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17.novembre.201717.11.2017 // Les Crises

[GEAB] Alerte zone de turbulence ! Eviter la troisième guerre mondiale maintenant !

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Source : Global European Anticipation Bulletin, pour le LEAP, Octobre 2017.

Plus de trois ans après la catastrophe euro-russe autour de l’Ukraine, rien ne permet d’espérer une sortie de crise. Au contraire, l’escalade se poursuit inexorablement. Le Donbass est toujours en guerre, l’annexion de la Crimée par la Russie non reconnue par la communauté internationale : les regards se tournent désormais vers la mer Baltique où les démonstrations de testostérone militaires vont bon train des deux côtés du nouveau Rideau de fer1 Vous trouverez de nombreux détails sur la dégradation de la situation en mer Baltique dans ces deux excellents articles. Sources : Telos, 22/09/2017 ; Le Grand Continent, 16/09/2017 … Non loin de Gdansk, l’ancienne Dantzig dont le corridor fut l’une des causes avérées du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, un autre corridor est l’objet de toutes les convoitises et d’un possible déclenchement de rien de moins qu’une Troisième Guerre mondiale : le corridor ou triangle de Suwalki.

Figure 1- Le triangle de Suwalki. Source : Stratfor 2015.

Kaliningrad et intégrités territoriales

Depuis 2004 et l’intégration des pays baltes à l’UE, un territoire russe, l’Oblast de Kaliningrad, s’est retrouvé isolé au cœur de l’UE. Dans le contexte de tension atlantico-russe actuelle, la Russie pourrait être tentée de sécuriser un couloir d’accès entre son allié biélorusse et son exclave stratégique de Kaliningrad sur la mer Baltique. Ce couloir, long d’une soixantaine de kilomètres, passe le long de la frontière lituano-polonaise dans une région qui fait l’objet depuis près de cent ans de vifs différends entre la Lituanie et la Pologne.

La région de Suwalki est située en Pologne, mais elle était à l’origine partie intégrante du Grand-Duché de Lituanie avant de passer à la Prusse en 1795, puis au Grand-Duché de Pologne, pour finir en Russie tsariste. En 1919-20, suite à la Révolution russe, la révolte de Sejny et la bataille de la rivière Niémen virent s’affronter troupes lituaniennes et polonaises pour aboutir au traité de Suwalki attribuant les villes et régions de Punsk, Sejny et Suwalki à la Pologne.

Inutile de préciser qu’il n’y aurait pas beaucoup à faire pour raviver des tensions dans cette région de Pologne où subsiste une grosse minorité lituanienne (la ville de Punsk est encore peuplée à 80 % de Lituaniens) et encourager des velléités d’indépendance dans une UE où ce genre de revendications devient monnaie courante2 Source : Atlantic Council, 09/02/2016 . L’expression de la crise atlantico-russe dans cette région peut donc rapidement entraîner un nouveau front de délitement de la belle union européenne, et pourquoi pas de conflit ethnique entre deux membres de l’UE et de l’Otan.

Mais quelle que soit la méthode employée, si jamais la Russie parvenait à établir un tel corridor, ce sont les pays baltes qui se retrouveraient coupés de l’UE.

Pour le moment donc, et depuis 2003, un accord entre l’UE et la Russie autorise cette dernière à passer (sous haute surveillance) sur le territoire lituanien pour accéder à son exclave. Mais à quoi tient cet accord ? Certainement à peu de choses.

Manque d’anticipation, erreurs stratégiques, faiblesse politique : la grande escalade

Alors, les armes et les hommes se massent autour de ce secteur : Américains, Canadiens, Britanniques, Français, Danois, Allemands d’un côté ; Biélorusses, Russes, Moldaves, Kazakhs, et même Chinois de l’autre. Et depuis l’exercice russe Zapad 2017 et l’exercice russo-chinois en mer Baltique, Maritime Cooperation-20173 Source : Tass, 17/09/2017 , l’UE a de quoi s’inquiéter du moment où l’escalade deviendrait incontrôlable, faisant peser le risque que le moindre incident déclenche une guerre qui aurait bien entendu toutes les caractéristiques d’une guerre mondiale compte tenu des protagonistes en présence4 L’Otan n’est pas en reste : opérations Baltops ou encore Saber Strike dans ces mêmes régions baltiques. .

Il devient donc vraiment urgent de faire quelque chose pour mettre fin à la séquence d’événements qui conduisent à ce piège stratégique. L’intégration des pays baltes était une erreur ; ils auraient plutôt dû faire l’objet de statuts spéciaux donnant lieu à un dialogue euro-russe. L’intégration des pays baltes dans l’Otan était une erreur encore pire, crispant inévitablement la Russie. En 2008, le projet nord-américain d’installer un bouclier antimissile dans cette région a commencé à faire déraper les relations cordiales que tentaient d’établir l’UE et la Russie malgré les deux précédentes erreurs (c’est notamment suite à l’annonce de ce projet que Vladimir Poutine a décidé de mettre fin au projet de statut spécial pour l’Oblast de Kaliningrad qui avait vocation à devenir une sorte de Hong Kong russe). Le refus européen de négocier son partenariat économique avec l’Ukraine en tripartite (UE, Ukraine, Russie) est une erreur historique majeure, aboutissant inévitablement à la division de l’Ukraine et à l’annexion de la Crimée par la Russie.

L’ours russe est maintenant bien réveillé et l’UE n’a plus que ses yeux pour pleurer devant sa faiblesse stratégique, le durcissement de la griffe otano-américaine dans son cou, le délitement de tout son flanc oriental (comme anticipé en 2014 dans ces pages). Nous nous retrouvons à la merci d’un avion US survolant de trop près un territoire russe ou un missile pénétrant un peu trop en terrain européen pour que la grande machine militaro-diplomatique entraîne le continent et le monde dans la catastrophe5 Par exemple, l’interception de l’avion du ministre russe de la Défense au-dessus de la mer Baltique et la riposte de l’aviation russe. Source : Le Temps, 23/06/2017 .

Pièges de tous côtés

Mais que faire ? Comme nous le disons toujours : « Dans un monde complexe, il est nécessaire d’anticiper, car lorsque les problèmes arrivent sur la table, il n’y a plus que de mauvaises solutions pour les régler. » Quelles que soient les responsabilités de la Russie dans cette escalade, l’UE a de fait de graves torts, notamment celui de n’avoir rien anticipé et d’avoir foncé dans tous les pièges les uns après les autres. Aujourd’hui, les Américains ne lâchent plus les Européens auxquels ils interdisent tout échange avec la Russie. Un exemple particulièrement effrayant : « Le Sénat américain a adopté le 15 juin 2017 un projet de loi menaçant d’amendes, de restrictions bancaires et d’exclusion aux appels d’offres américains toutes les sociétés européennes qui participeraient à la construction de pipelines russes. Ce texte doit encore être approuvé par la Chambre des représentants et promulgué par le président étasunien. Les cinq groupes gaziers européens engagés dans le projet Nord Stream 2, auquel ils doivent apporter chacun 10 % du financement, sont directement menacés par ce projet de loi : le Français Engie, l’Anglo-Néerlandais Shell, les Allemands Uniper et Wintershall et l’Autrichien OMW. »6 Source : Wikipedia Alstom et d’autres savent ce qu’il en coûte de négliger l’exception d’extraterritorialité du droit nord-américain. Si une telle loi était votée, ce serait un puissant frein supplémentaire à toute perspective de résolution de la crise euro-russe. De leur côté, les Russes ne peuvent pas céder sur Kaliningrad. Notre équipe a été tentée de penser qu’un axe de négociation pouvait exister, consistant à échanger la Crimée contre Kaliningrad (faire reconnaître l’annexion russe de la Crimée contre un retour de Kaliningrad à l’UE ou en statut spécial). Mais la Russie n’abandonnera pas son accès « hors glaces hivernales » à la mer Baltique, surtout dans le contexte actuel de défiance.

Le président tchèque a pourtant jeté un pavé dans l’eau cet été en suggérant que le fait d’acter l’annexion de la Crimée par la Russie permettrait de lancer des négociations entre l’Ukraine7 Source : RFI, 08/10/2017 et la Russie sur une politique compensatoire qui serait pourtant la bienvenue pour un pays exsangue. Les hurlements de Poroshenko pourraient ne pas couvrir complètement les réflexions que cette suggestion a inévitablement enclenchées chez les Ukrainiens, et au-delà. Par ailleurs, l’échec du gouvernement actuel en matière de lutte contre la corruption, de modernisation et d’européanisation du pays, a fait plonger Poroshenko dans les sondages et énerve singulièrement l’Allemagne. Yulia Tymoshenko, qui combine un profil pro-européen, mais a été accusée dans le passé de sympathies russes, et des liens forts avec le commerce de gaz avec la Russie8 Source : Britannica, 21/08/2017 , serait aujourd’hui la gagnante d’une élection. Le très trouble géorgien Mikheil Saakashvili, qui s’était retrouvé à la tête de la région d’Odessa, vient de se voir retirer la nationalité ukrainienne qu’on lui avait attribuée il y a trois ans9 Source : The Globalist, 17/09/2017 . Le vent tournerait-il à Kiev ? Et dans quel sens ? L’impératif de renouer avec la Russie aurait-il à voir avec ces quelques indicateurs de revirement ?

Hypothèse de retournement de situation ?

En tous les cas, côté UE, les rangs se resserrent autour de l’idée de rétablir le dialogue avec la Russie. Si la France, l’Allemagne et l’Italie sont classiquement alignées sur cette position, les déclarations allant dans ce sens abondent, y compris dans les pays du flanc Est : la Tchéquie, la Hongrie, la Slovaquie notamment sont désormais de cet avis, et leur participation aux côtés de la Pologne au Groupe de Visegrád est un moyen de neutraliser ce dernier pays, désormais le plus anti-russe de toute l’UE. Les pays baltes ne sont même pas unis en ce qui concerne la politique à adopter vis-à-vis de la Russie. Par exemple, le premier ministre estonien, Jüri Ratas, vient de déclarer qu’il ne voyait pas de raison de remettre en question le protocole de coopération qui lie son pays à la Russie10 Source : ERR.ee, 09/10/2017 . Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ose lui aussi appeler solennellement et de manière argumentée à renouer avec la Russie11 Source : L’Essentiel.lu, 13/10/2017 .

L’Europe est-elle loin de pouvoir affirmer une position commune vis-à-vis de la Russie ? Les rodomontades militaires en Mer baltique l’obligent à ne plus perdre de temps. En effet, les démonstrations de force de la Russie ont certainement pour objet de mettre la pression sur les Européens afin qu’ils se dégagent de la mainmise étasunienne sur cette crise et retrouvent leur indépendance stratégique. Mais le renforcement des moyens de l’Otan en Europe est désormais une réalité qui fait tourner aussi la montre pour la Russie : pour le moment, en cas de conflagration, elle aurait l’avantage stratégique (comme le rapport Rand l’établit clairement12 La Rand Corporation est un think-tank néo-conservateur, très proche de la Maison Blanche, spécialisé dans les questions de guerre froide et de stratégie militaire. Son rapport de 2016 a justifié un renforcement de tous les moyens US en mer Baltique. Source : Rand Corporation, 2016 ), mais le quadruplement du budget militaire US pour la protection de l’Europe13 Source : Atlantic Council, 09/02/2016 , le renforcement des moyens humains et technologiques, etc., ne permettent pas à la Russie d’attendre indéfiniment que l’Otan soit à nouveau en mesure de lui imposer sa loi. C’est une vraie course contre la montre qui se joue actuellement, contribuant à concentrer en cette fin d’année des risques de conflit réellement significatifs.

Sans compter que le rétablissement du dialogue avec la Russie ne suffira sans doute pas à trouver des solutions alors que tant de crispations de principe se sont accumulées depuis 15 ans, et de manière peut-être irréversible depuis 2014. L’histoire ne ressert pas les plats…

Quel XXIe siècle pour l’Europe ?

Un sommet UE-Eurasie de lancement d’un partenariat de sécurité entre les deux espaces, un référendum officiel permettant de faire reconnaître l’annexion de la Crimée à la Russie, assorti d’une politique de mesures compensatoires pour l’Ukraine, un statut spécial pour Kaliningrad, une négociation tripartite sur l’avenir des Balkans, un partenariat énergétique négocié d’égal à égal : tous les points de crispation actuels peuvent devenir les thèmes du dialogue qui doit permettre de construire une relation euro-russe pérenne et mutuellement profitable au XXIe siècle. Un beau rêve pour le moment.

Figure 2 – Les routes du gaz entre Russie et Europe. Source : Le Blog Finance, 02/07/2017

Lire le bulletin GEAB 118 en entier

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Notes   [ + ]

1. Vous trouverez de nombreux détails sur la dégradation de la situation en mer Baltique dans ces deux excellents articles. Sources : Telos, 22/09/2017 ; Le Grand Continent, 16/09/2017
2, 13. Source : Atlantic Council, 09/02/2016
3. Source : Tass, 17/09/2017
4. L’Otan n’est pas en reste : opérations Baltops ou encore Saber Strike dans ces mêmes régions baltiques.
5. Par exemple, l’interception de l’avion du ministre russe de la Défense au-dessus de la mer Baltique et la riposte de l’aviation russe. Source : Le Temps, 23/06/2017
6. Source : Wikipedia
7. Source : RFI, 08/10/2017
8. Source : Britannica, 21/08/2017
9. Source : The Globalist, 17/09/2017
10. Source : ERR.ee, 09/10/2017
11. Source : L’Essentiel.lu, 13/10/2017
12. La Rand Corporation est un think-tank néo-conservateur, très proche de la Maison Blanche, spécialisé dans les questions de guerre froide et de stratégie militaire. Son rapport de 2016 a justifié un renforcement de tous les moyens US en mer Baltique. Source : Rand Corporation, 2016

Commentaire recommandé

Linder // 17.11.2017 à 05h41

L’article conclu sur la proposition d’un referendum officiel sur l’avenir de la Crimée … Mais il a déjà eu lieu. Au moment du coup d’état en février 2014, les autorités de Crimée qui ont organisée le référendum étaient des autorités légales alors que le pouvoir à Kiev ne l’était plus. Le référendum est, du point de vue des habitants de la Crimée, officiel.

Que veux dire “officiel” dans l’esprit de l’auteur ? Reconnu par Kiev ? Mais il ne pourrait être reconnu par les actuelles autorités ukrainiennes que si ce référendum était organisé par Kiev ce qui est maintenant impossible …

La Russie a acté officiellement l’intégration de la Crimée. Le faire une deuxième fois n’aurait pas de sens. Même si l’auteur de l’article que je ne connais pas, ne prend pas pour argent contant la propagande de Kiev ou celle de l’OTAN, ses propositions n’intègrent pas assez le point de vue de la Russie pour qu’elles soient crédibles.

70 réactions et commentaires

  • Linder // 17.11.2017 à 05h41

    L’article conclu sur la proposition d’un referendum officiel sur l’avenir de la Crimée … Mais il a déjà eu lieu. Au moment du coup d’état en février 2014, les autorités de Crimée qui ont organisée le référendum étaient des autorités légales alors que le pouvoir à Kiev ne l’était plus. Le référendum est, du point de vue des habitants de la Crimée, officiel.

    Que veux dire “officiel” dans l’esprit de l’auteur ? Reconnu par Kiev ? Mais il ne pourrait être reconnu par les actuelles autorités ukrainiennes que si ce référendum était organisé par Kiev ce qui est maintenant impossible …

    La Russie a acté officiellement l’intégration de la Crimée. Le faire une deuxième fois n’aurait pas de sens. Même si l’auteur de l’article que je ne connais pas, ne prend pas pour argent contant la propagande de Kiev ou celle de l’OTAN, ses propositions n’intègrent pas assez le point de vue de la Russie pour qu’elles soient crédibles.

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    • Micmac // 17.11.2017 à 11h59

      Je le comprends comme ça :

      Le référendum qui a rattaché la Crimée à la Russie a été fait de manière assez précipitée, et pleut être contesté par des gens de plus ou moins bonne foi (plutôt de mauvaise foi à mon avis…).

      Un référendum organisé dans un climat plus apaisé, en prenant le temps d’une confrontation électorale, aurait une valeur absolument incontestable. D’autant plus que le résultat ne fait aucun doute…

        +1

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      • moshedayan // 17.11.2017 à 12h22

        Vous avez raison sur le papier mais ce sont aussi pour un Russe et un Criméen surtout des arguties inutiles.
        Refaire un référendum c’est dire à ces derniers vous avez été des lâches et vous avez voté “pour l’annexion par la Russie” sous la menace d’une kalachnikov dans le dos.
        Or, c’est le contraire, les Criméens, je parle de la majorité -pas tous certes, se considéraient comme “russes” et étaient tous satisfaits, convaincus d’un “juste retour” à la Patrie, (-point barre!). Mis à part les “russophobes polonais” de Prague à Bucarest en passant par Sofia, tous savent que la Crimée est russe. Il n’y a eu que Berlin, Paris et d’autres occidentaux pour se lancer dans une “aventure ukraiinienne” et osaient provoquer la Russie.
        L’article est intéressant mais en grande partie hypocrite car il dédouane les responsabilités de l’UE.

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    • Gabriel Galice // 18.11.2017 à 18h10

      Un référendum en Crimée avait déjà eu lieu le 20 janvier 1991, aboutissant à un résultat en faveur d’une majorité de près de 90% pour une séparation de l’Ukraine un rattachement à la CEI, bref un retour à l’avant 1954. Or Kiev a tenu le référendum pour nul et non avenu 3 semaines après sa tenue. Lire l’un des rares qui en parlent, Guy Mettan, dans son livre : “Russie – Occident Une guerre de mille ans”, livre boycotté par la critique (de gauche et de droite) française. Selon moi, il s’agit d’un RATTACHEMENT, comme celui de la Savoie et de Nice à la France, en 1860, et non d’une ANNEXION, comme disent les atlantistes, dont Macron.

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      • Sirius de Vega // 19.11.2017 à 01h48

        Il me semble que vous traitez le sujet bien légèrement et partialement 😉

        Le referendum du 21 janvier 1991 envisageait le retour à la situation de 1921 et qui a perduré jusqu’en 1945 (et non à celle 1954), en tant que République Socialiste Autonome, ce qui n’impliquait nullement son rattachement / intégration à la Fédération de Russie.
        Pour être complet, vous oubliez aussi le referendum du 27 mars 1994 qui a, entre autre, entériné l’appartenance de la Crimée a l’Ukraine.

        Le droit est le droit, même si à titre personnel, je ne vois rien de contraire au rattachement de la Crimée à la Russie, de part l’histoire, la culture et la démographie.

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  • Catalina // 17.11.2017 à 06h55

    euh ???? “contre un retour de Kaliningrad à l’UE” mais, mais ??? késako ? Kalinigrad était donc dans l’ue ?
    N’importe quoi !
    Quel esprit !, on prend un pays et on l’échange ?
    Et les gens du pays ? euh ? drôle de manière d’aborder la géopolitique !

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    • HerrHesser // 17.11.2017 à 16h32

      C’est de la géopolitique à la Sykes-Picot, tout simplement.

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      • Denis Griesmar // 17.11.2017 à 17h42

        Cessez de taper sur Sykes-Picot. Si cet accord n’avait pas existé, on aurait eu du Sykes-Sykes.

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    • Subotai // 17.11.2017 à 18h15

      L’histoire du continent montre que ça c’est souvent passé comme ça. Et à mon avis, il n’y a aucune raison que ça change…
      N’oublions pas que la base du comportement stratégico/politico/social des régimes politiques européens reste germanico/féodal. Les 70 dernières années ne sont rien face aux siècles comportementaux précédents. 🙂
      Le poids du territoire américain du Nord déséquilibre la donne européenne *. Mais c’est uniquement parce que justement il s’allège – de force et brutalement, en temps social – que la recomposition européenne, inéluctable, s’avère explosive.
      Le seul espoir de résolution non explosive et destructrice pour le continent européen est dans l’effondrement rapide – l’implosion – des USA. Parce que la stratégie naturelle étant toujours de faire en sorte que les tensions se résolvent en dehors de son territoire, une guerre “mondiale” sur le territoire européen est parfaitement envisageable.
      La mis en tension du Sud Est asiatique participe à la même stratégie.
      * Comprenez bien que la Russie en fait partie.

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    • Papagateau // 18.11.2017 à 12h43

      Si cette proposition avait le début de l’hombre d’un soupçon de logique, alors l’échange devrait aboutir à l’intégration de Kaliningrad non pas à l’UE mais à l’Ukraine, un pays avec lequel Kaliningrad n’a aucune frontière et avec une opposition certaine et quasi vitale de la population (rappelez-vous les crimes néo -nazis d’Odessa et le Donbass).

      Propagande aussi délirante et criminelle que celle de Kief, sauf que le bénéficiaire se présente comme un tiers désintéressé du conflit.

        +3

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      • Papagateau // 18.11.2017 à 12h56

        L’autre idée est que la Russie doit payer une rente éternelle a l’Ukraine pour la merde que la CIA et l’UE y ont laissé.

        Ce qui correspondrait à un transfert de culpabilité, et pour la Russie, à soutenir, payer et financer un pays totalement dirigé par l’ennemi.

        Le geab est vraiment une annexe de la CIA.

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        • lvzor // 20.11.2017 à 15h46

          C’est sans doute pour cette raison que l’article néglige le fait qu’il est impossible de négocier quoi que ce soit avec les US, ni avec l’UE, pour cette raison que les premiers ont pour principale caractéristique de ne jamais respecter leurs engagements, et les seconds de n’être pas maîtres de leurs actes.

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  • DUGUESCLIN // 17.11.2017 à 06h57

    Que deviendraient les baltes d’origine russe? Ils sont nombreux.
    La langue russe est comprise et parlée dans ces pays.
    Que deviendraient et que feraient les criméens, qui sont russes, face au possible nettoyage ethnique si on renégocie leur appartenance?
    Tout cela est incohérent.
    La seule négociation serait des accords d’alliance et d’échange entre tous les européens qui mettrait fin au risque de guerre fratricide offrant une possibilité de développement qui nous est interdite. Les ukrainiens de Galicie n’auraient pas d’autres choix que de faire la paix.
    Mais l’empire anglo-atlantiste redoute la puissance européenne, elle continue à l’affaiblir par la division, par l’invasion de l’OTAN et en désignant un ennemi qui n’en est pas un, pour continuer à s’imposer et à dominer le monde. Tout, sauf une Europe unie, puissante, équilibrante, voilà le jeu des atlanto-européistes.
    La République Russe européenne, est la plus importante république de la Fédération de Russie, elle offre à l’Europe une ouverture sur l’Asie dont nous sommes privés. Nous continuons à nous appauvrir en nous soumettant à la division entre européens organisée et voulue par les maîtres du monde.

      +74

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    • moshedayan // 17.11.2017 à 13h05

      Visite à Dauvgavpils, année 2000 et quelque : Pas un habitant ne parlait letton dans la rue. Tous en Russe § Donc dans le mil !
      Je ne crois pas une seule seconde au rapprochement ou à une entente UE-Russie. Tous à Paris et Berlin ont choisi de construire la “Grande Europe” grâce à la création d’un ennemi : la Russie.
      Les Russes que je connais sont âgés certes : ils en sont convaincus et en conclusion, ils souhaitent l’effondrement total de l’UE. Les autres générations moins aigries, je pense qu’elles sont moins remontées mais veulent-elles un simple apaisement ou répit pour relancer la machine économique, avec l’objectif final : dépasser l’UE pacifiquement. L’Ukraine a fait d’énormes dégâts dans toutes les générations en âge de voter, c’est mon sentiment. Derrière il y a aussi évidemment le “spectre allemand”.

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      • David D // 17.11.2017 à 20h57

        Lithuanie, 3 millions d’habitants. Malgré l’abondance d’églises orthodoxes à Vilnius, la minorité russe est un peu moindre que la minorité polonaise que les touristes polonais, considérés comme se croyant chez eux, perçoivent comme très pauvre. Une lithuanienne à mère “polonaise” peut tenir le discours très courant d’hostilité aux polonais, ce qui en dit long sur le conflit. L’alliance de l’empire polono-lithuanien a eu un élan lithuanien à l’origine, mais les polonais ont pris ensuite le dessus. C’est le conflit le plus sensible. Le basket est sport national en Lithuanie, et les supporters ont une violence qu’on imagine mal lors d’une défaite. Ils cassent tous les verres dans les rues, des rues qui n’ont pas un seul bar pour autant, ça part des maisons. Présence russe côté maritime, Klaipeda. Ajoutons une frontière avec Kaliningrad à cause de l’isthme de Courlande.

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        • David D // 17.11.2017 à 21h01

          Lettonie, 2 millions d’habitants. Toutefois, un quart de la population est russe, et celui-ci est fortement concentré dans la capitale, sinon les villes, avec inévitablement des postes clés, une certaine visibilité. Riga était la grande ville balte à l’époque soviétique. Influence allemande et protestante perceptible par l’architecture, gigantisme de la capitale avec son art nouveau, langue moins archaïque avec assèchement des déclinaisons, voilà qui les différencie de l’autre culture balte, la Lithuanie. Difficile d’imaginer un conflit russes et lettons dans Riga avec un tel cadre. Estonie, pays linguistiquement et culturellement plus proche de la Finlande d’où un développement moderne à la clef, 1,3 millions d’habitants dont 300000 russes. J’ai pu remarquer un sentiment antirusse à fleur de peau chez certaines estoniennes dont on aurait pu croire le physique plus propice à d’autres préoccupations.

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          • moshedayan // 19.11.2017 à 18h34

            Je n’ai pas d’éléments fiables pour juger aujourd’hui. L’Estonie bénéficiait de sa “situation portuaire stratégique” avec une urbanisation à la clé à l’époque soviétique. La Lituanie et la Lettonie sont plus “agraires”, leurs potentiels économiques étaient moindres mais stables, plus “ancrés sur des ressources naturelles” (j’y suis allé dans les années 2000 et je dirais que ça m’a semblé encore ainsi). Enfin elles étaient appréciées pour le tourisme balnéaire et campagnard. Palanga est une superbe station sur la Baltique. Malgré le nationalisme, culturellement les Russes sont plus proches des Lituaniens et Lettons -les influences linguistiques sont réelles et ces Baltes pourraient d’ailleurs en être fiers. Rien de tel avec les “finno-ougriens” d’Estonie et après tout n’oubliez pas Moskva -mot suédois, Olga, Igor idem la Baltique n’a pas vocation à être un “mur”.

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  • Catalina // 17.11.2017 à 07h01

    il est très étonnant que l’auteur se focalise sur Kaliningrad en omettant l’ingérence us en Ukraine, pas un mot sur le coup d’état fomenté par Victoria nuland et cie en Ukraine. et toujours cette confusion ( voulue?) entre ue et Europe.

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    • DUGUESCLIN // 17.11.2017 à 16h04

      En accord avec vous.
      L’UE n’est pas l’Europe, mais un morceau seulement, elle la divise en deux blocs et ne roule pas pour nous, mais pour un empire qui n’est pas le notre et une vision du monde qui n’est pas européenne.

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  • redge // 17.11.2017 à 08h23

    Les guerres sont déclanchées par des causes économiques et sociales et non pas par des erreurs de survol militaire ou de tir. Souvenez vous de l’avion russe abattut par les turcs. Il y a t-il eu guerre? Regardez les israeliens qui bombardent régulièrement le sol syriens, l’armée syrienne se contente seulement de risposter avec des vieux missiles S-200. Au vue des différents articles sur la russie je ne pense pas qu’elle déclanchera la guerre car poutine est un homme intelligent qui voit le PIB de son pays croitre et qui a un fort soutient de sa population. Si guerre il y a ce sera du cote occidental car les populations soutiennent du bout de doigt leurs représentants et malgres l'”alignement des planetes (tx bas, petrole pas cher etc..)” le PIB tourne au ralenti et la pauvreté s’installe… Mais ces élites occidentales compensent l’augmentation de la pauvreté et la faible croissance par une guerre contre le terrorisme. Ils l’alimentent en soutenant les pays qui financent ces terroristes et en laissant les fichiers “S” devenir de dangeureux terroristes islamistes apres une vie de débauche. De plus pour l’instant l’élite occidentale s’enrichie ( c’est peu dire) sans crainte donc je ne vois pas pourquoi il y aurait une guerre qui risquerait de redistribué les cartes plus rapidement.

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  • Albert Charles // 17.11.2017 à 08h54

    Dès le début, le ton est donné: l’escalade se poursuit…l’annexion de la Crimée par la Russie non reconnue par la communauté internationale. Donc: escalade = non acceptation des invasions russes ! La faute au monde, donc, et au Droit International. Ceux qui acceptent cet argumentaire, acceptent-ils les colonisations israéliennes en Palestine ? Derrière cet argumentaire, une idée: pour avoir la paix, accepter (l’auteur dit: discuter) les velléités expansionnistes de la Russie (au nom des regroupements ethniques ou culturels). Et ça, c’est la voie de la Paix ? Il faut donc accepter les annexions actuelles de la Chine en Pacifique Sud ? Et, demain, l’annexion espagnole de l’enclave Llivia, en territoire français ? Un peu comme les revendications territoriales de Hitler en Tchécoslovaquie, pour regrouper les Germaniques. Et les Français et les Anglais pourraient aussi reconstituer leurs Empires ? La paix par l’unification culturelle, voire ethnique ? Non, au contraire: c’est la guerre.

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    • francesc pougault // 17.11.2017 à 11h59

      l’enclave llivia est une conséquence du traité des pyrénnées qui a réglé le partage de la Catalogne entre la France et l’Espagne, après que les branches espagnole et française des Bourbons se soient alliées pour écraser militairement la Catalogne. Si Monsieur Charles désire régler cette question, qu’il rejoigne les rangs des Catalans du Nord et du Sud en exigeant l’abolition du traité des Pyrénnées. Mais l’Espagne et la France sont chacune “une et indivisble” qoique annexionnistes. On nepeut modifier l’Histoiren on peut en corriger les conséquences.

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    • lvzor // 20.11.2017 à 15h54

      “… le ton est donné: l’escalade se poursuit…l’annexion de la Crimée par la Russie non reconnue par la communauté internationale. Donc: escalade = non acceptation des invasions russes ! La faute au monde, donc, et au Droit International. Ceux qui acceptent cet argumentaire, acceptent-ils les colonisations israéliennes en Palestine ?”

      Vous devriez aller tenir ce discours en Crimée. (Faites-le en russe si vous voulez être compris). Je ne vous garantis pas le retour en bonne condition…

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  • Haricophile // 17.11.2017 à 09h25

    S’il y a un risque de guerre mondiale maintenant :

    1- L’initiative en sera USA à 100%
    2- Il a lieu en Coré qu’un président de pays non démocratique a menacé de raser totalement le pays en employant les armes nucléaires, en créant ainsi le plus grand génocide et crime contre l’humanité de tous les temps en plus d’un immense risque de réaction chinoise puis russe.

    Tous les autres pays/blocs ne veulent que la tranquilité dans leur zone d’influence, Corée du Nord (et du Sud) comprise.
    oops, j’oubliais les Émirats qui provoquent une des plus grandes crises humanitaire moderne au Yemen, et Israel bien sûr qui fout discrètement le bordel partout histoire de ne pas laisser monter une puissance arabe.

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    • ouvrierpcf // 18.11.2017 à 02h16

      ah bon en 2005 un non remportait 57%des suffrages en 2007 un président démocratiquement élu le transforma en OUI notre Macron est donc aussi un président de pays démocratique élu à 36% l’ex son prédécesseur a mené ses troupes militaires dans 14 pays ou contrées étrangères l’opération SERVAL est un fiasco au moins militaire qui durera au moins 15 ans encore et l’autre nous parle d’un président qui n’envoie lui aucune troupe dans aucun autre pays ou contrée étrangère à sa patrie EN parlant de génocide 1944 Madagascar ou en Algérie les militaires français distribuait des bonbons las bas à ceux qui périrent par enchantement

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      • sibtigr // 20.11.2017 à 13h45

        Vous savez ce que c’est la ponctuation et l’orthographe, pour faire comprendre ce que vous pensez, pour penser tout simplement ???????

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  • Daniel Menuet // 17.11.2017 à 09h46

    Trump vient de passer 10 jours en Asie et il vient de montrer qu’il peut y avoir des relations ET avec la Chine ET avec la Russie !!!
    Cela vient d’éliminer toute la ligne des derniers présidents US « va-t-en guerre », par contre s’il y a risque de guerre, cela viendra de l’entourage de Trump (les néo conservateurs et les intérêts financiers de Wall Street et de la City).
    ET révons un peu…les USA pourraient prendre le train des Nouvelles Routes de la Soie en Marche !!!!! la paix est donc possible :
    “la participation américaine à la ceinture et la route est inévitable”, “La coopération sino-américaine dans le cadre de la BRI va non seulement favoriser les liens économiques et commerciaux, elle va également définir la trajectoire d’un nouveau mode de relations entre les grandes puissances et le monde pour les 50 prochaines années ».
    cf Article du global Times cf http://www.globaltimes.cn/content/1074950.shtml

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    • Chris // 17.11.2017 à 14h47

      Une lutte féroce pour la survie de la nation américaine ou la survie de l’Empire américain…

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  • Louis Robert // 17.11.2017 à 11h00

    Humour savoureux au GEAB, il faut bien le dire.

    “Notre équipe a été tentée de penser qu’un axe de négociation pouvait exister, consistant à échanger la Crimée contre Kaliningrad (faire reconnaître l’annexion russe de la Crimée contre un retour de Kaliningrad à l’UE ou en statut spécial)… acter l’annexion de la Crimée par la Russie permettrait de lancer des négociations entre l’Ukraine et la Russie sur une politique compensatoire qui serait pourtant la bienvenue pour un pays exsangue… Un sommet UE-Eurasie de lancement d’un partenariat de sécurité entre les deux espaces, un référendum officiel permettant de faire reconnaître l’annexion de la Crimée à la Russie, assorti d’une politique de mesures compensatoires pour l’Ukraine, un statut spécial pour Kaliningrad, une négociation tripartite sur l’avenir des Balkans, un partenariat énergétique négocié d’égal à égal…”

    Global European Anticipation Bulletin? ANTICIPATION, dites-vous? — Non, simple retard sur l’actualité.

      +9

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    • Chris // 17.11.2017 à 14h48

      GEAB a été dès le départ été pro-union européenne. Donc son discours est forcément pro-UE !

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      • Crapaud Rouge // 17.11.2017 à 16h00

        On peut être pro-UE sans se montrer aussi ridicule ! Leur “axe de négociation”, (auquel leur “équipe” a seulement “tenté de penser”, dieu merci, elle n’est pas allée plus loin), implique que la Russie perde Kaliningrad en échange d’une reconnaissance internationale (de l’annexion de la Crimée), dont elle n’a rien à fiche. Sans compter que cette enclave, comme le souligne ci-dessus Catalina, n’a jamais fait partie de l’UE.

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        • Louis Robert // 17.11.2017 à 18h01

          Dur-dur de seulement être « tenté de penser », et en «équipe », habitués qu’on nous dise constamment et partout, en France, « ce qu’IL FAUT penser de… ».

          « Merci pour votre éclairage/décryptage… »

            +2

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  • Theoltd // 17.11.2017 à 11h26

    Echanger Kaliningrad contre la Crimee!!!! je me marre. Non franchement!
    Alors voila, moi je vous echange votre Audi contre votre Mercedes. Qu’en pensez vous?
    Moi je vais m’abonner a GEAB. ils m’ont déjà fait acheter des napoléons a 240 euros pièce, (et j’ai aussi vendu tous mes euros juste avant la disparition de l’euro qui devait arriver en 2009 au plus tard). Puis j’ai aussi stocke 5 barils d’essence grâce a eux a 1.70 le litre). Maintenant je vais acheter de l’immobilier a kaliningrad, en attendant que ça devienne européen.

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  • Fox 23 // 17.11.2017 à 11h58

    Rien qu’au nom, le GEAB, on sent bien d’où vient l’inspiration.
    En lisant bien ce “document”, la responsabilité globale des USA et de l’OTAN ? Pas connaître.
    Le coup de force d’Ukraine par les mêmes ? Pas connaître non plus
    Bref si ces salauds de Russes n’avaient pas fait des manœuvres navales et terrestres il n’y aurait pas de problème et si un clone de Eltsine pouvait revenir, ce serait encore mieux pour piller sans vergogne.

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    • Crapaud Rouge // 17.11.2017 à 16h27

      Par contre, le caractère illégal de l’annexion de la Crimée, ça ils connaissent bien puisque “leur équipe” a “tenté de penser” à un “deal” pour rattraper le coup…

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  • Sergio // 17.11.2017 à 12h10

    Si une troisième guerre mondiale éclate, ce sera aussi de la faute de tous ceux qui ont fait semblant de croire que la Russie s ‘est étendue vers l’ouest alors que c’est l’OTAN qui s’est étendu vers l’est. La Crimée est peuplée majoritairement de russes et n’a été ukrainienne que artificiellement et dans le contexte de l’URSS.

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  • douarn // 17.11.2017 à 12h23

    Bonjour
    La carte montre bien l’importance majeure que représente le gaz naturel entre Russie et UE.
    Je ne résiste donc pas à rapporter ici ce qui a fuité dans les paradise papers : une compagnie US, NAVIGATOR HOLDING, enregistrée aux Iles Marshall a chargé du gaz à Ust Luga (Russie) pour le revendre au terminal GNL Belge d’Anvers … avec bénéfices. Pour info, il y a 3700km de gazoduc en Belgique (la reliant à la Hollande et la Norvège).
    https://oilprice.com/Energy/Natural-Gas/Paradise-Papers-Reveal-US-Selling-Russian-LNG-In-Europe.html
    Pour rajouter une éventuelle autre source de tension, la Lituanie et la Pologne se positionnent tous les 2 sur le GNL. CHENIERE ENERGY a fait une 1ere livraison de GNL à la Pologne (Świnoujście) l’été dernier à “bon prix” (prix GNL>>prix gazoduc) et à la Lituanie (Klapeida).
    http://www.rfi.fr/emission/20170428-pologne-premiere-livraison-gaz-naturel-liquefie-provenance-etats-unis
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030502617944-premiere-livraison-de-gnl-americain-a-la-lituanie-2108797.php

    Heureusement que nous sommes menés par des élites à la haute intelligence, je ne sais pas ce que cela serait sinon…

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    • Crapaud Rouge // 17.11.2017 à 16h24

      Je ne sais pas si “nous sommes menés par des élites à la haute intelligence”, mais il est sûr que ces détails croustillants confirment qu’à l’origine des bisbilles UE-Russie il n’y a que les US voulant à tout prix fourguer leur gaz de m***. Notons aussi que les Polonais ont acheté l’année dernière des hélicos américains. Mais il faut les comprendre, les pauvres : pour avoir été envahis 50 fois par les méchants Russes, ils sont encore tout traumatisés, faut pas leur en vouloir.

        +6

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  • cyril // 17.11.2017 à 13h14

    c’est quoi cet article “marchand de tapis”,pourquoi pas aussi “je t’échange la figurine de yoda contre celle de darth vader”. c’est grotesque de dire,nous pourrions faire un échange de territoires. kaliningrad est russe et la crimee aussi,point a la ligne. cette union europeenne est tellement servile avec les usa qu’il ne s agit plus de vassalité mais d’un fanatisme pro americain primaire,qui ne repose sur rien que sur une forme de pathologie mentale. nous devons a tout prix sortir de cette union factice qui a tous les niveaux,nous ramène au 19eme siècle. les bouffeurs de hamburgers se foutent éperdument,voir amplifie volontairement,des problèmes que nous pourrions avoir. vous imaginez un macron face a une guerre dans les pays baltes,nous collant sa trogneux pour faire de la com,pendant que les canons retentiront dans la bas. notre époque est folle et nous ne pouvons constater,a notre niveau,que notre impuissance. quelle tristesse.

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    • Subotai // 17.11.2017 à 18h38

      C’est parce que cette vassalité est remise en question que s’agite autant. Je dirais même que c’est parce qu’elle ne va plus de soi que ça pète.
      Elle est non seulement remise en question mais carrément combattue par l’opinion publique. Les populations (il faut bien en parler quand même), en majorité, sont vent debout contre l’inféodation aux USA et contre la politique des “élites” dirigeantes*.
      Combien de temps pensez vous que les dirigeants pourront tenir cette politique, contre leur propre population?
      Je parie pour un infléchissement sournois et désordonné de la politique européenne/française avant la fin du quinquennat.
      Je dirais même qu’il faut regarder la frénésie d’intégration à l’UE de Macron sous cet angle: Devenir sujet du “Nouveau Saint Empire Romain Germanique” pour éviter d’être pulvérisé par la conflagration des Etats Européens.
      Macron et Méluche ont tous les deux raisons, c’est “juste” les moyens et le point de vue idéologique qui diffèrent.
      Macron joue la carte de l’Aristocratie
      Mélenchon la carte du Peuple
      Choisi ton camp Camarade! 🙂

      * Et même si ce n’était pas la majorité, 25% de contre suffit pour renverser les choses.

        +5

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      • cyril // 18.11.2017 à 02h03

        la population se révolte en france? on m’aurait caché ça? je devais être en plein délire,macron élu président avec la majorité absolue a l’assemblée nationale n’est qu’une tactique de la population pour mieux tout foutre en l’air…….

        je crois surtout que les francais sont dans une apathie qui frise la maladie mentale,que des millions de gens regardent le consumérisme abrutissant made in usa avec des yeux de chimènes,que quand un pays,le notre en l’occurrence,perd 4 point de QI en moyenne et ne voit la vie que par le prisme de l’argent et du statut social,il y a un sérieux malaise.

        je paraphraserais olivier berruyer mais en remplaçant ukraine par france,”un pays ça meurt”. la france est l’endroit le plus américanisé d’europe,mac do a tous les coins de rues qui ne désemplissent jamais,films,musiques et (sous) culture americaine ont fait disparaître la france. sans compter le regionalisme,etc……. je pense que vous vous illusionnez sur ce qu’est la france d’aujourd’hui.

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        • Chris // 18.11.2017 à 14h55

          Les milieux urbains, lui.
          Mais pas la France des territoires, qui elle reste à peu près attentive aux exigences des réalités.

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        • Subotai // 18.11.2017 à 17h32

          On ne se méfie jamais assez de l’eau qui dort… 🙂
          Les 80.000 manifestants de la dernière action syndicale, devrait terrifier les “Patrons”. Parce que si manifester ne fait plus recette, ça ne signifie absolument pas qu’on n’a plus rien à réclamer ou que se satisfait de la situation, mais plutôt que ça devient totalement imprévisible et d’autant plus DANGEREUX.
          Mais c’est vous qui voyez…

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      • lvzor // 20.11.2017 à 16h12

        “Combien de temps pensez vous que les dirigeants pourront tenir cette politique, contre leur propre population?”

        Une éternité, si on se fie aux enseignements de l’Histoire…

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    • sibtigr // 20.11.2017 à 13h53

      Non mais, que fait le modérateur ?
      y’a tellement de fautes d’orthographe, grammaire, ponctuation, syntaxe etc.. que certains posts devraient être refusés pour celà : ils sont presque incompréhensibles !
      Oui, je pique ma crise, y’en a marre de tous ces inculturés : écrivez français ou taisez vous, ou alors retournez à l’école pour apprendre !!

        +0

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  • François Marquet // 17.11.2017 à 13h40

    Politique compensatoire? Compenser quoi? Que je sache l’Ukraine n’a pas acheté la Crimée ni n’y a investi. Il n’y a donc rien à compenser et de plus les Criméens se sont exprimés et ont été cette fois-ci écoutés.

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  • Fritz // 17.11.2017 à 14h15

    “L’intégration des pays baltes dans l’Otan était une erreur encore pire”. Kennan l’avait prédit en 1998, plus généralement, à propos de l’extension de l’OTAN vers l’Est : “une erreur tragique”.
    http://www.nytimes.com/1998/05/02/opinion/foreign-affairs-now-a-word-from-x.html
    Cette fois, on ne pourra pas dire “on ne savait pas”. Les criminels qui nous mènent lentement mais sûrement vers la guerre mondiale et nucléaire sont bien identifiés. Outre les dirigeants et congressistes américains, ils comprennent les valets d’Europe de l’Est, ivres de revanche et de ressentiment contre la Russie, et les pires de tous, peut-être, ces Français qui ont attendu que la “guerre froide” soit révolue pour rentrer dans l’OTAN.

    En effet, le couloir de Suwalki pourrait devenir le corridor de Danzig de la Dernière Guerre mondiale.

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    • lvzor // 20.11.2017 à 16h19

      Ce n’est d’ailleurs pas une “erreur stratégique”, c’est l’exécution du programme US pour l’affaiblissement de l’UE. Car l’UE est aussi une “menace” de par son potentiel économique. Heureusement pour l’empire, l’Allemagne est une colonie et la France ataviquement collaborationniste.

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  • ceusette // 17.11.2017 à 15h12

    Le problème est que les E-U. veulent refourguer leur gaz de schiste à l’UE et devenir le fournisseur quasi exclusif… En tout cas, excluant la Russie comme le confirme le projet de loi du 15 juin 2017 au Sénat américain. Par contre, certaines propositions de l’article laissent songeurs: quel rapport en Kaliningrad et la Crimée? Par ailleurs, il y a eu déjà des problèmes justement parce que la Russie avait souhaité établir une certaine normalité dans les relations énergétiques avec ses voisins, à savoir payer au prix du marché mondial (ces pays voulant le gaz et l’argent du gaz). Pour finir, la France n’a rien à voir dans toutes ces histoires, elle pourrait, devrait, seulement jouer le rôle de médiatrice.

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  • Crapaud Rouge // 17.11.2017 à 15h42

    “Notre équipe a été tentée de penser qu’un axe de négociation pouvait exister, consistant à échanger la Crimée contre Kaliningrad” : eux au moins n’ont pas peur du ridicule, c’est déjà ça…

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  • Crapaud Rouge // 17.11.2017 à 16h07

    Le seul intérêt de l’article, c’est de révéler (ou de rappeler) que si ce couloir de Sulwaki appartenait aux Russes, alors les pays baltes seraient coupés de l’UE. C’est pourquoi mon équipe a tenté de penser à cet axe de négociation : on garde ce couloir pour nous, les Européens, et on accorde gracieusement un droit de passage aux Russes, histoire qu’ils ne soient pas tentés de mettre la main dessus. Bref, y’a pas vraiment de problème si l’on ne veut pas qu’il y ait un problème.

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  • lon // 17.11.2017 à 16h57

    Ce sont les restes calcinés du père Adolf qui doivent se marrer , à ce train là j’imagine bientôt une révision historique grand format pour justifier Barbarossa 1941, au nom de la défense de la civilisation européenne contre l’expansionnisme russe , d’ailleurs c’est pas sur un site ” de gauche” que j’ai lu dernièrement que les pauvres petits pays de l’Est avaient été “envahis” par les soviétiques en 44-45 ..?..

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  • Denis Griesmar // 17.11.2017 à 17h47

    Cessez de taper sur Sykes-Picot. Si cet accord n’avait pas existé, on aurait eu du Sykes-Sykes.

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  • Denis Griesmar // 17.11.2017 à 17h50

    Certains en sont encore à dire “nous, les Européens” ! Peut-on être décervelé à ce point ?
    La réalité, c’est toujours la France contre l’Empire, et cela n’a guère changé depuis Philippe-Auguste. Cet article, dû à un Comité Théodule européiste, ne cesse d’hypostasier l’ “Europe”, pour empêcher les Français de réfléchir. Lisez plutôt l’article de Charles Gave.

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    • Subotai // 17.11.2017 à 18h45

      Déjà que ça a commencé quand Charlot le Magne a partagé son Empire (Franc) entre ces trois fils.
      La Lotharingie est rapidement passée à l’as et la Francie Orientale n’a eu de cesse d’intégrer la Francie Occidentale à sa suzeraineté.
      C’est l’Histoire de France ça… 🙂

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  • lephil // 17.11.2017 à 18h42

    De toute façon les USA se mettront toujours d’accord avec la Russie à notre détriment comme Les Paradise Papers nous révèlent qu’une société américaine a acheté du gaz russe, l’a liquéfié puis l’a revendu bien plus cher à l’Union européenne !
    Il vitale pour l’Amérique d’empêcher l’ Europe d’échanger gagnant gagnant avec la Russie car l’OTAN ne servirait plus à rien et l’industrie militaire américaine ne vendrait plus ses “jouets” de plus la Russie et l’Europe occidentale économiquement sont complémentaires se serait la fin de l’empire maritime anglo-américain ils ne l’accepteront jamais quitte à déclencher la dernière guerre mondiale…

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  • Catherine // 17.11.2017 à 22h41

    Il y a des gens qui prennent la planete pour un jeu de Monopoly.
    Ces gens-là nous font c…r.
    Le humains, leur vie, la qualité de leur vie, leurs aspirations, on ne les soufle pas sur une carte de monopoly.

    Le rattachement de la crimée à la Fédération de Russie, ce que certain appelle malicieusement annexion, est en fait TOTALEMENT légal et conforme à la Constitution Ukrainienne. Le vote par le parlement Criméen décidant conformément à la constitution, le rattachement, suite au référendum populaire, a été oficiellement et constitutionnellement entériné par le Président légitime et en exercice, même si en fuite pour sauver sa peau, en raison d’un coup d’état armé.
    C’est pas plus compliqué que ça.

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    • Sirius de Vega // 19.11.2017 à 02h22

      Vous mélangez une peu tout, non ? 😉
      Pour rappel, il y a 2 étapes
      – un referendum sur l’autonomie de la Crimée,
      – puis une demande de rattachement.

      Si le referendum d’autonomie est TOTALEMENT légal et conforme à la constitution ukrainienne comme vous l’écrivez, quels sont les articles de cette constitution qui permettent cette sécession (vous pouvez poster le lien en russe, cela ne me dérange pas).

      Je veux juste vous rappeler le précédent du 5 mai 1992 …

      Même si à titre personnel, je ne vois rien de contraire au rattachement de la Crimée à la Russie, de part l’histoire, la culture et la démographie, le droit reste le droit 😉

        +0

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  • Krystyna Hawrot // 17.11.2017 à 23h10

    Kaliningrad c’est Königsberg, donc pas vraiment russe historiquement… mais conquis en 1945 c’est l’assurance que plus jamais le “Drang nach Osten” ne va réémerger… Cependant, les Polonais, même les plus russophobes, préfèrent les Russes à Kaliningrad que des Allemands à Königsberg! A quoi pense GEAB avec son idée absurde d’échange Crimée- Kaliningrad? A renforcer l’Allemagne… Si ce site a toujours été pro européen, CQFD. La bonne nouvelle est que les habitants de la région de Suwalki, sans être très politisés, sont absolument contre la guerre et ne sont pas russophobes. Si l’armée russe arrive, ils vont lui dire “bienvenue, venez à Varsovie nous débarrasser des oligarques”…

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    • Sirius de Vega // 19.11.2017 à 02h28

      Où avez-vous lu que Kaliningrad (Königsberg) redeviendrait allemande ?
      Il est question d’une autonomie de la région, sans rattachement à un état particulier.
      De plus un grand nombre d’habitants de Kaliningrad ne verrait pas d’un mauvais œil, une libre circulation au sein de l’UE, voir la vente organisée par les états baltes de passeports offrant la libre circulation européenne à des ressortissants russes …

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      • lvzor // 20.11.2017 à 16h23

        “Il est question d’une autonomie de la région, sans rattachement à un état particulier.”

        Ah oui, comme le Kosovo?

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  • theuric // 17.11.2017 à 23h31

    La Russie n’a pas vraiment peur des U.S.A. qui ne représentent plus pour elle qu’une gène, mais aussi une aide précieuse pour tenter l’intégration de la grande Eurasie, comme il se dit.
    Les étasuniens, quand à eux, ont le nez dans le guidon de vouloir à tous prix détruire les pays d’où ils viennent, donc surtout l’Allemagne.
    Et oui, la majorité des américains viennent de la Germanie, une analyse génétique le montre.
    De toute façon si l’Occident se montre trop agressif, les russes et les chinois détiennent suffisamment de dollar à déverser sur le marché pour couler irrémédiablement notre cher Tonton Sam, et l’U.E. aussi par la même occasion.
    Ne vaut-il pas mieux une faillite généralisée qu’une guerre nucléaire, non?
    De toute façon, dans les haute sphère, tout le monde le sait, ça a dû se dire, le bruit a dû courir, c’est que ça coure vite ces petites bêtes là et va savoir d’où il vient.
    Le sais-je?
    Non.
    Je le déduis.
    Mais ça me semble tellement logique.

      +2

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    • Papagateau // 18.11.2017 à 13h49

      C’est plus subtil que ça : Quel que soit le propriétaire d’un compte en dollar, il doit être enregistré dans un ordinateur de la FED.

      Par conséquent, ils peuvent invalider (mettre sous séquestre) seulement des dollars détenus par les Russes et les Chinois mais pas les autres.

      Ils peuvent même finir par les payer après avec une dévaluation de 20% par ans pendant 5 ans tandis que les financiers west-side-friendly auront eu tout loisir de gérer l’inflation.

      C’est pas d’bol, une mesure judiciaire contre un pays.

        +3

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      • lvzor // 20.11.2017 à 16h27

        “ils peuvent invalider (mettre sous séquestre) seulement des dollars détenus par les Russes et les Chinois mais pas les autres.”

        Chiche?
        Normalement ça s’appelle un casus belli.
        …et c’est oublier que la plupart des financiers mondialistes s’efforceraient de retourner leur veste en cas de conflit perdu d’avance.

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    • Sirius de Vega // 19.11.2017 à 02h45

      “La Russie n’a pas vraiment peur des U.S.A.”

      Les EUs restent encore la première hyper-puissance mondiale sans équivalent à ce jour, aussi bien militaire qu’économique. Le budget militaire américain est depuis de nombreuses années supérieur a celui cumulé de ses rivaux et adversaires.

      De là à dire que la Russie n’a pas vraiment peur des EUs, il y a une marche que je ne franchirai pas … le théâtre d’opérations syrien semble supposer le contraire.

      La Russie se modernise militairement, a pris son autonomie en matière géopolitique et de part la concentration des pouvoirs de décision détiens, sur certain dossier, un avantage certain mais qui s’estompe lorsque la machine étasunienne s’ébranle. Un fois de plus, le dossier syrien est intéressant à cet égard.

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      • lvzor // 20.11.2017 à 16h32

        L’essentiel des dépenses militaires US est l’entretien de leurs 800 bases à l’étranger (Coca-Cola, hamburgers, BMC, salaires des militaires et des employés locaux…), la conception et l’achat d’avions qui ne volent qu’avec peine, la promotion des recrues LGBTXYZ, et autres dépenses idiotes…

        Bref, il ne reste pas assez pour contrôler l’Afghanistan, même après l’avoir “ramené à l’âge de pierre”…

        Et j’irai même jusqu’à penser que le plus timoré des troufions russes ou chinois bouffe 10 marines au petit dej.

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    • Sirius de Vega // 19.11.2017 à 02h53

      Quant à la menace que pourrait exercer la Russie et la Chine sur les bonds du trésor américain et le commerce international, j’en entends parler depuis des années (l’Iran, la Libye, le Venezuela, etc. en ont aussi parlé) et les mesures prises pour remplacer les échanges commerciaux libellés en dollar se font toujours attendre ou se mettent en place fort difficilement.
      Les premiers contacts russo-chinois sur ce sujet ont plus de 10 ans, font régulièrement l’objet d’annonces gouvernementales, mais les devises que l’on peut obtenir aisément sont
      – le dollar et l’euro en Russie, et pas le rmb (ou yuan)
      – le dollar et l’euro en Chine, et pas le rouble

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  • keg // 18.11.2017 à 10h00

    C’est quand et où la 4éme guerre mondiale?
    Il paraît que pour être victorieux, il faut toujours une longueur d’avance….
    On n’a pas encore enterré la dernière victime de la seconde inachevée – https://wp.me/p4Im0Q-2ag
    ayons au moins le décence d’attendre 2052, pour lancer la prochaine…. Cela nous laisserait au moins le temps de mourir en paix pour tous ceux de la seconde..

    https://wp.me/p4Im0Q-2bh

      +0

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  • BA // 20.11.2017 à 00h58

    L’Allemagne est ingouvernable.

    Les élections fédérales allemandes de 2017 se sont tenues le 24 septembre 2017. Elles ont vu l’élection de 94 députés d’extrême-droite : je dis bien 94 députés d’extrême-droite.

    Depuis ce jour-là, l’Allemagne est ingouvernable.

    L’arrivée à la chambre des députés de l’AfD, qui était resté sous la barre des 5% en 2013, constitue un tournant dans l’histoire allemande d’après-guerre.

    Car elle signifie que pour “la première fois depuis 70 ans, des nazis vont s’exprimer au Reichstag”, le bâtiment qui abrite la chambre basse du Parlement, a tonné avant le scrutin le ministre des Affaires étrangères et figure des sociaux-démocrates, Sigmar Gabriel.

    Nous avons déjà vu ce film.

    Nous savons ce que sera le XXIe siècle en Europe.

    En Allemagne en particulier, la catastrophe sociale provoque en réaction la catastrophe politique.

    Dans l’Union Européenne en général, la catastrophe sociale provoque en réaction la catastrophe politique.

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  • BA // 20.11.2017 à 09h26

    C’est une photo historique.

    C’est la photo d’Angela Merkel, qui s’exprime devant les journalistes, dans la nuit du 19 au 20 novembre 2017.

    Sur la photo, les dirigeants de la droite pro-européenne, la CDU, entourent Angela Merkel : ils ont des têtes d’enterrement.

    C’est la mort de la droite pro-européenne, la CDU, qui vient juste de plonger l’Allemagne dans le chaos politique.

    C’est la mort de la gauche pro-européenne, le SPD, qui a disparu du paysage.

    C’est la mort du soi-disant « modèle allemand ».

    En Allemagne, la droite pro-européenne a créé une catastrophe sociale.

    Cette catastrophe sociale a entraîné une réaction des électeurs allemands : le 24 septembre 2017, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, 94 députés d’extrême-droite ont été élus en Allemagne.

    Je dis bien : 94 députés d’extrême-droite.

    L’Allemagne est ingouvernable.

    http://img.lemde.fr/2017/11/20/299/0/5084/2542/644/322/60/0/58869b5_738-kjao1.hyr8kyy14i.jpg

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