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17.novembre.201717.11.2017 // Les Crises

Les Etats-Unis : Notre meilleur ennemi ! Par Guillaume Berlat

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 06-11-2017

« Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans avoir jamais connu la civilisation » nous rappelle fort à propos Oscar Wilde. Ils en portent les stigmates dans leur relation avec le reste du monde (« the rest of the world ») comme ils qualifient avec arrogance tout ce qui n’est pas « made in USA ». À cet égard, l’ouvrage d’Eric Branca (historien et journaliste) nous fournit un éclairage particulièrement documenté sur la relation mouvementée entre le général de Gaulle et ses homologues d’Outre-Atlantique de 1940 à 19691. Tout y passe : dénigrement, calomnie, bassesse, procédés déloyaux, campagnes de déstabilisation appuyées sur quelques idiots utiles pendant la guerre (Jean Monnet, Alexis Léger et autres membres de l’entourage du maréchal Pétain) et durant les premières vingt années de la Ve République (de droite comme de gauche et du centre sans parler des syndicats et autres intellectuels allant prendre leurs instructions auprès des ambassadeurs des États-Unis à Paris, parfois moyennant espèces sonnantes et trébuchantes).

« Tout au long de son mandat, de Gaulle et les États-Unis se livrèrent une « guerre froide » dans la Guerre froide. Relations tendues alors que, pensait-on, la victoire contre les forces de l’Axe lors de la Seconde Guerre mondiale avait rapproché, une fois de plus, des amis de 190 ans ! C’était mal connaître le lourd passif entre le général et ses différents interlocuteurs américains à l’exception notable de Richard Nixon »2. Cette citation résume à la perfection la haine farouche que vouent les Américains à l’homme du 18 juin 1940.

La Seconde guerre mondiale pourrait être caractérisée comme le temps des humiliations pour celui qui refuse « l’étrange défaite ». Au moment où la France a bel et bien roulée du haut de l’histoire jusqu’au fond de l’abîme, le général de Gaulle est mis à l’écart, humilié, jugé trop indépendant par rapport aux Américains et trop défenseur de la France libre. Les Américains entretiennent les meilleures relations avec le régime de Vichy jusqu’en 1944. Le chef de la France libre comprend rapidement que pour être l’ami des États-Unis, il ne faut pas être souverain. Il faut savoir s’aplatir, le ridicule en prime. De Gaulle résiste pied à pied, fait de la surenchère, se fâche, tempête mais prépare petit à petit la période de la Libération de la France. Il parvient à s’opposer à la mise en place d’une administration américaine de plein exercice (sorte de mise sous tutelle) en nommant ses représentants dans les départements, en refusant une monnaie d’occupation et toutes autres mesures vexatoires préparées par Washington pour signifier que la France ne compte plus sur la scène internationale autrement qu’en se plaçant sous l’aile protectrice du grand frère. Voilà pour l’avouable. Mais il y a aussi l’inavouable sur lequel Éric Branca s’étend longuement comme l’arme de la diffamation qui va tourner à plein avec le retour aux affaires du général de Gaulle en 1958.

La période de l’après-guerre pourrait être caractérisée comme le temps des mises au point salutaires et de la revanche. Le général de Gaulle n’a rien oublié. Il résume ainsi son état d’esprit à l’égard de l’Amérique devant Alain Peyrefitte : « Les Américains savent bien ou en tout cas devraient savoir, qu’on ne s’appuie pas sur ce qui est mou. On s’appuie sur ce qui est ferme… Dans tous les pays sous-développés, ils ont eu la tentation de s’appuyer sur des planches pourries qui leur sont favorables – et d’autant plus favorables que ce sont eux qui les ont pourries. Pourtant, ils devraient comprendre que le meilleur allié des États-Unis, ce n’est pas celui qui s’aplatit devant eux, c’est celui qui sait leur dire non ! ».

Le premier président de la Ve République rend coup pour coup : réconciliation franco-allemande, construction européenne excluant la Grande-Bretagne, remise en cause de la primauté du dollar comme unique moyen de paiement international, retrait de l’organisation militaire intégrée de l’OTAN, critique de la guerre du Vietnam, d’Israël après la guerre des six jours, poursuite de son programme nucléaire militaire pour conforter l’indépendance de la France… Mais, il est un allié solide et fiable lors des grandes crises comme celle du mur de Berlin et des missiles de Cuba. Ceci n’empêche pas les multiples réseaux américains en France de tenter de décrédibiliser la politique et la personne même du général : procès en sénilité, en arrogance, en complice de l’Union soviétique…

Tout est fait en mai 1968 pour le discréditer, pour obtenir son départ du pouvoir en utilisant les procédés les plus déloyaux, les plus vils. Et, les Américains s’y connaissent en la matière. Tous les opposants (de droite, du centre, de gauche) reçoivent un appui plus ou moins visible pour instruire le procès en incompétence de celui qui a dit non à la capitulation de la France en 1940. Mais, le général ne lâchera rien, fera tout pour faire remonter la pente à la France, pour que sa voix soit de nouveau écoutée et suivie sur la scène internationale. Et, il parviendra avec brio en dépit des peaux de bananes américaines mises régulièrement sur son chemin. Dès l’arrivée de Georges Pompidou, les Américains retrouvent à l’Élysée des interlocuteurs moins intransigeants. Nicolas Sarkozy « l’Américain » répudie celui dont il se prétend l’héritier en réintégrant pleinement sa place au sein de l’Alliance atlantique alors que personne ne lui demandait de le faire. Tout rentre ainsi dans l’ordre. François Hollande ne remet pas en cause cette décision après l’avoir critiquée lorsqu’il était dans l’opposition. Quant à Jupiter, le moins que l’on puisse dire est qu’il ne paraît pas être de l’étoffe du général de Gaulle pour s’opposer à la machine américaine.

Au-delà de son intérêt historique indéniable, cet ouvrage en présente un autre plus actuel qui tient à la nature réelle de la relation franco-américaine. Il nous rappelle que « jouer le bon élève et le meilleur allié des États-Unis ne paie pas »3. Nous en avons eu un petit échantillon au moment où Jacques Chirac met en garde Washington contre les risques d’une nouvelle intervention en Irak sans mandat express du Conseil de sécurité des Nations unies en 2003.

Le discours de Dominique de Villepin entraîne une hystérie anti-française (« french bashing ») jusque et y compris au restaurant du Congrès qui rebaptise en frites de la liberté les frites françaises. Qui avait raison et qui avait tort avec le recul du temps ? La réponse est dans la question. Cette recherche historique devrait donner matière à réflexion à certaines de nos élites néo-conservatrices et atlantistes fascinées par la théorie de la servitude volontaire chère à Etienne de la Boétie. Dominique de Villepin nous rappelle fort à propos qu « il y a aujourd’hui en France, une tentation moralisatrice, militariste, occidentaliste qui ressemble à ce que fut le néoconservatisme aux États-Unis » (2015).

Dans la langue washingtonienne, allié signifie automatiquement aligné, pour tous ceux qui ne l’auraient pas encore compris. Nous avons aussi une excellente illustration du fait que le passé éclaire souvent le présent et parfois l’avenir. Ce que certains de nos dirigeants ont tendance à oublier et devraient méditer en ces temps de revanche de l’histoire et de la géographie. L’ami américain peut parfois, voire très souvent se révéler comme notre meilleur ennemi.

Guillaume Berlat
6 novembre 2017

1 Éric Branca, L’ami américain. Washington contre de Gaulle 1940-1969, Perrin, 2017.
2 Florence Barraco, Quand les États-Unis faisaient la guerre à de Gaulle, www.lepoint.fr , 4septembre 2017.
3 Hadrien Desuin, La France atlantiste ou le naufrage de la diplomatie, éditions du Cerf, 2017, p. 81.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 06-11-2017

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Commentaire recommandé

jonn // 17.11.2017 à 06h31

De Gaulle avait tout compris, ses successeurs rien (excepté un éclair de lucidité chez De Villepin). La soumission engendre le mépris. Le Mètre américain veut tout mesurer, tous à ses pieds. Cela risque de très mâle finir. En guerre.

56 réactions et commentaires

  • jonn // 17.11.2017 à 06h31

    De Gaulle avait tout compris, ses successeurs rien (excepté un éclair de lucidité chez De Villepin). La soumission engendre le mépris. Le Mètre américain veut tout mesurer, tous à ses pieds. Cela risque de très mâle finir. En guerre.

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  • LBSSO // 17.11.2017 à 08h13

    Marylin et le Général.
    Omniprésence de la référence à de Gaulle dans le discours politique ou dans l’historiographie comme ici dans ce billet. De quoi cela est-il le signe ?
    Elle est la réaction, parmi d’autres, à l’américanisation de notre société.
    « Une civilisation se contracte lorsque ses forces viennent à décliner. Cette rétraction ou crispation, qui signale une retraite, s’appelle une culture. (p22)».
    Dorénavant, « la civilisation européenne » devenue un dominion de l’empire américain s’est muée en « civilisation occidentale ». Pour autant, cet empire ne s’effondre-t-il pas ?
    « Les Etats-Unis se désindustrialisent, leur déficit commercial se creuse, leurs inégalités sociales s’accroissent mais leur capacité « d’impression » n’est pas plus entamée que leur puissance de feu (…). La richesse ne produit pas un effet mécanique de domination : en 1945, le PNB américain représentait plus de la moitié de la richesse mondiale mais cette civilisation ne remodelait pas les cultures du monde comme aujourd’hui » (p28).
    Cette capacité d’impression américaine passe certes par la force mais pas uniquement. “Pouvoir faire mal, mais d’abord faire du bien ” (p27). « Une forme de pensée plus une force de frappe » (p26)
    C’est le porte-avions et Marylin.
    Citations tirées du livre de Régis Debray : « Civilisation. Comment nous sommes devenus américains »

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    • LBSSO // 17.11.2017 à 09h05

      Bon allez avant de partir , deux devinettes:

      -Marilyn et le Général eurent un fils caché.Comment l’appelèrent-ils ?

      Indice: sa beauté tient plus de Marylin que de Charles (Général, si vous m’entendez…)

      -Fils ou chimère ?.

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      • Gwen // 17.11.2017 à 09h30

        Nicolas Sarkozy ? Macron ? …. Villepin ?

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        • LBSSO // 17.11.2017 à 12h56

          Disons pour poursuivre sur le registre cinématographique que D de Villepin hériterait de sa mère Ursula Andress son goût pour les bains (« James Bond 007 contre Dr No »). N Sarkozy envierait toujours les jambes de sa mère Angelina Dickinson (« Rio Bravo ») et F Hollande chevaucherait les scooters comme Audrey Hepburn (« Vacances romaines »).

          Au-delà du trait d’humour (j’espère…), il m’apparaît qu’E Macron, comme personnage politique, est une construction beaucoup plus aboutie que les précédentes qui font plus figure « d’ébauche ». Une synthèse désirée par les bourgeoisies de centre droit et de centre gauche tant sur le plan intérieur (souvent analysé) que sur le plan de la politique étrangère (plus rarement commenté). Les prochaines semaines vont nous fournir des indications : fils de ou chimère ?

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          • denis auroux // 18.11.2017 à 17h53

            Mais alors vous êtes un tantinet lucide, quand vous “espérez” question “humour”? C’est bien… Quant au reste…

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    • Paula // 18.11.2017 à 13h58

      La capacité des USA à impressionner est en train aujourd’hui de diminuer fortement. Le voile se déchire en ce moment même. Malgré les efforts des mondes médiatique et politique pour le cacher et le nier.
      Les grands événements sont lents mais indéniables.
      Toute civilisation qui nait est déjà vouée à mourir demain.
      Le Mythe ( mythos en grec : mensonge) américain s’effondre comme tous les mythes.

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      • denis auroux // 18.11.2017 à 17h57

        Mouais… Bon, si vous le dîtes… ps : il faudrait être un tantinet plus précise sur la définition de “grands” , concernant les événements” non?

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        • Paola // 18.11.2017 à 18h30

          Oui vous avez raison. Un événement est lent a venir et a murir. Et puis il a des répercussions tellement longues dans le temps.
          Je pensais a des événements comme une révolution, un changement idéologique , une guerre , la chute d un empire, la naissance d autres empires, une nouvelle conscience collective. Ce sont des phénomènes qui se préparent parfois longtemps à l avance que l on en est parfois pas conscient. Nous ne les voyons pas arriver.
          “Rien n est plus fort qu une idée dont l heure est venue” – Victor Hugo

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          • denis auroux // 19.11.2017 à 11h32

            Bon, alors si “on”(sic) ne peut les “voir” arriver… Restons spectateurs et impuissants en quelque sorte..

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            • Paola // 19.11.2017 à 13h33

              Euh oui. Nous ne sommes que des “humains” . Croire que tout est contrôlable, previsible est une utopie.
              Nos vies en sont un parfait exemple.
              Des événements nous arrivent sans qu on ait pu les anticiper. Une force universelle nous gouverne. Les dieux auraient dit les grecs anciens. On appelle cette puissance comme on veut. En tout cas elle est au dessus de nous. Et c’est tant mieux. Bonne journée !

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  • some // 17.11.2017 à 09h58

    “Le discours de Dominique de Villepin entraîne une hystérie anti-française…” vous remarquerez qu’aux usa ils sont souvent hystérique…. Genre insupportable… quand ce n’est pas le péril rouge, c’est le préil jaune, le péril niakoué, ou russe, ou fr, ou blahblah. On pourrait en faire une frise chronologique tellement c’est pattant.

    En bref, ce sont des nuisibles qui choisissent leurs victimes pour concrétiser leurs caprices.

    Par contre lorsque je lis ” Elle [la réaction anti américaine] est la réaction, parmi d’autres, à l’américanisation de notre société.”, je n’y crois pas. Le rêve américain “the way of life” est universel,et au regard du nombre de macdo/autres que l’on peut trouver dans le monde, je crois bien que les gens aime assez bien cela. Ainsi donc, il me semble assez sûr de dire que l’universalisme du projet américain répond, en parti, à la demande des gens. A défaut d’autre chose qui fonctionne, c’est une échappatoire qui fait sens. Bien sûr à un certain degré cela est aussi une ambivalence de l’influence américaine entre le fouet et le rêve, mais pour autant il ne faut pas nier la réalité,les gens l’acceptent et en re demandent (du macdo).

    anti américanisation ou anti globalisation ?

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    • Chris // 17.11.2017 à 13h14

      ” l’universalisme du projet américain répond, en parti, à la demande des gens”
      Vous voulez dire, l’infantilisation érigée en mode de vie ?
      Quant à l’hystérie, ce n’est ni plus ni moins que les crises de rage des enfants-rois et ados attardés.

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    • Owen // 17.11.2017 à 14h47

      Il y a 36 000 MacDonald sur la planète.

      Le McDo le plus rentable au monde est celui des Champs Élysées, contre l’Arc de Triomphe.
      Rien qu’à Paris intra muros, il y en a 20.

      Le 2ème Mc Do le plus rentable au monde… est celui de Marne la Vallée, à Disneyland.

      Allez, on va être plus optimiste. Le nombre de Mc Do baisse par centaines aux US, depuis deux ans, signe d’un changement de comportements alimentaires.
      Si les français aiment tant imiter les américains, gageons qu’ils mangeront moins de hamburgers dans 20 ans…

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      • geedorah // 17.11.2017 à 16h49

        je suis pas sur que ce soit mc do le n1 aux states (fast food des pauvres en gros) en tout cas pas dans leur coeur

        ps: et encore moins que l’american way of life puisse se résumer à un fast food
        p’tre la liberté en premier non ? le patriotisme aussi je pense,
        d’ailleurs ils sont en train de la perdre (on leur laissera le port d’arme ils seront content)
        américanisation de la société de consommation serait plus juste (ou un truc dans le genre)

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      • lon // 17.11.2017 à 17h12

        Qu’un pays qui se targue de traditions culinaires préfère McDonald à Burger King me dépasse complètement …

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        • Raphaël // 17.11.2017 à 18h49

          Ces enseignes ignobles ont rempli une place écologique que d’autres gargotes tout aussi infectes remplaceront immédiatement (kebab). La faute vient peut être des restaurateurs qui se sont foutus du monde pendant des décennies.

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          • germs // 20.11.2017 à 07h34

            Bonjour
            Je crois que c’est surtout les MCdo. ( premier implanter en France) et autres, ont occuper une niche vide . Manger rapidement, la restauration rapide.

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            • Alfred // 20.11.2017 à 20h30

              Bah là niche du jambon beurre était pas prise?
              C’est plutôt l’influence de la télé. La merde oui mais des staaaitses”.
              Merci monsieur Bernays.

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        • Galvan // 18.11.2017 à 07h01

          Beaucoup de Français vont chez ‘Mc Donald pour la simple raison qu’ils peuvent s’alimenter (je ne dirais pas manger) sans dépenser beaucoup. Je crois que ce soit disant engouement est en réalité très lié à l’augmentation de la pauvreté.

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        • denis auroux // 18.11.2017 à 18h01

          Ben, c’est peut-être cela la tradition dite “française”, mal “bouffer” non? Contrairement à ce que l’on peut croire… Il suffit de regarder autour de soi… Amusant non?

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      • pftmefatigue // 18.11.2017 à 10h18

        “Le nombre de Mc Do baisse par centaines aux US, depuis deux ans, signe d’un changement de comportements alimentaires. ” ha ha ha!

        Grave crise économique en cours au USA, il n’y a pas que le nombre de McDO qui baisse, les magasins ferment partout, la conso. intérieure de produits pétroliers chute(et donc les USA exportent ce qui permet aux crétins d’écrire que le gaz de schiste est une source efficiente), le nombre de ricains qui reçoivent des ‘food stamp’ explose…Lisez un peu de ci de là!

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      • lvzor // 20.11.2017 à 18h17

        “Le McDo le plus rentable au monde est celui des Champs Élysées… Le 2ème … Disneyland”

        Les deux que vous citez sont très majoritairement fréquentés par des touristes étrangers. (La majorité des tour operators étrangers vendent Disney avec une visite à Paris en annexe et les seuls français qu’on voit sur les Champs sont ceux qui y travaillent, si l’on fait abstraction de quelques provinciaux en visite qui trouvent McDo exotique, parce qu’ils sont habitués à bien manger chez eux).

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    • Ando // 17.11.2017 à 19h39

      Pas certain que cet “universalisme” là ne le soit pas par le bas. Le contenu civilisationnel de ce pays semble d’une misère étonnante comparé à ce que l’espèce humaine a connu.

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    • Paula // 18.11.2017 à 14h02

      Je dirais plutôt “mythe américain ” que Projet américain….
      Et les mythes ne sont pas à prendre au sérieux car ils finissent toujours par disparaître.

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  • Ovni de Mars // 17.11.2017 à 10h38

    C’est d’autant plus rageant de voir des présidents de la République collaborer à ce point avec l’impérialisme américain que celui-ci est de toute évidence en mauvaise posture.

    Je repense en particulier au comportement minable d’hollande, certainement le plus collaborateur, lorsqu’il avait empêché en 2015, l’avion du Président bolivien Moralès de survoler la France. Hollande en bon toutou, voulait faire plaisir à Obama sans égard à la réputation de la France en Amérique du Sud

      +39

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    • geedorah // 17.11.2017 à 16h51

      vous attendiez quoi d’un mollusque?
      un mollusque ça “rampe” 🙂

        +9

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      • denis auroux // 18.11.2017 à 18h05

        Mais “ovni de mars”(!!!! subtil, non?) ne cite pas de “mollusque”, il désigne un “toutou” non? Vous n’appréciez pas les animaux dits de “compagnie”? Curieux… Bon, notre “ovni” non plus soi-disant en passant…

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  • Fabrice // 17.11.2017 à 10h45

    Le “vous êtes avec nous ou contre nous ” résume tout et vu comment les gouvernants américains traitent leur propre population comment peut on attendre plus d’égard même en étant avec eux.

    On peut reprocher beaucoup de choses aux américains mais notre principal défaut (français et européens) en général c’est bien l’aveuglement et croire à l’illusion du grand frère américain.

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    • Jean // 17.11.2017 à 13h20

      Je n’imagine pas une seule seconde que nos politiciens ignorent les leçons de l’Histoire, ni qu’ils soient tous des imbéciles. Je crois au contraire que mon pays est entré dans une nouvelle période de collaboration, sans avoir subit cette fois de défaite militaire, et que cette étrange reddition ne s’explique que par la corruption généralisée.
      Les conséquences sont les mêmes que celles de l’occupation allemande : Pillages des richesses, destruction des idéaux et du rayonnement de la civilisation française, asservissement politique, économique et militaire.
      Lorsque l’Empire s’effondrera, vaincu par l’arrogance et la cupidité de son oligarchie, c’est dans un pays ruiné et désorganisé, comme en 1945, que la majorité de nos concitoyens se réveilleront. J’espère seulement que les citoyens de ce pays comprendront alors ce qu’il en coute de déléguer sa souveraineté et qu’ils s’organiseront pour ne plus donner le pouvoir absolu à ceux qui ont pour mission de les représenter.

        +29

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      • SARTON Bernard , communiste d’Aubagne // 17.11.2017 à 15h29

        En effet la France a perdu son âme depuis la fin du gaullisme et la mise sur la touche des communistes attendant leur tour après le chaos . L’élite énarchique et la grande bourgeoisie détruisent le pays en le désindustrialisant , en l’appauvrissant par la mise en jachères de millions de citoyens , en le désertifiant par la fin de la paysannerie familiale , en le vidant de sa jeunesse intelligente qui s’expatrie vers d’autres pays plus intêressants . Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? En tous cas nous sommes dans la M….

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        • Galvan // 18.11.2017 à 07h04

          Ce ne sont pas des élites mais des privilégiés. Arrêtez de les surestimer, cela fait leur jeu.

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      • Raphaël // 17.11.2017 à 18h52

        Il ne sont pas imbéciles mais vénaux et veules. On les trie puis on les élève pour ça à science po et l’ENA, c’est du boulot !

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    • Chris // 17.11.2017 à 13h27

      Rien d’autre qu’un droit de cuissage !
      Un mal d’ailleurs fort répandu dans les sphères “agissantes” si j’en crois la sinistrose Weinberg & Co dont nous sommes subitement gratifié.
      Alors qu’on sait depuis toujours que ces milieux sont des bordels par nature dont le métier est de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
      On en revient aux jeux de pouvoirs et rapports de forces…

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  • Morbihan // 17.11.2017 à 11h02

    Le livre d’Eric Branca – “l’ami” américain – est à lire sans modération

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    • LBSSO // 18.11.2017 à 07h36

      Merci. Une vidéo de qualité sonore moyenne mais intéressante tant par l’exposé que par la qualité des interventions.
      E Branca à la Fondation Charles de Gaulle:
      https://www.youtube.com/watch?v=z4FOoHo_eQw

      ps: au cas où certains d’entre vous ne l’aurez pas remarqué ce livre est cité dans ce billet en bas de page,note n°1

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    • denis auroux // 18.11.2017 à 18h09

      C’est quoi donc, camarade, “lire sans modération”? On mange toutes les pages (après lecture évidemment) et on finit avec la couverture en vinaigrette? Un conseil pour la boisson?

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  • Toubib53 // 17.11.2017 à 11h51

    Un soit disant “grand pays” indépendant … telle la France nous est présentée … Cocorico !!!
    Sortis de OTAN nous avions encore une marge d’action …
    Depuis que le si génial Sarkozy nous a fait entrer dans le giron de cette mafia qu’est OTAN nous sommes pieds et poings liés obligés d’obéir servilement à tous les diktats de nos “amis” US … ces amis pacifistes et démocrates qui nous entrainent dans des guerres qui ne sont pas les nôtres, ces libéraux qui imposent au caniche Hollande de ne pas vendre les bateaux à la Russie, qui nous obligent à un embargo sur ce même pays … ces pacifistes qui nous ont fait détruire la Libye … ces démocrates qui nous soumettent aux délires de saoudiens … etc ….
    La France est “une grande nation” …. pardon …. était … Elle a même décerné la légion du (dés)honneur à un lapideur, coupeur de têtes, esclavagiste ….

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  • Christian Gedeon // 17.11.2017 à 12h38

    C’est fou….Mac Mahon aurait dit que de gaullistes que de Gaullistes…je me souviens d’un grand désert de 40 ans où nous n’étions plus très nombreux,quasiment considérés comme des diplodocus,regardes au mieux avec commisération…aujourd’hui d’huile, c’est De Gaulle par ci, De Gaulle par la…40 ans perdus,une France manipulée par des pseudo intellectuels misérables qui n’avaient qu’une idée en tête, déstructurer la France…les mêmes continuent aujourd’hui leur travail de sape.On l’a vu avec Vallaud Belkacem et on continue de la voir avec les in suivistes. la bête des haineux de la France se porte encore bien,et fait bien plus que de bouger.

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    • denis auroux // 18.11.2017 à 18h11

      Ah camarade, si c’est “Mac Mahon” la référence alors…

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  • scorpionbleu // 17.11.2017 à 12h56

    “Les américains sont le seul peuple a être passé directement de la barbarie à la décadence sans passer par ce que l’on nomme ailleurs : Civilisation” !

    Cette citation maintes fois attribuée à Oscar Wilde, Einstein,et aussi à Clémenceau…semble bien avoir été prononcé par ce dernier.

    Elle résume tout mais n’a pas éclairé nos pauvres hommes d’Etat depuis quelques décennies.

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  • Louis Robert // 17.11.2017 à 12h56

    « Notre meilleur ennemi »…

    Et pourtant… tout cela me fait bien rire lorsque je vois, depuis la fin de la dernière grande guerre, cette fascination, cet engouement, ce mimétisme des Français devant ce qu’ils appellent «l’Amérique » et tout ce qui s’y trouve ou en provient… à commencer par les innombrables expressions et tout le vocabulaire, américains, dont ils parsèment constamment leur discours sans raison aucune… «Et j’cause français. C’est un plaisir» (Ferré).

    Américanisation, trop évidemment volontaire, recherchée, jusqu’à la tête de l’état. Et réussie, hélas.

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  • LEVACHER // 17.11.2017 à 13h05

    Prends une grande inspiration et écoute ça !

    “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.” (François Mitterrand – Après 14 années passées à la tête de l’État français)

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    • denis auroux // 18.11.2017 à 18h13

      Ben dîtes donc camarade, il en savait des “choses” le père François non? Tardivement certes, mais bon…

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      • lvzor // 20.11.2017 à 18h35

        Tardivement? Si pas avant (il paraît qu’il était le leader de l’opposition “de gauche” — en France il faut en général être de droite pour accéder au statut de leader de la gauche), au minimum en 1983, quand il s’est aplati devant les instructions de l’empire : changer de politique et virer les ministres communistes.

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  • Duracuir // 17.11.2017 à 13h25

    Pour bien comprendre la mentalité US en qui concerne les “alliances”, je me permets de recommander de voir le film “La Prisonnière du Désert”. John Wayne, vagabondant avec son jeune neveu dans l’Ouest sauvage se voit demander par celui-ci comment on reconnait un indien sauvage.
    Plus tard, il croise une petite famille d’indiens faméliques. Le neveu d’inquiète. Et là John Wayne sourit et lui dit de ne pas s’inquiéter. Il lui dit que ce sont des indiens “soumis”. Et il rajoute, extatique, “soumis comme des chiens”.
    Voilà, un “autre”, c’est soit mort, soit rebelle soit soumis comme un chien.
    L’alliance, pour les USA, n’est qu’une des phases du dressage. Très exactement comme le pratiquait les Romains antiques.

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  • euromix // 17.11.2017 à 13h43

    J’ai deux observations,

    Les états unis ne sont forts que de notre faiblesse.

    Il est utile de voir et de savoir que leur objectif est leur puissance, sécurité, richesse à nos dépends et qu’ils utilisent des moyens déloyaux.
    Mais ça ne sert a rien si nous ne mettons pas le spot sur nos faiblesses et les façons d’y remédier.

    La deuxième observation est que “eux et nous” manque d’exprimer qu’il y a des intérêts divergents à l’intérieur de chaque pays.

    Par exemple, en étant un peu simpliste, les compétitions et/ou alliances entre les 1% français et 1% américains et entre les 99% français et américains rendent le tableau un peu plus complexe.

    La description interne de chaque pays est bien sur plus riche et complexe que la division 1% vs 99%.

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  • wuwei // 17.11.2017 à 17h06

    “Tout est fait en mai 1968 pour le discréditer, pour obtenir son départ du pouvoir en utilisant les procédés les plus déloyaux, les plus vils.”

    Dans le nombre des experts en vilenies, le pseudo-révolutionnaire mais véritable tartuffe atlantiste : Cohen Bendit.

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  • lon // 17.11.2017 à 17h23

    ça me rappelle mon premier séjour aux States en 72 , quand les gens parlaient de De Gaulle ils l’appelaient ” le dictateur ”

    cela dit y a pas eu besoin des sombres manoeuvres ricaines pour mai 68 , l’explosion devait se produire , d’ailleurs je rappelle aux frenchies ethno-centrés que 68 c’était partout sur la planète , à commencer par les US où les p’tits jeunes balançaient pas des pavés sur les flics pour jouer aux révolutionnaires mais refusaient de partir au Vietnam se faire trouer la peau

      +6

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    • Haricophile // 17.11.2017 à 23h37

      … et trouer la peau des autres… et pour quoi ? Pour défendre le territoire de la Nation ? Certainement pas !

        +1

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    • tepavac // 18.11.2017 à 08h06

      C’est exacte, 68 est la conséquence d’une nouvelle technologie, la radio et télédiffusion.
      Le champ de vision “ethno-centré” s’est élargie, donnant aux populations “averties” une information à la fois plus globale et plus précise de son environnement “élargie”.

      Face à ces “révoltes de la conscience populaire, d’abord désarçonné, les alchimistes de l’ordre mondiale y on vite mis une “régulation” contrôlée. Aujourd’hui, nous le savons par expérience quotidienne, ils en maîtrisent tous les rouages et “l’élection” d’un saltimbanque est devenue aussi aisée que l’élection d’une Miss botule.

      40 ans plus tard, nouvelle technologie, touche encore, non seulement les classes moyennes, mais aussi les populations les plus déshéritées de la planète, internet. Provoquant cette fois une prise de conscience à l’échelle mondiale, et une indignation généralisée des populations contre tous les actes de vilénie (délibérés ou involontaires) qui agitent notre Terre.

      Car si nous aimons tous, Walt Disney, découvrir derrière la féérie bonne enfant, une bande de pédophile aux aguets, sûr que ça calme l’enthousiasme pour “l’oncle sam” et que ça ru dans les brancards.

      Résultat, reprise en main de l’information.

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  • Raphaël // 17.11.2017 à 18h43

    Suis-je le seul à penser que mai 68 était notre printemps français, notre révolution colorée ?

    Bon, pour une fois nous sommes précurseurs…

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  • Subotai // 17.11.2017 à 19h36

    Rien à dire en particulier du fond de l’article, succinct et plein de raccourcis.
    Par contre l’existence de l’article, publié en Europe (Suisse) est intéressant, le vent tourne vous dis-je…
    Est-ce un réel courant qui va grossir..?
    On pourrait dans ce cas s’attendre à la réaction, c’est à dire une nouvelle émergence de revendications séparatrices dans le territoire de la République.
    Question: leur restera-t-il assez de force..? 🙂

      +1

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  • Barbier // 18.11.2017 à 03h18

    Chaque pays bosse pour sa pomme et intrinsèquement parlant, chaque élite de chaque pays bosse pour son fonds de commerce. Bon après il peut y avoir quelques subtilités avec les multinationales, les religions, l’égoïsme et l’égocentrisme, la vanité et les fameux 7 péchés capitaux.
    Après si vous voulez jouer à Jésus-Christ version New-age.C’est vous qui devez le décider. Mais la pitié comme fonds de commerce, cela entraîne presque toujours du ressentiment.

    Sinon vive De Gaulle.

      +2

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  • Dufort // 18.11.2017 à 12h08

    Je ne comprends pas réellement cet article. Selon les sources découvertes par des brexiters, la construction européenne aurait été fortement appuyer par les USA sous contrainte d’un refus d’accès au plan Marshall.

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  • Marc Michel Bouchard // 19.11.2017 à 04h28

    La situation difficile de la France est en corrélation justement avec tous les présidents qui ont remplacés De Gaulle qui tous sans exception se sont inclinés à différents degrés envers le monde angloaméricain. La palme de la soumission revenant à Sarkozy et la soumission à l’OTAN, en théorie encore après 5 mois de pouvoir pour Macron, ensuite Hollande qui suit de très près Sarkozy. Mitterrand ayant lancé la soumission par son aval pour la première guerre du golfe en 1990 de Bush père suivi par un Giscard dont le libéralisme des mœurs positif à certains égards est simultané au mieux à un maintien relâché de l’héritage de De Gaulle tout en le maintenant sur l’essentiel pendant que Pompidou le plus proche de De Gaulle a démissionné sur l’Angleterre et le marché commun.

    Les élites du pays sont enclines à la soumission sur l’U.E qui n’est pas l’Europe heureuse imaginée et aux É.U.

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