Un article un peu ancien, mais ça ne vieillit pas…

Agnès Rousseaux
Interview de Monique Pinçon-Charlot 
Basta ! | novembre 2013

On lit à longueur d’éditoriaux des dénonciations des dérives du « populisme ». Que ne déploie-t-on pas la même énergie à épingler son double, bien plus actif et bien plus installé : le « bourgeoisisme » du Figaro, le « richissisme » des chroniqueurs de la Bourse ou l’« oligarchisme » du Who’s Who ? Avec le luxe, l’élégance, les journaux people, les exhibitions caritatives et les expositions d’œuvres d’art, les riches se construisent dans une mascarade sociale en bienfaiteurs de l’humanité qu’il convient de flatter alors qu’ils n’ont bien souvent que le mérite de leur naissance…

L’idée d’un changement radical peut faire peur, mais à tort. Tout au contraire, puisque le chaos c’est maintenant et qu’il est installé dans une spirale infernale. Il n’y a pas d’autre solution que de rompre avec un capitalisme devenu irresponsable, l’appât du gain immédiat faisant perdre le sens du possible et de la solidarité. Il faut faire rendre raison à ce système économico-politique qui a fait son temps. 
Basta!: Qu’est-ce qu’un riche, en France, aujourd’hui ?
Monique Pinçon-Charlot {1} : Près de 10 millions de Français vivent aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. Celui-ci est défini très précisément. Mais il n’existe pas de « seuil de richesse ».
C’est très relatif, chacun peut trouver que son voisin est riche. Et pour être dans les 10 % les plus riches en France, il suffit que dans un couple chacun gagne 3000 euros. Nous nous sommes intéressés aux plus riches parmi les riches. Sociologiquement, le terme « riche » est un amalgame. Il mélange des milieux très différents, et regroupe ceux qui sont au top de tous les univers économiques et sociaux : grands patrons, financiers, hommes politiques, propriétaires de journaux, gens de lettres… Mais nous utilisons délibérément ce terme. Car malgré son hétérogénéité, ces « riches » sont une « classe », mobilisée pour la défense de ses intérêts. Et nous voulons aujourd’hui contribuer à créer une contre-offensive dans cette guerre des classes que mènent les riches et qu’ils veulent gagner.
Pourquoi est-il si difficile de définir cette classe ?
La richesse est multidimensionnelle. Bourdieu parlait très justement de capital – capital économique, culturel, symbolique –, c’est ce qui donne du pouvoir sur les autres. A côté de la richesse économique, il y a la richesse culturelle : c’est le monde des musées, des ventes aux enchères, des collectionneurs, des premières d’opéra… Jean-Jacques Aillagon, président du comité des Arts décoratifs, vient d’être remplacé par un associé-gérant de la banque Lazard. Dans l’association des amis de l’Opéra, on retrouve Maryvonne Pinault (épouse de François Pinault, 6ème fortune de France), Ernest-Antoine Seillière (ancien président du Medef, 37ème fortune de France avec sa famille) {2}…
A cela s’ajoute la richesse sociale, le « portefeuille » de relations sociales que l’on peut mobiliser. C’est ce qui se passe dans les cercles, les clubs, les rallyes pour les jeunes. Cette sociabilité mondaine est une sociabilité de tous les instants : déjeuners, cocktails, vernissages, premières d’opéra. C’est un véritable travail social, qui explique la solidarité de classe. La quatrième forme est la richesse symbolique, qui vient symboliser toutes les autres. Cela peut être le patronyme familial : si vous vous appelez Rothschild, vous n’avez pas besoin d’en dire davantage… Cela peut être aussi votre château classé monument historique, ou votre élégance de classe.
Il existe aussi une grande disparité entre les très riches…
Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, est en tête du palmarès des grandes fortunes professionnelles de France, publié chaque année par la revue Challenges. Il possède 370 fois la fortune du 500ème de ce classement. Et le 501ème est encore très riche ! Comparez : le Smic à 1120 euros, le revenu médian à 1600 euros, les bons salaires autour de 3000 euros, et même si on inclut les salaires allant jusque 10 000 euros, on est toujours dans un rapport de 1 à 10 entre ces bas et hauts salaires. Par comparaison, la fortune des plus riches est un puits sans fond, un iceberg dont on ne peut pas imaginer l’étendue.
Malgré l’hétérogénéité de cette classe sociale, les « riches » forment, selon vous, un cercle très restreint.
On trouve partout les mêmes personnes dans une consanguinité tout à fait extraordinaire. Le CAC 40 est plus qu’un indice boursier, c’est un espace social. Seules 445 personnes font partie des conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Et 98 d’entre eux détiennent au total 43 % des droits de vote {3}. Dans le conseil d’administration de GDF Suez, dont l’État français possède 36 % du capital, il y a des représentants des salariés. Ceux-ci peuvent être présents dans divers comités ou commissions, sauf dans le comité des rémunérations. Cela leur est interdit. Qui décide des rémunérations de Gérard Mestrallet, le PDG ? Jean-Louis Beffa, président de Saint-Gobain, notamment. C’est l’entre-soi oligarchique.
Cela semble si éloigné qu’on peut avoir l’impression de riches vivant dans un monde parallèle, sans impact sur notre vie quotidienne. Vous parlez à propos des riches de « vrais casseurs ». Quel impact ont-ils sur nos vies ?
Avec la financiarisation de l’économie, les entreprises sont devenues des marchandises qui peuvent se vendre, s’acheter, avec des actionnaires qui exigent toujours plus de dividendes. Selon l’Insee, les entreprises industrielles (non financières) ont versé 196 milliards d’euros de dividendes en 2007 contre 40 milliards en 1993. Vous imaginez à quel niveau nous devons être sept ans plus tard ! Notre livre s’ouvre sur une région particulièrement fracassée des Ardennes, avec l’histoire d’une entreprise de métallurgie, qui était le numéro un mondial des pôles d’alternateur pour automobiles (les usines Thomé-Génot). Une petite entreprise familiale avec 400 salariés, à qui les banques ont arrêté de prêter de l’argent, du jour au lendemain, et demandé des remboursements, parce que cette PME refusait de s’ouvrir à des fonds d’investissement. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire. Un fonds de pension l’a récupéré pour un euro symbolique, et, en deux ans, a pillé tous les savoir-faire, tous les actifs immobiliers, puis fermé le site. 400 ouvriers se sont retrouvés au chômage. C’est un exemple parmi tant d’autres ! Si vous vous promenez dans les Ardennes aujourd’hui, c’est un décor de mort. Il n’y a que des friches industrielles, qui disent chaque jour aux ouvriers : « Vous êtes hors-jeu, vous n’êtes plus rien. On ne va même pas prendre la peine de démolir vos usines, pour faire des parcs de loisirs pour vos enfants, ou pour planter des arbres, pour que vous ayez une fin de vie heureuse. Vous allez crever. »
Comment s’exerce aujourd’hui ce que vous nommez « la violence des riches » ?
C’est une violence inouïe. Qui brise des vies, qui atteint les gens au plus profond de leur corps, de leur estime, de leur fierté du travail. Être premier dans les pôles d’alternateur pour automobiles, c’est faire un travail de précision, c’est participer à la construction des TGV, à l’une des fiertés françaises. Casser cela est une violence objective, qui n’est ni sournoise ni cachée, mais qui n’est pas relayée comme telle par les politiques, par les médias, par ces chiens de garde qui instillent le néolibéralisme dans les cerveaux des Français. Pour que ceux-ci acceptent que les intérêts spécifiques des oligarques, des dominants, des riches, deviennent l’intérêt général.
Comment cette violence objective se transforme-t-elle en assujettissement ?
C’est une forme d’esclavage dans la liberté. Chacun est persuadé qu’il est libre d’organiser son destin, d’acheter tel téléphone portable, d’emprunter à la banque pendant 30 ans pour s’acheter un petit appartement, de regarder n’importe quelle émission stupide à la télévision. Nous essayons de montrer à quel système totalitaire cette violence aboutit. Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme. Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise. Ce n’est pas une crise, mais une phase de la guerre des classes sans merci qui est menée actuellement par les riches. Et ils demandent au peuple français, par l’intermédiaire de la gauche libérale, de payer. Et quand on dit aux gens : « Ce n’est quand même pas à nous de payer ! », ils répondent : « Ah, mais c’est la crise »
Pourquoi et comment les classes populaires ont-elles intégré cette domination ?
C’est une domination dans les têtes : les gens sont travaillés en profondeur dans leurs représentations du monde. Cela rend le changement difficile, parce qu’on se construit en intériorisant le social. Ce que vous êtes, ce que je suis, est le résultat de multiples intériorisations, qui fait que je sais que j’occupe cette place-là dans la société. Cette intériorisation entraîne une servitude involontaire, aggravée par la phase que nous vivons. Avec le néolibéralisme, une manipulation des esprits, des cerveaux, se met en place via la publicité, via les médias, dont les plus importants appartiennent tous à des patrons du CAC 40.
Sommes-nous prêts à tout accepter ? Jusqu’où peut aller cette domination ?
Dans une chocolaterie qu’il possède en Italie, le groupe Nestlé a proposé aux salariés de plus de cinquante ans de diminuer leur temps de travail {4}, en échange de l’embauche d’un de leurs enfants dans cette même entreprise. C’est une position perverse, cruelle. Une incarnation de ce management néolibéral, qui est basé sur le harcèlement, la culpabilisation, la destruction. Notre livre est un cri d’alerte face à ce processus de déshumanisation. On imagine souvent que l’humanité est intemporelle, éternelle. Mais on ne pense pas à la manipulation des cerveaux, à la corruption du langage qui peut corrompre profondément la pensée. Le gouvernement français pratique la novlangue : « flexi-sécurité » pour ne pas parler de précarisation, « partenaires sociaux » au lieu de syndicats ouvriers et patronat, « solidarité conflictuelle ». Le pouvoir socialiste pratique systématiquement une pensée de type oxymorique, qui empêche de penser. Qui nous bloque.
Les riches entretiennent une fiction de « surhommes » sans qui il n’y aurait pas travail en France, estimez-vous. Menacer les riches signifie-t-il menacer l’emploi ?
Cette menace est complètement fallacieuse. Dans la guerre des classes, il y a une guerre psychologique, dont fait partie ce chantage. Mais que les riches s’en aillent ! Ils ne partiront pas avec les bâtiments, les entreprises, les autoroutes, les aéroports… Quand ils disent que l’argent partira avec eux, c’est pareil. L’argent est déjà parti : il est dans les paradis fiscaux ! Cette fiction des surhommes fonctionne à cause de cet assujettissement, totalitaire. Quand on voit le niveau des journaux télévisés, comme celui de David Pujadas, il n’y a pas de réflexion possible. En 10 ans, les faits divers dans les JT ont augmenté de 73 % !
Certains se plaignent d’une stigmatisation des « élites productives ». Les riches ont-ils eux aussi intériorisé ce discours, cette représentation ?
Notre livre s’ouvre sur une citation extraordinaire de Paul Nizan [5]:
« Travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il est nécessaire [à la bourgeoisie] de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui ».
C’est pour cela que cette classe est tout le temps mobilisée : les riches ont sans cesse besoin de légitimer leur fortune, l’arbitraire de leurs richesses et de leur pouvoir. Ce n’est pas de tout repos ! Ils sont obligés de se construire en martyrs. Un pervers narcissique, un manipulateur, passe en permanence du statut de bourreau à celui de victime, et y croit lui-même. C’est ce que fait l’oligarchie aujourd’hui, par un renversement du discours économique : les riches seraient menacées par l’avidité d’un peuple dont les coûts (salaires, cotisations…) deviennent insupportables. On stigmatise le peuple, alors que les déficits et la dette sont liés à la baisse des impôts et à l’optimisation fiscale.
Depuis que le parti socialiste est au pouvoir, qu’est-ce qui a changé ? Y a-t-il eu des améliorations concernant cette violence des riches que vous dénoncez ?
On ne peut pas parler d’amélioration : nous sommes toujours dans un système oligarchique. Nos dirigeants sont tous formés dans les mêmes écoles. Quelle différence entre Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy ? Je ne suis pas capable de vous le dire. L’histoire bégaye. Un exemple : le secrétaire général adjoint de l’Élysée est actuellement Emmanuel Macron, qui arrive directement de la banque d’affaires Rothschild. Sous Nicolas Sarkozy, ce poste était occupé par François Pérol, qui venait aussi de chez Rothschild. Les banques Lazard et Rothschild sont comme des ministères bis {6}et conseillent en permanence le ministre de l’Économie et des Finances. La mission de constituer la Banque publique d’investissement (BPI) a été confiée par le gouvernement à la banque Lazard… Et la publicité sur le crédit d’impôt lancé par le gouvernement a été confiée à l’agence Publicis. Qui après avoir conseillé Nicolas Sarkozy conseille maintenant Jean-Marc Ayrault. On se moque de nous !
Pierre Moscovici et François Hollande avait promis une loi pour plafonner les salaires de grands patrons {7}. Ils y ont renoncé. Pierre Moscovici a annoncé, sans rire, qu’il préférait « l’autorégulation exigeante ». Des exemples de renoncement, nous en avons à la pelle ! Le taux de rémunération du livret A est passé de 1,75 % à 1,25 %, le 1er août. Le même jour, Henri Emmanuelli, président de la commission qui gère les livrets A [8], a cédé au lobby bancaire, en donnant accès aux banques à 30 milliards d’euros supplémentaires sur ces dépôts. Alors qu’elles ont déjà reçu des centaines de milliards avec Nicolas Sarkozy ! Elles peuvent prêter à la Grèce, au Portugal, avec un taux d’intérêt de 8 ou 10 %… Avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), entré en vigueur le 1er janvier 2013, c’est encore 20 milliards d’euros de recettes fiscales en moins chaque année, offerts aux entreprises, et qui plombent le déficit public de façon absolument considérable.
Le Front national a un discours virulent contre les « élites » françaises. N’avez-vous pas peur que votre analyse soit récupérée par l’extrême-droite ?
Nous ne disons pas que les politiques sont « tous pourris », comme le fait le FN. Nous proposons une analyse en terme de classes, pour donner à voir des mécanismes sociaux. Nous cherchons à dévoiler le fonctionnement de cette caste qui casse le reste de la société, dans une logique de prédation qui va se poursuivre dans une spirale infernale. Le Front National désigne comme bouc émissaire l’immigré ou le Rom, donnant en pâture ce qui est visible. Le Rom est d’ailleurs devenu un bouc émissaire transversal à l’échiquier politique, depuis la gauche libérale avec Manuel Valls jusqu’au Front National. Si on doit pointer précisément un responsable à la situation actuelle, c’est plutôt une classe sociale – les riches – et un système économique, le néolibéralisme. Puisqu’il faut des formules fortes : le banquier plutôt que l’immigré !
Vous parlez dans votre ouvrage d’une guerre des classes qui n’est pas sans visage. N’y a-t-il pas un enjeu justement à « donner des visages » à cette classe, comme vous le faites ?
C’est une nécessité absolue. Il faut s’imposer d’acheter chaque année ce bijou sociologique qu’est le palmarès du magazine Challenges. Et s’efforcer d’incarner, de mettre des visages sur cette oligarchie… C’est une curiosité nécessaire, les gens doivent être à l’affût de cette consanguinité, de cette opacité, de la délinquance financière. Nos lecteurs doivent se servir de notre travail pour organiser une « vigilance oligarchique » : montrer aux puissants que leur pouvoir n’est pas éternel, empêcher ce sentiment d’impunité qu’ils ont aujourd’hui, car ils savent que personne n’ira mettre son nez dans leurs opérations financières totalement opaques.
Nous avons aussi expérimenté des visites ethnographiques dans les quartiers riches, pour vaincre nos « timidités sociales ». Se promener dans les beaux quartiers, leurs cinémas, leurs magasins, leurs cafés, est un voyage dans un espace social. Il faut avoir de l’humilité pour accepter d’être remis à sa place, ne pas se sentir à l’aise, se sentir pauvre car vous ne pouvez pas vous payer une bière à six euros. Mais c’est une expérience émotionnelle, existentielle, qui permet des prises de conscience. Une forme de dévoilement de cette violence de classe.
Propos recueillis par Agnès Rousseaux

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92 réponses à La Violence des Riches par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Commentaires recommandés

Dizalch Le 27 septembre 2015 à 08h13

Bonjour Duguesclin,
Vous répondez vous-même à votre question dans la formulation de votre propos, car elle n’implique pas les patrons de pme/pmi, ni de Tpe, puisqu’elle dédouane même le patron de la pme “Thomé-Génot” (400 salariés, donc pme), qui a été victime lui même de ces prédateurs;
Elle faisait d’ailleurs l’éloge de cette entreprise et de son savoir faire et management, seuls les “rapaces” banquiers/investisseurs l’ont obligé à fermer.

Enfin, si vous relisez bien ses propos, elle s’attache plus à dépeindre le cercle des dirigeants du CAC40 et les grands banquiers (dirigeants, etc.), ainsi que bien sûr, par voie de conséquence, leurs héritiers, qui n’ont rien “créé” d’eux même, mais seulement “reçu” pour certains des empires, et qui perpétuent les “traditions” de ce milieu… C’est essentiellement cela quelle dénonce, ainsi que la servitude/complaisance des politiques, médias et autres “intellectuels/artistes bourgeois” qui papillonnent autour…

Donc, de mon point de vue, vos propos et les siens ne sont pas contradictoires, et ne prêtent pas à confusion.
Cdt,

  1. DUGUESCLIN Le 27 septembre 2015 à 06h59
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    Très intéressant, mais il manque un aspect.
    Celui qui est créatif, qui consacre son temps à réaliser un rêve. Celui de créer une entreprise dans un domaine qu’il connaît bien parce qu’il l’aime. Il y consacre un temps énorme et multiplie ses efforts et finit par réussir ce dont il rêvait. Son entreprise se développe il créé des emplois et bien qu’il en reçoive un salaire confortable son but premier de créer est atteint. la satisfaction est peut-être plus importante que le salaire. Dans quelle catégorie faut-il le mettre? Son salaire même s’il atteint 10 fois ou 20 fois le smic, doit-il être classé dans le camp des riches oisifs?
    La libre entreprise est un moteur puissant, pas systématiquement pour le salaire, mais aussi pour satisfaire un besoin naturel de créer et d’inventer. En cas de difficultés ce créateur est capable parfois de sacrifier son propre salaire et son temps pour que son “oeuvre” soit pleinement réalisée. Cela existe, même si on en parle pas ou peu.
    Dans quelle classe sociale faut-il le situer?
    Bien sûr il ne se situe pas lui-même dans les riches oisifs, ces spéculateurs qui consacrent leur temps à augmenter leur fortune, et à utiliser tous les moyens pour atteindre ce but.
    Ce libre entrepreneur n’est pas du tout dans le camp des oligarques tels des Monsanto ou des Rothschild.
    Il s’agit de ma part d’une simple interrogation pour éviter des raccourcis genre “lutte des classes” qui peut se faire tromper d’ennemis et faire le jeu des oligarques qui sont prêts à racheter pour un euro symbolique l’oeuvre juteuse de ce libre entrepreneur en l’obligeant à vendre, accablé par des difficultés financières artificielles insurmontables.


    • jcdelespaux Le 27 septembre 2015 à 07h33
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      Je pense que la limite se situe entre capitalisme industriel sain ( créateur de richesse réelle) et capitalisme financier (créateur de ” richesse ” virtuelle et destructeur du monde réel)


      • Laurence Guillon Le 29 septembre 2015 à 16h17
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        En effet, c’est exactement cela, et je l’ai compris en traduisant le livre d’un philosophe russe, Alexandre Panarine, où il analyse, entre autres, la catastrophe néolibérale en Russie, dans les années 90. C’est là où moi qui suis plutôt de droite, je rejoins la gauche, ou une certaine gauche.


    • Fabrice Le 27 septembre 2015 à 08h06
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      Entre dix et mille de revenus il a des mondes…d’ailleurs rendu explicites dans ce texte.
      La vérité doit être contenu dans un juste milieux et pour l’obtenir, la loi doit fixer une limite à l’accumulation du capital…comme de la dette d’ailleurs. Cette loi, au propensions variables ne peut être établie que par un gouvernement libre et non corruptible…et ce gouvernement ne peut être que le peuple lui meme… Jugeant et jaugeant de célèbre formule de Karl Marx: De chacun selon ses capacités; à chacun selon ses besoins.


      • olivier69 Le 27 septembre 2015 à 13h31
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        Bonjour fabrice,
        Savez-vous que dans “das Kapital”, il figurait une dédicace sur la préface ? Oui, à l’attention de Darwin…..


    • Dizalch Le 27 septembre 2015 à 08h13
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      Bonjour Duguesclin,
      Vous répondez vous-même à votre question dans la formulation de votre propos, car elle n’implique pas les patrons de pme/pmi, ni de Tpe, puisqu’elle dédouane même le patron de la pme “Thomé-Génot” (400 salariés, donc pme), qui a été victime lui même de ces prédateurs;
      Elle faisait d’ailleurs l’éloge de cette entreprise et de son savoir faire et management, seuls les “rapaces” banquiers/investisseurs l’ont obligé à fermer.

      Enfin, si vous relisez bien ses propos, elle s’attache plus à dépeindre le cercle des dirigeants du CAC40 et les grands banquiers (dirigeants, etc.), ainsi que bien sûr, par voie de conséquence, leurs héritiers, qui n’ont rien “créé” d’eux même, mais seulement “reçu” pour certains des empires, et qui perpétuent les “traditions” de ce milieu… C’est essentiellement cela quelle dénonce, ainsi que la servitude/complaisance des politiques, médias et autres “intellectuels/artistes bourgeois” qui papillonnent autour…

      Donc, de mon point de vue, vos propos et les siens ne sont pas contradictoires, et ne prêtent pas à confusion.
      Cdt,


      • DUGUESCLIN Le 27 septembre 2015 à 09h26
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        Merci à vous Dizalch et Fabrice. Car je pense que la liberté d’entreprendre est une des libertés fondamentales qui permet de ne pas être entièrement soumis au totalitarisme d’état. Quand aux oligarques, il me semble qu’ils devraient être sérieusement encadrés, et qu’il ne puisse pas être accepter qu’ils disposent ni de fortunes aberrantes ni du pouvoir que leur confère l’argent.
        Il est évident que dans ce domaine le fruit du travail doit être restitué et partagé entre ceux qui en sont les vrais producteurs en tant qu’employés et ouvriers et que le bénéfice d’une entreprise ne peut revenir qu’à ceux qui en sont collectivement les auteurs, soit pour investir dans leur entreprise pour l’améliorer soit pour le partager. Sinon c’est du vol pur et simple. Ce qui est le cas dans notre système. Comment peut-on encore accepter que le fruit du travail revienne à des immondes financiers qui réduisent les travailleurs à l’état d’esclave. Et que l’argent produise de l’argent par finance interposée.
        Pardonnez moi mon simplisme mais je pense simplement qu’il faudrait une vraie justice dans ce domaine. Non pas en passant par le totalitarisme d’une idéologie mais par le bon sens et l’esprit de justice.


        • Dommage Le 28 septembre 2015 à 12h05
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          Tout ce que vous dites est vrai à mon avis, sauf votre dernière phrase je pense:
          ce n’est pas être simpliste que de vouloir une vraie justice.
          Par contre c’est seulement un rapport de force qui peut vous la donner, jamais “le bon sens et l’esprit de justice”.

          Un tel rapport de force est-il possible à mettre en oeuvre sans le “totalitarisme d’une idéologie”? Je n’en suis pas sûr du tout.


          • olivier69 Le 28 septembre 2015 à 16h34
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            Sauf que lorsque l’on a le pouvoir de s’acheter un pays, on a également le pouvoir de s’acheter une idéologie et de financer les groupuscules qui diffusent ces mêmes idées. Vous n’y songiez pas ? En général, ils sont très actifs, organisés et très adroits pour pratiquer la langue de bois (cultivés). Ils infiltrent autant la fonction publique que les lieux stratégiques tels que les moyens de communication….
            Diviser pour mieux régner ! Parce que le jour ou les pme, les salariés du privé comme du public, les chômeurs,… s’uniront, la partie sera finie.


    • bdb Le 27 septembre 2015 à 08h52
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      Vous venez, malheureusement, de dérouler l’argumentaire de base des “néolibéraux” pour justifier leur position sociale. Le “gros” prend toujours l’exemple, ou plutôt invente l’entrepreneur “Géo Trouvetou” ou “Tournesol”, qui a trouvé le “Truc” pour “créer son entreprise” et “des emplois”. C’est l’exemple qu’on nous assène tous les soirs au 20Heures, Vous déployer un exemple qui n’existe pas avec des motivations de bisounours.


      • Yaltane Le 27 septembre 2015 à 10h02
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        @ bdb

        Je souscris à votre commentaire et je me permets de développer un point de vue complémentaire.

        “bien qu’il en reçoive un salaire confortable son but premier de créer est atteint. la satisfaction est peut-être plus importante que le salaire.”

        Si son but PREMIER est le plaisir de la création et que la satisfaction de l’accomplissement est plus importante que le salaire, alors comment justifier 10 ou 20 fois le salaire de base ?
        Cet hypothétique personnage travaille dix ou vingt fois plus que ses ouvriers les moins bien payés ? donc entre 70 et 140 heures par jour ? 😉
        Ah non, ce n’est pas le temps de vie qu’on estime en argent ou la souffrance au travail mais la puissance intellectuelle, le potentiel créatif, pourquoi pas “l’intelligence”… Cet hypothétique serait donc dix fois plus intelligent que le commun des mortels… hum… un QI de 1000 par exemple (même si je ne souscris pas à ces mesures de QI). Disons que notre hypothétique aurait une puissance de travail, une intelligence de l’organisation, une capacité de structuration, de compréhension qui ferait de lui l’équivalent d’une équipe de 10 à 20 personnes ?
        Il lirait dix fois plus vite ? écrirait dix fois plus vite, téléphonerait dix fois vite 😀
        .
        Non, il n’y a pas d’humain qui valent plus que d’autres.
        Il n’y a pas d’humains qui valent moins que d’autres.
        Nous sommes différents et complémentaires.
        .
        Considérer qu’on est plus légitime au confort que d’autres c’est seulement être plus orgueilleux.


        • Joseph Le 27 septembre 2015 à 11h17
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          Non, vous ne comprenez vraiment pas. Vous n’êtes pas entrepreneur assurément.

          Ce que l’on rétribue c’est la prise de risque.


          • luc Le 27 septembre 2015 à 11h44
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            la prise de risque à 20 fois le smic, ça vaut le coup!!!


          • Joséphine Le 27 septembre 2015 à 11h53
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            Quelle prise de risque? parlons concrètement, avec des exemples. Pas fictifs s possible. Etayez vos propos SVP.


          • sg Le 27 septembre 2015 à 12h14
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            Vous n’etes pas non plus entrepreneur assurement. Ceux qui prennent les plus gros risques, ce sont les petits entrepreneurs de PME. Ceux qui sont assommees de taxes mais qui les paient quand meme, sans optimisation fiscale (car il n’y en a de toutes facons pas ou si peu a cette echelle).

            Et lorsque, apres des annees d’acharnement passionne, souvent sans ou avec peu de remuneration (mais surtout avec beaucoup de dettes), leur affaire devient un succes, que se passe-t-il? Leur entreprise se fait racheter, de gre ou de force via OPA ou autre menace concurentielle de monopole, par les empires economiques, afin d’en recuperer (dit on “valoriser”) les benefices.

            Dans tous les cas, les empires economiques ne creent pas, ils ne font que racheter pour vendre encore plus, tout ceci a ete analyse dans diverses etudes. Et nous sommes des champions en France, puisque toutes les lois economiques sont a l’avantage de ces empires et au desavantage des pmes.


          • geedorah Le 27 septembre 2015 à 12h56
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            prise de risque très rarement assumée… (en tout cas pour les plus fortunés)
            le problème n’est pas de gagner 10 fois plus, mais de gagner 30-40 voir 100 fois plus…


          • groucho Le 27 septembre 2015 à 13h40
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            Qui est-ce, ce “on” qui rétribue l’entrepreneur ?

            En réalité, l’entrepreneur est propriétaire de son entreprise (seul ou à plusieurs) et à la fin de l’année, tout ce qui dépasse sur le compte de résultat, – le bénéfice net -, va dans sa poche et après il en fait ce qu’il veut…

            Rien à voir avec un salarié qui n’est payé qu’au temps de cerveau, de nerfs et de muscles qu’il a dépensé pour l’entreprise, en vertu d’un contrat qui fixe le taux horaire (indépendant et normalement bien inférieur à la valeur réellement produite, d’où le bénéfice pour le propriétaire de l’entreprise).

            Monique Pinçon-Charlot évoque la chose à plusieurs reprise :
            Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH
            des actionnaires qui exigent toujours plus de dividendes (la quote-part du bénéfice)

            Le cas d’Arnault est démonstratif de l’enfumage qui règne.
            En tant que directeur général (le DG de PDG) c’est un salarié, tout comme Winterkorn, président du directoire de Volkswagen (société anonyme dite à l’allemande). Et il touche plusieurs millions d’euros par an pour ça.

            Mais en plus, il est “propriétaire” (en réalité actionnaire majoritaire), de LVMH. Donc non seulement il décide de la part du bénéfice qui sera distribuée, mais en outre il en encaissera au prorata des actions dont il est propriétaire. Et ça, ça ferait plutôt plusieurs millions d’euros… par jour !
            (si LVMH distribue 1 milliard de bénéfice et si Arnault possède 50 % des actions, il encaisse 500 millions, donc plus d’un million par jour)

            Donc quand on ne parle que du salaire de Bernard Arnault, directeur général, et qu’on critique l’énormité de son montant, on masque en réalité le revenu total de Bernard Arnault, infiniment supérieur à son salaire.


            • Ankalogon Le 06 octobre 2015 à 10h02
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              Belle démonstration, il peut ne pas travailler, il a de l’argent qui tombe en dehors de son exercice professionnel.
              Pour l’autre partie des personnes qui travaillent, c’est à dire les véritables créateurs de richesses, sans travail pas de revenu et donc il n’existent plus.

              D’autre part faut pas se leurrer, tous les postes de dirigeants (président d’université, conservateur, juge, etc) aussi bien privée ou de l’état, sont occupé par les mêmes familles (il y a des exceptions qui confirment la règle), dont le cercle est un peu plus étendue que la sphère cac40.

              La propriété des moyens de productions c’est terrible, sauf quand tu est ton propre entrepreneur et ton unique créateur de richesse.


          • Sébastien Le 27 septembre 2015 à 13h45
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            La seule grosse prise de risque c’est….L’endettement auprès des banques.
            la boucle de la chaîne de la servitude est bouclée.


            • Homère d'Allore Le 28 septembre 2015 à 08h58
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              Étant à la fois entrepreneur (au sens schumpeterien du terme) et marxiste (oui, ça existe), je peux vous assurer que les banques demandent des cautions personnelles pour financer toute idée nouvelle.

              Il y a donc une réelle prise de risque.

              Maintenant, est-ce que ça doit donner des écarts de revenu supérieurs à 20 pour un ? Même Henry Ford ne le pensait pas.

              Or, actuellement, les ratios sont de 200/1 et les “riches” dont parlent les Pinçon Charlot sont rarement des entrepreneurs.


            • Wilmotte Karim Le 28 septembre 2015 à 15h42
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              Mais faut-il continuer à … limiter ainsi l’innovation, l’entreprise (non résumée à l’entreprise privée lucrative)?

              Car au final, cette prise de risque n’est pas nécessaire absolument!
              On crée un système où elle l’est et on justifie ensuite le système par la prise de risque…


          • François Lacoste Le 28 septembre 2015 à 08h36
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            à DUGUESCLIN,

            Bonjour,

            Pleurer sur les petits patrons dans ce contexte de réflexion, c’est pleurer sur les grands patrons et c’est précisément ce que nous expliquent les Pinçon-Charlot.

            Dans votre commentaire, vous parlez sans doute aussi de la prise de risque du boulanger (multi point de vente) qui, cette rentrée, vient d’augmenter le prix de son pain de 8%(!) ? Certes, sa berline allemande est très rapide et peut être dangereuses s’il est imprudent! J’observe cependant que son personnel est composé pour les 2/3 de jeunes en “formation”. Cela ne me gène pas que le boulanger soit “riche”. Ce qui me gène c’est que le système libéral ne régule plus la répartition de richesse dans notre pays (dans nos territoires comme “ils” disent, comme si la France hors Paris était une colonie).
            En réalité le risque est supporté par l’employé plus que par le patron de la PME. Je n’ai pas encore observé de turn-over de patron de PME, contrairement au turn-over des salariés de ces mêmes PME!
            En cas de coup dur, le dernier à quitter le “navire” est le patron qui bien souvent aura constitué son amortisseur (on ne le blâmera évidement pas).
            Voir la dernière analyse de J. Sapir sur le chômage et les défection de PME…
            La force violente du système est de nous mettre la pression à tous les étages…J’ai rencontré de patrons de PME heureux (et c’est tant mieux), moins souvent des smicards (es) en temps partiel (Ah, le temps partiel!).


          • Yaltane Le 28 septembre 2015 à 12h02
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            @Joseph

            Le type qui rebondit, accroché à son marteau piqueur des heures durant, au détriment de son squelette et de ses articulations ; la fille qui répète le toujours même geste au dessus du lecteur à code-barre ; les téléprospecteurs aux objectifs indignes qui se font engueuler à longueur de journée par leurs interlocuteurs et le petit chef aboyeur ; tous les suicidés du travail, les “j’ai pas le choix”, les “faut bien payer son loyer”, eux ne risquent rien, bien-sûr.
            Si ce n’est leur (dés)espérance de vie, leur santé mentale et physique, leurs vieux jours…
            .
            Prendre des risques pour la vie des autres avec de l’argent dont on n’a pas besoin, belle affaire et glorieux exploit, vraiment.


          • kèsse Le 28 septembre 2015 à 13h07
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            Mouahahaahahah … trop marrant. Donc les africains qui bossent dans les mines de souffres seront bien payés dorénavant ?

            Non, “la prise de risque” est une tournure sacralisante. Un groupe nominal mélioratif désignant la rétribution aléatoire mais tendanciellement bénéfique d’un investissement en capital. Mais, vous le saviez bien sûr, cependant, vous trouviez dégradant de prononcer la phrase suivante:
            “Ce que l’on rétribue le plus, c’est l’investissement en capital, qui s’assorti parfois d’un travail intense, quand l’investissement est réalisée à la source d’une entreprise que l’on monte soi-même.”

            Ou en cours:

            “Ce que l’on rétribue, c’est la croissance en capital d’une entreprise.”

            Mais là, c’est à l’extrême limite du politiquement correct.


        • Bordol Le 27 septembre 2015 à 12h03
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          On ne devrait plus parler seulement de lutte de classes mais aussi de lutte des patrons (les petits contre les gros).

          Dans l’exemple qui nous est donné avec les usines Thomé-Génot, les ouvriers sont devenus des chômeurs humiliés, mais la question que l’on ne se pose jamais est : que sont devenus les patrons de cette entreprise ?

          Les riches ne font pas la guerre seulement aux pauvres, ils font aussi la guerre aux “un peu moins riches” qui peuvent manger une part de leur gâteau en se montrant ingénieux, productifs et utiles.

          Nous ne sommes pas dans une société libérale mais ultra-libérale, là est la nuance ! Le libéralisme consiste à permettre aux petits entrepreneurs de monter une petite boîte et de faire fructifier leur affaire en étant utile sur un marché donné ou dans un secteur donné. C’est le principe qui sous-tend le libéralisme.

          L’ultralibéralisme, lui, consiste dans le fait d’utiliser ce principe, cette vision des choses, pour faire passer l’ultra-riche qui a hérité sa fortune et qui ne l’a pas amassé lui-même, en un entrepreneur vertueux et preneur-de-risques qui mérite donc les mêmes éloges que le petit patron qui travaille pour que son entreprise réussisse et pour qui l’échec de cette dernière ne signifiera pas la possibilité de déployer un parachute doré, mais bien un échec économique et une faillite personnelle.

          Après tout, dans l’histoire, qui provoque des révolutions contre le pouvoir en place ? Pas les pauvres mais les moyennement riches. Le patron des usines Thomé-Génot est un “moyennement riche” par rapport aux têtes dirigeantes de Monsanto, par exemple.

          Après, il y a aussi un autre combat dont on ne parle pas : la lutte entre le patronat qui dirige son entreprise et l’actionnariat qui fait du patron une caisse de résonance pour ses doléances.


          • rakas Le 27 septembre 2015 à 13h01
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            C’est un phénomène décrit très bien par différent nom : le corporatisme, le capitalisme de connivence, l’impérialisme économique, la concentration monopolistique du capital, tous ses concepts ont des différences mais aussi de grandes similitudes à savoir que les plus grandes puissances privées grâce à leur contrôle sur l’Etat et à leur grand capital peuvent s’emparer des PME.
            il suffit de voir ce qui se passe au USA dans le secteur du pétrole de schiste, les grandes transnationales pétrolières sont en train de racheter toutes les PME en difficultés à cause de la baisse des cours du pétrole.


            • Vincent Le 29 septembre 2015 à 10h39
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              Il faut faire attention au terme “corporatisme” qui est source de confusion :
              – le mot français “corporatisme” peut à la fois désigner le systèmes de corporations du moyen age, ou la recherche d’un “troisième voie” s’inspirant de cette organisation de la société, ou encore une pratique fasciste de l’organisation de la société (relais du pouvoir central).
              – le mot anglais “corporatism”, s’il n’est pas indifférent à l’analogie du “corps social”, signifie beaucoup plus le moyen qu’ont des groupes d’intérêts d’influer dans la vie sociale et politique à l’échelle d’un pays. C’est le corporatisme libéral de John Stuart Mill, selon lequel ce sont les acteurs de la vie économiques qui doivent dicter les règles économiques. Il n’a donc rien à voir avec le fascisme (il est même son antagoniste, par l’inversion de la source du pouvoir), il n’a de communs aux autres acceptions que l’image d’un corps social qui n’a pas qu’une tête mais également des membres.
              Quand Naomi Klein utilise le mot “corporatism” elle parle de lobbys universitaires, industriels et banquiers. C’est dommage que les traductions françaises le traduise si mal par “corporatisme”.


            • Globule rouge Le 01 octobre 2015 à 22h35
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              Vincent
              le corporatisme ou neo-corporatisme est originaire des mouvements politiques chretiens, qui etaient contre l’organisation de la societe par le collectivisme des socialistes, ou par l’individualisme des liberaux.
              la “troisieme voie” a ete repris par les regimes autoritaires de type fasciste dans certains pays, mais dans d’autres pays les mouvements chretiens sociaux se sont alliés aux mouvements socialistes pour donner le resultat que l’on connait dans beaucoup de pays du nord de l’europe, qui ont des structures organisationnelles economique neo-corporatiste, cad une cogestion entre representant des salariés, et patronat a differentes echelles, par branche d’activité ou celle a l’echelle de l’entreprise.

              Certains aspects de notre systeme, en france sont aussi, neocorporatiste, par exemple le comité d’entreprise (exemple parmi d’utres).


          • Laurent Le 29 septembre 2015 à 04h36
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            “Nous ne sommes pas dans une société libérale mais ultra-libérale”

            Non, pas vraiment, l’état en France a la main qui traine dans chaque grosse entreprise (un peu comme partout). Au final, on peut gesticuler et philosopher autant que l’on veut sur tous ces concepts en -isme, c’est le peuple français qui fait son économie, qui n’est que le reflets des activités.

            La France n’a jamais été une fusée économique, il faut arrêter de se leurrer, et ce n’est pas parce que vous y mettrez du commun-isme, du capital-isme, du libéral-isme ou du je-ne-sais-quoi-isme que cela va changer. Tous ces combats de -isme me rappellent Don Quichotte et ses moulins…


            • Vincent Le 29 septembre 2015 à 10h42
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              Oui, sans doute, mais l’État en France, depuis la Restauration, n’est souvent qu”un outil économique aux mains de puissants groupes industriels et financier.


        • Laurent Le 29 septembre 2015 à 04h30
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          Les créateurs d’entreprise ne se versent pas forcément un salaire, ils “gagnent” 10 à 20 fois plus mais ce n’est souvent pas du salariat (quelquefois si). Très souvent, ils touchent leur argent à la revente de son entreprise, et le patrimoine des industriels pour les petits en tous cas, est extrêmement lié à la santé de leur entreprise.

          Puis cela ne marche pas toujours, j’ai vu des patrons de PME ne pas se verser de salaire parce que la situation de leur entreprise était difficile, alors qu’ils payaient leurs salariés. Bien sûr, cela ne fait pas la une des journaux, et certaines de ces personnes ont tout perdu après avoir mis tout leur argent dans leur entreprise pour la faire tenir… Quand la banque ne prête plus, eux se prêtent à eux-mêmes.

          Par contre dans les grandes entreprises, j’ai rarement vu des managers qui valaient 20 fois un SMIC, je pense que l’immense majorité ne les vaut pas, un peu de modération salariale à ce niveau serait la bienvenue ; la gestion semi-étatique de nos entreprises est lamentable, je ne vois vraiment pas ce qui justifie les salaires de ces personnes qui n’ont rien accompli et ne prennent pas de risques.

          Bref, pour moi, il y a une différence (un gouffre) entre les petites entreprises, et nos énarques ou HEC du CAC40. Mais pour ces derniers, je me demande si plus d’état et de réglementation dans ces entreprises qui sont déjà à moitié des catastrophes sur pattes, ne les feraient pas tomber complètement. On pourrait essayer, çà serait marrant.


      • Ali Le 27 septembre 2015 à 10h30
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        @bdb

        L’argument reste pertinant même s’il pert en valeur à force d’être rabaché de manière un peu niaise et sans contrebalancer. En évitant de parler des prédateurs d’en haut, mais aussi d’en bas.

        Mais cette mentalité de viser avant tout l’argent au détriment du reste se retrouve dans toutes les classes sociales. Cette violence sans non du petit chef qui humilie ses subalternes n’est pas l’apanage des riches. La coalition de certains pour éliminer celui qui fait peur ou pourrait prendre une place convointé n’est pas l’apanage des riches. La raillerie de celui qui pense différemment pour le remettre dans le droit chemin n’est pas l’apanage des riches. Le besoin de prendre le dessus en toute circonstance, le besoin de gagner coûte que coûte, la mauvaise foi, le mensonge, l’intolérance n’est pas l’apanage des riches.
        Le besoin de flatter son égo au détriment des autres n’est pas l’apanage des riches.

        Dans un sens la pire des polices est celles des ignorants, de ceux qui ont peur, de ceux qui collaborent ou abdiquent au sein de la population. Plus ils sont nombreux au sein de la population, plus la “police politique” sera efficace à cause de la pression sociale qu’ils engendrent. C’est ce qui permet de rejeter le déviant, le mouton noir et au final de ne rien changer. Par peur d’être rejeter tout le monde suit, tout le monde moutonne. Et ça se passe au sein même du peuple.

        Donc si c’est vrai que chez les riches il y a des prédateurs, il y en a aussi dans le peuple. De manière consciente ou inconsciente. Donc avant d’accuser l’autre, certains au sein du peuple devraient se remettrent en question.

        La course au profit n’est pas l’apanage des riches, on la retrouve partout. Le problème c’est qu’elle ne vise qu’à satisfaire une partie de nos besoins primaires, d’où aussi le déséquilibre de notre système. Et ça les riches (bons ou mauvais) n’y sont pour rien, c’est le peuple lui-même qui fabrique les barreaux de sa prison.

        Certains, comme le FN, pointent du doigt un faux problème pour ne pas froisser ceux qui auraient besoin de se remettre en question. Plus facile d’accuser l’autre mais rien ne change. Là aussi c’est vicieux et ne favorise pas l’évolution des mentalités qui permettrait une évolution de la société. On reste dans un principe d’opposition et de division. La seule opposition valable serait plutôt celle qui pointe du doigt ceux qui nous divisent et utilisent la violence (psychologique ou physique) de maniére injustifié. De pointer du doigt ceux qui visent le profit au détriment des autres (après tout celui qui veut du fric sans faire chier le monde n’est pas un problème, ça le regarde). De pointer du doigt ceux qui veulent satisfaire leur égo au détriment des autres. Que ce soit au sein du peuple ou chez les riches.

        Donc au final une partie du peuple reproche à certains riches une mentalité qu’il reproduit lui même. Incohérent et absurde. Que l’on commence déjà par se changer nous même si l’on veut que ça change.


    • Ben Kenobi Le 27 septembre 2015 à 08h52
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      Lors de la Commune de Paris, une grande partie des Communards étaient de petits artisans, l’équivalent grosso modo des PME actuelles. C’est par une dérive marxiste-léniniste que ceux-ci furent par la suite inclus du “mauvais côté” de la lutte des classes, celui des “exploiteurs”, dans les suites notamment de la révolution russe de 1917. Voir, par exemple, dans le domaine agricole, les “koulaks”, supposés paysans riches parce que propriétaires de leurs exploitations, fussent-elles modestes, et qui furent persécutés et collectivisés, avec les conséquences désastreuses sur la production agricole soviétique par la suite. Il semble désormais admis, même par des organisations d’extrême-gauche de type NPA, que la socialisation des moyens de production ne doit pas inclure la petite entreprise sous peine en effet d’avoir des effets économiques handicapants (pénuries).


    • Louise Le 27 septembre 2015 à 10h18
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      “Il s’agit de ma part d’une simple interrogation pour éviter des raccourcis genre “lutte des classes”
      C’est vrai que chaque jour on peut prendre la mesure du “raccourci” de la lutte des classes !!!! Comme dirait Waren Buffet la lutte des classes existent, nous l’avons gagné.


      • Wilmotte Karim Le 27 septembre 2015 à 12h23
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        Une lutte de classe ne “se gagne” que par la destruction d’une des classes.
        Que les capitaliste puissent faire évoluer la domination capitaliste, certainement.
        Mais qu’ils puissent détruire le prolétariat…


        • olivier69 Le 27 septembre 2015 à 14h10
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          On peut avoir le raisonnement contraire. Il y aura toujours des profiteurs de la distribution politique et économique (modèle privé ou public). La lutte des places (qui distribuent ?)…Les inégalités ne disparaîtront jamais, il y aura toujours des gagnants et des perdants. La lutte des classes disparaît par la distribution équitable des droits et non par la magie de la perception. La politique, c’est de permettre l’illusion que l’on peut faire disparaitre les pauvres d’un côté, ou les riches de l’autre en fonction de son appartenance. L’économie devrait être au service de ceux qui veulent limiter (encadrer) les différences financières et non uniquement les faire disparaître (la démagogie). Un juste respect de la liberté et de l’égalité….


          • Wilmotte Karim Le 27 septembre 2015 à 15h36
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            Qu’il y ait des inégalités sociale entre individus ne présuppose pas qu’elles s’exercent en classe.


            • olivier69 Le 27 septembre 2015 à 15h48
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              Dans la forme, oui, en couche, en catégorie, en caste,….Néanmoins, il y a ceux qui veulent et/ou croient être élus. Dans le fond, toujours en droit !


        • Tatare Le 27 septembre 2015 à 19h26
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          Warren Buffet a dit : ” Nous sommes en train de la gagner. ”

          Le but n’est pas de détruire les prolétaires, simplement d’en faire des esclaves, il faut avouer qu’en c’est en bonne voie.


          • Wilmotte Karim Le 28 septembre 2015 à 23h48
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            Non, ce n’est absolument pas en bonne voie.
            Un esclave est un humain ravalé au rang d’objet, propriété d’autres.

            Le travailleur salarié n’est pas un objet qui ne s’appartient pas. C’est son travail qui ne lui appartient pas; travail qu’il doit vendre afin de subsister (et exister) dans un monde où c’est progressivement devenu le moyen principal d’existence.

            C’est propos excessifs sur l’esclavage ne permettent a aucun moment (comme les propos prétendant qu’il existera toujours des classes, ou que l’UE fonctionne comme le gosplan) sont contreproductifs. Ils s’appuient sur une mauvaise définition et finissent par ne plus permettre de penser les choses pour ce qu’elles sont vraiment.

            Par contre, nous avons connu nombre défaites et si les travailleurs, si notre classe, ne prend pas conscience de son existence, de ses intérêts et de sa force, nous niveaux de vie risquent d’être réduit drastiquement. Mais ce n’est toujours pas de l’esclavage.


        • Globule rouge Le 01 octobre 2015 à 22h50
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          la lutte des classes s’oppose a l’acceptation d’une societe organisé en classe.

          Le but des classes superieurs est de maintenir cet ordre ou ils dominent, de fait ils sont pour l’instant les gagnants.
          Alors que ceux en bas de l’echelle pour sortir d’une situation ou ils sont exploités doivent en passer par faire disparaitre les “privileges” des dominants et donc faire disparaitre ces classes la.


    • Y.Pop Le 27 septembre 2015 à 10h48
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      Dans leur définition des riches je pense qu’ils n’intègrent pas seulement l’aspect financier. Quand ils parlent des conseils d’administration du CAC, on voit bien la notion de pouvoir qu’il y a derrière. Pouvoir qui s’auto-alimente par la culture de l’entre soi.
      On retrouve plein d’éléments de leur pensée avec une analyse du capital culturel dans une bande dessinée qu’ils ont faite formidable « Riche, pourquoi pas moi »


    • CouCou Le 27 septembre 2015 à 13h29
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      Bonjour Duguesclin,

      L’ordre de grandeur de l’oligarchie qui a le réel pouvoir de décision/contrôle, c’est environ 500 familles en France. Soit 0.001%. Un pour 100 000. Et si on se situe au niveau mondial, c’est sûrement plus de l’ordre de 1 pour 1 Million.

      Donc votre patron de grosse PME fait partie du “reste” lui aussi. Il y a le CAC40, le S&P500, le FOOTSIE 100 (etc.),bref ceux qui possèdent et dirigent réellement les multinationales et les grosses institutions financières, et il y a le reste du monde. Et là, l’écart de revenus/patrimoine n’est pas de l’ordre de 1 à 20, il y a bcp bcp plus de zéros !

      Votre patron de PME ne possède pas de média national par exemple. Voilà un bon signe. Les oligarques n’achètent pas des médias pour s’enrichir. Les médias sont déficitaires (même si les puissants se font financer leurs propres médias par l’état, càd nous, parce qu’il faut quand même pas déconner non plus!). S’ils achètent des médias, c’est pour contrôler l’information dominante.

      Mais on agit toujours par comparaison. Donc on a toujours l’impression qu’on est riche ou pauvre par rapport au voisin, alors qu’on est globalement dans le même bain, même si certains s’en sortent un peu mieux ou un peu moins bien. Mais comparer un rapport de 1 à 2 (entre soit et son voisin), avec un rapport de 1 à 1000 (voire plus) n’a pourtant rien à voir…


    • olivier69 Le 27 septembre 2015 à 15h19
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      Bonjour DUGUESCLIN
      Comme quoi, votre questionnement n’est pas si anodin, à la vue des suffrages qui pensent que : “Vous déployer un exemple qui n’existe pas avec des motivations de bisounours.”. Pourtant vous soulignez l’importance des ordres de grandeur, de l’investissement personnel, du respect de sa liberté, d’une réflexion sur l’égalité….Vous cherchez à rassembler des visions.
      Vous êtes donc confrontés à la perception de Hobbes : L’état de nature ressemble à un état de la guerre de tous contre tous (Bellum omnium contra omnes). L’homme perçu comme un loup pour l’homme (homo homini lupus). Malheureusement, un bel exemple de néo-libéralisme qui n’accepte pas sa propre définition. Vous en faites donc les frais…


    • bob Le 28 septembre 2015 à 08h44
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      je crois qu’il y a deux aspect du probleme : celui qui entreprends et va au bout de son desir, de son reve et de son ambition … mais qui se debrouille seul et n’a pas besoin de tierce personne ; Le deuxieme est celui qui entreprends mais a besoin de salariés … dans ce cas la, son desir, son reve et son ambition doivent etre partager par d’autre, et dans ce cas la se pose le probleme du partage des richesses créés.
      .
      voila, c’est peut-etre mal dit, mais j’espere que vous comprendrez le sens general de mon propos .


      • Globule rouge Le 01 octobre 2015 à 23h02
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        entreprendre n’est pas l’apanage de certains individus, l’etat en terme de collectif ou autres organismes qui en dependent, entreprennent autant, et parfois moins bien et sur d’autres plan mieux.

        Par ailleurs il y’a eu une “privatisation” du sens de ce mot par l’ideologie liberal, entreprendre n’implique pas seulement un aspect en terme de production materiel ou de profit monetaire.
        On entreprend tous quotidiennement dans nos vies, O Berruyer par exemple entreprend avec son blog qui peut etre qualifié d’entreprise, et l’interet de son entreprise, l’evaluation de sa valeur ne peut se traduire que par des considerations monetaires.


    • kèsse Le 28 septembre 2015 à 11h08
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      Je trouve que dans votre propos, il y a un problème de sacralisation de la création qui efface la vraie nature du problème: celui des inégalités, et vous conduits à un incontrôlés: “10 fois ou 20 fois le smic”, comme si le simple au double avait peu d’importance devant l’illustre prestige de la création.

      Pour ma part, je trouve qu’une éthique de la création commence par déconstruire le résultat: il en advient que la part d’originalité est souvent très, très, … très faible. 99% de la matière constituante de ce que vous appelez création est de la recomposition, du réassemblage, faire du neuf avec du vieux … de l’exploitation. Ainsi, faut-il que les entrepreneurs créatifs (et les artistes) se recadrent eux-mêmes fermement: non uber, n’est pas révolutionnaire, c’est une plateforme d’appel, Facebook n’était pas le premier sur le secteur du réseau social, cela existait depuis 15 ans, il a su, à un moment, être plus séduisant, et caetera …
      Si vous voyez une part de création, dans les relations interpersonnelles qu’un dirigeant développe avec ses salariés, vous avez raison, il faut clamer la beauté de la vie, mais les salariés sont aussi des êtres sociaux qui créent du lien social … chacun crée à ce niveau ; en exiger une contrepartie exorbitante est le propre de l’égocentrique (qui rime parfois-souvent avec créatif ;-).

      Pour apporter une réponse personnelle à votre question: je pense qu’il n’existe pas de camps de riches oisifs. Il y a des gens qui ont des valeurs communes, parce qu’ils ont des intérêts communs. Et le premier des intérêts des êtres humains est de se raconter à eux-mêmes, de se forger une représentation méliorative de leur existence dans le monde. Une contrainte importante dans cet exercice consiste à ce que le discours ou la représentation crée n’aboutisse pas à un changement radicale des habitudes de confort, ou alors dans un sens d’amélioration. Ainsi, pour moi, c’est en terme de valeurs ou d’intérêt qu’il faut parler.
      Si votre entrepreneur veut remonter son entreprise, et être à nouveau créatif car c’est enthousiasmant et qu’en plus et surtout, ça permet de récupérer son ancien statut social (10, 20 fois le smic), alors son intérêt et ses valeurs sont du côté des “riches oisifs”, son discours justificateur est l’avatar de l’égalité de Tocqueville: “Vu que nous somme tous égaux en théorie et que je parviens à gagner plus d’argent, c’est que je suis meilleur et plus utile que les autres, d’ailleurs je suis créatif …”.
      Si votre entrepreneur, en tire une leçon d’humilité, développe une éthique de la création qui le pousse à se montrer d’autant plus créatif et qu’il considère, après un nouveau succès, qu’une part de l’argent qu’il reçoit en rétribution est indu, alors sans aucun doute, son intérêt est celui des hommes “ordinaires” et ses valeurs sont rares et belles. Qui plus est, il sera heureux, … , même si d’aventure il échouait à retrouver le succès.

      Bref, il faut se garder des dénominations faciles, qui n’existent que parce que, la société actuelle réfute les analyses éthiques en les renvoyant à des archaïsmes de moralité religieuse. Ce système fonctionnant par la sacralisation de vertu pratique: “êtres créatifs”
      versus “avoir quelques idées originales” ; “l’argent, la mesure concrète des valeurs intrinsèques conduisant à l’intérêt commun” versus “l’argent, un instrument de mesure et de pouvoir” … et caetera.


    • Negre Le 30 septembre 2015 à 11h25
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      C’est Warren Buffet qui disait il y a quelques années, au journaliste qui lui demandait si pour lui la “lutte des classes” était toujours d’actualité, Le milliardaire américain Warren Buffett a répondu qu’il existait “bel et bien une guerre des classes mais c’est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c’est nous qui gagnons”.
      Reconnaissons que savoir exploiter les autres, ce n’est pas donné à tout le monde.
      Donc bien sur que la lutte des classes existe toujours. Pardonnez moi mais il y a le créateur et ceux qui suivent le créateur, si encore une fois le créateur ouvrait son entreprise mais tous seul, pas de problème!!!!!!, il s’éclate, il aime son boulot, il s’investit mais seul.
      Or la plupart du temps il embarque avec lui des salariés, qui eux, doivent accepter de rentrer dans l’entreprise et adhérer au projet initial. Les salariés ne sont pas nés de la dernière pluie, ils savent, qu’ils devrons travailler dur pour le patron. Donc toujours le même problème le créateur et les créatures, Warren Buffet le sait très bien il n’est pas dupe, c’est l’exploitation d’autrui qui permet d’amasser des fortunes.
      Sans salariés, soumis à la servitude volontaire ou involontaire, pas d’entreprises, et l’on sait que l’argument inverse ne tient pas et si tous les salariés du monde faisaient grève en même temps, le système s’effondrerait. Tout le monde veut réaliser son rêve et tout le monde ne peux devenir entrepreneur.
      Non définitivement l’accumulation des richesses concentrées par une minorité, Monique Pinçon-Charlot le décrit très bien et finalement le néo-libéralisme fini par faire son travail de fond intellectuel, passionnel, avec cette image kitch chargée d’émotion, de cet indien pauvre de Calcutta (la créature), qui après son travail (Tripalium) assis au bord du Gange regarde en face sur l’autre rive, les buildings des banques des quartiers riches, et ne rêvent que d’une seule chose qu’un jour peut être il sera de l’autre coté.
      Fin de l’histoire (L’espoir fait vivre!!!!!)


  2. Fabrice Le 27 septembre 2015 à 07h59
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    Je ne trouve pas le riche très violents moi,
    Il mène le troupeau beuglant de l’écuelle à la paille comme il le lui demande.
    Le peuple à ceci de navrant qu’il est incapable de se coordonner; et ce d’autant moins qu’il est intimement con vaincu que les lois garantissants sont interet ne peuvent êtres établies que par le riche et le puissant;
    Il n’y a pas milles voies à l’émancipation pacifique d’un peuple, il n’y en a qu’une; que l’étroitesse de son esprit peureux ne lui permet pas de mettre en œuvre avec le sang froid, le courage et le renoncement à sa paille, pour un temps nécessaire.
    …s’en allant voter pas milliers pour l’ordre et la sécurité…qu’elle blague!


  3. Lysbethe Lévy Le 27 septembre 2015 à 08h24
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    Oui j’avais lu ce livre avec profit, car la violence des riches tue autant que la violence des braqueurs, sauf qu’on peut juger les braqueurs, mais pas les riches qui échappent le plus souvent à la Justice, car socialement ils sont trop haut pour être punis.

    Un banquier qui met sur la paille des millions de gens, devrait payer bien plus qu’un petit braqueur qui n’en a volé qu’une ou deux personnes.

    Un responsable politique qui a décidé de réduire des pensions vieillesses et appauvri considérablement des travailleurs, devrait rendre compte des dégâts qu’il cause sur des millions de vies. Au lieu de ça on fait des gorges chaudes des vols à l’épiceries de gens en grande difficulté.

    Un patron qui délocalise, ou part avec la caisse en laissant sur le carreau ces ouvriers devrait être Jugé comme un criminel car il a détruit des vies. Souvent le patron a renvoyé l’un d’eux sous un motif banal et jamais lui n’a été poursuivi ou si peu.

    On arrête toujours plus facilement un “voleur de poule”, qu’un patron voyou, qu’une personnalité, qui a fraudé, menti, détourné l’argent publique, qu’un délinquant “en col bleu”. Les élus, personnalités publiques qui confondent la caisse publique avec leur porte-monnaie ne sont plus punis, cela devient une “erreur” ou “le mensonge d’un jaloux” au point qu’il y a “non lieu” donné par la dite “Justice”..Et il parait qu’on vie en démocratie et en république ?.

    L’impunité que les riches se donnent “entre eux” est une “connivence” de classe, protégé par leurs pairs, ils peuvent à l’infini se permettre de violer les lois applicables qu’aux seuls “petits délinquants”, des gens du peuple qui eux subissent tous les jours ces lois qui permettent en théorie la bonne marche d’une nation républicaine comme la France.

    Et bien sur la violence des riches s’applique aussi quand les pauvres, en colère de tant d’injustice sociale ose, enfin, faire grêve, manifester bruyamment, se rebeller, doivent se battre contre “leur armée” (celle du Capital) les “forces de l’Ordre” et les CRS voir l’armée qui n’existent que pour leur défendre les droits des possédants.

    Ces forces de l’Ordre police, armée, agents en civils, services spéciaux, en temps de paix sociale, peuvent courir les délinquants en cols bleu, mais pendant les troubles sociaux leur rôle est de défendre, la classe possédante au pouvoir et leurs institutions !.

    La violence des riches c’est de garder “leurs privilèges” quoiqu’il arrive et pouvoir garder au loin “les factieux” du peuple qui osent les défier ou leur demander des comptes. Il y a bien deux classes et ces deux là ne peuvent collaborer car leurs intérêts sont totalement divergents et antagonistes..


  4. Vasavoir Le 27 septembre 2015 à 09h21
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    Pour sortir de la crise, vous vous contenterez de :

    – ôter le pouvoir aux marchés,
    – couper à leur départ les profits qui s’entrecroisent en s’auto-alimentant,
    – supprimer les “financiers” qui démarrent sur le tronc de la valeur ajoutée,
    – enlever les rameaux les plus faibles nourrie à la subvention publique pour favoriser l’aération intérieure.

    N’hésitez pas à intervenir plusieurs fois dans la saison : de petites coupes légères pratiquées à bon escient valent mieux qu’une grosse opération de taille annuelle.Toute erreur de taille, qui provoquerait par exemple l’apparition d’une tige mal placée, peut être corrigée aussitôt sans attendre l’année suivante.


  5. soleil Le 27 septembre 2015 à 09h44
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    mais alors que faire ?
    Quel pouvoir politique face à la connivence ?
    La corruption est grande en France.
    Ce livre offre un éclairage simplement.


    • CouCou Le 27 septembre 2015 à 14h07
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      Promouvoir le tirage au sort d’assemblées constituantes comme réel moyen démocratique et afin que le peuple ait réellement le pouvoir. Bref, sortir des partis politiques, et passer par la société civile. C’est pas gagné, je vous l’accorde !


  6. ulysse Le 27 septembre 2015 à 10h03
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    et le riches de la fonction publique ? tous les milliers de hauts fonctionnaires qui ont des retraites voir des cumuls atteignant plus de 10 000e mensuels, payés par nos impôts , combien doit être la fortune de quelqu’un du privé pour arriver à un tel niveau de retraite? des individus qui n’ont jamais pris de risques seulement de suivre leurs carrières opportunistes


  7. georges glise Le 27 septembre 2015 à 10h46
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    hideux dans leur apothéose
    ces rois de la mine et du rail
    ont-ils jamais fait autre chose
    que dévaliser le travail
    dans les coffres-forts de la bande
    ce qu’il a créé s’est fondu
    en exigeant qu’on le lui rende
    le peuple ne veut que son dû
    ce couplet de l’internationale, d’eugène pottier est plus que jamais d’actualité.


  8. ALBIN Le 27 septembre 2015 à 10h53
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    “Une petite entreprise familiale…… ., parce que cette PME refusait de s’ouvrir à des fonds d’investissement. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire. Un fonds de pension l’a récupéré pour un euro symbolique, et, en deux ans, a pillé tous les savoir-faire, tous les actifs immobiliers, puis fermé le site. 400 ouvriers se sont retrouvés au chômage.”

    On a bien compris: Les produits de cette PME se vendaient bien, cette PME margeait bien, elle était florissante, elle se développait tout azimut avec des produits sans concurrence technologique et son cash-flow était enviable. Mais soudain elle a été sujette à un raid financier de type maffieux et donc elle a été sauvagement éliminée physiquement.

    Quand on a été toute sa vie stipendié de la fonction publique, on voit la réalité autrement que lorsqu’on est un productif avec le cambouis sur les mains ou un distributeur dans les cartons.


    • Lyonnais Le 27 septembre 2015 à 11h05
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      Que vient faire la critique féroce de la fonction publique dans cette histoire ?


      • ALBIN Le 27 septembre 2015 à 11h40
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        “Nous avons aussi expérimenté des visites ethnographiques dans les quartiers riches, pour vaincre nos « timidités sociales ». Se promener dans les beaux quartiers, leurs cinémas, leurs magasins, leurs cafés, est un voyage dans un espace social. Il faut avoir de l’humilité pour accepter d’être remis à sa place, ne pas se sentir à l’aise, se sentir pauvre car vous ne pouvez pas vous payer une bière à six euros. Mais c’est une expérience émotionnelle, existentielle, qui permet des prises de conscience. Une forme de dévoilement de cette violence de classe.”

        Faux-culs avec double traitement de CNRS assuré en fin de mois !


        • Alfred Le 27 septembre 2015 à 22h20
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          Effectivement il y a un peu de démagogie la dedans. Ceci dit c’est une démagogie de “forme” (le coup de la bierre à 6euros barrée aux si pauvres nantis par le CNRS). Sur le fond leur propos est pertinent. Je pense qu’ils l’ont d’ailleurs expérimenté (simplement avec une barrière plus haute).
          Et effectivement cette expérience qui peut être vécue par un confortable propriétaire de PME face à un très très très gros peut servir de prise de conscience et le faire basculer.


      • Sébastien Le 27 septembre 2015 à 13h48
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        Tous simplement dans le fait que les salariés de la fonction publique conduisent ces politiques ultra-libérales en votant pour ces politiques contre un plat de lentilles.
        Ils sont donc activement complices.


        • Alfred Le 27 septembre 2015 à 22h12
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          Soit vous nagez en plein délire soit je n’ai rien compris avec ce que vous avez voulu dire. C’est peut être le cas. Sinon c’est atterrant de voir notre pays se diviser si stupidement. Nos oligarques ont encore de beaux jours devant. Ils surnagerons toujours au dessus des querelles de clocher et des haines refroidies.


          • Sébastien Le 29 septembre 2015 à 01h09
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            Vous êtes choqué par le type qui dévoile le pot aux roses, pas par ceux qui ont une part de responsabilité?
            Pas étonnant que le pays continue de s’enfoncer.
            Je ne cherche pas à diviser, c’est l’attitude des uns et des autres qui provoque cet état de fait dont profite le haut de la pyramide. Je ne peux pas forcer qui que se soit à ouvrir les yeux, hélas.
            Sans compte la réputation en or des fonctionnaires. Visiblement, ils s’en tapent complètement, ce qui aggrave leur cas.
            Bref.


  9. ARDUS Le 27 septembre 2015 à 11h09
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    “Avec le néolibéralisme, une manipulation des esprits, des cerveaux, se met en place via la publicité, via les médias, dont les plus importants appartiennent tous à des patrons du CAC 40.”

    Sans doute, mais il y a une base objective au succès de cette manipulation dont on ne parle jamais : 2700 milliards placés en Assurances Vie et PEA à 3,40% en moyenne en 2010 = 91,8 milliards distribués en intérêts par les banques, soit 4800€ distribués en moyenne aux 19 millions de détenteurs d’un de ces comptes. Pour mémoire en 2010 l’impôt sur le revenu a rapporté 55 milliards au budget de l’Etat, soit 3723€ en moyenne pour les 16,5 millions de contribuables qui paient cet impôt.


  10. Bordol Le 27 septembre 2015 à 11h34
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    (Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme. Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise.)

    Quand on lis les commentaires écrits par nombre de lecteurs en-dessous des chroniques de Romaric Gaudin, des commentaires de gens semblant jouir des souffrances du peuple grecs et assurés jusqu’à l’aveuglement que les politiques économiques défectueuses menées en Grèce vont enfin marcher, comme par miracle ; c’est là que l’on constate toute la sombre efficacité de cette propagande.

    (On stigmatise le peuple, alors que les déficits et la dette sont liés à la baisse des impôts et à l’optimisation fiscale.)

    Ne serait-ce pas plutôt la loi du 3 Janvier 1973 qui oblige l’état à emprunter aux banques d’affaires, et non-plus à lui-même, qui serait responsable de l’endettement incalculable du pays ?

    ( Le Front National désigne comme bouc émissaire l’immigré ou le Rom, donnant en pâture ce qui est visible.)

    Je suis désolé de le dire, mais si vous continuez à avoir une vision simpliste du FN, il ne faudra pas s’étonner si celui-ci continue de remporter les élections. Je ne pense pas que le FN soit populaire parce qu’il dit des choses xénophobes sur les roms (même si ça peut expliquer en partie son succès), je pense qu’il est populaire surtout parce qu’il est le seul à clairement affirmer qu’il faut sortir de l’UE ou se mettre en état de défiance à son encontre si l’on ne veut pas se faire entièrement écraser.
    Nous l’avons vu en Grèce, l’idée d’une “autre Europe, plus sociale et fraternelle”, telle que défendue par beaucoup à l’extrême-gauche, peut mener à de grosses désillusions et à des trahisons. Varoufakis a compris trop tard qu’il ne fallait pas négocier une autre politique européenne mais bien carrément négocier une sortie de l’UE qui a été construite à la base comme un moteur d’oppression des classes populaires européennes au seul bénéfice des riches, de ce côté-ci de l’océan Atlantique ou de l’autre.
    C’est bien triste à dire, mais voilà, en France, à l’heure actuelle, le seul parti ayant un nombre de voix conséquent et qui propose la seule et vraie solution à l’oppression économique consistant en une sortie pure et simple : c’est le FN.
    Est-ce que Marine Lepen peut trahir comme a trahis Tsipras ? Probablement !
    Mais voilà, les gens ont besoin de croire à une porte de sortie, à une solution et pour le moment ; ce parti est quasiment le seul qui propose la seule solution valable et logique.

    Ne se focaliser que sur l’anti-immigrationnisme et le racisme de ce parti et ne pas être capable de voir que son succès vient peut-être de ses prises de positions (sincères ou non) au niveau économique : c’est peut-être le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire.
    Le maintenir dans une logique électorale où il passerait pour le seul qui fait semblant d’avoir tout compris et entouré de contradicteurs qui, eux, font semblant de ne rien comprendre.


    • Astatruc Le 29 septembre 2015 à 08h00
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      Le FN ne parle pas d’une sortie de l’UE, il parle de rénégocier les traités, et il sait que c’est de l’enfumage mais bon, apparemment, y a des gens pour croire le FN;
      J’ai parcouru le programme, nulle part n’est inscrit une sortie de l’UE;
      Peut-être avez-vous des infos que je n’ai pas?


  11. Bonsensiste Le 27 septembre 2015 à 11h58
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    Bonne analyse, mais malheureusement sans solution Politique ?
    Pourquoi :
    Tout simplement parce que l’on a le choix entre rien et rien à chaque élection ?

    Les élections sont devenue un spectacle plus qu’un choix citoyen ? Aux USA, les fesses des pom pom girl ont plus d’impact que les programmes des candidats, qui de toute façon ne sont que les marionnettes des groupes de pression ?
    En France on n’en est pas encore là, mais ça vient des nuées d’experts, jamais élus, dirigent les actions de ceux que l’on élit sans aucun moyen de les tenir par la bride !

    Les pillages technologiques sont impunis , autour de chez moi en 40 ans des milliers d’emplois sont disparus !
    Poclain, Brissonneau et lotz, saxxby, yoplait, continental, good year……….
    Mais je doit dire que la gauche est aussi responsable en nous parlant toujours de la “lutte des classe” , vocabulaire qui divise plus qu’il ne rassemble ?

    Il faudrait mieux parler d’une lutte pour un retour a une vraie démocratie, a une remise a plat totale de la bourse, du système d’imposition , du droit de l’état au dessus de celui des multinationales que la droite aurait plus de mal a contrer dans l’esprit des citoyens ?

    Pourquoi ne pas confisquer une usine abandonnée et la remettre en marche en assurant alors des emplois locaux ? ( Ex le thé Éléphant) ? Pourquoi ne pas taxer a 1000 % les transactions de moins d’une journée en bourse ….

    Bref il faut s’attaquer a la racine du mal, pas au résultats qui arrive de toute façon trop tard ?

    Utilisez plutôt la lutte citoyenne ou démocratique plutôt que lutte des classe qui divise ?

    le résultat est visible dans les élections, : +ou- 50% contre 50% alors que les “classes dirigeantes sont moins de 5 % ?


    • Sébastien Le 27 septembre 2015 à 13h52
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      Dire qu’il n’y a pas de solution est profondément stupide. C’est pas très “entrepreneurial” ni “créatif”. D’abord, il faut chercher.
      Existe-t-il une loi cosmique qui fait qu’il n’existe qu’un seul système politique dans l’univers?
      Tiens, tiens, c’est précisément ce que vous répète les fameux riches depuis deux Siècles: il n’y a pas d’alternative, c’est le moins pire des systèmes, blablabla. Vous ne vous rendez même pas compte à quel point vous avez intégré leur propagande.


    • CouCou Le 27 septembre 2015 à 14h34
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      “classes dirigeantes sont moins de 5 %” => Beaucoup moins même, c’est plutôt de l’ordre de 1 pour 10000, soit 0,001%

      La seule solution que je vois est de promouvoir une assemblée tirée au sort pour avoir une réelle démocratie. Mais il y a du travail pour changer les esprits, et notamment pour faire comprendre que l’élection n’est pas synonyme de démocratie.
      L’élection ne peut fonctionner qu’à petite échelle : quand vous connaissez et croisez régulièrement les personnes en lice. Vous connaissez votre député européen, vous avez déjà pu lui dire ce que vous pensiez de son action, action que vous ne connaissez de toute façon pas ? A grande échelle, l’élection prive le peuple du pouvoir. Elle ne sert qu’aux “représentants” à pouvoir se dire légitimes, alors qu’ils ne nous représentent absolument pas.


    • farigoulette Le 27 septembre 2015 à 22h09
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      A voir certaines réponses, on peut se demander si les gens lisent bien les articles qui nous sont soumis. la gêne de certains sur l’expression “lutte des classes” qu’il faudrait éliminer me fait sourire.

      Les auteurs expliquent très bien la différence entre un patron de multinationale et un patron de PME qui se fait lui-même éliminer sans état d’âme par le premier. ils démontrent aussi les répercussions des agissements de ces délinquants de la haute finance sur les simples citoyens.
      -Le fonctionnement opaque à partir d’un certain niveau social (entreprise et société) de la caste des puissants minoritaires mais solidaires entre eux pour conserver le pouvoir et les privilèges.
      -l’utilisation des médias qui leur appartiennent pour embrouiller les esprits, etc
      -“on ne pense pas à la manipulation des cerveaux, à la corruption du langage qui peut corrompre profondément la pensée. Le gouvernement français pratique la novlangue : « flexi-sécurité » pour ne pas parler de précarisation, « partenaires sociaux » au lieu de syndicats ouvriers et patronat, « solidarité conflictuelle ». Le pouvoir socialiste pratique systématiquement une pensée de type oxymorique, qui empêche de penser. Qui nous bloque.”

      Faut-il rappeler la phrase aussi claire que cynique et arrogante de classe dominante de Waren Buffet lui-même il n’y a pas si longtemps : “OUI ! LA LUTTE DE CLASSE EXISTE, ET NOUS SOMMES EN TRAIN DE LA GAGNER !” Lui, un des représentants les plus fortunés de la dictature financière et sociétale de cette classe capitaliste ne renie en aucune façon cette expression. Car il sait très bien que c’est là que tout se joue. Et nous devrions, nous, l’escamoter comme une chose honteuse ? Pourquoi si elle désigne exactement la réalité ? l’escamoter ne fait que retarder la prise de conscience politique et citoyenne, de la nécessité d’une radicalité qui enlève le pouvoir à l’oligarchie financière, ses banques privées et ses lobbies qui dictent leurs 4 volontés à l’Union Européenne et à nos gouvernants serviles et complices, pour la redonner aux citoyens. J’imagine qu’il faudrait mettre en place tout de suite des garde-fous, pour ne plus revenir en arrière, rétablir le pouvoir de la banque centrale, tout en prenant des mesures pour organiser le contrôle sur les banques privées, les évasions fiscales, les paradis fiscaux dont on nous a tant parlé depuis 2007 sans jamais prendre de mesure pour récupérer les milliards volés aux peuples d’Europe et d’ailleurs, etc.etc.

      Les auteurs participent courageusement et d’une manière limpide et sans détours à la lutte idéologique (élément essentiel de la lutte de classe) justement pour démystifier la novlangue décrite plus haut de l’ultra libéralisme, en essayant d’éveiller la conscience politique des citoyens (du smicard qui peut de moins en moins tenir sa tête hors de l’eau, aux couches moyennes qui prennent aujourd’hui tous les coups et les PME pressées comme des citrons par la domination des multinationales), trompés et humiliés, constamment trahis par les sociaux démocrates (PS) qui n’ont rien à voir avec Jaurès depuis fort longtemps.

      Et même quand Mitterand, pensant à sa postérité de président libéral “de gauche” a fait son coup d’éclat avec la retraite à 60 ans, promise et réalisée, il savait très bien qu’en laissant tous les pouvoirs à l’oligarchie financière et sa classe dominante capitaliste, cette belle et logique avancée allait être cassée quelques années après et bien d’autres avancées depuis 1945. Il s’est dit “bon ça durera ce que ça durera, mais au moins on ne pourra pas dire que moi Président je n’ai pas fait ce que j’ai promis”. Mais Dès 1982, la classe capitaliste reprenait la main et recommençait à imposer plus déterminée que jamais ses exigences dévastatrices..
      “La DIVISION” de la nation, c’est cette caste éminemment prédatrice qui l’impose, avec tous ses outils et ses structures bien ficelées et patiemment mises en place depuis la Révolution bourgeoise de 1789. Même si le peuple y a participé.


  12. samuel Le 27 septembre 2015 à 12h43
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    “Le taux de rémunération du livret A est passé de 1,75 % à 1,25 %, le 1er août. Le même jour, Henri Emmanuelli, président de la commission qui gère les livrets A [8], a cédé au lobby bancaire, en donnant accès aux banques à 30 milliards d’euros supplémentaires sur ces dépôts. ”

    Plus les financiers amassent de l’argent commes les voraces et moins nous en gagnons, j’ai bien fait de ne pas avoir une épargne, c’est pas très rassurant tout cela. Pourvu que le premier lobby bancaire dans le monde ne nuise pas tot ou tard à l’activité mondiale, ça serait con.


  13. Louis Robert Le 27 septembre 2015 à 13h40
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    Parlons de pathologie, puisque c’est bien ce dont il s’agit, et de ses conséquences réelles et prévisibles… en 2015.

    ___

    “The Pathology of the Rich – Chris Hedges on Reality Asserts Itself pt1”

    http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=11150

    +

    “The Pathology of the Rich White Family”

    http://www.truthdig.com/report/item/the_pathology_of_the_rich_white_family_20150517

    +

    Chris Hedges, “Let’s Get This Class War Started”

    http://www.truthdig.com/report/item/lets_get_this_class_war_started_20131020

    +

    Chris Hedges, “The Great Unraveling”

    http://www.truthdig.com/report/item/the_great_unraveling_20150830


  14. vloiseau Le 27 septembre 2015 à 13h58
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    A titre d’information, quelques livres sont en libre accès sur le site de l’éditeur :
    http://www.editions-zones.fr/
    Le dernier livre des pincon-charlot sur l’évasion fiscale :
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=200

    charte :
    http://www.lyber-eclat.net/lyber/lybertxt.html


    • vloiseau Le 28 septembre 2015 à 08h50
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      Extrait de ce qui est dit sur un homme d’actualité :

      “Parmi les cinq nouveaux Français en 2014, figure, en deuxième position du palmarès, Patrick Drahi, avec une fortune estimée entre 8 et 9 milliards de francs suisses. Établi fiscalement à Zermatt, dans le Valais, il habite avec sa famille en Suisse depuis 1999. Sa fortune repose sur la holding Altice fondée au Luxembourg en 2001. Elle a été constituée par l’achat de câble-opérateurs et d’opérateurs de télécommunications, avec SFR, dont Vivendi devrait terminer de se séparer en 2015. Le groupe est présent au Benelux, au Portugal, en Afrique australe, en Israël, à l’île Maurice, en République dominicaine, etc. Patrick Drahi s’intéresse aussi à la presse écrite. Devenu le principal actionnaire de Libération, il a acquis en février 2015, toujours avec son associé Marc Laufer, Mieux vivre votre argent, Lire, Classica et, en mai 2015, deux des titres publiés en France par le groupe belge Roularta, L’Expansion et L’Express. Enfin, Patrick Drahi possède une holding personnelle, immatriculée dans l’île anglo-normande de Guernesey.”


  15. Valix Le 27 septembre 2015 à 15h52
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    La question n’est pas de savoir si les patrons (petits et grands) gagnent 10-100-1000 fois plus que le SMIC. Un patron, quel qu’il soit, prend des risques et des responsabilités, non seulement financières mais aussi sociétales. Techniquement, il peut être attaqué en justice pour bien plus de raisons qu’un employé.

    Le problème d’aujourd’hui, c’est que l’on dresse en permanence les pauvres contre les riches et ceci à chaque niveau. Par exemple : un cadre à 5000 €/mois qui proteste contre le patron à 10000-100000 €/mois et plus par mois…mais espère un jour être à sa place. Cette “haine” pourrait être absente si il y avait un peu plus de justice sociale et non un absolu nivellement par le bas, des salaires.

    Les postes à “grandes” responsabilités doivent être associés à un “grand” salaire (tout en étant régulé bien sûr). Toutefois, ces postes devraient également impliquer la notion de “gros risques”, à savoir : la possibilité d’aller en prison ou encore de payer des amendes en cas de fraudes techniques, financières ou morales.

    Ceci devrait être d’avantage mis en place de nos jours tout en intégrant une valeur, qui a toujours été oblitéré dans nos sociétés et ceci des deux côtés de la balance (riches/pauvres): la Justice.


  16. Olposoch Le 27 septembre 2015 à 16h10
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    Autre forme de violence ce matin sur France Inter…
    8h20
    Ça s’appelle “l’interview politique”, ça reçoit un que je ne connaissait pas, Frédéric Encel, présenté comme professeur de relation internationales à l’ESG, maître de conférences à Sciences-Po, une pointure de la géopolitique qui sort un livre “Petites leçons de diplomatie”, à priori intéressant, un peu tôt pour un dimanche mais bon…
    oO oh oh…
    Ça commence plutôt bien, 15 s, …
    http://www.franceinter.fr/emission-linterview-politique-frederic-encel
    N’était pas précisé, mais il faut chercher quelques secondes, que l’expert très controversé est un faucon, un néocon extrémiste, qui selon Pascal Boniface est un ancien dirigeant du Betar… un oubli sûrement…
    Nos futures élites sont donc entre de bonnes mains, les neo-néocons sont jeunes et plein d’avenir dans les médias (Glucksman junior & co…), et le fonctionnaire interviewer pourra continuer de passer les plats…


  17. olivier69 Le 27 septembre 2015 à 16h58
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    Par exemple, je conseillerai d’envisager le départ des villes (une réflexion), comme le conseillait récemment un intervenant. Ne serait-ce que pour essayer (savoir). Tout dépend de votre personnalité, effectivement. Mais, on ne peut pas se plaindre inlassablement sans prendre des mesures. Le temps passe différemment à la campagne (ressourcer). Le développement d’activités créatives, artistiques, sociales est très facile. Des vocations peuvent naître, un peu d’imagination et de volonté. Les besoins financiers sont moindres. Et les nouvelles technologies nous permettent d’éviter l’isolement. Il existe un sentiment de sécurité et la violence n’est pas à tous les coins de rue. C’est un choix à envisager….

    De toute façon, la concentration des hommes est un facteur de concentration des richesses. En fait, la richesse peut être humaine et naturelle avant d’être financière, mais cela ne tient qu’à chacun. Il n’est jamais trop tard pour changer de vie…..Et le boycott est plus facile à mon avis en campagne. Enfin, il est plus simple d’être primo accédant (indépendance), plutôt que d’enrichir les banquiers (le coût de l’immobilier), les syndics (les coût de gestion), les rentiers de l’habitat,…..
    La peur de l’inconnu n’évite pas les dangers. Pourquoi travailler à deux dans un couple, la peur au ventre, alors qu’un seul revenu pourrait suffire ? Pour continuer à vivre en ville ? C’est un choix… Il convient alors de prendre conscience que le temps que vous ne passerez pas avec vos enfants, votre famille a aussi un prix. Le bien-être est un épanouissement, certainement pas une condition financière.


    • farigoulette Le 27 septembre 2015 à 22h40
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      Olivier69, si c’était si facile de tout résoudre en allant vivre à la campagne quand on a des enfants surtout, ça se saurait. Les kms en voiture à faire aller retour pour le travail, les enfants à accompagner à l’école ou à aller chercher si on veut être sûr qu’il ne lui arrive rien si ils prennent le bus (on ferme des écoles dans certains villages et des bureaux de poste etc).
      Quant au salaire unique, combien de chefs de famille gagnent suffisamment pour assurer un minimum de vie vivable aujourd’hui ?
      Oui la vie à la campagne ça pourrait être bien si les gouvernants avaient le souci du bien de tous et les réalisations concrètes qui vont avec. Mais voilà ….


  18. Luc Le 27 septembre 2015 à 19h27
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    Pour poursuivre la discussion avec Duguesclin,
    Franchement, je ne vois pas l’intérêt de gagner 20 fois le Smic. 10 fois le Smic c’est déjà beaucoup, et 5 fois le Smic c’est très confortable non ?
    Personne n’a besoin de 20 fois le Smic pour vivre décemment, sauf à être acheteur compulsif et avoir des goûts de luxe immodérés auquel cas, il faut peut être consulter…
    Avoir le l’imagination en tant que patron, innover, n’est pas une excuse pour faire de la prédation. Et au delà de 10 fois le Smic, c’est de la prédation.
    Il y a pleins de gens qui ont de l’imagination, sont créatifs, et qui passent aussi leur vie à réaliser un rêve, et souvent ils vivent de peu. C’est le cas de la plupart des artistes par exemple.


    • Alfred Le 27 septembre 2015 à 22h57
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      20 fois le smic ce n’est pas une question de pouvoir d’achat mais de pouvoir tout court. C’est le pouvoir, l’ascendant sur les autres qui se cache derrière le fric. Ni désir ni envies particulière (y’a qu’à voir les “pauvres” extravagances des ultra-riches: y’a pas beaucoup d’imagination en général). Juste le désir de puissance.


  19. Boubanka46 Le 28 septembre 2015 à 00h25
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    Les Pinçons sont toujours aussi intéressants à entendre. Ils piaillent courageusement leur opinion dans le brouhaha des néolibéraux . J’ai compris le poids de l’oligarchie financière sur nos média en voyant la pièce de théatre de Brecht “Sainte Jeanne des Abattoirs” il y a une vingtaine d’année. Dans cette pièce, datant de 1930, les propos de l’héroïne du prolétariat Jeanne Dark sonnaient mal. Ses discours enflammés semblaient désuets, ringards, une espèce de logorrhée communiste arriérée. En revanche les propos du grand patron des usines de viande était d’une étonnante modernité, d’un libéralisme pragmatique presque raisonnable.
    Et pour cause, les lecteurs de ce site ont compris depuis longtemps que les “media main stream”, pour reprendre l’anglicisme consacré, par le bourrage de crane, la répétition d’affirmation péremptoire opère “une manipulation des esprits, des cerveaux” comme le font remarquer les Pinçons.


  20. Alfred Le 28 septembre 2015 à 12h29
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  21. samuel Le 28 septembre 2015 à 13h45
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    C’est un sujet important, vous avez raison de le mettre à la une, je voudrais pas revenir là dessus, mais la violence des riches c’est aussi la dictature des Marchands de hedge funds.

    Dans le trading haute fréquence, plus les câbles des opérateurs sont performants, et plus les sociétés situées près des principaux centres boursiers ( devenus complètement informatisés ) devancent leurs concurrents dans le traitement des faux ordres d’achat et de vente, c’est la folle course à l’abîme ou à l’argent, c’est très violent, pratiquement inhumain, pas moins terrorisant. Il n’est plus question de conscience, de moralité, d’éthique, de transparence, faut dire que la Bourse de Paris se trouve maintenant dans la banlieue de Londres. La violence des riches passe fatalement par ces nouveaux procédés pour s’enrichir plus rapidement comme les plus fous ou voraces. Pour ça que le président ne peut rien faire contre le premier fonctionnement du monde de la finance, surtout avec son scooter par rapport au continuel dépassement de la vitesse sur les autoroutes de l’information. Possible qu’à force le trading haute fréquence plombe plus malheureusement l’économie, vu qu’avec de tels algos, les marchés ne reflètent aucunement le ratio humain. En réalité l’autorité des marchés ne peut plus rien faire contre les plus grosses firmes qui préfèrent surtout parier sur la mort des gens. Comment voulez-vous faire raisonner des gens qui touchent davantage de grosses sommes dans ce genre d’activité, serait-ce réellement un “métier” plus à risque ? C’est sur que sans le trading haute fréquence le marché disparaîtrait, mais en réalité le marché n’a-t-il pas déjà disparu. Ils n’ont en réalité plus de scrupules, d’humanité pour la petite activité, ce sont en réalité les “hommes” les plus irresponsables de nos sociétés modernes, pas étonnant que le système déraille, que la croissance mondiale cale, en plus maintenant avec les hedge fonds, ils peuvent tout aussi spéculer sur la chute des gouvernements que les Etats. La meilleur manière de s’en convaincre n’est ce pas la perte graduelle de l’épargne. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, pourtant ce sont souvent les plus grosses familles de l’occident qui sont à l’origine des premières dérives des Marchés. Et puis comme cela va de plus en plus vite dans le trading haute fréquence, il est normal que le monde ne sache plus où nous allons, vu qu’ils n’ont plus idée de ce qu’ils sont en train de faire, il n’est pas impossible que le trading haute fréquence ramène un jour l’humanité à l’age de pierre.


    • olivier69 Le 28 septembre 2015 à 14h46
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      Bonjour samuel,
      c’est pourquoi, on se demande pourquoi l’extrême gauche n’attaque jamais directement et principalement les rapaces financiers, ni les grands distributeurs pour se concentrer uniquement sur les PME ? Ces mêmes PME, si elles faisaient le monde, cela se saurait. En fait, nous sommes en mesure de nous poser la question de savoir si elle n’est pas complice…Elle doit être contente de l’hommage rendu par Yellen en allant à Amherst ?


      • samuel Le 28 septembre 2015 à 19h15
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        Bonjour Olivier,

        Vous savez je ne roule pour personne, et encore moins pour le monde de la finance ou des technocrates, comme vous ne pouvez dire que l’extrème gauche n’attaque jamais les plus voraces sur les marchés, dans le sens qu’il y a quand même différents courants partout. De mon coté je penche pour le retour à l’ancien régime, mais je ne sais si je serais suivi par l’ensemble de nos concitoyens sachant mieux ou pas gagner leur vie. C’est pourquoi je me fais du mourron, de nos jours les gens préférent souvent s’identifier ou s’étiquetter à vie aux principaux courants dominants voir plus intellectuels de leur temps, c’est comme au restaurant avec la carte. Je crois en effet que les régimes démocratiques ne coûtent pas moins cher, tant pour les premières dépenses de santé, que pour moins mourir chèvre, faut voir les frais de fonctionnement de nos élus comme de nos technocrates, surtout les plus indispensables. Vous voyez rien que pour ça mon cher confrère, je voudrais pas me faire plus mal voir auprès des petites PME au bord de la faillite ou des charges, déjà que j’ai bien du mal à entreprendre quelque chose avec le trading haute fréquence, mais un jour les Français s’en rendront compte. Il y a en effet dans ce monde Olivier des grands patrons qui ne sont pas des gens pas si intègres que ça, tant déjà à l’égard des petits artisans qui coulent qu’envers l’activité. C’est pourquoi je pourrais vous décevoir en vous disant que je crois pas aux premières idéologies humaines, mais je vous écoute. Il m’arrive des fois de décrocher du premier langage des initiés, c’est réellement une question de vie ou de mort. Mais pour répondre à votre question, parce que les gens des extrêmes ou pas se rendent plus compte de quelle manière les grands médias se montrent souvent plus intéressés par l’argent, le pouvoir ou l’enfumage pour nous diviser. Vous voyez c’est pas si compliqué à faire partager, faut pas non plus avoir fait St Cyr pour s’en alarmer, faut dire que les plus fortes personnalités “démocratiques” de notre temps ne savent pas plus s’effacer pour une cause plus noble à la leur. Faut dire aussi qu’avec l’Europe les gens ne vivent aucunement moins douloureusement dans les mêmes systèmes de pensée, pour ça que les puissants s’en frottent les mains, mais c’est la cata.


        • olivier69 Le 28 septembre 2015 à 22h53
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          J’ai remarqué votre évolution, en effet. Comment vous dire ? J’aime les gens qui sont “extrêmement” contre les dérives du système politique et économique. Néanmoins, je pense que le système y est déjà rodé, préparé. Il a prévu par anticipations, toutes les formes de revendications et de rébellions. Nous sommes sans le savoir face à une conception religieuse de la gouvernance qui remonte à la nuit des temps.
          Par contre, ce que je peux vous dire, c’est que le pouvoir, et le seul qui existe, c’est celui que l’on a sur soi-même. Et je préfère vous dire sincèrement qu’au regard de l’histoire, il est malheureusement clair qu’une philosophie politique de la vie va nous plonger dans l’horreur. Tout simplement pour espérer convaincre qu’il existe des élus.
          Mais pour être très clair, l’existence de Dieu (ou pas) ne pourra jamais être remise en cause. Et ceci, par le simple fait qu’il existe “symboliquement” (signifié et signifiant), même pour les non-croyants… Que veulent-ils faire de ce symbole ? L’intérioriser…
          Une forme de revanche pour certains religieux, sur ce que nous estimons, ne pas avoir eu accès ? Serions-nous capable de fixer nos propres limites fondamentales et essentielles ? Dans la forme, nous avons l’expression d’un système d’organisation. Dans le fond, nous avons une orientation religieuse qui vise à s’imaginer, à prier pour l’apparition d’un messianisme. La sécularisation en est l’expression. Au prix potentiel d’une déconvenue d’ordre cataclysmique….


  22. soleil Le 28 septembre 2015 à 14h52
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    Comme Jacques Sapir l’expliquait sur son blog, il faut créer des entreprises et sortir du chômage. 5 millions de chômeurs dans un pays vieillissant c’est beaucoup.
    Actuellement comme depuis des décennies, l’économie de notre Pays : la France est en récession.
    Charges salariales forcément élevées pour les toutes petites entreprises.


  23. eyale Le 28 septembre 2015 à 15h07
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    Ce livre contient-il des propositions d’organisations sociales/économiques alternatives concrètes ou s’agit-il d’une simple logorrhée anti riche et anti capitaliste ?


  24. soleil Le 28 septembre 2015 à 15h40
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    Je verrais mieux pour la prochaine élection présidentielle de 2017 Sortir du chômage à la place de Sortir du nucléaire.
    Le nerf de la guerre, c’est l’emploi independant ou salarié.


  25. pepeben Le 29 septembre 2015 à 09h38
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    « La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. »
    Albert Camus

    « En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne ».
    Louis Latzarus

    “Si voter ça servait à quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit…” -Coluche-


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