Source : TSO, Ibrahim Hamidi, 20-06- 2017

Dans un entretien avec Asharq al-Awsat, le diplomate américain affirme que son pays a donné de faux espoirs aux Syriens qui croyaient que les États-Unis interviendraient militairement contre Assad.

Robert Ford, ambassadeur des E.-U. en Syrie de 2011 à 2014, a affirmé que son pays avait donné de « faux espoirs » au peuple syrien, quand les officiels américains ont fait des promesses aux opposants et manifestants, promesses qui ne furent pas tenues par la suite.

Dans un entretien au journal londonien Asharq al-Awsat, Ford a dit qu’il s’est rendu à la ville syrienne de Hama en juin 2011, afin de déterminer lequel du régime Assad ou de l’opposition fomentait les violences.

« Nous avons reçu l’information que Hama était assiégée et que l’armée syrienne encerclait la ville. Nous étions préoccupés par le fait que la violence pouvait éclater lors des manifestations organisées le lendemain. J’y suis allé un jeudi pour constater quel parti incitait à la violence », a-t-il déclaré.

Sa visite consistait également à montrer au régime syrien que Washington considérait les événements de Hama avec la plus grande attention.

Cependant, Ford affirmait qu’au moment de sa visite, son pays a donné de « faux espoirs » à l’opposition syrienne, laquelle était convaincue que Washington lui apporterait son soutien et interviendrait militairement, à un moment où les E.-U. étaient en fait à la recherche d’une solution négociée.

« A la fin de 2013, je pensais que la guerre serait rude pour le régime, qui serait dans l’obligation de négocier un accord » pour former une coalition gouvernementale avec les forces de l’opposition et des personnalités indépendantes , déclara l’ambassadeur américain.

Il ajouta : « Ma plus grande erreur était que je ne m’attendais pas à ce que l’Iran et le Hezbollah envoient des milliers de combattants pour soutenir [le chef du régime syrien Bachar] Assad. »

Ford, qui avait quitté Damas en 2012, affirmait aussi que le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov avait trompé son homologue américain John Kerry au cours de l’accord sur les armes chimiques de fin 2013, et qu’il le traitait comme un enfant.

A la suite d’une attaque chimique mortelle en 2013, la Syrie avait accepté de détruire son arsenal chimique selon un accord négocié par la Russie et les E.-U., quand elle adhéra à l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques. Mais subsistait la question de savoir si Damas avait alors tout déclaré dans son programme d’armes chimiques.

Ford affirmait également que les Kurdes paieraient cher leur confiance aux Américains, ajoutant que l’armée américaine se servait des Kurdes uniquement pour combattre l’État Islamique (EI). Ford affirma : « Washington n’ordonnerait pas à l’armée américaine de défendre le Kurdistan occidental en tant qu’entité politique indépendante dans la future Syrie ».

Ci-dessous des extraits d’une longue session questions-réponses.

Commençons par un point important : votre visite à Hama en juin 2011. Pourquoi êtes-vous allé là-bas ? Pensez-vous que c’était une bonne décision ?

Les deux questions sont légitimes. Pourquoi êtes-vous allé là-bas ? La réponse est simple. Nous avions des informations comme quoi Hama était assiégée et que l’armée encerclait la ville, nous étions donc préoccupés par des actes de violence lors de la manifestation du lendemain. Je m’y suis rendu le jeudi parce que je voulais être témoin des violences si elles se produisaient, et savoir qui les aurait déclenchées, car la question que se poserait Washington serait : qui a commencé les violences ? les manifestants ou le gouvernement ? Si Washington me le demande, et si je réponds que je ne sais pas parce que je suis à Damas, Washington n’acceptera pas ma réponse. Je pensais également que si j’envoyais des diplomates de l’ambassade, ce ne serait pas aussi efficace que si j’y avais été moi-même.

Ma visite envoyait également le message au gouvernement syrien que nous prenions ce problème au sérieux, et qu’ils ne devraient pas envoyer l’armée dans la ville. Hama a une histoire tragique comme vous le savez. Je n’ai pas demandé la permission au Département d’Etat américain. J’ai dit simplemnt que je m’y rendais. J’ai envoyé un message à Jeffrey Feltman (Secrétaire adjoint) le mercredi, et j’ai dit que j’allais à Hamas le jeudi, un jour avant les manifestations du vendredi.

Était-ce une bonne décision ?

Il y a deux aspects. Positif et négatif. Premièrement, ma visite a montré aux Syriens que nous étions attentifs aux problèmes des droits de l’homme. Jusqu’à présent, quand je rencontre des Syriens, ils me disent : j’ai été à Hama, merci. De plus, j’ai appris beaucoup de choses à propos de l’opposition suite à cette visite. Auparavant, nous ne savions pas à quel point ils étaient organisés. Ils avaient leurs propre sécurité, un commandement unifié et une cellule de soutien économique pour les familles. Ce n’était pas la raison pour laquelle nous y sommes allés, mais je l’ai découvert.

Mais il y avait deux inconvénients à cela. Premièrement, le gouvernement syrien s’est servi de ma visite à des fins de propagande comme quoi la révolution syrienne était un complot de l’étranger. Deuxièmement — l’un de mes étudiants à Yale a écrit une thèse sur le sujet — ma visite et d’autres actions en Syrie en 2011 ont favorisé la croissance du mouvement protestataire, mais les Américains n’étaient pas prêts à envoyer des forces armées pour aider les Syriens. Cela signifie que nous avons donné de faux espoirs aux Syriens.

De faux espoirs ?

Connaissez-vous l’histoire de la Hongrie en 1956 ? Durant la guerre froide. (Le Président Dwight) Eisenhower et le Président soviétique (Nikita) Krouchtchev. A cette époque, les Hongrois manifestaient à Budapest. Avant cela, la propagande américaine disait que l’Amérique aiderait le peuple et encourageait les manifestations contre le communisme en Europe de l’Est, y compris en Hongrie. L’Occident compatissait à leur situation. Les Hongrois se soulevèrent en novembre 1956 pendant la crise du canal de Suez. Bien sûr, les Américains ne firent rien. Les Hongrois furent écrasés par l’armée soviétique et il y eut des victimes, des arrestations et des disparitions. Pour les Hongrois, ce fut une expérience dramatique.

Des gens ont dit que ma visite et celle de l’ambassadeur de France Eric Chevalier rappellent ce qui s’est passé en Hongrie : nous avons donné des espoirs au peuple, et ensuite nous l’avons délaissé. Ce n’a jamais été notre intention. Comme vous savez, j’ai toujours dit à Damas que les forces armées américaines n’interviendraient pas. J’ai souvent discuté avec les opposants. Je l’ai dit à tout le monde : après la guerre en Irak, l’ armée américaine ne viendra pas à votre secours. Je l’ai dit aux habitants d’Hama : restez pacifiques. S’il y a des violences, les forces armées américaines ne viendront pas à votre secours.

Certains ont entendu mon message, mais pas tous. Ce qui signifie qu’il y a eu encouragement, même si ce n’était pas intentionnel.

La session Questions & Réponses a été traduite et diffusée par The Syrian Observer. Le contenu de l’information ainsi que les points de vues exprimés dans cet article n’engagent que leur auteur.

Source : TSO, Ibrahim Hamidi, 20-06- 2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

37 réponses à L’ancien envoyé américain Robert Ford : nous avons donné de faux espoirs aux Syriens

Commentaires recommandés

bluetonga Le 26 septembre 2017 à 08h10

Ford est allé offrir son soutien aux “insurgés” syriens à Hama en 2011 dans le cadre d’une opération de regime change rondement menée. Il y était d’ailleurs accompagné de l’ambassadeur français Eric Chevallier, ce qui suggère une opération conjointe. Officiellement, tous deux étaient inquiets des rumeurs d’atteintes aux droits de l’homme.

300.000 (?) morts et un bouleversement de l’échiquier politique mondial plus tard, on peut dire que la manœuvre a bien foiré. Assad est toujours là, la Syrie s’est forgée une résilience nationale en béton armé, le Hezbollah, l’Iran et la Russie en sortent grandi sur l’échiquier international. La partie n’est pas tout à fait terminée, les faucons néocons semblent même relancer les enchères (cf tentative d’enlèvement de soldats russes, assassinat d’un général).

Si la décence était de mise, Ford la bouclerait et irait se cacher au fond d’une grotte ou d’un monastère pour expier la rivière sang qu’il a contribué à faire couler.

  1. Fabrice Le 26 septembre 2017 à 05h59
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    Tout est dit beaucoup de pays sont resté sur l’image de l’intervention des Usa mais voilà les USA n’interviennnent pas directement sur le terrain sans être menacé directement (l’URSS était considérée comme une menace directe) préfère soit utiliser sa supériorité aérienne et/ou indirectement par des livraisons d’armes.

    Il faut retenir que les USA ne sont intervenu en Europe lors de la seconde guerre mondiale que parce que Hitler leur a déclaré la guerre pas sûr qu’ils l’auraient fait immédiatement vu que leur priorité était dans le pacifique et se contentaient déjà de livrer des armes au Royaume-Uni.

    Nombreux sont les pays qui s’en morde les doigts.


    • Doctorix Le 26 septembre 2017 à 19h42
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      De faux espoirs aux Syriens?
      Mais à quels syriens?
      Surement pas aux 85% qui soutiennent leur président contre l’agression franco-britanico-américaine.
      US, go home!


    • Graphit Le 02 octobre 2017 à 12h59
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      D’apres moi les USA sont intervenus lors de la seconde guerre mondiale SEULEMENT parce que le front ESt avait été inversé par la Russie .. debarquement ou pas les Russes allaient finir la guerre et atteindre Berlin, il était impératif de ne pas laisser la Russie ‘unifier’ l’europe.

      Je me permet cette digression (qui mériterait un dossier complet et toute l’attention de Mr Berruyer) pour rappeler que les USA ne se battent pas pour la Liberté des Peuples mais pour leurs intérêts, comme la plupart des nations, ce qui est le cas encore aujourd’hui que ce soit en Ukraine, du bout des doigts, ou en Syrie du bout des Timber Sycamore et autres opérations tout de même un peu sales


      • Laurent K Le 02 octobre 2017 à 15h12
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        Euh… Autant je suis d’accord que les USA suivent leurs intérêts et les assaisonnent souvent après coup de monceaux de beaux sentiments (et suis écœuré notamment par l’Ukraine et la Syrie), autant sur ce coup, “on” leur a un petit peu forcé la main. Et bien avant que les Russes n’aient inversé la tendance sur le front est.

        C’est en effet l’Allemagne qui a déclaré la guerre aux États-Unis après l’attaque japonaise de Pearl Harbour de décembre 41. A ce moment, la Wehrmacht est aux portes de Moscou après une série de victoires depuis le déclenchement de l’opération Barbarossa en juin. Les Russes commenceront à inverser sérieusement la vapeur bien plus tard après les batailles de Stalingrad (juillet 42-février 43) et de Koursk (juillet 43).

        Par la suite, oui, il y a eu une course entre les Américains et les Russes à qui libérerait (=contrôlerait) les plus de pays mais c’est en 44/45. Entre-temps. les États-Unis avaient déjà débarqué en Sicile et en Italie des 43 bien avant que les Russes n’aient repoussé les Allemands hors d’URSS.


  2. Catalina Le 26 septembre 2017 à 07h35
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    N’importe quoi !!! Assad à été réelu en 2014, le peuple le soutient majoritairement, les Syriens n’ont rien demandé aux usa qui sont intervenus sans résolution de l’onu et de manière parfaitement illégale, ainsi que la France. Les soi-disant représentants Syriens de l’opposition ne vivaient pour la plupart plus en Syrie depuis longtemps. Il y a eu en 2012, des comités pour réecrire la constitution et ça a été fait. Tout ce qui nous vient démédias us et union-européen est un mensonge, une manipulation grotesque. Ce qu’ils ont fait est de la pure ingérence.
    https://fr.sputniknews.com/international/201512201020428781-assad-soutien-peuple/

    https://www.youtube.com/watch?v=X16_lJifC0A


  3. aladin0248 Le 26 septembre 2017 à 07h42
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    Le paramètre constant de la propagande étasunienne depuis des décennies, c’est de vouloir faire croire que toutes leurs interventions militaires contre des pays souverains sont d’abord motivées par l’amour des peuples que l’on prétend défendre contre de méchants dictateurs. Bien entendu, il n’y aurait jamais aucun intérêt impérialiste derrière, voyons ! On envoie donc des guignols en première ligne défendre l’argumentaire. Sont-ce simplement des naïfs ou s’agit-il de montages plus complexes ?


    • Arcousan09 Le 26 septembre 2017 à 12h06
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      Quelle aurait été la réaction des USA si les avions de Corée du nord avaient survolé ses cotes ?
      Les USA se permettent de faire la pluie et le beau temps dans des états souverains …..


  4. Catalina Le 26 septembre 2017 à 07h43
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    http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/15/01003-20120215ARTFIG00439-syrie-la-nouvelle-constitution-basee-sur-le-pluralisme.php

    Le projet de nouvelle Constitution, qui doit être soumis le 26 février par référendum, ne contient plus de clause sur la primauté du Baas, mettant ainsi fin au monopole de ce parti depuis près de 50 ans.


  5. Fritz Le 26 septembre 2017 à 07h54
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    La diplomatie américaine dans toute sa splendeur : pure et désintéressée.
    Et parfaitement crédible.


    • Bellefontaine Le 26 septembre 2017 à 21h29
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      Il reste tout de même un léger flou dans la narration de Monsieur l’ambassadeur à propos de sa visite à Hama le 7 juillet 2011.

      Partir pour Hama sans en aviser les autorités de Damas, alors que le pays est en crise, est déjà un comportement inhabituel pour un ambassadeur; il l’est d’autant plus dans le contexte si l’un est américain et l’autre français.

      Joby Warrick cite dans son livre ” Sous le drapeau noir – Enquête sur Daesch ” (Prix Pulitzer 2016), à propos du séjour de Robert Ford et Éric Chevalier à Hama : « Comme prévu les deux ambassadeurs se présentèrent à l’hôtel qui leur servirait de base durant leur séjour […] Ils organisèrent toute une série de réunions confidentielles avec les chefs de l’opposition, loin du regard indiscret des caméras de télévision. Ford devait raconter plus tard qu’il avait eu un mal fou à ne pas faire trop de promesses […] » (p. 299).

      Compte tenu de ce que l’on sait aujourd’hui, il est difficile de ne pas imaginer un autre scénario que celui d’une visite humanitaire à Hama.


      • willie Le 27 septembre 2017 à 13h05
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        Tout à fait.Le monsieur Ford est juste un de ces criminels en costume cravate que nous avons besoin de neutraliser pour avoir de la paix dans le monde.


  6. bluetonga Le 26 septembre 2017 à 08h10
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    Ford est allé offrir son soutien aux “insurgés” syriens à Hama en 2011 dans le cadre d’une opération de regime change rondement menée. Il y était d’ailleurs accompagné de l’ambassadeur français Eric Chevallier, ce qui suggère une opération conjointe. Officiellement, tous deux étaient inquiets des rumeurs d’atteintes aux droits de l’homme.

    300.000 (?) morts et un bouleversement de l’échiquier politique mondial plus tard, on peut dire que la manœuvre a bien foiré. Assad est toujours là, la Syrie s’est forgée une résilience nationale en béton armé, le Hezbollah, l’Iran et la Russie en sortent grandi sur l’échiquier international. La partie n’est pas tout à fait terminée, les faucons néocons semblent même relancer les enchères (cf tentative d’enlèvement de soldats russes, assassinat d’un général).

    Si la décence était de mise, Ford la bouclerait et irait se cacher au fond d’une grotte ou d’un monastère pour expier la rivière sang qu’il a contribué à faire couler.


  7. basile Le 26 septembre 2017 à 08h29
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    comme c’est innocent. Partout dans le monde où il y a des manifestations, nous avons, comme à Kiev, une bonne âme US qui arrive en observateur (sauveur ?), ou un BHL pour nous. C’est bien sûr tout naturel, que le maître rende visite sur ses terres à ses sujets

    Imaginez un Lavrov arrivant à Charlottesville pendant les heurts. C’est aussitôt l’accusation d’ingérence Russe, mais x 100

    bref, mécanique bien huilée. On fait une propagande depuis des dizaines d’années sur le modèle démocratique américain, et il suffit de se présenter ensuite partout dans le monde comme un camelot, et tous veulent la marchandise


  8. Crapaud Rouge Le 26 septembre 2017 à 08h57
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    La “diplomatie” américaine est parfois plus efficace, par exemple quand il s’agit, sous couvert de “lutte” anti-corruption, de permettre à General Electric de mettre la main sur Alstom énergie pour une poignée de milliards. LCP a diffusé un documentaire hier soir à ce sujet : https://www.facebook.com/GuerreFantome/?fref=mentions

    Sur cette opération, Macron avait déclaré : “Nous ne sommes pas le Venezuela” => on ne doit pas s’en mêler, c’est une affaire strictement privée. C’était l’époque où Montebourg, alors ministre du “redressement économique”, était aux commandes, monté sur les grands chevaux du “patriotisme économique”. Notons enfin que Sarkozy et son cabinet d’avocats étaient conseil de GE.

    Personne n’a voulu d’enquête parlementaire parce que tous les camps étaient peu ou prou mouillés. Du beau linge, l’élite française : sur ce plan, les Ricains, qui ont le patriotisme à fleur de peau, peuvent nous prendre avec raison pour des charlots.

    Lire aussi un rapport on ne peut plus sérieux : http://www.cf2r.org/fr/rapports-du-cf2r/racket-americain-et-demission-etat-le-dessous-des-cartes-du-rachat-alstom-par-general-elec.php


    • Crapaud Rouge Le 26 septembre 2017 à 10h10
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      Ajoutons que le débat qui a suivi l’émission était particulièrement nul, il n’a fait que paraphraser le documentaire. Le type qui représentait le mouvement de Macron, européiste convaincu, a été encore plus nul : comme s’il n’avait pas vu le documentaire, il a soutenu la fiction d’un problème économique, alors que le rapport cité dit (page 21) : “Mais si l’on ne comprend pas le rôle des menaces américaines sur les dirigeants d’Alstom, on ne perçoit pas la véritable réalité du dossier. Il n’y a en effet aucune logique industrielle et économique à cette vente.”


      • Anand Le 26 septembre 2017 à 13h41
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        Mais qu’elles seraient les conséquences si ces entreprises se refusaient catégoriquement a se soumettre au droit Américain, l’interdiction d’exercer sur le sol Américain uniquement?
        Jusqu’ou peuvent aller les mesures de représailles US.
        Cette situation est scandaleuse, G.Electric a maintenant la main mise sur des secteurs hautement stratégiques et militaires et nous sommes pieds et poings liés. F-Hollande et autres ont été en dessous de tout.


    • Crapaud Rouge Le 26 septembre 2017 à 10h50
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      Lire ça aussi : http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/la-pepite-telecoms-discrete-d-alstom-que-recupere-ge-927194.html D’ores et déjà, la France ne peut plus rien refuser aux Américains. Ceux-ci ont d’ailleurs intérêt à nous laisser tonitruer sur les estrades de l’ONU, pour maintenir la fiction de notre indépendance auprès de l’opinion publique.


    • Crapaud Rouge Le 27 septembre 2017 à 05h10
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  9. TuYolPol Le 26 septembre 2017 à 09h05
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    Interview de Simplet après la campagne légèrement entachée du Père Noël.

    Ça s’annonçait magnifique, Blanche-neige avait mis sa plus belle robe.
    Mais hélas, on soupçonne la Fée Carabosse d’avoir caché des clowns psychopathes dans la cargaison. Les enfants ont eu de faux espoirs. Quelques-uns ont eu des déboires. Ça arrive.

    Mais rassurez-vous, on prépare la prochaine campagne et cette fois mes enfants, vous allez vous régaler.


  10. bluerider Le 26 septembre 2017 à 09h16
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    les syriens s’en foutent. Croire que les syriens attendent les USA est juste de la fiction qui essaye encore d’être “autoréalisatrice” dans le monde orwellien mais imaginaire de l’oligarchie US. Cette façon autocentrée de deviser sur le monde marque au contraire l’isolement US sur la scène du Monde Arabe. Car sur place, ceux qui ont vécu les événements dans leur chair et leur sang savent bien ce qui s’est réellement passé. Ce diplomate est bel et bien prisonnier de 6 ans de rhétorique impérialiste qui continue de nier que la déstabilisation de la Syrie a été opérée par les pays OTAN via Arabie Saoudite et Golfe/Qatar/Turquie dans la foulée des révélations du général Wesley Clark en 2001 2002, et dans la foulée des opérations récurrentes de la CIA contre ce pays depuis les années 50. Nos journalistes sont juste complices du quai d’Orsay et de l’Elysée donc absents sur ce volet crucial du dossier. Des traitres aux droits de l’homme qui accusent Assad là où ce sont eux les vrais assassins de masse.


  11. bluerider Le 26 septembre 2017 à 09h22
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    Je relis encore. C’est vraiment du blabla sans intérêt autre que de montrer le nez rouge d’Oncle Sam au milieu de sa figure.


  12. dupontg Le 26 septembre 2017 à 09h55
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    Apres les faux espoirs irakiens,libyens,ukrainiens,les Syriens ne s’en tirent pas trop mal..


  13. A. F. Le 26 septembre 2017 à 10h34
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    Ces derniers jours, le site Les-Crises a tendance à se spécialiser dans l’humour au second degré.
    Après le feuilleton bisounours de fin d’été sur la démolition contrôlée des 3 tours du WTC, voilà maintenant la diplomatie à l’eau de rose de Washington en Syrie.
    Merci de nous distraire avec ce genre d’articles niais dans ce monde de brutes en guerre.


  14. Haricophile Le 26 septembre 2017 à 11h06
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    Le colonialisme, l’arrogance de l’Empire dans toute sa splendeur. Ce monsieur est un con, selon la définition immortelle de Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. »

    S’il y avait une leçon a tirer de tous ces événements, c’est : Lorsqu’on l’on joue avec la vie des gens, ça fait très souvent des dégâts considérables.


  15. zirgel Le 26 septembre 2017 à 11h31
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    faux “espoirs”… mais vraies bombes… ! Qui donc espère encore quoi que ce soit de ces criminels, impunis à ce jour ?


  16. Louis Robert Le 26 septembre 2017 à 11h35
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    Les “Syriens”?

    QUI sont les Syriens, M. Ford?

    Qui sont donc ceux que vous nommez “Syriens”, M. Ford?

    Qu’avait donc l’Empire à offrir au peuple syrien, M. Ford? — La même chose qu’à la Libye, à l’Irak, au Vietnam?

    Malgré vous et sans vous la Syrie vit et vivra, M. Ford.

    Rentrez chez vous via Porto Rico, M. Ford, des millions de vos compatriotes citoyens sont privés d’électricité… sinon de tout le reste. Ils ont besoin de vous. L’Empire est cuit.


    • openmind Le 26 septembre 2017 à 11h57
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      EN bref , US go Home!!!!!

      EN effet comme le rappelle encore ‘amicalement’ la diplomatie russe, la coalition (nous avec) n’a jamais été invitée par la Syrie sur son territoire, d’après e droit internationale, elle commet une ingérence….que dit la CPI ou le TPI???


      • Louis Robert Le 26 septembre 2017 à 14h01
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        “EN bref , US go Home!!!!!”

        Hum… 🤔

        Faisons un pas de plus: US STAY Home!


        • lvzor Le 28 septembre 2017 à 07h51
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          Faisons un pas de plus :
          “Stay HOME”, c’est-à-dire dans les réserves que les Amérindiens accepteraient peut-être de vous octroyer?


    • Chris Le 26 septembre 2017 à 13h19
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      L’opposition initiale : des Syriens planqués aux Etats-Unis depuis 30-40 ans, attendant leur heure pour retrouver leurs prébendes confisquées…
      Il faut dire que les Assad, père et fils n’ont donné quasi aucune chance aux ONGs et Fondations pro-US en Syrie, comme ce fut le cas en Europe et Amérique Latine.
      Ne restaient que les mercenaires takfiristes de l’Arabie Saoudite-Qatar, armés, instruits et renseignés par l’OTAN !


  17. christian gedeon Le 26 septembre 2017 à 11h46
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    De faux espoirs aux syriens? mais à quels syriens? Aux groupes organisés et bien commandés qu’il a rencontrés? Ce type là ne se rend même pas compte de ce qu’il dit.


  18. Lysbeth Levy Le 26 septembre 2017 à 12h10
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    Tout le monde a compris que les Usa étaient une nation d’une telle arrogance, que les mobiles “humanitaires” masquent mal des intentions bien plus “pragmatiques” voir prédatrices : économiques et financière les pays comme la Libye ayant été pillée financièrement par des fonds vautours et des politiciens avides “prêts a se tuer entre eux” pour le profit. Le mythe de la “guerre humanitaire” daterait de la doctrine Monroe :
    http://www.clio.fr/bibliotheque/la_doctrine_de_monrOe_un_imperialisme_masque.asp
    Et depuis ce pays n’a jamais cessé d’attaquer au nom des “bonnes intentions” ou version moderne “pour les droits de l’homme” afin de dominer et s’emparer des richesses d’un pays, région, continent.


  19. peyo Le 26 septembre 2017 à 12h36
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    Le baratin d’un marchand de soupe infâme qui ment en permanence. Nous savons qui ils sont, ce qu’ils font, ce qu’ils voudraient faire. Tous leurs plans sont ignobles et rapportés mensongèrement par les médias vendus aux milliardaires. Nous en sommes là. parler de la Hongrie est parfaitement incongru.


  20. Lysbeth Levy Le 26 septembre 2017 à 13h05
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    Robert Ford parle d’avoir donner de faux espoirs a “des syriens” mais lesquels ? Car il s’est bien déplacé avec Eric Chevalier lors des premiers troubles fomentés par l’opposition “modérée” a Homs mais il y a eu quelques “petits couacs” sur twitter : http://arretsurinfo.ch/un-temoin-oculaire-explique-comment-lambassadeur-etasunien-a-fomente-la-revolution-en-syrie/
    La petite histoire dans la grande ne plaide pas en faveur des “bons sentiments” suivis de “guerre humanitaires” qui justement collent avec le “grand remodelage du moyen-orient élargi” projet néoconservateur.
    Diplomates ou pompiers pyromanes ? De plus en plus cela deviendra difficile “aux grandes puissances” de faire de bonnes guerres humanitaires tant sur l’internet on peux s’informer plus vite et même en “live” voilà pourquoi nos “je suis Charlie” ou démocrates en carton veulent “réguler” le net..


  21. Dahool Le 26 septembre 2017 à 18h22
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    Bonjour

    Soit ce Ford est naïf soit il se moque bien du monde,

    “Ford affirmait également que les Kurdes paieraient cher leur confiance aux Américains, ajoutant que l’armée américaine se servait des Kurdes uniquement pour combattre l’État Islamique”
    Les médias russes affirment, photos et vidéos à l’appui, que des troupes américaines sont présentes sur le territoire de dash, sans que cela ne pose problème ni à l’un ni à l’autre, les FDS aussi.
    Dans un monde normal, l’EI and co n’aurait pas existé une semaine.

    “Premièrement, ma visite a montré aux Syriens que nous étions attentifs aux problèmes des droits de l’homme.”
    C’est l’expérience qui parle aux crédules, les réveillés savent que c’est l’inverse.

    “la propagande américaine disait que l’Amérique…”
    On me dit que ça complote aux states ?

    Je n’ai pas encore lu les commentaires mais j’imagine que l’artiste va en prendre pour son grade.


  22. Koui Le 26 septembre 2017 à 18h24
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    Pour un ambassadeur, participer à une manifestation anti-gouvernementale est une forme d’ingérence particulièrement grossière. Pas besoin d’une enquête du congrès pour arriver à cette conclusion. Par contre, c’est sur les ingérences secrètes qu’il faudrait enquêter. Je pense qu’il n’y aurait aucune difficulté à prouver les livraisons d’armes et de mercenaires aux terroristes. Le fait de savoir si ce sont des hackers américains qui ont piraté la boite mail de Assad n’a finalement aucun intérêt comparé à ces actes là.


  23. Nanker Le 27 septembre 2017 à 14h56
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    “son pays a donné de « faux espoirs » à l’opposition syrienne, laquelle était convaincue que Washington lui apporterait son soutien et interviendrait militairement”

    Tout comme les Kurdes irakiens que les USA ont incités à se révolter en 1991 pour ouvrir un second front (au Nord) contre Saddam. Ils l’ont fait et n’ont jamais reçu l’aide américaine promise, par contre Hussein est “intervenu” militairement.

    L’histoire se répète chez l’Oncle Sam.


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