Vous notez qu’on en a beaucoup moins parlé que du Venezuela…

Source : Foreign Policy, Colum Lynch, 16-08-2017

Le conseiller principal de l’ONU recommande que la coalition soit mise sur la liste noire des pays qui tuent et mutilent des enfants en période de guerre.

Une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite conduisant des attaques aériennes sur le Yémen a commis de « graves violations » des Droits de l’Homme à l’encontre d’enfants l’année dernière, en tuant 502 et en blessant 838, d’après un rapport préliminaire du secrétaire général des Nations unies, António Guterres.

« Le meurtre et les mutilations d’enfants restent les plus répandues des violations » du droit des enfants au Yémen, selon le projet de rapport de 41 pages obtenu par Foreign Policy (magazine américain, NdT). « Dans la période d’inspection, les attaques aériennes ont été la cause de plus de la moitié des enfants victimes, avec au moins 349 enfants tués et 333 enfants blessés. »

L’Arabie saoudite et ses alliés essaient depuis mars 2015, avec le soutien américain, de forcer les rebelles Houthis à quitter le pouvoir au Yémen. Mais les attaques aériennes de la coalition sont durement critiquées, pour la mort de civils, la dévastation d’infrastructures et la destruction du patrimoine architectural du pays.

D’après une source bien placée, Virginia Gamba, responsable en chef du rapport préliminaire confidentiel et représentante spéciale des enfants maltraités en temps de guerre de la direction de l’ONU, a informé lundi les hauts responsables de l’ONU, qu’elle envisage de recommander que la coalition conduite par les Saoudiens soit ajoutée à une liste de pays et d’organisations qui tuent et estropient des enfants. Cette décision devra être prise par Guterres, qui rendra le rapport définitif public dans le courant du mois.

La coalition aérienne, menée par les Saoudiens, a été responsable du plus grand nombre d’enfants victimes, 683, les rebelles Houthi en ayant tué ou blessé 414. En comparaison, on a dénombré six morts d’enfants causées par l’État Islamique et un mort d’enfant par al-Qaïda.

Les forces aériennes de la coalition ont également rasé 28 écoles.

La coalition menée par les Saoudiens est la seule force en présence au Yémen à être équipée d’avions et d’hélicoptères de combat, ce qui en fait la responsable probable de ces actions.

Les conclusions ont été intégrées à la version préliminaire du rapport annuel de l’ONU sur les Enfants et les Conflits armés, qui ont documenté les violations de droits de l’homme envers au moins 15 500 enfants l’an passé, que ce soit par des forces gouvernementales, des terroristes ou des groupes d’opposition armés, dans plus d’une douzaine de théâtres de conflits dans le monde. Quatre mille cas de maltraitance d’enfants ont été attribués à des gouvernements, la grande majorité des atrocités restantes, 11 500, ayant été commises par des organisations terroristes ou des insurgés.

D’après deux sources bien placées, les autorités saoudiennes ont insisté en privé auprès de l’ONU pour pouvoir engager des débats en haut lieu avant que le rapport ne soit publié. Et ils ont obtenu en cela le soutien des États-Unis, qui ont pressé l’ONU de ne pas faire figurer la coalition menée par les Saoudiens sur la liste, arguant qu’il serait injuste d’y faire figurer tous les membres de la coalition, y compris ceux qui n’ont pas commis d’atrocités. Outre l’Arabie saoudite, la coalition comprend le Bahreïn, l’Égypte, le Koweït, le Soudan et les Émirats Arabes Unis.

En lieu et place, Washington a fait pression pour que l’ONU ne liste que les États, pris individuellement, directement responsables d’atrocités, d’après les mêmes sources. Mais la tâche d’identifier quel État en particulier est responsable est compliquée par le fait que la coalition ne divulgue pas d’information sur l’engagement particulier de tel ou tel de ses membres dans les opérations, d’après les sources officielles.

Un responsable de la mission américaine à l’ONU a nié ces assertions, disant que « ils n’avaient pas présenté de tels arguments à qui que ce soit à l’ONU ».

La publication du rapport, prévue dans le courant du mois, met Guterres face à un dilemme compliqué : s’il met en cause la coalition saoudienne, il prend le risque d’une rupture avec les gouvernements arabes les plus influents à l’ONU. Mais s’il n’agit pas, il sera probablement accusé d’affaiblir l’engagement de l’ONU pour les droits de l’homme.

En février, Guterres a tenté de trouver une voie intermédiaire, en proposant à ses hauts conseillers d’attendre trois à six mois pour publier le rapport, afin d’inciter la coalition à améliorer sa conduite. Mais le bureau de l’avocat des enfants auprès de l’ONU a craint qu’un délai les expose à des critiques. Guterres, qui devrait recevoir le rapport final cette semaine, n’a pas indiqué ce qu’il allait faire.

L’impasse actuelle découle de l’adoption, en 2001, de la résolution 1379 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui mandate un haut responsable de l’ONU pour livrer un rapport annuel sur les attaques envers des enfants dans les conflits armés, comprenant en annexe une liste noire de gouvernements et de groupes terroristes ou groupes armés tuant ou estropiant des enfants. Mais cette résolution a soulevé d’importantes controverses parmi les États, qui n’apprécient pas d’être désignés publiquement et de figurer sur une liste incluant quelques-unes des organisations terroristes les plus connues du monde, comme al-Qaïda, Boko Haram ou l’État Islamique.

La dernière version du rapport préliminaire montre une baisse du nombre de pertes humaines documentées au Yémen. La version de Gamba explique cette baisse par une diminution provisoire des combats, suite à la signature de cessation des hostilités en avril 2016. Mais elle déclare également que le vrai décompte des victimes pourrait être plus élevé, prenant note que « la documentation des atteintes aux droits des enfants a été limitée par des restrictions d’accès et l’insécurité ».

Gamba déclare à FP [NdT: Foreign Policy] que le contenu du rapport final , qui est encore discuté au sein de plusieurs directions de l’ONU, n’est « pas encore finalisé » et que pour l’instant, aucune décision finale n’a été prise sur les pays à inclure dans la liste noire. Elle dit également ne pas être au courant des tentatives des États-Unis de s’opposer à l’ajout de la coalition saoudienne sur cette liste. « Rien de ce que vous décrivez ne m’est parvenu », a-t-elle déclaré. Et elle n’a ni confirmé ni infirmé avoir recommandé que la coalition menée par les Saoudiens figure sur cette liste.

Stephane Dujarric, porte-parole en chef de l’ONU, n’a pas souhaité commenter les conclusions de Gamba, mais il a indiqué que la version du rapport que FP s’est procuré « n’est pas la version finale ».

L’an dernier, l’Arabie saoudite avait été ajoutée sur la liste, sur la base de la responsabilité de la coalition saoudienne dans la mort de plus de la moitié des 1 953 enfants victimes dans le conflit du Yémen.

En réponse, l’Arabie saoudite avait menacé de faire sortir les pays arabes de l’ONU, et de mettre fin à des aides s’élevant à des centaines de millions [NdT: de dollars] en faveur des programmes de lutte contre la pauvreté des organisations internationales, à moins que la coalition ne soit retirée d’une liste d’États voyous de l’ONU. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait cédé à contrecœur et accepté de retirer temporairement la coalition de la liste, s’appuyant sur le fait que la perte des donations du golfe Persique mettrait en péril les vies de millions d’enfants du Sud-Soudan au Yémen.

Mais il avait prévenu que la coalition serait de nouveau placée sur la liste, à moins qu’un examen conjoint entre l’ONU et les Saoudiens de la conduite des opérations ne conclue au manque de justification des allégations, ou que les attaques envers les enfants cessent. Pour autant, les Saoudiens n’ont jamais été remis sur la liste et les attaques n’ont jamais cessé.

D’après l’UNICEF, environ 600 enfants ont été tués et 1150 blessés au Yémen entre mars 2016 et mars 2017.

La mission saoudienne auprès des Nations Unies n’a pas donné suite à notre demande de commentaires. Mais les officiels saoudiens ont soutenu en privé, lors de discussions avec l’ONU, avoir pris des mesures pour éviter les victimes parmi les enfants, et souligné que le nombre de morts et de blessés rapporté a baissé significativement depuis l’an dernier.

Des groupes extérieurs déclarent que la baisse n’est pas tant causée par les mesures de la coalition que par le fait que les observateurs extérieurs, parmi lesquels les enquêteurs de Human Right Watch et Amnesty International, se sont vu refuser l’accès au Yémen à bord des avions d’aide de l’ONU. En juillet, la coalition menée par les Saoudiens a bloqué un convoi d’aide de l’ONU pour Sanaa, la capitale du Yémen contrôlée par les Houthis, au motif que trois journalistes de la BBC faisaient partie du vol.

« En dépit de toutes les promesses des Saoudiens faites à l’ONU, aux États-Unis et au Royaume-Uni de limiter leurs actions, il n’y a pas vraiment eu d’amélioration dans la vie des enfants yéménites », déclare Akshaya Kumar, représentante adjointe de Human Rights Watch auprès de l’ONU. « Des écoles sont encore attaquées, des bombes sont encore larguées et des enfants sont encore tués. »

Crédit photo : FAYEZ NURELDINE/AFP/Getty Images

Source : Foreign Policy, Colum Lynch, 16-08-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

23 réponses à Un rapport confidentiel de l’ONU accuse la coalition saoudienne d’avoir tué des centaines d’enfants yéménites

Commentaires recommandés

Fabrice Le 14 septembre 2017 à 06h55

En fait les médias n’ont pas besoin de fake news ils leur suffit de ne pas en parler ou de le releguer au fin fond des faits divers et surtout pas a la une (parler du lit de camp de Macron est plus vendeur et important) c’est plus simple mais ce silence ce fait sur la vie des habitants de pays qui ont le tord de ne pas être du bon côté du colt comme le Yémen.

  1. Fabrice Le 14 septembre 2017 à 06h55
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    En fait les médias n’ont pas besoin de fake news ils leur suffit de ne pas en parler ou de le releguer au fin fond des faits divers et surtout pas a la une (parler du lit de camp de Macron est plus vendeur et important) c’est plus simple mais ce silence ce fait sur la vie des habitants de pays qui ont le tord de ne pas être du bon côté du colt comme le Yémen.


    • Bolivarien Le 14 septembre 2017 à 07h04
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      Bien d’accord .
      Néanmoins, vous avez tort , quand vous écrivez : ” qui ont le tord “…


  2. olivier Le 14 septembre 2017 à 07h12
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    “Vous notez qu’on en a beaucoup moins parlé que du Venezuela… »

    En effet. c’est une évidence.
    Par “on”, vous incluez également ce blog (ce n’est pas une critique, on ne peut pas etre partout ) ?

    Si oui, est-ce parce que les articles ou contre-articles manquent, même dans les sphères contre-systeme ? Est-ce parce que cela n’intéresse « personne » ? même les forces progressistes seraient plus focalisées sur le Venezuela (ce qui est assez logique) ?

    J’ai quand même la sensation que la « crise » des Rohingyas est plus facile a traiter par les médias alors que les faits sont beaucoup moins évidents. Ce 2 poids 2 mesures est intéressant et révélateur.


    • Alfred Le 14 septembre 2017 à 07h54
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      Le fait qu’il faille attendre un pseudo rapport enterré de l’ONU pour établir le caractère factuel du massacre est tout à fait sinistre. On a parlé dans un autre fil de l’intérêt de twitter comme agence de presse decentralisee. Le fait que depuis deux ans des centaines d’images d’enfants victimes circulent dans le monde entier par ce biais. La différence de ces images avec celles casques blancs saute aux yeux. Les faits sont évidents pour la moindre personne qui se poserait la question. Bien plus évidents que pour le Dombas à l’époque où pour les rohingyas.
      De même que le mépris augment de président en président, le mépris pour les journalistes augmente à chaque crise internationale. Il devient assez violent tant leur participation aux maquillages divers et variés (en plus ou en moins) est ACTIVE.


    • Catalina Le 14 septembre 2017 à 09h17
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      Olivier,
      Il y a 11 articles qui parlent du Yemen sur les crises;


    • Fabrice Le 14 septembre 2017 à 13h44
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      je confirme Catalina, Olivier avant d’avancer des choses vérifiez :

      http://www.les-crises.fr/?s=yemen&x=0&y=0


    • olivier Le 14 septembre 2017 à 20h37
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      Je n’affirme rien, je questionne, Les guillemets indique une citation de qui vous savez. En revanche vous confirmez mon intuition.

      Je compte 39 articles sur le Vénézuela. Avec un nombre moyen (a vu de nez) de 40/50 commentaires. A vu de nez toujours pour le yemen : on doit a peine dépasser les 20.
      Donc ‘on’ ne s’y intéresse pas.

      Hors le nombre de morts me parait supérieur pour le Yemen, la situation plus dramatique, et les conséquences géopolitiques de loin plus importantes nous concernant. Nous y avons (dans la régions) beaucoup d’intérêts (nous y vendons des armes).

      Vous me confirmez donc que le blog est inclus dans le ‘on’.
      La crise fait vendre mais la guerre rapporte pour certains mais lasse les autres.

      Amusant, sur google actu – moins d’un an :
      On compte Environ 26 300 000 résultats pour le vénézuela.
      Environ 30 200 000 (!) pour yemen
      Environ 1 530 000 résultats pour les Rohingyas (crise beaucoup plus récente qui pourrais traduire une surexposition). Je vous laisse expliquer les résultats et la focale sur le Vénézuéla ici.

      C’est un décompte macabre, mais cela interroge. C’est bien le but de mon propos. Et pour ceux qui n’ont pas lu : je ne porte aucune accusation, je constate. Je ne vais pas nier en revanche que la question va en gratter certains. A chacun d’en déduire ce qu’il veut.


  3. Jac Le 14 septembre 2017 à 08h31
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    Tuer les enfants, c’est tuer les menaces futures pour ceux qui veulent conserver leur pouvoir, et tuer l’espoir de ceux qui subissent leur oppression. Il n’y a pas pire crime parce que c’est un crime sans honneur.
    Malgré ultra richesses, culture raffinée, pétrole et technologies de pointe, splendeurs architecturales… ces minorités d’hommes pour le pouvoir et par leurs crimes ne demeurent que des sauvages. En tuant ces enfants ils tuent aussi leur humanité qui les distingue de l’animal. Tel l’ont fait les nazis issus du peuple le plus cultivé, ou naguère les plus grandes civilisations qui pour leur pseudo gloire se sont rabaissées à n’être que des barbares.


  4. Catalina Le 14 septembre 2017 à 09h19
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    Appremment l’inscription sur liste noire dépend de l’argent que vous donnez à l’ONU, donc…. qu’est-ce que l’ONU ? une officine qui vend des brevets de bonne conduite ? de “bons morts” ?


    • fanfan Le 14 septembre 2017 à 13h42
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      L’ONU paraît gagnée par la gangrène de la censure… L’Organisation Internationale a ordonné la censure d’un rapport qu’elle a commandité elle même, sous la double pression d’Israël et de pays arabes non identifiés. Une mesure qui a frappé un haut fonctionnaire occupant l’échelon le plus élevé de la haute fonction publique: un ressortissant arabe ayant grade de secrétaire général adjoint.
      Instrument obsolète, l’ONU sert tout au plus d’instrument d’intimidation, de punition et d’humiliation. Son instrumentalisation par les grandes puissances pour les besoins de leur politique explique une part de son discrédit.
      http://www.madaniya.info/2017/06/28/l-onu-gangrenee-par-la-censure/
      Le rapport : https://docs.google.com/viewerng/viewer?url=http://www.madaniya.info/wp-content/uploads/2017/06/version-anglaise.pdf


    • Vendetta Le 14 septembre 2017 à 17h32
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      Oui, on revient au système des “indulgences”. Tout ça est d’un cynisme insupportable. Rappelons pour finir que tous ces crimes commis par la coalition se font dans le silence de nos médias mais aussi avec les armes que nous fournissons à l’Arabie Saoudite. Quand on regarde les propriétaires des médias Français, on comprend qu’évidemment ce n’est pas un hasard.


  5. Fritz Le 14 septembre 2017 à 09h36
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    Mais que fait Carla Del Ponte ? “Au Yémen il n’y a que des méchants” ?


    • Chris Le 14 septembre 2017 à 14h32
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      Carla “dégriffée” a annoncé sa démission.
      Pour l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud, le procureur démissionnaire Carla Del Ponte, incarne les insuffisances, les préjugés, les «vices de construction» de la justice internationale.


  6. Le modéré Le 14 septembre 2017 à 10h12
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    L’A.S s’est fait beaucoup d’ennemis au sein méme de ses amis: Malgré les 460 Milliards des dollars versés aux USA, elle demeure poursuivie devant les tribunaux américains pour dédommagement des victimes des T.C.(lamrani.over-blog.com A.S face aux sanctions du Congrés), ses relations avec la Syrie, avec l’Iran, et méme avec ses fréres Qataris sont cisaillées. Et la voici maintenant exposée aux dénonciations de l’ONU pour les crimes commis au Yémen.
    Les protections dont elle jouit sont basées uniquement sur l’intéret mais nullement sur de la sympathie. Or quant on peut tirer profit par le chantage ou la dissuasion il devient inutile de manifester de la sympathie pour l’avoir


  7. Haricophile Le 14 septembre 2017 à 12h23
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    « En lieu et place, Washington a fait pression pour que l’ONU ne liste que les États… »
    Déjà comme ils s’excluent du processus eux-même… et puis vendre des armes y compris interdites par la convention de Genève à cette fameuse coalition, ça n’a strictement rien à voir… c’est du business, uniquement du business…


  8. Arcousan09 Le 14 septembre 2017 à 13h30
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    “Vous notez qu’on en a beaucoup moins parlé que du Venezuela…”
    Ben voyons !!!
    Au Venezuela ce ne sont QUE des méchants suppôts du “mal” donc la guerre et le massacre sont ” justifiés ” et servent d’argument pour persister
    Au Yémen la guerre est menée pour défendre le “bien” alors aucune critique de quelque ordre qu’elle soit n’est … recevable …. Silence dans les rangs !!!
    CQFD


  9. Chris Le 14 septembre 2017 à 14h29
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    “Ils ont obtenu en cela le soutien des États-Unis, qui ont pressé l’ONU de ne pas faire figurer la coalition menée par les Saoudiens sur la liste noire”.
    D’autant plus que les USA sont parties prenantes de la coalition contre le Yémen, que ce soit en fournissant l’armement, le réseau et centre de renseignement pour guider les attaques, les instructeurs… voire les pilotes !
    Mais pas que : les forces européennes de l’OTAN y sont également : Djibouti, base française, est à un jet de pierre.
    Que du beau monde, médiatiquement droithommiste et étendard de la démocratie pour tous !
    La compromission avec l’Arabie Saoudite, instigatrice et sponsor du 11/9, bienfaitrice du terrorisme takfiri (Wahhabisme militant) international atteint des sommets de corruption et d’impudence criminelles.


  10. fanfan Le 14 septembre 2017 à 14h37
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    Et pendant ce temps là…

    “Le Yémen est confronté à la plus grande crise alimentaire au monde” a déclaré le Directeur général de l’ONU-FAO, José Graziano da Silva: 17 millions de personnes touchées par l’insécurité alimentaire, soit les 2/3 de la population nationale, dont 7 millions sont menacées de famine.

    Le Directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a rappelé que l’épidémie de choléra, qu’il a imputée “au conflit, à la destruction des services de santé et à la faim”, touchait les 21 gouvernorats du pays et qu’on comptait plus de 300.000 cas suspects et déjà 1.700 morts.
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39818#.WbpuTmIaySM


    • fanfan Le 14 septembre 2017 à 14h38
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      Et l’envoyé spécial du Secrétaire général au Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, a précisé que l’élément manquant pour l’heure était la claire intention des parties de mettre fin à la guerre. “Ce n’est un mystère pour personne que de nombreux marchands de guerre au Yémen ne veulent pas la paix” …
      http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=40019#.Wbp1qGIaySM


  11. Patrice Le 14 septembre 2017 à 23h12
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    “Un rapport confidentiel”??? Il est de notoriété publique que les Saoudiens et leurs alliés du CCG ont exercé un véritable chantage sur l’ONU l’an dernier, menaçant de couper leur contribution aux multiples programmes d’aide de l’ONU. Meme le NYTimes en a parlé https://www.nytimes.com/2016/06/18/opinion/saudi-blackmail-at-un.html et Ban Ki Moon s’est exprimé clairement sur ce point, confirmant ce chantage.Tout cela pour dire que “le rapport confidentiel” n’avait rien de confidentiel et existait déjà l’an dernier. Si ce sujet revient sur le tapis, c’est que “on” met la pression sur les Saoudiens, et dans ce “on” il faut sans doute inclure Gutteres et un certain nombre d’instances onusiennes et de pays qui pèsent. Idem pour l’article de OrientXXI sur le “détournement” des armes du contrat Donas, etc.


  12. tchoo Le 15 septembre 2017 à 06h00
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    Dans une guerre de communication quand il n’ y a qu’un communiquant (ou si peu) qui communique il n’est pas étonnant d’avoir peu de sujet journalistiques.


  13. Abdou Sat Le 16 septembre 2017 à 14h54
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    Il y a une région qui semble avoir été oubliée, c’est le Soudan Sud, qui faisait la une des médias, mais depuis sa création personne ne traite de la guerre civile entre ethnies pourtant toutes chrétiennes, le TPI ne se prononce plus sur les dépassements qui y ont cours. Pourquoi ce silence ?


    • Alfred Le 17 septembre 2017 à 23h24
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      Par ce que cela ne servirait les intérêts de personne parmis les dirigeants de media. Les médias ne sont pas là pour informer mais pour amener le public à penser dans une certaine direction.


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