Source : Consortium News, le 28/02/2016

Le 28 février 2017

Exclusif: Il y a quelques semaines, les médias grand public (MSM) américains décriaient les “fausses nouvelles” et soutenaient une liste noire de sites indépendants catalogués comme “propagande russe”. Aujourd’hui, sous le feu de Donald Trump, les MSM aiment une presse libre, écrit Robert Parry.

Par Robert Parry

Il est réconfortant que The New York Times et The Washington Post soient inquiets que le Président Trump répande des accusations de “fausses nouvelles” à la légère. Il est bien qu’ils réalisent aujourd’hui que la vérité ne vient pas avec fiabilité de la bouche de tout officiel haut placé du gouvernement ou de tous les rapports officiels.

The Washington Post building in downtown Washington, D.C. (Photo credit: Washington Post)

Le Times sort même des publicités en pleine page pour offrir des truismes sur la vérité : “La vérité est difficile. La vérité est cachée. La vérité doit être recherchée. La vérité est dure à entendre. La vérité est rarement simple. La vérité n’est pas si évidente…” Dimanche, ces truismes sur la vérité prenaient la direction opposée avec une colonne alarmiste de Jim Rutenberg intitulée : “Les amoureux de la vraie démocratie peuvent-ils se faire entendre s’il vous plait ?” Pendant ce temps, The Washington Post lançait son propre slogan mélodramatique : “La démocratie meurt dans les ténèbres.”

Pourtant, il y a quelques semaines de cela, le Post et le Times promouvaient avec ferveur des plans pour faire taire ou exclure des sites d’information indépendants qui ne suivaient pas la ligne jugée comme vraie par le gouvernement américain et ses alliés.

Le 20 novembre, le Times publiait un éditorial appelant Facebook et d’autres géants de la technologie à concevoir des algorithmes qui pourraient éliminer ce que le Times condamne comme étant “faux”. Le Times et d’autres médias grand public – aux côtés de quelques sites internet privilégiés – ont rejoint un groupe spécial sponsorisé par Google, appelé la First Draft Coalition (ébauche de Coalition), pour décider de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas. Si les recommandations de la rédaction du Times étaient suivies, les histoires mal vues et les sites les publiant ne seraient plus accessibles via les moteurs de recherche et plateformes populaires, ce qui reviendrait à en bloquer l’accès au public. [Voir l’article sur Consortiumnews.com “What to Do About ‘Fake News.’”]

Le jour de Thanksgiving, le Post a publié une histoire en première page citant un groupe anonyme, appelé ProporNot, blacklistant 200 sites internet, y compris Consortiumnews.com et d’autres importantes sources du journalisme indépendant, parce que nous promouvions soi-disant la “propagande russe”.

Bien que ProporNot et le Post ne se soient pas ennuyés à citer des exemples concrets ou demander des commentaires aux accusés, la chose était claire : si vous ne marchez pas en collaboration étroite avec le Discours officiel, à savoir, sur la crise en Ukraine ou la guerre en Syrie, vous serez isolés, diabolisés et réduits au silence. Dans cet article, le Post brouille les lignes entre “fausses nouvelles” – histoires tout simplement fabriquées – et ce qui est jugé comme de la “propagande”, en fait, une information qui ne colle pas avec ce que le département d’État américain a dit.

À ce moment-là, en novembre, les grands journaux pensaient que la vérité était facile, simple, évidente, et requérait seulement l’accès à quelques membres du gouvernement bien placés, ou à une lecture rapide des résumés des rapports officiels. Durant plus ou moins le dernier quart de siècle, le Times, en particulier, a élevé au rang de fétichisme la pratique consistant à faire sien à peu près tout ce que le monde Officiel déclarait comme étant vrai. Après tout, de telles personnes si bien habillées et aux titres ronflants ne pouvaient pas mentir.

L’ancien journaliste de New York Times Judith Miller, qui a cosigné l’article de New York Times tristement célèbre en 2002 de l’Irak achetant des tubes d’acier pour construire des bombes nucléaires.

Cette crédulité est allée du sérieux, comme rejeter des preuves accablantes que les rebelles Contra nicaraguayens de Ronald Reagan étaient largement impliqués dans le trafic de drogue, au stupide, comme croire aux allégations absurdes du ‘Deflategate’ de la NFL contre Tom Brady. Durant ces temps “anciens”, qui apparemment se sont terminés il y a quelques semaines, le Times aurait pu remplir des pleines pages de publicités disant “La vérité est tout ce que l’autorité dit être.”

En 2002, lorsque l’administration de George W. Bush a prêté foi à un groupe bigarré de “transfuges” irakiens décrivant les armes cachées de destruction massive de Saddam Hussein, l’achat par l’Irak de plusieurs “tubes d’aluminium” devait être pour construire des bombes nucléaires. En 2003, lorsque le secrétaire d’État Colin Powell montrait quelques dessins d’artiste de “laboratoires mobiles d’armes chimiques”, ils devaient exister – et quiconque doutait du témoignage spectaculaire de Colin Powell ne méritait que mépris et ridicule.

Lorsque l’administration Obama a produit une “analyse gouvernementale” blâmant l’armée syrienne de l’attaque au gaz sarin dans la périphérie de Damas le 21 août 2013, il n’était aucunement nécessaire de regarder de plus prêt ses affirmations douteuses ou de demander des preuves réelles. Le faire faisait de vous un “défenseur d’Assad”.

Lorsqu’un petit groupe d’alliés américains, sous le contrôle effectif des services secrets ukrainiens de la peu ragoûtante SBU, présentait quelques vidéos comprenant des graphiques générés par ordinateur et montrant les Russes approvisionner des missiles Buk qui avaient abattu le vol 17 de la Malaysia Airlines dans l’est de l’Ukraine le 17 juillet 2014, il n’était aucunement nécessaire d’examiner les éléments obscurs de la démonstration ou de noter que les graphiques réalistes n’en étaient pas moins fictionnels et basés sur des suppositions douteuses. Faire cela faisait de vous un “laquais russe”.

En d’autres termes, lorsque le gouvernement américain collait l’étiquette d’ennemis à certains et d’alliés à d’autres, le Times ne semblait jamais objecter. Pas plus que la plupart des autres médias grand public. Personne ne semblait noter que généralement les deux camps méritent une étiquette plus nuancée. A quelques exceptions près – lorsque le département d’État ou d’autres agences américaines émettaient des accusations – le Times et ses acolytes cessaient tout simplement de faire preuve d’un scepticisme journalistique responsable.

Bien sûr, il existe un problème avec les “fausses nouvelles”, i.e. des histoires qui sont intentionnellement fabriquées pour faire de l’argent en générant des clics. Il y a également des théories conspirationnistes dénuées de toute réalité qui opèrent sans preuve ou en les contredisant. Personne ne déteste ces histoires bidons plus que moi – et elles ont de longue date été un fléau pour le journalisme, depuis des siècles, et non juste depuis les dernières élections.

Mais ce que le Times, le Post et les autres médias grand public ont généralement ignoré est qu’il y a beaucoup de situations dans lesquelles les faits ne sont pas clairs, ou dans lesquelles il existe des explications alternatives qui pourraient raisonnablement expliquer un ensemble de faits. Il existe même des cas où les preuves vont clairement à l’encontre de ce qu’affirme le gouvernement américain. Face à cela, le scepticisme et le courage sont nécessaires pour remettre en cause des discours officiels faux ou douteux. Vous pourriez même dire : “La vérité est rarement simple. La vérité n’est pas évidente…”

Une difficile transition

Durant la transition de l’administration Obama à l’équipe de Trump, le Times, le Post et d’autres grands organes de presse se sont faits prendre à leur propre transition à croire tout ce que les officiels sortant disaient pour décrédibiliser tout ce que disaient les officiels arrivant. Durant les derniers jours, les grands médias acceptèrent ce qu’affirmèrent les agences de renseignement du président Obama au sujet de la Russie interférant supposément dans les élections américaines, et ce malgré l’absence de preuves publiquement disponibles pouvant être analysées et vérifiées.

Bâtiment du New York Times à New York. (Photo de Wikipédia)

Même quelque chose d’aussi étrange que les attaques contre le conseiller de Trump pour la sécurité nationale, Michael Flynn – avec le reliquat de l’administration Obama citant le Logan Act de 1799, jamais appliqué, comme prétexte pour gonfler une pseudo affaire au vague air criminel effrayant Trump au point qu’il vire Flynn – furent traitées comme valables, sans qu’aucune question sérieuse ne soit posée. Etant donné que c’étaient les membres de l’administration Obama qui l’affirmaient, la règle du zéro-scepticisme s’appliquait. Peu importe les déclarations venant de Trump, et même ses quelques moments de lucidité lorsqu’il expliquait pourquoi une guerre nucléaire avec la Russie n’était pas vraiment une bonne idée, elles étaient toutes traitées comme de dangereux non-sens.

Lorsque Trump réprimanda la presse grand public pour sa participation aux “fausses nouvelles” et qu’il utilisa la phrase “ennemi du peuple”, le Times, le Post et les autres entrèrent dans un mode de victimisation. Lorsque certains médias furent exclus du briefing de la Maison-Blanche, ils ruèrent tous dans les brancards pour défendre la liberté de la presse. Puis, Trump alla encore plus loin – il rejeta son invitation au dîner des correspondants de la Maison-Blanche, l’évènement robe de soirée/cravate noire où les stars des médias grand public se font la concurrence pour inviter les célébrités les plus en vue et frayer avec les membres du Gouvernement, une soirée incarnant le conflit d’intérêt, une orgie de suffisance.

Donc, le Times, le Post et leurs amis des médias grand public se sentent aujourd’hui attaqués. Alors qu’il y a quelques semaines de cela ils demandaient à Google, Facebook et aux autres puissantes plateformes d’information de mettre à l’arrêt ceux d’entre nous qui montraient un scepticisme professionnel face aux affirmations douteuses du gouvernement américain, maintenant le Times, le Post et les autres insistent pour que l’on s’unisse tous autour d’eux, pour défendre la liberté journalistique. Dans une autre pleine page publicitaire de dimanche, le Times a écrit : “La vérité. C’est plus important que jamais.”

J’avancerai l’argument que la vérité est toujours importante, mais surtout lorsque les membres du gouvernement mènent des pays à la guerre, lorsque des vies sont en jeu, que ce soit en Irak, en Syrie, en Ukraine ou dans les nombreux autres points chauds du monde. Durant cette période récente, le Times n’a pas du tout traité la vérité – dans toutes ses subtilités et nuances – comme importante.

J’avancerai également l’argument que les enjeux sont encore plus élevés lorsque les propagandistes et les idéologues risquent une guerre nucléaire qui pourrait tuer des milliards de personnes et réellement mettre fin à l’humanité. Cependant, dans ce cas précis, le peuple américain a vu peu de vrai journalisme professionnel ni un réel engagement pour la vérité. Au contraire, il était beaucoup plus attrayant de diaboliser le président russe Vladimir Poutine et de dépeindre une image en noir et blanc des méchants russes.

En de telles occasions, les truismes du New York Times sur la vérité sont oubliés : “La vérité est rarement simple. La vérité est rarement si évidente…”

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé un grand nombre d’affaires de l’Irangate à Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, le 28/02/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

31 réponses à La “victimisation” des médias grand public, par Robert Parry

Commentaires recommandés

Rajhi Naïma Le 06 mai 2017 à 06h50

Que penser des journalistes français, qui n’ont comme référence que les grands médias américains ?

  1. Volanges Le 06 mai 2017 à 06h15
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    Article qui semble devoir être intéressant, et où on peut puiser quelques informations utiles, mais qui est rendu presque incompréhensible par une traduction absolument ratée, et de bout en bout: soit parce qu’elle a été effectuée par un traducteur automatique, soit parce que celui qui s’en est chargé ignorait à quel point il ignorait le français.Dommage.


    • Catalina Le 06 mai 2017 à 08h24
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      Volanges,

      Vous êtes un peu excessif et je vois que vous ne devez pas souvent vous servir d’un traducteur automatique, en effet, vous auriez de suite vu la différence. Pour le Français, idem, vous êtes excessif, ça aurait pu être mieux mais je ne vois pas où “ignorait à quel point il ignorait le français”.
      et sinon, sur le fond, une remarque ?


  2. numaroumestan Le 06 mai 2017 à 06h17
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    La connaissance est inutile, comme l’a écrit en son temps J.F. Revel.
    Nous disposons de bibliothèques entières sur les méthodes des sectes monothésites : leurs mensonges, leurs crapuleries en tout genre, leurs crimes, etc.
    Et ceci depuis 2.000 ans car, quelle que soit la version monothéiste, toutes ont des points communs.
    S’étonner des mensonges, de la haine et de l’obscurantisme du Washinton post et autres instruments de la bestialité bigote vétérotestamentaire est finalement ridicule.
    Pourquoi ne pas se coordonner avec l’Inde, la Chine, etc. pour former des associations de lettrés auxquels on donnerait la parole face à ce néant d’humanité ?


  3. Rajhi Naïma Le 06 mai 2017 à 06h50
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    Que penser des journalistes français, qui n’ont comme référence que les grands médias américains ?


  4. Fabrice Le 06 mai 2017 à 07h04
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    Après tous les journaux étant arrivé à se convaincre que leur perception de la réalité (sous influence ou pas) était la pure et stricte vérité inaltérable ne peuvent être que désarçonné quand la réalité les rattrape et les contredit.

    Les hommes et femmes qui font ces journaux sont mis en face de leurs erreurs voir pire par compromission or souvent l’humain dans ce cas réagit soit par le déni et conte-attaque soit il victimise accusant la réalité de sa dureté.

    Hélas leur métier demande des gens au-dessus de la norme qui acceptent leur responsabilité et qui savent faire face à leurs erreurs comme devraient l’être les politiciens et c’est la en refusant cette responsabilité que ces deux vocations sont devenus les plus détestées sur la planète.


  5. Tchoo Le 06 mai 2017 à 07h10
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    Comme chez nous les pyromanes crient au feu


  6. LBSSO Le 06 mai 2017 à 07h38
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  7. Fritz Le 06 mai 2017 à 07h50
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    Ah, ces pauvres médias victimes du populisme et du complotisme…
    Heureusement, il y a le fact-checking !

    Ne parlez pas de “vérification”, ce serait encore une agression contre les médias menteurs.


  8. Xavier Le 06 mai 2017 à 08h29
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    Je m’interroge tout haut : « à quoi servent finalement les grands médias ?»
    du point de vue du lecteur bien entendu…

    Il faudrait tout d’abord faire l’historique de la presse : comment est-elle née ?

    Mais plus simplement, aujourd’hui, elle est censé nous informer des faits qui se déroule dans le monde.
    Un simple constat, elle nous informe principalement de faits inintéressants (people, sport) et ensuite de technologie ou de conflits.

    Dans ces deux derniers cas, le parti pris est permanent, c’est celui du progressisme humaniste occidental capitaliste.

    Pourquoi donc continuons-nous à consulter ces sites, à regarder les journaux télévisés ou lire cette presse sponsorisée ?

    Je pense principalement pour conserver un lien entre l’ensemble des habitants je n’ose pas dire citoyens…

    Dans ce cas, ne peut-on pas imaginer un ou plusieurs médias nationaux qui reprendrait les informations en prenant soin de les catégoriser par source :
    – officielle (différents niveaux d’organisation administrative : mairies, départements, régions, État, Europe etc.)
    – entreprise privée alors clairement identifié comme tel,
    – unités de recherche (en prenant soin d’indiquer leurs financeurs actuels ou potentiels sur le sujet traité),
    – “ONG” avec les mêmes critères,
    Etc.


    • basile Le 06 mai 2017 à 09h05
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      n’avons nous pas été conditionné par les films américains du temps où leurs journalistes avaient ce carton coincé dans le chapeau « PRESSE », porté droit comme un étendard. Ajouté à cela la gouaille du reporter sûr de lui, fouille m*****, insolent, genre « qui ne s’en laisse pas compter face aux politiques menteurs ».

      Toujours insolents, d’ailleurs, puisque Lavrov leur a dit récemment à Moscou : où avez-vous appris la politesse ?


  9. basile Le 06 mai 2017 à 08h33
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    article intéressant (j’ai apprécié le passage sur vol MH17) 🙂

    AMHA, les querelles de presses ne sont en fait que des querelles de chapelles, qui ont toujours existé.

    Et ce n’est pas parce que je ne crois pas en dieu que je demande la fermeture des églises, au prétexte qu’elles diffusent de fausses nouvelles.


  10. Jean Le 06 mai 2017 à 09h09
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    Bien naïfs sont ceux qui pensent encore que la grande presstitué, dans ce pays, a pour fonction de les informer. Elle n’a aujourd’hui que deux objectifs, manipuler les citoyens crédules et les divertir, cad faire diversion comme dirait Bourdieu. Le cas macron est, me semble-t-il, assez révélateurs et il y en aura beaucoup d’autres exemples comparables. Car nous vivons désormais dans une dictature médiatique dans laquelle la majorité des citoyens, infantilisés, ne peuvent plus choisir en connaissance de cause.


  11. RGT Le 06 mai 2017 à 09h12
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    La probabilité est très faible, mais imaginez un seul instant que le “Candidat Divin” se prenne une branlée mémorable demain (il ne faut pas rêver, la machine à broyer les cerveaux est malheureusement toujours efficace)…

    Je peux vous garantir que nous aurons alors droit au “cœur des vierges” venant se lamenter pour la sauvegarde de la “Vérité” et pour lutter contre la “fachosphère” qui viendra “censurer” l’information “libre et indépendante”…

    Il en va de même si Mélenchon ou pire encore Poutou avaient remporté cette “Grande Bataille” contre le “Progrès en Mouvement”.

    Par contre, ils ne remettraient JAMAIS en cause tous les bobards qu’ils ont publiés depuis des décennies afin de permettre aux “Gouvernements Légitimes” et aux “Généreux Mécènes Humanistes” d’asseoir leurs privilèges.


    • Eric83 Le 06 mai 2017 à 09h31
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      “…mais imaginez un seul instant que le “Candidat Divin” se prenne une branlée mémorable demain…”.
      Une branlée mémorable, non, en revanche qu’il perde…Il a commis à mon avis une grosse bévue en prévoyant, avant d’être élu, une scission de LR après le 7 mai.
      La réponse d’Accoyer a été très cinglante. L’arrogance de Macron et sa volonté de diviser pour régner risquent d’en rallier plus d’un dimanche à MLP.

      Même si il gagne demain, ce qui est le plus probable, je suis convaincu qu’il n’aura aucune majorité pour gouverner.
      En fait, l’intelligence “supérieure” de Macron vendue par les zélites et les médias MSM fait aussi partie de la fable.

      https://francais.rt.com/france/37931-republicains-denonce-irresponsabilite-inquietante-demmanuel-macron


      • christian BERNARD Le 06 mai 2017 à 10h50
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        “…je suis convaincu qu’il n’aura aucune majorité pour gouverner.”

        Ne sous estimez pas l’extrême ‘malléabilité’ de la conscience morale et politique de nos politiciens, telle qu’on peut déjà la constater : ils vont tous courir après le portefeuille qui construira leur carrière.

        De plus, Micron balance le PS mais représente bel et bien l’idéologie réelle de ce parti (donc il en garde le contenu, et adapte l’étiquette) çàd une idéologie correspondant précisément à la droite ‘moderne’ qu’il séduit donc également.

        Bref, comme souvent souligné, la ligne actuelle divise souverainistes et européo-mondialistes, et pour l’instant ces derniers ont encore la majorité ; en outre ils disposent d’une puissance de tir de propagande considérable
        Voyez plutôt : http://tempsreel.nouvelobs.com/histoire/20170505.OBS9028/ce-musee-capable-de-nous-reconcilier-avec-l-europe.html


  12. RGT Le 06 mai 2017 à 09h20
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    Dernier point concernant les “médias libres et indépendants” :

    Si leur chouchou gagne avec 50%+1 des “suffrages exprimés” ce sera une “victoire écrasante” avec une majorité de Français “intelligents” qui auront soutenu le “Camp du Bien”, même s’il y a 40% d’abstention et qu’au final il n’aura obtenu que 30% +1 suffrages en sa faveur.

    Par contre, si la “peste brune” l’emporte avec 60% des “suffrages exprimés” ils ne manqueront pas d’aller déterrer les 40% abstentionnistes pour qu’elle soit totalement minoritaire dans l’opinion en nous rappelant qu’elle n’a obtenu au final que 36% d’approbations et que par conséquent 74% des français n’en veulent pas et qu’il faudrait recommencer l’élection.

    Les chiffres, on leur fait bien dire ce que l’on veut.


    • PierreH Le 06 mai 2017 à 10h16
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      Les chiffres, on leur fait dire ce que l’on veut si on est intellectuellement malhonnête. Sinon l’activité scientifique n’existerait pas.


  13. Catalina Le 06 mai 2017 à 09h47
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    hors sujet mais on comprend mieux que bcp de citoyens aient été radiés par l'”administration” française. (beurk).
    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/8580821-le-big-data-ou-la-recette-secrete-du-succes-d-emmanuel-macron-.html

    “Nous sommes capables de caractériser les quartiers en termes électoraux et sociologiques: quels sont les quartiers plutôt à gauche, à droite, indécis, jeunes, vieux, riches ou bobos, explique à la RTS Arthur Muller, co-fondateur de LMP. Et nous sommes capables de le faire pour tous les quartiers parisiens et tous ceux de France.”


    • Eric83 Le 06 mai 2017 à 10h42
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      Merci pour ce lien Catalina. Les élections deviennent un banal produit de marketing ciblé comme un simple paquet de lessive ! Dramatique.

      Je vais aussi faire un hors-sujet pour élargir la réflexion sur le vote “européiste” porté par Macron.

      J’ai été scandalisé à la lecture de l’article ci-dessous “Le gouvernement déclare la «clause Molière» illégale”.

      “En écho à la Commissaire européenne à l’emploi Marianne Thyssen, qui déclarait le 19 mars dernier que la clause «Molière» était une «discrimination», les quatre ministres rappellent également que «si des mesures de protection des travailleurs peuvent être légitimes», elles ne doivent pas créer de «discriminations directes ou indirectes à l’égard des opérateurs économiques et des travailleurs d’autres États membres».”

      Moralité, il est discriminatoire d’exiger que des ouvriers “détachés” étrangers, sur des chantiers en France, parlent le Français ! Cela dépasse l’entendement mais manifestement pas pour nos gouvernants.

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/05/04/20002-20170504ARTFIG00105-le-gouvernement-declare-la-clause-moliere-illegale.php


      • Lafricain Le 06 mai 2017 à 20h09
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        Cette question de la “clause Molière” est tout de même croquignolette.
        Etendons-là à l’administration. Ainsi, pour devenir fonctionnaire, il ne serait plus nécessaire de parler français.


        • Fredp Le 06 mai 2017 à 20h57
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          De même, pas besoin de parler anglais pour travailler à la commission !

          Demandons à nos commissaires européens si ça leur convient !


          • lvzor Le 07 mai 2017 à 21h51
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            “pas besoin de parler anglais pour travailler à la commission !”

            Cela ne serait pas illogique, vu qu’après le brexit, l’anglais n’est plus la langue nationale d’aucun pays membre.
            (Tusk va devoir apprendre le polonais, peut-être?)


  14. christian gedeon Le 06 mai 2017 à 10h53
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    M. Parry enfonce des portes largement ouvertes,mais par un bout seulement.Parce qu’à partir du moment où une intox(j’emm…fake news,nous sommes en France,n’est ce pas?) est diffusée,soit par “l’autorité”,soit par des médias quasi officiels type BFM,Fr2 ou le monde,par exemple,le relais est pris par un matraquage incessant qui disparaît ensuite dans les limbes de l’immédiateté(exemple Ayrault,vous savez le ministre,si,si,qui affirme détenir les preuves du bombardement chimiques,puis pschiiit).Il serait largement intéressant que des sondeurs indépendants(le dahu) mesurent l’impact des intox,auprès du peuple. A mon avis,en Europe,il est quasiment nul…,mais çà n’arrivera pas,n’est ce pas?la manipulation des “opinions publiques” a atteint son seuil d’incompétence,en fait.Une mithridatisation des esprits a eu lieu…le poison ne fonctionne presque plus.Sur peuple. mais qu’est ce qu’ils en ont à foutre du peuple…this is the only question( Shakespeare peut être dit dans le texte,par contre).


    • basile Le 06 mai 2017 à 11h34
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      Le silence de Ayrault sur l’attaque chimique.
      Vous avez remarqué vous aussi. Cependant, le but est atteint, car les trolls resservent toujours l’affaire en polluant hors sujet n’importe quel article portant sur la Russie, en alternant ou non, MH17, dopage, attaque chimique.


  15. Eric83 Le 06 mai 2017 à 10h57
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    MacronLeaks Serait-on à l’aube de révélations embarrassantes pour Macron et son mouvement ?

    C’est drôle toute cette agitation médiatique. Si Macron et son mouvement n’ont rien à se reprocher, qu’ont-ils à craindre de la publication de ces documents ?

    http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/05/06/macronleaks-tentative-de-destabilisation-a-la-derniere-minute_1567718

    Concernant les médias MSM et leur impartialité, en voici encore un bel exemple rien que dans le titre : “Présidentielle: Deux médias pro-Kremlin veulent poursuivre Macron en justice”.

    Vous noterez “deux médias pro-kremlin” – RT et Sputnik – pas deux médias russes. C’est comme si à la place d’écrire le Monde et Libération, ces médias étaient décrits comme deux médias pro-PS ou pro-Hollande !

    http://www.20minutes.fr/elections/presidentielle/2063015-20170506-presidentielle-deux-medias-pro-kremlin-veulent-poursuivre-macron-justice


  16. Eric83 Le 06 mai 2017 à 14h34
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    Fabuleux le deux poids deux mesures, les électeurs de LR apprécieront très certainement :

    “”MacronLeaks” : les médias appelés à ne pas “relayer” les documents”.

    Préserver l’intégrité de la période de réserve. Samedi matin, la Commission de contrôle de la campagne électorale (CNCCEP) a appelé les médias, et les citoyens de façon générale, à ne pas relayer le contenu de la tonne des documents internes de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron qui ont été publiés sur les réseaux sociaux, et rebaptisés immédiatement « MacronLeaks ».

    http://www.lepoint.fr/presidentielle/macronleaks-les-medias-appeles-a-ne-pas-relayer-les-documents-06-05-2017-2125299_3121.php


    • Alfred Le 06 mai 2017 à 15h28
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      Pas de bol hein. L’escroc est président. C’est une histoire de date de valeur. Encore au profit de la banque.


      • Eric83 Le 06 mai 2017 à 16h48
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        Excellente l’analogie de la date de valeur.
        Ne tirons pas prématurément de plans sur la comète.


  17. koikoi_koi Le 07 mai 2017 à 01h25
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    En une de “Libération”:
    « Faites ce que vous voulez, mais votez Macron »
    http://www.liberation.fr/liseuse/publication/06-05-2017/1/?refresh=832349


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