Source : The Spectator, John R. Bradley, 02-09-2017

Des policinrs irakiens montent la garde tandis que des chefs et religieux de tribus sunnites et chiites se rencontrent pour parler de réconciliation (Image : Getty)

La ville saoudienne d’Awamiya — comme dans de nombreuses villes d’Irak, de Syrie et du Yémen où se libère la haine ancienne du sunnisme vis-à-vis du chiisme — n’existe plus que par son nom. Le mois dernier, quelques jours avant une attaque contre sa population chiite perpétrée par le régime saoudien, les Nations Unies l’ont élue comme un endroit d’importance culturelle et religieuse exceptionnelle. Mais sous le prétexte de combattre des cellules terroristes soutenues par l’Iran, les Saoudiens ont soumis de manière non discriminée l’ensemble de la population civile d’Awamiya à des bombardements aériens, des tirs de lance-grenades, des snipers, de l’artillerie lourde, des attaques de véhicules blindés et des exécutions de sang-froid.
Plus d’une douzaine de chiites, dont un garçon de trois ans, ont été tués. Des centaines de jeunes gens ont été rassemblés. Au moins 500 maisons ont été détruites, et 8000 habitants ont été expulsés de force de celles qui restaient. Les soldats saoudiens se sont filmés en train de danser et de chanter au milieu des décombres de ce qui faisait la beauté de la vieille ville. Ils ont piétiné le portrait d’un dignitaire religieux chiite originaire de la province de l’est, Nimr al-Nimr, qui fut décapité l’année dernière pour sédition. Et ils ont traité les chiites locaux « purifiés » de la ville de « renégats » et de « chiens » — termes identiques à ceux utilisés par leurs frères wahhabites fanatiques d’Irak et de Syrie, qui se sont délectés des massacres de chiites au nom de l’EI. La décapitation de masse de 14 activistes chiites locaux, dont un adolescent handicapé, serait imminente.

Dans le sillage de ce carnage inter-religieux, il apparaît grotesque que Donald Trump se soit tenu debout à côté du roi Salman à Riyad en mai dernier à l’occasion du lancement d’un nouveau centre pour le combat contre l’extrémisme islamique. Dans un discours préliminaire, Trump avait tout aussi bizarrement distingué l’Iran et ses représentants chiites comme les instigateurs du terrorisme et du bain de sang inter-religieux dans la région. Par le passé, le double discours saoudien était tourné en dérision au nom des contrats de vente d’armes par milliards de dollars à des princes infantiles (et des rétrocommissions qui en découlent) et au nom de l’intensification de leur obsession à la limite de la folie de la prétendue menace existentielle posée par l’Iran à Israël et à ses alliés despotiques sunnites.

Cette plaisanterie n’est plus du tout risible. Le mois dernier, l’ex-responsable du MI5, Jonathan Evans, a averti que la Grande-Bretagne devra faire face à la la menace de la terreur islamiste pendant au moins 30 ans. Seul un observateur portant des œillères aurait des difficultés à comprendre son inquiétude. Car face à la défaite imminente de l’EI, des milliers de djihadistes imprégnés de l’idéologie wahhabite du califat sont sur le chemin du retour vers la Grande-Bretagne et l’Europe, déterminés à perpétuer le rêve du massacre d’infidèles. C’est notre propre civilisation qui fait face à cette réelle menace existentielle. La vague d’attaques terroristes en Espagne, Finlande, Grande-Bretagne et en Belgique s’est produite l’année pendant laquelle l’Europe a subi au moins un événement djihadiste significatif par semaine.

Un rapport récent, censuré par le gouvernement du Royaume-Uni, a révélé que la majorité des financements des mosquées du Royaume qui promeuvent l’extrémisme islamique, et qui jouent un rôle crucial dans la radicalisation des djihadistes locaux, proviennent d’Arabie saoudite et d’autres pays arabes du Golfe qui embrassent aussi l’odieuse idéologie wahhabite. Ces révélations concordent avec d’autres investigations détaillées sur l’expansion de l’extrémisme islamique, au Royaume-Uni comme en Europe, qui ont désigné l’expansion du wahabbisme sponsorisé par les Saoudiens comme la menace la plus grave contre notre sécurité et nos valeurs. Tous ces rapports ont été ignorés de la même manière par ceux qui gouvernent en notre nom.

Notre perfide élite politicienne a ainsi permis à l’Arabie saoudite de faire en sorte que, le rêve du califat au Moyen-Orient s’évanouissant, le djihad meurtrier en vienne à accroître l’intensité de sa rage à notre porte. L’argument comme quoi le renseignement en provenance d’Arabie saoudite aide à prévenir des attaques résonne de plus en plus comme un argument creux, compte tenu du nombre d’attaques terroristes perpétrées malgré tout. La rhétorique défaitiste qui consiste à dire que nous devons nous habituer à vivre avec les atrocités djihadistes, à l’instar des glissements de terrain et des ouragans, n’est pas moins rageante. Les attaques terroristes ne sont pas des phénomènes naturels ; elles sont le résultat de circonstances fomentées par les décisions des politiques. Si nous avons le moindre espoir de combattre la menace islamiste, alors les politiques doivent tout d’abord réaliser que l’immigration de masse, essentiellement composée de jeunes hommes musulmans dans une Europe où l’islam wahabbite financé par les Saoudiens est majoritaire dans les mosquées et les madrasa, est un suicide culturel. La compréhension politique du conflit sunno-chiite au Moyen-Orient, et sa relation avec la menace terroriste islamiste, doivent être également réévaluées. Les atrocités d’Awamiya n’auront prouvé rien d’autre que l’absurdité du fait que les Wahabbites soient nos amis dans la lutte contre l’extrémisme. Comme l’Arabie saoudite, l’Iran dominé par les Chiites est une théocratie rétrograde dirigée par des vieillards odieux qui endossent les habits de la religion afin de limiter la liberté de leurs citoyens et de confisquer à leur profit la prospérité de leur pays. Les deux pays sont de grossiers agresseurs des droits de l’homme. Là s’arrête cependant la comparaison. En Arabie saoudite, les non-musulmans ont l’interdiction de pratiquer leur religion en public, alors qu’en Iran la constitution protège les droits des chrétiens et des juifs (l’un de mes souvenirs forts de la région est de fréquenter les communautés juives de Téhéran et d’Ispahan).

Comme les juifs, et à la grande différence des wahabbites, les chiites ne tiennent pas à convertir tous les autres à leur religion, et les Iraniens ont même la décence — si c’est le mot approprié — de faire la différence entre Israël et les juifs dans la rhétorique anti-sioniste gouvernementale. L’Arabie saoudite promeut un antisémitisme dont les nazis auraient été fiers, en condamnant en même temps les chiites en tant qu’incarnation collective du Mal. L’Iran a une démocratie et une presse vivante, quoique difficilement comparable avec ce que nous tenons pour acquis en Occident, et sans commune mesure avec tout se qui se fait en Arabie saoudite. L’Iran n’a jamais envahi un autre pays ; l’Arabie saoudite est en train de détruire le Yémen.

De plus, quand le pragmatisme géopolitique s’est imposé, l’Iran a proposé de collaborer étroitement avec l’Occident, alors qu’à chaque occasion, par le biais des financements de ses relais djihadistes, les Saoudiens et leurs alliés dans la communauté du renseignement occidental ont travaillé contre nous. Après les attaques du 11 septembre, perpétrées en majorité par des ressortissants saoudiens, l’Iran — qui naturellement n’a aucune sympathie pour al-Qaïda — a recensé des centaines de terroristes arabes et a fourni des renseignements à Washington dans la lutte contre le terrorisme. En 2009, Téhéran a publiquement proposé son aide à Washington pour rebâtir et stabiliser l’Afghanistan ; deux années plus tôt, les deux pays ont tenu des pourparlers (sans succès à terme) sur l’Irak.

Rien de tout cela ne mentionne l’évidence : sans les sacrifices héroïques des forces armées de l’Iran et de son allié chiite, le Hezbollah, sur les lignes de front du califat en ruine, l’EI, aujourd’hui,ne serait pas en phase d’agonie finale là-bas, et les djihadistes d’al-Qaïda (que nous avons financés, entraînés et armés) ne seraient pas en train de lutter pour leurs vies. Les États-Unis ont également travaillé aux côtés des généraux iraniens en Irak dans la lutte commune contre l’EI. Même aujourd’hui, les Forces spéciales américaines travaillent avec l’armée libanaise qui lance une offensive simultanément avec le Hezbollah contre les terroristes islamistes créés par les Saoudiens et d’autres pays sunnites qui continuent à causer du chaos de l’autre côté de la frontière syrienne.

Pourquoi n’entendons-nous jamais cette autre version du récit ? L’une des raisons est que la plupart des « experts » de la région, qui contribuent sans limite aux éditoriaux des journaux américains, informent les officiels des services de renseignement et apparaissent comme des experts à la télévision, travaillent en fait pour des think-tanks financés par les monarchies arabes ou par Israël. Les ex-diplomates anglais et américains qui étaient en poste à Riyad et Jedda sont connus pour prendre leur retraite en bénéficiant des largesses saoudiennes. Et notre ministère des Affaires étrangères, suivant comme d’habitude les ordres venant de Washington, continue de se ranger aveuglément aux côtés d’Israël qui craint que les mollahs de Téhéran ne développent un arsenal nucléaire afin de concrétiser leurs souhaits répétés de rayer l’État d’Israël de la carte.

Mais sur ce point encore, une réévaluation pragmatique s’impose. Israël, après tout, est une puissance nucléaire, et possède l’armée la mieux entraînée et équipée de la région. S’il ne peut se défendre par ses propres moyens maintenant, il ne sera jamais capable de le faire. Et pour dire la vérité, la seule chose qui importe aux mollahs est de conserver leur mainmise rouillée sur le pouvoir. Même la Maison-Blanche, qui hait l’Iran et adore Israël, admet à contre-cœur que Téhéran respecte le traité nucléaire négocié à l’internationale. En fin de compte, l’Iran ne constitue aucunement une menace pour nous.

En fait, les seules personnes que la piétaille de l’EI est plus que jamais déterminée à massacrer, ce sont les chiites. En sachant cela, nous devrions faire nôtre cette maxime : « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». Faisons savoir aux Saoudiens que nous sommes las de leur financement terroriste en lançant une répression féroce contre toutes les formes de wahabbisme. Simultanément, levons les sanctions imposées à l’Iran. De cette manière, nous pourrons compter sur un partage exhaustif du renseignement iranien et sur une coopération militaire étroite avec les États-Unis — c’est la manière la plus efficace de convaincre le pays d’abandonner toute ambition nucléaire persistante. Laissons pour finir la Grande-Bretagne rompre avec les désastreuses interventions militaires américaines au Moyen-Orient et avec les alliances douteuses avec l’Arabie saoudite et ses relais wahhabites. C’est seulement an agissant ainsi que nous pourrons braver les causes réelles de la terreur islamiste. Nous pourrons également nous retrouver en première position pour bénéficier du potentiel de 600 milliards de dollars d’investissements étrangers en Iran, consécutifs à la levée des sanctions.

John Bradley collabore également avec le Daily Mail et Jewish Chronicle, il est l’auteur de quatre ouvrages sur le Moyen-Orient.

Source : The Spectator, John R. Bradley, 02-09-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

74 réponses à Oubliez notre amitié peu judicieuse avec l’Arabie saoudite : l’Iran est notre allié naturel, par John R. Bradley

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 21 septembre 2017 à 06h25

« la menace la plus grave contre notre sécurité et nos valeurs. Tous ces rapports ont été ignorés de la même manière par ceux qui gouvernent en notre nom. »

La menace la plus grave contre nos pays et nos valeurs est l’atteinte à nos libertés. Ceux qui gouvernent en notre nom (et à leur profit) savent très bien que la peur (via les atteintes à notre sécurité) leur permet de grignoter nos libertés peu à peu, jusqu’à la mise en place d’une dictature pure et simple.

  1. Kiwixar Le 21 septembre 2017 à 06h25
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    « la menace la plus grave contre notre sécurité et nos valeurs. Tous ces rapports ont été ignorés de la même manière par ceux qui gouvernent en notre nom. »

    La menace la plus grave contre nos pays et nos valeurs est l’atteinte à nos libertés. Ceux qui gouvernent en notre nom (et à leur profit) savent très bien que la peur (via les atteintes à notre sécurité) leur permet de grignoter nos libertés peu à peu, jusqu’à la mise en place d’une dictature pure et simple.


  2. Kiwixar Le 21 septembre 2017 à 06h26
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    « Israël possède l’armée la mieux entraînée et équipée de la région »

    L’armée la mieux (réellement) entraînée et aguerrie de la région est désormais l’armée syrienne. Le Hezbollah et l’armée irakienne doivent être juste derrière. Quant aux « équipements supérieurs », ils n’ont pas empêché la défaite de 2006 face au Hezbollah.


  3. LBSSO Le 21 septembre 2017 à 06h50
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    Hier, à la 72e Assemblée générale de l’Onu, Benjamin Netanyahou :

    «Nous agirons pour empêcher l’Iran de fabriquer des armes mortelles en Syrie ou au Liban destinées à être utilisées contre nous, et nous agirons pour empêcher l’Iran d’ouvrir de nouveaux fronts terroristes contre Israël le long de notre frontière nord»
    «De la mer Caspienne à la Méditerranée, de Téhéran à Tartous, un rideau iranien descend sur le Moyen-Orient»
    https://fr.sputniknews.com/international/201709201033126923-israel-iran-bases/


  4. J Le 21 septembre 2017 à 07h23
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    Une remarque plus générale : le djihad, c’est quand même de ça qu’il s’agit, a pour but ultime d’imposer au monde la loi islamique. Il ne compte pas seulement sur la violence mais aussi sur la séduction, les deux étant secrètement (forcément) complémentaires. L’Arabie Saoudite (comme les autres états pétroliers du Golfe) investit ouvertement des milliards dans la séduction (financement de mosquées et centres islamiques, lobbying plus que conséquent) et clandestinement dans le djihad violent.

    Il faudrait d’abord en prendre conscience. Les moins mauvaises solutions (y compris peut-être prendre systématiquement le parti des chiites comme suggéré dans cet article) auront alors de meilleures chances d’émerger.


    • philouie Le 21 septembre 2017 à 08h52
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      Vœux pieux puisque le Djihad est justement promu par les USA qui s’en servent comme une arme de guerre. L’Arabie Saoudite n’est qu’un pion américain. Et ce sont eux le vrai danger dans leur soif de conquête du monde. Le but n’est pas d’imposer la loi islamique mais la loi américaine.


      • J Le 21 septembre 2017 à 10h40
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        La loi américaine, on y est déjà. Elle vaut ce qu’elle vaut mais au moins elle nous permet de la critiquer. Sous la Charia, on ne pourra que fermer sa gueule. Le djihad, depuis quatorze siècles, n’a besoin de personne, ni de rien d’autre que des fondamentaux de l’Islam, pour “être promu” à chaque fois que les circonstances (rapports de force) semblent s’y prêter. A tort ou à raison, de plus en plus de musulmans considèrent que les circonstances s’y prêtent de nouveau, après 2-3 siècles de marasme, avec la décadence et la décrépitude de l’Occident. Ca ne fait que commencer.


        • philouie Le 21 septembre 2017 à 11h49
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          Allez donc vanter les bienfaits de la pax américana aux afghans, aux irakiens, aux libyens, aux syriens etc… Nous avons de toute façon le même avenir qu’eux.
          Mais enfin, quand on se sera entretué à cause de ces salopards d’américains, il va rester quoi de la liberté ?


          • J Le 21 septembre 2017 à 12h20
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            Même en Afghanistan il y a des tas de gens qui supplient les Américains de ne pas partir trop vite, ne sachant que trop bien ce qui prendra la place.

            Cette diabolisation à outrance de l’Amérique (que je n’angélise pas loin de là), au point de refuser de lui reconnaitre la moindre bonne intention ou un droit à l’erreur, au point de refuser de voir tout autre danger que venant d’elle, c’est assez terrifiant.

            Ca a d’ailleurs toujours accompagné les pires fascismes, de droite ou de gauche, laïques ou religieux.


            • Madudu Le 21 septembre 2017 à 13h43
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              Critiquer les guerres états-uniennes soient-disant humanitaires et pro-démocratiques qui débouchent systématiquement sur des désastres humanitaires et politiques, ça a toujours été accompagné par “les pires fascismes, etc” ? Ha bon.

              Donc je suis un des “pires fascistes” du monde, vous me l’apprenez.

              Si j’ai bien compris, suivant votre logique, il n’y a que les états-unis et leurs alliés qui ne sont pas “les pires fascistes” du monde, et tout le reste ce sont “les pires fascistes”.

              À quand les deux minutes de la haine ? ^^


            • Alfred Le 21 septembre 2017 à 15h45
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              Je vous assure que dès fin 2002 on pouvait savoir sur place comment ça allait se terminer. Il n’a fallu que quelques mois aux américains pour doucher les espoirs de ceux qui on espéré après la défaite de talibans. A force de tout acheter et d’acheter tout le monde on a plus que des clients et des obligés. Il est naturel que certains craignent leur départ (pour leur fesses et… pour le blé) mais c’est surtout un fugace espoir de paix qui s’est envolé depuis longtemps. Certains vous diront que le désenchantement est venu plus tard mais je vous assure que c’était “écrit” dès 2002.


            • J Le 21 septembre 2017 à 16h34
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              (à Madudu) Pour la logique, nous ne devons pas avoir la même. Les USA n’étaient pas mieux pendant la deuxième guerre mondiale et la guerre froide. Ils n’en ont pas moins pris en main la lutte contre deux systèmes totalitaires, et ils étaient déjà diabolisés (je dis bien diabolisés, ce n’est pas seulement critiqués ni même seulement condamnés) par les idiots utiles de ces systèmes.

              Après, chacun ses gouts. Pour ma part, salauds pour salauds (parce que je ne vois rien d’autre de consistant), je préfère les salauds qui me laissent le droit de dire qu’ils sont des salauds.


            • Catherine Le 21 septembre 2017 à 20h24
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              Il me semble que ce sont les américains qui ont tout fait pour que les islamistes gagnent contre un gouvernement laïque, moudjahidines eux-même délogés par des islamistes étrangers plus radicaux, pour finir avec les talibans, non ?


            • Madudu Le 21 septembre 2017 à 22h16
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              Diabolisés par qui, où ça ?

              Parce qu’en France ce n’a jamais été le cas, ni non plus dans le reste du monde dit occidental.

              Par contre de la propagande anti-russe, anti-chinoise, anti-cubaine, anti-nord-coréenne, anti-vénézuélienne, anti-irakienne, anti-syrienne, anti-iranienne, etc, on n’a pas encore fini d’en manger.

              Plaindre les états-uniens pour la propagande dont ils seraient victimes c’est vraiment se moquer du monde. Car non seulement ils sont le leader mondial de la diabolisation des autres, mais en plus ils se permettent de détruire des pays entiers – et on aurait rien le droit de dire parce que ce serait de la “diabolisation” ?

              Je préfère être un “des pires fascistes” comme vous dites. Mais … ce n’est pas de la diabolisation ça ?


            • J Le 22 septembre 2017 à 01h58
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              Les Américains ont instrumentalisés les talibans contre l’URSS. C’était plus de l’inconséquence que du machiavélisme (on pouvait déjà prévoir, des tas de gens le voyaient venir, que le bloc soviétique était au bord de l’implosion et que le djihadisme allait devenir le problème majeur). Mais le djihadisme n’avait pas besoin d’eux, ni d’ailleurs de l’URSS, pour reprendre vigueur après deux-trois siècles de marasme.


            • aleksandar Le 22 septembre 2017 à 21h10
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              “Même en Afghanistan il y a des tas de gens qui supplient les Américains de ne pas partir trop vite, ne sachant que trop bien ce qui prendra la place.”
              Vous avez lu ça dans le Monde, ou le NYT ?
              Vous n’avez visiblement jamais mis les pieds en Afghanistan et votre discours est celui des petits blancs colonialistes.
              Personne et je dis bien personne a part les mafieux au pouvoir ne supplie les américains de rester.
              Vous êtes un menteur.


            • aleksandar Le 22 septembre 2017 à 21h15
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              Quand a votre analyse du djihad, manifestement vous ne savez pas ce qu’est le djihad, il ne sert ici que de base a votre haine des musulmans.
              D’abord parce qu’il n’y a pas LE djihad , mais plusieurs formes, ensuite parce que chaque branche de l’Islam a sa propre conception du djihad.
              Allez donc vendre votre racisme ailleurs.


        • julya Le 22 septembre 2017 à 14h23
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          À J
          Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je préfère des salopards que je peux critiquer à des salopards qui tuent ceux qui les critiquent.
          Je crains que, dans ces commentaires, ce soit l’ inverse


  5. pitipitipa Le 21 septembre 2017 à 08h26
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    L’allié des américains c’est l’arabie saoudite. Il suffit de voir la provenance de leur armement qui est un très bon marqueur de “où peut se faire la guerre”. C’est important d’être un partenaire fiable en affaire. Quand à l’iran ils peuvent se faire péter leur petite gueule à tout moment, qu’ils la jouent mal ou bien (cf intervention en irak, sadam ne pouvait rien faire).

    C’est simple. Il n’y a pas de morale actuellement dans les relations internationale. Parler de morale c’est tromper son auditeur, l’induire en erreur, le manipuler. Car les gens qui parlent de moralisation, implicitement se mettent toujours du bon côté de la morale. C’est exactement ce que fait ce journaliste quand il dit que l’Iran est plus moral que l’arabie saoudite et donc devrait être l’allié naturel de la grande bretagne.


    • Kiwixar Le 21 septembre 2017 à 09h24
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      “Quand à l’iran ils peuvent se faire péter leur petite gueule à tout moment”

      Je pense que si c’était si facile, ce serait déjà fait. La guerre de 2003 contre l’Irak a eu besoin d’un motif fallacieux (AMD, guerre préventive, pas d’aval de l’ONU), et il a fallu une coalition de 48 pays, plausible deux ans après le 11 septembre. Aujourd’hui, combien de pays accepteraient de faire partie d’une telle coalition? Sous quel motif?
      Et la Russie et la Chine laisseraient-elles leur allié iranien (fournisseur de la Chine en pétrole) se faire attaquer?

      Et la fermeture – même temporaire – du détroit d’Ormuz amènerait le prix du baril à quel niveau? Nos économies et nos dettes peuvent-elles se le permettre? Et comment l’Otanie peut-elle attaquer sans suprématie aérienne (S300)? Combien de pertes? … Si c’était facile pour l’Otanie, ce serait déjà fait.


      • LBSSO Le 21 septembre 2017 à 11h31
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        Je partage entièrement votre avis @Kiwixar.
        Il suffit de comparer les propos tenue par D Trump hier concernant la Corée et l’Iran:

        Concernant la Corée, il affirme “(…) ,nous n’aurons d’autre choix que de détruire totalement la Corée du Nord”

        Vis à vis de l’Iran , D Trump explique : “Le monde entier comprend que le bon peuple d’Iran veut un changement, et à part la vaste puissance militaire des États-Unis, le gouvernement iranien craint le plus le peuple iranien”.

        Rhétorique à géométrie variable suivant la nature de son adversaire … ; les méthodes utilisées ne seront (seraient) pas les mêmes ainsi que les temporalités .


        • Kiwixar Le 21 septembre 2017 à 12h52
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          La différence de traitement dans le discours de Trump peut aussi s’expliquer par (1) le pivot militaire vers l’Asie entamé par Obama (2) l’Iran n’est pas une menace directe nucléaire pour les US (3) il n’y aura bientôt pas assez de pétrole pour tout le monde donc un gros chaos au milieu des consommateurs asiatiques permettrait une ou deux décennies de pétrole pas cher pour les occidentaux.


        • Fritz Le 21 septembre 2017 à 17h45
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          Cette rhétorique américaine est à géométrie variable, mais elle reste abjecte, pour l’Iran comme pour la Corée du Nord.

          Pour celle-ci, une menace d’anéantissement, proférée par le seul pays au monde ayant utilisé la bombe atomique ; pour celui-là, le discours hypocrite et mensonger du genre “nous sommes avec le gentil peuple d’Iran contre les vilains mollahs qui le tyrannisent”.

          Reagan ou Bush, Clinton ou Trump, les soi-disant États-Unis d’Amérique restent l’État-voyou par excellence, impuni et haïssable. Marg bar Amrika !


          • LBSSO Le 21 septembre 2017 à 19h31
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            Oui @Fritz, c’est abject et d’autant plus inacceptable venant de la part du Président des Etats-Unis.E Macron avec son art de la séduction/manipulation a su opportunément profiter des faiblesses de ce discours honteux de “rocker man”.
            Ayant pour habitude de vous lire attentivement , je note que dans la liste des présidents que vous ne citez pas (volontairement) Obama, cet artisan de l’accord avec l’Iran.L’Amérique aurait-elle connu une parenthèse plus conciliante vis à vis de l’Iran, moins “haïssable”, moins “punissable”, moins ” voyou” ?
            Le dire en creux n’est pas suffisant amha.
            Enfin, si le slogan ” Marg bar Amrika !” qui avait été mis (un peu) sous le tapis persan resurgissait, l’Iran commettrait une erreur.Elle serait mieux inspirée par l’esquive telle que la pratique un célèbre judoka.
            Nous aurons malheureusement l’occasion d’en reparler.


    • Catalina Le 21 septembre 2017 à 09h41
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      que mettez vous sous le terme “morale”,? par exemple moi j’y mets “la non-ingérence, les contrats “gagnants-gagnants”, le respect des signatures, le respect du droit international, le respect de la Charte de l’onu “


  6. Brok Le 21 septembre 2017 à 09h07
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    L’Iran, donc la Perse est une civilisation plusieurs fois millénaires. La France entretient des relations avec la Perse depuis Louis XIV !

    L’Arabie des Saoud n’est juste qu’une tribu de bédouins sortie du Nejd et qui a “réussi” uniquement grâce au pétrole. Sans le pétrole, ils n’auraient jamais abandonnés leurs chameaux et leurs tentes et personne dans le monde n’aurait entendu parler d’eux…


    • LBSSO Le 21 septembre 2017 à 13h32
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      C’est exactement le genre de réflexion qui ,en humiliant et essentialisant les adversaires, conduit à la guerre.


    • Sandrine Le 21 septembre 2017 à 14h00
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      Sauf erreur de ma part, Mahomet était membre d’une tribue vivant sur le territoire de l’actuelle Arabie Sahoudite… Territoire au demeurant jamais conquis ni par les Grecs ni par les Romains… Donc ça fait un bail que le “monde a entendu parler d’eux”


      • Alfred Le 21 septembre 2017 à 16h11
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        Le Groenland n’a jamais été conquis par les grecs et les romains donc ils en avait entendu parlé.
        Cet argument est risible. Les romains commerçaient directement jusqu’en inde et indirectement jusqu’en chine et effectivement ils ne se sont pas trop intéressé à un tas de cailloux. L’actuel soudan et l’actuel Yémen étaient un peu plus intéressants pour eux que ce qui est devenu l’Arabie saoudite. Et ni Alexandre ni ses généraux ne se sont trop attardés en passant à coté de ce trou.
        Incidemment la région était peuplée de chrétiens, de juifs et de polythéistes avant d’être le berceau d’une autre religion monothéiste.
        Enfin, il me semble que Brok a raison de distinguer le berceau de l’islam (qui tolérait la difference (dans l’islam certes) jusqu’à la vicoire des saoudiens contre les hachémites) du trou d’où sont sortis les souverains actuels. C’est l’épée qui a donné la mecque aux saoudiens /wahabites mais c’est bien le pétrole qui leur a donné les moyens de travailler les islams en profondeur dans le monde entier.


        • Sandrine Le 21 septembre 2017 à 16h48
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          “Le Groenland n’a jamais été conquis par les grecs et les romains donc ils en avait entendu parler”… Je ne vois pas bien le rapport.
          Les Romains commerçaient avec “l’Arabie heureuse” (le sud de la péninsule arabique) pour importer de l’encens – et aussi des perles si je me souviens bien… Donc, le désert entre la mer méditerranée et l’Arabie heureuse, ils devaient forcément connaitre.Mais comme il n’y a jamais eu d’administration grecque ou romaine, on en parle pas trop dans les textes antiques qui fondent notre tradition (occidentale.)
          D’autre part, le mont Sinai, tellement important dans la tradition monothéiste, ce n’est pas très loin de la péninsule arabique il me semble… Alors dire que cette région du monde est insignifiante à l’échelle de l’histoire de l’humanité… Excusez-moi… mais…rien à voir avec le Goenland!!!


          • Alfred Le 21 septembre 2017 à 21h03
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            Indépendamment du fait que le mont Sinaï n’est pas encore en Arabie Saoudite (mais on ne sait jamais vu que les saouds ont fini par récupérer les îles tiran), entre le Yémen actuel et la Jordanie actuelle (dans le vide du milieu) il n’y a jamais rien eu qui ait pu faire rêver Alexandre. Entre temps une religion est née sur la bordure sud ouest de l’endroit. Et brok et d’autres faisaient remarquer que les maîtres actuels étaient issus d’une région périphérique à ce presque vide, temporellement illégitimes (par rapport aux hachémites) et spirituellement issus d’une secte “seconde” (née en périphérie desertique et après le prophète). Ils ont imposé par la force une vision ultra particuliere de ce qui était déjà né dans un contexte particulier. Et si si les Inuits font partie de l’humanité et ils s’en foutent.


            • Sandrine Le 21 septembre 2017 à 21h55
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              “Les inuits font partie de l’humanité”, non? Sans blague? J’aurais pas pas cru!
              Vous faites exprès ou bien vous ne cherchez simplement pas à comprendre ce que je veux dire… tout occupé que vous êtes à diffuser votre hargne à l’encontre de la dynastie saoudienne (ce que je comprends au demeurant).
              Mon propos ne concerne pas l’Arabie Saoudite comme état mais la civilisation qui a émergé -de manière globale- dans la zone de la péninsule arabique.
              Même si les saoudiens sont actuellement nos ennemis objectifs, ce n’est pas une raison pour jeter par dessus bord tout ce qui concerne de prés ou de loin la culture de cette région.


    • Quintus Le 21 septembre 2017 à 15h17
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      La dynastie des Saoud ont par trois fois formé un état s’étendant sur une partie de l’Arabie saoudite actuelle. Les deux premières tentatives ont périclité lorsque la Sublime Porte ou ses vassaux sont intervenus, et ne reposaient sur rien d’autre que de la terreur et de l’orthodoxie imbécile qui les a amenés à détruire le tombeau du Prophète (faut le faire !).

      La tentative actuelle a été soutenue par les Occidentaux et les revenus du pétrole. Il y a de moins en moins de sous pour acheter la paix sociale et le royaume est désormais en crise, c’est entre autres pour cela qu’il est aussi va-t-en-guerre…


  7. Christian Gedeon Le 21 septembre 2017 à 11h18
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    Voilà un article qui dit vrai…l’idéologie des monarchies pétrolières et leur action terroriste en sous main sont des évidences.Leur impact à travers leurs moyens finaciers aussi. la pusillanimité des gouvernements occidentaux n’étant pas pour rien dans leur influence . De là à faire du regime actuel iranien notre allié naturel,il y a un pas que je ne franchirais pas. Petit rafraîchissement de mémoire…en 1982,le jihadistes islamique,pré Hezbollah,commet,probablement sur les ordres d’e Khomeiny,les attentats du Drakkar contre les français,et de l’aéroport contre les américains …bilan près de quatre cent morts. c’est curieux de voir à quel point la mémoire est courte…pour ce qui me concerne,ni l’Iran,ni Les monarchies pétrolières ne peuvent être des alliés. Leurs idéologies actuelles sont fondamentalement ennemies de notre façon de vivre,et de ce que nous sommes. Faut quand même pas deconner.


    • Alfred Le 21 septembre 2017 à 11h42
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      Votre remarque me parrait totalement déplacée; de la même manière que le soutien du roi de France aux insurgés américains n’a conditionné en rien la politique américaine contre napoléon III au mexique….Personne n’a oublié le drakkar. Pourtant, ne vous en déplaise l’Iran est notre allié naturel dans la région (de même que l’est la Russie plus au Nord) pour de multiples raisons. Pour faire court pensez à l’alliance de Francois 1er avec Soliman 1er (qui durera bien plus longtemps que ces deux hommes).


      • Christian Gedeon Le 21 septembre 2017 à 11h53
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        Ben mon cher Alfred,j’ai toujours considéré que François premier était un roi félon…et à titre Perso,une saloperie. DOis je vous rappeler que grâce à cette alliance la flotte ottomane a pu bien tranquillement razzier toute la côte ouest de l’Italie faisant des dizaines de milliers de morts et emportant des dizaines de milliers d’esclaves? Ce roi est une honte et encore aujourd’hui je ne comprends pas la Pace qu’il occupe dans ce qui reste de livres d’histoires,ou plutôt je ne la comprends que trop bien..


        • Scytales Le 21 septembre 2017 à 13h55
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          A l’époque de François Ier, la flotte ottomane n’avait besoin de personne pour écumer la Méditerranée et l’Italie n’existait pas : la péninsule était partagée entre les États pontificaux, des villes constituées en république (ou ancienne république), comme Gêne, Florence ou Venise, ou, surtout, dépendait du Saint-Empire Romain Germanique. Or, l’empereur était l’adversaire de François Ier…


          • christian gedeon Le 22 septembre 2017 à 14h14
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            Mon Dieu… que puis je vous dire,à part de retourner à vos livres d’histoire…bien sur que l’Italie moderne n’existait pas…çà n’ a empêché ni rapine,ni massacre,ni exportation,ni massacres…bel exemple d’anachronisme que cette réaction…


            • aleksandar Le 22 septembre 2017 à 21h23
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              Vous pouvez aussi retourner lire les vôtres,Scytales a parfaitement raison.
              La haine de l’Iran et de la Syrie qui suinte de vos interventions ici fait de vous un commentateur malsain de ce blog.


        • Alfred Le 21 septembre 2017 à 16h22
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          Le “roi félon” comme vous l’appelez était simplement occupé à sauver ses miches coincé qu’il était entre les anglois et le saint empire germanique. L’alliance avec le vilain turc est simplement l’exemple le plus connu de quelque chose qui est vieux comme le monde et qu’on appelle “alliance de revers”. C’est du moins pour cela que je l’ai choisi, mais comme vous semblez sensible à l’aspect communautaire/religieux je vous en propose une autre: l’alliance entre les croisées et les mongols contre les musulmans. Et encore je suis gentil j’essaie d’éviter le point Godwin.
          Vous prenez deux vieilleries (la notion d’adversaire principal et d’adversaire secondaire et la notion d’alliance de revers) et vous obtenez une conclusion: entre les wahabites dopés aux hydrocarbures et “choisis” par l’empire US “universel” et les ayatollah les derniers semble les “moins pires”. De même qu’entre les allemands si proches et si intransigeants (et si soumis à “l’empire US “universel””) et la Russie trop peu peuplée, si continentale et si riche la seconde semble un bien meilleur deal (surtout pour un pays si maritime et démuni en ressources).


          • christian gedeon Le 22 septembre 2017 à 14h17
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            Monumentale erreur,il s’entendait comme larron en foire avec henri le huitième…d’ailleurs du même acabit méprisable que lui. Décapitez ,décapitez…comme tout le reste de votre réaction…vive l’anachronisme,il a encore et très manifestement de beaux jours devant lui…c’est vraiment con que l’Histoire ne soit plus enseignée,non?


            • Alfred Le 22 septembre 2017 à 16h10
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              Très bien cher maitre. Expliquez nous donc les motivations du roi félon… François Ier s’est allié à Soliman Ier parcequ’il était méchant (et méchant parceque!)? Dites nous tout. Je suis avide d’apprendre.


            • Alfred Le 22 septembre 2017 à 16h35
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              Peut être avez vous entendu parler de l’alliance( finalement peu fructueuse) entre les perses safavides et les habsbourg (un maronite a servi d’entremetteur)? Quel est la logique de cette tentative? L’alliance de revers (désolé pour le monstrueux anachronisme hein) contre les Ottomans.. C’est con comme vous dites.


  8. Kaki Le 21 septembre 2017 à 12h02
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    1- le couplet sur les gentils iraniens et les méchants saoudiens y en a assez car en irak après la mort de saddam Nouri al maliki a favorisé le chiisme au travers de rôle d influence interne et externe.

    2,- l Arabie saoudite promeut un antisemetisme dont Hitler serait fier, l as est en traine de normaliser des relations avec Israël.

    La priorité de l as est effectivement de contrer l Iran mais je ne suis pas d accord sur certains points


  9. At Dahman Le 21 septembre 2017 à 13h08
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    L’auteur en parlant de ” …la haine ancienne du sunnisme vis-à-vis du chiisme…” reprend, probablement “à l’insu de son plein gré”, l’imposture de la dynastie saoudienne, autoproclamée gardienne des deux lieux saints de l’islam et chef de file des musulmans sunnites. Le royaume des deux familles, Al Saoud et Al Sheikh, a réussi, grâce à la complicité et à la protection de laudateurs stipendiés ou non, l’exploit de faire faire passer sa secte obscurantiste pour l’orthodoxie de l’islam! Les 2 milliards de musulmans dans le monde, dont plus de 90% sont d’obédience sunnite, ne partagent ni la haine du régime wahhabite des Séoud à l’égard de tous ceux, musulmans ou non, chiites ou non, qui ne partagent pas leur délire obscurantiste et haineux. Je souligne que deux pays seulement se réclament de Mohammed Ibn Abdelwahhab, le Royaume saoudien et l’Émirat du Qatar. La grande majorité de la population de L’Arabie, chiite ou non, subit la férule de la police religieuse wahhabite.


    • Owen Le 21 septembre 2017 à 15h20
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      At Dahman,

      La “secte obsurantiste” wahhabite est d’école handbalite, l’une des quatre écoles sources de droit coranique pour le monde sunnite. Elle a donc sa légitimité religieuse.

      Mais, si cela peut vous “consoler”, le wahhabisme ne prend pas simplement en otage le monde musulman.

      Ni la France, ni l’UE, ni les US, ni Israël, semble-t-il, ne sont en capacité de dénoncer l’Arabie Saoudite, source de terrorisme mondial et de totalitarisme religieux. Le pacte colonial du Quincy est peut-être un piège qui se referme. Avec le temps, les réserves pétrolières ont servi de pile cumulative à la puissance des Saoud contre laquelle plus aucun chef d’état occidental n’est en mesure de se confronter.
      Le premier signe évident a été l’incapacité de Washington à dénoncer l’attentat commis chez eux en septembre 2001 par une équipe de saoudiens (et les seuls avions autorisés à survoler les jours qui ont suivi sur l’ensemble du territoire US, ont été ceux utilisés par des saoudiens).


      • At Dahman Le 22 septembre 2017 à 09h49
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        Ibn Abdelwahhab s’est en effet réclamé de Ibn Hanbal et, plus tard, certains de ses fidèles, de Ibn Taymiyya. Ce qui n’a pas empêché les uléma sunnites, y compris ceux d’El Azhar, de les exclure de cette filiation, considérant le wahhabisme comme une secte. Ceci dit, le problème est ailleurs : par quelle aberration cet Etat ubuesque s’est hissé au rang de porte drapeau de l’islam sunnite?


        • Owen Le 22 septembre 2017 à 11h49
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          Peut-être parce que les Saoud ont la Mecque chez eux et le fric ?
          Et que cela suffit comme explication ? Accessoirement parce qu’ils appliquent l’approche la plus littérale du Coran, ce qui fait d’eux des gardiens plus rigoureux, plus fanatiques que ceux qui passent leur temps à interpréter ? (Phénomène visible aussi chez les juifs et les chrétiens, antagonisme entre respect du dogme et applicabilité).

          Vous savez, l’histoire n’a pas de morale, ni de justification. Elle suit son cours, avance selon les pentes qui lui sont favorables.

          J’étais à un repas familial chez un vieux marocain, avec des légumes de son jardin ouvrier, quelques jours après l’effondrement des tours de New York. Il m’a dit “les Américains sont des chiens, mais les saoudiens sont des porcs” (langage fleuri, on est entre soi, on se parle comme on veut).

          J’étais vraiment perdu depuis cet attentat, il m’a sorti de ma sidération et fait le plus grand bien. Ce musulman a su expliquer à l’occidental que je suis où sont nos problèmes (et n’a pas eu peur de le dire).


          • At Dahman Le 22 septembre 2017 à 14h48
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            @Owen
            Sauf qu’ils ont été installés à La Mecque par qui vous savez et dans les circonstances que vous savez. Sur le Quincy, Ibn Saoud n’a fait que changer de parrain! En se choisissant un maître plus vigoureux.
            “Ni la France, ni l’UE, ni les US, ni Israël, semble-t-il, ne sont en capacité de dénoncer l’Arabie Saoudite, source de terrorisme mondial et de totalitarisme religieux”, écrivez-vous. Vous avez probablement raison en ce qui concerne la France, l’UE et le Royaume-Uni dont les diplomaties obéissent aux desiderata Etats-uniens et israéliens depuis des lustres. Ce n’est nullement la capacité qui manque aux deux autres compères, mais la volonté. La donne est probablement entrain de changer, en pire. Sous couvert du prétendu antagonisme sunnites vs chiites, l’alliance des néoconservateurs états-uniens, de l’extrême droite israélienne et du clan des Saoud, prépare sous nos yeux une agression contre l’Iran, dont les effets désastreux ne se limiteront pas à la région. .


            • Owen Le 22 septembre 2017 à 17h19
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              Mmmh… Vous connaissez la réponse à votre question vous… Maïeuticien ?

              Pour l’Iran, ce ne serait pas drôle, en effet. Il faut vraiment que l’OCS avance son organisation, il y a, là bas, d’autres intelligences capables de dénouer les crises qui se tendent dans les mondes atlantiste et oriental.

              D’accord avec vous sur la “triarchie” Riyad-Tel Aviv-Washington. Après, entre les trois, je donne ma langue au chat.
              Et je ne parie vraiment pas. “Embrasse la main que tu ne peux mordre”, ça peut dérouter ceux qui tracent l’axe du mal.
              Et les coups de dents ont déjà commencé, en toute impunité: les tours de NY, DAESH, le Yemen, sans compter toutes les opérations psyop à la sauce Djihad, qui s’étendent maintenant en Asie du Sud Est.
              Et puis quel musulman aime l’OTAN parmi les deux milliards…


            • At Dahman Le 23 septembre 2017 à 10h24
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              @Owen
              Il ne faut pas être sorcier pour deviner qui est l’idiot utile de qui dans cette tragi-comédie! Difficile de croire à la théorie de l’Oncle Sam-Gribouille-Frankenstein, prisonnier de ses propres créatures. Vous connaissez la suite…
              Cordialement


            • Owen Le 23 septembre 2017 à 11h15
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              At Dahman, je vous remercie de cet échange.


            • At Dahman Le 24 septembre 2017 à 09h27
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              @Owen
              Merci à vous pour cet échange franc et courtois.


  10. Owen Le 21 septembre 2017 à 15h19
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    La fatwa de 1989 pour assassiner S Rushdie a été réévaluée de 3,3 à 3,9 millions de dollars en février 2016.

    En 2016 les exécutions capitales ont été plus nombreuses en Iran qu’en Saoudie (567 contre 154, soit 0,7 exécution pour 100 000 iraniens contre 0,5 exécution pour 100 000 saoudiens).

    Si la révolution islamique de L’ayatollah Khomeyni n’a pas été exportée, ce n’est vraiment pas faute d’avoir essayé. D’une certaine manière, les wahhabites ont réussi avec le Djihad les années 90, ce que les Mollahs iraniens ont essayé durant les années 80.

    Reste à savoir si la révolution islamique n’est qu’une éruption du peuple persan à la suite de la domination coloniale incarnée par Mohammad Reza Chah ou un projet religieux en cours et conjoncturellement en basse intensité.
    La politique du moindre mal serait de relâcher la bride avec les chiites (les discours de Nasrallah sont très intéressants, par exemple) et de dénoncer le wahabbisme. Ce qui est sans doute la démarche de l’Organisation de Coopération de Shangaï qui reçoit l’Iran comme état observateur.


    • RGT Le 21 septembre 2017 à 21h20
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      Ce que je connais de l’Iran se résume à peu de choses, mais qui sont quand-même importantes :

      – En 1953, Mossadegh, premier ministre élu par la population iranienne pour mener une politique sociale a été évincé par la CIA et le MI6 a été évincé lors d’un coup d’état qui a mis en place le “Divin Shah” qui a immédiatement re-privatisé les entreprises nationalisées par son prédécesseur…

      – Le “Gentil Shah” d’Iran a été très apprécié de sa population avec la SAVAK qui distribuait des bisous à toute la population avec la bienveillance des services secrets occidentaux. Ensuit on s’étonne qu’il y ait eu une révolte et que le “bienfaiteur” se soit fait expulser.

      – Les religieux Chiites étaient les SEULS qui pouvaient arriver résister à cette dictature. Ensuite, comme ils se sont battus pendant plus de 20 ans ils ont été plébiscités par la population qui ne supportait plus un dirigeant IMPOSÉ par les occidentaux. Si vous ne comprenez pas, achetez un cerveau.


      • RGT Le 21 septembre 2017 à 21h35
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        J’ai connu de nombreux étudiants iraniens dans la jeunesse, au début des années 80.

        Ils faisaient leurs études en France en bénéficiant de bourses payées par leur gouvernement.

        Je peux vous garantir que bien que chiites (ou agnostiques), ils se foutaient royalement de la religion des autres, ce point relevant pour eux de la vie privée.

        Ils étaient aussi très critiques vis à vis de leur gouvernement, mais connaissaient l’histoire récente et expliquaient POURQUOI le gouvernement prenait des décisions qu’ils appréciaient peu.

        Ils m’ont expliqué en détail l’histoire de leur pays depuis les années 50 et la raison de la révolution qui n’était pas religieuse mais SOCIALE.

        Il y avait aussi des filles (SEULES !!!) que les garçons considéraient comme des égales.
        Il s’avère que de nombreux postes à responsabilité sont occupés par des femmes en Iran.
        Elles peuvent aussi conduire, se balader seules ou entre filles, faire la fête etc.

        Et cerise sur le gâteau, les iraniennes se foutent totalement des tenues vestimentaires.
        Quand elles sont en France elles ne se déguisent pas en Belphégor et adoptent les tenues vestimentaires “locales”, par respect pour leurs hôtes.

        Et si elles veulent rester et même se marier avec un “infidèle” personne en leur en tiendra rigueur.


        • Owen Le 22 septembre 2017 à 04h12
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          Mossadegh est de l’époque des libérations nationales (Nasser, Gandhi, Hô Chi Minh, Soekarno, Castro…), revendiquant des modèles politiques d’existence.
          La révolution islamique a initié l’époque des libérations religieuses, avec des modèles politiques et économiques d’existence: le livre vert de Khomeyni réglemente les pratiques hygiéniques, sexuelles (et c’est absolument sordide), alimentaires, sociales…
          Il faudrait revoir l’histoire vestimentaire, mais il semble que c’est l’Iran, le premier état qui a imposé le “retour” vers un code vestimentaire qui cache les femmes sous les tissus (lisez Persepolis, de Marjane Satrapi).

          La comparaison est vite vue entre un iranien, dépositaire d’une civilisation antique, syncrétiste, qui a soutenu son expérience de libération nationale et un saoudien qui n’a connu que les pratiques farouches de tribu en désert ne changeant que l’échelle d’action, l’oasis étant devenu le champ de pétrole. (Toute tribu de désert n’était pas nécessaire guerrière, celles du Thar et d’Australie sont absolument pacifiques).
          J’ai fréquenté aussi des iraniens, qui m’ont pris des soirées passionnées à refaire le monde.

          Toutes les options restent possible dans ce pays iranien, y compris la régression (comme la France, d’ailleurs, à sa manière).


          • Owen Le 22 septembre 2017 à 04h21
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            J’ai raté une correction:

            Remplacer dans la deuxième phrase:
            … avec des modèles politiques et économiques d’existence:
            par:
            … avec des modèles domestiques d’existence.

            Désolé.


          • Alfred Le 22 septembre 2017 à 09h54
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            Assez d’accord avec vous sauf sur “les iraniens ont été les premiers à imposer un retour du chiffon et de ce qui va avec”. Ce retour n’est même pas arrivé avec les frères musulmans antérieurs à khomeyni (revoir la vidéo de Nasser se moquant du chef des frères qui veut couvrir les femmes). Ce retour (qui n’en est pas un) est déjà sensible dans la périphérie de l’ikwan qui a servi de bras armé aux saoudien pour l’unification de l’Arabie. Les membres de cette milice imposaient la “couverture totale” et tout ce qui va avec à leurs femmes (et à celles des autres).


            • Owen Le 22 septembre 2017 à 11h53
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              Désolé, les formats de commentaires sont courts, pas commode pour moi de bien poser une explication.

              Les religions abrahamiques, quelles qu’elles soient, ont toujours été travaillées par des courants rigoristes, avec des codes vestimentaires imposés, rien d’original de ce côté. De même, dans le mouvement de la décolonisation, quelques états ont été formés avec de vieilles chefferies qui ont gardé les pratiques “archaïques”, ce qui est le cas des monarchies du golf.

              Sinon la création des nations a permis d’émanciper les cultures de leurs pratiques les plus autoritaires, y compris religieuses: sans doute que les habitants de Moyen Orient singeaient un peu trop les modes vestimentaires occidentales, du moins, la loi religieuse n’était pas impérative.

              Après Reza Chah qui a interdit le port du voile en 1936, le mouvement de pendule est reparti dans l’autre sens, le tchador est devenu obligatoire en 1979 pour toutes les fonctionnaires et les pasdaran ont sillonné les rues pour imposer ce code vestimentaire dans tout espace public.

              C’est donc un état “moderne” qui a repris à son compte une préconisation religieuse et le pendule qui s’est décroché, depuis, pour aller frapper sa loi dans différents pays du monde.


  11. tachyon Le 21 septembre 2017 à 15h36
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    Bilan : Un texte de 150 lignes (?) qui parle de sang, de carnage, de massacre, … (pour attendrir le chaland ?) et qui se termine par le point le plus important (une conclusion reprend le ou les points importants, non ?) : “un potentiel de 600 milliards de dollars…”
    L’auteur ne perd vraiment pas le sens des affaires….


  12. RI² Le 21 septembre 2017 à 22h15
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    “L’Iran a une démocratie et une presse vivante”. Apparemment tout est possible quand on ne se soucie pas des faits. L’Iran est une théocratie, le guide suprême a le pouvoir de bloquer n’importe quelle initiative du gouvernement et aussi de “choisir” les candidats aux élections. L’Iran est aussi un état policier pratiquant la surveillance de masse de sa population et soutient des groupes employant des méthodes terroristes comme le Hezbollah ou le Hamas. La “république” islamique a directement ou non commis plusieurs attentats sur le sol français dans les années 80. Super “l’allié naturel”.


    • Olivier77 Le 22 septembre 2017 à 09h38
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      Remplacer Iran par France dans votre argumentation, on tombera aussi sur une certaine vérité.


    • Gavrilo Le 22 septembre 2017 à 16h57
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      @ RI
      Vous écrivez de l’ambassade israélienne ?
      L’Iran est une semi-démocratie bien plus tolérante et ouverte que nos alliés des pétromonarchies, ne vous en déplaire. Allez y faire un tour au lieu de pérorer.


  13. cincinnato1961 Le 22 septembre 2017 à 09h47
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    ?????????????????????????…………………………….les Forces spéciales américaines travaillent avec l’armée libanaise qui lance une offensive simultanément avec le Hezbollah contre les terroristes………………………………………..???????????????????????????????????????

    ou en vien cette bouta(na)de????


    • Alfred Le 22 septembre 2017 à 13h09
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      C’est la bête vérité. C’est le Hezbollah qui a chassé al qaida (et pour partie daesh) de la région d’arsal. Avec l’appui de l’armée libanaise. dont on dit qu’elle a été aidée/conseillée par les FS US.
      On a pas les images des FS us mais les images et videos du hezbollah et de l’arméee libanaise dans ces opérations sont nombreuses. N’en déplaise à certains.

      Dans le même registre mais ailleurs, on peut voir l’armée syrienne faire faire demi tour à un colonne américaine à hassaka en syrie. Étonnant non?


    • cincinnato1961 Le 24 septembre 2017 à 10h48
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      ???……….les Forces spéciales américaines travaillent avec l’armée libanaise …..???????????????

      c’est ca la bouta(na)de…..

      le usa ne travaillent pas avec l’armee libanese ou hezbollah….


  14. christian gedeon Le 22 septembre 2017 à 14h38
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    Il y a quelquechose de carrément suuréaliste dans les réactions…même si l’Iran des mollahs paraît moins dangereux aujourd’hui que les wahhabites et leurs dérivés,le wilayat el fakih chiite mollahiste ne le cède en rien au wahhabisme,à part qu’il est modéré par la force des choses,c’est à dire par la très vieille civilisation iranienne,et par l’influence d’une classe supérieure dont le régime mollahiste a absolument besoin,compte tenu de l’ignorance crasse de ses supporters de base…mais bon,pour voir çà,il faut un peu connaître le pays.le régime des mollahs n’est pas relativement tolérant par choix,mes bons amis,mais parce que sa survie en dépend purement et simplement.


    • Alfred Le 22 septembre 2017 à 16h17
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      C’est avec les iraniens que l’on a envie de s’allier, pas avec les mollahs… et vous vous méprenez si vous pensez voir des naïfs et des amoureux des religieux par ici. Cela a été pourtant clairement dit en français moderne par plusieurs commentateurs: Il s’agit de choir le moindre mal. Avec “mal” comme dans l’opposé de bien.
      (Il n’y a aucun doute sur le mépris que le mollah partagent avec tous les croyants envers les mécréants. Ce n’est pas la question. La question c’est le contexte. Et le contexte actuel c’est qu’ils doivent se donner le “beau” role vis à vis des wahabites);


    • Gavrilo Le 22 septembre 2017 à 16h56
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      Vous ne pouvez décemment comparer l’Iran et l’Arabie saoudite.
      Combien de Français morts dans des attentats chiites ces dernières années ? ZERO.
      Combien d’églises chrétiennes en Syrie protégées par les milices iraniennes ? PLEIN.
      Vous répondez aux mêmes questions en remplaçant l’Iran par l’Arabie saoudite SVP…


    • aleksandar Le 22 septembre 2017 à 21h37
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      Cela doit faire longtemps que vous n’avez pas mis les pieds en Iran, ce que vous décrivez c’est juste de la propagande américaine et israélienne. Sans compter votre mépris écœurant pour le peuple iranien.
      Ne vous en déplaise les iraniens aiment bien leurs mollahs, parce qu’ils pensent que c’est le meilleure régime politique pour eux, pour assurer la stabilité et le développement de l’Iran.
      Je sais, c’est dur a comprendre pour un petit blanc pétri de sa supériorité de blanc.


      • Brok Le 23 septembre 2017 à 09h33
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        ” Je sais, c’est dur a comprendre pour un petit blanc pétri de sa supériorité de blanc. ”

        C’est aussi une certaine forme de racisme, cette expression, mon cher Aleksandar mais bon, profitez-en, cela ne compte pas, ce racisme là !

        Sinon, je suis globalement d’accord avec vous, avec un bémol toutefois sur les mollahs. la jeunesse iranienne à soif de plus de liberté, surtout en ce qui concerne l’habillement et la possibilité de faire la fête, donc de boire de l’alcool…

        Mais il n’y a pas “photo” entre l’Iran, pays développé avec ses savants, ingénieurs, universités qui mets des satellites sur orbite et nos “alliés” les monarchies du golfe et ses “savants” de l’université de Médine qui vous expliquent doctement que la Terre ne tourne pas car sinon, un avion ne pourrait pas aller de Riyad à Pékin par exemple… 😉


  15. Gavrilo Le 22 septembre 2017 à 16h54
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    Pendant ce temps, des choses très intéressantes se passent en Ukraine et en Afghanistan dans le duel américano-russe : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/09/d-ukraine-et-d-afghanistan.html
    En gros, Poutine aurait menacé d’armer les Talibans si les Etats-Unis fournissent des armes létales à l’Ukraine.
    Moyen-Orient, Asie centrale, Europe de l’est : aucun des deux n’est décidé à lâcher…


    • Alfred Le 22 septembre 2017 à 21h37
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      Il me semble que les Américains ont été accusés (par quelques vilains complotistes russes) de déplacer et d’armer la nouvelle implantation de l’état islamique en Afghanistan. Ainsi l’état islamique à pris la fameuse Tora bora aux talibans. Par ailleurs des hélicoptères “inconnus” auraient déposé des militants qui auraient massacré des hazaras dans le centre. Bref les coups bas pleuvent.


  16. autre Le 24 septembre 2017 à 07h51
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    ———“Oubliez notre amitié peu judicieuse avec l’Arabie saoudite : l’Iran est notre allié naturel, par John R. Bradley”———-

    Il faudrait d’abord que l’Iran veuille d’eux!
    Lâcher la Russie,un allié stable par excellence (voir Syrie) pour un ramassis de nuisibles internationaux parfaitement imbéciles et en pleine déconfiture!
    Quel con!


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