusqu’à la caricature, le format des « Informés » suscite déjà quelques doutes quant à la qualité du débat mené chaque soir sur France Info.

Une impression que renforce le profil des personnes invitées dans l’émission. Du 1er janvier au 30 juin 2019, 205 invités se sont répartis un total de 689 fauteuils. Nous les avons classifiés de la manière suivante :

Un premier constat s’impose : la chaîne d’information en continu du service public choisit de mettre sa principale émission de « débat » entre les mains de journalistes, de communicants et de sondologues, qui ont à eux trois accaparé… 86 % des invitations durant les six mois d’émission ! À l’image de BFM-TV, LCI et CNews, qui programment tous trois à la même heure des « débats » politiques entre éditorialistes et « experts » [2]. Concurrence oblige…

Les communicants, consultants et représentants de think-tank constituent d’ailleurs, juste derrière les journalistes, la deuxième catégorie d’invités la plus représentée des « Informés », totalisant 149 passages sur six mois, répartis entre 44 invités. Un marqueur pour cette émission, au tempo du « nouveau monde » médiatique macronisé : « Compass label », « agence Nude », « agence OPS2 », « cabinet Tenzing », « agence imaGGe », « Little Wing », « cabinet Tilder », « société de conseil CAP », « MCBG Conseil », « RM Conseil », « Dentsu consulting », « Conseil Media Invest », etc. sont autant de sociétés privées totalement inconnues du grand public, se voyant offrir une vitrine régulière par le service public pour commenter des sujets d’actualité. Économie, politique internationale, santé, politiques publiques, etc. : des thématiques « passées au crible » – selon le vocabulaire consacré – de ces « décrypteurs » aux intérêts privés, n’ayant a priori aucune autre légitimité que celle d’être des spécialistes de la communication et de la « stratégie d’influence et de médiatisation ».

Ainsi, par exemple, de Véronique Reille-Soult (directrice générale de « Dentsu consulting »), deuxième consultante la plus représentée dans l’émission (14 passages) après Yasmina Jaafar (27 passages), « experte médias et stratégies pour le cabinet de communication OCIMES », spécialisée dans l’« image, la prise de parole, le media training, le conseil en politique, médias et entreprises. » [3] Ou encore Antoine Boulay, présenté sobrement comme « partner en charge de la communication de crise chez Havas ». Autant dire que le « décryptage » va bon train !

Page d’accueil du site de « Dentsu consulting », cabinet dirigé par Véronique Reille-Soult

Un véritable parasitage de l’information publique. Ou serait-ce surtout le débouché à la fois paroxystique et logique d’une conception de l’information qui domine les émissions de débats depuis un certain temps maintenant ? Une information où l’enquête et le reportage ont cédé leur place au journalisme de commentaire, aux boursicotages inspirés de tel ou tel tweet, et aux spéculations sur les stratégies politiciennes prélevées à la source, captées dans la moindre coulisse des responsables politiques que ces journalistes suivent à la trace.

Un journalisme incarné par des professionnels si proches des cercles de pouvoir – politiques et économiques – que leur métier finit par se confondre avec le métier de ceux dont ils prétendent rendre compte : les communicants d’entreprise, et les communicants politiques. Dès lors, dans un tel contexte où le travail de terrain et la spécialisation ne constituent en rien une condition de l’expression journalistique et de la parole publique – c’est même quasiment l’inverse ! – en quoi des consultants, « accompagnateurs de dirigeants » et autres gestionnaires de l’image médiatique seraient-ils moins légitimes que des éditorialistes consacrés pour communiquer sur la communication ?

Il en va de même pour les « universitaires et intellectuels » que nous avons catégorisés comme tels, et qui ont cumulé 32 passages sur la période observée. En effet, loin d’être sollicités en fonction de leur spécialisation – qui pourrait être en lien avec les thèmes d’actualité abordés – ces derniers se joignent plutôt à la cohorte des consultants et spécialistes de la communication. Ainsi Arnaud Benedetti, cumulant à lui seul 40% des passages d’universitaires, est-il professeur associé en histoire… de la communication [4] ! Avec Benjamin Morel, enseignant comme lui à Sciences Po et Thomas Clay, professeur en droit mais également avocat et fondateur de son propre cabinet de conseil, ils se sont vu octroyer un peu moins des trois quarts des passages réservés aux « universitaires et intellectuels ».

 

Le terrain, cette « pollution de l’esprit » : 1 gilet jaune pour 135 sujets dédiés à ce mouvement social

On l’aura compris : l’information des « informés » se passe allègrement d’enquêtes de terrain et de spécialistes. La distribution de la parole est également à géométrie variable, comme en témoigne la couverture du mouvement des gilets jaunes par l’émission.

Si « Les informés » ont largement traité de ce mouvement social, cette surface ne saurait masquer le constat ahurissant que nous faisons sur un plan qualitatif : alors que l’émission compte à son actif 135 sujets abordant le mouvement, elle n’a reçu sur les six mois observés… qu’une seule gilet jaune [5] ! Et il aura fallu attendre… le 20 mars, date à laquelle fut invitée Ingrid Levavasseur.

Nous ne pousserons plus loin l’analyse qualitative qu’en livrant un florilège des cadrages en fonction desquels nos « informés » ont répandu leur science des gilets jaunes sur les trois premiers mois de notre étude :

– 4/01 : « La méthode forte peut-elle mettre un terme au mouvement des “gilets jaunes” ? Le mouvement est “devenu le fait d’agitateurs”, déclare Benjamin Griveaux. Le porte-parole du gouvernement a durci le ton vis-à-vis du mouvement des “gilets jaunes” alors que “l’acte 8” se profile samedi 5 janvier. »

– 10/01 : « “Gilets jaunes” : internet, exutoire de la haine ? »

– 10/01 : « Près de 60% des radars ont été dégradés depuis le début des “gilets jaunes”. »

– 11/01 : « Jean-Michel Apathie interpellé par un “gilet jaune” dans la rue. Les journalistes sont-ils des cibles des “gilets jaunes” ? »

– 18/02 : « “Gilets jaunes” : quelles réponses aux violences du week-end ? »

– 25/02 : « 55% des Français disent stop aux “gilets jaunes”, selon un sondage »

– 26/02 : « “Gilets jaunes” : “complice du pire” ? »

– 2/03 : « “Gilets jaunes” vs grand débat : qui gagne la bataille de l’opinion ? »

– 17/03 : « Gilets jaunes, comment arrêter la violence ? Après les affrontements et les dégradations commises notamment à Paris lors de la manifestation du samedi 16 mars, est-il possible d’empêcher de tels agissements ? »

– 18/03 : « “Gilets jaunes” : les violences de trop ? »

– 20/03 : « “Gilets jaunes” : après quatre mois de contestation, le mouvement existe-t-il toujours ? »

– 23/03 : « “Gilets jaunes” : 40 500 manifestants en France, les “consignes de fermeté ont été respectées” selon Christophe Castaner »

Un traitement, in fine, en miroir des chaînes d’information privées concurrentes, obsédées par le retour à l’ordre, l’essoufflement du mouvement et les dégradations matérielles. Alors que la période observée (janvier-juin 2019) a été marquée par des mouvements sociaux d’ampleur (gilets jaunes, mais également dans les hôpitaux, chez les enseignants, etc.), un autre constat statistique vaut le détour : celui qui concerne la représentation des organisations patronales au regard de celle des syndicats de travailleurs. Et là encore, le résultat est éloquent : alors que les premières ont bénéficié de 12 invitations au total, les seconds peuvent s’enorgueillir… d’un zéro pointé !

Qui plus est, on retrouve parmi les représentants de patrons l’inénarrable Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ETHIC et « polémiqueuse » en chef, qui a cumulé à elle seule 10 passages dans « Les informés » [6].

Quel meilleur choix du service public que de lui offrir une vitrine régulière, et une visibilité dont elle est loin d’être privée, par ailleurs, dans les autres médias ? Quant aux deux passages restants de représentants patronaux, ils ont été distribués à Aziz Senni, « chef d’entreprise, coprésident de la commission Nouvelles responsabilités entrepreneuriales du MEDEF » et Bernard Spitz, « président de la Fédération Française de l’Assurance & du pôle international et Europe du MEDEF », quand, rappelons-le, aucun représentant de travailleurs n’a été convié à prendre part aux débats de l’émission.

La messe est dite.

 

Priorité aux médias dominants, impasse pour le pluralisme

Quant aux journalistes, les statistiques sont à l’avenant, et reflètent l’impression que l’on peut avoir en regardant régulièrement l’émission : les invités sont issus des mêmes cénacles.

Hormis le fait que les journalistes « maison » sont de loin les plus présents (56 interventions pour France Télévisions, dont 14 de France Info), que peut-on tirer d’une telle répartition ? Par exemple, que Le Figaro est 31 fois plus représenté que L’Humanité ou que Libération ; que Le Parisien l’est quant à lui 26 fois plus que Reporterre. Parmi la presse magazine, l’hebdomadaire Politis totalise 4 passages, là où Valeurs actuelles, journal d’extrême-droite, en compte 22. Selon le même partage idéologique, on remarquera que Regards compte 4 invitations, contre 24 pour le site Atlantico. En définitive, les médias figurant sur notre carte « Médias français : qui possède quoi ? » occupent tout simplement… les trois quarts des fauteuils. Ainsi la diversité apparente des médias représentés ne saurait-elle masquer la marginalisation criante d’un pan entier de la presse : la presse libre et indépendante…

Un déficit de pluralisme que peut également éclairer, pour finir, le statut des journalistes présents en plateau :

Notons, par exemple, que les hauts-gradés des chefferies éditoriales (au premier rang desquelles figurent les rédacteurs en chef, les plus représentés, mais qui incluent également les directeurs, directeurs de rédaction, et chefs de service), ayant un pouvoir décisionnel central sur le choix des sujets et leurs angles, sont 12 fois plus représentés que les grands reporters et près de 2 fois plus que les journalistes. Parmi ces derniers, les journalistes politiques sont évidemment largement majoritaires (20 fois plus représentés que leurs collègues des services « International » par exemple). Au nombre de 12, les éditorialistes ont quant à eux cumulé 48 passages, là où un seul correspondant étranger a été invité…

 

***

À l’instar de ses concurrentes du privé, la chaîne publique d’information en continu France Info ne s’embarrasse ni du pluralisme parmi les chroniqueurs de sa principale émission de débat, ni de la surface importante qu’elle octroie à des publications de droite dure et d’extrême-droite comme Valeurs Actuelles. Comme partout ailleurs, ces dernières récoltent les faveurs des grands médias – dont elles miment les codes à la perfection – s’accommodant des dispositifs médiocres de l’émission propices aux lieux communs et petites phrases.

Symbole du journalisme de commentaire, raz-de-marée qui inonde le débat médiatique, l’émission « Les informés » est ainsi confisquée par des journalistes-communicants ou des communicants-journalistes, ravis de faire fructifier leur capital symbolique en se donnant en spectacle grâce à nos impôts, et en faisant leur la maxime de Christophe Barbier selon laquelle « le terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste ». On retiendra, enfin, que nos « informés » auront pu, soir après soir, passer six mois rythmés par les mobilisations sociales, les grèves et les batailles sociales en n’invitant qu’une seule gilet jaune, et aucun représentant d’un syndicat de travailleurs. Chapeau bas !

Pauline Perrenot, avec Maxime Friot et Nicolas Dufresne pour les graphiques

Source : ACRIMED, Pauline Perrenot, 11-09-2019

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Commentaire recommandé

Fritz // 22.09.2019 à 08h22

Cette enquête accablante d’Acrimed parle d’elle-même : France Intox est une radio NUISIBLE. Ne l’écoutez pas si vous voulez préserver votre santé mentale et auditive. En 1999 déjà, elle figurait au premier plan des médias propagandistes de l’OTAN qui bombardait la Serbie.

En 2003, France Intox expliquait que le vol du premier cosmonaute chinois ne présentait « aucun intérêt scientifique », toute la compétence spatiale étant le fait des Américains et des Européens (les Russes apprécieront). Son jingle obsédant, le saucissonnage de ses émissions vont dans le même sens : France Intox, c’est la citadelle du Mensonge abrutissant.

42 réactions et commentaires

  • Catalina // 22.09.2019 à 07h06

    Bonjour,
    Donc de fait, ce n’est pas une émission de débats mais une énième vitrine de la doxa atlantiste. Ils seraient plus honnête d’écrire “nous fabriquons l’opinion”

      +33

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  • Fabrice // 22.09.2019 à 07h26

    Analyse intéressante mais que l’on pourrait généraliser à toutes les émissions (exemple : C dans l’air, les grandes gueules …) qui utilisent et abusent des même specialistes, quand une voix discordantes est invitée elle se trouve assailli par une avalanche d’affirmations sans un début de preuve, ou une assemblée d’opposants dont l’éditorialiste censé assuré un équilibre dans les débats, coupée en permanence afin de l’empêcher de développer son argumentation.

    On le voit avec les gilets jaunes en se moment où un ritournelle sans fin associant systématiquement les violences aux gilets jaunes alors que ceux ci se sont aussi déroulés pour le climat, mais on voit que si les manifestations se passent bien, les médias ne couvrent pas ou peu à l’inverse des débordement alors qui pousse à la violence une autocritique de la part de médias serait la bienvenue. Je dévie un peu mais cette vidéo est assez instructive https://youtu.be/SoiYYorx-iU

      +41

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    • Jaffar le sournois // 23.09.2019 à 11h17

      Une analyse du système médiatique occidental par Alexandre Zinoviev, La grande rupture, 1999

      « Bien entendu, les médias font partie des domaines de présence et d’activité des capitaux et des intérêts de l’État, mais il serait erroné de les réduire à cela. Ils constituent quelque chose de plus vaste, dépassant les cadres des affaires et de la politique. C’est, pourrait-on dire, la «troisième puissance» de l’occidentisme. C’est tout à la fois l’information et la désinformation, l’apo­logétique et la critique, la collaboration avec le pouvoir et les affaires et l’opposition au pouvoir et aux affaires, la prédication de la morale et la prédication de la débauche, l’instruction et l’abrutissement, la lutte des idées et des intérêts, le reflet de la vie, l’expression de la réalité, le façonnement de l’existence — bref, la quintessence de la vie sociale dans toutes les manifes­tations de sa subjectivité. Les médias forment l’arène de la vie sociale, tout en étant l’un de ses facteurs pri­mordiaux. Ils se composent de dizaines de milliers d’institutions, d’organisations, d’entreprises, employant des centaines de milliers d’individus. Elle fait participer à son activité des millions de personnes de toutes catégories sociales. Les médias sont le plus puissant instrument de façonnement des connaissances, des sentiments et des goûts des grandes masses humaines ainsi qu’un instrument d’influence sur ces masses, allant dans le sens souhaité par quelqu’un. »

        +3

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      • Jaffar le sournois // 23.09.2019 à 11h18

        (suite et fin) « Il n’existe pas formellement un centre d’où seraient dirigés les médias. Mais, dans les faits, ceux-ci fonc­tionnent exactement comme s’ils recevaient leurs ins­tructions d’une direction centrale telle que le Comité central du PC d’Union soviétique. Il y a là une sorte de «main invisible», qui n’a pratiquement jamais été étu­diée de manière rationnelle. Les informations la con­cernant paraissent rarement dans la presse. Elle se compose d’un cercle relativement restreint de person­nes, qui recueillent les recommandations émises par un cercle plus large de politiciens, d’hommes d’affaires, de politologues, de journalistes, de conseillers, etc., et donnent le signal d’une action consensuelle des médias sur certaines questions. A l’échelon des médias parti­culiers, il existe un grand nombre de collaborateurs expérimentés qui devinent immédiatement les nouvel­les positions, et même qui devancent l’« instance supérieure». Entre alors en jeu une armée de réalisa­teurs formés à remplir n’importe quelle tâche dans l’esprit de la nouvelle orientation. Les personnes for­mant ce mécanisme sont mutuellement reliées par une multitude de contacts personnels.
        (…) Les médias sont la divinité sans visage de la société occidentale, vénérée même par ceux qui se croient ses directeurs et maîtres. Tout ce que font ces gens est de servir leur divinité en qualité de prêtres – contre bons salaires et profits bien entendu… »

          +5

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  • basile // 22.09.2019 à 08h04

    Il y a longtemps que j’ai abandonné cette émission, et je crois l’avoir écrit ici même, polluée par des hystériques au débit rapide, puantes de certitudes. Je crois que côté agitation ça s’est calmé, mais côté pluralisme, pas vraiment. Ça dépend des sujets abordés, car s’il s’agit par exemple de la Syrie, ou des migrants, on retrouve alors un consensus anti certains dirigeants de la planète, accord parfait entre gouvernement français et journalistes.

    je suis étonné par contre que vous vous plaigniez de la plus grande représentation d’Atlantico face à Regards. je ne sais pas s’il s’agit pour Atlantico de Jean-Sébastien Ferjou, mais je le trouve beaucoup plus posé qu’une certaine Catherine Tricot de regards

    PS ; je ne sais pas comment Elizabeth Levy, souvent face à elle sur une châine télé, peut la supporter.

      +10

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  • Fritz // 22.09.2019 à 08h22

    Cette enquête accablante d’Acrimed parle d’elle-même : France Intox est une radio NUISIBLE. Ne l’écoutez pas si vous voulez préserver votre santé mentale et auditive. En 1999 déjà, elle figurait au premier plan des médias propagandistes de l’OTAN qui bombardait la Serbie.

    En 2003, France Intox expliquait que le vol du premier cosmonaute chinois ne présentait « aucun intérêt scientifique », toute la compétence spatiale étant le fait des Américains et des Européens (les Russes apprécieront). Son jingle obsédant, le saucissonnage de ses émissions vont dans le même sens : France Intox, c’est la citadelle du Mensonge abrutissant.

      +62

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    • Touriste // 22.09.2019 à 10h48

      Bonjour,
      Sans vouloir dédouaner la radio du service (sévices ?) public, elle ne me semble pas pire que les radios privées (RMC, RTL, Europe1, etc.) : la bouillie informationnelle pré-digérée a le même goût ou presque mais il y a un peu moins de publicité (même si cette présence moins prégnante se paie avec nos impôts).
      Mais l’émission “Les informés” possède une qualité flagrante qu’on ne pourra pas nier : illustrer avec brio la bêtise bourgeoise dénoncée récemment et avec talent par Bégaudeau. Souvent, la démonstration est si éclatante que j’en suis ému aux larmes par tant d’effort pour atteindre la quintessence de la superficialité. J’éprouve un syndrome stendhalien devant cette constance dans la stupidité.
      Quant à l’émission “Les grands gueules” dont FI s’est inspiré certains aiment à croire qu’elle illustre de façon éclatante les méfaits de l’alcoolisme pré-natal et de la consanguinité. Pour ma part, j’imagine plutôt que la pensée (?) de la plupart des intervenants n’est le fruit que de la haine de classe et de la paresse intellectuelle.

        +22

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    • basile // 22.09.2019 à 12h52

      ceux qui regardent la télé de la Corée du Nord ne sont pas dupes, et savent que pour réellement s’informer, faut regarder ailleurs.

      ce n’est pas le cas en France, et c’est pire. Les gens scotchés aux messes du 20 h ne vont pas voir ailleurs, car ils sont convaincus de profiter du meilleur qui soit

        +10

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      • Anarkopsykotik // 22.09.2019 à 16h52

        >Ceux qui sont forcés de regarder le camarade Kim faire ses pitreries n’ont pas d’autre choix. Posséder un poste de radio en Corée du Nord vous dirige vers le peloton d’exécution

        Ce qui est bien avec la propagande, c’est que les infos sont tellement ridicules que personne n’est assez crédule pour y croire… Quoique… Vous pensez aussi que la biographie officielle raconte que c’est un dieu vivant qui ne fait pas caca et que pyongyang est peuplé d’acteurs ?

          +1

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    • Otâneries // 22.09.2019 à 13h04

      “La recherche spatiale ne sert à rien”, du moins sert-elle davantage que votre commentaire :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Avanc%C3%A9es_technologiques_li%C3%A9es_%C3%A0_la_conqu%C3%AAte_de_l%27espace

      La sérendipité s’est si souvent incarnée dans l’histoire des sciences que rejeter la recherche sous prétexte qu’elle n’aurait pas d’utilité immédiatement visible au vulgus profanum aurait considérablement estropié notre niveau de vie.

      Quant à votre conception des médias, tant qu’il y a pire, il n’y a rien à dire, semble t’il : “Dormez dormez braves gens, quand les nouvelles viendront, nous vous réveillerons !” (Ahmed “Bziz” Sanussi).

        +3

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      • Otâneries // 22.09.2019 à 17h31

        Je n’ai ni supposé votre absence de formation scientifique ni contesté son existence et celle-ci ne vous empêche pas de vous tromper. Et ce d’autant plus que le sujet dont vous parlez est économique. Pourtant, vous m’accusez de “scientisme” sans preuve (supposer l’utilité de la recherche spatiale n’est pas du scientisme, surtout quand les preuves sont citées), là où je ne vous ai pas accusé d’une hostilité préjugée de la science…

        Certes, il existe des intérêts particuliers très puissants autour de la recherche spatiale, de même pour la médecine et l’industrie pharmaceutique et tant d’autres, néanmoins ces disciplines accomplissent des découvertes utiles à l’humanité malgré cela (par exemple, Bayer a mis au point l’aspirine et le gaz moutarde, ce qui n’enlève rien à l’utilité de la première).

        De plus, abandonner ce secteur ne signifie pas que ces fonds seraient alloués à des causes utiles. Ce serait aussi absurde de dire que sous prétexte qu’une part de la population vit très pauvrement, il ne faudrait plus faire de recherche du tout. Aucune recherche n’existerait.

        Pour peser le pour et le contre de la recherche spatiale, il faudrait mettre en perspective ces coûts avec les gains qui en ont découlé avec toutes les découvertes qui ont changé notre économie.
        Calandrelli, dans la vidéo que vous citez, en parle elle même à 1:45.
        Comble de l’ironie, la vidéo que vous citez de Calandrelli est sarcastique, elle est en fait en faveur de la recherche spatiale (13:51) … Regardez au moins en entier les vidéos que vous mettez en lien !

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  • Patrique // 22.09.2019 à 08h24

    à Acrimed on aime aussi la désinformation. Par exemple Valeurs Actuelles est moins invité que l’Obs. Difficile de savoir lequel des 2 magazines est le plus à “l’extrême droite”, pour reprendre les obsessions d’Acrimed.
    Et Ruptures, spécialisé dans l’information européenne, n’est jamais invité. Parce que non européiste.
    Quant à Ingrid Levavasseur, elle a précisé qu’elle était électrice de Macron, ce qui explique son invitation.

      +17

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    • Dominique65 // 22.09.2019 à 09h29

      A propos du bien fondé de l’UE, et de l’Euro, il n’est même pas nécessaire de regarder l’émission pour savoir qu’elle n’aura invité aucun Eurosceptique. M’étonnerait qu’un des membres du trio Sapir-Delamarche-Berruyer qu’on a pu entendre d’exprimer sur l’Euro chez ThinkerView ait été invité.

        +19

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  • LBSSO // 22.09.2019 à 08h29

    Le spleen organisé.
    Les médias lors de cette rentrée. Plus que jamais, ils rapportent une juxtaposition innombrables « d’informations », telles des tuiles .Le couvreur, ici le maître des horloges , décide des travaux ,de leur nature, de leur rythme. Un toit communicationnel. La pluie, la vie ,ne pénètrent plus, elles glissent ,ruissellent, sur ces ardoises qu’ils nous faudra payer un jour.
    L’habitant, ainsi isolé, épargné, n’est plus mouillé. Heureux, au sec , mangeant , pour un temps encore, son pain blanc. Certes, il voit la pluie . Mais ne la regarde pas. Il l’entend. Reste le bruit. Il ne l’écoute pas. Ne décode pas. Désormais, de bonnes âmes informées le font pour lui. Ignorant le solfège, il ignore le son, la note. Sans le savoir ,il participe au chaos organisé. Habitant plutôt que citoyen.Fin de l’harmonie.Mort de la comptine : ” Plic-ploc, Plic-ploc, j’écoute la pluie Plic-ploc “.
    La pluie comme la musique .Numérisée. Eloignée. Canalisée.

    « Quand la pluie étalant ses immenses traînées
    D’une vaste prison imite les barreaux,
    Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux »
    Charles Baudelaire ,«les Fleurs du mal».

      +36

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    • Roger // 22.09.2019 à 14h51

      Très beau commentaire LBSSO, où la poésie amplifie le fond.
      Ah! “les fleurs du mal”, une oeuvre tellement prophétique…

        +3

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      • LBSSO // 22.09.2019 à 19h18

        Merci @Roger.

        Décodage.
        j’ai choisi cette référence poétique pour faire un pied de nez volontaire à la technique et aux communicants ( sans le dire ouvertement , mais si certains lisent les-crises.fr, ils auront compris et auront reconnu la référence) dont un des maîtres ,Jacques Pilhan (cf F Mitterrand et J Chirac) , décrivait le tuilage de l’actualité ainsi :

        ” L’actualité est faite, comme un toit en tuile, de la superposition de sujets ,de temps [ avec trois phases : amorce, paroxysme, décrue]. ”

        Je préfère V Hugo qui , dans les “Les Misérables”, a popularisé l’expression “pied de nez” au couvreur maître des horloges de Notre-Dame de Paris qui “encore plus belle” veut la rebâtir. 🙂

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  • Aegean // 22.09.2019 à 08h52

    Il n’y a plus de débat en France.
    On communique avec des divergences de façade prétendument partisanes gauche/droite.
    L’UE est un sujet parmi tant d’autres (GJ, retraites, privatisation etc.). Il faut penser ce que nos élites pensent et considérer que ce système reste démocratique et pluraliste.
    Rien n’est plus faux.
    Si « Le Prince » de Machiavel était le livre de chevet de Mitterand, « 1984 » d’Orwell est le livre de chevet de notre classe politique toutes couleurs confondues depuis Sarkozy…

      +24

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  • Larousse // 22.09.2019 à 09h31

    Merci pour cette enquête d’Acrimed, cela fait près de 2 ans que, par curiosité, j’écoutais ou plutôt essayais… cette émission et à chaque fois, je ne tenais pas plus de 5 à 10 minutes, tant celle-ci est insupportable.
    Insupportable de consensus de la “macronie” ou même je dirais “régimiste” car je suis persuadé qu’un autre pouvoir aura droit aussi à ses “louanges plates”. Et le mot “vide” d’Acrimed pour qualifier le contenu du débat est juste.
    Les “informés” est une émission nulle “pour les nuls ???” et plusieurs fois j’ai essayé de leur dire, mais le site est tellement bien fait qu’il n’y a aucun moyen de dire son avis (sauf par la procédure compliquée du médiateur).
    France info est une pure radio de propagande et cette émission proche du primaire (même Néanderthal aurait plus de sensibilité et de nuances !).
    ps. Il vaudrait mieux ré-affecter une partie du personnel de cette radio à la création d’une radio en continu de lectures de contes pour enfants, récits et nouvelles et romains – l’argent serait mieux dépensé. Plus économique ! moins bête !

      +25

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  • Freddi // 22.09.2019 à 09h32

    « France Info et tout est plus clair » que vous êtes une officine de propagande atlantico-libérale.

      +14

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  • charles // 22.09.2019 à 09h32

    entendu hier 21 septembre sur la manif GJ+ecolo+retraite. C’était un véritable ramassis de contre vérités tout plus flagrante les unes que les autres. Interlocuteur et direct cote-à-cote, l’un prétend qu’il n’y a personne, l’autre est noire de monde.

    Ce qu’ils ont voulu appeler “la saison 2” (faudrait revenir sur cette idée saugrenue..) des manifestations, n’est que leur saison 2 à eux pour toujours plus de mensonges et de mauvaises foi. Faut bien se rendre compte qu’ils n’ont pas été fichu de donné un chiffre sur le nbre de manifestants durant la majeure partie de la journée, mais qu’on a su minute par minute le nombre d’interpellations, gardes à vues, d’armes, de “black block” etc. La connivence tourne à fond

      +7

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  • Araok // 22.09.2019 à 09h36

    Acrimed nous est nécessaire, notamment parce qu’il nous donne des éléments factuels pour étayer nos opinions.
    Mais je me demande si une telle analyse, appliquée aux Crises, ne conduirait pas à une constatation analogue ( sur-representation de certains journalistes américains notamment). Alors que faut il en penser? France info informe masqué ? Franchement on s’en doutait un peu.

      +5

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    • Kasper // 22.09.2019 à 23h48

      La principale difference c’est que FI touche une part de vos impôts dans le but précis de rendre compte du débat public et de la pluralité des opinions.

      Les crises ne touche que dalle.

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  • Jean Sur // 22.09.2019 à 09h43

    Excellent article. Merci pour cette étude édifiante. ” Les Informés” viennent de perdre un auditeur.

      +12

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  • Louis Robert // 22.09.2019 à 13h21

    Je ne supporte plus la bêtise sans limites de « ces messieurs ‘dames », ne m’y référant que très rarement, uniquement afin de constater à quelle profondeur ces détestables parviennent alors à creuser, au-dessous de tout, sur quelque sujet que je juge humainement essentiel. Un reste de nostalgie de l’infini.

      +6

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  • Rafa // 22.09.2019 à 13h49

    Merci pour cet article qui objectivise le ressenti éprouvé à l’écoute de l’émission-phare de 20 h de France Info.
    Le ronronnement feutré des ventilateurs à propagande cache mal les rets de l’entre-soi (HEC, CELSA, Dauphine, chefs d’entreprise) qui bâillonnent les plus endurcis-es de la réthorique un tant soit peu contradictoire (coucou Raquel Garrido). Tout froncement de sourcil est ici faute de goût, un manquement élémentaire à la politesse bourgeoise. Les hurlements en faveur de Mélenchon ne sont ici pas envisageables tant l’autocensure y règne en maître (re-coucou Raquel). Rapidement, les supposés bretteurs, baissent rapidement la garde et s’éteignent au fil des innombrables coupures qui permettent opportunément, de couper la parole en douceur aux putatifs récalcitrants. Participer à l’émission “Les Informés” revient à se soumettre à ses codes, au formalisme de la pensée néo-libérale macronienne la plus banale, comme une évidence partagée par tous-tes (autour de la table), se soumettre donc à son idéologie même pas dissimulée.

      +8

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  • zeroudoudou // 22.09.2019 à 15h46

    J’aimais bien cette radio jusqu’il y a quelques temps, elle avait une certaine sensibilité sociale, mais au cours des années la propagande, notamment pro-européennes, anti-gilets jaunes, les leçons critiques sur le complotisme, le manque de diversité des opinions (dans cette émission des Informés aussi, qui devrait pourtant être une fenêtre) sont devenues insupportables, j’ai laissé tomber, comme j’ai laissé tomber Le Monde dans les années 90 et Libération dans les années 2000, des médias dont on se demande comment ils tiennent encore debout tant ils sont devenus médiocres (écouter Branco sur le sujet qui explique comment des anciens proxénètes rachètent ces journaux).

      +12

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  • antoniob // 22.09.2019 à 20h56

    j’avais jeté ma dernière télé en 1995 ou 96. C’était une vieille avec caisse en bois laqué, que j’avais gardé pour y mettre des livres. Et je n’écoute pas les radios non plus. Me restait les livres et un peu de presse. Dès 97/98 les groupes de discussions sur usenet puis les premiers sites textes sur le net.
    Bref je vis sans télé ni radio depuis plus de vingt ans. Pas de problème.

      +5

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    • pauvre d’eux // 22.09.2019 à 21h32

      Me too, il faut que je dise moi aussi sinon mon commentaire n’est pas assez long. Et là, ça va ?
      Au passage je suis étonné de commentaires sur les Crises, des gens font le parallèle avec ce site et la radio/TV d’état !!! Quant on vient sur les Crises, on sait où on est, on ne s’attend pas à voir débouler des articles de Minutes par exemple et c’est pour ça que j’y viens.

        +1

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  • Haricophile // 22.09.2019 à 21h04

    Et comment fait-on pour déduire de la redevance audiovisuelle de moins en moins facultative, de plus en plus scandaleusement chère, toute cette chienlit qu’on n’a ni demandé ni l’intention de voir, et pour laquelle on n’a certainement pas envie de payer ?

      +8

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  • Patate // 22.09.2019 à 21h52

    Le plus triste, c’est que fut un temps ou cette émission méritait son nom.
    Il y avait des invités qui avaient un point de vue différent, et qui savaient l’étayé par une réelle réflexion.
    Les sujets traités changeaient de ceux abordés dans la journée et mettaient en lumière des informations passées à la trappe.
    Depuis plus de deux ans, c’est devenu la niche des bons chiens chiens de leur mai maitre …Triste.
    Pour ma part j’écoute toujours, mais je m’étouffe souvent devant la bêtise et le culot des propos de certains.
    Ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnait.

      +1

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  • rolland // 22.09.2019 à 23h11

    Quand on en arrive là on peut légitimement se poser la question de l’idéologie qui se pose derrière, je dirais même plus qu’une idéologie; quelles croyances, quelle allégeance, quelle nature profonde se cache derrière une telle considération, un tel mépris, une tel esprit de destruction de toute forme intellectuelle, de toute forme de connaissance, de toute forme de bon sens ?
    Cela ressemble fort à une religion sans nom, tel le sous titre de l’ouvrage écrit par Alexandre Lebreton.

      +3

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  • Françoise // 23.09.2019 à 07h23

    Moi je l’appelle “radio propagande” en tournant le bouton de mon auto-radio uniquement, pour être au fait du prochain bourrage de crâne.

      +3

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  • Françoise // 23.09.2019 à 07h36

    Qu’en au nombre de gilets jaunes manifestants, il donnait toujours vers 18h) un chiffre qui divisé par le nombre de départements, était inférieur à la centaine (même une fois 20 !)

      +3

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  • Untel // 23.09.2019 à 08h51

    Merci et bravo à ACRIMED pour cette analyse.
    Combien gagnent ces journalistes courtisans et “communiquant” mercenaires ? Plus ou moins qu’un député ? France Inter-France Infos sont des radios du service public. Dans ce cadre est-il possible de connaitre le montant des salaires versés à ces propagandistes du système bourgeois dont ils défendent les intérêts ?
    Pourquoi cette question ? Parce-que ces gens payés pour nous faire la leçon vivent visiblement au dessus de nos moyens. Et c’est intolérable. Ils doivent être nommés et dénoncés; tant il est évident qu’ils mènent une guerre médiatique sans merci contre nous; pour maintenir leurs privilèges de classe !
    Je m’étonne aussi que les syndicats de l’audio-visuel publics ne dénoncent pas les rémunérations des Cadres supérieurs, des maisons de productions d’émissions et des propagandistes “vedettes”.
    Dis moi ce que tu gagnes et je te dirais ce que tu penses et ce que tu es.

      +2

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  • Savonarole // 23.09.2019 à 13h30

    C’est partout la même ; porte ouverte au capital , complaisance au fascisme , ostracisation du reste.
    Pas besoins d’avoir des stats sur les abrutits au prêts à penser que la propagande nous sert pour s’en rendre compte : IL veut encore un deuxième tour Macron-LePen.

    Que sa volonté soit faite … et qu’il vienne pas nous emmerder après.

    “La démocratie ne me fait pas peur , les gens voterons comme on leur dira”
    Alexis-Henri-Charles Clérel, comte de Tocqueville.

      +1

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  • Theoltd // 23.09.2019 à 14h58

    Quant aux climato-realistes, ils ne sont meme plus jamais invités, et meme Acrimed n’ose pas en parler. (Ni ce blog non plus d’ailleurs). Ah, liberté, liberté chérie…

      +1

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    • Rafa // 23.09.2019 à 15h06

      “climato-“…… ?????? C’est la première fois que j’entends parler…
      Kesako ?

        +0

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  • Seth // 23.09.2019 à 16h14

    Merci pour cette excellente enquête.
    Il me fait plaisir de constater que mes analyses perso au doigt mouillé n’étaient pas si fausses que cela.
    Cette émission est une caricature de la pensée officielle et ses invités des marionnettes du pouvoir qui ne laissent pas d’étonner.
    Je continue néanmoins d’écouter quelques minutes de ce 20 heures à moi par pur intérêt zoologique en me demandant jusqu’où ça pourra bien aller et je suis rarement déçu.

      +1

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  • Tardieu // 24.09.2019 à 10h47

    [modéré]
    Militer nécessite un autre engagement que de passer son temps devant un clavier ou un écran à se morfondre ou à refaire le monde entre 4 murs.

    C’est une autre affaire quand il s’agit d’aller au contact des travailleurs, confronter nos idées ou nos arguments, nos théories, les défendre, essayer les partager avec le plus grand nombre pour faire avancer notre cause, bref se remettre en cause en permanence, il faut de la détermination, du courage. Là il n’y a plus de place pour le blablabla ou la démagogie, les démonstrations sans queue ni tête, il faut se mouiller, c’est ingrat, vaut mieux être modeste car nos faiblesses ou lacunes sont mises à rude épreuve, sans parler de nos contradictions si on sait qu’on en a, là c’est c’est une épreuve épouvantable, un cauchemar, tandis qu’un clavier, un écran, c’est confortable, pénard, sans risque.

    Mais à quoi ça sert à l’arrivée ? A rien dans 90% des cas ou perdre son temps et se donner bonne conscience. Le monde et les médias sont pourris, c’est entendu, nous voilà bien avancé.

      +0

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  • Marco // 24.09.2019 à 23h29

    Il y a quelque jours un “commentateur” a osé dire, à plusieurs reprises, que” les gilets jaunes veulent détruire
    la République”, SANS SUSCITER la moindre réaction des participants ni de l’animateur.
    Des énormités du même genre sont régulièrement glissées dans les commentaires, comme vérités indiscutables
    et indiscutées…

      +0

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  • Rafa // 27.09.2019 à 11h13

    Hier soir, les Informés n’ont pas hésité une seconde à faire intervenir un chiracologue incontestable. J’ai nommé Jean Tiberi. Depuis bientôt 24 heures, c’est sur la radio de service public, un défilé d’hagiograpghes à faire retourner dans sa tombe Kim Il-Sung.
    Tout va bien au Pays des droits de l’homme.

      +0

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