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16.novembre.201716.11.2017 // Les Crises

Affaire Ramadan : ma réponse à Marianne et Martine Gozlan, par Pascal Boniface

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Source : le blog Mediapart, Pascal Boniface, 09-11-2017

Depuis longtemps, hélas, Marianne nous habitue à des Unes sur les musulmans, proches de celles de Valeurs actuelles ou du Figaro Magazine. Je fus quand même étonné quand, à la télévision, Renaud Dély a accusé Edwy Plenel et moi-même de « complicité intellectuelle » avec Tariq Ramadan.

R. Dély établissait ainsi pour le public un lien entre nous et les accusations de viols qui pèsent sur T. Ramadan (1).

Le magazine Marianne, quant à lui, consacre sa Une du 3 novembre 2017 « aux irresponsables qui lui [T. Ramadan] ont déployé un tapis rouge », sous les plumes de Martine Gozlan et Caroline Fourest. Tout d’abord, un sujet d’étonnement. Pour avoir débattu avec T. Ramadan, ou simplement plaidé en faveur de sa libre expression, un lien est tissé entre nous et les accusations dont il fait l’objet. Je l’ai rencontré une fois et Edwy Plenel quelques fois. Cela ne nous permet aucun accès à sa vie privée. R. Dély et C. Fourest sont, en revanche, proches de Philippe Val. Ce dernier a été en tournée pendant plus de quinze ans avec Patrick Font, condamné pour des actes de pédophilie. Il devait pourtant, pour avoir partagé déplacement et hébergement, en connaître davantage sur la vie privée de P. Font, qu’E. Plenel et moi-même en connaissons sur celle de T. Ramadan. Si R. Dély et C. Fourest se plaçaient sur le terrain des principes, ils se montreraient bien plus accusateurs envers P. Val. Mais, des principes, ils n’en ont guère. Leur boussole ne connaît que deux pôles : ami/ennemi. Quel que soit son comportement, un ami sera exonéré, quand, quel que soit le sien, un ennemi sera jugé coupable sans autre forme de procès.

Dans un État de droit, c’est à la justice de trancher. Si T. Ramadan a fait ce dont il est accusé, il doit être puni à la hauteur de l’atrocité des actes. Mais établir un lien entre ses éventuels crimes et le fait d’avoir débattu avec lui est un procédé indigne, contraire aux règles de la déontologie journalistique. A-t-on reproché à tous ceux ayant accompagné Dominique Strauss-Kahn ou l’ayant soutenu au Parti socialiste (PS) d’être responsables des actes pour lesquels il a été ultérieurement mis en cause par la justice ? La réponse est non. Et c’est heureux. Son comportement était pourtant connu. Jean Quatremer avait même publié un article de mise en garde lorsqu’il était parti à Washington, expliquant que ce qui se déroulait en France ne pourrait se passer aux États-Unis. C’est ce dernier qui avait été mis en cause à l’époque. A-t-on accusé de complicité les écologistes qui ont soutenu Denis Baupin ? Bien sûr que non.

Dire que T. Ramadan a le droit de s’exprimer ne signifie pas être en accord avec sa pensée, notamment sur les questions sociétales. Mais quel paradoxe que ceux qui martèlent sans cesse être Charlie veulent faire taire ceux qui sont en désaccord avec eux.

L’article de M. Gozlan en dit en fait davantage sur elle que sur T. Ramadan. Elle le commence ainsi : « Sans eux [Alain Gresh, Edgar Morin, Edwy Plenel et moi-même] il ne serait rien. Ils ont mis Ramadan en orbite ». Ce raisonnement est significatif de ses préjugés. D’après elle, les musulmans auraient besoin que des intellectuels non musulmans leur désignent ceux en qui ils doivent avoir confiance. Comme s’ils ne pouvaient les déterminer eux-mêmes et, incapables de jugement, devaient s’en remettre à d’autres. Bref, un vieux réflexe colonial : les Arabes nécessitent d’être guidés.

S’il est certain que T. Ramadan bénéficie d’un écho auprès des musulmans français, ce n’est pas parce qu’il aurait reçu l’onction d’Edgar Morin, Alain Gresh, Edwy Plenel ou moi-même. C’est parce qu’ils apprécient son discours, qu’on soit ou non d’accord avec celui-ci. Plus que les noms cités, qui lui auraient déroulé un « tapis rouge », d’autres éléments peuvent expliquer son succès, notamment auprès des jeunes musulmans. Tous ceux qui ont souhaité lui ôter le droit de s’exprimer, plutôt que de lui apporter la contradiction, ont contribué à son aura. Le tir de barrage dont il a été l’objet fut le fait de personnes qui, généralement, se montrent peu favorables aux musulmans et, surtout, hostiles à toute organisation autonome de leur part. Cela a renforcé leur sentiment d’être mieux représentés par T. Ramadan.

Si je m’en suis pris à Caroline Fourest dans Les intellectuels faussaires, ce n’est pas à propos de son livre sur Tariq Ramadan, mais pour l’ensemble de son « œuvre », faite d’arrangements avec la vérité, de calomnies, au point que j’avais titré « Serial menteuse » le chapitre la concernant. Elle n’a jamais directement répondu à ce que j’y écrivais, pas plus qu’elle n’a répondu à ce que j’ai écrit dans Les pompiers pyromanes. Elle préfère m’accuser « en off » d’être payé par le Qatar, d’être « islamiste », ou rappeler sans cesse une décision de justice qui me fut défavorable pour un livre publié en 1994 !(2)

Je note par ailleurs que Marianne est bien en mal, comme il le fait pour les autres personnes mises en cause, de publier une photo où je suis en présence de T. Ramadan.

J’ai connu dans le passé une autre Martine Gozlan. Sans doute un homonyme. Cette Martine Gozlan là était venue, à de nombreuses reprises, participer à l’émission de géopolitique que j’animais sur Radio Orient. Cette Martine Gozlan là se montrait non seulement amicale avec moi, mais estimait injuste le procès qui m’avait été fait pour ma note adressée au PS en 2001, où, alors que je plaidais pour l’application des principes universels au Proche-Orient, on m’avait accusé d’antisémitisme. C’est également une Martine Gozlan que j’avais croisée au restaurant Chez Jenny en 2012, en compagnie de son fils. Ce dernier m’avait dit avoir apprécié mon ouvrage Les intellectuels faussaires. Elle semblait alors heureuse d’afficher notre bonne entente. C’est également cette Martine Gozlan là qui précisait combien Marianne avait changé depuis que Jean-François Kahn n’était plus à sa tête. Si j’étais l’horrible personnage décrit dans son article, je me demande d’ailleurs pourquoi, il y a un mois, l’assistante de J-F Kahn m’a appelé pour me demander de participer en tant que conférencier à une croisière que Marianne organisait.

M. Gozlan peut écrire, sans s’étouffer de rire, qu’Alain Finkielkraut s’est attiré la haine de T. Ramadan « malgré son soutien de toujours à la cause palestinienne ». Au-delà du fait qu’A. Finkielkraut peut paraître assez peu équilibré et universaliste dans son approche du conflit israélo-palestinien, il est certain que ses jugements péremptoires sur les noirs et les Arabes sont inscrits dans les mémoires de ces derniers. Lorsque M. Gozlan évoque le lien qui m’unirait à T. Ramadan, à savoir la mise en cause obsessionnelle d’Israël bien au-delà des choix politiques de l’État hébreu, elle trahit sa propre défense obsessionnelle d’Israël. Car c’est bien là le fond du problème, mal assumé, qui ne peut que la mettre mal à l’aise par rapport à un juif universaliste comme Edgar Morin. En effet, ceux qui sont jetés en pâture à l’opinion publique sont en réalité davantage visés pour avoir dénoncé l’occupation israélienne que d’avoir débattu avec T. Ramadan. Bien sûr, il ne s’agit en aucun cas d’un complot, contrairement à ce que certains soutiens de T. Ramadan fantasment. Mais l’effet d’aubaine est assez peu dignement saisi par certaines personnes.

[1] cf. ma réponse : https://blogs.mediapart.fr/pascalboniface/blog/021117/renaud-dely-l-homme-presse-le-journalisme-bacle-la-deontologie-torpillee

[2] Je réponds d’ailleurs à la totalité de ces accusations dans le deuxième chapitre de mon ouvrage Les pompiers pyromanes : « L’air de la calomnie ».

Source : le blog Mediapart, Pascal Boniface, 09-11-2017

 

 

Renaud Dély: l’homme pressé, le journalisme bâclé, la déontologie torpillée

Source : le blog Mediapart, Pascal Boniface, 02-11-2017

Renaud Dély est un homme pressé. Il court les plateaux télévisuels et dirige la rédaction d’un hebdomadaire, en grande difficulté par ailleurs. Tout ceci nécessite du temps. Du coup, il ne peut visiblement pas vérifier ses informations.

Mais ce n’est pas grave quand la recherche du buzz permet mieux que l’information une présence médiatique et le sauvetage d’un titre, quand le sensationnel l’emporte sur la vérité. Renaud Dély est un homme pressé. Il n’a pas le temps de lire la charte de déontologie journalistique. Ça tombe bien, car il ne souhaite pas s’embarrasser de ce qui le freinerait dans son élan. La charte de Munich, appelée également Déclaration des devoirs et droits des journalistes, interdit les « accusations sans fondement ». La charte d’éthique du Syndicat national des journalistes tient, quant à elle, « l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, la non-vérification des faits », pour les plus graves dérives professionnelles.

Heureusement pour Renaud Dély, l’obtention de la carte professionnelle n’est pas conditionnée au respect de ces règles déontologiques. Le 30 octobre 2017, sur LCI, il a ainsi accusé Edwy Plenel et moi-même de « complicité intellectuelle » avec Tariq Ramadan, déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux, notamment par l’extrême-droite. S’il ne nous a pas directement rendus complices des viols dont T. Ramadan est accusé, il a profité de la polémique déclenchée par cette affaire pour nous associer, de façon indirecte, à ces derniers. Et c’est, bien sûr, ce que le public retient. Selon lui, nous aurions assuré la promotion de T. Ramadan en France, nous rendant ainsi, si ce n’est coupables, du moins responsables de ses actes. Il oppose le courage de Caroline Fourest, qui combat T. Ramadan depuis longtemps, à notre complaisance.

Toujours dans la précipitation, R. Dély oublie de citer Edgar Morin, auteur d’un livre-débat avec T. Ramadan. Oubli qui n’a, en réalité, rien d’involontaire. Car, s’il se croit courageux, il n’est pas non plus téméraire. E. Morin est une figure incontournable du paysage intellectuel français, et il sait que de nombreux lecteurs de Marianne n’auraient pas apprécié cette mise en cause. Je suis, pour lui, une cible plus facile à atteindre.

R. Dély a ainsi procédé à un ignoble amalgame qui, dans le cas d’un débat public intellectuel normal, devrait le disqualifier. En quoi débattre avec quelqu’un rend complice de ses éventuels crimes, par ailleurs inconnus jusqu’alors ? Peut-on dire que tous ceux qui ont fréquenté Dominique Strauss-Kahn ou Roman Polanski sont intellectuellement complices de leurs actes ? De quelle complicité parle-t-il me concernant ? Je n’ai croisé T. Ramadan qu’une seule fois. Je n’ai jamais assuré sa promotion ou collaboré avec lui. J’ai interpellé R. Dély, en lui demandant sur quels éléments factuels reposaient ses accusations. Il n’a, bien sûr, pas répondu pour une simple raison : il n’y en a aucun ! Donc, il avance des accusations graves et calomnieuses sans fondement. La volonté de salir l’emporte sur le devoir d’informer. Bonjour, la déontologie !

Certes, j’ai plaidé pour que T. Ramadan, comme d’autres, ait le droit de s’exprimer. La liberté d’expression ne vaut pas que pour ceux qui sont d’accord avec moi. La censure et les interdits dont il faisait l’objet en France, et dans aucun autre pays occidental, me paraissaient anormaux. Je trouvais en effet excessives et injustifiées les raisons initiales de sa mise au ban médiatique en 2003, pour s’en être pris à un certain nombre d’intellectuels juifs, français, partisans de la guerre d’Irak, leur reprochant d’être passés de l’universalisme au communautarisme. On l’avait alors accusé de dresser une « liste » de juifs. Il dénonçait pourtant l’antisémitisme tout en critiquant le gouvernement israélien. Je jugeais ainsi cette mise à l’écart démesurée et, par ailleurs, susceptible de nourrir le complotisme.

On m’a reproché de ne pas m’être exprimé sur l’affaire de viols. Mais je ne suis tout simplement pas concerné. Je ne me suis pas davantage exprimé sur l’affaire Weinstein… Mais puisque je suis interpellé, je réponds. Ceux qui ne disent mot de l’affaire Weinstein et s’égosillent sur T. Ramadan alimentent le complotisme et l’antisémitisme ; ceux qui se taisent sur l’affaire Ramadan et se déchaînent sur Weinstein alimentent le racisme anti-musulman, qu’ils dénoncent par ailleurs. Certains accusent aveuglément T. Ramadan, car c’est un leader musulman influent ; d’autres le défendent tout aussi aveuglément pour les mêmes raisons. Les deux ont tort. Si les faits reprochés à T. Ramadan sont confirmés par la justice, ils sont répugnants et condamnables. Mais, laissons-la faire son travail.

Les accusations de R. Dély ne sont en rien dues au hasard. S’il attaque E. Plenel, c’est parce que Mediapart, à de nombreuses reprises, a évoqué les turpitudes de Marianne. En s’en prenant à moi, il vient au secours de C. Fourest, mise en cause dans mes ouvrages, Les intellectuels faussaires et Les pompiers pyromanes, sans qu’elle n’ait jamais pu répondre. De plus, j’ai récemment interviewé Olivier Mangin, sur son ouvrage concernant les Femen, où il est clairement indiqué qu’à des fins personnelles, les vraies créatrices du mouvement ont été écartées et mises en danger par C. Fourest, au profit d’Inna Shevchenko, à laquelle elle est liée. Publiées sur mon blog, le 19 octobre 2017 – avant que n’éclate le scandale Ramadan[1] – ces terribles révélations auraient dû, au moins, ébranler la statue du commandeur que représente C. Fourest pour beaucoup de monde. Mais, bien sûr, Marianne n’abordera pas ce sujet. Si C. Fourest attaque T. Ramadan depuis longtemps, ce n’est pas parce qu’il pourrait être un prédateur sexuel, ce que nul ne pouvait deviner,[2] mais parce qu’elle le combattait idéologiquement. Associer E. Plenel et moi-même à cette affaire est une instrumentalisation ignoble, consistant à régler des comptes personnels sur le dos des plaignantes. Il est d’ailleurs remarquable que C. Fourest soit si prolixe sur ce sujet, alors qu’elle était inaudible sur l’affaire Weinstein.

Les débats idéologiques sur les questions qui touchent à l’identité, la laïcité ou la place de l’Islam en France sont souvent clivants et très vifs, voire violents. Devoir recourir à la déformation des faits, aux contrevérités et aux mensonges pour plaider sa cause ne devrait, en aucun cas, être admis.

Je ne me fais aucune illusion. R. Dély continuera à plastronner sur les plateaux télévisuels et C. Fourest à donner des leçons de morale. Les faussaires, qui alimentant le complotisme qu’ils prétendent combattre, sont insubmersibles dans le paysage médiatique. Bien sûr, je suis prêt à débattre sur ces sujets avec eux. Mais j’ai plus de chance d’être sélectionné par Didier Deschamps dans la liste des vingt-trois pour la Coupe du monde en Russie que de recevoir une réponse positive de leur part.

[1] Ce n’est donc en rien pour protéger ce dernier que j’ai publié cet entretien.

[2] C. Fourest prétend le savoir depuis 2009 : pourquoi est-elle restée muette ?

Source : le blog Mediapart, Pascal Boniface, 02-11-2017

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Commentaire recommandé

LA ROQUE // 16.11.2017 à 07h25

Cette épisode démontre bien que lorsque tous ces journalistes nous assommaient avec le slogan “je suis Charlie” ce n’était que pure mascarade.
“Je suis Charlie” mais si tu penses comme moi…
Il ne faut pas oublier certains politiques également comme par exemple les derniers propos de Valls à l’encontre de Mediapart :
“Je veux qu’ils reculent, je veux qu’ils rendent gorge, je veux qu’ils soient écartés du débat public”.
On sent bien qu il est pour la liberté d’expression !

52 réactions et commentaires

  • Fabrice // 16.11.2017 à 05h59

    Je vais être un peu abrupte mais et alors ? Ces débats sans fin entre intellectueld renforcent cette impression qu’ils sont dans un autre monde, des clans qui s’opposent sur la forme au lieu de s’opposer sur les sujets de fonds.

    Franchement ils sont dans les mêmes débats que les politiciens qui finissent par jeter sur eux le même discrédit.

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    • lecrabe // 16.11.2017 à 08h22

      Il faut vraiment méconnaître les oeuvres des uns et des autres pour oser tenir qu’ils s’opposent sur la forme et non sur le fond.
      Je vous invite sincèrement à lire les uns et les autres afin de produire des commentaires qui soient critiques sur le fond et non sur la forme.

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      • Fabrice // 16.11.2017 à 08h55

        Le crabe la signification de mon commentaire est qu’ils perdent une énergie et une crédibilité sur la forme plutôt que sur le fond, et à l’image des politiciens qui au final ne travaillent plus pour leurs concitoyens (là lecteurs) sur les grands débats mais pour des débats qui n’intéressent que leur milieu les enfermant dans une stérilité intellectuelle absolue.

        En quoi ce débat fait avancer le débat sur les causes du terrorisme, de l’islamophobie d’où elle vient, des agressions sexuelles, en rien juste là des accusations, et des réponses qui sont au ras des pâquerettes (voir de la maternelle) pour des “intellectuels” devant des citoyens qui voient cela d’un air halluciné on est bien loin de la décence commune mais pour moi trop proche de ce qui pourri notre société spécialisé dans les joutes qui ne font rien avancer sauf les égos des intervenants (je ne cherche même plus à savoir qui à tord ou qui à raison).

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        • reneegate // 16.11.2017 à 09h46

          Votre conclusion (pourquoi entre parenthèses?) est aussi la réponse à vos questions et se paye le luxe d’être à la fois la cause et son effet.

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        • lecrabe // 16.11.2017 à 12h34

          Libre à vous de ne vous intéresser qu’aux causes du terrorisme, de l’islamophobie et des agressions sexuelles. La liberté d’expression m’intéresse et là on est dans la volonté de quelques uns de faire taire les autres dont les écrits leurs déplaisent par amalgame infamant. Effectivement ceux attaqués pourraient ne pas répondre et leur laisser le champ libre. Sauf qu’ils sont déjà confinés dans des petits espaces de diffusion quand les autres trustent édito et plateaux télé à longueur de temps alors personnellement j’approuve qu’ils se défendent en remettant les points sur les i de la clique des charlistes.
          S’il n’y a plus de liberté d’expression, les débats d’idée des causes précitées n’en seront plus et l’on s’enfoncera toujours plus dans ces faux débats où seules les idées autorisées ont droit de cité.

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          • Fabrice // 16.11.2017 à 18h14

            A ce jour personne n’a été emprisonné pour les faits ou propos énoncés et les personnes sur la défensive ne sont actuellement déjà pas les favoris dans les médias mainstream il ne font que rentrer dans un petit jeu malsain qui ne les sert pas en lui donnant une caisse de raisonnance qui dure dans le temps, qu’ils se défendent oui qu’ils rebondissent à chaque provocation c’est donner du crédit à ce qui n’en a pas.

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    • nicolas barat // 16.11.2017 à 08h48

      “Franchement ils sont dans les mêmes débats que les politiciens qui finissent par jeter sur eux le même discrédit.”

      Le politicien est un intellectuel qui n’a pas d’intelligence propre et quand il ecoute un intellectuel qui n’a plus de contact avec le monde réel, ils construisent ensemble une république aveugle et discréditée

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    • Snif // 16.11.2017 à 10h18

      Oui et puis : « ….S’il ne nous a pas directement rendus complices des viols dont T. Ramadan est accusé, il a profité de la polémique déclenchée par cette affaire pour nous associer, de façon indirecte, à ces derniers. Et c’est, bien sûr, ce que le public retient…. » J’en serais presque vexé ! Serions-nous incapables d’analyser avec un tant soit peu de recul ?!

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    • Ovni de Mars // 16.11.2017 à 11h53

      Mais justement, vous ne voyiez pas ce qui est grave, L’objectif de Dely, Gozlan et Fourest est d’empêcher qu’un débat intellectuel ait lieu ! Du haut de leurs chaires médiatiques, ils pratiquent l’autoritarisme intellectuel à coup d’anathèmes et d’interpellations grossières

      Boniface perd son temps d’exposition médiatique à répondre sur la forme pour préserver sa réputation et c’est toujours ça de gagné pour ses adversaires

      Dans une démocratie, Boniface aurait la possibilité d’échanger sur le fond mais il est probable que Fourest serait alors renvoyée dans les cordes !

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    • Stéphane // 16.11.2017 à 14h24

      “Depuis longtemps, hélas, Marianne nous habitue à des Unes sur les musulmans, proches de celles de Valeurs actuelles ou du Figaro Magazine”
      Et depuis longtemps Médiapart sur lequel vous tenez un blog nous habitue à des unes concernant France Insoumise proche de celles du Figaro ou des Valeurs Actuelles

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  • LA ROQUE // 16.11.2017 à 07h25

    Cette épisode démontre bien que lorsque tous ces journalistes nous assommaient avec le slogan “je suis Charlie” ce n’était que pure mascarade.
    “Je suis Charlie” mais si tu penses comme moi…
    Il ne faut pas oublier certains politiques également comme par exemple les derniers propos de Valls à l’encontre de Mediapart :
    “Je veux qu’ils reculent, je veux qu’ils rendent gorge, je veux qu’ils soient écartés du débat public”.
    On sent bien qu il est pour la liberté d’expression !

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    • LBSSO // 16.11.2017 à 09h38

      Le champ lexical des mots choisis par E Valls est la-men-ta-ble.Nous en sommes d’accord.Toutefois la citation exacte est:
      “Je veux qu’ils reculent, je veux qu’ils rendent gorge, je veux qu’ils soient écartés du débat public. Non pas par l’interdiction, ce n’est pas le sujet. Mais qu’ils perdent, qu’ils perdent ce combat, cette bataille d’idées. Nous la menons pour la République et je la mène pour les musulmans de France. Parce que c’est nous qui les protégeons. C’est pas E Plenel et ses sbires”
      Il est évident qu’ E Valls veut renaître de ses cendres , pose un marqueur politique qui tôt ou tard lui servira dans une opposition à E Macron.Plus profondément,Il réhabilite le débat sur les laïcités incarné par A Briand ou E Combes.Réplique sismique Bref.
      Peut-être pour alimenter notre réflexion ,plutôt que des citations tronquées ou les anathèmes,la lecture d’un livre comme celui de J Baubérot, “Les 7 laïcités françaises” serait-elle aussi utile.
      https://lectures.revues.org/18666

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      • LA ROQUE // 16.11.2017 à 13h17

        Valls a déjà démontré sa vision de la liberté par le passé. ,saisi du conseil d’état pour Dieudonné,dénonce du port de burkini, Il ne faut pas se leurrer lorsqu’il dit :”Non pas par l’interdiction, ce n’est pas le sujet. “c’est de l’habillage.

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      • LBSSO // 16.11.2017 à 13h30

        M Valls dans ce même interview à 12’52

        “J ai le droit le devoir de me battre contre cette idéologie qui a façonné le terrorisme ”

        C’est sur ce point que l’on doit demander des explications au Premier Ministre, en particulier sur le terrain de la diplomatie et des relations commerciales.
        E V est un défenseur de la laïcité,de la République.Allons sur son terrain..Article 28 et sa présentation par A Briand lors des débats parlementaires:
        ” Il ne faut plus que « nos collègues catholiques (…) considèrent que leur conscience n’est plus libre dès qu’il ne lui est plus permis d’imposer leurs croyances à l’ensemble des citoyens ».
        Aussi ,”on voit bien qu’il s’agit, non de brimer la religion, mais d’empêcher, autant que faire se peut, son exploitation ‘cléricale’, son instrumentalisation politique”.(J Baubérot).
        M Valls a-t-il utilisé son poids politique , pour lutter contre “l’instrumentalisation politique” de l’islam… par certains “partenaires” extérieurs ?
        http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/manuel-valls-evoque-edwy-plenel-et-les-journalistes-de-mediapart-je-veux-quils-rendent-gorge/

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      • sissa // 16.11.2017 à 16h51

        Valls, l’homme qui, en tant que premier ministre d’une république a porté la kippa?
        Il n’a aucune légitimité à porter le discours de la laïcité.
        Il utilise la laïcité exactement comme le fait Marine Le Pen, en l’instrumentalisant pour dénoncer une communauté.

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  • Dizalch // 16.11.2017 à 07h27

    Entièrement d’accord avec vous M. Boniface, tout est dit, rien à ajouter… si ce n’est qu’ils feraient mieux de respecter la charte de Munich, ainsi que la charte d’éthique du journalisme, comme vous dites; Et non d’utiliser régulièrement “L’art d’avoir toujours raison” d’A. Schopenhauer de 1830, entre autre rhétorique…

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  • J // 16.11.2017 à 08h40

    Au-delà des accusations de viol et des maladresses de certains qui les exploitent un peu vite, le problème de fond est quand même qu’on a accordé beaucoup plus que la “liberté d’expression” à Tariq Ramadan, représentant des Frères Musulmans donc de l’islamisme mondial en version rassurante. Il est souvent invité sur les médias et dans les milieux universitaires, pas seulement en France. Et on ne se soucie guère de contrer son discours, ou alors avec ce balourd de Zemmour.

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  • Lysbeth Levy // 16.11.2017 à 09h03

    Et voilà c’était trop beau, toujours a “pleurnicher” Charlie Hebdo alors qu’il provoque sans cesse sur le même sujet, après des “menaces” sur les réseaux sociaux, voici la réponse auquel il fallait s’attendre :http://www.francesoir.fr/actualites-politique/menaces-contre-charlie-hebdo-il-faut-renforcer-notre-arsenal-legislatif Or il s’agit pour la plupart de menaces/insultes “verbales”, soit à l’encontre de Mme Henda Ayari, qui ne mérite pas un tel mépris pour son histoire ni des insultes Mais CH en “rajoute” et déclare que lui aussi est “menacé” On va encore restreindre la liberté d’expression pour des menaces verbales faites par des individus énervés ? Certains font des copier-coller de ces menaces ou insultes a la demande de Mme Ayari pour trouver qui est derrière et les “faire payer”. Je me demande jusqu’ou ira t’on dans ce système policier…

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    • Seraphim // 16.11.2017 à 10h24

      Dans toute ce fatras d’emportements, je suis pour la fermeture de Charlie-Hebdo. Pour deux raisons: 1. les protéger 2. protéger les lecteurs potentiels de leur nullité graphique, intellectuelle et morale

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      • Trawash // 17.11.2017 à 11h12

        Je n’aime pas ton opinion, je ne suis pas d’accord avec que tu exprimes, cela heurte ma sensibilité, mon éthique et ma morale personnelle donc il faut interdire.
        Savez-vous que moi aussi je suis heurté plusieurs fois par jour par des gens ou bien des comportements qui vont à l’encontre de mon éthique personnelle. Et bien je les tolère, c’est à dire que j’ai la capacité d’accepter qu une chose avec laquelle je ne suis pas en accord soit dite, exprimée. Et par extension j’attends la même chose des autres. Liberté d’opinion et d’expression, toussa toussa. Même de dire des conneries, c’est dire comme je suis tolérant.
        Et cette liberté n empêche pas le débat d idée, au contraire cela le favorise.
        Ça demande de gros efforts et parfois je n y arrive pas.
        Mais là franchement votre proposition d interdire Charlie Hebdo, pour leur bien en plus.

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    • julya // 16.11.2017 à 14h17

      Lysbeth Levy
      “Toujours à pleurnicher Charlie Hebdo”
      Il vous faut combien de morts ?
      Propos scandaleux.

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      • joelim // 16.11.2017 à 16h49

        Ils attaquent environ 1 milliard de gens souvent brimés (et le mot est faible) par l’industrie d’armement occidentale, et dans le lot certains pètent un câble. Leurs morts me font donc moins pleurer que les victimes lambda. D’autant qu’une de leurs “Une” a fait plusieurs morts en Afrique avec une église brûlée, il n’y a pas de quoi être fiers (quoique, peut-être le sont-ils ?). L’excès de liberté d’expression tend à tuer la liberté d’expression. On ne pouvait pas l’imaginer avant Charlie Hebdo. Mais c’est aussi parce que tant de gens le défendent et le financent, les “catholiques zombies” nouveaux-bobos du lucide Todd. Tout ça sert à diviser les français et leur faire oublier l’inquiétante dérive néo-libérale hollando-macroniste.

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        • Trawash // 17.11.2017 à 13h17

          ” L excès de liberté d expression tend à tuer la liberté d expression “.
          Qui détermine l’excès ? Le chef suprême ? Vous ? Moi ? Ça va pas être pareil.
          Je ne dis pas que toutes les opinions se valent, mais toute les opinions peuvent et doivent être dite. ( oui oui, même celles qui me font gerber ) Et tant qu on est pas d accord et qu on reste dans les débats d idées tout va pour le mieux. Maintenant si on veut limiter ma liberté d expression, celle de n importe qui d autres, même la votre, là je considère qu on n est plus dans le débat d’idée mais dans le cadre manifeste d une agression contre une liberté fondamentale, quelque soit les protagonistes concernés.
          Vous avez zappé voltaire ou bien ?

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          • joelim // 17.11.2017 à 22h07

            Un excès impliquerait forcément une interdiction ? Un peu effrayant. Ce n’est pas moi qui ai un problème avec “Voltaire”.

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            • Trawash // 18.11.2017 à 08h58

              En effet c est effrayant et c est ainsi Dans le monde dans lequel je vis. On veut sans cesses réguler les supposés excès de la liberté. Est ce et bien Vous qui écrivez qu “un excès de liberté nuit à la liberté” ?
              Votre formule etait maladroite et je l’ai peut être sur interprèté.
              Vous savez, je ne sais pas ce qu est un excès de liberté. Est ce trop de liberté ? Trop liberté est ce mal ?
              Et si il y a excès , selon vous comment faut il parer ses excès de liberté ?
              Qui définit l excès ?

              Et je confirme, relisez Voltaire. N était pas prêt à se battre pour que les ennemis de la liberté puisse s exprimer ? C est mon cas. Il n a jamais déploré d excès de là liberté. En revanche :

              ” Pourquoi faudrait-il tolérer la liberté d’expression et la liberté de la presse ? Pourquoi un gouvernement qui fait ce qu’il juge bon devrait-il tolérer la critique ? Il ne tolèrerait pas une opposition qui utiliserait des armes mortelles, or les idées sont bien plus mortelles que les fusils ”

              Lénine.

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            • joelim // 18.11.2017 à 09h39

              Si une majorité de gens désapprouvent un excès qui impact leur vie alors Charlie (par ex.) sera marginalisé, les médias ne le repropulseront pas en Afrique et des massacres de chrétiens dus à la démesure charliesque n’auront pas lieu. Mais chacun fait ce qu’il veut et il n’y a pas d’instance (tant que c’est légal) qui dicte les choses au détriment du libre-arbitre de tous.

              L’excès c’est la démesure mais il est absurde de chercher à l’interdire. Il faut juste l’identifier avec sa liberté subjective, chacun faisant ce qu’il veut.

              Croire qu’il faudrait interdire l’excès est plus qu’excessif, c’est une erreur de raisonnement je crois. L’excès de liberté d’expression dont je parle est certes un concept nouveau, il faut le comprendre au sens où quand un enfant met les mains dans son pot de chambre, seulement peut-on espérer le raisonner ou sinon essayer de faire comprendre aux autres enfants que ce n’est pas la meilleure idée. Vive la liberté d’expression mais ce que fait Charlie Hebdo est excessif, et j’ai le droit de le dire (défendriez-vous aussi “Je suis partout” ?). Si encore ils s’en prenaient à toutes les injustices religieuses mais non. A-t’on encore le droit de critiquer l’utilisation de leur liberté d’expression sans se prendre un “Voltaire” dans les dents ? Vous me semblez être dans l’inversion totale. Cordialement.

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      • Surya // 16.11.2017 à 17h06

        ils vivent toujours sous protection policière

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  • Emmanuel // 16.11.2017 à 09h10

    Bien argumenté et pointe du doigt, une fois de plus, une dérive journalistique que pratique Marianne entre autre, où l’objectif n’est plus le métier d’informer, mais plutôt d’occuper la scène médiatique par tous les moyens….Probablement pour des raisons essentiellement économiques, mais largement au détriment de la qualité : “vite et mal” comme on dit maintenant (et cela dans plus en plus de domaines malheureusement).

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  • Lysbeth Levy // 16.11.2017 à 09h47

    A toute fin utile il faut rappeler qu’il y a eu déjà une affaire Ramadan mais le frère Hani espionné et finalement cette “affaire” fut abandonnée : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:xYnBkrhtwMEJ:www.liberation.fr/planete/2006/06/03/suisse-les-services-secrets-pieges-par-leur-taupe_ Mais pour l’espion repenti c’est le début des problèmes; après moults ennuis il a finit par craquer ? https://www.ajib.fr/claude-covassi-mort/ Faut-il lier cette affaire à celle de T. Ramadan ? En tout cas le papparozo haineux Elfassi lui a déjà fait sa propre chasse avec une photo volée. Sinon Fourest and co ne pardonnent pas a Pascla Boniface son livre sur les intellectuels faussaires…De là a lui imputer une quasi responsabilité avec les viols présumés de T. Ramadan ça sent la “petite” vengeance pas très nette celle là..

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  • Fritz // 16.11.2017 à 09h51

    Directe, lumineuse et sincère, la réponse de M. Boniface à Martine Gozlan. Celle-ci oscillait entre l’honnêteté journalistique et une certaine hystérie anti-musulmane ; je l’avais aperçue au Salon du Livre, à Paris, dans le même stand que Jean-François Kahn et un dessinateur de Marianne (Tignous, il me semble). L’un de ses reportages en Iran témoignait de cette hésitation.

    Il est significatif qu’elle ait confié à Boniface “combien Marianne avait changé depuis que Jean-François Kahn n’était plus à sa tête”. En effet, Marianne a changé depuis le début des années 2000, et pas en bien. Comme écrivait le Plan B (n° 17, février-mars 2009), “lesté par les arapèdes du conformisme, Marianne coule”.

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  • Fritz // 16.11.2017 à 10h08

    Et rappelons pourquoi on ne pardonnera jamais à M. Boniface ce qu’on pardonne à M. Val, l’ami de Patrick Font :

    – il a dénoncé la guerre d’Irak
    – il a pris la défense des Palestiniens, au nom de l’universalisme
    – expert assez conformiste dans les années 1990, il a évolué vers une dénonciation claire et nette du néo-conservatisme occidental
    – il a osé attaquer les “intellectuels faussaires” : Philippe Val, Caroline Fourest, BHL, Frédéric Encel, François Heisbourg, son rival néocon, Mohamed Sifaoui (lui aussi promu par Marianne), etc.

    M. Boniface, quoi que vous fassiez, vous êtes excommunié par la communauté intello-médiatique (comme on dit “communauté internationale”). Vade retro, Bonifas.

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    • LBSSO // 16.11.2017 à 19h47

      Pour précision: Conseil d’Admnistration de l’IRIS (12 2016)

      PRÉSIDENTS D HONNEUR
      Pascal LAMY
      Ancien directeur général, Organisation mondiale du commerce (OMC)
      Arthur PAECHT
      Ancien vice‐Président de l’Assemblée nationale

      PRÉSIDENT
      Alain RICHARD
      Sénateur du Val d’Oise, membre de la Commission des Affaires européennes du Sénat,
      ancien ministre de la Défense
      VICE-PRÉSIDENTS
      Roselyne BACHELOT
      Ancienne ministre de la Santé et des Sports
      Alain MARSAUD
      Député de la 10e circonscription des Français établis hors de France
      Hubert VÉDRINE Ancien ministre des Affaires étrangères
      TRÉSORIER
      Alain CAYZAC
      Senior Advisor, Sté N +1
      SECRÉTAIRE
      Jean MUSITELLI
      Conseiller d’Etat

      et liste ( intéressante) des équipes de recherche en p 5
      http://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2017/03/RA-2016-sans-annexe-financi%C3%A8re.pdf

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  • Crapaud Rouge // 16.11.2017 à 10h32

    “a permis à T. Ramadan de se faire connaitre bien au-delà du cercle des musulmans” : bien que je ne connaisse ce “T. Ramadan” que de nom, j’apprécie de savoir qu’il existe et que c’est un intellectuel écouté par les musulmans. Ah si, je sais qu’il aurait dit que “l’islam n’est pas compatible avec la République”, ce qui n’est peut-être pas faux. Après tout, si je m’en tiens à la religion chrétienne stricto sensu, il ne devrait pas être difficile de (dé)montrer qu’elle aussi n’est pas très compatible avec la République. Bref, tout ça pour dire qu’il vaut mieux connaître qu’ignorer.

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    • Dominique // 16.11.2017 à 12h37

      « Ah si, je sais qu’il aurait dit que “l’islam n’est pas compatible avec la République” »
      Tu as raison de mettre cette citation au conditionnel, car évidemment, il n’a jamais dit ça. Je dis évidemment, car s’il l’avait dit on ne pourrait pas parler de son « ambiguïté ».

        +0

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  • Seraphim // 16.11.2017 à 10h39

    Bof, le but de toute cette manip n’est pas de dire la vérité, ni de s’offusquer sainement soit contre une idée(ologie), soit contre des actes délictueux. Il est uniquement d’instrumentaliser une accusation pour, à l’avenir (et c’est cet avenir seul qui compte), faire taire Tariq Ramadan. On se moque bien pour ça et de la morale, des faits ou des preuves.
    Il y aurait bien un autre moyen, pas très intellectuel mais au moins politique: établir le lien entre T.Ramadan et les Frères Musulmans et dénoncer enfin ceux-ci comme le terreau de l’islamisme radical. Mais faudrait-il encore par là accepter d’aller à contre courant non des médias, non d’un Institut, mais des dirigeants politiques français. Un peu plus difficile.

      +12

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  • Koui // 16.11.2017 à 10h48

    Charlie est immonde dans ses accusations débiles contre Plenel. Leurs provocations obscènes, généralement anales, le sont également, qu’elles soient anti-chretiennes, anti-musulmanes, antiFN, antiFI ou antiFion. Il faut de la merde pour désacraliser les statues des commandeurs. Mais personnellement, je n’ai pas besoin de lire ce journal plein de merde répugnante. Il peuvent me désacraliser si ça leur chante.

      +16

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  • step // 16.11.2017 à 10h55

    autant j’ai trouvé la défense de plenel, balourde et maladroite, autant celle de pascal boniface est bien plus judicieuse. Il tape bien précisément là ou ça saigne. Efficace et plus pédagogique que le rudoiement général à la plenel.

      +20

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  • Crapaud Rouge // 16.11.2017 à 11h11

    Les musulmans, l’islam, l’islamisme, le terrorisme, Charlie and Co. J’avoue en avoir un peu marre. Ce sont toujours les mêmes procureurs, (Vals, Fourest, Zemmour…), avec leurs mêmes outrances et leur même bêtise. Il paraît que des pâtissiers remplacent la gélatine de porc par celle de poisson : si leur clientèle compte bon nombre de musulmans, ce choix relève évidemment de l’adaptation commerciale. Mais il faudrait y lire une preuve de “soumission à l’islam” !!! On peut en rire, bien sûr, mais quand c’est votre propre frère qui tombe dans un panneau si grossier, ça fait mal quelque part. (Cf. http://www.minurne.org/?p=11788) Je cite : “Il est donc nécessaire de rappeler à ce pâtissier qu’islam en arabe veut dire « soumission » et que rien ne l’oblige en France à se soumettre à la loi de cette religion !”

      +13

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    • Fritz // 16.11.2017 à 11h46

      Finalement, l’hystérie de Fourest et Cie est assez facile à comprendre. Ces gens exaltent l’immigration, assez largement musulmane, tout en vomissant sur la religion, également musulmane.

      Y a comme un grand écart. Ils essaient de le compenser en invoquant une “laïcité de combat”, en exaltant le combat des “femmes kurdes” (la une de Marianne), et en dénonçant les complices supposés de “l’islamisme”.

        +6

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    • K // 16.11.2017 à 18h12

      “On remplace la gelatine de porc par de la gelatine de poisson”, et ce n’est que de “l’adaptation commerciale” dites-vous ?!
      Mais c’est justement la le probleme. Si dans 50 ans on remplace le code civil par la charia, on dira alors que ce n’est qu’une “adaptation electorale”.
      A ceux qui pensent que mon commentaire est excessif : 30% des musulmans de France declarent que la charia prime a leurs yeux sur le droit francais.

        +8

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  • Charles-de // 16.11.2017 à 11h57

    Tout cela semble être UN JOLI PANIER DE CRABES dont je préfère ne pas approcher les doigts.
    Jusque-là, tout cela n’est qu’ACCUSATIONS SANS PREUVES !

      +2

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  • rolland // 16.11.2017 à 12h21

    Quid de la question de la désinformation, fake news, omissions et celui des vérités officielles : On ne peut plus croire aujourd’hui, qui et quoi que ce soit à 100 %, donc toute vérification est nécessaire et même avec cela, c’est toujours très compliqué !
    Le nihilisme semble avoir de belles heures devant lui, qui plus est face à la censure grandissante sur internet…jusque dans la vie politique.

      +4

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  • Lysbeth Levy // 16.11.2017 à 12h42

    Le comble ! Le comité laicité république ou Valls, Fourest, et leurs ami-e-s officient donne le prix de la Laicité à la Femen Inna Sevtchenko : http://www.laicite-republique.org/prix-de-la-laicite-2017-inna-shevchenko-je-transmets-ce-prix-a-chaque-activiste.html Bien connu après l’enquête d’Olivier Pechter repris sur les Crises :
    https://www.les-crises.fr/l-histoire-cachee-des-femen/ malgré les dénégations de Caroline Fourest qui ne voit rien de fasciste ou nazi alors que d’autres médias ont dénoncé les faits dont “Harry Place” magazine anti-raciste :
    http://hurryupharry.org/2014/02/06/femen-leader-inna-shevchenkos-bedtime-reading-adolf-hitlers-mein-kampf/
    Voilà pourquoi je ne donnerais aucun “quitus” à Mme Fourest, qui nie les faits comme si “on était obligé de la croire sur parole”. Comme Valls elle ne doute de rien !..

      +13

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  • Olivier MONTULET // 16.11.2017 à 14h06

    Mais enfin dans le cas Tariq Ramadan (et c’est très différent de Weinstein) personne ne connaissait des faits d’ordre délictueux de sa part avant la vague de dénonciations publiques (et mal saine) des mâles désormais réputés violeurs en puissances. dénonciation, par ailleurs, tardive et très rarement faites au près de la justice. Rappelons aussi que la présomption d’innocence comme le droit et la justice prime sur l’opinion publique même si elle se complait dans son narcissisme débordant, à se répandre en twitt et autre mms. Ce sont les personnes qui connaissaient ou avaient assisté à des faits (notamment pour Weinstein, Barak Obama) qui devrait être dénoncés par l’opinion publique et non des personnes présumées innocentes. Laissons à la justice le soit de déterminer les fait et de les sanctionner, c’est sa responsabilité et cette responsabilité n’appartient qu’à elle.

    Les paroles des Fourniret et autres pseudo-intellectuels n’ont aucune valeur tant ils manquent de rigueur, d’honnêteté et répugnent de débattre. La seule “valeur” de ses faussaires est de provoquer des polémiques (mais en aucun cas de débat). C’est ce qui plait tant à une presse motivée, non par l’information ou l’éducation, mais par les rentrées financières qui découlent de l’audimat. La seule devise de la presse grand public est : “plus de cons nous regardent plus nous rentrons de l’argent”.

      +3

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  • Olivier MONTULET // 16.11.2017 à 14h06

    Quant à la liberté d’expression, elle n’est pas sans limite, elle est valable pour les opinions qui alimentent les débats mais pas pour les paroles agressives, discriminatoires, haineuses, offusquantes et discréditantes. La retenue est un devoir corolaire de la liberté de parole. La politesse et le respect de son alter ego quant à eux sont un devoir de fraternité et d’égalité indispensable pour que tous puissent exercer sont droit de liberté.

      +4

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  • Dr Fracasse // 16.11.2017 à 14h23

    De toute façon, depuis un certain bouquin à couverture rouge, nous savons très bien qui est charly.

      +2

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  • Joanna // 16.11.2017 à 18h38

    le ramdam continue …

    ou comment parler de l’affaire Ramadan en laissant de côté le sujet principal : Tariq Ramadan

      +4

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  • Dillmann // 16.11.2017 à 18h59

    1 semaine après l’attentat chez Charlie Hebdo, j’ai cessé d’être “je suis charlie”, géné par l’injonction médiatique et publique d’être soit “je suis…” soit d’être en faveur du terrorisme.
    Au 2eme tour de la présidentielle, retour d’une injonction : si on vote pas pour Macron on est forcément pour Marine.
    Je ne me suis pas laissé faire dans les 2 cas. Je possède un droit humain indéniable, dont même les dieux ne disposent pas : LE LIBRE ARBITRE !
    Il me permet de lire les infos russes, et occidentales ou alternatives, en sachant leurs degré respectif de propagande, et me faire MA PROPRE OPINION !
    Je ne suis pas forcément d’accord avec toutes les interventions de M. Boniface, mais cet article m’a donné envie d’acquérir les deux ouvrages sus-cités : Les intellectuels faussaires et Les pompiers pyromanes, encore une fois pour me faire ma propre opinion !
    Mais en payant en liquide….on ne sait jamais !!!

      +12

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  • mana haut // 17.11.2017 à 03h33

    si tu veux gagner la course, glisse un caillou dans la chaussure de ton adversaire….
    (cf le film the ambassador, mads brügger)

      +2

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  • Nanker // 17.11.2017 à 19h09

    Et puis j’adore le paragraphe commençant par “j’ai connu dans le passé une autre Martine Gozlan. Sans doute un homonyme” ou comment attribuer aux autres ses propres turpitudes…

    Autrement dit : il y a 20 ans Gozlan était qqun d’appréciable avec qui on pouvait discuter. Mais au fil des ans elle a dérivé vers l’inacceptable et aujourd’hui elle est tout simplement infréquentable.

    Hé dis donc Boniface? Ca ne serait pas TON portrait que tu dessinerais là en creux, plutôt que celui de Martine Gozlan?

    Encore une remarque : des intellectuels musulmans fréquentables il y en a des dizaines dans ce pays, alors pourquoi aller fricoter avec Ramadan qui n’est d’ailleurs PAS un intellectuel. Bizarre que tu n’évoques pas ce “petit” problèmes dans tes plaidoiries fleuves…

      +3

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    • lvzor // 20.11.2017 à 14h37

      Votre commentaire est tellement pertinent qu’il me pousse à apprécier davantage Boniface et à me demander si finalement ce Ramadan n’est pas un type fréquentable.

      A première vue vous semblez avoir un point commun avec Valls, BHL, Fourez et quelques autres : être attaqué par des gens de cet acabit confère en quelque sorte un brevet d’honorabilité.

        +0

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