La grave dérive actuelle a commencé environ 2 semaines après l’élection américaine. Le Washington a ouvert le bal…

Le Washington Post promeut scandaleusement une liste noire maccarthyste fournie par un nouveau groupe caché et très obscur, par Ben Norton, Glenn Greenwald

Source : The Intercept, le 26/11/2016

Photo: BRENDAN SMIALOWSKI/AFP/Getty

Photo: BRENDAN SMIALOWSKI/AFP/Getty

Ben Norton, Glenn Greenwald

Le 26 novembre 2016

Le Washington Post de jeudi dernier a fait la promotion des revendications d’une nouvelle organisation obscure qui salit des dizaines de sites d’actualités américains qui critiquent la politique étrangère des États-Unis comme étant des « colporteurs de la propagande russe ». L’article du journaliste Craig Timberg – intitulé “Les experts affirment que la propagande russe aide la diffusion des “nouvelles fausses” pendant l’élection” – cite un rapport d’un site internet anonyme appelé PropOrNot, qui affirme que des millions d’américains ont été trompés cette année par une énorme “campagne de désinformation” russe.

Selon ce groupe, la liste des sites propageant la désinformation russe inclue WikiLeaks et le “Drudge Report”, ainsi que les sites internet plutôt de gauche qui ont critiqué Clinton comme par exemple “Truthout”, “Black agenda report”, “Truthdig” et “Naked capitalism”, mais également les publications libertariennes comme “Antiwar.com” et le “Ron Paul Institute”.

Cette publication du Washington Post a été une des informations politiques ayant le plus circulé dans les médias sociaux lors des dernières 48 heures, avec des dizaines, peut-être des centaines de journalistes et critiques américains ayant une large portée qui ont déversé cette information censée changer la face du monde. C’était l’article le plus lu de tout le site web du Post ce vendredi après sa publication.

Pour autant, cet article est rempli d’allégations imprudentes et non vérifiées, et fondamentalement bâclé par des tactiques journalistiques paresseuses. Il n’était pas étonnant de découvrir que, comme l’a souligné Sheera Frenkel de Buzzfeed, “beaucoup de journalistes se sont contentés de relayer cette histoire.” Ses énormes défauts parlent d’eux-mêmes. Mais le Post, mené par son éditeur en chef Marty Baron, a gaiement porté l’affaire et l’a agressivement promue.

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L’effort de propagande russe a aidé à la diffusion de fausses informations durant les élections, affirment des chercheurs indépendants

En qualifiant le groupe à l’origine de ce site web comme “experts”, le Post a décrit PropOrNot simplement comme “un groupe de chercheurs apolitiques avec une expérience dans les domaines de politique étrangère, militaires et technologiques.” Aucun membre de l’organisation n’est nommé. Le directeur exécutif est cité, mais seulement sous condition d’anonymat, que le Post indique avoir offert au groupe “pour éviter d’être visé par des légions de hackers russes expérimentés.”

En d’autres termes, les individus derrière ce groupe fraichement créé stigmatisent publiquement des journalistes et des informations comme outils de propagande russes – appelant même le FBI à enquêter sur eux au motif d’espionnage – en cachant lâchement leur propre identité. Le groupe dont le Post fait la promotion réincarne la toxicité de Joseph McCarthy, mais sans le courage de mettre les noms sur la liste noire. Se faisant l’écho du sénateur du Wisconsin, le groupe se réfère à la longue collection de sites faisant la propagande russe, comme “La Liste”.

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Les références de ce supposé groupe d’experts sont impossibles à vérifier, étant donné qu’aucune n’est fournie ni par le Post, ni par le groupe lui-même. The Intercept a contacté PropOrNot et posé de nombreuses questions à propos de l’équipe, mais n’a reçu pour réponse que : “Nous recevons beaucoup de demandes de commentaires et ne pouvons pas vous répondre aujourd’hui =)” avec un smiley souriant. Le groupe d’ajouter : “Nous sommes plus de 30 personnes, réparties en équipes, et nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer l’implication d’une personne en particulier.”

A ce jour, ils n’ont fourni aucune autre information à part cela. Comme l’a écrit Matthew Ingram, du magazine Fortune, en critiquant l’article du Post, le compte Twitter de PropOrNot “n’existe que depuis le mois d’août de cette année. Et un article annonçant le lancement du groupe sur son propre site est daté du mois dernier.” La requête WHOIS sur le nom de domaine ne renvoie aucun résultat, étant donné que le site web a été enregistré comme privé.

Plus troublant encore, PropOrNot a listé de nombreuses organisations sur son site web comme “alliées”, bien que nombre de ces “prétendues alliées” ont dit à “The Intercept” et se sont plaintes sur les réseaux sociaux qu’elles n’ont rien à voir avec le groupe en question et n’ont jamais entendu parler de lui avant que le Post publie cet article.

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Je souligne juste que je n’avais jamais entendu parler de Propornot avant l’article du WP et ne les ai jamais autorisés à appeler Bellingcat son “allié”

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Cette histoire du Washington Post devient de plus en plus embarrassante à chaque minute

@ggreenwald Aucun de ceux à qui j’ai parlé et qui sont listés en tant “qu’alliés” sur leur site n’a jamais entendu parler d’eux avant la parution de l’article du WP

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Je peux le confirmer. Je n’ai aucune idée de ce qu’est ce site, ni de qui l’administre. Pas sûr de comprendre en quoi nous sommes “alliés”. Cela a juste l’air d’un blogroll

A un moment donné la nuit dernière, après que plusieurs groupes listés comme “amis” aient protesté, le groupe a tranquillement changé le titre de ses “alliés” en “projets semblables”. Quand The Intercept a questionné PropOrNot à propos de cette incohérence par email, le groupe a renvoyé une réponse très concise : “Nous n’avons aucun lien institutionnel avec aucune organisation.”

Dans son article du Post, Timberg n’a pas inclus de lien vers le site web de PropOrNot. Si les lecteurs avaient eu l’opportunité de visiter le site, il aurait été instantanément évident que ce groupe de soi-disant experts ressemble en fait plus à des colporteurs amateurs, plus proche du cliché propagandiste que d’une analyse experte, sérieuse et substantielle ; c’est une démonstration flagrante du biais de la promotion de l’histoire officielle de l’OTAN à propos du monde ; et cela prend la direction d’une douteuse tactique type McCarthy contre un large panel de critiques et de contestataires.

Afin de voir à quel point ce groupe de lâches anonymes est frivole, et même immature – ceux-là même que le Post vénéraient comme des experts sérieux pour fourguer leur histoire – il suffit de lire un échantillon de leurs tweets récents :

Ohhh, regardez tous ces Poutinistes en colère qui essaient de changer de sujet – ils ont l’air tellement fâchés !! C’est pas mignon ???? Nous ne censurons pas, nous révélons au grand jour.

— PropOrNot ID Service (@propornot) November 26, 2016

Des fascistes, des enculés de fascistes. C’est contre ça que nous luttons. Involontairement ou pas, ils travaillent pour la Russie. https://t.co/LBp2y19PTv

— PropOrNot ID Service (@propornot) November 22, 2016

Quant à leur refus de s’identifier, alors qu’ils accusent des centaines de journalistes américains d’être loyaux au Kremlin, ou d’être leurs “idiots utiles”, voici leur réponse mature :

Nous envisagerons de révéler nos noms quand la Russie révèlera les noms de ceux à l’origine de son opération de propagande à l’Ouest ????

— PropOrNot ID Service (@propornot) November 25, 2016

Le Washington Post devrait être très fier : il a bâti la majeure partie de son histoire sur des assertions non vérifiées, non vérifiables, de cette risible organisation.

L’une des fonctions essentielles de PropOrNot semble être la compilation d’une interminable liste noire de sites d’infos ou politiques qu’il cherche à souiller comme promoteurs de “Propagande Russe”. Dans cette liste noire de supposés diffuseurs de propagande se trouvent inclus des sites indépendants de gauche comme Truthout, Naked Capitalism, Black Agenda Report, Consortium News, et Truthdig.

Sont aussi inclus des sites libertaires comme Zero Hedge, Antiwar.com, et l’Institut Ron Paul, avec l’immensément influent site de droite le Drudge Report et le site WikiLeaks. Des blogs d’extrême-droite, anti-musulmans comme Bare Naked Islam sont aussi qualifiés de porte-parole du Kremlin. En fait, tous ceux qui ne sont pas situés entre la centriste Hillary Clinton et Jeb Bush sont coupables. Sur son compte twitter, le groupe a annoncé un nouveau plugin qui alerte automatiquement l’utilisateur si le site qu’il visite a été désigné par le groupe comme un diffuseur de propagande russe.

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Nous venons de publier la version BETA (très beta) de notre plugin Chrome, qui distingue les domaines que nous avons identifiés

Pour lancer sa théorie, l’article du Post reprend sans esprit critique l’affirmation clinquante de PropOrNot que les histoires initiées ou soutenues par la “campagne de désinformation” russe ont été vues plus de 213 millions de fois. Malgré qu’aucune méthodologie n’ait été fournie ni pour déterminer comment un site mérite de figurer sur la liste noire ni comment ce chiffre a été calculé. Ingram a écrit : “Comment cette audience a-t-elle été mesurée ? Nous ne le savons pas. Les histoires présentées par ce réseau ont été vues 213 millions de fois, dit-on. Comment le savons-nous ? C’est peu clair.”

Probablement, ce nombre impressionnant a été créé en incluant sur ses listes les sites très populaires WikiLeaks, ainsi que le Drudge Report, 3eme site politique le plus fréquenté sur internet. Toutefois cet effrayant chiffre de 213 millions digne de la guerre froide, pour les vues des légendes “diffusées par les Russes”, a été repris sans critique par de nombreux et prestigieux acteurs des media, tels que le rédacteur en chef adjoint du New York Times Jonathan Weisman et le professeur Jared Yates Sexton – alors que ces chiffres sont au mieux erronés.

Certains des sites de la liste noire de PropOrNot font effectivement de la propagande russe – citons Sputnik News et Russia Today, qui ont été créés par le gouvernement russe. Mais beaucoup de ces sites mentionnés sont des sources d’information indépendants et complètement légitimes qui souvent sont financés par des dons ou des fondations et ont fourni et analysé des informations depuis de nombreuses années.

Le groupe a commis des diffamations flagrantes en traitant de propagandistes du Kremlin des sites d’infos évidemment légitimes.

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Un des exemples les plus flagrants est l’inclusion de Naked Capitalism, le site de gauche le plus respecté dirigé par le critique de Wall Street Yves Smith. Ce site a été nommé par le Times Magazine un des 25 meilleurs blogs sur la finance en 2011 et par Wired Magazine comme un site essentiel à suivre sur la finance, et Smith a été présenté en tant qu’invité dans des émissions comme le PBS show de Bill Moyers. Et ce groupe de lâches anonymes, artistes en diffamation, sont promus par le Washington Post, et les a mis sur la liste noire de la désinformation russe.

Le groupe évite les médias alternatifs comme ceux-ci et à la place recommande aux lecteurs de se fier seulement aux publications favorables à l’Establishment comme NPR, la BBC, le New York Times, le Wall Street Journal, le Washington Post, BuzzFeed, et VICE. C’est parce qu’une grande partie de la définition du groupe pour “Publication de Propagande Russe” critique la politique étrangère des USA.

PropOrNot ne détaille pas ses critères, décrit simplement ses méthodes comme “comportementales” ou “sans motivations spéciales.” C’est à dire, même si une source d’information n’est pas techniquement une publication russe et n’essaye même pas de soutenir le Kremlin, il est quand même coupable d’être “un idiot utile” s’il publie du matériel qui, dans un sens, pourrait être commode ou utile pour le gouvernement russe. En d’autres termes, le site confond la critique envers les gouvernements occidentaux et leurs actions et politiques avec la propagande russe. Les sites d’infos qui ne font pas écho inconditionnellement aux perspectives pro-OTAN sont accusés d’être des porte-paroles du Kremlin, même non intentionnellement.

Pendant qu’ils black-listent des journalistes gauchistes ou libertaires, PropOrNot nie aussi être maccarthiste. En même temps, pourtant, ils appellent le gouvernement des USA à utiliser le FBI et le DOJ [Department of Justice] pour mener des enquêtes officielles contre ces sites web qu’ils accusent, “parce que les gens qui font de la propagande pour des oligarchies brutales et autoritaires sont souvent impliqués dans un tas de sales affaires de toutes sortes.” L’obscur groupe va même plus loin en clamant que les gens impliqués dans les sites black-listés pourraient “avoir violé la loi sur l’espionnage (Espionage Act), la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (Foreign Agent Registration Act), et autres lois en rapport.”

En résumé : Ils ne sont pas maccarthistes ; Mort à la pensée. Ils veulent juste que de multiples media américains fassent l’objet d’une enquête du FBI pour espionnage au nom de la Russie.

QUI EXACTEMENT EST derrière PropOrNot, d’où sortent-ils leur financement et sont-ils ou non liés à un gouvernement, c’est un mystère complet. The Intercept a aussi envoyé des requêtes à Craig Timberg, du Post, posant ces questions et demandant s’il pense que c’est correct que des sites de gauche comme Truthout soient étiquetés comme “Propagande Russe”. Timberg a répondu : “Je suis désolé, je ne peux pas commenter sur ces histoires que j’ai écrit pour le Post.”

Comme c’est souvent le cas, des journalistes – qui demandent constamment de la transparence pour n’importe qui d’autre- refusent de donner même le niveau le plus basique de transparence pour eux-mêmes. Quand ils sont objets d’examen minutieux, ils adoptent par réflexe le langage des agences de sécurité nationales les plus secrètes : On ne commente pas sur ce que l’on fait.

L’article de Timberg sur la soi-disant ubiquité de la propagande russe est trompeur de bien d’autres façons. l’autre expert principal sur lequel repose cet article est Clint Watts, un camarade du Foreign Policy Research Institute, un think tank pro-occidental qui comprend dans son bureau de conseillers, des personnalités néo-conservatives comme le fameux universitaire orientaliste Bernard Lewis, le pro-impérialiste Robert D. Kaplan, qui servi au Bureau Politique de la Défense (Defense Policy Board) du gouvernement des USA.

Ce que le Post oublie de mentionner dans son rapport est que Watts, un de spécialistes sur lesquels il s’appuie pour ses affirmations, a travaillé avant comme agent spécial pour la Joint Terrorism Task Force (équipe renforcée antiterroriste), et comme officier exécutif de la Military Academy’s Combating Terrorism Center (Académie militaire et Centre de combat anti-terorristes) des USA. Comme Ingram de Fortune écrivit sur le groupe, c’est un “think tank conservateur financé et animé par les partisans de la Guerre froide entre la Russie et les États-Unis.”

PropOrNot n’est en aucune façon un observateur neutre. Il appelle activement le Congrès et la Maison-Blanche à travailler avec “nos alliés européens pour déconnecter la Russie du système de transaction financier SWIFT, à effet immédiat et pour une année entière, comme réponse appropriée à la manipulation des élections par les Russes.”

En d’autres termes, ce groupe de lâches qui black-liste – experts potentiels dans les pages du Washington Post- milite activement pour les gouvernements occidentaux et poussent à prendre des mesures punitives contre le gouvernement russe, et parle et conspue depuis une structure extrêmement idéologique que le Post cache à ses lecteurs.

ENCORE PLUS TROUBLANT que le journalisme de bas étage du Post, c’est que ce cas soit la tendance la plus large dans laquelle toute théorie de conspiration sauvage ou attaque maccarthiste soit maintenant autorisée dans les discours aux USA tant que cela implique la Russie et Poutine- juste comme il est vrai qu’il était courant dans les années 50 de lire des histoires sur comment les Russes empoisonnaient les réserves d’eau des États-Unis, ou infiltraient les institutions américaines. Toute histoire anti-Russie était – et est encore – instantanément investie de crédibilité, alors que quiconque questionne sa véracité ou sa basique évidence est l’objet d’attaques sur sa loyauté, ou, au mieux, vilipendé comme “idiot utile”.

Deux des rapports les plus discrédités de la période électorale illustre ce point : un article du Slate prétendant qu’un serveur privé a été repéré comme reliant l’organisation Trump et une banque russe (ce qui, comme l’actuelle histoire du Post, a été vendu partout et rejeté par de multiples publications) et un délire complètement fou de Kurt Eichenwald du Newsweek clamant que Poutine a ordonné à WikiLeaks de trafiqué des emails – les deux ont été partagés sans critiques et postés sur Twitter par des centaines de journalistes à des milliers de personnes voire plus.

Le Post lui-même – posant maintenant comme un combattant contre les “fausses nouvelles” – publia un article en septembre qui traitait avec le plus grand sérieux l’affirmation qu’Hillary Clinton s’est évanouie le 11/9 parce qu’elle a été empoisonnée par Poutine. Et cela sans parler de l’histoire honteuse pour convaincre les Américains que Saddam construisait de non-existantes armes nucléaires et entretenait une alliance puissante avec al-Qaïda. Comme c’est souvent le cas, ceux qui le plus souvent alertent les gens sur les “fausses nouvelles” en sont souvent eux-mêmes les plus agressifs diffuseurs.

Bien sûr, ce qui arriva ici est l’essence même des fausses nouvelles. L’histoire du Post sert les intérêts de nombreuses factions : ceux qui veulent croire que Poutine a volé l’élection d’Hillary Clinton ; ceux qui veulent croire qu’internet et les réseaux sociaux sont de graves menaces qui doivent être contrôlées, contrairement à la vérité objective publiée par les vieux media crédibles ; ceux qui veulent une résurrection de la Guerre froide. Aussi, ceux qui virent les tweets et les articles sur Facebook promotionnant cette histoire du Post cliquaient instantanément, partageaient et promotionnaient l’histoire sans avoir un iota de réflexion critique, ou sans savoir si cette affirmation était vraie, parce qu’ils voulaient que cela soit vrai. Ce comportement inclut de nombreux journalistes.

Donc, l’histoire s’est répandue en un éclair, comme un incendie ; des dizaines de gens, peut-être des centaines de milliers ou même des millions l’ont consommée, croyant que c’était vrai parce que tellement de journalistes et d’experts leur ont dit que c’était vrai. Virtuellement, aucun de ces auteurs n’a passé une seule minute ou une once d’énergie à chercher si c’était vrai. Cela leur faisait plaisir de croire que c’était vrai, alors ils l’ont appuyé. C’est l’essence de la façon dont les fausses nouvelles fonctionnent, et c’est l’ultime ironie que l’histoire du Post a fini par illustrer et propager bien plus de fausses nouvelles qu’ils n’en ont dénoncé.

Source : The Intercept, le 26/11/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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51 réponses à Le Washington Post promeut scandaleusement une liste noire maccarthyste fournie par un nouveau groupe obscur, par Glenn Greenwald

Commentaires recommandés

francois Marquet Le 19 février 2017 à 11h16

Concernant le hacking russe, les professionnels tels John McAfee (cybersécurité) et Eric Denecé (analyse du renseignement) sont clairs: pipeau, pipeau, pipeau
https://www.rt.com/usa/372219-larry-king-mcafee-cybersecurity/
http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/tats-unis-les-vraies-raisons-de-expulsion-des-diplomates-russes.php
PropOrNot et le Décodex du monde ne sont que la partie émergée d’un immense iceberg, celui de la tentative par les gouvernements de reprendre le contrôle de l’information, internet ayant capté l’audience des média traditionnels, décrédibilisés. Les pouvoirs et lobbys en place n’ont plus de courroie de transmission pour leur désinformation, nécessaire pour nous garder sous contrôle. L’offensive est dirigée tous azimuts contre les média alternatifs, sous le prétexte de lutter contre la diffusion de fausses informations. Nous ne sommes pas dupes. La liberté a des attraits trop puissants.

  1. Laurent Le 19 février 2017 à 10h41
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    Cette symétrie entre le PropOrNot du Washington Post et le Décodex du Monde est effrayante .


    • gallier2 Le 19 février 2017 à 12h23
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      En même temps en Allemagne l’équivalent ZDFcheck17 est également mis en place. Et après on nous dit qu’il n’y a pas de complot mondial (de l’oligarchie contre le peuple).


      • Alain Le 19 février 2017 à 16h50
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        c’est pas un complot , c’est public, visible et prévisible.
        c’est une guerre…
        les accusés du decodex ici ne sont pas plus innocents que le mond eou libé…
        il n’ a pas de source honnête, il y a des sources


        • JC Le 20 février 2017 à 23h08
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          Le résultat, l’action, est visible, mais la préparation, l’idée mûrement réfléchie qui en est à l’origine, c’est ça qu’on appelle complot. Aucun débat démocratique n’a eu lieu pour tout ça, ça sort du chapeau de l’OTAN après des débats secrets a priori (sauf si tu trouves quelque chose).


      • damnijustfeltagain Le 21 février 2017 à 17h02
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        Attention, une entente secrète dans le but de servir les intérêts d’un groupe relève de la collusion. On peut parler de conspiration lorsque la motivation est malveillante, lorsqu’il y a entente secrète dans le but de nuire à un peuple, ce qui n’est pas le cas ici.

        Il n’y a pas de complot contre les peuples. Simplement une forme de domination extrêmement sophistiquée qui s’exerce sous couvert de démocratie. La nuance est la meme qui existe entre lucidité et paranoïa.


  2. jim Le 19 février 2017 à 10h42
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    Je déplore le développement à vitesse grand V de l’emploi de l’adjectif “maccarthyste”, ce qui à mon avis va rendre plus difficile la compréhension de ce qu’il se passe vraiment, et la résolution de ce problème. Bah…


    • Chris Le 19 février 2017 à 14h04
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      Pour avoir connu cette époque, je ne déplore pas du tout ce qualificatif.
      Nous sommes en guerre froide, même si cela se passe pour l’instant, majoritairement au niveau de la communication. Les Russes ne s’y trompent pas depuis l’annonce du bouclier anti-missiles, sombre répétition des missiles Jupiter pointés sur l’URSS à partir de la Turquie et qui allait provoquer la crise de Cuba, qui fut une riposte de Khrouchtchev.
      Les médias, en collusion avec les perdants des élections (et ils sont nombreux pour des motifs divers) diabolisent l’administration Trump et accessoirement les médias alternatifs qui publient des “vérités” contraires, comme en son temps, l’Amérique anti-communiste s’appliquait à expurger tous les politiciens et médias de la vie publique.
      D’où le ralliement quasi unanime d’Hollywood, dont les membres payèrent un lourd tribu.
      Une hystérie qui allait aboutir à la création du Pacte de Varsovie, 6 ans plus tard que l’OTAN.


      • jim Le 19 février 2017 à 14h46
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        Je ne dis pas le contraire, lisez mon commentaire plus bas. Structurel, conjoncturel… PAs que de la géopolitique, du bien plus profond…

        Ce que j’essaie d’expliquer en trop peu de mots, c’est que la focalisation sur les aspects actuels qui rappelent effectivement le Macckarthysme (histérie contre ceux qui ont une pensée pro russe ou tout simplement non anti-russe primaire, avec le fond de l’époque qui est le choc de 2 blocs géographiques, et de 2 idéologies) éloigne de la compréhension d’ensemble du problème, et donc de sa résolution.

        Car il s’agit plus à mon avis d’une énième attaque contre le “purement internet” et contre les disruptions qu’il entraine, cette énième étant particulièrement vicieuse et puissante et étendue.

        Si les gens du Monde veulent aller dans les écoles avec leur decodex, ce n’est pas pour apprendre aux enfants que les Russes sont méchants. Ce qui est déisgné comme “méchant et dangereux” a un spectre différent et bien plus large.


      • tepavac Le 20 février 2017 à 01h31
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        Je crois pouvoir dire, que le pouvoir Russe est plié de rire par toute ces pitreries.
        Il semble même que l’Otan s’est pris une baffe à répétition dans le Donbass, la mer noir et en Syrie.
        Quelques chose nous échappe, mais le fait que le chef de l’Otan ait publiquement révélé que les USA reprendront des relations avec la Russie qu’en “position de force”, indique clairement un aveu de faiblesse.
        Enfin pour revenir aux pieds nickelés de la presse, il y a le Guardian qui n’est pas en reste de ridicule.
        “Un coup de téléphone mettrait en danger les fondement de la démocratie Américaine” et de là, il spécule sur une conspiration entre Poutine et Trump!!!
        https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/feb/15/flynn-scandal-donald-trump-russia-investigation

        Maintenant si vous voulez plus d’infos sur pro porno t,
        http://www.thedailybell.com/news-analysis/propornot-all-star-organizers-koch-soros-cia-mi6-ukraine-all-together-now/


  3. Fritz Le 19 février 2017 à 10h45
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    Article magistral. PropOrNot, c’est l’original ; Décodex, c’est la copie.

    Cela nous rappelle la guerre du Golfe en 1991 : CNN donnait le ton, TF1 et Antenne 2 imitaient leur maître transatlantique. La voix de leur maître.

    Légère adaptation hexagonale : là où les émules anonymes du sénateur McCarthy désignent des sites “left-wing” ou “right-wing”, leurs imitateurs français préfèrent les catégories “rouge-brun” et “conspirationniste”.

    Personnellement, j’ai entendu une journaliste de France Inter déblatérer contre les fausses nouvelles au matin du 9 novembre, alors que l’élection de Trump semblait acquise. Elle n’incriminait pas encore les Russes : c’est que PropOrNot n’avait pas encore désigné le Kremlin.


    • francois Marquet Le 19 février 2017 à 11h16
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      Concernant le hacking russe, les professionnels tels John McAfee (cybersécurité) et Eric Denecé (analyse du renseignement) sont clairs: pipeau, pipeau, pipeau
      https://www.rt.com/usa/372219-larry-king-mcafee-cybersecurity/
      http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/tats-unis-les-vraies-raisons-de-expulsion-des-diplomates-russes.php
      PropOrNot et le Décodex du monde ne sont que la partie émergée d’un immense iceberg, celui de la tentative par les gouvernements de reprendre le contrôle de l’information, internet ayant capté l’audience des média traditionnels, décrédibilisés. Les pouvoirs et lobbys en place n’ont plus de courroie de transmission pour leur désinformation, nécessaire pour nous garder sous contrôle. L’offensive est dirigée tous azimuts contre les média alternatifs, sous le prétexte de lutter contre la diffusion de fausses informations. Nous ne sommes pas dupes. La liberté a des attraits trop puissants.


      • Pegaz Le 19 février 2017 à 16h33
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        Prendre le contrôle de l’information par tous les moyens, une forme de révisionnisme live 24h/24. Du prêt à penser pour la gamelle populaire aromatisé de peur/panique et paranoïa.
        Bien que nuisible pour certain, tout comme le Décodex l’est pour Olivier, l’outils est archaïque.
        Je suis plus inquiets en ce qui concerne ces coalitions de sites/blogs de debunkers et la presse labellisée. L’évolution de la First Draft Coalition via la First Draft Partner Network (réseau international marqué US) jusqu’au CrossCheck, coalition française et soutien international.

        Origine : « Introducing the First Draft Coalition » en anglais ou par « traduire cette page » (traduction convenable)

        https://fr.firstdraftnews.com/lancement-de-crosscheck/ (Partenaires Fondateurs ! )


        • stefan poulev Le 22 février 2017 à 14h56
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          haha. on parle beaucoup depuis un certain temps d'”effort d’éducation” du peuple ignorant. en d’autres temps et dans d’autres lieux, on parlait plutôt de “rééducation”… à ce que d’ici là ça se passe dans des camps, il n’y a qu’à… avis aux stratèges géniaux qui n’ont pas encore osé l’annoncer… mais à cette allure, ç viendra


      • Jean Marc Le 20 février 2017 à 10h45
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        Le tout étant bien entendu financé de près ou de loin par Soros, sorte de Sauron des temps modernes prêt à tout pour mettre en place le NOM.


    • L'illustre inconnu Le 19 février 2017 à 11h44
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      Utiliser des ados comme censeurs semble être la même stratégie qu’en france avec le deconex. Etrange comme cela me fait penser à ces milices ou “états” qui embrigadent des enfants ou ados dans la guerre…


      • Homère d'Allore Le 19 février 2017 à 16h04
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        Ces adulescents sont la plupart du temps d’une inculture crasse alliée à une vision du monde digne des jeux vidéo.
        “Poutine est le chef des méchants et le camp du bien défend la liberté” leur sert de boussole idéologique.

        On remarquera aussi le goût du selfie (Saumier avec son écharpe tricolore est une vraie caricature du type infatué de lui-même) et la disparition de la culture référencée.


      • DUGUESCLIN Le 19 février 2017 à 16h10
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        En effet, c’était le cas des jeunesses hitlériennes. Mais chez nous ce n’est pas pour faire de nos jeunes des soldats, mais plutôt des émeutiers.
        On leur fabrique un ennemi, pour les jeunes allemands c’étaient les juifs, pour les jeunes européens ce sont les russes.


        • JC Le 20 février 2017 à 23h14
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          Et les “fachos”, avant tout. Je suis jeune alors je ne vais pas trop la ramener, ayant déjà manifesté au lycée sans comprendre pourquoi, mais effectivement tous les mouvements “révolutionnaires” sont en général constitués de jeunes étudiants n’ayant encore rien vécu, n’ayant aucune maturité politique (quand on a passé son temps dans le moule scolaire, si on n’a pas des parents un peu éveillés…). Ils sont chauds, direct dans l’action forte et désespérée dès qu’un chiffon rouge est agité, aucun recul, aucune remise en question, la psychologie de foule l’emportant… Mai 68 aurait été la première “révolution de couleur” partie de Paris et propagée dans le monde ? J’étais pas né, il parait que c’est le cas.


      • René Fabri Le 20 février 2017 à 09h04
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        Cela rappelle aussi le roman Le Procès, de Kafka, où un homme tranquille dans la cinquantaine, se voit soudainement mis en examen, pour des motifs qui ne sont pas énoncés précisément et par un juge qui va s’avérer n’être qu’un étudiant médiocre et irresponsable.


  4. les morets Le 19 février 2017 à 11h16
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    Hélas, que ce soit Le Pen Fillon ou Macron qui sera président de la République, les médias dits mainstream y verront la main de Poutine puisque chacun d ‘entre eux a déjà été par anticipation ” dénoncé” à cause de ses “relations” avec le Kremlin…..etc etc
    Un bouc-émissaire, c’est pratique


  5. Maurice Le 19 février 2017 à 11h25
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    Diffamer, diffamer, diffamer encore, diffamer toujours, il finira bien par en rester quelque chose !


  6. bluetonga Le 19 février 2017 à 11h43
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    On ne peut qu’être frappé par la convergence des thèmes des deux côtés de l’Atlantique. Fake news et liste noire aux USA, fake news et décodex en France et en Europe. Dénonciations hystériques et non étayées par des faits de l’ingérence russe (et total passage sous silence de l’ingérence américaine dans les élections de 2012, pourtant fraîchement leakée). Dégommage en règle des candidats moins hostiles à la Russie (en l’occurrence Fillon) et protection des chouchous (Macron) en recourant à des actions coordonnées des médias et des institutions.

    Comme le hasard fait bien les choses… Soit dit en passant, Lavrov vient d’aborder le sujet, avec sa pugnacité et sa franchise habituelles, à la conférence sur la Sécurité de Munich.


  7. Eric Le 19 février 2017 à 11h52
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    La bas comme ici les médias deviennent hystériques.
    C’est préoccupant
    Je ne lis et regarde presque plus rien.
    Pour avoir la paix.


  8. POL Le 19 février 2017 à 11h55
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    Toute ressemblance avec le pluging du DECONEX récemment apparu serait un hasard totalement fortuit et complètement hasardeux, seuls des complotistes pourraient y trouver comme un air de famille.
    Je vous laisse, j’entend un drone qui tourne autour de ma cabane perdue dans les bois.


  9. Duracuir Le 19 février 2017 à 12h11
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    Je le dis et redis, il ne s’agit pas que de reprise de contrôle de l’info, il s’agit de propagande de guerre.


    • sassy2 Le 19 février 2017 à 12h53
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      oui cela ressemble beaucoup aux nouvelles francaises ou allemandes, aux directives sur la presse d’à partir 1943 (voire 1945 lol).


    • jim Le 19 février 2017 à 13h23
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      A mon avis il ne faut pas trop se focaliser sur la dimension anti-Russe de cette affaire, même si elle est importante, et effectivement tient de la propagande de guerre.
      Mais ceci n’est que CONJONCTUREL.

      IL y a des dimensions STRUCTURELLES qui expliquent les listes noires et les decodex des media, que d’ailleurs bien des gens de l’establishment intellectuel politique éducatif etc doivent trouver souhaitables.
      Ces dimensions structurelles sont plus explicatives, plus fondamentales j’ai envie de dire. Elles proviennent des effets profondément disruptifs d’internet, ceci dans plusieurs domaines, par exemple ceux des catégorisations en termes de professions/compétencesofficielles de sachants/ignorants de maitres/élèves de haut/bas de légitime/illégitime, …

      Bref, on a là une des manifestations culturelles et sociales de ce qu’internet a comme “essence”, réellement révolutionnaire. Bien plus révolutionnaire que l’apparition de l’imprimerie à mon avis, mais c’est un autre sujet.


      • calal Le 19 février 2017 à 14h52
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        Bien plus révolutionnaire que l’apparition de l’imprimerie à mon avis, mais c’est un autre sujet.
        entierement d’accord avec vous. internet est revolutionnaire parce que cest un reseau qui permet l’echange d’information de facon horizontale plutot que verticale. ce qui permet a des gens competents de s’echanger les informations ou l’experience acquise necessaires a la construction de leur propre monde,leur propre realite sans que les puissants ne puissent y mettrent des freins
        enfin,ils sont en train d’essayer…
        ( je viens de recuperer des manuels de 1850 tombes dans le domaine publique sur gallica,sur des sites archives us,plusieurs numerises par google.c’est pas que negatif google …suis super content)


        • jim Le 19 février 2017 à 16h13
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          C’est sûr que Google c’est loin d’être que du négatif. J’aime bien aussi ce genre de démarche, différente de Gallica et des scans Google : http://classiques.uqac.ca/
          Ca rend des gens contents internet. Bonnes lectures à vous.

          Par contre internet ça irrite presque tous les magistères, par exemple les vieux croutons déphasés comme des Finkielkraut ou des Brighelli, ou les “experts” de ceci ou de cela, ou les politiciens, etc…

          Ce qui m’amuse par contre (façon de parler!!!) c’est de voir des petits nuls avec une carte de journaliste, comme ceux des décodeurs, très internetophiles, très à l’aise avec le datawiiiz et les jolis graphiques interactifs, ultra connectés, être vent debout contre internet-essence dans le fond.


    • tepavac Le 20 février 2017 à 02h02
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  10. Louis Robert Le 19 février 2017 à 12h14
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    Enfin, avec “Le Washington Post coupable de “fausses informations”, par Robert Parry”, un début ici de mise en perspective des événements récents qui ont agité ce blog!

    À relever (ce ne sont là que coïncidences, bien sûr…):

    1. Cette campagne mccarthyste russophobe aux USA,
    2. Parlement européen, initiatives contre les médias russes,
    3. Angleterre, fermeture sans explications des comptes bancaires de RT,
    4. Allemagne: Merkel “déclare la guerre aux fausses informations”,
    5. Pays-Bas, ingérence de la Russie dans les élections (?),
    6. France: médias russes et présidentielle, Le Monde, fausses nouvelles, pastilles, etc.
    7. Etc. …

    La dérive consiste à passer du prétexte d’ingérence russe dans les élections (subversion de notre “démocratie”), à une affaire de fausses nouvelles qui impliquerait et incriminerait les meilleurs médias dissidents, sociaux, “alternatifs”, etc., soit les plus actifs et les plus sévères critiques du Pouvoir, dits “manipulés de et par Moscou”.


  11. Diox Le 19 février 2017 à 12h18
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    Pro-porno, deconex, tous ces sites faisant l’apologie de l’anti propagande finiront toujours par devenir des sites de propagande.
    Le mieux est de ne pas installer ces plug in stériles qui doivent forcément contenir un mouchard pour alimenter le monstre.
    Restons libre de visiter les sites qu’on veux.


  12. Crapaud Rouge Le 19 février 2017 à 12h40
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    La phrase en exergue est très juste, (“La grave dérive actuelle a commencé environ 2 semaines après l’élection américaine”), et justifie pleinement le combat d’Olivier. Et l’article montre bien qu’il s’agit effectivement d’une “grave dérive”, d’un vaste mouvement qui ne demande qu’à s’amplifier, se renforcer et se perfectionner, comme tout ce qui vient de naître.

    Mais il y a une dérive parallèle des “merdias” : avec leur épouvantail de “complot russe mondial” et leurs “outils” de dénonciation, ils s’enfoncent dans l’absurdité, se montrent toujours moins crédibles, et sont d’ores et déjà contraints de continuer dans cette voie.


    • Kohaagen Le 19 février 2017 à 20h29
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      Très juste, votre commentaire, mais je ne peux pas m’empêcher de me demander jusqu’où cela va-t-il nous mener ? Je crains surtout que cette folie soit sans issue et que le fantasme absolu de ces imbéciles reste désespérément et obstinément de se débarrasser physiquement de V. Poutine pour finalement faire main basse sur un état russe exangue, démoralisé, comme en 92/93. Visiblement, ils ne lâchent rien. Et les Russes, même s’ils sont trop modérés à mon goût dans leur communication, ne se laisseront pas faire, cette fois. Pas deux fois ! Pour le reste, malheureusement, je ne partage pas l’optimisme de certains sur ce blog… il n’y a pas de prise de conscience populaire de l’immense folie qui se déroule sous nos yeux. La grande majorité de la population française (ou belge, ou espagnole,…) veut s’assurer un quotidien confortable, dénué d’angoisse pour le lendemain et rien d’autre. On ne peut pas la blâmer pour ça. Mais à partir du moment où cette population ne comprend pas qu’il faut avoir peur du risque d’anéantissement nucléaire, tout est perdu. Ces gens suivront les fous qui les gouvernent jusqu’au fond du précipice. Là est la différence majeure avec la Guerre Froide : nos grands-parents avaient peur, eux. Leurs dirigeants aussi. Comment faire comprendre au péquin lambda qu’il doit avoir peur quand son pays titille une puissance nucléaire, qui plus est grande spécialiste des missiles de tout calibre ? Je suis désabusé, vraiment…


      • cadles Le 19 février 2017 à 22h46
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        C’est tout à fait vrai : le risque de guerre nucléaire (la “dernière !) est réel, mais volontairement occulté. Il se passe dans le monde des choses épouvantables… contre lesquels certains dirigeants particulièrement lucides cherchent à alerter les vrais journalistes “honnêtes et consciencieux ” (il en existe encore… ) – Malheureusement, ces derniers ne trouvent pas de micros, ni de caméras, ni de presse pour accueillir le témoignage des vérités-qui-dérangent…
        – et ils sont poursuivis, ou éliminés.

        Je me demande s’il ne faudrait pas lancer un énorme bobard, comme celui d’Orson Wells annonçant sur une radio matinale l’arrivée des martiens !… Pour que les gens prennent conscience qu’ils sont, comme nous, trompés par les propagandes mal intentionnées ?


  13. sassy2 Le 19 février 2017 à 12h49
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    “Naked capitalism” n’est ni de gauche ni de droite, c’est avant tout un site logique

    voir ce nom dans une telle liste présentée comme conspirationniste est loufoque.
    D’ailleurs, au début zerohedge et naked capitalism avait la même audience: voyez ce qu’est devenu zero hedge LOL

    Suis certain que peu de journalistes du decodex (ou 50% des journalistes du figaro par exemple, ou 10% de ceux de BFM TV) ne peut pas comprendre plus de 10 articles de naked capitalism, ils ne disposent pas des capacités intellectuelles nécessaires

    Autre exemple, BHL ne comprend absolument pas ces choses là : il le prouve sur son blog lorsqu’il parle de la chose financière.


  14. Lysbeth Levy Le 19 février 2017 à 13h05
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    Selon Mark Ames journaliste ceux qui tiennent ce site de délation serait “pro-ukrainien”, ayant par hasard surpris ce site de crier “Heroyam Slava” cri de guerre des membres de l’OUN-UPA :https://twitter.com/markamesexiled/status/802521646804377600
    et d”autre part parce qu’il cible les médias ou personnes catalogués pro-russes ou pro-poutine :https://drive.google.com/file/d/0Byj_1ybuSGp_YUItSlFrOFkxeFU/view
    Mark Ames l’explique et rappelle ce que veux dire ce cri égal à “mort au juifs” ! http://www.alternet.org/media/anonymous-blacklist-promoted-washington-post-has-shocking-roots-ukrainian-fascism-eugenics-and d’autres part “Mac Cain” serait aussi à l’origine des “faux” sur Trump l’impliquant dans un “complot” avec la Russie.contre cette pauvre Hillary Clinton ….
    PropOrnot est un émanation de services secrets Us avec (?) le “lobby ethnique ukrainien” les hackers seraient plus ukrainiens que Russes, même pour Macron dans le soit disant hackage de son site ..Bref un beau foutoir.


  15. sassy2 Le 19 février 2017 à 13h12
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    De part et d’autre de l’atlantique nous nous battons capitalistiquement pour la même chose, déja plus ou moins en vigueur en Russie.(…)
    Avec trump qui a gagné le bloc de l’ouest, l’europe de bruxelles se retrouve en étau.
    Pour le bloc de l’ouest c’est fini perdu pour eux.

    En réalité ces attaques ne sont pas dirigées vers la russie. Ce ne sont que des stratégies de défense pour soutenir un carteron à Bruxelles-Berlaimont , lequel bastion sera défoncé par trump.
    En effet trump ou +-ses idées, qui gagnent partout même aux Philippines ou en UK, gagneront indirectement des élections en europe.

    Sinon Yves Smith est une femme (désignée comme “le critique” dans l’article, je précise cela car je pense que seule une femme peut avec sérénité, vaillance et endurance tenir un tel blog sans se décourager; peut être un homme aurait déjà abandonné: les femmes sont plus résistantes 😉 )


  16. SanKuKai Le 19 février 2017 à 14h52
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    Je n’ai plus les références mais Je me souviens de John Kerry et l’UE demandant des budgets pour letter contre la “propagande Russe”. Cela pourrait-il avoir un rapport avec ces attaques en règle et simultannées contre ceux qui mettent la propagande occidentale á découvert?


  17. Diablo Le 19 février 2017 à 15h51
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    On dirait bien qu’on assiste à une tentative maladroite mais concertée de reprendre le contrôle du message médiatique. Ce foisonnement n’est sans doute pas dû au hasard.
    Je serais curieux de savoir si les Allemands, les Anglais et quelques autres ont aussi leur decodex.
    Le court et le long de tout ceci c’est que plus personne ne croira plus personne. Orwell aurait pu ajouter “le mensonge c’est la vérité”.


    • Louis Robert Le 19 février 2017 à 16h23
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      @ Diablo

      “Le mensonge passe aux archives, devient vérité permanente… De telles pratiques ne semblaient pas l’horrifier. Elle ne sentait pas l’abîme s’ouvrir sous ses pieds à la pensée que des mensonges devenaient des vérités.” (Orwell, “1984”)


  18. Nordique Le 19 février 2017 à 16h15
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    C’est complètement délirant! La réalité est que le Washington Post a été payé par les russes pour avoir publié pendant des années dans son journal des suppléments du média russe “Russia Beyond The Headlines” sponsorisé par le “Rossiyskaya Gazeta”.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Russia_Beyond_the_Headlines

    Écoutez cet interview du critique des médias au WaPo, Erik Wemple par le journaliste de Fox, Tucker Carlson.
    https://www.youtube.com/watch?v=spZX1KlXhMw

    Le WaPo donnerait de la crédibilité à une organisation manifestement ridicule avec une liste entièrement inventée de “sites web de propagande russe”, sachant tout le temps qu’ils sont eux-mêmes ceux qui acceptent l’argent du gouvernement russe pour diffuser eux-mêmes de la propagande russe! C’est le sommet de l’hypocrisie et de la malhonnêteté!!!


  19. stanlolo Le 19 février 2017 à 16h25
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    Au secours Laborit! Les structures de dominance n’ont plus d’autres solutions que de mettre en place ces techniques de démolitions éculées!


  20. Lysbeth Levy Le 19 février 2017 à 22h29
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    D’après Erik Zuesse se basant sur l’américain ukrainien Georges Eliasson ceux qui tiennent ce blog PropOrnot sont d’origine ukrainienne : http://www.washingtonsblog.com/2016/11/bait-switch-fake-news-propornot-real-inform-influence-operation.html Georges Eliasson journaliste vie en Ukraine et tient un blog, et avec d’autres blogueurs il aurait fait des découvertes. Aaron Weisbud qui le tient ProPorNot est connu comme spécialiste de la recherche des ‘”djihadistes” supposés avec Internet Haganah:
    http://neworleans.indymedia.org/news/2005/04/3157.php Il a crée des problèmes a des pro-palestiniens prônant le BDS. Mais maintenant il chasse “‘le russe” comme prévu sur son site ;
    http://www.propornot.com/p/reference-articles.html Je me répète mais le lobby ukrainien proche de Clinton serait bien derrière cette opération…


  21. Marc Michel Bouchard Le 19 février 2017 à 22h58
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    L’Establishment hyperlibéral qui n’est plus celui libéral d’hier pose tout de même selon le libéralisme que la liberté d’expression se détermine comme le point cardinal des libertés et des droits humains.

    De Washington, New York, Londres, Paris, Berlin, Bruxelles; les élites de ces capitales jouent avec le feu et pourraient scier les branches des arbres de la liberté par leur campagne des fake news.

    Nul doute que si insidieusement, les libertés reculaient de plus en plus, points par points sur le web. Les conséquences dépasseraient les abonnements annulés à internet par effets d’une possible corruption totale d’internet. Et de la perte relativement importante d’un marché et de ses compagnies de fournisseurs de la connexion. L’individu ordinaire avec sens critique mais peu organisé ne connait que cette réponse de consommateur.

    Toutefois, ceux qui s’organisent, qui établissent des liens qui fondent des mouvements sociaux et politiques sauraient organiser des campagnes de désobéissance civile. Cette histoire de fake news et de pointage du doigt de sites alters touche la liberté d’expression et si on continue avec ça.

    Il y aura des réactions sociales et mêmes populaires.


    • Marc Michel Bouchard Le 19 février 2017 à 23h06
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      Internet est assez fort aussi pour que d’autres moteurs de recherche, d’autres diffuseurs de vidéos, d’autres sites de communication puissent exister. Sortir de Facebook, Google, You Tube.


  22. Galvan Le 20 février 2017 à 00h50
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    Ça commence à flipper sévère du coté de l’oligarchie et des pseudo-élites … Les milliards d’euros dépensés par certains oligarques pour contrôler TV, Radio et presse écrite en France (et dans d’autres pays) le sont de plus en plus en pure perte : l’audience des médias traditionnels s’effondre au bénéfice des réseaux sociaux et sites d’informations alternatifs…

    Warren Buffet (milliardaire américain) a déclaré il y a quelques années : “La lutte des classes existe mais c’est la mienne, la classe des riches, qui est fait la guerre et c’est nous qui gagnons”
    A cela on peut ajouter, oui à ce jour les riches gagnent l’argent et le pouvoir, mais ce qu’ils n’ont pas encore compris c’est qu’ils avait déjà perdu la guerre des idées et de la propagande… Propagande qui justement s’effrite et qui est de plus en plus rejetée par le peuple qui se réveille et ce, grave à tous ces médias alternatifs sur Internet.

    C’est bien pour cette raison que l’on assiste depuis quelques mois à des offensives sur les médias alternatifs. Il faut juste en avoir conscience et ignorer encore plus les médias qui sont aux ordres.


  23. Seraphim Le 20 février 2017 à 12h51
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    Ça a le mérite d’être clair, comme les américains savent parfois l’être. Pas de théorie fumeuse sur le droit d’expression, la liberté de parole etc.. Juste pleinement et droitement les faits: l’objectif c’est la Russie. Point.
    Suffit de voir le récent canular téléphonique contre Mac Cain…
    On gagnerait du temps à partir de là, au lieu d’élaborer sur des droits généraux ou sur les aspects “théologiques” de la démocratie, puis ensuite à se demander pourquoi. La question n’est pas dans “le contrôle des medias etc..”, mais dans cette nouvelle aversion anti russe. Pourquoi cette haine un temps suspendue à la fin de l’union soviétique, bat-elle derechef son plein?


  24. juliettedesesprits Le 20 février 2017 à 17h51
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    Je crois en effet qu au delà de la polémique sur le liberté d expression, il s agit sans doute pour les US de trouver un prétexte sérieux pour déclarer la Russie “état voyou” pour justifier toutes les agressions…
    Il faut relire ” Le grand échiquier” de Brzezinski paru au milieu des années 90 mais encore très actuel , et dans lequel il evoque en ce qui concerne la Russie “un scénario qui présenterait ( pour les USA) un grand danger potentiel et serait la naissance d’une grande coalition entre la Chine, la.Russie et peut être l’Iran ” coalition anti-hegemonique “unie moins par des affinités idéologiques que par des rancunes complémentaires…les États -Unis devront déployer toute leur habileté géostratégique sur une bonne partie de l Eurasie, et au moins , a l’ouest, à l’est et au sud…pour s’opposer à cette coalition visant à bouter l’Amerique hors de l’ Eurasie et menaçant ainsi son statut de puissance globale.”
    Pour compléter je recommande le livre de Noam Chomsky ” De la guerre comme politique étrangère des États-Unis “.


  25. stef1304 Le 23 février 2017 à 17h14
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    Projet VERITAS par James O’Keefe
    Dénonciation de l’action des grands média. La méthode américaine….
    http://www.zerohedge.com/news/2017-02-23/okeefe-drops-bombshell-undercover-video-footage-within-fake-news-cnn
    (intervention en anglais)

    Toute personne fournissant des contenus vidéo susceptible de mettre à jour et d’incriminer la malhonnêteté d’un grand média américain (enregistrement sur téléphone, etc) se verra offert la somme de 10.000 dollars, ainsi que la confidentialité.

    A noter que la consigne est de filmer, dans le cadre du respect de la loi (pas de caméra planquée, en l’absence d’un tiers).

    Vous en pensez quoi ?


    • Lysbeth Levy Le 23 février 2017 à 17h43
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      Rôh vous me devancez là, le projet Véritas dénonce les mensonges des médias aux Usa mais aussi de la part de l’Union Européenne, et elle est financée en partie par Trump et d’autres dits “libéraux” qui en ont assez de la propagande, des guerres sans fins, du gaspillage, et les délocalisations. Que soit soit au niveau économique ou politique. James O’Keefe déjà connu pour avoir dénoncé des scandales, comme celui de l’ACORN participe dirige ces enquêtes. Il est assez contreversé mais au moins il fait tout pour contrer les fausses nouvelles, montages venus de “l’aile démocrate” soutenant Hillary Clinton, Mac Cain, Soros, Obama, et tout la bande des néocons. Un bon contrepouvoir ..https://en.wikipedia.org/wiki/James_O'Keefe
      http://projectveritasaction.com/ Ce site propose des enquêtes diverses, pour dénoncer les fraudes électorales par exemple. A mon avis ça va swinger aux States.


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